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72e édition des Nuits d'HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 72e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 15 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir vous inscrire !
Pour connaitre les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A très bientôt !
De L'équipe des Nuits le 07/12/2017 21:07


Sélections du mois


Chers et chères membres d'HPF,

Les votes pour la sélection Echange de Noël du mois de décembre sont en cours. Vous pouvez découvrir les choix des lecteurs et voter jusqu'au 31 décembre pour les textes que vous avez aimés sur ce topic !

Pour commencer l'année 2018, nous vous proposons de revenir aux prémices de Poudlard et de la magie au Royaume-Uni avec le thème des Fondateurs du mois de janvier : n'hésitez pas à soumettre vos coups de coeur ici !

Félicitations aux textes sélectionnés sur le thème Minerva McGonagall : Princesse pour L'odeur des Magnolias,TheNightCircus avec deux fanfictions qui sont Tel qu'il était et As time goes by ainsi que Litchi pour Une erreur de jeunesse !



Vous pouvez toujours trouver l'ensemble des Sélections du Mois sur le site et proposer vos thèmes et idées sur les topics du forum.

Nous avons pris un peu de retard sur le nouveau système de vote mais il devrait être prêt pour lancement début 2018.
De L'équipe des Podiums le 04/12/2017 20:52


3e Edition des Nuits Insolites


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 3e édition des Nuits Insolites se déroulera le samedi 2 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir vous inscrire !
Les modalités de participation sont disponibles sur le même topic. A très bientôt !
De L'équipe des Nuits le 26/11/2017 10:58


Concours officiel de Drabbles


Chers membres d'HPF,

En partenariat avec les Editions Jungle, l'équipe de communication vous propose un Concours de Drabbles à partir des planches de la bande dessinée « A Poudlard ».



Comment participer ? A partir des planches proposées par notre partenaire, vous devrez écrire un texte de 100 à 500 mots sur un des thèmes suivants : Intrus à l'école, Serpentard et Polynectar.

Vous trouverez les conditions de participation sur le blog ici : modalités du concours de drabbles. Aucune inscription n'est requise !

Le vainqueur remportera un exemplaire de l’album « A Poudlard » tome 2 pour Noël !
De L'équipe Communication le 25/11/2017 19:41


71e édition des Nuits d'HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 71e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 25 novembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir vous inscrire !
Pour connaitre les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A très bientôt !
De L'équipe des Nuits le 11/11/2017 11:24


Sélections du mois


Chers membres d'HPF,

Les votes pour la sélection Minerva McGonagall du mois de novembre sont en cours. Vous pouvez découvrir les choix des lecteurs et voter jusqu'au 30 novembre pour les textes que vous avez aimés sur ce topic !

Vous avez participé à un Echange de Noël ces 10 dernières années ? Ou avez adoré une fic écrite dans le cadre de cet échange ? Pour ses dix ans, les propositions sont donc ouvertes pour le thème Echange de Noël du mois de décembre : n'hésitez pas à soumettre vos coups de coeur ici !

Félicitations aux textes sélectionnés sur le thème Univers Alternatif : AngelStars et sa fic longue Une histoire de constellation ainsi que Laney avec Tu m'appartiens !



Vous pouvez toujours trouver l'ensemble des Sélections du Mois sur le site et proposer vos thèmes et idées sur les topics du forum.
De L'équipe des Podiums le 04/11/2017 21:57


Une erreur de jeunesse par Litchi

[8 Reviews]
Imprimante
Table des matières

- Taille du texte +
Note de chapitre:

Disclaimer : Les personnages et le monde d'Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling.
Correctrice : Galea
Dès son plus jeune âge, elle avait montré de brillantes dispositions en magie. Sa première manifestation de magie accidentelle eut lieu quand elle avait deux ans, lorsqu’elle fit flotter sa poupée préférée vers elle, et deux ans plus tard, elle transforma en adorable peluche l’affreux chien de ses voisins qui s’amusait toujours à lui faire peur. Pour éviter de l’envoyer dans une école moldue, ses parents engagèrent un précepteur pour lui apprendre toutes les bases nécessaires à sa future scolarité (lecture, écriture, anglais, latin, mathématiques) ainsi qu’à sa culture générale (histoire et géographie du monde sorcier et du monde moldu, sciences naturelles). Elle fut une élève sérieuse et appliquée, à défaut d’être intéressée par tous ces sujets.

Comme tous les jeunes sorciers, elle entra à Poudlard le premier septembre suivant ses onze ans, en 1936. N’ayant pas l’habitude d’être entourée d’enfants de son âge, elle entra doucement dans un compartiment occupé par une seule élève et demanda timidement si elle pouvait s’asseoir là. Elles firent connaissance et, en moins d’une heure, étaient les meilleures amies du monde. D’autres nouveaux les rejoignirent, mais les deux petites filles étaient tellement absorbées l’une par l’autre qu’elles les ignorèrent le plus long du voyage.

