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Félicitations aux textes sélectionnés sur le thème des Molly/Arthur : Extraaterrestre pour L'écho de leurs rireset DameLicorne pour Ouvrir les yeux !



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De L'équipe des Podiums le 09/04/2018 21:58


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De L'équipe des Nuits le 06/04/2018 15:51


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De L'Équipe des Nuits le 26/03/2018 19:30


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De L'équipe des Podiums le 18/03/2018 19:27


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De L'Equipe Technique le 18/02/2018 18:27


Oeil d'aigle et coeur de lion par Hortensea

[24 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

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Note d'auteur :

Participation au projet « Et si c’était eux » de Lyssa7, DameLicorne et Ella  portant sur la thématique de la guerre. Participation au concours « En toute Amitié » de Samantha Black.

Parmis les contraintes imposées, il y a certains mots (forêt, drageur/séducteur/courreur, thé et écharpe) mais aussi le fait de glisser dans le texte des expressions sorcières de mon invention. Des dialogues, flashbacks ou souvenirs significatifs de l'amitié partagé doivent être présents.

Dans le projet sur la Guerre figure aussi le fait que l'on doit mettre en avant une passion, un trait de caractère ou une manie des personnages.

 

Note de chapitre:

Bonjour à toutes et à tous.

Avant toute chose, un grand merci à Samantha Black et Lyssa pour avoir proposé ces deux projets qui se sont avérés être très inspirants pour moi. Effectivement, d'un one-shot ma participation est devenue une fiction de 6 chapitres... C'est pour dire!

Mention particulière à Lyssa7 qui a assuré la relecture et correction de ce chapitre. Merci!

Je préfère le préciser ici, puisque peu de descriptions physiques des protagonistes figurent dans le texte, mais Rufus et Amélia ont 60 ans.

Rufus Scrimgeour ne cessait de penser à la visite de ses enfants la veille… Depuis que Betty était décédée, deux ans plus tôt, il reconnaissait volontiers être dépassé par les tâches domestiques. Leurs enfants, Ramiel et Audrina, ne manquaient d’ailleurs pas de le lui faire remarquer : « Mais ouvre les fenêtres, papa ! ça empeste autant que la volière de Poudlard ! » s’était offusquée Drina. Même Rami, pourtant confronté aux mêmes difficultés depuis que sa compagne l’avait quitté, s’y était mis aussi : « Je sais que tu travailles beaucoup, mais ce n’est pas une raison pour faire le Veracrasse à la maison… ».

Il poursuivait son bonhomme de chemin à travers les couloirs du Ministère. La route ne serait pas bien longue… Il avait abandonné son bureau et ses affaires en cours pour se rendre à celui d’Amélia Bones. Il comptait l’emmener manger à l’extérieur du Ministère afin de lui sortir la tête de ses dossiers, lui changer les idées. Du coup, s’il pouvait la convaincre, la promenade se finirait par un détour chez lui afin de jeter un sort ou deux de nettoyage et de rangements. Il n’avait jamais été doué pour ce pan- là de la magie mais si l’état de la maison était si déplorable que les enfants le déclaraient, il faudrait bien qu’il s’y mette, et elle serait de précieux conseils.

Au fur et à mesure qu’il s’approchait du bureau en question, il eut l’impression d’entendre des éclats de voix hystériques. Ce qui se confirma lorsqu’il laissa traîner ses oreilles près de la porte. Il semblait qu’Amélia était en plein entretien – ou plutôt pugilat – avec une de leurs connaissances communes. Il mettrait sa baguette à flamber que c’était à propos de l’incident survenu deux jours plus tôt.

« Le Secret Magique…

- Est parfaitement intact. Selon vous, pourquoi la brigade des Oubliators est dépêchée aux alentours de King’s Cross le jour du départ du Poudlard Express ? Précisément pour couvrir ce genre d’incidents.

Il ne savait pas ce qui était le plus risible : avoir vu juste ou entendre le dilemme intérieur auquel devait se livrer Amélia. Il reconnaîtrait ce ton entre milles, pour en être souvent lui-même la cause, à savoir celui où l’agacement se disputait à la lassitude. Combien de fois l’avait-il entendu ? Il serait bien incapable de les compter ! Cela remontait déjà à leur scolarité à Poudlard, quand il cherchait à copier ses devoirs ou encore à fanfaronner au club de duels alors qu’elle se débrouillait aussi bien – si ce n’était mieux – que lui.

- Monsieur le Ministre…

- Cornélius se soucie peu de ce genre de choses pourvu qu’elles soient réglées, Dolores... C’est la Gazette du Sorcier qui, comme à son habitude, a fait d’un triton un dragon. Les souvenirs des moldus ayant assisté à cet événement ont depuis été effacés, l’affaire est donc classée.

- Arthur Weasley restera-t-il donc impuni ? s’offusqua Ombrage. Le Magenmagot doit être saisi !

