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Sélections du mois


Chers membres d'HPF,

Les votes pour la sélection Comédie du mois de juillet sont en cours. Vous pouvez découvrir les choix des lecteurs et voter jusqu'au 31 juillet pour les textes que vous avez aimés sur ce topic ! Attention, il ne reste que huit jours.

Les propositions sont ouvertes pour le thème Nuits HPF du mois d'août : n'hésitez pas à soumettre vos coups de coeur ici ! Il s'agit uniquement des textes écrits pendant les Nuits d'écriture organisées sur le forum. D'ailleurs une nuit est prévue ce soir !

Félicitations aux textes sélectionnés sur le thème Albus Dumbledore : Petite soeur de Seonne et Sur les épaules des géants de TheNightCircus !



Vous pouvez toujours trouver l'ensemble des Sélections du Mois sur le site et proposer vos thèmes et idées sur les topics du forum.
De L'équipe des Podiums le 22/07/2017 19:06


67ème édition des Nuits


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 67e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 22 juillet à partir de 20h. N'hésitez pas à venir vous inscrire !
Pour connaitre les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A très bientôt !
De L'équipe des Nuits le 04/07/2017 19:13


Assemblées Générales 2017


Chers membres d'HPF,

L'Assemblée Générale annuelle de l'association Héros de Papier Froissé, dont dépend HPFanfiction, est ouverte depuis ce soir 18h, et se terminera le dimanche 02 juillet 22h. Les discussions et votes se font ici. Vous êtes évidemment les bienvenus, même sans être inscrit sur le forum !

En parallèle, l'association organise une Assemblée Générale Extraordinaire pour vous proposer de nouveaux statuts. Vous trouverez toutes les informations et discussions ici, de ce soir 18h au dimanche 02 juillet 22h.

A bientôt sur un de nos sites, ou lors de cette AG !
De Le Conseil d'Administration le 30/06/2017 20:26


Refonte du site


Chers membres d'HPF,

Vous aimeriez changer le site ? Avoir de nouveaux skins, de nouvelles fonctionnalités, pouvoir garder vos lectures en cours en marque-pages, laisser des reviews plus facilement ? Bref, refaire le site à votre image ?

Pour ça, nous vous proposons de répondre à ce questionnaire pour nous décrire ce que vous aimeriez trouver sur HPFanfiction, ce que vous utilisez aujourd'hui et aimeriez utiliser encore demain ou bien au contraire, ce qui ne va pas et que vous aimeriez changer !

Le but est de refaire entièrement HPFanfiction : un nouveau site, avec les mêmes histoires mais conçu avec vous et pour vous !



Si vous avez la moindre question concernant cette démarche, ou si vous rencontrez des problèmes lors de votre réponse au questionnaire, vous pouvez nous trouver ici. Attention, ce questionnaire nécessite un peu de temps (~20 minutes) (!)
De L'équipe technique le 11/06/2017 21:31


Sélections du mois


Chers membres d'HPF,

Les votes pour la sélection Albus Dumbledore du mois de juin sont en cours. Vous pouvez découvrir les choix des lecteurs et voter jusqu'au 31 mai pour les textes que vous avez aimés sur ce topic !

Les propositions sont ouvertes pour le thème Comédie du mois de juillet : n'hésitez pas à soumettre vos coups de coeur ici !

Félicitations aux textes sélectionnés sur le thème Famille Malfoy : Sous les apparences de R_Even, Capitaine de DameLicorne et Bustier de Soie de Selket !



Vous pouvez toujours trouver l'ensemble des Sélections du Mois sur le site et proposer vos thèmes et idées sur les topics du forum.
De L'équipe des Podiums le 07/06/2017 11:00


66e édition des Nuits


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 66e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 17 juin à partir de 20h. N'hésitez pas à venir vous inscrire !
Pour connaitre les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A très bientôt !
De L'équipe des Nuits le 03/06/2017 12:00


Si ça continue, il va falloir que ça cesse ! par The Night Circus

[115 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note d'auteur :

Pendant les nuit HPF, je me suis mise à écrire un texte sur une élève de Poudlard qui fait du rugby en parallèle à ses études, et j'ai eu envie de reprendre le personnage et de développer pour en faire une fic à par entière, qui parle de Rugby et de Quiditch. 

L'univers d'Harry Potter appartient à la géniale JKR, l'univers du rugby appartient au monde entier ! 

