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News

Les Sélections sont de retour !


Les sélections sont de retour !


Chers HPFiens, nous vous l'avions annoncé;, les Sélections seraient de retour au premier décembre. Nous avons donc quelques nouvelles à vous communiquer.

Pour commencer, peut-être l'avez-vous remarqué;, peut-être pas, mais de nouvelles pages concernant les Sélections ont été créées il y peu de temps. Vous pouvez les retrouver dans le menu "Jury des Aspics" en haut du site. Vous retrouverez sur la page Les Sélections d'HPF des explications quant aux Sélections et vous pourrez également voter pour vos textes préférés sur cette même page. La page Les textes médaillés répertorie les textes primés, de quoi vous garantir de longues heures de lecture ! L'équipe vous souhaite une bonne découverte !


Pour continuer sur notre lancée de bonnes nouvelles, sachez que le sondage pour choisir votre fanfiction préférée sur le thème des Sœurs Black est ouvert et disponible sur le forum, ou directement sur la page du site, ici !


Enfin, vous avez voté pour le thème pour les Sélections de Février 2019. Vous pouvez dès à présent proposer vos fanfictions favorites ici ! A très vite ;)


De L'Équipe des Podiums le 07/12/2018 18:16


84ème Édition des Nuits d'HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 84e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 14 décembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.


De L'Équipe des Nuits le 07/12/2018 12:36


10 ans de Héros de Papier Froissé - résultats


10 ans de l'association Héros de Papier Froissé - résultats

 



Merci à toutes celles et ceux qui ont participé à notre questionnaire pour les 10 ans de l'association !

Vous pouvez d'ailleurs trouver toutes les réponses attendues ICI

Parmi les questionnaires reçus, 14 remplissaient la condition des 17 bonnes réponses minimum et sans plus tarder, ont été tirées au sort les personnes suivantes :

Fleur d'épine ! Blulenya ! Melow !

 


De Conseil d'Administration le 26/11/2018 15:26


Au Bonheur des Commentateurs


Après une neuvième semaine faisant le bonheur de 21 auteurs, "Au bonheur des commentateurs" continue à vous faire découvrir de nouveaux textes. Cette fois-ci, il vous faudra reviewer un auteur que vous n'avez encore jamais lu.

Pour plus d'informations, n'hésitez pas à vous rendre ici ou à nous contacter sur notre mail projetreview[at]gmail.com !
De le 25/11/2018 13:13


Au Bonheur des Commentateurs


Après une huitième semaine faisant le bonheur de 25 auteurs, "Au bonheur des commentateurs" continue cette semaine à nous faire découvrir de nouveaux textes. Cette fois-ci, il vous faudra reviewer un texte contenant un animal dans le résumé ou le titre.

Pour plus d'informations, n'hésitez pas à vous rendre ici ou à nous contacter sur notre mail projetreview[at]gmail.com !
De le 18/11/2018 16:56


Retour des Sélections d'HPF


 

Retour des Sélections d'HPF


Chers HPFiens, nous avons l'honneur, la joie, la fierté de vous annoncer que les Sélections d'HPF vont faire leur grand retour le 1er Décembre 2018. Sans tout vous dévoiler, nous aimerions vous informer que plusieurs changements seront à l'honneur avec ce grand retour. À savoir : Un nouveau système de vote plus équitable, une Charte ainsi que de nouvelles pages entièrement dédiées aux Sélections sur les sites. 

