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News

Les Sélections sont de retour !


Les sélections sont de retour !


Chers HPFiens, nous vous l'avions annoncé;, les Sélections seraient de retour au premier décembre. Nous avons donc quelques nouvelles à vous communiquer.

Pour commencer, peut-être l'avez-vous remarqué;, peut-être pas, mais de nouvelles pages concernant les Sélections ont été créées il y peu de temps. Vous pouvez les retrouver dans le menu "Jury des Aspics" en haut du site. Vous retrouverez sur la page Les Sélections d'HPF des explications quant aux Sélections et vous pourrez également voter pour vos textes préférés sur cette même page. La page Les textes médaillés répertorie les textes primés, de quoi vous garantir de longues heures de lecture ! L'équipe vous souhaite une bonne découverte !


Pour continuer sur notre lancée de bonnes nouvelles, sachez que le sondage pour choisir votre fanfiction préférée sur le thème des Sœurs Black est ouvert et disponible sur le forum, ou directement sur la page du site, ici !


Enfin, vous avez voté pour le thème pour les Sélections de Février 2019. Vous pouvez dès à présent proposer vos fanfictions favorites ici ! A très vite ;)


De L'Équipe des Podiums le 07/12/2018 18:16


84ème Édition des Nuits d'HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 84e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 14 décembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.


De L'Équipe des Nuits le 07/12/2018 12:36


10 ans de Héros de Papier Froissé - résultats


10 ans de l'association Héros de Papier Froissé - résultats

 



Merci à toutes celles et ceux qui ont participé à notre questionnaire pour les 10 ans de l'association !

Vous pouvez d'ailleurs trouver toutes les réponses attendues ICI

Parmi les questionnaires reçus, 14 remplissaient la condition des 17 bonnes réponses minimum et sans plus tarder, ont été tirées au sort les personnes suivantes :

Fleur d'épine ! Blulenya ! Melow !

 


De Conseil d'Administration le 26/11/2018 15:26


Au Bonheur des Commentateurs


Après une neuvième semaine faisant le bonheur de 21 auteurs, "Au bonheur des commentateurs" continue à vous faire découvrir de nouveaux textes. Cette fois-ci, il vous faudra reviewer un auteur que vous n'avez encore jamais lu.

Pour plus d'informations, n'hésitez pas à vous rendre ici ou à nous contacter sur notre mail projetreview[at]gmail.com !
De le 25/11/2018 13:13


Au Bonheur des Commentateurs


Après une huitième semaine faisant le bonheur de 25 auteurs, "Au bonheur des commentateurs" continue cette semaine à nous faire découvrir de nouveaux textes. Cette fois-ci, il vous faudra reviewer un texte contenant un animal dans le résumé ou le titre.

Pour plus d'informations, n'hésitez pas à vous rendre ici ou à nous contacter sur notre mail projetreview[at]gmail.com !
De le 18/11/2018 16:56


Retour des Sélections d'HPF


 

Retour des Sélections d'HPF


Chers HPFiens, nous avons l'honneur, la joie, la fierté de vous annoncer que les Sélections d'HPF vont faire leur grand retour le 1er Décembre 2018. Sans tout vous dévoiler, nous aimerions vous informer que plusieurs changements seront à l'honneur avec ce grand retour. À savoir : Un nouveau système de vote plus équitable, une Charte ainsi que de nouvelles pages entièrement dédiées aux Sélections sur les sites. 

Nous vous informons également que les Suggestions sur le thème des Sœurs Black reprennent et que vous aurez jusqu'au premier décembre pour proposer vos textes préférés ici

De même, vous pouvez d'ores et déjà voter ici pour le thème des Sélections de Janvier 2019 ! ;)

 


De L'Équipe des Podiums le 16/11/2018 11:49


L'Histoire de Poudlard par Angel_of_Shadows

[3 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note d'auteur :

Ce projet est le résultat de la réécriture d'une vieille fic postée en 2006, A la recherche du Quatrième Fondateur.

