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71e édition des Nuits d'HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 71e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 25 novembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir vous inscrire !
Pour connaitre les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A très bientôt !
De L'équipe des Nuits le 11/11/2017 11:24


Sélections du mois


Chers membres d'HPF,

Les votes pour la sélection Minerva McGonagall du mois de novembre sont en cours. Vous pouvez découvrir les choix des lecteurs et voter jusqu'au 30 novembre pour les textes que vous avez aimés sur ce topic !

Vous avez participé à un Echange de Noël ces 10 dernières années ? Ou avez adoré une fic écrite dans le cadre de cet échange ? Pour ses dix ans, les propositions sont donc ouvertes pour le thème Echange de Noël du mois de décembre : n'hésitez pas à soumettre vos coups de coeur ici !

Félicitations aux textes sélectionnés sur le thème Univers Alternatif : AngelStars et sa fic longue Une histoire de constellation ainsi que Laney avec Tu m'appartiens !



Vous pouvez toujours trouver l'ensemble des Sélections du Mois sur le site et proposer vos thèmes et idées sur les topics du forum.
De L'équipe des Podiums le 04/11/2017 21:57


Mise à Jour de la FAQ


Chers membres d'HPF,

C'était en projet depuis longtemps, et vous l'avez peut-être même remarqué si vous consultez régulièrement cette page : nous avons mis à jour la Foire aux Questions ! Destinée aux lecteurs, aux membres, et aux auteurs de HPF, elle répond à vos questions sur les délais de validation des fanfictions, sur les mentions qui peuvent apparaître dans les titres de vos histoires, sur les moyens de contacter les auteurs, ou encore sur l'hébergement des images. Elle est à lire en complément du règlement, et répond à un certain nombre de questions que l'on reçoit régulièrement par mail.

Bonne lecture !

De L'équipe des Modératrices le 28/10/2017 20:12


70e édition des Nuits d'HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 70e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 21 octobre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir vous inscrire !
Pour connaitre les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A très bientôt !
De L'équipe des Nuits le 11/10/2017 13:11


Sélections du mois


Chers membres d'HPF,

Les votes pour la sélection Univers Alternatif du mois d'octobre sont en cours. Vous pouvez découvrir les choix des lecteurs et voter jusqu'au 31 octobre pour les textes que vous avez aimés sur ce topic !

Vous avez admiré le courage de Minerva McGonagall tout au long de la saga ? Vous adorez sa technique de défense dans le 7e tome ? Ou la trouvez-vous trop sévère ? Les propositions sont donc bien ouvertes pour le thème Minerva McGonagall du mois de novembre : n'hésitez pas à soumettre vos coups de coeur ici !

Félicitations aux textes sélectionnés sur le thème Maraudeurs : Princesse se sélectionne avec Cornedrue ainsi que Jukava, pour son texte Just dashes accross the heart !



Nous sommes toujours en pleine réflexion pour un système de vote et de proposition qui ne nécessite pas l'inscription sur le forum, n'hésitez pas à nous suggérer vos idées !

Vous pouvez toujours trouver l'ensemble des Sélections du Mois sur le site et proposer vos thèmes et idées sur les topics du forum.
De L'équipe des Podiums le 01/10/2017 20:35


2ème Edition des Nuits Insolites


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 2e édition des Nuits Insolites se déroulera le samedi 7 octobre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir vous inscrire !
Les modalités de participation sont disponibles sur le même topic. A très bientôt !
De L'équipe des Nuits le 27/09/2017 21:47


Clair de Lune par Melinda 09

[5 Reviews]
Imprimante
Table des matières

- Taille du texte +
Note de chapitre:

Réponse au concours d'août 2006:

Les Maraudeurs viennent une nouvelle fois de ridiculiser Rogue.
Celui-ci craque et décide de se venger de la manière la plus ignoble qu'il soit.


Très longue One Shot Horreur, n'oubliez pas les reviews ^^

Noël. A cette seule annonce, tout le monde pense immédiatement à période de réjouissance, de joie, de fête. Et bien ceci n’est pas la réalité. Tout le monde ne pense pas que ce mot « Noël » rime avec festivité. Car pour un jeune homme, sorcier de surcroît, les périodes de Noël sont loin d’être amusante. Surtout quant on sait qu’il doit rester durant les vacances dans son école, avec pour compagnie de chambrée des futurs mangemorts en puissance, et pour bourreaux cinq Gryffondor qui s’en donnent à cœur joie de l’agacer et de l’humilier sans cesse. La dernière « blague » en date a bien faillit lui coûter la vie. Ce satané Potter lui avait sauvé la vie, et surtout par la même occasion celle de ses amis.
D’un geste rageur il frappa son poing contre la table, faisant sursauter deux premières années qui avaient dû rester eux aussi dans ces cachots humides.
- Très mauvaise idée, maugréa t-il en se massant les phalanges meurtries sous le choc.
D’un geste rapide, il éloigna sa chaise du bureau sur lequel trônaient divers parchemins remplis d’une écriture serrée. Il laissa un soupir s’échapper avant de prendre sa plume et de la tremper dans l’encrier. Il prit une longue inspiration, avant de pencher son nez sur un parchemin vierge. La plume courrait sur la feuille, la faisant légèrement crisser de temps en temps. Concentré, il n’interrompait son écriture uniquement pour remplir le réservoir d’encre. Son nez manquait de recevoir des taches noires du fait de sa proximité avec son écriture moucheté. Après de longues minutes d’intense réflexion, il releva la tête en faisant attention que ses cheveux noirs ne balayent pas le parchemin. D’un geste délicat, il posa la plume, et prit le parchemin. Un sourire s’étala sur ses lèvres. Il agita légèrement sa baguette au-dessus du parchemin, laissant échapper un souffle chaud qui fit sécher l’encre encore fraîche. Un mouvement du poignet fit copier le texte sur un autre bout de parchemin, qu’il plia en quatre et glissa rapidement dans sa poche. Il prit l’original, avant d’envoyer les brouillons se consumer dans l’âtre de la cheminée. D’un pas décidé, il passa devant les deux élèves craintifs qui n’avaient pas perdu une miette de ce qui venait de se passer. Le mur de pierre s’ouvrit dès que Rogue fut à proximité, et il s’avança dans le couloir où les murs étaient nus, mis à part quelques tableaux représentant différentes victuailles. Le son de ses chaussures se répercutait sur toute la longueur du couloir, lui donnant l’impression d’être suivit. Il s’interrompit d’ailleurs, sentant un frôlement sur sa droite. Fronçant les sourcils, il continua d’avancer, essayer de marcher d’un pas irrégulier. Soudain il s’interrompit au milieu du couloir, alors que l’écho des pas continuait.
- Qui va là ? Interrogea t-il en sortant sa baguette de sa poche.
Il fronça les sourcils, essayant de discerner quelque chose d’invisible, sans, bien entendu, y parvenir. Il se tourna et continua à avancer. Sans crier gare, il se tourna rapidement et lança un sort informulé en visant le milieu du couloir derrière lui. Un rapace sortit de sa baguette et fonça en volant au milieu du couloir. Severus put entendre sans difficulté un hoquet de surprise alors que son Patronus disparaissait.
- Pitoyable, s’exclama t-il en soupira, et il reprit sa marche tranquillement.
Il était désormais certain d’être suivit par quelqu’un qui avait absorbé une potion d’invisibilité. Poudre d’hellébore et Cranson Officinal se remémora t-il alors qu’il frappa à la porte. Il laissa tomber sa main qui se serrait et se desserrait, alors que l’autre tenait le parchemin qu’il venait de rédiger. Un léger cliquetis lui fit oublier le fait qu’il était suivi, et son visage s’apaisa quand il vit son professeur de potions ouvrir la porte.
- Bonjour professeur Slughorn.
- Bonjour monsieur Rogue. Je me suis étonné de ne pas vous avoir encore vu depuis le début de ces vacances.
Rogue fit un petit sourire :
- Je suis désolé de vous importuner professeur.
- Mais pas du tout. Vous savez bien que j’aime être utile, du moment que l’on ne m’oublie pas par la suite. Entrez, je vous en prit.
Severus acquiesça d’un signe de tête et entra dans la salle de potion, avant de refermer la porte précipitamment.