Arrivées à Pré-au-lard, elles montèrent dans la même barque et essayèrent d’apercevoir les habitants du lac géant qui les séparaient de l’école pour ne pas penser à ce qui les attendaient au château. Etant toutes les deux filles uniques, elles n’avaient pas pu demander comment se passait la rentrée : elles savaient seulement que les élèves étaient triés dans plusieurs maisons : Serdaigle, Serpentard, Poufsouffle et Gryffondor. Le père de la jeune fille venait de Serdaigle et sa mère de Serpentard, tandis que les parents de sa nouvelle amie venaient tous deux de Poufsouffle ; les enfants étant souvent dans la même maison que leurs parents, elles n’étaient pas du tout sûres de se retrouver ensemble.

Et en effet, sa camarade fut envoyée à Poufsouffle alors qu’elle-même se retrouva, assez surprise, à Gryffondor. Les élèves de la table la plus à droite de la grande salle applaudirent alors qu’elle se dirigeait vers eux, mais elle n’était pas réjouie de se retrouver au milieu d’inconnus et loin de sa seule alliée. Elle tenta de s’intéresser aux conversations autour d’elle, mais fut incapable de se concentrer au milieu de tout le bruit qui résonnait dans la salle. Elle, qui avait rarement vu plus de cinquante personnes réunies, se trouvait au milieu de plusieurs centaines d’enfants et d’adolescents excités par la cérémonie de répartition et le festin à venir. Elle survécut néanmoins à cette longue soirée et alla se coucher dans son nouveau dortoir au milieu de quatre autres filles de son âge, tout en haut de la tour des Gryffondors.

Le lendemain, au petit-déjeuner, un professeur leur distribua les emplois du temps. Elle fut heureuse de voir que son premier cours était métamorphose (un sujet qui promettait d’être intéressant) et surtout qu’il était partagé avec les Poufsouffles. Elle chercha son amie du regard et, au sourire qu’elle faisait, compris qu’elle n’était pas la seule à attendre impatiemment cette première leçon.

Durant plusieurs années, elle fut une élève brillante et très appréciée des professeurs, mais mise à l’écart par ses camarades à cause de son statut de préférée et de son attitude distante. Elle n’eut qu’une seule amie lors de sa scolarité et ne l’apprécia que plus. Leur classement dans différentes maisons leur permettait de ne pas se disputer (dès que l’une était en désaccord avec l’autre, elle avait le temps de l’oublier avant de la revoir), mais impliquait pour la jeune fille de longues heures de solitude lors des cours non partagés et des soirées dans la salle commune des Gryffondors.

Elle aurait aussi voulu faire parti de l’équipe de Quidditch, mais n’avait jamais osé se présenter étant donné le peu de sympathie qu’avaient les autres joueurs pour elle. Elle se consolait en assistant à tous les matchs, en analysant les tactiques des différentes équipes et parfois en conseillant, l’air de rien, les joueurs de sa maison. Elle n’était pas tellement sportive ni douée sur un balai, mais son niveau technique était bien meilleur que celui des élèves sur le terrain, qui avaient moins de temps pour y penser.

Sa petite vie solitaire mais tranquille continua pendant six ans, durant lesquels elle se découvrit une passion pour la métamorphose, matière qu’elle majorait aisément. Son professeur était très fier d’elle et ne manquait pas une occasion de la montrer en exemple aux autres élèves, ce qui n’augmentait nullement sa côte de popularité. Elle avait de bons résultats dans la plupart des autres cours, excepté la divination, matière qu’elle prit en horreur lorsque, pour la première fois de sa vie, elle fut dernière à un devoir. En cinquième année elle fut choisie comme préfète, en septième année comme préfète en chef, et son respect habituel des règles devint presque une obsession alors qu’elle patrouillait les couloirs à la recherche de fautifs. En 1942, elle entra dans sa septième et dernière année à Poudlard. Dans le train qui les y conduisait, elle fit la connaissance des nouveaux préfets et les salua un à un en les regardant dans les yeux pour leur faire comprendre à qui ils avaient affaire.

Ce fut quand son regard croisa celui du Serpentard que sa vie bascula.

***

Elle eut brutalement l’impression que le monde ralentissait et que tout devenait flou autour d’eux. Seul le visage du jeune homme restait net et elle en était heureuse car ce visage était celui d’un ange. Brun, les yeux marrons pétillants d’intelligence, un nez fin, une bouche sensuelle… il représentait son idéal de beauté masculine. Une petite mèche de cheveux tombait sur son front et elle esquissa un geste pour la remettre en place quand un éclat de rire dans le compartiment voisin lui fit reprendre ses esprits. Elle jeta un coup d’œil alentour, mais personne ne semblait avoir remarqué son moment d’égarement. Personne à part lui.