Nous vous informons également que les Suggestions sur le thème des Sœurs Black reprennent et que vous aurez jusqu'au premier décembre pour proposer vos textes préférés ici

De même, vous pouvez d'ores et déjà voter ici pour le thème des Sélections de Janvier 2019 ! ;)

 


De L'Équipe des Podiums le 16/11/2018 11:49


Jeunesse & Décadence par Layi

[63 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note de chapitre:

Alors, tout d'abord on dit merci à Lady Althea qui a mit les gaz pour corriger ce chapitre en temps et en heure (voir même en avance). :)
Ensuite, on prie pour votre pauvre auteure qui n'en peut plus de chercher un patron d'apprentissage...
Et enfin, on peut savourer ce chapitre. :)

Je profitai des heures d’amphithéâtre du mardi pour faire le bilan de cette première semaine passée. J’avais l’impression qu’une montagne d’évènements m’était tombée sur la tête et je ne savais pas lequel était le pire. Je réalisai que j’avais souvent compté sur Elisabeth pour prendre les décisions à ma place. Et quand ce n’était pas Elisabeth, c’était régulièrement quelqu’un d’autre ; si bien que j’avais rarement été confrontée à mes propres bourdes. Aussi, je me sentais totalement dépassée. Je fis part de mes doutes à Kara qui se mit alors à faire une liste dans le coin supérieur de son parchemin – il fallait bien qu’il serve à quelque chose, après tout.

« Scorpius Malefoy est dans ta classe »

- Ça, je crois que j’ai fini par m’y faire, dis-je.

J’étais d’ailleurs assez surprise de le réaliser. J’avais sûrement dramatisé l’évènement le jour de la rentrée. Et puis surtout, Malefoy était moins désagréable avec moi qu’il n’avait pu l’être par le passé. En fait, sans Albus pour le pousser à faire mille et une farces, il était assez calme. Bon, cela n’enlevait rien à mon antipathie pour lui et nous rivalisions toujours, mais c'était moins pénible que je m’y étais attendue.

Je jetai un coup d’œil au concerné.

Il était nonchalamment installé au fond de l’amphi et semblait autant passionné que nous par le cours – c'est-à-dire très peu. Il grattait sa plume sur son parchemin, mais j’aurais donné ma main à l’hippogriffe qu’il ne prenait aucune note. Je laissai une part de mon esprit s’égarer à me demander ce qu’il pouvait bien inscrire sur sa feuille. Aussi infime fût-elle, cette portion de mon cerveau se concentra à nouveau totalement sur l’instant présent lorsque Kara ajouta un second point à sa liste.

« Tu as couché avec le prof de Potion. »

- Mm, grommelai-je.

Difficile de ne pas s’en souvenir, je crois que ça m’a assez choquée pour les semaines à venir.

- Selon Elisabeth, tu vas tomber amoureuse de lui, me rappela ma colocataire.
- Tu es cruelle de me remémorer ça ! pestai-je. Et puis Elisabeth n’a jamais précisé qui était concerné par sa fameuse prophétie.
- Bah, jeta-t-elle, dans le contexte ça ne pouvait qu’être lui. Tu finiras par t’y faire.

Elle m’afficha son plus beau sourire narquois et je roulai des yeux. Non, je ne souhaitais pas « m’y faire ». C’était hors de propos. Bien que je sois majeure et lui aussi, la partie sensée de mon cerveau refusait d’accepter une relation, quelle qu’elle fût, avec un professeur. Mais…

- Tu comptes le revoir ? ajouta-t-elle avec une expression qui voulait tout dire.
- J’n’en sais rien, répliquai-je, tendue.

Je ne m’étais pas réellement posé la question pour tout dire. En théorie, je ne revoyais jamais mes aventures. Cependant, ce cas-là était particulier, puisque j’étais obligée de le supporter chaque lundi et chaque mardi. Et une part de moi avait envie de plus, car je l’avais appelé ce week-end. J’étais singulièrement perdue concernant ce point, en fait. Et en parlant de week-end, je gémis de protestation en lisant le point suivant que Kara inscrivait déjà sur la feuille.

« Tu t’es assise sur les genoux du père de Scorpius (d'ailleurs, il a failli avoir une syncope, tu devrais faire attention, ils sont fragiles à cet âge ! »

- Comme ça, « il a failli avoir une syncope » ? bégayai-je.

