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72e édition des Nuits d'HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 72e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 15 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir vous inscrire !
Pour connaitre les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A très bientôt !
De L'équipe des Nuits le 07/12/2017 21:07


Sélections du mois


Chers et chères membres d'HPF,

Les votes pour la sélection Echange de Noël du mois de décembre sont en cours. Vous pouvez découvrir les choix des lecteurs et voter jusqu'au 31 décembre pour les textes que vous avez aimés sur ce topic !

Pour commencer l'année 2018, nous vous proposons de revenir aux prémices de Poudlard et de la magie au Royaume-Uni avec le thème des Fondateurs du mois de janvier : n'hésitez pas à soumettre vos coups de coeur ici !

Félicitations aux textes sélectionnés sur le thème Minerva McGonagall : Princesse pour L'odeur des Magnolias,TheNightCircus avec deux fanfictions qui sont Tel qu'il était et As time goes by ainsi que Litchi pour Une erreur de jeunesse !



Vous pouvez toujours trouver l'ensemble des Sélections du Mois sur le site et proposer vos thèmes et idées sur les topics du forum.

Nous avons pris un peu de retard sur le nouveau système de vote mais il devrait être prêt pour lancement début 2018.
De L'équipe des Podiums le 04/12/2017 20:52


3e Edition des Nuits Insolites


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 3e édition des Nuits Insolites se déroulera le samedi 2 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir vous inscrire !
Les modalités de participation sont disponibles sur le même topic. A très bientôt !
De L'équipe des Nuits le 26/11/2017 10:58


Concours officiel de Drabbles


Chers membres d'HPF,

En partenariat avec les Editions Jungle, l'équipe de communication vous propose un Concours de Drabbles à partir des planches de la bande dessinée « A Poudlard ».



Comment participer ? A partir des planches proposées par notre partenaire, vous devrez écrire un texte de 100 à 500 mots sur un des thèmes suivants : Intrus à l'école, Serpentard et Polynectar.

Vous trouverez les conditions de participation sur le blog ici : modalités du concours de drabbles. Aucune inscription n'est requise !

Le vainqueur remportera un exemplaire de l’album « A Poudlard » tome 2 pour Noël !
De L'équipe Communication le 25/11/2017 19:41


71e édition des Nuits d'HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 71e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 25 novembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir vous inscrire !
Pour connaitre les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A très bientôt !
De L'équipe des Nuits le 11/11/2017 11:24


Sélections du mois


Chers membres d'HPF,

Les votes pour la sélection Minerva McGonagall du mois de novembre sont en cours. Vous pouvez découvrir les choix des lecteurs et voter jusqu'au 30 novembre pour les textes que vous avez aimés sur ce topic !

Vous avez participé à un Echange de Noël ces 10 dernières années ? Ou avez adoré une fic écrite dans le cadre de cet échange ? Pour ses dix ans, les propositions sont donc ouvertes pour le thème Echange de Noël du mois de décembre : n'hésitez pas à soumettre vos coups de coeur ici !

Félicitations aux textes sélectionnés sur le thème Univers Alternatif : AngelStars et sa fic longue Une histoire de constellation ainsi que Laney avec Tu m'appartiens !



Vous pouvez toujours trouver l'ensemble des Sélections du Mois sur le site et proposer vos thèmes et idées sur les topics du forum.
De L'équipe des Podiums le 04/11/2017 21:57


As time goes by par The Night Circus

[14 Reviews]
Imprimante
Table des matières

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Note d'auteur :

Participation au concour "Les associations improbables" . 

Pour ceux qui lisent ma fanfic "La marque de Tom", c'est assez semblable -en fait c'est la même histoire, peu ou prou- parce que c'est une autre idée d'approche que j'avais eue au moment de l'écrire, et j'avais eu du mal à choisir entre les deux donc je suis contente de pouvoir explorer celle-ci pour le concours ! 

 

Crédit : Padam, Padam, chanson écrite par Henri COntet et chantée par Edith Piaf, que je conseille d'écouter à la lecture puisque c'est cette musique qui m'a inspirée !

 

Dans la chambre que Minerva occupait à Poudlard, la bibliothèque était relativement petite, et pour cause : les étagères était recouvertes de vinyles, de toutes les tailles, de tous les pays et de toutes les époques, et un gramophone en bois laqué trônait sur la commode tout prêt de son lit. L'appareil n'aurait pas dépareillé dans un musée. Il était entretenu avec un soin méticuleux, la corolle de pétales métalliques de son pavillon argenté luisait avec un éclat patiné par les ans, et sur le bois rouge et ouvragé du boîtier se reflétait les feu des chandelles qui éclairaient la pièce.

