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Au bonheur des commentateurs


Du 23 septembre au 22 décembre, nous vous proposons de donner du bonheur autour de vous en participant à notre concours reviews "Au bonheur des commentateurs".
Le but ?
Poster un minimum de cinq reviews par semaine dont l’une devra être sur un texte correspondant au thème de la semaine. En exclusivité pour vous, le thème de la première semaine sera "commentez un texte avec moins de 5 commentaires/reviews" !
Quand ?
Pendant l'automne, du 23 septembre au 22 décembre. Vous pouvez prendre le train en marche sans problème !
Comment ça marche ?
Si vous êtes déjà inscrits sur le forum, rendez-vous ici. Sinon, nul besoin de s'inscrire ! Envoyez-nous un mail à l'adresse suivante projetreview[at]gmail.com en indiquant votre souhait de participer, nous vous indiquerons la marche à suivre !

De le 21/09/2018 22:05


81e Edition des Nuits d'HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 81e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 22 septembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaitre les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A très bientôt !
De L'Équipe des Nuits le 12/09/2018 09:50


Concours Officiel - Mappa Mundi


L'horloge de la gare de King's Cross sonne l'heure fatidique à laquelle les jeunes sorciers et sorcières du Royaume-Uni montent à bord du Poudlard Express. De l'autre côté de la voie 9 3/4, les jeunes Moldus, tout comme vous, attendent impatiemment la sortie du film Les Animaux Fantastiques 2...

Voyager avec Newt Scamander - Norbert Dragonneau pour ses amis francophones - visiter de nouveaux pays, découvrir des animaux extraordinaires, affronter de terribles menaces et s'en sortir de justesse à chaque fois... Ça fait rêver non ? Ça vous tenterait bien, n'est-ce pas ?

Alors, n'attendez plus une seconde de plus ! Et embarquez à bord du train, prenez un Portoloin ou grimpez sur votre balai pour découvrir de nouvelles contrées. Partez à l'aventure rencontrer les créatures magiques du monde entier ! Avec l'écriture, rien n'est impossible !

Venez découvrir Mappa Mundi, le dernier concours officiel de l'équipe des Bleues ! Inutile d'être inscrit sur le forum pour participer !

A très vite !
De Les Schtroumpfettes de compèt' le 01/09/2018 11:55


7ème édition des Nuits Insolites


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 7e édition des Nuits Insolites se déroulera le Samedi 1er septembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir vous inscrire !
Les modalités de participation sont disponibles sur le même topic. À très bientôt !
De L'équipe des Nuits le 20/08/2018 18:04


80e Edition des Nuits HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 80e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 18 août à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaitre les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A très bientôt !
De L'équipe des Nuits le 13/08/2018 19:43


Délais de validation


Bonjour à toutes et tous !

Une bonne partie de notre équipe étant en vacances, nous tenions à vous informer que les délais de validation des chapitres qui nous sont soumis sont susceptibles d'être plus longs.
Merci de votre compréhension !
Bel été ! Profitez-bien !
De L'équipe de modération HPF le 09/08/2018 14:04


Couronnés de nos pensées par Chouette

[10 Reviews]
Imprimante
Table des matières

- Taille du texte +
Note d'auteur :

 

    Bonjour ! Voilà un petit OS, que j'ai essayé d'écrire dans la simplicité et sans en faire trop, mais je ne sais pas si j'ai réussi.

     Pour info, je l'ai écrit avec en fond musical « Comptine d'un autre été », alors si l'envie vous en prend, n'hésitez pas à l'écouter en lisant !

     Pour l'illustration, j'ai longuement hésité à demander un dessin sur le forum, mais je n'ai pas osé de peur de ne pas réussir à procéder correctement... J'avais trouvé une jolie image libre de droits, mais je n'arrive pas à la mettre... Je sais, je ne suis pas douée ! ;)

Bon, et bien, bonne lecture ! On se retrouve à la fin !

Chouette.