N’ayant aucuns souvenirs de la scène, j’avouais n’avoir pas véritablement jugé quelle réaction il avait pu avoir lui. J’avais surtout été inquiète du comportement des autres adultes présents, mais Kara m’avait rassurée sur ce point le midi même : personne n’avait réellement fait attention. Il y avait toujours eu une certaine complicité entre monsieur Malefoy et moi, mais jusqu’à maintenant je ne m’étais pas permis de rapprochement physique. Qu’avait-il bien pu penser de moi… ?

- Il était un peu éméché lui aussi, tu sais. Alors quand tu as posé d’autorité ton petit derrière sur lui, il n’a pas protesté. Et je dirais qu’il a apprécié la vue…

Je dus faire une tête particulièrement amusante puisque Kara éclata de rire, s’attirant les remontrances de notre professeur. Elle attendit qu’il reprenne son cours monotone et qu’il ne nous surveille plus avant d’ajouter :

« Tu as embrassé le cousin de Scorpius. Qui a six ans de plus que nous ! (quoiqu’après le prof de Potion et le père de Scorpi’ tu ne dois plus être à ça près. D’ailleurs, ils ont quel âge ?!) »

Un son étrange sortit de ma gorge. Ce n’était plus un grommèlement, mais carrément le grognement de mécontentement à ce niveau là. Ce qui n’arrêta pas Kara pour autant.

- Dommage que tu ne t’en rappelles pas d’ailleurs.

Tu m’étonnes ! Réaliser l’un de ses rêves d’enfant et ne pas être fichue de s’en souvenir, il n’y avait que moi pour faire une chose pareille. Je ne fis pas attention aux remarques de Kara concernant l’âge de mes amourettes, je considérais que ça n’avait aucune importance.

- Mais je pense que l’évènement le plus troublant de ta semaine, c’est ça.

« Scorpius a frappé le cousin cité ci-dessus (JALOUSIE ?!) »

Je m’étranglai. Que Scorpius puisse être jaloux d’un autre garçon m’approchant était à la fois drôle et terriblement angoissant. J’avais assez de mal à contrôler mes pulsions avec le père, je ne voyais pas comment je pourrais gérer le fils en plus. Il était déjà bien assez agaçant comme ça. Comme s’il avait su que l’on parlait de lui, il tourna la tête en notre direction et m’adressa un rictus. Qu’est ce qu’il pouvait encore penser ? Je n’en avais aucune idée et décidai que ça n’avait aucune importance. J’avais hâte de rentrer prendre une douche brûlante et d’appeler ma meilleure amie qui me manquait atrocement.

***

Lorsque je répétai à Elisabeth la discussion bilan que j’avais eue avec Kara – j’avais gardé son bout de parchemin – elle fut prise d’un fou rire. Tandis que je m'indignais, elle m’expliqua :

- Ne te vexe pas, mais il n’y a que toi pour te mettre dans des situations pareilles.
- Ha oui ? répliquai-je. Et lorsque tu as trompé Lorcan avec Lysander prétextant que tu les avais confondus ?
- C’était différent.

Elle n’avait pas tort.

- Honnêtement, je me fiche totalement de ce crétin, lui rappelai-je.
- Et avec ton prof tu comptes faire quoi ?
- Supprimer son numéro de ma tête !
- Tu l’as appelé en étant soule, c’est peut-être signe de quelque chose…
- Je me suis assise sur les genoux de Drago Malefoy et j’ai embrassé Stephen en étant ivre. La seule chose que ça prouve c’est qu’il faut que j’arrête de boire !
- Tu dis toujours ça.

Certes.

- Et si tu veux mon avis, ce serait une très mauvaise idée de lui demander des cours pour ton duel. Ta mère ? Ou ton père ?
- Mon père est constamment en entrainement et ma mère…

Mon grognement suffit à résumer ma pensée.

- Ton parrain ? enchérit mon amie, ne démordant pas.
- Harry ? Il vient d’être promu au bureau, je ne vois pas trop quand il pourrait…
- Stop de te chercher des excuses Rose ! Le père de Scorpius n’a pas plus de temps que celui de James.