 Le père de Minerva ui avait légué son tempérament sévère et exigeant, son sens aigu de la justice, ses valeurs morales et, à sa mort, son tourne-disque, ainsi qu'une impressionnante collection de vinyles. Le seul objet qu'elle chérissait plus que ceux-là était sans nul doute sa baguette.

 Aucun artiste sorcier ne se trouvait dans les rangs impeccables des 78, 45 et 33 tours qui recouvraient les murs de la pièce ; pour la sorcière, c'était une petite bulle moldue dissimulée au sein même de Poudlard, un petit havre qui lui rappelait son Ecosse natale. Lorsqu'elle écoutait l'une ou l'autre des milliers de mélodies enfermées dans les étagères, elle pouvait presque encore sentir le parfum du bois ciré et de la cheminé du presbytère où vivait sa famille, celui de la pipe et de l'eau de Cologne de son père, entendre le bruit apaisant de ses stylos courant sur le papier lorsqu'il écrivait ses sermons, respirer l'odeur des scones frais que sa mère ne manquait jamais de préparer pour l'heure du thé... Chaque vinylle était un écho, un souvenir, un fantome de sa longue vie.

Et certains étaient plus remuants et douloureux que d'autres. 

Minerva parcourait du regard sa collection, les lèvres pincées. Ses yeux revenaient constamment sur la tranche un peu écornée de la pochette d'un 45 tour français de 1956, sur laquelle on pouvait lire « Padam, Padam, Padam... ».

 De tous, c'était le vinyle qu'elle avait le moins touché ; en fait elle ne l'avait pas retiré de son étagère depuis près d'une quarantaine d'années.

Ses mains tâchées par l'âge, mais toujours aussi adroites en terme de magie, étaient crispées par la tension.

 Padam, padam, padam, Il arrive en courant derrière moi... Padam, padam, padam, Il me fait le coup du souviens-toi...

 Peut-être que c'était le moment. Le moment de l'écouter, cette chanson qui lui ressemblait comme deux gouttes d'eau, cette mélodie pétrie de remords et de culpabilité, cette voix qui vibrait et la déchirait en dedans.

Peut-être que c'était le moment, parce qu'Albus était mort, parce que l'Ordre était détruit, parce que Voldemort avait gagné, et posté ses sbires à Poudlard.

Peut-être que c'était le moment, parce que trop de larmes non versées l'étranglaient, parce que les regrets la tourmentaient, parce que son secret lui pesait et que le seul homme au monde qui pouvait la comprendre reposait, sans vie, sous un bloc de marbre blanc, non loin de la tour dans laquelle elle se trouvait.

Cet air qui m'obsède jour et nuit, cet air n'est pas né d'aujourd'hui. Il vient d'aussi loin que je viens, traîné par cent mille musiciens.

 Les gestes de Minerva étaient lents et précis. L'index et le pouce pincés sur la tranche de la pochette glissant sur le bois de l'étagère, le visage intense et tourmenté d'Edith Piaf voyant la lumière pour la première fois en quatre décennies, le papier de soie, dernière protection, caressant le 45 tour, et enfin, la galette noire elle-même, ses sillons luisant à la lumière des chandelles. Un pauvre sourire vient étirer les lèvres de la sorcière, comme toujours lorsqu'elle tenait un vinyle entre ses doigts : beauté parfaite, ronde, noire et chaleureuse, promettant des délices uniques, impalpables et éphémères.

 Padam, padam, padam.

 Elle glissa le disque dans son encoche, actionna le levier du bras mécanique pour poser le saphir sur les sillons tout au bord de la galette. D'abord, les crépitements uniques aux tournes-disques, ensuite les trompettes, triomphantes et plaintives, puis les violons, puis la voix.

 Ses frêles épaules tremblantes, Minerva se tourna vers la fenêtre, haute et étroite.

Poudlard était recouvert de neige. La vue était d'ordinaire délicieuse, aujourd'hui elle glaçait le cœur, à cause de l'influence fétide d'un seul homme.

 Voldemort.

 Il dit rappelles-toi tes amours, rappelles-toi puisque c'est ton tour. Il n'y a pas de raisons pour que tu ne pleure pas, avec tes souvenirs sur les bras.