-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-


Le jeune homme brun fronça les sourcils quand Severus entra dans la salle de potion :
- Que mijote t-il encore ? Demanda t-il en enlevant sa cape d’invisibilité qui recouvrait tant bien que mal les cinq Maraudeurs de Poudlard.
- Je l’ignore, répondit son meilleur ami.
- Mais même avec la cape, il savait qu’on était là. Ca en devient effrayant. Même invisibles, il nous surprend, ajouta le plus petit d’entre eux.
- Je ne sais pas si ça sert à quelque chose qu’on le suive comme ça. Vous avez entendu, c’est dans ses habitudes de venir voir Slughorn. Il n’y a rien de mal à vouloir prendre des cours supplémentaires, si ?
- Tu dis ça parce que tu fais partit du Club de Slug, répondit amèrement Sirius.
Remus rosit, alors qu’une autre voix répondit :
- Je suis certain que si tu arrêtais de passer pour un gamin aux hormones délirantes, et à faire des blagues idiotes tu aurais ta place dans « Le Club de Slug » comme tu l’appelle.
Remus regarda Lucas, lui fit un sourire de remerciement, avant de se séparer de ses amis, avançant d’un pas rapide. Peter tenta un geste pour l’interrompre dans son départ, mais il fut arrêté par Sirius :
- Laisse, c’est à moi d’y aller.
Il commença à courir dans les couloirs à la recherche de son ami. James poussa un soupir, avant de prendre Peter et Lucas par les épaules, s’en allant vers leur tour.

-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-


Severus s’était avancé alors que son professeur de potion s’était installé derrière son bureau. Il posa son parchemin plié en deux sur le bureau sous le regard interrogatif de Slughorn.
- Qu’est ce que cela ? Demanda t-il en faisant des va et viens entre la feuille qui ne demandait qu’à être lue, et le visage de Severus.
- C’est un essai de potion. Comme par le passé, j’ai essayé de créer une potion, et je voudrais que vous regardiez si cela aurait des effets néfastes sur celui qui l’ingurgite.
Le professeur hocha la tête et déplia lentement le papier jauni. Ses yeux parcoururent le contenu, s’ouvrant de stupeur au fur et à mesure que sa lecture avançait. Après quelques minutes, il posa précautionneusement le parchemin avant de planter ses yeux dans ceux de son élève :
- C’est une brillante découverte que vous avez faite là, monsieur Rogue. Je ne pensais pas qu’un élève de Poudlard aurait pu découvrir une potion qui paraît si… utile. Notamment pour le ministère, voyez-vous. Une potion de ce genre va vous faire gravir rapidement les échelons. Et je ne serais pas surpris qu’un jour vous preniez ma place, comme enseignant de potions.
- C’est trop d’honneur, réussit-il à prononcer, ses joues rougissant légèrement.
- Mais c’est la vérité, s’exclama t-il en se levant. Monsieur Rogue, vous avez là une potion exceptionnelle. Cependant, il faudrait pouvoir l’essayer. Venez par la, monsieur Rogue. Nous allons créer cette merveilleuse invention.
Severus suivit son professeur dans son laboratoire personnel. Un chaudron en bronze flottait au milieu de la pièce. Autour d’eux, des étagères s’adossaient les unes aux autres, qu’elles faisaient penser à celles de Ollivander tellement elles étaient hautes. Slughorn posa le parchemin sur un pupitre dédié à cet effet, et commença à lire les instructions de son élève.
- Alors l’essence de Belladone, troisième armoire, septième étagère à droite, dit-il en désignant un endroit du bureau.
Severus se dirigea vers l’endroit désigné, monta sur l’étroite échelle et attrapa une bouteille, avant de l’apporter au professeur.
- Bien ! Ensuite « une demi-cervelle de crapaud de lune et 30 grammes de coquille de dragon en poudre », quatrième armoire, étagère cinq… ou peut-être six.
Severus vit non loin des deux pots qu’il devait ramener du sang de salamandre.
- Peut-être devrions-nous ajouter du sang de salamandre et deux plumes de Jobberknoll, pensa t-il à voix haute.
- Pourquoi pas, renchérit son professeur. Venez, monsieur Rogue, et mettons tous les ingrédients qui sont sur cette table dans les proportions que vous avez indiquées.
Le jeune Serpentard se rapprocha du chaudron et commença à verser les divers ingrédients dans des proportions très précises.
- Juste une goutte de plus, murmura Slughorn, le regard enflammé comme s’ils étaient en train de recréer la pierre philosophale.
Severus esquissa un sourire, et la goutte de bile de tatou tomba avec légèreté dans le chaudron, faisant échapper un panache de fumée rose. Le professeur de potion inséra l’ultime élément à la potion : un ver marin qui fit changer la couleur de la potion d’un bel orange que l’on pourrait facilement confondre avec du jus de citrouille.
- Ca y est ! Dit enfin Severus, en regardant son professeur. Pensez-vous qu’il y a un quelconque risque ?
- Non, les ingrédients ne font pas des effets nocifs. Il se peut qu’il y ait des effets secondaires imprévus. Il faudrait trouver des cobayes pour la tester. Au moins deux, l’idéal serait trois.
- C’est bizarre professeur, mais j’ai quelques idées pour les personnes qui pourraient essayer cette potion.
- Des amis à vous ? Demanda t-il, avide de petits potins de Poudlard.
Severus grimaça :
- Non, justement. Ils pourront être ainsi impartiaux, si bien sûr vous ne leur dites pas que la potion est de ma fabrication, bien entendu.
- Qui sont-ils ? S’enquit Slughorn, d’un regard en biais.
- Des Gryffondor : Black, Potter, Nowghust et Pettigrow.
- Ah oui! Je vois. Ce sont des amis de Monsieur Lupin, c’est cela ? Vous voulez que lui aussi teste la potion ?
Severus fit un signe de la tête :
- Non, j’ai peur que sa condition… vous savez, sa santé est fragile. S’il y a des complications, il vaut mieux que cela soit sur des personnes en bonne santé.
- Vous pensez vraiment à tout, mon cher Rogue. Et bien, je les convoquerais dès demain. Le tout sera de les convaincre.
- Vous n’avez qu’à leur promettre de les inviter à la prochaine réunion que vous organisez. Je suis sur que le fait que Lupin y soit les motivera.
- Vraiment, vous êtes d’une intelligence rare, Monsieur Rogue. Je suis vraiment fier de vous avoir comme élève. Il me semble qu’il se fait tard, vous devriez rentrer dans votre salle commune.
Severus hocha la tête, un sourire satisfait sur les lèvres. Il remercia brièvement son professeur, avant de se retrouver seul dans le couloir en pierre. Et pour la première fois de sa vie, il espérait qu’il se soit trompé dans la création de sa potion.