    Je passe un bras autour de l'épaule de Fleur, et l'attire contre moi. Je détaille ses traits, tendus, alors qu'elle essaye de retenir ses larmes. De rester digne. Comme s'il n'était pas normal de pleurer dans ces circonstances. Elle lève son visage angélique, et plante ses yeux océan dans les miens. Son regard suit la larme qui coule sur ma joue, et elle la cueille du bout des doigts avant qu'elle ne s'écrase sur mon cou. Je dépose un baiser sur son front et pose le menton sur ses cheveux blonds. Elle enfouie son nez dans ma veste, et je sens plus que je n'entends ses sanglots étouffés. Cachée dans mon étreinte, elle se laisse aller à sa peine, et ne se soucie plus du regard des autres. Comme s'il n'était pas normal de pleurer dans ces circonstances. À ma gauche, Victoire ferme les yeux, si fort, émue au-delà des larmes. J'aimerai tant ne pas lui imposer ça le jour de son anniversaire. Semblant lire dans mes pensées, elle m'adresse un fin sourire, comme pour me rassurer. Je songe à Dominique et à Louis, sûrement en train de faire leur sieste. Ils sont trop jeunes pour assister à ce genre de cérémonie.

    Maman laisse soudainement échapper un cri de désespoir, et brise le silence. Je la cherche fébrilement du regard, dans cette foule en noire, et l'aperçoit finalement. Elle est tombée à genoux, et Papa s'est précipité pour la serrer dans ses bras. Ginny s'est aussi approchée, et lui murmure des encouragements au creux de l'oreille. Harry n'a pas bougé, resté auprès de ses enfants. Le Survivant a les yeux dans le vague, et il berce machinalement la petite Lily, endormie dans ses bras. James et Albus sont collés l'un à l'autre, et tous deux fixent le sol, perdus dans leurs pensées. J'entends Charlie, revenu de Roumanie pour quelques jours, qui sanglote doucement derrière moi, et Percy qui lui chuchote des mots de réconfort. Plus loin, Hermione et Ron, les mains entrelacées, regardent doit devant eux, fiers et fort. Quiconque les aurait vu les aurait pensé insensibles. Mais Ron respire trop vite, trop fort, et Hermione ne cesse de cligner des yeux, comme pour empêcher ses larmes de couler. De part et d'autre de leurs parents, Hugo et Rose tentent d'imiter leur posture. Mais le petit garçon roux ne cesse de trépigner sur place. Je ne peux pas lui en vouloir, il ne doit pas bien comprendre ce qu'il se passe et il est debout depuis de nombreuses heures. Rose dévisage attentivement chaque personne présente, et lorsque son regard croise le mien, elle détourne la tête en rougissant. Elle me fait tellement penser à Maman.

 

     Percy finit sa déclaration d'une voix tremblante, et enfouie son discours dans la poche de son costume. Papa le couvre d'un regard fier, et l'enlace tendrement quand il s'approche de lui. Comme depuis la première année, mon frangin a tenu à dire quelques mots. Il ne s'est toujours pas pardonné son comportement durant la guerre. Putain, Percy, c'était il y a quinze ans. Je me détache de Fleur un instant pour serrer l'ancien préfet dans mes bras. Il cherche du regard George, et se détend en voyant que notre petit frère a un fin sourire aux lèvres. La délicate main de Victoire se glisse dans la mienne, et je retourne auprès d'elle et de ma Fleur. Les doigts emprisonnés dans ceux de mes deux anges, je suis des yeux Georges, qui s'approche de la pierre. Mon cœur se serre et je dois me mordre la lèvre pour ne pas éclater en sanglots. Mon frère reste un long moment muet, la tête tournée vers le ciel, la paume posée sur son front. Il semble fixer quelque chose que nous ne pouvons voir. Une boule dans la gorge, je l'observe attentivement. Ça me fait si mal de le voir ainsi. C'est si dur de le voir s'enfermer dans son monde. Hermétique aux paroles des autres. Après la guerre, seule Angelina pouvait le ramener à la réalité. D'une caresse, d'un baiser, elle lui rappelait la beauté de la vie. Puis Fred, et peu après Roxanne, sont nés. Grâce à leur insouciance, leur joie de vivre, ils ont réussi à rallumer chez leur père la lumière qui s'était éteinte. Elle brille faiblement, et parfois, comme aujourd'hui, elle semble s'éteindre complètement. Mais elle brille. Et pour l'instant, ça nous suffit. Finalement, un tendre regard de sa femme réveille mon frère, et il déclare d'une voix rauque :

     « Ce n'était pas juste mon frère, mon jumeau. C'était mon âme, c'était mon rire, c'était mes peines. Ma vie. Il me manque, chaque jour, chaque nuit, chaque seconde. Il me manque si fort, je ne peux pas vous dire à quel point. Parfois... Parfois je me demande pourquoi j'ai survécu à cette bataille. Pourquoi je ne suis pas parti avec lui. Après tout, on a toujours tout fait ensembles.