Voilà voilà, j'espère que ça vous plaira, dites-moi ce que vous en pensez des foyes :D 

Note de chapitre:

Je sais que la culture rugby, très forte en France et en Grande-Bretagne, est très différente dans les deux pays, mais comme c'est une fic, donc on me demande pas d'être réaliste, la culture rugby à laquelle je vais faire référence c'est celle du "terroir" français. Je connais un peu la culture rugby galloise - mais je la maîtrise pas assez pour utiliser cette culture là dans la fic, c'est pourquoi mes modèles rugbystiques seront ceux du sud de la France ^^ 

C'est pourquoi je vais principalement utiliser des références frenchy ^^ Mais y'aura aussi de l'angliche dans le lot quand même^^ 

Ah oui, aussi en minime, on ne pousse pas les mêlées dans la vraie vie, mais, encore une fois c'est une fic, donc j'autorise mes minimes à pousser les mêlées et à faire l'ascenseur en touche, parce que je suis une auteure irresponsable :P 

James était furieux. Furieux contre lui-même, furieux contre sa paire de batteurs qui n'étaient pas à la hauteur du reste de l'équipe, furieux d'avoir pris un cognard à l'arrière du crâne, furieux d'avoir fini le match à l'infirmerie sans personne pour garder les poteaux de but de gryffondor, furieux d'avoir perdu contre serdaigle son premier match en tant que capitaine.

Sa cousine Rose avait été la première à venir le voir alors que le reste de l'équipe était encore sous la douche. Elle avait bien essayé de le calmer, mais rien n'y faisait. Elle luiavait expliqué que s'il était en colère comme ça, c'est parce qu'il avait peur de mal faire et que c'était normal, et blablabla, et blablabla; il savait qu'elle avait raison mais ça n'était tout simplement pas ce qu'il avait besoin d'entendre juste maintenant. Puis toute l'équipe était passée (Rapado et Dalaglio, les deux batteurs, avaient l'air particulièrement penauds; s'étaient longuement fait enguirlandés par Lily, et James choisit de ne pas en rajouter. Il était presque trop déçu pour leur adresser la parole.)

Albus passa le voir lorsque l'équipe se fut éclipsée, suivi de près par Molloch et Daï, les deux meilleurs amis de James.

Abe, qui donnait de s'être coiffée avec un pétard, débarqua à son tour, lorsque tout le monde fut parti, et James fut surpris de la voir venir seule; ils n'avaint jamais été assez intimes pour qu'elle puisse décider de lui rendre visite sans Rose et Albus, de la même année qu'elle. Cependant, il se rendit vite compte qu'elle n'était pas là pour lui. Elle portait une sale coupure sur la lèvre supérieure, qui avait assez enflée pour remonter jusqu'à son nez. Le garçon constata également qu'une vilaine ecchymose s'étalait sur sa pommette, et que du sang séché s'était accumulé au coin de ses lèvres.

-Abe, qu'est-ce que t'es arrivé ?

-F'ai perfu une fent, répondit-elle avec difficulté, un filet de bave et de sang coulant sur son menton.

Elle ouvrit la main, exhibant ainsi l'une de ses incisives.

-Mais comment tu as fais ça ?

-F'est pri un coup. F'aimerais bien que l'infirmière arrive, f'ai enfie de prendre une doufe.

Madame Pomfresh entra dans la pièce à cet instant, et poussa un cri d'horreur à la vue de la jeune femme. Les tourments de James oubliés un instant, il observa l'infirmière nettoyer le visage d'Abe, faire désenfler les lèvres d'un coup de baguette, remettre la dent en place, tartiner la joue de la jeune fille avec une pommade qui sentait la menthe, et faire mordre la sorcière dans un morceau de caoutchouc rouge.

-Interdiction de parler pendant dix minutes, sinon la dent va retomber.

Puis elle se tourna vers James pour inspecter son crâne.

-Ça devrait aller, mais je préfère vous garder ici pour la nuit. Mademoiselle Woodsworth, vous serez libre de partir d'ici dix minutes. La jeune femme leva son pouce avec un clin d'oeil et s'assit sur le rebord du lit de James, qui pensa quelques secondes à protester. Ils n'avaient pas élevé les scrouts à pétard ensembles tout de même, il ne la connaissait que parce qu'elle traînait avec son frère et sa cousine après tout.