-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-


Un jeune seconde année zigzagua entre les élèves qui bavardaient dans la salle commune de Gryffondor. Il arriva près d’un groupe de cinq personnes installées sur des canapés confortables. Remus et Lucas levèrent la tête d’un même mouvement. Il tendit d’une main tremblante un parchemin :
- C’est… c’est de la part du professeur Slughorn, dit-il, avant d’ajouter, pour messieurs Potter, Black, Pettigrow et Nowghust.
Lucas prit le parchemin, en faisant un sourire de remerciement. Il se retourna ensuite vers ses amis :
- Slughorn voudrait nous voir tous les quatre pour une affaire de la plus haute importance. Si nous acceptons, nous serons admis dans son cercle très refermé. Il nous convoque dès ce soir, après le dîner, dans son bureau.
- C’est pour ça qu’il ne te met pas dans le lot, Lunard ? Interrogea Sirius en lisant à son tour les quelques mots du professeur.
- Sûrement, fit-il en se levant. Devrais-je vous rappeler que l’on a un cours de rattrapage maintenant ?
- Astronomie. Pourquoi avons-nous été « malade » durant la dernière semaine avant les vacances ? Du coup on a des cours pendant les vacances de Noël ! C’est pas juste ! maugréa James, en s’extirpant difficilement du fauteuil.
- Tu veux sûrement dire pourquoi avons nous prit une retenue avec Sinistra ? Traduisit Sirius.
- J’ai toujours du mal à faire de l’astronomie en plein jour, confessa Peter, alors qu’ils marchaient dans les couloirs.
- Moi aussi, avoua Lucas, mais on étudie les positions des étoiles que l’on a observé hier soir.
Traînant un peu, ils arrivèrent devant la salle. Ils s’installèrent rapidement, et le professeur Sinistra leur demandèrent de sortir les planches qu’ils avaient réalisé la veille. Des constellations s’agglutinaient autour de diverses étoiles, et d’un autre astre, la Lune. Pour y voir plus clair, Remus avait ensorcelé les noms des étoiles, et camouflé la Lune. Le professeur passa dans les rangs, observant leurs maquettes, avant de revenir vers le tableau :
- Bien. Nous allons maintenant modifier les parcours de diverses étoiles pour voir ce que cela donnera dans une semaine.
Remus ne put s’empêcher de frissonner : dans une semaine se serait la pleine Lune. James posa une main sur son épaule, ayant remarqué le trouble de son ami. Le lycanthrope regarda les indications écrites au tableau, et d’un mouvement de baguette, bougea les étoiles selon des orbites et des angles compliqués.
- Vous pouvez tous remarquer l’alignement étrange qui se forme avec les étoiles que nous avons étudiées. Maintenant, bouger aussi la Lune.
Remus s’exécuta et prit un air très très pâle. Sirius regarda sur le parchemin de son ami, et remarqua alors un parfait alignement entre les étoiles et la Lune. L’explication du professeur Sinistra permis aux Maraudeurs de comprendre l’effroi qui parcourait à cet instant le jeune homme châtain.
- Cet étrange alignement n’est visible que tous les six cents ans. Beaucoup de sorciers attendent c’est événement avec impatience car il confère des propriétés magiques extraordinaires à la Lune : tout ce qui est régit par la Lune est amplifié : par exemple les pouvoirs des fleurs que l’on doit cueillir à la pleine lune seront six fois plus magiques que celle que l’on cueille à d’autre pleine lune. La magie est décuplée…
Les Maraudeurs avaient décroché de l’explication. Quand le cours fut finit, ils s’empressèrent de se retrouver dans leur chambre. Une fois installés sur les lits, James demanda à Remus :
- Tu étais au courant ?
- Quand j’ai été accepté à Poudlard, le professeur Dumbledore m’a donné un journal d’un ancien lycanthrope qui vivait à la fin du XV° siècle. Quand je l’ai lu, j’ai été effrayé par les symptômes qui décrivait lors de cette « pleine lune » particulière.
- Tu l’as ici ? Demanda Lucas.
Remus hocha la tête, et agita sa baguette. Un petit carnet brun s’envola vers lui. Il l’ouvrit à une page avant de la tendre à son ami. Lucas prit précautionneusement le journal et essaya de traduire ce qu’il lisait :
- « Cette nuit n’est pas comme les autres. La lune est plus éclatante et brillante que toutes les autres pleine lune. C’est ce que disent tous les sorciers qui attendent cette nuit avec impatience. Personnellement, j’ai l’impression qu’elle réveille quelque chose en moi, alors qu’elle n’est même pas dans le ciel. Le soleil brille encore, mais je sens quelque chose de différent. Peut-être est-ce le fait que je sois une créature de la nuit, qui permet tout ce que je ressens actuellement. J’ai envie de déchirer tout ce qu’il y a autour mais je me contrôle. Enfin, pour le moment. L’appel de la forêt, je l’entends, je sens qui brûle en moi. »
Lucas s’interrompit, regardant avec inquiétude Remus. Il sauta quelques passages, avant de continuer :
- « C’était horrible. Je n’avais plus aucune raison, j’étais libre de tout. Comme une bête que l’on avait libérée. Sauf que c’est moi-même qui me suis libéré. Comme d’habitude je suis descendu dans la cave, et ma femme m’a attaché aux chaînes qui pendaient. C’est moi qui avais imposé cette contrainte. Les chaînes s’enroulèrent autour de mes poignets, de mes jambes et de mon torse. Un soupirail me montrait l’état de la Lune. Je hurlais à ma femme de sortir, ce qu’elle fit avec empressement. Lorsque le premier rayon sortit de l’horizon, la métamorphose fut plus douloureuse que jamais : j’avais l’impression d’être écartelé. Une fois devenu bête, une sensation de bien-être s’infiltra en moi. Malgré les sorts, les chaînes se brisèrent sous mes agitations : j’étais plus fort, et je n’avais aucun contrôle sur moi-même. Lorsque la Lune est sortie complètement, je n’étais plus conscient de ce que je faisais. Je n’ai aucun souvenir de ce qui s’est passé cette nuit-là. Seul le résultat m’a sauté aux yeux dès lors que je me suis retransformé en homme : un carnage. C’est indescriptible. Ce que je peux uniquement dire, c’est que ma femme est morte cette nuit là. Et que c’est ma faute. »
Lucas referma le livret. Tous avaient le souffle coupé. Remus grelottait. Sirius enlaça son ami, lui apportant un peu de réconfort.
- Il n’y a pas une potion ? Demanda Peter.
- Je ne pense pas : pourquoi des sorciers fabriqueraient une potion pour quelque chose qu’ils ont en horreur depuis des milliers de siècles ? Ce n’est pas contre toi, Lunard. Mais j’imagine que tu as déjà cherché.
Ce dernier hocha tristement la tête. Alors que James se leva :
- Et bien on fera comme d’habitude : on se métamorphosera : Lucas, Sirius et moi sommes assez puissants pour te maîtriser. Et puis, si la Lune modifie les comportements des loups-garous et des plantes, pourquoi pas sur des animagi ?
- On devrait aller faire des recherches ce soir, déclara Sirius.
- Tu oublies la demande de Slughorn. S’exclama Peter.
- Zut. Et bien après, on ira à la bibliothèque.
Les quatre maraudeurs concernés hochèrent la tête, alors que Remus disait :
- On se retrouve à la bibliothèque alors ?
Quatre visages souriants se retournèrent vers lui. Que c’est bon d’avoir de tels amis, songea le lycanthrope.

