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Au Bonheur des Commentateurs


Après une troisième semaine pleine de réussite, "Au bonheur des commentateurs" continue cette semaine à nous faire découvrir de nouveaux textes. Cette fois-ci, il vous faudra reviewer un texte sans image dans son résumé.

Pour plus d'informations, n'hésitez pas à vous rendre ici ou à nous contacter sur notre mail projetreview[at]gmail.com !
De le 13/10/2018 23:14


Concours Officiel - Mappa Mundi


Les participations pour le concours Mappa Mundi vous sont enfin dévoilées !


Il est maintenant temps de lire, reviewer et voter pour vos créatures préférées grâce à ce formulaire et vous pourrez retrouver les 17 participations dans la série créée pour le concours !

Vous avez jusqu'au dimanche 14 octobre 23h59 pour élire nos grands vainqueurs.
De Les Schtroumpfettes de compèt' le 08/10/2018 22:41


82e Édition des Nuits d'HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 82e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 13 octobre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaitre les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.


De L'Équipe des Nuits le 08/10/2018 00:03


Au bonheur des commentateurs


Après avoir fait la joie de 30 autrices et auteurs sur le Héron et HPFanfiction, "Au bonheur des commentateurs" continue cette semaine à nous faire découvrir de nouveaux textes. Cette fois-ci, il vous faudra reviewer un texte publié depuis au moins 2 ans.

Pour plus d'informations, n'hésitez pas à vous rendre ici ou à nous contacter sur notre mail projetreview[at]gmail.com !
De le 07/10/2018 01:09


Refonte des sites - recrutement


Bonjour !

Après une petite pause, l'association souhaite continuer d'avancer sur la refonte des sites. Pour cela nous cherchons des petites mains qui auraient envie d'aider sur les points suivants :

- finir le cahier des charges pour les besoins des nouveaux sites

- définir le financement et dans cette éventualité, organiser la campagne de financement

Si cela vous intéresse de participer à l'aventure, que vous ayez ou non déjà fait cela, n'hésitez pas à nous contacter sur admin_hpf[at]herosdepapierfroisse.fr ou par commentaire de ce post ! Merci d'avance


De Le Conseil d'Administration le 01/10/2018 12:23


Au bonheur des commentateurs


Après avoir fait la joie de 42 autrices et auteurs sur le Héron et HPFanfiction, "Au bonheur des commentateurs" continue cette semaine à nous faire découvrir de nouveaux textes. Cette fois-ci, il vous faudra reviewer un texte présent dans les nouveautés.

Pour plus d'informations, n'hésitez pas à vous rendre ici ou à nous contacter sur notre mail projetreview[at]gmail.com !
De le 30/09/2018 12:03


A Travers l'Objectif par Noisette

[6 Reviews]
Imprimante
Table des matières

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Note d'auteur :

Joyeux Noël VioletykM :)
Demelza avait fait exprès d'arriver un peu en retard au rendez-vous. Ce n'était pas très charitable pour Colin, mais elle n'aurait jamais osé être avant lui dans la Salle sur Demande. Et puis elle pensait qu'il serait plus à l'aise seul pour préparer ses affaires. Elle trottina dans le couloir, prit une grande inspiration et poussa la porte qui grinça horriblement à ses oreilles. Elle se figea, imaginant la punition qu'elle aurait si elle était prise dans ce couloir à cette heure-là... Une Gryffondor en plus. Elle prendrait pour tous les messages sur les murs, elle en était certaine. Elle se glissa par l'ouverture en regardant ses pieds et accompagna la fermeture de la porte, qui, à son grand soulagement, ne grinça pas.