L'intrigue débute l'été suivant le tome 6.
CHAPITRE I

— Et que diriez-vous de celui-ci ?
Harry baissa les yeux vers l’écrin que lui présentait le bijoutier, un vieil homme rabougri au dos voûté. Niché sur un coussin de velours noir, un hippogriffe d’argent déployait ses ailes. Sur son poitrail, une pierre verte de forme ovale scintillait de mille feux.
— Émeraude, annonça le bijoutier. Une pierre magnifique, qui nous vient tout droit de la grande mine de minéraux magiques d’Ouro Preto, au Brésil. Je l’ai traitée et taillée moi-même. Bien sûr, si elle ne vous convient pas, je peux vous proposer, pour le seul prix du service, d’en sertir une autre.
Harry saisit le bijou et l’approcha de son visage pour en apprécier les détails. Bien qu’il n’y connaisse rien, il ne pouvait nier à Mr Geminion, orfèvre réputé du monde magique, un très grand talent. Les plumes, parfaitement ouvragées, lui conféraient un réalisme bluffant. La pierre dépourvue de toute imperfection étincelait à la lueur des chandelles.
Le vert n’était pas la couleur préférée du jeune sorcier ; l’émeraude lui rappelait de trop loin la maison honnie des Serpentard. Mais s’il se fiait à la symbolique des pierres - une science qui lui semblait aussi fiable que la Divination – les émeraudes pouvaient être considérées comme des pierres d’amour et d’harmonie. Elle posséderait également quelques vertus protectrices, selon l’écriteau intitulé “Trouvez la pierre qui vous convient” placardé derrière le comptoir.
Il ferma les yeux un bref instant et tenta d’imaginer Ginny, un sourire aux lèvres, le bijou niché au creux de sa poitrine. Le rouge lui monta aux joues aussitôt, mais il fut certain d’une chose : l’émeraude offrirait un agréable contraste avec sa chevelure de feu. Elle serait magnifique.
Bien sûr Ginny était toujours magnifique. Elle n’avait nullement besoin de bijoux ou d’artifices pour mettre en valeur sa beauté naturelle. Mais Harry s’était mis dans l’idée de lui offrir un présent, et un pendentif lui avait semblé une bonne idée.
La conversation qu’ils avaient eue quelques semaines plus tôt, lors de l’enterrement de Dumbledore, ne cessait de tourner dans son esprit en un tourbillon sans fin. La culpabilité le rongeait. Il avait agi pour le mieux, pourtant, en rompant avec elle. Sa raison ne cessait de le lui répéter. Mais il n’y avait rien à faire, la peur de ne plus jamais la revoir enserrait nuit et jour son estomac dans un étau.
Alors l’idée lui était venue de lui faire un cadeau. Le 11 août, date de son anniversaire était passé, mais c’était sans importance ; il attendrait que tout soit terminé. Que Voldemort ait disparu à jamais, que tout danger soit écarté. Alors, il retournerait voir Ginny, il lui offrirait son cadeau. Et si elle acceptait encore de lui parler, il retournerait dans cette même boutique pour, cette fois, lui acheter une bague. Il la demanderait en mariage.
Oui, c’était un bon plan.
Une promesse.

————————

— Rémy ! On est là !
Hermione faisait de grands signes à Harry, depuis la table où elle et Ron avaient pris place aux Trois Balais. Après leur départ du Terrier, ils avaient convenu de ne plus prononcer le nom de Harry en public, craignant d’attirer l’attention des mauvaises personnes.
— Mais où étais-tu donc ? le gronda Hermione à voix basse tandis qu’il s’asseyait. Nous t’avons cherché partout. J’ai eu très peur !
— Je faisais un tour, répondit-il en jetant des regards soupçonneux autour d’eux.
Personne ne semblait leur prêter d’attention particulière, mais cela ne signifiait pas que personne ne les avait repérés. Le pub était presque vide, cependant. Seuls se trouvaient encore présents une jeune sorcière qui buvait son thé avec empressement, la Gazette du Sorcier entre les mains, et un petit groupe de sorciers qui gardait le silence, le nez baissé sur leur choppe. Il régnait dans la salle une atmosphère pesante, lugubre. L’ambiance enjouée et insouciante qui imprégnait les lieux au temps où les élèves de Poudlard venaient se détendre autour d’une Bièrraubeurre paraissait bien lointaine.
Nul doute que les derniers évènements étaient responsables de cette ambiance macabre. Dumbledore mort, Voldemort avait désormais la voie libre pour ses sombres projets, quels qu’ils puissent être en cet instant. Hermione sortit un exemplaire de la Gazette qu’elle avait dû dégoter au fond d’une poubelle au vu de son état et donna un coup de coude à Harry. Après quelques secondes, il lâcha des yeux la sorcière et reporta son attention sur le journal.

