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News

78e édition des Nuits HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 78e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 16 Juin à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaitre les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A très bientôt !
De L'équipe des Nuits le 11/06/2018 12:57


Assemblée Générale 2018


Chers membres d'HPF,

L'Assemblée Générale annuelle de l'association Héros de Papier Froissé, dont dépend le Harry Potter Fanfiction, est ouverte depuis ce soir 18h, et se terminera le dimanche 10 juin 22h. Les discussions et votes se font ici. Vous êtes évidemment les bienvenus, même sans être inscrit sur le forum !

A bientôt sur un de nos sites, ou lors de cette AG !
De Le Conseil d'Administration le 08/06/2018 20:20


Poussières de Temps


Le quatrième ouvrage des Éditions HPF vient de sortir ! Il s'agit de Poussières de temps, une anthologie qui réunit 16 auteurs sur le thème... du temps.

Les Éditions HPF dépendent de Héros de Papier Froissé, l'association qui gère également Harry Potter Fanfiction, et les bénéfices réalisés sur la vente de ce livre nous permettent entre autres de maintenir ce site. Alors si vous avez envie d'un peu de lecture papier pour changer, n'hésitez plus !
De L'Équipe des Éditions HPF le 08/06/2018 10:08


Sélections du mois


Chers et chères membres d'HPF,

Tout d'abord toutes nos excuses pour l'absence de News le mois passé. Nous avons commencé une réflexion sur les Sélections du Mois que nous ne trouvons pas forcément adaptées aujourd'hui à vous, lecteurs et auteurs sur le site non inscrits sur le forum.

Si vous souhaitez participer au changement de format et nous dire ce que VOUS aimeriez avoir (sur quels critères sélectionner un texte ? comment voter ?) n'hésitez pas à remplir le questionnaire suivant ⬇
Questionnaire : les Sélections du Mois

Votre avis est très important parce que nous n'avons pas l'occasion de l'avoir sur le forum ♥


Félicitations aux textes sélectionnés sur le thème Next Gen : M'aimeras-tu ? de Chalusse, 23 ans plus tard de claravictoria, Secrets, Désirs et Complications de mariye et Bloo pour Bellezza !




Félicitations aux textes sélectionnés sur le thème Résistance : Le murmure des plaines de TennyLunard, Les désirs dérangés 2: Les fatalités de Kana94, Polock pour Une mort très douce, A roar of delight de Clairelittleton, ainsi que Charliz pour son texte Le Travers de l'Homme !



Bravo à ces auteurs et autrices !
De L'équipe des Podiums le 06/06/2018 11:13


Les Nuits Insolites d'HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 6e édition des Nuits Insolites se déroulera le Samedi 2 Juin à partir de 20h. N'hésitez pas à venir vous inscrire !
Les modalités de participation sont disponibles sur le même topic.

A très bientôt !
De L'équipe des Nuits le 24/05/2018 13:11


Mise à jour des fiches de présentation des Modératrices


FLASH INFO !

Les Modératrices d'HPFanfiction vous intriguent ? Vous vous demandez qui peut bien passer des journées à lire des chapitres de fics sans lien les uns aux autres, à envoyer des mails, à poster des reviews sur la construction des dialogues ou le rating des fics ? Vous doutez que ces personnes soient réellement humaines ?...

Pour les connaître, rien de plus simple ! Tant pour leurs pseudos que pour leurs têtes (ou du moins, l'aperçu qu'elles acceptent de vous en donner...), rendez-vous dans la section L'Équipe du site, où vous trouverez une mise à jour toute fraîche des fiches de présentation de ces modératrices, réalisées par Bloo. Elles vous présenteront les 8 Schtroumpfettes qui quadrillent le site jour et nuit, et veillent à sa bonne marche !
De Les Schtroumpfettes de compèt' le 22/05/2018 22:22


Life Always Restarts par MDLM New!