Elle jeta un coup d’œil à Colin, il était en train de ranger sa valise, comme pour se donner une contenance. Ouf. Il avait l'air aussi mal à l'aise qu'elle. Profitant qu'il ne la regardait pas, elle observa la salle. Elle était assez grande, plusieurs mètres de côté. Une des faces était percée de trois hautes fenêtres obstruées par des voilages. Les murs étaient de pierre blonde, des lampes à huile régulièrement espacées éclairaient la pièce. Le sol était de parquet de bois brut poli par les années. Elle s'avança de quelques pas, il y faisait très doux, presque chaud. A sa gauche, le coin le plus éloigné de Colin était occupé par un paravent. A une patère pendait un peignoir et elle apercevait une chaise. Ce détail, bien quelle ne sut pas s'il était l’œuvre de Colin ou de la magie de l'endroit, la soulagea. Elle posa le sac qu'elle avait emmené et qui contenait quelques habits et accessoires, et tenta de rompre l'épais silence qui régnait. Elle ouvrit la bouche et... aucun son ne sortit. Finalement, elle se racla la gorge, se trouvant terriblement ridicule, terriblement peu naturelle et godiche.

Colin leva la tête et lui sourit. Il avait l'air beaucoup moins gêné, finalement. Tu es prête ? Elle le regarda sans pouvoir �mettre autre chose qu'un gargouillis infâme et opina brusquement. La température te va ? Il fera plus chaud une fois que j'aurai mis la lumière, tu me diras. Il retourna s'affairer, la laissant toute seule aux prises avec son angoisse. Elle porta le sac contre le mur, près du paravent, et entreprit de sortir ses affaires. Du coin de l'oeil, elle observait Colin, plongé en pleine réflexion. Un banc à patères, semblable à ceux des vestiaires du stade de Quidditch, apparut contre le mur, face aux fenêtres. Quelques chaises, une table, une énorme jarre, un balai. D'un coup, il fit plus clair. Colin venait d'allumer des sortes de lanternes sphériques dont un côté était obstrué par une ombrelle blanche. Les quatre lanternes flottaient dans les airs un peu au dessus de sa tête, diffusant une lumière vive qui l'éblouissait un peu. Elle sursauta en entendant le déclic de l'appareil de Colin. C'est rien, je teste la lumière, la rassura-t-il en donnant un petit coup de baguette en direction des lanternes. Elle est un peu faiblarde... là ça devrait être bon. Il prit encore une quinzaine de clichés, autant pour ajuster la puissance des lanternes que pour aider Demelza à se détendre. Enfin, il lui suggéra de commencer.

Demelza se glissa derrière le paravent et resta un long moment sans bouger. Oserait-elle ? Sur la chaise était plié un ensemble d'une étoffe légère et un peu rugueuse. Sûrement du lin. Elle retira son pull et se rendit compte qu'il faisait très chaud dans la pièce. Cela la rassura un peu, elle retira ses chaussures, de simples tennis de toile, rangea ses chaussettes dedans. Elle déplia les vêtements laissés à son intention pour les observer. Le pantalon était ample et large, un simple lien coulissait à la ceinture. Le haut était une sorte de chemise à grandes manches sans fermeture. Elle se demanda si elle devait garder ses sous-vêtements et prit le parti de retirer sa brassière, qu'elle trouva très enfantine en enfilant la chemise. Et tout d'un coup, seins nus sous le lin clair, elle se sentit très très femme. Elle enfila le pantalon et le noua comme elle put, espérant qu'il tomberait comme Colin l'avait envisagé et frissonna. Il allait falloir sortir et s'offrir à l'objectif. Elle se maudit d'avoir accepté. Oh, bien sûr, Colin l'avait déjà vue nue, elle l'avait déjà vu nu, dans cette même salle, mais là ce n'était plus pareil. Son appareil photo n'était pas convié à leurs entrevues. Pas à celles-ci, en tout cas. Elle prit une profonde inspiration et sorti de son abri. Colin lui fit un grand sourire en la voyant, qu'elle lui rendit timidement. Elle prit conscience de ses bras croisés sur sa poitrine qui tenaient la chemise bien fermée sur son corps et relâcha sa prise. Clic-clac.