     À ses mots, Maman renifle bruyamment, alors que Georges lâche un rire amer. Après le drame, on a tous cru qu'il n'allait pas s'en sortir. Il semblait avoir péri en même temps que Fred. Je l'ai même surpris bien trop près du bord de la falaise, un jour où il était venu nous rendre visite à la Chaumière. Mais, avec une force sortie de nulle part, il a réussi à remonter la pente, comme on dit. Il n'était pas à Gryffondor pour rien. Même moi, j'ai cru ne jamais pouvoir accepter la mort de mon petit frère. Alors lui, comment a-t-il fait ?

     - Puis je vous vois, à mes côtés, toujours là. Vous, Papa et Maman. Vous, Charlie, Percy, Ron et Ginny, vous Harry, Hermione. Vous, Fred et Roxanne, mes lumières, mes amours. Et toi, Angelina. Je te ne le dis que trop rarement, mais sache le : sans toi, je ne serai pas ce que je suis aujourd'hui. Sans toi, je ne serai jamais revenu à la vie. À vous tous, merci. »

     Son ton est un peu trop mécanique, comme s'il avait appris son texte par cœur, comme s'il s'était entraîné à le réciter devant un miroir. Je sais très bien qu'il dit ces mots parce que ce sont ceux qu'il faut dire. Ceux que les gens attendent. Malgré tout cela, Angelina rejoint son mari en trottinant, et l'enlace comme si sa vie en dépendait, un torrent de peine coulant sur ses joues. George lui glisse quelque chose à l'oreille, et elle sourit doucement, à travers ses larmes. Mon frère laisse enfin échapper un sanglot, et je serre ma fille contre mon torse, pour ne pas qu'elle me voit pleurer. Je dois être fort pour elle, pour lui rappeler que le jour de sa naissance est bel est bien le jour d'une victoire, et non pas celui d'une terrible disparition.

     Angelina prononce quelques mots, justes et touchants, alors que des pleurs étouffés retentissent dans le cimetière. Elle s'éloigne de quelques pas, entraînant Georges avec elle, et fait un discret signe à son fils. Du haut de ses six ans, d'une démarche digne et fière, il s'avance vers la tombe, un gigantesque bouquet de pensées violettes entre les mains. J'essuie une larme, et j'ai à peine le temps de relever la tête avant que le drame ne survienne.

     Fred, à un mètre à peine de la tombe, marche sur son lacet, tente de garder son équilibre en se balançant d'avant en arrière, puis finalement, s'étale de tout son long sur le sol. Les fleurs lui échappent des mains, et viennent s'écraser quelques pas plus loin, dans un bruit mat.

     Jamais je n'ai vu chute plus ridicule. Jamais. Même celle de Papa dans l'escalier quand il essayait de le réparer, même celle de Percy l'été dernier à cause du croche-pied de Ginny, n'arrivent pas à la cheville de ce que je viens de voir. Et pourtant, Merlin seul sait combien j'ai ri après ces deux accidents. Mais je ne parviens même pas à ébaucher un sourire, tout comme le reste de la famille. Nous échangeons tous des regards gênés, et un silence pesant s'installe. Fred se relève, mortifié, les larmes aux yeux, et se tourne timidement vers ses parents. Son beau costume noir est couvert de terre, et il baisse la tête, honteux. Angelina, plus embarrassée que jamais, toussote et s'empresse d'aller le réconforter. Je jette un regard au bouquet détruit, et une peine infinie m'envahit. Nous regardons Angelina dépoussiérer Fred, sans un mot. En voyant les larmes sur les joues du jeune garçon, je détourne la tête. Jamais l'atmosphère ne m'a parue plus lourde.

    Et le rire de Roxanne résonne dans le cimetière.

     Écroulée, la petite fille tape du poing sur le sol. Elle pleure, mais d'amusement, et ne semble pas pouvoir s'arrêter. Son rire n'est pas un rire cristallin, délicat, ce n'est pas un rire de fée, pas un rire qui fait rêver. C'est un rire gras, ce sont de bruyants « hohoho ! » qui résonnent dans nos oreilles. Et étrangement, alors que tous nous dévisageons, incapables de réagir, ce puissant rire perce la bulle de tristesse dans laquelle nous étions enfermés. Ron, je le reconnais bien là, lâche un gloussement, et peu à peu, nous nous mettons tous à pouffer, doucement, prudemment, comme si ce n'était pas autorisé. Même George esquisse sourire.