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Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

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Note d'auteur :

Ma toute première fanfiction, débutée en 2014, qui a bien évolué depuis, subissant deux réécritures et empruntant divers virages à 180°C dans le secret de mes pensées. Elle est clichée par bien des aspects et c'est loin d'être l'histoire dont je suis la plus fière, mais c'est sans aucun doute celle à laquelle je suis le plus attachée. Alors j'espère qu'elle saura en séduire quelques uns ! :)


Avant cela, cependant, quelques précisions :


• Sur Skyrock où je la poste depuis 2015, elle est déjà bien avancée, avec un premier tome terminé, actuellement en réécriture et correction, et un second tome en cours, avec à l'heure où j'écris 15 chapitres en ligne. Une fiction longue, donc, mais que je suis bien décidée à terminer.


• L'univers de cette histoire est tellement approfondi qu'elle comporte également des OS complémentaires, que je posterais sans doute séparément, tout en indiquant quand dans l'histoire il vaut mieux les lire.


• Lorsque j'ai commencé l'écriture, je ne disposais pas encore de certaines informations aujourd'hui divulguées par JKR, notamment concernant la famille Potter. Il y a donc quelques petites incohérences dont je vous prie de m'excuser.

Note de chapitre:

TOME 1 : LA FIN DE L'INSOUCIANCE

Partie 1 : Nouveau départ

Chapitre 1 : Rendez-vous à Poudlard

 

Note : Ce chapitre fait directement suite au résumé / à l'accroche de l'histoire.

Juillet 1976.

 

Trouver le bon moment pour commencer un récit d'une telle envergure n'est pas aisé. Il y a tellement d'éléments à prendre en compte qu'il me faudrait remonter des siècles plus tôt et vous raconter la vie de personnes que je n'ai jamais rencontrées pour vous fournir un récit que je puisse prétentieusement qualifier de complet. Après réflexion, les semaines qui ont précédé ma première rentrée à Poudlard me semblent donc être un bon début. Et plus précisément cette journée si spéciale au cours de laquelle je reçus ma lettre ; celle que, à l'instar des autres petits sorciers de mon âge, j'avais attendu des mois - ou étaient-ce des années ? - durant.

J'aimerais bien pouvoir affirmer qu'il s'agissait d'une journée claire et chaude de juillet, mais cela fait en réalité longtemps que je l'ai oublié. Ce dont je me souviens en revanche avec certitude, c'est que, sitôt mon petit-déjeuner englouti, j'avais décidé de faire du tri dans ma chambre. Les fenêtres ouvertes pour rafraîchir la pièce, j'étais en train de me noyer sous les papiers, bibelots, livres et vêtements dont j'avais vidé mes placards lorsque j'entendis les marches de l'escalier de la maison craquer sous le pas aérien de ma mère. Quelques instants plus tard, avec cette indiscrétion chronique qui caractérise les mères, elle débarquait dans ma chambre et, non sans me faire les gros yeux en raison du bazar qui y régnait, m'annonçait avec un grand sourire :

— Elles sont arrivées, ma chérie !

Sans doute dénuée de sens pour toute personne étrangère à la scène, cette phrase était un signal entre ces murs. Dès qu'elle parvint à mes oreilles, je lâchai l'album photo que je tenais sans beaucoup de considération pour le pauvre objet et me ruai vers la porte en manquant de m'étaler par terre à cause de toutes les affaires qui jonchaient le sol. Impatiente, je dévalai quatre à quatre les quelques dizaines de marches qui me séparaient de la cuisine et, en un clin d'œil, m'y engouffrai. Mon père m'y attendait, le visage barré de son éternel sourire en coin qui faisait ressortir les fossettes donc j'avais héritées.

— Félicitations ! s'exclama-t-il en me voyant débouler. Je suis fier de toi, mon Ali.

Il me fourra dans la main une enveloppe parcheminée au sceau bien connu que je caressai du bout du doigt, rêveuse. Tandis que je décachetais la missive tant attendue, Marly, ma sœur jumelle, fit à son tour irruption dans la cuisine, ses mèches blondes en bataille lui retombant sur le front. Mon farceur de père s'amusa un instant à tenir la lettre hors de sa portée, la mine frustrée de ma sœur lui donnant matière à se moquer, puis la lui remit enfin avant de nous déposer à chacune un baiser sur le front et de transplaner en direction du Ministère où il travaillait en tant qu'Auror.