 Les cheveux de Minerva étaient presque entièrement blancs, son corps était fragile, sa peau plissée par les ans, et pourtant elle frissonnait encore au souvenir du contact de sa chair contre la sienne, de leurs bouches se cadenassant, de leurs mains s'explorant l'un l'autre, des frissons uniquement inspirés par l'horreur de cette acte d'amour qui l'avait unie à l'une des pires créatures que la terre ait portée.

C'était l'image de ces mains qui la hantaient le plus, comme deux grandes arraignées blanches mordant sa conscience pour toujours.

 Ces longues mains pales qui, elle l'avait appris plus tard, avait déjà tué, et tueraient encore. Et encore et encore. Elle en avait le vertige, la nausée. Plusieurs décennies plus tard, la sorcière ne s'était toujours pas pardonné d'avoir un jour gémit de plaisir sous ces mains qui avait tellement détruit, qui avaient prit tant de vies. Aujourd'hui encore, elle se sentait salie, souillée. Autrefois, à cette pensée, sa poitrine se serrait, la bile lui remontait à la gorge; aujourd'hui, une douleur simple, tellement simple, et tellement violente lui perçait le coeur. La culpabilité.

Padam, Padam, Padam, c'est un air qui me montre du doigt, et je traîne derrière moi comme une drôle d'erreur, cet air qui sait tout par cœur.

 C'était une erreur de jeunesse. Une défaillance qu'elle avait tôt fait de rectifier. Un été qui l'avait marquée pour le reste de sa vie. Elle était sans doute la seule personne au monde à avoir pu rompre le charme particulier que Tom Jedusor exerçait, la seule à avoir su le repousser après lui avoir succombé.

Mais cette pensée-là n'apportait aucune consolation, aucune douceur à la sorcière.

Ils étaient des gamins, lui plus encore qu'elle, et si...

 Et si ?

 Et si elle était resté, n'aurait-elle pas pu le faire changer ?

Et si elle était resté, n'aurait-elle pas sauvé des vies ?

Et si elle était resté... Est-ce que le monde ne serait pas un peu moins fou aujourd'hui ?

 Padam, padam, padam ; des je t'aime de 14 juillet, padam, padam, padam des « toujours » qu'on achète au rabais...

 Les derniers échos de la seconde guerre mondiale résonnaient encore, Londres était à moitié détruite, ou à moitié reconstruite, les moldus crevaient de faim et de maladies, les hommes et la terre portaient des cicatrices béantes, et Minerva était en colère.

Elle était en colère contre le gouvernement sorcier qui pouvait aider et ne le faisait pas, elle haïssait le code international du décret magique, qui avait détruit le mariage de sa mère, sorcière, et de son père, révérend presbytérien moldu. Minerva elle-même avait follement adoré un fermier de son village, mais avait refusé de lui donner sa main, terrifiée par l'exemple de ses parents.

Et pourtant, elle l'avait aimé, Dougal. Tellement aimé.

 Elle avait fuit l'Ecosse, fuit ces bras musclés par le travail de la ferme, fuit cette odeur de suint de mouton, ces yeux bleus chargés de rires, et avait échoué dans une capitale fantomatique, à moitié détruite, où lentement mais sûrement, elle avait commencé à dépérir en travaillant au ministère.

 Un jour cet air me rendra folle, cent fois j'ai voulu dire pourquoi, mais il m'a coupé la parole, et sa voix couvre ma voix...

 C'était là qu'elle l'avait retrouvé, presque par hasard, ce gosse de quelques années son cadet, qu'elle avait vaguement côtoyé lorsqu'elle était élève à Poudlard. Il travaillait à Barjow et Burk, il n'avait plus rien d'enfantin ; il était charmeur, intelligent, cultivé. Il la regardait comme personne ne l'avait jamais contemplée, avec un désir, une soif quasiment dérangeante. L'éternelle soif de pouvoir de Voldemort.

Elle, s'épuisant dans un travail qui ne lui apportait aucune satisfaction, avait soudain besoin de cette attention intense qu'il lui apportait. La sorcière n'était plus que l'ombre de ce qu'elle avait été, un pâle fantôme de ce qu'elle deviendrait.

Une lassitude intense rendait les choses de plus en plus difficile ; tout était gris, dénué de saveur et de savoir. Dougal avait laissé un trou béant dans sa poitrine, l'amertume, la colère et la fatigue avaient fait naître une petite goutte d'obscurité dans la mécanique de son cœur sévère et juste.

 Et c'était aussi cette goutte qui l'avait poussée dans les bras de Tom, parce qu'elle lui ressemblait terriblement, cette goutte. Huile essentielle de colère et d'amertume. 