Touchée en plein cœur. J’avais un réel problème avec Drago Malefoy. Il me fascinait. Je me souvenais parfaitement de notre première rencontre. C’était durant ma troisième année à Poudlard. Les Malefoy donnaient une réception, rien de plus classique pour eux. Mais pour la première fois mes parents, oncles et tantes avaient été invités, mes cousins et moi avec – pour mon plus grand malheur. J’avais dû endurer Scorpius une bonne partie de la soirée. Même s’il n’était pas aussi crétin qu’actuellement à l’époque, il était déjà insupportable. Enfin, j’avais réussi à m’isoler discrètement dans un coin de l'immense parc. Et c’est à ce moment-là qu’il m’avait rejointe.

Il s’était assis à côté de moi sur le petit banc en pierre qui était sous le peuplier, tout proche de la mare. Et il était demeuré silencieux de longues minutes. Seule une grenouille osait rompre le calme qui régnait. Nous avions observé le soleil se coucher derrière l’horizon que dessinaient les feuillus de la dense forêt qui longeait la propriété. Je m’étais sentie bien. Comme un soupir au milieu de la mélodie rythmé de ma vie. Je ne sais combien de temps nous étions restés là. Lorsqu’il se releva, il faisait déjà nuit et je frissonnai. Il avait passé sa veste sur mes épaules, toujours sans un mot. Il avait déposé un baiser sur ma main, ses prunelles brillantes fixant les miennes, et était reparti. J’étais jeune. Trop jeune. Il était vieux. Trop vieux. Mais à l’époque ça ne m’avait pas effleuré l’esprit. Il m’avait juste fascinée. Et depuis, chaque fois que je le croisais, une émotion particulière s’emparait de moi.

- Hiboux de Merlin à Morgane ! Je répète : « hiboux de Merlin à Morgane ».

Elisabeth me sortit de mes pensées.

- Je vais le faire, lui dis-je.
- Alors pourquoi tu me demandes mon avis, tête de troll ?

Je savais qu’Elisabeth riait sous cape. Mais il était vrai que j’avais souvent tendance à en faire qu’à ma tête. Un trait de caractère en commun avec ma mère, selon tante Ginny. Même si je considérai qu’elle était mal placée pour en parler. Nous prévîmes de nous voir le mercredi soir – Elisabeth était surbookée jusqu’à ce jour là – et je raccrochai. J’allai éteindre mon téléphone afin de pouvoir réviser tranquillement lorsqu’il vibra à nouveau entre mes mains. Je reconnus le numéro et ne put retenir un petit cri d'angoisse. Kara me demanda depuis sa chambre si tout allait bien. Je la rassurai, pris une grande inspiration, et décrochai.

- Allo ? fis-je, d’une voix plus tremblante que je ne l’aurais voulu.
- Rose ? C’est David. Ton…
- Oui, je sais.

Oups, peut-être un peu sèche pour le coup.

- Ça te dirait de venir boire un café avec moi en ville ?
- En ville où ? ne pus-je m’empêcher de paniquer.
- Je connais un bar paisible, t’inquiète pas. Tu me rejoins au centre de transplanage ?

Je voulus rétorquer qu’on pouvait trouver plus discret que le centre de transplanage, mais il avait déjà raccroché. J’enfilai ma cape, et prévins Kara que je sortais. Elle me jeta un regard surpris et interrogateur, mais ne posa pas de question. J’appréciai de plus en plus cette jeune femme. Elle m’avait plutôt fait une mauvaise impression la première fois que je l’avais rencontrée, mais elle se révélait complètement différente une fois les barrières passées. Elle avait souvent le mot juste, restait humble et sans jugement.