- Le Magenmagot est suffisamment occupé sans avoir besoin de se réunir pour de telles broutilles, statua Amélia.

- Mais…

- Vous n’avez pas l’apanage de m’apprendre la manière dont je devrais exercer ma fonction, Dolores, trancha son amie. Comme pour toute infraction similaire : Arthur Weasley a été condamné à verser la somme de cinquante galions au Ministère. Et puisqu’il fait partie du Service du Détournement de l’Artisanat Moldu et que l’affaire en est justement question, j’ai demandé une mise à pied temporaire, le temps d’une enquête interne.

Une perquisition devait être en cours à son domicile, à l’heure actuelle. Mais cela ne donnerait rien, Rufus en était convaincu. Quand bien même il y aurait de petites trouvailles : Arthur était très apprécié et respecté de ses collègues. Ces derniers ne chercheraient pas à prolonger une mise à pied qui le mettrait dans davantage d’embarras financier. Il n’était pas un mage noir, et bien que Rufus ne comprenne rien à sa collection d’objets moldus, tant que ce n’était pas nuisible à qui que ce soit, Arthur Weasley pouvait bien faire ce qui lui chantait chez lui.

- N’est-il donc pas responsable des crimes de sa marmaille jusqu’à ce que ces derniers ne soient majeurs ?

- Des ‘’crimes’’ ? s’étrangla presque Amélia. L’incident est regrettable, j’en conviens, mais nous parlons tout de même de deux enfants de douze ans. Ils n’ont pas cherché à braquer Gringotts ou déclencher la Deuxième Guerre Sorcière… Ils ne se sont même pas servis de leurs baguettes, par Merlin !

- Ils devraient être punis, voire même renvoyés de Poudlard !

Pour ce que tout le monde en savait à présent : un seul des garçons était le fils d’Arthur, bien que beaucoup eut d’abord soupçonné les jumeaux – de vrais petits garnements – d’être coupables de tout ce fatras. Autant dire que la stupeur fut générale lorsqu’on apprit qu’il s’agissait du plus jeune, en compagnie d’Harry Potter. Mais passons… Plus Rufus écoutait cette harpie d’Ombrage et plus il lui semblait entendre la voix nasillarde et le discours hautain de Lucius Malefoy. Non content d’être dans les petits parchemins du Ministre lui-même, il devait aussi l’être dans ceux de sa sous-secrétaire. Il soupira de désagrément.

- Pour ma part, il appartient au professeur Dumbledore de trancher le cas de ses élèves, et d’après la missive que j’ai sous les yeux : il a décidé de les garder à l’école. Je n’y trouve donc rien à redire. De son côté, Arthur Weasley a agi illégalement en ensorcelant cette fameuse voiture et a été sanctionné en conséquence. Vous n’avez donc strictement rien à y redire.

- Comment est-ce que vous pouvez vous permettre de me parler de la sorte, Amélia ! Ce n’est pas parce que vous êtes la Présidente du Magenmagot que vous devez me considérer de haut… Je suis tout de même la sous-secrétaire du Ministre et en tant que tel…

- Pour l’amour du ciel, Dolores, explosa enfin Amélia ! N’avez-vous donc pas de travail pour me tenir la baguette de la sorte et m’empêcher de faire le mien ? »

Le message était suffisamment limpide pour que la bonne femme prenne ses ingrédients et son chaudron pour aller brasser ses insipides potions ailleurs. Lorsqu’elle ouvrit la porte à la volée, il fit mine d’être juste arrivé. Il lui adressa un vague signe de tête alors qu’elle l’invectivait de son prénom en s’éloignant à grand pas, du moins autant que ses petites jambes dodues pouvaient le lui permettre. Sans savoir pourquoi, il eut soudainement envie de manger du jambonneau à la broche ce midi-là. Il resta ensuite un peu dans le couloir, un sourire sarcastique aux lèvres, regardant la furie toute de rose endimanchée disparaître.

Il passa la tête dans l’embrasure de la porte, et observa son amie de longue date tandis qu’elle faisait du tri les yeux focalisés sur son plan de travail. Plus rien n’existait dès lors qu’elle avait le nez fourré dans ces maudits papiers. Il se racla la gorge, mais cela ne provoqua aucune réaction chez elle. Il prit le parti de s’avancer dans la pièce en demandant l’air taquin :

« La guerre est-elle finie ou ai-je besoin d’agiter un drapeau blanc pour traverser le champ de bataille ?

Elle releva la tête et plissa les yeux, mais pas de la même manière que celle qu’elle avait pour lire les plus petits caractères des parchemins, avant de soupirer en déclarant comme au bout du chapeau :

- A peine débarrassée d’une casse-pied, voilà qu’un autre enquiquineur lui succède... »

Il lui répondit par un clin d’œil, ce qui la fit sourire.

0-0-0-0

Ils revinrent au Ministère une heure plus tard.