Les quelques semaines qu'ils avaient passées ensembles étaient un tourbillon de passion et de fureur, qui avait marqué leurs corps et leur âmes à tous les deux.

 Padam, padam, padam, des « veux-tu » en voilà par paquets, et tout ça pour retomber juste au coin de la rue, sur l'air qui m'a reconnue.

 Ils s'étaient revus une fois, des années plus tard, lorsqu'il était déjà plus Voldemort que Tom. Minerva, n'était plus toute jeune ; elle enseignait à Poudlard depuis presque quinze ans, le noir de sa chevelure s'était chargé de gris, et les rides aux coins de sa bouche et de ses yeux ne se déplissaient plus. Et pourtant, quelque chose d'électrique était passé entre eux, comme un écho de leur vieille passion. Leurs paroles avaient été venimeuses, haineuses ; Minerva méprisait ce qu'il était devenu, Tom la haïssait parce qu'elle lui avait échappé.

 Et puis, un soir elle avait craqué, et raconté toute l'histoire à Albus.

C'était une nuit étrange, peut être la plus étrange de toutes. A leurs âge respectable, l'aurore les avait trouvés côte à côte dans le même lit, tout habillés, les yeux et les joues humides des larmes qu'ils avaient versés en confiant à l'autre le secret de leurs amours honteuses, et que nul autre ne comprendrait.

 Jamais Minerva n'avait un jour pensé qu'elle sangloterait dans les bras d'Albus Dumbledore, ou lui dans les siens, encore moins allongés sur la grosse couverture rouge de son lit à baldaquin.

C'était une autre histoire d'amour qui avait trouvé son pinacle dans cette nuit-là, un amour platonique, une amitié profonde, indéfectible, unique, et elle était plus chère, infiniment plus chère, au cœur de Minerva que la violence de sa relation avec Voldemort.

 Elle n'avait jamais eu à affronter son ancien amant lors des combats qu'avait menés l'Ordre du phénix. La sorcière soupçonnait Dumbledore de lui éviter les missions susceptibles de la mettre face à Voldemort, et elle n'avait jamais questionné ce choix, secrètement soulagée.

Parce qu'il l'avait aidée lorsque se lever chaque matin devenait plus difficile, et que malgré elle, elle lui en était reconnaissante.

Parce qu'elle l'avait vue, sentie, cette toute petite parcelle d'humanité chez Voldemort, un gosse tout aussi paumé qu'elle dans le fond, et elle ne pourrait pas se battre contre lui comme elle l'aurait pu contre un autre.

 Ecoutez le chahut qu'il me fait, comme si tout mon passé défilait !

 Mais aujourd'hui, les choses était différentes. Dumbledore n'était plus là pour la protéger, Voldemort, plus que jamais, n'avait plus rien de commun avec celui qu'elle avait brièvement aimé.

Les enfants avaient besoin d'elle. Poudlard avait besoin d'elle. Jamais elle ne le laisserait détruire tout ce qui faisait la beauté du vénérable château.

 Faut garder du chagrin pour après, j'en ai tout un solfège sur cet air qui bat, qui bat comme un cœur de bois !

Une larme unique roula sur la joue de Minerva, et elle l'essuya d'un geste rapide de la main. Ses yeux étaient fixés sur la neige cristalline recouvrant les toits des serres et du parc. Son coeur battait douloureusement fort. 

Son dos droit ne tremblait plus.

Elle avait toujours peur de lui, peur de ce qu'il pourrait faire aux élèves, qui étaient à sa merci, mais elle ne défaillerais plus devant lui, jamais. 

Elle était prête à lui faire face, si ce jour devait arriver, elle serait prête à affronter son démon.

Parce que c'était son devoir, son orgueil, sa force et même sa joie la plus féroce de protéger ses étudiants, ses enfants, ses mômes, jusqu'à son dernier souffle.

 Padam, padam, padam.

Note de fin de chapitre :

Et voilà !! 

J'espère que ça vous a plus et que ça respecte suffisament les caractère des personnages malgré l'improbabilité du pairing.

Rapport aux artefacts moldus qui ne peuvent pas être utilisés à Poudlard : les gramophones, les tout premiers tourne-disques, étaient mécaniques et non électriques. Bien sur ils ne pouvaient lire que les 78 tours, (qui sont les vraies "galettes") pas les 45 ou les 33, mais bon, Minerva c'est une sorcière Badass, elle a upgradé le truc j'en suis sure !

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