D'un coup de baguette, Colin redisposa les lanternes et contourna Demelza qui le suivait du regard, l'air méfiant. Elle tournait la tête vers lui, de profil, quelques mèches encadraient son visage. Elle le regardait avec de grands yeux sombres. De dos, les bras toujours ramenés contre sa poitrine, les pieds un peu en dedans, recroquevillés sur la pierre froide. Elle releva la tête, ses épaules se décontractèrent. Laissa un bras pendre le long de son corps. Colin photographia sa main qui jouet avec l'ourlet de la manche. Demelza sourit timidement et le regarda dans les yeux pour la première fois de la soirée. Elle se redressa, bomba un peu le torse, sourit plus franchement. Colin masqua son trouble en prenant son portrait. La photo serait bonne. Il recula pour la prendre en pied, au moment où elle prenait de l'assurance. Il n'eut le temps de prendre que deux photos, avant que l'impression de fragilité qui l'entourait ne disparaisse complètement. Elle avait décroisé ses bras, la chemise s'ouvrait sur son buste, dévoilant son ventre et la naissance de ses seins. Il la trouva très belle ainsi, dans la lumière vive et mouvante des lanternes.

D'un signe de la tête, il désigna le banc de vestiaire. Demelza s'en approcha, le regarda sans aucune idée de comment s'y installer. Elle choisit de s'asseoir et d'adopter la posture qui était la sienne avant les matches, adossée au mur, les pieds au bord du banc, les avant-bras en appui sur les genoux et les mains relâchées. Elle se redressa et détacha ses cheveux, qu'elle étala un peu sur ses épaules. Un instant de réflexion plus tard, elle quitta la chemise, qu'elle pendit à une des patères. Colin prit dans le sac qu'elle avait emmené ses protections de Quidditch et les lui tendit. Il n'en perdit pas une miette quand elle s'approcha pour venir les chercher, elle marchait droit sur lui, caressée par la lumière qui jouait à saute-mouton sur ses muscles et ses seins. Elle prit son temps pour ajuster le plastron de cuir, les épaulières et les canons renforcés de bois sur son buste nu. Elle ressemblait à une amazone, à une petite guerrière de seize ans, Colin la contempla un long moment avant de la photographier. Il lui tira quelques portraits, et alla chercher un deuxième appareil dont il se servit pour capturer des détails. Son flanc blanc, le cuir sombre de la cuirasse qui protégeait ses côtes. L'arrondi de son sein sous le plastron. Les boucles de cheveux qui se mêlaient aux boucles qui retenaient le cuir ajusté sur la peau. Sans vêtements, l'armure de cuir était un peu grande, un peu flottante. La minceur de Demelza passait presque pour de la fragilité, le jeu de lumières faisait ressortir les muscles de son ventre et de ses bras. Il lui demanda un regard noir, un regard de tueuse, le balai à la main et la seconde d'après elle éclata de rire, la tête renversée, toujours avec le balai, le ventre agité de soubresauts. Le pantalon tombait très bas sur ses hanches, laissait apparaître son aine, il ajusta le plan américain et déclencha juste au moment où elle reprit son souffle en le regardant. Ses boucles brunes étaient en désordre, elle était toujours nue sous son armure et tenait le balai à deux mains devant elle, comme si elle avait peur qu'il ne lui échappe.