RUFUS SCRIMGEOUR ASSASSINÉ
LE MONDE MAGIQUE DÉSORMAIS SANS GOUVERNEMENT


Un nœud de bile lui remonta l’œsophage. Nul besoin de lire le détail de l’article pour comprendre qui était derrière cela, ni pour mesurer l’ampleur d’une telle catastrophe.
— Il n’a pas perdu son temps, murmura-t-il.
— Tu sais ce que ça veut dire, dit Ron en se penchant vers eux. Il va avoir accès à tous les moyens dont disposait le Ministère pour nous retrouver. Ça va grandement nous compliquer les choses.
— Ce n’est pas tout, ajouta Hermione.
Elle tourna les pages et leur indiqua un autre article. Sur le papier taché et déchiré, la photo de Rogue lançait des regards froids autour de lui. La rage secoua les entrailles de Harry.
— Poudlard rouvrira bien le premier septembre comme prévu. Ce sera Rogue qui en assurera la direction. Mais quoi qu’il en soit, vous savez ce que ça veut dire.
Elle leur lança des regards appuyés, mais ni Harry ni Ron ne virent précisément où elle voulait en venir. Alors elle précisa :
— Nous sommes déjà le 14 août. Pour l’instant, les enseignants n’ont pas encore fait leur rentrée, mais cela ne saurait tarder. Et avec ce nouveau changement de direction, il risque d’y avoir très vite pas mal de monde dans le coin. Et comme Rogue est un… (elle hésita) un Mangemort…
— …Alors on aura beaucoup moins de temps qu’on l’espérait pour fouiller le château, marmonna Ron, lugubre.
Harry se laissa tomber contre le dossier de sa chaise, en proie à un désespoir soudain. Pourquoi diable avait-il attendu le mariage de Bill et Fleur avant de partir à la recherche des Horcruxes ? Il aurait dû s’y prendre dès la fin de l’été ! La rentrée approchant, il leur serait bientôt impossible de se rendre dans le bureau de Dumbledore – si tant est qu’il n’ait pas été vidé depuis longtemps – pour tenter de trouver un quelconque indice supplémentaire qui leur permettrait d’avancer dans leur recherche des Horcruxes.
Il sortit de son sac la carte du Maraudeur, qui, après un faible « Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises », dévoila le plan de Poudlard. Les trois amis se penchèrent sur le parchemin, anxieux.
— Pour l’instant, le château semble toujours vide. Il n’y a que Rusard, mais j’imagine qu’il vit là toute l’année…
— Il doit s’ennuyer, le pauvre, sans élève à menacer ! ironisa Ron.
— …Et Hagrid, termina Harry.
— Tu crois qu’on lui dit qu’on est là ? demanda Hermione. Il pourrait nous aider à chercher. Nous dire où sont les affaires de Dumbledore si jamais quelqu’un les a récupérées…
— Oui… Sans doute.
Après une brève hésitation, il replia la carte du Maraudeur. Sa décision était prise. Inutile d’attendre plus longtemps ; ils retourneraient à Poudlard le soir même.