Elle se mit à gesticuler dans tous les sens, et James mis un moment à comprendre qu'elle essayait de lui dire quelque chose. Enfin, il reconnut vaguement les différents postes d'une équipe de quidditch, et elle traça un point d'interrogation dans les airs.

-T'étais pas là ?

Signe négatif de la tête. James se sentit un peu froissé. C'était le premier match de l'année, et son premier match en tant que Capitaine tout de même. Il aurait aimé que tous les gens de sa maison le soutiennent.

-Perdu, grommela-t-il.

Elle lui tapota le tibia avec un sourire compréhensif et James se renfrogna d'autant plus. 

-T'étais où d'abord ?

La sorcière attrapa le haut de la fermeture éclair de son survet et commença à le descendre. James, paniqué, eut un mouvement de recul, et sa tête heurta le mur derrière lui. Abe dut se retenir pour ne pas éclater de rire, et agita la main à côté de sa tempe, en le regardant avec une moue souriante, comme pour lui dire « mais t'es zinzin mon pauvre ! »

Une fois sa veste sur le lit, elle exhiba un maillot de sport taillé dans un tissu un peu moulant, où le bleu et le blanc se mêlaient en damier, et une jonquille s'étalait sur un blason brodé au niveau du cœur, recouvert de boue sechée.

-Ahhh, tu avais un match de rule-bi. Rubis. Enfin, ton sport-là.

Abe hocha la tête. James n'arrivait pas à comprendre la passion de la jeune femme pour ce jeu violent avec une seule balle et sans balais.

Madame Pomfresh vint inspecter la dentition de la sorcière, et lui donna enfin l'autorisation de parler, et de partir quand elle le voudrait. Mais Abe resta assise au pied du lit de James.

-C'est pas grave d'avoir perdu, lui dit-elle.

James lui jeta un regard noir, mais la jeune fille éclata de rire. 

-Roh ça va fais pas cette tête-là. Pense que partout dans le monde des milliers d'hommes meurent d'un cancer des testicules tous les jours, toi t'as juste perdu un match de quidditch !

James ne put s'empêcher de faire une grimace.

-Tu es obligée d'être aussi crue ?

-Je suis la seule fille d'une équipe de rugby de moins de quinze ans avec les hormones au bord de l'implosion, bien sûr que je suis crue.

-J'imagine que vous avez gagné ? Demanda James avec un goût amer dans la bouche.

Abe éclata d'un rire joyeux.

-Nous, gagner ? On perd tout le temps ! Mais on s'en fiche, on rigole bien.

-Sérieux ?

-Bon, ptêtre pas tout le temps, mais surtout on perd.

-Oui mais vous jouez tous les week-end, vous n'avez pas trois matchs dans l'année.

-Certes.

-Je pensais que tu comprendrais un peu mieux que les autres pourquoi ça me tient à cœur de gagner, mais en fait...

-Hey ! protesta Abe, sans le laisser finir de parler. On fait de notre mieux, vraiment ! C'est juste que ça marche pas. Ça finira bien par venir.

-Toi aussi tu as le trac alors dans le couloir ?

-Ah, le couloir, soupira Abe, presque avec volupté. Bien sûr, j'ai le trac.

Tout d'un coup, elle écarta les bras et se mit à chanter :

 

A l'heure de vérité

Plus question de tricher

Quand on est face à face

Ces quatre lignes blanches

Et ce ballon étrange

Tout le reste s'efface

Et tu donnes et tu prends

Et tu cours dans le vent

Vers la terre promise

Et tu gagnes ou tu meurs

Et tu ris ou tu pleures

Mais le temps cicatrise...

 

Si tu n'as jamais joué,

comment peux-tu comprendre,

qu'on aie le cœur serré

lorsque revient septembre


Abe avait la voix un peu enrouée par la fatigue, et elle faisait exprès de brailler plus que de chanter, mais la mélodie était jolie, et elle avait une assez bonne voix. James aima les paroles, parce qu'elles auraient pu s'appliquer au quidditch. Il comprit aussi mieux qu'Abe était vraiment amoureuse du rugby, et que sous ses aires bravaches et grandes-gueules, en lui chantant ces quelques vers, elle lui montrait à sa manière qu'elle le comprenait.