-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-


- Carte des Maraudeurs ?
- J’ai ! S’exclama Peter en montrant un parchemin vierge.
- Cape d’invisibilité ?
- Cachée dans ma poche, répondit James en tapotant contre sa cuisse.
- Mais où est Sirius ? Interrogea Lucas en mettant sa cape sur le dos.
- Dans la salle de bain, répondirent en même temps James et Peter, avant de rigoler.
- Il tient à être séduisant pour Slughorn, expliqua Remus qui s’apprêtait à sortir.
- On se rejoint à la bibliothèque ! Dit Lucas.
Peu après le départ de Remus, Sirius sortit de la salle de bain. James taquina son ami :
- Tu as tout fait : lavage de cheveux, parfum ? Oh, par Merlin tu as oublié l’essentiel !
Sirius leva un sourcil, alors que le brun lui tendait un petit emballage rosâtre. Sirius le prit, et lût :
- Bonbon anti-haleine pestilentielle ! Tu te fous pas de moi, par hasard ?
- Par hasard ? Non !
James, Peter et Lucas rigolèrent, alors que Sirius descendait les escaliers du dortoir en ronchonnant.
- Allez Patmol ! Fais pas la tête ! S’exclama Lucas, tout joyeux.
- D’abord je fais pas la tête ! Maugréa Sirius, ce qui fit redoubler l’hilarité des trois Gryffondors.
C’est dans la joie (et presque la bonne humeur) que les quatre compères arrivèrent devant le bureau où ils avaient surpris Rogue. Peter frappa deux coups à la porte. Celle-ci s’ouvrit sur un bonhomme à la bedaine proéminente, et un sourire satisfait sur le visage.
- Entrez, mes jeunes amis. J’ai pour vous une mission de la plus haute importance.
Les quatre Gryffondor échangèrent des regards satisfaits avant de pénétrer dans le bureau.

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- Une mission de la plus haute importance ! Maugréa Sirius ! Tu parles d’une mission ! On est des cobayes ! Voilà tout !
- Patmol ! Tais-toi, où tu vas nous faire repérer ! Chuchota James.
Les quatre Gryffondor venaient de sortir du bureau de leur professeur de potion et se dirigeait vers la bibliothèque, camouflés sous la cape d’invisibilité. Lucas étouffa un hoquet de surprise, quand Peter se transforma en rat, et commença à courir devant eux.
- J’aimerai bien avoir un Animagus aussi discret, murmura Lucas.
- Ah bon ? Tu veux te transformer en rat ? Interrogea James en sortant sa baguette.
- Chut, les rappela à l’ordre Sirius. Quelqu’un vient ! Ajouta t-il en regardant sur la carte.
Comme d’un commun accord, ils se positionnèrent stratégiquement derrière une armure qui parlait toute seule. Ils virent alors le concierge, Picott Apollon avancer en boitillant. Ils retinrent leur souffle, alors que celui-ci passait devant eux en chantonnant une petite mélodie. Ils laissèrent quelques minutes passer, avant de se remettre en route :
- Je ne vois pas pourquoi on se cache à chaque fois. Il est sourd comme un pot, et il peut même pas courir, s’exclama Sirius.
- Peut-être parce qu’il a une baguette ? Proposa Lucas en souriant.
James les força à avancer. Ils arrivèrent enfin devant la porte de la bibliothèque. Peter prononça un Alohomora, et la porte s’ouvrit. James enleva la cape qui les recouvrait après que Lucas ait pris le soin de verrouiller la porte.
A pas de loup, ils se dirigèrent vers la réserve. Ils étaient sûrs de trouver leurs amis ici. En effet, ils virent une table remplie de livres, Remus et Peter installé de part et d’autre.
- Nous voilà bons pour une soirée hilarante, dit Lucas en s’installant près de Remus.
Ce dernier lui fit un sourire contrit, avant de replonger dans la lecture du grimoire, et de demander :
- Alors, cette mission ?
- Pfff ! maugréa Sirius.
- On doit boire une potion qui n’a pas été encore homologuée, expliqua rapidement James.
- Des cobayes, ouais ! S’exclama Sirius.
Remus échangea un regard avec James, avant de demander :
- Tu es de mauvaise humeur parce que Slughorn ne t’as pas demandé d’aller au bal avec toi ?
- Gna gna gna gna gna, lui répondit Sirius avant de lui tirer la langue.
Des éclats de rires résonnèrent dans la réserve, avant que le calme ne reprenne son droit, tous étant plongé dans leurs recherches.