— On va à Poudlard ! lançai-je joyeusement à Marly.

Je ne crois pas qu'elle me répondit de vive voix, se contentant d'un sourire timide alors que je quittais la cuisine. À mes onze ans, et bien qu'on soit jumelles, je n'étais pas proche de Marly. Nous nous adressions quelques mots de temps à autre, surtout en présence de nos parents, mais, la complicité qui unit ordinairement les jumeaux, nous avions comme fait une croix dessus. Et, si ça me blessait, en partie parce que je ne parvenais pas à comprendre la source de cet éloignement, respecter cette distance était bien plus simple que de tenter d'y mettre un terme. Par ailleurs, j'entretenais le même genre de relation avec Jake, notre frère aîné, avec qui j'avais pourtant fait les quatre cent coups avant que toute notre famille ne quitte la France au profit de l'Angleterre, six années plus tôt. Quant à Arthur, le benjamin, il se complaisait si bien dans le silence que je n'avais jamais réussi à savoir ce qu'il pensait. Mais, pour peu qu'il se décidât à ouvrir la bouche, il était d'excellente compagnie, quoiqu'un peu vexant par moments tant il était lucide.

— Tu dois avoir hâte, me glissa-t-il ce matin là de sa voix fluette d'enfant de dix ans.

Caché derrière le tournant de l'escalier, il jaugeait d'un air indéchiffrable la lettre que je serrais précieusement contre moi.

— J'ai hâte, confirmai-je. J'ai tellement rêvé de Poudlard !

Il me fit un clin d'œil puis, aussi soudainement qu'il était apparu, s'évapora dans la pénombre du palier.

 

 

***

 

1er septembre 1973.

 

Pendant les jours qui suivirent, tout ne parut tourner qu'autour de l'école de sorcellerie. Entre les allées et venues au Chemin de Traverse, la soirée au cours de laquelle ma grand-mère maternelle me remit la baguette de son défunt mari que, sans que je ne sache alors pourquoi, elle avait toujours souhaité me donner, et l'excitation qui grandissait, l'été passa aussi vite qu'une bourrasque de vent et le jour du grand départ arriva.

Je me revois encore sur la plateforme 9 ¾, serrée contre ma mère qui rechignait à voir partir trois de ses bébés vers ce château dont elle ne connaissait rien, ayant fait ses études à Beauxbâtons avec mon père. De même, je me souviens parfaitement de la gêne que je ressentais à l'idée d'être étreinte de la sorte sous les yeux perçants d'une myriade d'inconnus. Cela avait quelque chose d'humiliant, d'autant plus que Jake était déjà parti rejoindre ses amis et que même Marly avait disparu avec Tess Bryan - notre voisine, qui était également sa meilleure amie - quelques minutes plus tôt.

— Maman, je ne pars que quatre mois, pas toute ma vie ! finis-je par grogner.

— Tu promets de nous envoyer une lettre dès que tu sera arrivée ? me fit-elle jurer en me relâchant enfin.

— Oui, oui... répondis-je distraitement en m'éloignant, ma valise trop lourde pour moi à la main.

Du haut de mes 135 cm, je me fis rapidement engloutir et malmener par la foule d'élèves en pleine joie des retrouvailles et de parents dans le même état que ma mère. Atteindre la porte d'un wagon se révéla donc être un réel miracle. Au prix d'immenses efforts - et de plusieurs éraflures sur le cuir déjà bien abîmé de ma valise - je parvins à la traîner à bord du train. Bien trop essoufflée pour me fatiguer à chercher un compartiment - je n'avais de toute façon personne à retrouver puisqu'en dehors de Jake, Marly et Tess je ne connaissais personne - je m'installai dans celui qui était le plus proche de l'entrée, en dépit du courant d'air froid qui le traversait.