Je peux ? elle demanda en s'emparant du deuxième appareil. Colin n'eut même pas le temps de répondre, elle trafiquait déjà les boutons du boitier. La concentration et l'amusement lui donnaient une mine d'enfant, il se baissa pour la prendre en contre-plongée. Parvenue aux réglages qu'elle voulait, elle ajusta le cadre sur Colin, accroupi à ses pieds, et le poussa doucement. Il se laissa tomber sur les fesses en riant, il portait un vieux tee-shirt à l'imprimé défraîchi et un jean. Il se releva et prit la dernière photo de la pellicule, l'appareil que Demelza tenait à la main devant son bas-ventre, devant la ceinture plissée du pantalon de lin. Il s'éloigna vers la valise en carton qui contenait ses appareils et entreprit, avec des gestes minutieux, de changer le rouleau de pellicule. L'opération était complexe, le matériel ancien, entièrement mécanique : un appareil électronisé comme celui qu'utilisaient les Moldus n'aurait pas fonctionné dans l'enceinte chargée d'ondes magiques de l'école. Demelza l'observait en même temps qu'elle débouclait sa cuirasse. Il faisait chaud, et le cuir sur sa peau nue la faisait transpirer. Colin était encore penché sur l'appareil, dans la lumière d'une des lanternes. Elle s'approcha sans faire de bruit, le cadra largement, assis devant sa valise, au pied d'une chaise, la jarre floue en arrière plan.

Posant l'appareil sur la table, elle alla s'asperger d'eau à la jarre. L'eau était glacée, l'air brulant, elle en eut des frissons. Elle se frictionna un peu, ne remarqua pas Colin qui s'était approché, l'appareil à la main. Il zooma sur ses épaules, les boucles brunes et les gouttes d'eau, les muscles qui roulaient sous la chair de poule. Les mains en creux, Demelza puisa encore un peu d'eau froide et se la versa sur le visage. Face à elle, Colin suivit tout le mouvement, les gouttes éparses, le filet d'eau qui serpentait sur son avant bras et gouttait depuis la pointe de son coude. Il subsistait un reste d'enfance dans ses formes encore un peu trop sèches et anguleuses, mais à ce moment-là, c'était une femme pleine et entière qu'il regardait se laver à même la jarre de grès. Le visage encore ruisselant d'eau fraiche, elle se redressa. La pointe de ses cheveux avait trempé dans la l'eau, une goutte perlait à la pointe de son sein. Il eut l'impulsion de la cueillir, mais n'osa pas toucher Demelza. Ce soir elle lui paraissait comme inaccessible, presque irréelle de sensualité. Elle avait oublié ses mouvements austères et rapides de jeune sportive, elle s'oubliait à une gestuelle moins brusque, plus voluptueuse. Elle remarqua le regard de Colin et rejeta ses cheveux en arrière. Lui tournant le dos, elle attrapa une serviette sur la table et se la passa sur le visage. Une goutte d'eau roula le long de sa colonne vertébrale, s'arrêta sur ses reins. Colin se décala, la goutte brilla à la lueur d'une lanterne, il eut à peine le temps de remonter sa pellicule et de déclencher que Demelza se tourna. C'était de toutes façons la dernière prise de sa pellicule.

Il regarda Demelza se sécher, la suivit du regard alors qu'elle allait se rhabiller. Elle garda le pantalon de lin, plia la chemise qu'elle glissa dans le sac, enfila son pull à même la peau. Une porte apparut à côté de la jarre, elle y suivit Colin. La pièce, assez exigüe, était éclairée par des lanternes au verre rouge. Sur une table, divers bains, flacons et autres fioles attendaient patiemment. Avec des gestes lents et précautionneux, Colin sortit les pellicules et entreprit de les développer. Demelza, debout derrière lui, observait son corps qui apparaissait lentement sur les épreuves. Un peu groggy, elle posa son menton sur l'épaule de Colin. Les premières images n'avaient plus qu'à sécher, il était content du résultat. Il était surtout content que Demelza soit là, le menton sur son épaule, avec lui. Il était content qu'elle soit la fille sur les photos. Au fur et à mesure que les photos se développaient, quelque chose changeait chez Demelza, imperceptiblement. Colin ne le comprit que plus tard, en se glissant dans son lit. Il repensa à la soirée, au sourire de Demelza, à sa gêne au début, à la façon dont elle l'avait regardé en se rhabillant. Ce soir-là, à travers son objectif, Demelza avait éclot.
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