(Quelques heures plus tard)

Paf ! James se prit une main sur la figure :
- Mais pourquoi tu me gifles Lily ? Murmura James, les yeux fermés.
Au son de sa voix, Sirius ouvrit les yeux lentement :
- Désolé Cornedrue, c’était pas voulu.
- On est où ? Demanda Peter en se réveillant partiellement.
- Dans la réserve, si mes souvenirs sont bons, maugréa Lucas.
Remus avait la joue collée contre un épais grimoire. Lucas lui secoua l’épaule :
- Remus, réveille-toi.
Ce dernier cligna des yeux, avant de demander :
- Il est quelle heure ?
- Quelque chose comme cinq heures et demi. Répondit Sirius avant de bailler longuement.
- On devrait rejoindre le dortoir, proposa judicieusement James.
Quelques coups de baguette plus tard, tous les livres étaient à leur place.
- Une nuit de recherches pour rien.
- Ce n’est pas grave, fit Remus en avançant dans les rayons. Y en a qui s’en sont passés des potions, pourquoi pas moi ?
- Je veux bien une potion de régénération de sommeil, murmura Peter.
- J’en ai plus en stock, par contre il me semble avoir quelques ingrédients dans le dortoir pour faire quelque chose qui permet de rester éveillé sans problème.
- Je suis partant, répondit Peter.
- Moi aussi, dirent à l’unisson les trois autres Gryffondors.

-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-


Le lendemain matin, au petit déjeuner, les cinq Gryffondor n’avaient pas l’air d’avoir passé une nuit quasi blanche à chercher des renseignements concernant le petit problème de poil qu’avait Remus.
- Tu devrais peut-être demander des conseils à Dumbledore, proposa Peter en beurrant sa tartine.
- Ben voyant. Et Remus lui diras aussi que nous venons avec lui à chaque pleine lune ! Maugréa James et regarda Peter.
- Par contre, il faudrait demander au professeur Sinistra. Peut-être qu’elle pourra nous dire s’il existe un moyen de briser le pouvoir que la Lune à sur un objet où une créature, proposa James.
Les quatre autres Maraudeurs hochèrent de la tête, montra leur acquiescement

A une autre table, assis devant une infusion de sa propre confection qui laissait échapper une odeur nauséabonde, Severus Rogue observait avec animosité les cinq Maraudeurs installés chez les Gryffondors : et s’il modifiait sa propre potion pour obtenir un résultat plaisant ? Il nia d’un signe de tête : déjà que la présence du crapaud de Lune allait sûrement poser quelques soucis dans la potion dès la semaine prochaine. D’ailleurs, il devrait peut-être en parler avec le professeur Slughorn, cela pourrait créer des problèmes. Il se leva, emportant une tartine de mauve douce avec lui. Il attira sur lui les regards de trois Maraudeurs.

- Et si c’était une de ses potions que Slug veut nous faire tester ? Interrogea James en montrant Severus qui sortait de la grande salle.
- Ce n’est pas impossible, après tout, vous l’avez vu comme moi aller dans son bureau. Et s’il a proposé nos noms, Slug n’allait pas lui refuser, enchaîna Sirius.
- Mais alors pourquoi ne pas avoir nommé Remus aussi ? Interrogea Lucas.
Un silence fit suite à cette question, avant que Remus lui réponde :
- Il connaît ma situation particulière, il n’a pas voulu essayer de me faire prendre un risque inutile.
- Rogue te défendrait ? Interrogea Peter, incrédule.
- Il aurait peut-être peur que sa potion ait des conséquences plus grave, que ça éveille le « problème de fourrure » de Lunard en dehors de ses périodes normales, proposa Lucas.
- C’est possible. Mais jamais Slug nous dira de qui est la potion, répliqua James.
- Slug, non, mais Rogue, peut-être. Si on utilise des arguments convainquants, ajouta Sirius, un sourire sadique s’installant sur ses lèvres.
- Non, non et non ! S’exclama Remus.
- Toi tu t’en fiches, tu es immunisé, lui répliqua Sirius.
Remus regarda Patmol, en hochant négativement la tête :
- Et bien saches que je préférerai prendre la potion comme vous quatre que de ne pas la prendre pour une raison que tu connais.
Il se leva rapidement, et sortit à grandes enjambées.
- Remus, attends ! S’exclama Lucas.
- Ah bravo Sirius ! Au moment où il a le plus besoin de nous, tu le plantes ! S’énerva James. Qu’est ce qu’il t’a fait, bon sang ? Deux fois en deux jours, cela fait beaucoup non ?
- Désolé, maugréa Sirius, en se levant. Vais aller m’excuser.
Peter soupira, désappointé. Décidément, ses vacances de Noël commençaient vraiment étrangement.

-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-


- Vous voilà ! S’exclama le professeur, en souriant. Vous êtes toujours d’accord n’est-ce pas ?
- A une seule condition, demanda Sirius. Que vous nous disiez qui a préparé cette potion.
- J’aurais plutôt pensé que vous m’auriez demandé quels effets elle aurait sur vous. Mais je ne répondrais qu’à une seule question.
Le professeur avait semé un doute au sein des quatre étudiants qui se tenaient devant lui. Choisir entre le Qui, et le Quoi pouvait semer le trouble. Finalement, la voix de la raison, en Lucas, se fit entendre :
- Il semble plus judicieux de savoir en effet quels symptômes nous attendent.
- Aucun ! S’exclama le professeur tout joyeux.
- Aucun ? Reprirent en cœur les Gryffondors. Vous vous payez notre tête j’espère.
- Pas du tout. La potion que vous allez boire est, ou plutôt devrait être un sérum de vérité.
- On est obligé de répondre aux questions que l’on nous pose ? s’inquiéta Peter.
- Non, bien sûr, mais si vous y répondez, cela sera strictement la vérité.
- Combien de temps dure la potion ? demanda James.
- Ce sera à vous de le déterminer. Si cela dure trop longtemps, je devrais revoir à la baisse la quantité de quelques ingrédients. Bien, si vous voulez procéder.
Horace Slughorn fit venir à lui quatre verres remplis d’une potion orangée.
- Du jus de citrouille ? demanda Sirius.
- Presque, répondit le professeur en souriant.
Ils prirent chacun un verre avant de le boire dans sa totalité.
- Ben en tout cas, ça en a pas le goût, ajouta Peter en reposant son verre.
- Bien, nous allons voir si cela fonctionne. Je vous serais gré de vouloir répondre à mes questions. De quelle couleur sont vos chaussettes, Mr Potter ?
- Oranges et Bleues, maugréa t-il.
- Oh ! Quelle faute de goût, répondit Horace en souriant. Bien passons à Mr Nowghust : quelle est le prénom de votre première petite amie ?
- Sofia.
- Charmant. Mr Pettigrow ? A quoi ressemblait votre doudou quand vous étiez petit ?
- Une licorne rose avec la corne jaune.
- Oh !Oh !Oh ! J’espère que vous l’avez encore, cela vaudrait le coup d’œil. Et pour finir, Mr Black. Pour qui était votre premier baiser ?
- Mon oreiller.
Les trois Maraudeurs se retournèrent vers Sirius, hébétés, alors que le professeur semblait amusé. Sirius s’empressa de justifier :
- J’avais trois ans. Bellatrix m’avait fait boire une potion.
Les quatre Gryffondor rigolèrent, avant d’être interrompus par le professeur :
- Il me semble que la potion fonctionne. Posez vous des questions les uns les autres pour savoir si cela fonctionne toujours, et venez me voir deux fois par jour pour voir l’évolution.
- Bien professeur, répondit James.
- Et bien entendu, je veux vous voir pour le bal que j’organiserai dès la rentrée.
Le sourire aux lèvres, ils sortirent du bureau de Slughorn. Pour combien de temps encore ?