Quelques minutes plus tard, deux garçons de mon âge répondant aux noms de Ganymede Lestrange et d'Aiden Wilkes m'y rejoignirent sans même m'en demander la permission et, une fois leurs malles hissées dans le filet à bagages avec une facilité que je leur enviai, ils se replongèrent dans leur conversation sans me prêter une quelconque attention.

Glaçant et insultant sont, je pense, les mots les plus adéquats pour qualifier la première partie de ce voyage à bord du Poudlard Express. Le courant d'air qui filtrait à l'intérieur du compartiment me gelait les os, et je me sentais humiliée face à l'indifférence évidente de mes deux futurs camarades. J'en venais même à regretter de ne pas avoir profité plus longtemps de la douceur des bras de ma mère lorsque la porte s'ouvrit brusquement sur une fillette bien en chair aux cheveux roux carottes et aux yeux bleus lumineux.

Déjà enfant, Becca Stevens appartenait à ce genre de personnes qui illuminent leur entourage de leur présence. Bavarde, confiante et insolente, elle était tout ce que je n'avais jamais réussi à être, et je jalousai sa personnalité dès qu'elle s'invita dans notre compartiment en cette journée de rentrée, les cheveux complètement ébouriffés et le regard brillant d'excitation. Avec une nonchalance peu commune, elle nous intima, Lestrange, Wilkes et moi, au silence - et ce bien qu'aucun de nous ne parle, moi muette depuis que j'avais quitté mes parents et eux trop choqués par son intrusion pour reprendre leur bavardage.

— Becca ! rugit une voix dans le couloir. Becca, reviens ici tout de suite !

Quelques instants plus tard, la porte du compartiment s'ouvrit de nouveau pour laisser entrer deux garçons d'une quinzaine d'années que je peux aujourd'hui présenter comme William Stevens, dit Will, le frère de Becca, et Alex Silver, un ami de ce dernier.

— Ah, te voilà ! s'exclama Will.

— Tu me cherchais ? fit mine de s'étonner Becca.

— On n'est même pas arrivés à Poudlard que tu commences déjà à m'attirer des emmerdes !

— Tout de suite les grands mots... Relaxe un peu, Will. Après tout, j'ai simplement dit tout haut à cette Elisa ce que tu pensais d'elle tout bas. Si ça se trouve elle pense la même chose et vous pourrez sortir ensem...

— Mais tu le fais exprès ! s'indigna son frère, les joues cramoisies de honte.

— Elle a raison, détends-toi, intervint Alex. Tu n'as pas besoin de te mettre dans des états pareils pour elle, ce n'est qu'une gamine.

Si Becca afficha un air indigné, Will se calma aussitôt et quitta le compartiment avec la dignité qui lui restait, suivi d'Alex.

— Une gamine... vociféra Becca tandis que la porte se refermait sur eux. Je lui en ficherais, moi, des gamines ! Pourquoi tu me regardes comme ça, toi ? Tu veux ma photo ? ajouta-t-elle en voyant que Wilkes la fixait, bouche entrouverte.

Elle s'affala ensuite à mes côtés sur la banquette et m'adressa ces quelques mots dont je me rappelle encore parfaitement :

— Ces deux là n'ont pas l'air commodes, mais toi ça va. Je m'appelle Rebecca Stevens, mais tout le monde dit Becca. Et toi ?

— Alicia Azer, baragouinai-je, ne m'attendant pas à ce qu'elle me témoigne de l'intérêt. Ou Ali, si tu préfères.

— Génial ! Tu veux une patacitrouille ? me demanda-t-elle en me tendant un paquet des célèbres friandises. Je les ai piquées à Will avant de partir. Il ne s'en est même pas rendu compte ! Enfin, de toute façon il ne se rend jamais compte de rien, ce nigaud. Tu savais qu'une fois...

 

***

 

Grâce à Becca, le trajet prit une toute nouvelle tournure. Elle avait ce don de donner aux événements les plus communs du quotidien - tel le choix d'une paire de chaussettes - un intérêt inédit, faisant de sa vie un véritable roman d'aventures, et je ne mis pas longtemps à l'apprécier. Ce qui est plus nébuleux en revanche, c'est ce qu'elle vit en moi ce jour-là pour se prendre de sympathie à mon égard. Encore aujourd'hui, il m'arrive de me demander ce que j'ai bien pu faire pour mériter une amie pareille. Et c'était pire à l'époque où je m'étais même retenue d'aller aux toilettes pendant une bonne partie du voyage, de peur qu'elle ne prenne la fuite durant mon absence.