Je rabaissai le capuchon de ma cape sur mon visage et claquai la porte de l’appartement. Tout le long du chemin qui menait à mon lieu de rendez-vous, je débriefais intérieurement de mes actes. Il me déstabilisait. Cette histoire me déstabilisait. Je n’arrivais pas à m'expliquer cette soudaine et vive attraction, qui me rappelait inévitablement celle qui me liait à Drago. Et au fond, je me demandais si ce n’était pas simplement la soif de l’interdit qui me faisait tant frissonner – en plus du vent du soir qui me mordait la peau.

Il était déjà là, vêtu d’un jean et d’une chemise noire. Et le sourire qu’il m’adressa me fit trébucher. Je m’approchai sans trop savoir quoi dire ou quoi faire. Il ne m’en laissa pas le temps, il m’attrapa la main et nous transplana. Nous atterrîmes dans une petite ruelle sombre, et je réalisai que nous étions dans le monde moldu. J’enlevais mon capuchon. Je comprenais mieux pourquoi il m’avait certifié qu’il connaissait un coin tranquille. Bien sûr. Personne ne risquait de me reconnaître ici. Même si lui semblait être populaire. Lorsque nous entrâmes dans le bar, le patron fit le tour du comptoir pour lui serrer la main. Je m’installai discrètement vers le fond de la salle pour l'attendre, mais une remarque du barman me fit sursauter :

- Alors Dav’, t’as changé de femme ? T’as bien raison, celle-ci est charmante.

Je me pris la tête entre les mains. Tout était plus clair. Cet endroit presque miteux était le lieu où il amenait toutes ses conquêtes. Je vis David broyer la main de son ami. Je n’aurais pas aimé être à la place du pauvre homme. En effet, mon professeur de potion était particulièrement imposant. Pas réellement tout en muscle, mais imposant. Je n’aurais pas voulu me battre à main nue contre lui (même s’il était vrai qu’avec ma petite taille je ne souhaitais me battre avec personne…) Il me rejoignit à notre table et je commandai un diabolo. C’était un des avantages d’avoir une mère d’origine moldue : j’étais totalement à l’aise dans un monde comme dans l’autre. Un silence gênant s’installa.

- Alors comme ça, tu es Rose Weasley ? demanda-t-il au bout d’un certain moment.

« Pardon ? » faillis-je répondre. Je ne savais pas trop comment le prendre. Qu’est ce qu’il sous-entendait ? Je n’étais pas aussi bien qu’il l’avait imaginé ? Ma réputation était peut-être surfaite. Ou bien il ne s’y était pas attendu, lorsqu’il m’avait fait l’amour toute une nuit ? Il avait sûrement été autant surpris que moi quand il m’avait vue le mardi dans son cours. Mais la façon dont il venait de poser sa question m’agressait. Ça sonnait presque comme un reproche. Comme s’il l’avait deviné, il ajouta :

- Enfin, je veux dire, je ne t’avais pas reconnue quand…

Il n’acheva pas sa phrase. J’émis un petit rire. J’étais nerveuse, sans vraiment savoir pourquoi. Il me mettait mal à l’aise. Peut-être parce que c’était la première fois que je revoyais quelqu’un avec qui j’avais couché sans envisager de lendemain. Ou peut-être parce qu’il avait un charisme si particulier que j’étais déstabilisée. J’aurais souhaité qu’Elisabeth soit là. Bien que sûre de moi, j’étais loin d’avoir sa répartie cassante qui m’aurait rassurée. Je haussai les épaules, pour lui signifier que ce n’était pas important. En fait, j’étais presque heureuse que ça ait été le cas. Il avait posé ses mains sur le corps d’une inconnue, embrassé une inconnue, fait jouir une inconnue. Il avait fait tout ça simplement pour ce qu’il avait aperçu de moi. Et c’était plaisant, agréable, flatteur.

Je ne pus me retenir de lui voler un baiser par-dessus la petite table.

- Ho, articula-t-il, c’est encore mieux que dans mon souvenir.