     Il nous faut quelques minutes pour nous calmer, pendant lesquelles Angelina a nettoyé les vêtements de Fred. Celui-ci a rejoint sa sœur, à l'écart de la foule, et la sermonne gentiment. Georges se rapproche de la tombe et fait apparaître une nouvelle gerbe de fleurs, qu'il dépose auprès de son frère. Après un soupir, il se détourne, et traverse les rangs. Nous nous recueillons quelques instants, la chape de douleur nous ayant de nouveau recouverts. Je dois me faire violence pour ne pas pleurer une nouvelle fois, et je n'ai qu'une envie, que cette cérémonie se finisse au plus vite. Sur un signal de Georges, nous nous tournons vers la sortie du cimetière.

     Fred, sa sœur sur le dos, nous attend au milieu de l'allée. Roxanne s'est confectionnée une étrange couronne avec les fleurs abîmées, et l'a déposée sur sa tignasse brune. Sa robe est déchirée et pleine de boue, ses cheveux sont emmêlés comme jamais. Si lumineuse. Une pensée tombe sur son front, et elle glousse, avant de la déposer dans la chevelure aux reflets roux de Fred. Les deux enfants dégage une telle...puissance, qu'il nous est impossible de continuer à marcher. On dirait un tableau, une peinture. Roxane a baissé la tête vers son frère, et a plongé ses grands yeux noirs dans les siens. Le vent balaye doucement leurs visages, et arrache une larme de froid à Fred. Sa petite sœur a enroulé les mains autour de son cou sombre, et lui sourit avec une tendresse infinie. Par la force de leurs regards, ils semblent se murmurer des histoires qu'eux seuls peuvent comprendre. Sortie de nulle part, une vieille dame, s'approche des deux petits sorciers et brise l'harmonie magique qui s'était installée. Un rayon de soleil accroché aux lèvres, Roxanne dévisage l'inconnue. Celle-ci marmonne un « Quel manque de respect ! » entre ses dents, devant la joie visible de ma nièce dans ce lieu réservé aux pleurs. Les yeux perçants de Fred se pose sur la femme, et la font frisonner. Il semble la défier silencieusement. Son regard lui dit tu ne sais rien de ce que nous avons vécu, il lui dit tu ne pourras jamais comprendre. Et surtout, ne t'approche pas d'elle. Je tressaille devant la volonté du garçon. Et avant même que l'étrangère ne puisse reculer, il détourne la tête, pousse un cri de guerrier, et se rue en gloussant vers les arbres. Cela n'a duré qu'un instant, pourtant, j'ai l'impression que j'aurai pu passer l'éternité à contempler les deux jeunes Weasley. Et je sais que tous ici ressentent la même chose.

     Une ébauche de sourire éclaire le visage de Georges.

     Et le rire de Roxanne résonne dans le cimetière.

Note de fin de chapitre :

 

Voilà !

Si vous avez des remarques, conseils, critiques, avis, questions, n'hésitez pas !

Certains points sont volontairement un peu flou, et certains détails mis de côté (comme les paroles de Georges pour Angelina, le discours de cette dernière, l'attitude de Ron et Hermione, celle de Harry, de James et Albus ou encore l'incident de la Chaumière aux coquillages), mais si vous avez la moindre interrogation, n'hésitez pas non plus : tout est très clair dans ma tête, et je serai ravie de satisfaire votre curiosité. Je n'avais juste pas envie de surcharger ce texte, que je voulais simple, et je ne pensais pas nécessaire d'expliquer tout ce que voyait Bill, car il était concentré sur la cérémonie, et non pas sur le passé de chaque personne présente.

Tout est dit, et n'oubliez pas que les reviews, en plus d'être une source de bonheur immense, sont un facteur essentiel pour ma progression et l'amélioration de mes écrits.

Mille merci d'avoir lu,

En espérant ne pas vous avoir déçus,

 

Chouette.

(et milles excuses pour les fautes sûrement présentes, mais je n'ai pas pu être relue avant d'être publiée !)

 

PS : vous pouvez passer voir ma fic longue « Parce qu'ils sont nos lumières » (dont le prochain chapitre arrive ce week-end) ou mon OS « Lily Luna Potter », et commenter si le cœur vous en dit !

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