-Je suis nul comme Capitaine, souffla James. Ce n'était pas le genre de chose qu'il pouvait dire à son équipe, ni à sa famille ou même à ses meilleurs amis. Mais il se rendit compte qu'il pouvait en parler avec Abe sans en avoir honte. Parce que Abe se fichait royalement du quidditch, mais connaissait la même passion qui l'animait lui, seulement pour un autre sport.

Abe le regarda en soulevant un sourcil.

-Oh oui, t'es nul, d'ailleurs tu sais quoi, tu devrais arrêter le quidditch, casser ta baguette en deux et te faire ermite quelque part dans les highlands pour qu'on ne voit plus jamais ta tête de nifleur.

-Très spirituel, grogna James, amer. Ça se voit que t'as jamais été capitaine.

-Bien sûr que j'ai été capitaine. Mon équipe est tellement nulle, que le capitanat c'est un peu une blague. On est capitaine chacun notre tour. Ça n'a pas vraiment d'importance. On est une bande de branquignoles !

-Je devrais peut-être me recycler pour venir jouer avec toi.

-Hors de question, le rugby c'est mon monde à moi, si tu mets les pieds dans mon club je te mors.

-Bon, bhin il me reste que le quidditch alors.

-On dirait bien. Enfin bon, comme dirait mon entraîneur, « le plus pire dans la défaite, c'est de perdre ».

James ne pu retenir un éclat de rire.

-Quel philosophe !

-Il en a plein des comme ça. Tiens, au prochain entraînement, tu pourrais dire à ton équipe « allez les gars, on se met sur le dos et on fait des pompes ! » et aussi rappelle-leur, que pour gagner, c'est pas compliqué, il suffit de battre l'équipe adverse.

James se mit à rire derechef.

-C'est pas triste le rugby dis-moi !

-Le jour où il nous a sorti le coup de « sur le dos et on fait des pompes » je ne te raconte pas le fou rire qu'on s'est tous pris.

Abe avait un sourire éblouissant, et des étoiles dans les yeux quand elle parlait d'ovalisme. James la trouva adorable.

-Bon, Capitaine, c'est pas tout ça mais je sors d'un tournoi et j'ai une douche à prendre.

Elle sauta à bas du lit, salua James de la main et s'éloigna.

Il se laissa retomber sur son oreiller, songeur. Il n'avait jamais eu l'occasion de parler avec Abe aussi longtemps. Elle était mignonne dans son genre, avec ses grands yeux vert-gris er ses boucles brunes, et plutôt sympathique, quoiqu'un peu rude et bourrue sur les bords.  Pendant ses deux premières années à Poudlard elle était passée assez inaperçue ; de très bons résultats scolaires mais un peu renfrognée et pas très amicale. Puis elle avait demandé des autorisations pour pouvoir s'inscrire dans le club de rugby du village de moldu le plus proche, et avait commencé à y jouer. Ça l'avait véritablement métamorphosée. Elle s'était ouverte au reste du monde, et s'était révélée être une jeune fille cultivée, pleine de vie et très drôle, un peu garçon manqué sur les bords. Elle était née-moldue, et la séparation d'avec sa grande sœur, qui n'avait pas de pouvoirs magiques, avait été particulièrement pénible pour toutes les deux. Elles échangeaient une correspondance assidue, et c'était cette même grande sœur, elle aussi joueuse de rugby, qui avait suggéré à Abe de trouver un club non loin de Poudlard pour dénouer ses nerfs en pelote. Son véritable prénom était Abigail, mais lorsque les gens avaient commencé à la surnommer Abby, elle leur avait aussitôt imposé « Abe », qu'elle trouvait selon ses propres mots « moins girly kikoolol ». James n'avait pas la moindre idée de ce qu'elle voulait dire par là, mais elle et Marge, l'autre amie née-moldue de Rose, avaient l'air de redouter les « kikoolol » comme la peste.

Abe avait réussi à apaiser un peu James, avec une étrange mixture de compréhension et d'un je m'en foutisme royal.

 

Le lendemain matin, lorsqu'il put rejoindre la table de gryffondor pour le petit déjeuner, beaucoup de gens vinrent lui taper virilement dans le dos, et deux filles de son année l'embrassèrent sur la joue. Il se sentait déjà mieux. Il choisit de s'asseoir en face de sa cousine, Marge et Abe, suivi par Molloch et Daï

-Hey James, tu vas mieux ? S'inquiéta aussitôt Rose.