Je baissai la tête, un peu mal à l’aise. Je consultai l’heure sur mon portable. 18h32. Je ne savais pas combien de temps allait durer ce tête-à-tête, mais je jugeai que ça promettait d'être long. On parla peu. Il m’expliqua qu’il avait fait ses études à Durmstrang et que c’était la deuxième année qu’il donnait des cours à l’école de Sainte Mangouste. Il se permettait d’assister aux bals, car il se considérait assez jeune pour profiter de la vie. Il était désabusé. Et ça me séduisait. Les évènements ne semblaient pas avoir réellement d’emprise sur lui. C’était étrangement plaisant. Au bout d’une heure, je réalisai que je me sentais bien en sa présence. Il me posait beaucoup de questions, auxquelles je répondais avec joie. Les personnes s’intéressant à moi – juste à moi et à ce que j’étais véritablement – étaient assez rares pour que je les apprécie. Néanmoins, un point me préoccupait sans que je n’ose l'admettre.

- Vous…
- Tu, me corrigea-t-il.
- Tu, repris-je, mal à l’aise. Tu savais que j’étais élève, lors de la soirée d’intégration ?

Il soupira.

- Je m’en doutais fortement, avoua-t-il.

Je me mordis la langue. « Ho le con ! » Mes soupçons étaient de plus en plus confirmés. Je ne devais pas être la première, et il devait vraiment s’amuser. Comme s’il avait compris mes pensées, il me saisit la main et ajouta d’une voix suave :

- J’ai hésité. Mais ta beauté a eu raison de mes résistances. Ce n’est pas dans mes habitudes…

Une part de moi avait envie d’y croire. Et je restais méfiante tout de même. Quoi de plus normal quand on a essuyé un gros chagrin qui nous a laissé des séquelles ? J’étais sortie presque un an avec Edward McLaggen. Et il m’avait lâchée comme une chaussette sale pour ma cousine Roxanne. Celle que je ne supportais pas. Ils étaient de la même année et tous deux à Gryffondor. Ils passaient leur temps à se tourner autour. Louis avait tenté de me prévenir pourtant, mais je n’avais pas écouté. Trop aveuglée par ma passion, je n'avais pas réagi. Et m’en étais mordu les doigts après. J’avais mis un beau bazar dans la salle commune après ça. Et je crois que Roxanne n’a jamais réussi à prouver que j’étais responsable de la couleur de cheveux Bonbon qu’elle avait dû aborder durant une semaine. Un sortilège dont j’étais particulièrement fière. Toujours était-il que je freinais des deux pieds désormais, lorsqu’il s’agissait de sentiments et de confiance.

Son téléphone vibra, me sortant de mes sombres pensées. Il s’excusa et me laissa seule. Je me fis la remarque que ça allait devenir une habitude avec lui, mais il revint rapidement.

- Je dois partir Rose, navré. J’ai passé un très bon moment, merci encore.

Il ramassa sa cape, déposa largement de quoi payer sur la table et sortit en trombe du bar. Je restai là, pantoise, quelques secondes. Je me sentais totalement ridicule. Je soupirai, repris contenance, et décidai de rentrer. J’envoyai par hibou une courte missive à monsieur Malefoy, expliquant que j’avais besoin de son aide pour les cours de duels. J’observai Artémis, ma chouette, s’envoler et je regrettai soudainement mon geste. Je le trouvai déplacé. Mais je savais qu’une part de moi était heureuse et espérai qu’il accepterait. Kara m’appela pour manger. Elle avait eu la gentillesse de préparer le repas pour deux. On parla beaucoup, comme deux filles peuvent le faire. Je proposai à Kara de commencer ses cours particuliers de Potion dès le lendemain soir – puisqu’il était trop tard pour ce soir.

Il était passé 21h30. Je pouvais enfin réviser l’esprit – presque – tranquille.

Note de fin de chapitre :

Non, Rose n'est pas bizarre, c'est faux ! ;)

Un tête à tête avec David pour chaque review.
Gros merci à tous mes reviewvers assidus, je vous donne rendez vous le week-end du 22 septembre pour 06 - Je rêvai de lui.

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