Au cours du repas, il fut convenu qu’Amélia passerait dans la soirée afin de lui donner un coup de main pour ses soucis d’ordre domestiques ; mais aussi pour prendre soin du jardin puisque contrairement à lui, elle avait la main verte.

Une des passions, ou plutôt un des refuges, de son amie avait toujours été le jardinage. Il s’agissait aussi du seul passe-temps qu’elle partageait avec Betty, ce depuis leur scolarité à Poudlard où elles avaient partagé le même dortoir… Il se remémora même qu’en sixième année, elles s’étaient appropriées un petit pan de terre aux abords de la Forêt Interdite où elles avaient cultivé des fleurs. L’engouement de sa femme pour cette activité avait décuplé lorsqu’ils avaient pu s’installer dans leur maison qui était doté d’un bel espace extérieur. Amélia et elle étaient capables de passer des heures et des heures – que ce soit chez l’une ou chez l’autre – à prendre soin des étendues fleuris qu’elles aménageaient, ne s’arrêtant que pour prendre le thé

Avec sourire, Rufus se souvint aussi qu’elles aimaient offrir des fleurs, notamment s’en échanger entre elles. Il les avait toujours soupçonnées de communiquer avec. Bien qu’il fût capable de reconnaître lesdites fleurs, il n’avait jamais rien comprit – ou chercher à comprendre – à ce fameux langage. Elles avaient le droit à leur petit jardin secret de bonnes femmes, après tout.

L’ascenseur se vidait et se remplissait au fur et à mesure de ses arrêts. Lorsqu’il se stoppa au niveau du Département des Mystères, Corban Yaxley entra sans les remarquer à cause de la foule. L’Auror se demanda furtivement ce qu’il y faisait puisqu’il travaillait au Département de la Justice Magique, comme Amélia. Puis il se souvînt que sa présence au niveau 9 n’était pas si illégitime que cela. Son fils aîné y travaillait avec Augustus Rockwood comme Langue-de-Plomb, et de ce que Rufus en savait, son petit-fils y était en stage depuis quelques jours.

Un nouvel arrêt et des gens sortirent, ne les laissant que tous les trois dans l’habitacle. Yaxley les remarqua alors enfin tandis qu’Amélia se tendait, comme c’était toujours le cas en sa présence. Moins elle le croisait, mieux elle se portait. En guise d’encouragement, Rufus lui tapota gentiment l’épaule.

Yaxley raffermit la prise qu’il avait sur les documents qu’il tenait, son regard verrouillé sur la main de Rufus sur l’épaule de son amie. Il les salua d’un geste de tête plus sec qu’il ne voulait sans doute le montrer :

« Scrimgeour. Amélia, bon anniversaire.

-          Corban, se contenta-t-telle de répondre avec froideur. »

Le reste du trajet se fit dans le silence le plus complet, une atmosphère de tension et de malaise régnant dans l’endroit clos. Rufus n’avait pas bougé sa main, ce qui semblait obséder Yaxley qui n’en cligna même plus des yeux à quelques reprises. Amélia, elle, fixait la porte.

Ils arrivèrent enfin au niveau 2, celui de leur Département, et sortirent de l’ascenseur. Rufus avait la ferme intention de raccompagner Amélia jusque son bureau mais un Auror en formation se précipita vers lui, une urgence disait-il. Elle eut un regard compatissant pour lui et lui fit signe d’y aller. Alors qu’il suivait le plus jeune, Rufus se retourna sur son passage.

Amélia n’avait pas bougé d’un iota, pas plus que Yaxley qui lui adressait quelques mots sans recevoir la moindre réponse. De ce que Rufus pouvait voir, Yaxley métamorphosa quelques liasses de papier en un menu bouquet de fleurs composé de tulipes blanches, pensées et d’asphodèle. Il le lui tendit mais elle ne s’en saisit pas, se limitant à observer les gerbes avec mépris. Après quelques secondes, d’un geste de baguette, elle les transforma en bardanes. Elle se détourna ensuite - sans un regard pour lui, le laissant frustré dans le couloir - pour reprendre sa marche vers son bureau.

Rufus avait toujours admiré le flegme et la droiture qui caractérisait tellement Amélia. Il ne put s’empêcher de se sentir fier d’elle, songeant à cette fameuse nuit de 1965 et la promesse qu’elle s’était faite à ce moment-là. Les années avaient eu beau passer - faisant se succéder des moments de douleurs à des périodes de joie - que ce soit d’un point de vue professionnel comme personnel - Amélia ne s’était jamais détournée du chemin sur lequel elle s’était engagée.

 

Note de fin de chapitre :

Voilà pour le premier chapitre, j'espère qu'il vous aura plu en tout cas :)

Pour les personnes qui s’interrogeraient quant à la signification du bouquet de Yaxley, la tulipe blanche représente le fait de demander pardon, l’asphodèle marquent un regret du passé et la pensée évoque les souvenirs/la nostalgie. Amélia, de son côté, avec les bardanes exprime ouvertement qu’il l’importune.

A très vite pour la suite x)

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