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Paniqué, il courrait dans le couloir : il aurait dû prévenir son professeur de potions plutôt, mais il avait dû faire des recherches pour confirmer ses doutes. Il espérait maintenant que personne n’avait bu sa création, même s’ils étaient à Gryffondor. Severus s’arrêta devant la porte, et frappa de coups très secs. Le bois vermoulu fit bientôt place au crâne chauve et luisant du professeur :
- Severus ?
- Professeur, dites-moi que vous n’avez pas donné la potion.
- Je suis dans le regret de vous contredire : je la leur ai fait boire ce matin même.
- Il y a un problème : vous vous rappelez du crapaud de Lune ? Il peut faire tourner une potion, et s’il est ingurgité, peut modifier l’apparence des personnes lors d’une certaine période : la pleine Lune complète.
Horace Slughorn parut comprendre, avant que Severus n’ajoute :
- Et le semaine prochaine, c’est la pleine Lune spéciale : vous savez, celle que l’on attend depuis six siècles.
- Par Merlin ! Mais on ne peut rien faire !
Severus hocha négativement la tête. Il restait à espérer que les quatre Gryffondor ne feraient rien de spécial lors de cette pleine lune.

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( Une semaine plus tard)

- Allez James ! T’avais promis de répondre !
- Non je ne veux pas !
- Faux frère ! s’exclama Sirius ! J’ai même été obligé de te dire que j’avais eu peur après avoir vu un film d’horreur moldu avec des loups garous qui ressemblaient à des lapins géants.
- Cent soixante quatorze, murmura t-il après un petit silence.
- Qu’est qui fait cent soixante quatorze, demanda Lucas qui venait de rentrer dans le dortoir accompagné de Remus.
- Le nombre de fois qu’il a demandé à Lily de sortir avec lui, expliqua Peter, alors que Sirius se roulait par terre, plié de rire.
- Cette potion fonctionne toujours ? interrogea Remus, inquiet. J’espère que cela n’aura pas de conséquence sur ce qui se passe ce soir.
Il avait les traits tirés, et paraissait angoissé. James fit un signe négatif de la tête :
- On peut toujours se transformer.
Peter se métamorphosa en un clin d’œil avant de reprendre sa forme originelle.
- C’est bien, répondit Remus, en étouffant un bâillement.
- On devrait aller chercher quelques provisions aux cuisines, comme cela on sera plus tôt à la cabane hurlante, proposa Sirius.
Lucas approuva et ils partirent tous les deux en excursion, alors que Remus s’allongeait sur le lit.
- Ca va Lunard ? interrogea James en s’approchant de son ami.
- Je suis plus tenaillé que d’habitudes, et je sens mes instincts bestiaux qui sont multipliés. A part ça, je suis fatigué, peut-être plus que d’habitude même. Mais ça va aller.
Peter et James firent un sourire contrit. Quelques minutes plus tard, Lucas et Sirius revinrent des cuisines, les bras chargés de victuailles et boissons en tout genre.
- On est paré, capitaine, fit Sirius en imitant un salut militaire.
- Bien, murmura Remus en se levant avec peine. Allons-y.
James aida son ami à descendre les marches du dortoir. Tous les cinq descendirent dans le hall, où Remus fut rejoint par Madame Pomfresh. Cette dernière pria les quatre autres Maraudeurs de se rendre dans la grande salle. Ils firent semblant d’obéir, mais se cachèrent derrière un pan de mur, avant de se recouvrir de la cape d’invisibilité. Peter, quand à lui, se métamorphosa, et suivit de près le lycanthrope et l’infirmière. Cette dernière appuya à l’aide d’une branche sur le nœud à la base du saule cogneur, avant de laisser Remus s’infiltrer dans l’ouverture qui venait d’apparaître, avant de tourner les talons. James, Sirius et Lucas enlevèrent la cape une fois sûrs de ne pas être vus de Madame Pomfresh, alors que Peter, sous sa forme animale, appuyait sur le nœud. Le saule cogneur s’immobilisa une deuxième fois, et les quatre compères rejoignirent Remus qui les attendait. Peter s’empressa de l’aider à avancer. Le tunnel parut plus long que les autres fois au jeune préfet, dû sûrement à la lune spéciale qui allait s’élever dans deux ou trois heures maintenant. James poussa la porte à moitié sortie de ses gonds, et ils installèrent Remus sur le lit tout aussi délabré que la porte. Celui-ci avait une respiration rapide et saccadée. Les yeux clos, le visage pâle et les poings crispés, il sentait que cette nuit allait faire un changement radical dans sa vie. Sirius sortit les gâteaux et autre nourriture que leur avaient donnés les elfes de maison, alors que James et Peter posaient de nombreux sorts complexes sur l’ensemble de la cabane, qui ne se supprimeront qu’au lever du jour.
- Lunard, il faut que tu manges. La Lune te prends toutes tes forces vitales, dit alors Sirius.
- Je sais, murmura t-il, sans pour autant bouger d’un pouce.
Lucas s’approcha de son ami allongé, et lui ouvrit la bouche. Remus sentit un liquide s’insinuer dans sa bouche, et il l’avala automatiquement. Immédiatement après, il ouvrit les yeux, et s’assit sur le lit :
- Merci.
- C’était quoi ? demanda James.
- Une potion revitalisante que j’ai piqué dans l’infirmerie. C’est ce que Pomfresh lui donne après les pleine lune.
Les cinq amis commencèrent à grignoter, tout en parlant, comme s’il ne s’agissait que d’un pique nique ordinaire. Jusqu’au moment où…
- Transformez-vous ! Hurla Remus.
En un clin d’œil, les quatre Gryffondor firent place à un cerf, un rat, un chien noir et une panthère blanche. C’est alors que la Lune pointa un bout de rayon à l’horizon, et la douloureuse métamorphose pour Remus commença : ses membres commencèrent à s’allonger, son torse à prendre plus de volume, sa tête s’allongea pour former un museau. Par ci et par là, des poils commencèrent à apparaître. Dans un hurlement sonore, Remus se transforma en loup-garou. Il paraissait plus enragé que d’habitude : les restes de pique-nique valsèrent à l’autre bout de la pièce sous un coup de patte. Il avisa ensuite les quatre animaux qui se trouvaient aussi dans la pièce. La panthère se jeta sur lui, dans l’espoir de la maîtriser, mais il fut envoyer au tapis en moins de deux secondes. C’est alors qu’un événement assez imprévu se produisit : petit à petit, le rat commença à grossir, le cerf à rétrécir. Des mains firent place aux pattes du chien noir, et la panthère commença à reprendre une apparence simiesque. Quelques secondes plus tard, les quatre animaux furent remplacés par quatre adolescents.
- Qu’est ce qui se passe ! Hurla Sirius. Pourquoi on s’est retransformés ?
- Je ne sais pas, murmura James en tentant à nouveau de se métamorphoser en cerf.
Le lycanthrope regarda les élèves qui étaient à sa portée : plus aucun sentiment humain n’étaient alors présents dans son esprit. Il se lécha inconsciemment les babines.
- Je crois qu’on a un gros problème, murmura Peter en regardant le loup s’approcher dangereusement.
- EXPELLIARMUS ! hurla Lucas en se relevant.
Le sort fut absorbé par la peau du loup-garou. Celui-ci détourna son regard vers Lucas et s’avança vers lui. Celui-ci ne se démonta pas, et il sortit tous les sorts qui lui passèrent par la tête :
- PETRIFICUS TOTALUS !TARANTALLEGRA ! LUMOS ! heu non, pas ça… AVIS !
Tous les sorts furent absorbés, la résistance du loup-garou amplifié par la pleine lune spéciale. Enfin la flopée d’oiseaux qui sortirent de la baguette attaquèrent le lycanthrope, permettant à Lucas de rejoindre ses amis :
- Vite, dans la salle d’à côté ! C’est notre seule chance.
Dans un même élan, ils se ruèrent sur la porte et s’empressèrent de la refermer. Une lourde masse fit un bruit sourd contre la porte, avant que les quatre Gryffondor entendirent des raclements contre le bois.
- On est en sécurité, enfin, pour le moment, dit Peter en regardant autour de lui dans la petite pièce délabrée.
- Quel idiot d’avoir mis tous ces sorts, maugréa James.
- Des sorts ? Quels sorts interrogea Sirius.
- On a posé de nombreux sorts pour ne pas que Lunard s’enfuie.
- Et ?
- Plus personne ne peut sortir d’ici jusqu’à l’aube ! s’exclama Peter.
Un sentiment de frayeur passa sur tous les visages. Et le loup-garou qui commençait à abîmer sérieusement la faible porte.