Marge avait plongé le nez dans son assiette aussitôt que James s'était assis, les joues rouges, comme toujours lorsqu'il était dans les environs. Il savait que l'amie de sa cousine avait un faible pour lui, et, selon son humeur, il l'encourageait parce qu'il aimait bien être le centre de l'attraction et de l'intérêt, où la maintenait à distance parce qu'elle avait deux ans de moins que lui, ce qui lui paraissait énorme. Il n'était pas prêt à sortir avec quelqu'un de l'âge de son petit frère ! Cette attitude lui valait de nombreux reproches de la part de Rose et surtout de Lily, et à l'occasion quelques regards noirs d'Abe.

-Oui, beaucoup mieux, c'est qu'un match après tout. On joue Poufsoufle après, et je vais tout faire pour les écraser. Ce match-là, on ne le perdra pas !

-Oui, parce que, tout de même, tant qu'à perdre pour perdre, il vaut mieux gagner, intervint Abe en épluchant une mandarine.

Son visage avait de nouveau forme humaine, seule sa pommette était encore un peu jaune-gris.

-Encore une philosophie de rugby ?

Abe hocha la tête.

-C'est la meilleure de toute.

-Tout à fait d'accord, approuva Daï. Lui et Abe avaient tous les deux grandit au Pays de Galles, dans le culte le plus total du rugby.

-Le rugby a la meilleure philosophie de vie du monde, disait Daï. C'est un sport que, si tu ne fonctionne pas en équipe, t'es mort. C'est beau.

-C'est violent, marmonna Molloch.

-Que nenni mon ami ! S'exclama le gallois.

James, quand à lui, était assez intéressé par les propos de Daï et Abe. Il connaissait peu le rugby, mais il avait déjà vu, ou entraperçu, des phases de jeu bizarre où tous les corps étaient enchevêtrés d'une telle manière qu'un groupe n'avait pas d'autre choix que de se comporter en équipe.

-Le rugby est maçonnique, ajouta Abe. Il est pensé pour construire et détruire, pour bâtir, et user. On peut mettre ensembles ses deux problématiques dans l'aventure humaine pour créer du lien et des frères. La meilleure façon de créer du lien, c'est de générer du danger. Pour générer du danger, on a inventé un jeu où il y a du danger. Un terrain de rugby tu sais comment t'y entres, tu sais jamais comment t'en sors ! Mais comme il y a du danger, le solidaire va devenir obligatoire. *

Daï avait un grand sourire aux lèvres, Molloch et James regardaient Abe avec des yeux ronds.

-C'est un peu trop philosophique pour le petit déjeuner, marmonna Molloch.

-Oui, mais c'est beau ! répondit Abe, et c'est pas de moi. Moi je suis un pilard, je réfléchis pas. C'est de Daniel Herrero, un ancien joueur et entraîneur de rugby français. Il est aussi un peu poète, et a écrit de très chouettes livres sur le jeu.

-Qu'est-ce que tu veux dire, t'es un pilard ? Demanda James, sourcils froncés.

-Il faut qu'on se bouge pour aller en sortilège, on va être en retard, coupa Marge après un coup d'oeil affolé sur sa montre.

Rose et Abe sautèrent sur leurs pieds en saluant les trois sixième années, et se précipitèrent hors de la grande salle.

-Rassurez-moi, on était pas comme ça à leur âge ? Demanda Molloch en se tournant vers ces deux amis.

-Plutôt mourir, répondit James.

Il resta silencieux une bonne partie de la matinée, pondérant la défaite de la veille et les similitudes entre rugby et quidditch. Quasiment inexistantes, certes, mais quand même, l'esprit d'équipe avait cruellement fait défaut lors du jeu contre serdaigle, et il fallait y remédier.

Et si la solution passait par le rugby ?

 

Note de fin de chapitre :

*L'extrait de la chanson que j'ai utilisée s'intitule "Le dimanche à 15 heures", écrite par Eric Brannay. 

*La partie en italique est un extrait du documentaire "Ces chers ennemis", plus précisément l'une des interventions du génial Daniel Herrero, qui ferait tomber n'importe qui amoureux du rugby avec ses roulement de rRrr et sa gouaille. 

 

Voilà pour le premier chapitre ! Qu'est-ce que vous en avez pensé ? J'espère faire quelque chose qui sorte un poil des sentiers battus... 

 

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