Je finis cependant par craquer et par faire un saut au wagon sanitaires, et c'est sur le chemin du retour que survint la toute première de la longue liste de péripéties qui allaient rythmer la vie à Poudlard. Perdue dans mes craintes que Becca ne se soit échappée quand je n'étais pas là, je ne regardais plus où j'allais et heurtai avec force le torse de John Avery, un Serpentard de troisième année à l'instar de Jake.

— Quand on est poli, on s'excuse, me cracha-t-il lorsque, étourdie, je relevai la tête vers lui en me massant le front.

— Quand on est poli, on s'écarte, rétorquai-je, agacée par le ton qu'il avait employé à mon égard.

Je me souviens avoir regretté mon sens de la répartie sitôt la pique sortie de mes lèvres. Avery était flanqué de Letton Mulciber, tous deux étant plus grands que moi et, sans aucun doute possible, plus doués en matière de magie. Mais, heureusement pour moi, alerté par le ton qui montait dans le couloir, Jake sortit la tête de son compartiment et, en m'apercevant, poussa un soupir imperceptible avant de lâcher :

— Déjà à embêter les premières années, Avery ?

Ce dernier s'apprêta à répliquer mais l'autorité naturelle de Jake suffit à lui faire baisser les armes et rentrer à l'intérieur du compartiment. Je voulus remercier mon frère de m'avoir sauvé la mise, mais il ne m'en laissa pas le temps et la porte se referma sans que je n'ai pu ouvrir la bouche.

— Incroyable ! J'en reviens pas qu'il vienne juste de prendre ta défense ! Pas contre toi, hein, mais c'est du jamais vu... s'exclama alors une voix chaleureuse empreinte de moquerie dans mon dos.

Elle appartenait à un grand brun au visage jovial surmonté de fines lunettes et aux cheveux si mal coiffés que j'en vins à me demander s'il n'avait pas été victime d'une farce de mauvais goût.

— Euh... répondis-je d'un ton mal assuré. Tu... Tu es qui ?

— Suis-je bête, je ne me suis pas présenté ! Je suis James Potter, actuel détenteur du record du plus grand nombre de retenues jamais obtenues en un an et, surtout, membre à plein temps des Maraudeurs, farceurs officiels de la tour des Gryffondor !

— Oh, je vois... fis-je - alors que je ne voyais pas du tout. Et pourquoi tu dis ça ?

— Jake Azer ne prend jamais parti dans ce genre de bagarre, répondit James comme si c'était évident. D'ailleurs, si tu veux un conseil, ne t'approche pas trop de lui et de ses amis. Ils ne sont pas vraiment fréquentables.

Il s'interrompit quelques secondes pour gratifier la porte vitrée du compartiment d'un regard dégoûté avant d'ajouter :

— Et toi, tu es qui ? Tu as l'air d'avoir un bon sens de la répartie...

Je dus me rendre à l'évidence : il n'avait pas fait le lien entre Jake et moi. En même temps, nous ne nous ressemblions pas. Lui était le portrait craché de mon père, avec ses cheveux blonds et ses yeux verts. Quant à moi, j'avais de banals cheveux châtains hérités d'on ne savait qui et des yeux tout aussi bruns. Hormis les fossettes que nous partagions, rien ne pouvait indiquer que nous appartenions à la même famille. Sur le coup, j'en fus soulagée, James ne semblant pas porter mon frère dans son cœur, et me gardai bien de mentionner mon nom de famille en me présentant :

— Je m'appelle Alicia. Spécialiste quand il s'agit de s'attirer des ennuis tout genre.

Bon vivant, le Gryffondor explosa de rire devant ma piètre tentative d'humour.

— Eh bien enchanté, Alicia !

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