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Horace Slughorn entra précipitamment dans la salle commune de Serpentard. Il aperçu rapidement à une table l’élève qu’il cherchait : Severus Rogue.
- Monsieur Rogue ? appela t-il en s’approchant de jeune brun.
Celui-ci leva la tête, et croisa le regard inquiet de son professeur :
- Qu’est ce qu’il y a ?
- Venez avec moi, s’il vous plaît. Nous avons, me semble t-il, un problème.
Severus se leva et sortit de la pièce morose. L’écho de leurs pas se répercutaient sur les pierres froides, les menant vers une statue située quelques étages au-dessus. Le professeur murmura un mot de passe, et la gargouille fit rapidement place à un escalier en colimaçon. Severus précéda son professeur et poussa la lourde porte décorée, et fit face au directeur de Poudlard, Albus Dumbledore. Celui-ci lui fit un petit signe pour s’asseoir sur un fauteuil devant lui. Le Serpentard put remarquer l’air soucieux qui pouvait sans peine lire sur son visage.
- Monsieur Rogue, le professeur Slughorn m’a expliqué votre expérience. J’ai voulu m’assurer moi-même de la sécurité de nos « cobayes » si je peux les appeler ainsi, mais il semblerait qu’ils soient introuvables. Avez-vous une idée ?
A ce moment précis, une certaine nuit de sa cinquième année revint clairement dans sa mémoire, et un seul mot parvint à ses lèvres :
- Lupin.
Albus Dumbledore regarda tour à tour le professeur de potion et son élève, avant de se lever précipitamment :
- Espérons qu’il n’est pas trop tard !

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Grat ! Grat ! Grat ! Le lycanthrope arrachait élimait copeaux après copeaux la porte vermoulue, qui tremblait de plus en plus au fur et à mesure que le temps passait. Les quatre Gryffondor avaient déjà essayé une multitudes de sorts, sans aucun effet : ils apparaissaient comme des moldus, ayant la menace d’un loup-garou, leur ami de surcroît, près à les dévorer vivant.
- Maudite potion ! maugréa James en s’asseyant à même le sol.
- C’est Rogue ! J’en suis sûr, compléta Sirius en rejoignant son ami à terre.
- Qui que ce soit, cela ne nous sera pas d’une grande aide maintenant, dit judicieusement Lucas alors qu’il essayait d’arracher des planches pour pouvoir rejoindre l’extérieur, en vain.
Soudain, la faible résistance que la porte détenait encore s’effrita comme un verre écrasé par un éléphant, laissant libre choix au loup-garou affamé de choisir qui allait commencer son festin.

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- Vite ! Courrez ! cria Dumbledore, la robe de travers, jouant de malice pour éviter les caprices des escaliers, afin de rejoindre le plus rapidement possible l’entrée du château.
Rogue et Slughorn courraient à perdre haleine, étonnés de voir l’endurance du directeur de l’école. Mais comme on le sait, la peur de perdre un être cher, en l’occurrence ici cinq écoliers, peut redoubler notre énergie.