À la tombée de la nuit, ils s’introduisirent chez Honeydukes, non sans faire face à quelques difficultés. Ils avaient attendu 18h dans l’espoir de voir la boutique se remplir de clients, ce qui leur aurait permis de se glisser jusqu’au sous-sol sitôt l’attention des gérants détournés, mais le magasin resta désespérément vide. Le moral des habitants de Pré-au-lard ne semblait guère propice aux envies de sucre. En désespoir de cause, Harry, Ron et Hermione revêtirent la cape d’invisibilité et attendirent dans un coin l’heure de la fermeture. Par chance, les affaires tournaient si mal pour Ambrosius Flume et son épouse ce jour-là qu’ils décidèrent de fermer boutique une heure plus tôt que d’habitude. Après avoir protégé les bonbons d’un sort et compté la caisse, ils montèrent à l’étage en marmonnant de sombres prédictions sur l’avenir de leur commerce.
Les trois amis se glissèrent jusqu’à la cave et remontèrent le long du passage secret jusqu’au château. Le plan était simple : ils devaient rejoindre Hagrid dans sa cabane et lui demander de l’aide, sans pour autant lui révéler le but de leur quête.
— Ouf ! Les sortilèges qui protègent l’école nous ont laissé passer, c’est plutôt bon signe, dit Hermione en ôtant la cape après que Harry lui eut confirmé que la voie était libre. Nous devons encore être considérés comme des élèves.
— Ou alors elles sont tellement affaiblies depuis la mort de Dumbledore que n’importe qui peut y rentrer, marmonna Harry, lugubre. Dans un cas comme dans l’autre, ça n’empêchera pas Rogue d’introduire ses copains au château.
— Et rester un peu positif, ça te tuerait, des fois ?
Hagrid fut ravi de les revoir, mais pas autant que Crockedur qui se jeta tour à tour sur Harry puis sur Ron en les gratifiant chacun de nombreuses léchouilles baveuses. Seule Hermione fut épargnée, mais uniquement parce qu’Hagrid vint la serrer dans ses bras.
— On m’a dit que vous aviez littéralement disparu après le mariage de Bill et Fleur, et sans rien dire à personne ! s’emporta Hagrid d’une voix chargée d’émotion. Les membres de l’Ordre sont très inquiets, vous savez ?
Ils parvinrent, non sans mal, à le convaincre de ne surtout pas révéler aux membres de l’Ordre où ils se trouvaient, mais le demi-géant se montra néanmoins très insistant sur les raisons de cette visite à Poudlard, au beau milieu de l’été.
— Dumbledore m’a… confié une mission, finit par avouer Harry avec hésitation. Une tâche très importante que je dois terminer pour lui.
— Mais il nous manque des informations pour mener à bien cette mission, compléta Hermione d’une voix bien plus assurée. Des informations importantes. Nous avons pensé que fouiller dans les notes du professeur nous aiderait peut-être à avancer.
Hagrid se gratta la barbe, l’air songeur.
— Je comprends, dit-il. L’ennui, c’est qu’il n’y a plus rien ici, au château. Toutes ses affaires ont été retournées à son frère, Alberforth.
Harry sentit son cœur chavirer. Un obstacle supplémentaire ; voilà qu’ils allaient maintenant devoir retrouver cet Alberforth et réussir à le convaincre de jeter un oeil aux affaires du défunt professeur. Il croisa le regard d’Hermione qui semblait penser la même chose que lui. « On n’en verra jamais la fin ».
— Est-ce que vous connaissez cet homme, Hagrid ? Vous savez de qui il s’agit ?


Par chance, il s’avéra qu’Alberforth Dumbledore résidait non loin de là, à Pré-au-lard et ils n’eurent nul besoin de beaucoup d’arguments pour que le vieil homme accepte de les laisser fouiller dans les nombreuses malles et autres coffres qui encombraient sa résidence.
— J’allais tout jeter, de toute façon, dit-il d’un ton bourru avec un haussement d’épaules. Emportez ce que vous voulez, ça me fera ça de moins à faire disparaître.
Les jours suivants furent consacrés à la recherche et au tri. Les trois amis avaient pris leurs quartiers dans la Salle sur Demande, estimant qu’ils ne risquaient pas grand chose à loger au château tant que celui-ci restait vide. Harry et Ron se rendaient dès l’aube à Pré-au-lard, cachés par la cape d’invisibilité et ne rentraient que le soir à Poudlard, à l’heure de la fermeture de la Tête de Sanglier, le pub tenu par Alberforth. Hermione, qui leur avait dans un premier temps prêté main-forte, préférait désormais rester au château afin d’y mener ses propres recherches. Un des Horcruxes, rappela-t-elle, devait avoir appartenu à Gryffondor ou à Serdaigle, sans parler du médaillon de Serpentard, dont l’étude de l’objet factice ne leur avait apporté aucune information nouvelle. Or, il n’y avait qu’à Poudlard qu’ils pourraient trouver des indices sur la nature de ces objets et sur leur passé.
— Et puis, il y a quelque chose qui me chiffonne, avait-elle marmonné, le nez baissé sur la Carte du Maraudeur.
Les jours passaient et la date de rentrée des professeurs approchait dangereusement. Un soir, alors que Harry examinait la Carte au détour d’un couloir afin de s’assurer que la voie devant lui était libre, il aperçut un minuscule point indiquant la présence de Rogue aux côtés d’un autre point étiqueté “Nott”. Une nouvelle fois, la colère lui tordit les entrailles et ses mains se mirent à trembler avec tant de violences que la carte manqua de lui échapper .
— Harry, tu es là ! s’exclama la voix d’Hermione au bout du couloir. Ron n’est pas avec toi ?
— Non, il a voulu rester un peu plus longtemps. Il y a une malle là-bas qui reste obstinément fermée. À vrai dire, j’espérais que tu pourrais nous aider à l’ouvrir…
— D’accord, mais plus tard, répondit Hermione avec empressement. Il faut absolument que je te montre quelque chose avant !
Face à son enthousiasme débordant, Harry pensa que ce devait être vraiment important. Peut-être avait-elle fait une découverte qui leur permettrait enfin d’avancer ? Il sentit l’espoir renaître en lui, mais Hermione, percevant la lueur au fond de son regard, préféra préciser :
— Il ne s’agit pas d’informations sur les objets des Fondateurs, mais… mais ça pourrait nous aider à les trouver. Viens vite voir, c’est incroyable. Ahurissant !
Elle le guida jusqu’au premier étage, en lui demandant de vérifier régulièrement si la voie était libre. Finalement, ils débouchèrent sur un couloir qui donnait sur… rien. Il n’y avait ni porte ni fenêtre ; ce couloir ne semblait mener nulle part. Tout au fond, cependant, un cadre d’ébène se distinguait dans l’obscurité.
— Fais voir la carte, lui ordonna Hermione. Tiens, là, regarde. J’ai trouvé ça étrange, ce couloir qui ne menait nulle part. D’autant qu’il y a le même au rez-de-chaussée, ainsi qu’au deuxième étage. Et puis, tu vois ce que fait le mur, là ? C’est comme s’il manquait une tour, peut-être même une aile entière du château. Alors j’ai voulu jeter un œil de plus près… Tiens, viens voir.
Elle lui fit signe d’avancer jusqu’au bout du couloir. À la faible lueur de leur baguette, il distinguait à présent la peinture, un portrait, celui d’une jeune fille aux cheveux bruns vêtue à la mode médiévale. Mais il ne put en distinguer plus sur son physique tant le tableau était abîmé. La peinture s’écaillait et deux grandes déchirures zébraient la toile. Fait étrange, le sujet ne bougeait pas, contrairement aux autres portraits qui ornaient le château. Peut-être la peinture était-elle trop abîmée par le temps, et le sortilège qui lui donnait vie autrefois avait-il cessé d’agir ?
La détérioration du tableau ne découragea pas Hermione qui se planta devant lui et lança d’une voix ferme :
Draco dormien nunquam titillandus !
À la surprise de Harry le cadre pivota pour révéler non pas le vide du parc, mais un autre couloir.
— Bon sang ! s’exclama-t-il. Et comment tu as trouvé le mot de passe ?
— C’est un générique, expliqua Hermione en se glissant à travers l’ouverture. S’ils ne sont pas changés régulièrement, les mots de passe du château se réinitialisent, et il suffit alors de prononcer le slogan de l’école. Mais évidemment, tu ne le sais pas, parce que tu n’as toujours pas lu L’Histoire de Poudlard.
« À quoi bon puisque tu connais ce livre par cœur ? » songea Harry en son for intérieur. Il préféra néanmoins garder sa remarque pour lui, certain de s’attirer un regard noir s’il venait à la partageait.