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Les planches craquaient sous le poids de la bête qui salivait par avance. Peter et Sirius se recroquevillèrent dans un coin de la pièce alors que James et Lucas, baguette en main lançait sorts après sorts, bien qu’aucun ne pût être réellement utile, dans la mesure où aucun ne put être réalisé. James recula de quelques pas, alors que le loup-garou avançait. Voyant Lucas en avant, la bête se jeta sur le Gryffondor, alors que trois cris retentirent. Dans un élan de courage, James se rua sur le dos du monstre qu’était devenu Remus Lupin, dans l’espoir de l’étrangler, ou au moins de l’éloigner de leurs amis. Un coup de patte, et James rejoignit plus vite qu’il ne l’aurait pensé le mur fébrile de la cabane. Peter et Sirius se levèrent et s’approchèrent du corps inanimé allongé sur le sol, alors que Lucas se débattait avec force et espoir contre le lycanthrope. Celui-ci ouvrit la gueule, la salive tomba sur le visage du jeune Nowghust. Sirius et Peter laissèrent alors James et à leur tour, ils se jetèrent sur Remus. Après une courte bataille, les corps évanouis de Sirius et Peter avaient rejoint le sol, tout comme James. Le loup-garou se tourna alors vers Lucas, prenant un malin plaisir à s’amuser avec lui, comme un chat jouant avec une souris. Le griffant, lui arrachant par lambeaux des morceaux de peau, il s’acharnait sur Lucas, déjà tout ensanglanté. Celui-ci était depuis peu contre un mur, la respiration faible, le sang coulant de ses tempes, son nez, ses bras et cuisses où de nombreuses griffures avaient zébré sa peau mise à nue par les coups répétitifs qui avaient eus raison de ses vêtements.

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L’herbe crissait sous leur course acharnée contre la survie des élèves de Poudlard. La barbe au vent, Dumbledore imposait la cadence. Slughorn avait depuis longtemps arrêté de suivre le directeur, sa bedaine l’empêchant de courir trop longtemps. Severus et Albus arrivèrent devant le saule cogneur, et, d’un coup de baguette, le directeur interrompit les mouvements hasardeux des branches. Le tunnel s’ouvrit, et tous les deux descendirent. Les parois sombres ramenant des souvenirs plus que déplaisants dans l’esprit du jeune Serpentard.

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La gueule ouverte, le loup-garou s’approcha de plus en plus de la cuisse de Lucas. Dans un ultime effort, celui-ci la mit hors de portée de son adversaire, épuisant ainsi les dernières forces qui lui restaient. C’est dans une vision de petites étoiles et de chandelles qu’il put entrapercevoir une sorte de sourire se dessiner sur la gueule de l’animal, alors qu’il s’approchait, et que d’un coup de patte, assomma le dernier des Gryffondor encore conscient dans ce lieu. Il commença à déchirer des morceaux de chair, avant de l’avaler goulûment, et de replonger son nez dans le doux liquide rouge et visqueux qui l’appelait depuis si longtemps. La truffe pleine de sang, le loup semblait revivre, l’instinct sauvage avait enfin prit le dessus sur l’homme, après tant d’année pour être combattu par divers moyen. Le lycanthrope passa sa langue sur ses babines, délectant ce met de choix qu’il avait eu plaisir à tuer. Il abaissa sa tête, mordant dans la chair au niveau du torse, brisant au passage deux ou trois côtes. Sous l’effet de la douleur, Lucas revint peu à peu de son état à moitié comateux. Voyant le museau rouge de la bête en face de lui, il hurla en comprenant que ce sang était le sien.

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Un cri parvint aux oreilles de l’élève et du directeur, qui hâtèrent encore plus le pas, si c’était encore possible. Au bout du tunnel, ils pouvaient enfin apercevoir le début de la cabane hurlante. Cependant, ils ne parvinrent pas à entrer, du fait des nombreux sorts installés. Malgré cela, Dumbledore utilisa toute sa puissance pour déjouer ce système, et ils pénétrèrent enfin dans la première pièce dans laquelle victuailles et boissons se mêlaient à des débris de ce qui fût autrefois des meubles. Un second cris leur perça les tympans.

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Le loup-garou ne prit pas peur devant le hurlement du jeune homme, mais au contraire, prit plus de plaisir pour entendre de nouveau cette douce mélodie. Un autre coup de dents arracha le bras de Lucas, qui dans un cri tomba sur le sol, le sang coulant à flot. La bête se jeta alors sur son cou, croquant dans la gorge, sectionnant la carotide. Quelques secondes plus tard, Lucas rendait l’âme par son hémorragie, doublée par les multiples blessures qu’il avait dû subir. Le lycanthrope n’en prit pas gare, dévorant le visage de ce qui fût son ancien compagnon.
- Expelliarmus ! prononça Albus en direction du loup.
Celui-ci fut projeté contre un mur, alors que Severus regardait le corps meurtri et méconnaissable de celui qui s’appelait Lucas. Albus utilisa une magie ancienne pour permettre un contrôle sur le lycanthrope. Une fois ce danger inhibé, il posa enfin son regard sur la mare de sang qui jonchait le parquet, et le corps qui était déchiqueté de toutes parts. D’un mouvement de baguette, Albus enveloppa les membres dans un draps blancs, épongeant le sang, et se tournant enfin vers les trois Gryffondor assommés. Le directeur posa sa baguette sur la tempe de l’un d’entre eux, avant de murmurer une psalmodie étrange et ancienne. Il fil argenté sortit de la tempe, et Dumbledore le fit glisser dans une bouteille en verre qui jonchait le sol. Il refit le mouvement encore deux fois, avant de se retourner vers Severus :
- Je suis désolé, mais personne ne doit savoir.
- Savoir quoi ? Que Lupin est un monstre ? Mais je suis au courant.
- Pas cela, nia le directeur d’un signe de tête, mais cela, ajouta t-il en désignant le drap blanc.
- Vous n’allez quand même pas…
Severus s’arrêta net, et tomba à la renverse, alors que Dumbledore procédait à nouveau au rituel. Il se tourna ensuite vers le lycanthrope, le fixant dans les yeux. Il respira un grand coup, avant de diriger sa baguette vers un endroit proche de l’oreille de l’animal, lui enlevant un peu de son esprit. Le fil rejoint les autres, et Albus regarda à travers : on pouvait ainsi voir un visage recomposé, celui de Lucas.
- Vous ne vous en souviendrez pas. Vous étiez tous les quatre les personnes à penser le plus souvent à lui. En vous enlevant cette pensée, c’est son mage qui s’éteint. Pour le bien de tous, il vaut mieux que cette histoire passe sous silence.
Albus agita à nouveau sa baguette, quatre corps flottant devant lui, avant de se diriger automatiquement vers l’infirmerie. Le corps de Lucas fut en un clin d’œil enterré près de la forêt interdite, alors que Remus, ou plutôt le loup-garou grognait de mécontentement. Albus l’attacha solidement, avant de verrouiller la cabane avec des sorts plus complexes encore que ceux qu’avaient utilisé les maraudeurs. En sortant du tunnel, il jeta un coup d’œil au ciel où la Lune brillait plus intensément que jamais. Comme quoi quelque chose d’aussi insignifiant que l’alignement des étoiles peut avoir une conséquence lourde. Songeur, il se rendit dans son bureau, en pensant que désormais, les Maraudeurs étaient réduits à être quatre.

THE END


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