Ils avancèrent le long de ce nouveau couloir qui paraissait sans fin. Plongés dans l’obscurité, il émanait des murs de pierre nue une atmosphère froide et lugubre. La mousse et la moisissure dégageaient une odeur nauséabonde qui les obligeait à plisser le nez.
— Je n’ai pas tout exploré, dit Hermione tandis qu’ils passaient devant de nombreuses portes de bois branlantes rongées par les termites. L’endroit à l’air immense ; je me demande comment on a pu réussir à cacher toute une aile du château comme ça. Et surtout pourquoi on l’a fait disparaître. Viens, ce que je veux te montrer est par là.
Ils franchirent alors une porte et débouchèrent sur une vaste salle. À leur gauche, de grandes colonnes de pierres brutes soutenaient un haut plafond. Entre elles, les fenêtres à meneaux peinaient à laisser filtrer la lumière du jour tant les vitres étaient encrassées.
Harry se tourna pour jeter un œil en arrière. Au-dessus de la porte que lui et Hermione venaient de franchir courrait une mezzanine à laquelle on accédait par un escalier de pierres blanches.
Hermione lui indiqua ce dernier. Ils s’avancèrent à travers la salle, leurs pas raisonnants en un écho inquiétant. Harry aperçut des boucliers et des épées rangées avec soin, couverts de poussière et pris dans les toiles d’araignées. Il se demanda ce que de telles armes faisaient ici, dans une école de magie mais n’eut pas le temps de se poser davantage de questions.
La petite pièce circulaire dans laquelle l’avait guidé Hermione était pourvue de nombreuses bibliothèques, dont les étagères croulaient sous les grimoires – littéralement ; plusieurs d’entre elles avaient cédé.
— Hermione ?
Harry s’était soudain senti saisi d’un doute.
— Tu penses que Voldemort aurait pu découvrir l’existence de cette aile cachée durant sa scolarité à Poudlard ?
— Peut-être. Je ne sais pas. En tout cas, je suis presque certaine d’une chose, c’est qu’il n’y aurait pas caché un Horcruxe. Cet endroit a été abandonné, mais j’ai pu le trouver. N’importe qui aurait pu faire de même. Ce n’est pas une cachette très sûre pour quelque chose d’aussi précieux qu’un morceau d’âme…
— Tu te sous-estimes, Hermy. Ce n’est pas une découverte anodine, tu es bien plus douée que tout le monde.
Les joues d’Hermione rosirent. Elle détourna le regard et saisit un lourd grimoire qu’elle posa sur une table devant eux.
— J’ai pris le temps de feuilleter ces livres. Tu me connais, je n’ai pas pu résister. Tiens, voilà, c’est là. Attention, les pages sont extrêmement fragiles, ne souffle pas dessus, l’oxygène que tu respires les abîmerait encore plus.
Elle se poussa pour que Harry puisse lire. Il veilla à ne pas se pencher trop par-dessus les feuilles de parchemin jaunies et craquelées, de crainte de s’attirer les foudres de son amie. Les yeux plissés par la concentration, il lui fallut un certain temps avant de parvenir à déchiffrer l’écriture manuscrite sous les taches de moisissure. Sortilège de recherche.
— De recherche ?
— Je sais que ça peut paraître incongru, commença Hermione d’une petite voix timide à travers laquelle filtrait néanmoins une pointe d’excitation. Mais… je me suis dit qu’on ne sait jamais. Ce sortilège pourrait être assez puissant pour nous mener jusqu’aux Horcruxes que nous recherchons – le médaillon, et peut-être l’objet ayant appartenu à Gryffondor ou à Serdaigle, si on découvre plus précisément de quoi il s’agit. Ça vaut le coup d’essayer, non ? Qu’est-ce qu’on y perdrait ?
Perplexe, Harry se pencha à nouveau vers le grimoire.
— La formule me parait étrange.
— Parce que c’est de l’ancienne magie. Du moins c’est ce que j’en conclus d’après l’âge de ces grimoires et tout ce qui se trouve autour de nous. Tu t’en souviens, Binns nous expliquait qu’au Moyen Âge, les sorciers employaient beaucoup d’incantations. L’usage des baguettes ne s’est démocratisé que bien plus tard, à partir de la Renaissance.
— Hermione, on n’a jamais étudié l’ancienne magie.
— Et bien non, mais… ça n’empêche pas d’essayer. J’ai beaucoup étudié la théorie, tu sais. J’ai voulu comprendre comment… comment ta mère s’y était prise pour te protéger de V-Voldemort la nuit où… où elle s’est sacrifiée. Je me suis souvenue que Dumbledore avait dit qu’il s’agissait d’ancienne magie, une magie très puissante, que Voldemort ne comprend pas, et n’emploie pas.
Elle le regardait avec un air timide, comme si elle craignait qu’il ne se fâche. D’après ses yeux pleins d’espoirs, Harry comprit qu’il ne servait à rien d’argumenter. Hermione s’était déjà mise dans l’idée d’essayer le sortilège, et rien ne pourrait la dissuader de le faire. Cela lui paraissait terriblement risqué, mais il avait néanmoins confiance dans les capacités de son amie. Après tout, ne comptait-elle pas parmi les meilleures élèves de Poudlard ?
— Très bien, dit-il avec un soupir. Allons retrouver Ron. On essaiera demain matin, d’accord ?


Comme il s’y attendait, Ron leur fit part sans détour de son opinion.
— C’est une mauvaise idée. Une très très mauvaise idée. Pire que de voler jusqu’au château dans une voiture ensorcelée. Pire que cacher un frère géant au beau milieu de la forêt Interdite !
Hermione poussa un bruyant soupir qui ne laissait aucun doute quant à ses sentiments à cette remarque. Ils se tenaient tous les trois dans la vaste salle à colonnades. Hermione avait tracé un pentacle sur le sol de pierre à l’aide d’un sac de sel que Ron avait été dérober pour elle aux cuisines. Elle lui avait également demandé cinq bougies blanches, qui se trouvaient à présent posées au bout de chaque branche de l’étoile.
Le grimoire entre les mains, elle relut une dernière fois les instructions, ses lèvres bougeant toutes seules dans un murmure inaudible.
— Bien, dit-elle finalement. Je crois que tout est prêt. Je pense n’avoir rien oublié. Nous pouvons y aller.
Elle leur fit signe d’approcher.
— Venez. Il va falloir qu’on lise la formule tous ensemble. Vous êtes prêts ?
Harry les mains dans les poches, sentit sa baguette, à côté de l’écrin qui renfermait son cadeau pour Ginny. D’instinct, il resserra les doigts sur le fin bout de bois. L’idée de lancer un sort sans elle le désarçonnait complètement.
Hermione alluma une à une les bougies et revint se placer entre ses deux amis, le parchemin sur lequel elle avait inscrit lisiblement la formule entre les mains.
— Rappelez-vous qu’il s’agit d’un test pour rechercher le médaillon. Si vous avons de la chance, nous retenterons pour les autres Horcruxes. Mais pour l’instant, pensez seulement au médaillon, d’accord ? Allons-y !
Harry se concentra sur l’image du médaillon qu’il avait eu en visitant les souvenirs de Tom Jedusor. Il ne lui fut pas très difficile de se rappeler la voix bourrue de Gaunt se ventant des trésors hérités de sa famille.
Les trois sorciers se penchèrent par-dessus le parchemin et lurent à haute voix :
Puissante Nature, notre protectrice,
Les chandelles vacillèrent comme sous l’effet d’un courant d’air. Harry ne se laissa pas déconcentrer pour autant et pensa plus fort encore à l’héritage des Gaunt.
Ô toi, notre plus grande Bienfaitrice,
Sa poitrine se comprimait, comme si un étau l’enserrait, bloquant sa respiration. Peu à peu sa vision se brouilla. Harry lutta pour rester concentré.
Livre-nous tes secrets si convoités,
Il vacilla. Il avait de plus en plus de mal à déchiffrer la formule. À ses côtés, Hermione ne semblait pas aller mieux.
Offre-nous l’objet tant recherché.
À peine le dernier mot fut-il prononcé que tout tourna autour des trois sorciers qui se sentirent irrésistiblement attirés vers le pentacle par une force invisible et terriblement puissante. La panique les gagna en même temps.
— Reculez ! s’écria Harry. Reculez, VITE !
Mais seul Ron parvint à échapper à la force d’attraction du trou noir qui s’était ouvert à leur pied. Hermione tomba à genoux dans un cri de terreur mêlé de douleur. Harry se jeta sur elle pour la rattraper, et parvint à saisir sa main, mais il se sentit basculer à travers le tourbillon.
Il se sentit chuter dans les ténèbres aux côtés d’Hermione, ballotté par des forces invisibles qui lui soulevèrent l’estomac jusqu’à lui donner la nausée.
Puis, brutalement, le sol se fit à nouveau sentir sous leurs pieds et ils s’effondrèrent comme une masse contre cette surface dure.
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