Elle évita soigneusement de le regarder durant son petit discours de bienvenue et toute la réunion des préfets. Son cœur battait à toute vitesse et il lui semblait que tous devaient l’entendre, comme ils ne pouvaient pas manquer la couleur cramoisie de ses joues et les hésitations dans ses paroles, mais aucune réaction ne vint confirmer ses impressions. Après ce qui lui parut une éternité, tout fut enfin dit et les élèves se séparèrent pour rejoindre leurs compartiments ou patrouiller dans le train. Elle farfouilla dans ses notes pour se laisser le temps de remettre ses idées en place, mais ne put s’empêcher de le suivre des yeux et de rougir violemment lorsqu’il lui adressa un sourire séducteur en sortant.

Pour la première fois depuis son entrée à Poudlard, elle mentit à sa meilleure amie : lorsqu’elle entra dans son compartiment, celle-ci lui demanda ce qui l’avait retenu si longtemps, elle ne put se résoudre à lui dire la vérité et raconta avoir perdu une boucle d’oreille et être restée la chercher. Elle ne voulait pas souiller son nouvel amour en l’évoquant à haute voix. Elle préférait le garder secret, bien caché au fond de son cœur, là où personne ne pourrait le trouver.

En prétextant une meilleure organisation des devoirs de préfets, elle récupéra tous leurs emplois du temps et apprit par cœur celui du jeune homme. Elle pensait à lui sans cesse et, lorsqu’elle était plongée dans ses pensées, elle se retrouvait parfois devant les Serpentards de cinquième année, sans savoir comment elle était arrivée là. Son amie tenta de la questionner sur son comportement étrange, mais devant les réponses de plus en plus sèches de la jeune fille, elle décida que leur amitié n’interdisait pas d’avoir quelques petits secrets et la laissa en paix.

Un jour, elle décida de déclarer sa flamme car son amour ne pouvait continuer à vivre ainsi caché. Elle trouva l’occasion idéale un soir où ils devaient faire leur ronde de préfets ensemble et, l’entraînant dans une salle de classe vide, elle lui annonça qu’elle l’aimait et qu’elle ne pouvait plus vivre sans savoir si c’était réciproque. Un long silence suivit son aveu mais elle n'osait pas lever les yeux de peur qu'il voit les larmes qui commençaient à lui brouiller la vue.

Sans un mot, il lui tourna le dos et s'approcha de la porte. Mais au lieu de la franchir, il la verrouilla à l'aide d'une formule et lança un sort d'insonorisation sur la pièce. Elle le regarda curieusement, mais n'eut pas le temps de lui poser de question car il vint vers elle à grand pas, l'agrippa par les épaules et l'embrassa brutalement. Elle resta figée, ne sachant comment réagir, mais quand elle sentit la langue du jeune homme essayer de passer ses lèvres, elle s'abandonna dans ses bras et répondit fougueusement à son baiser. De nouvelles larmes coulèrent sur ses joues, mais c'était des larmes pleines du bonheur de se savoir aimée en retour.

Ils s'embrassèrent un long moment, qui lui sembla durer une éternité ou une fraction de seconde, elle ne savait pas trop. Quand elle sentit une main descendre dans son dos et s'arrêter sur sa fesse droite, elle se crispa légèrement mais sa joie était telle qu'elle se détendit aussitôt et décida de lui pardonner tous les gestes un peu osés qu'il pourrait faire car, après tout, ils s'aimaient. Comme s'il avait pu lire dans ses pensées, son autre main caressa son bras de l'épaule au coude, se posa sur sa taille puis remonta tranquillement pour se poser sur son sein gauche.

Oubliant la résolution prise un instant plus tôt, elle chercha à arrêter leur étreinte et lui expliquer clairement les limites à ne pas franchir, mais elle ne parvint pas à se dégager et gémit doucement quand le jeune homme effleura son téton de son pouce. Elle sentit une douce chaleur se répandre dans son corps, partant de son sein et se colla contre lui, lui chuchotant à l'oreille qu'elle trouvait ça très agréable. Il arrêta alors ses caresses douces et l'embrassa voracement dans le cou tout en pétrissant ses seins. Loin d'être déçue par ce changement, la jeune fille gémit de plus belle et sentit son intimité devenir moite puis carrément humide.

Il se pencha, attrapa le bas de sa robe et lui enleva tranquillement. Réprimant un frisson de se sentir en sous-vêtements devant l'homme qu'elle aimait, elle pensa tout de même qu'elle avait bien fait de mettre ses plus jolis dessous, les blancs en satin avec tous les frous-frous qui égayaient un peu la chose. Elle se lova à nouveau contre lui et eut le temps de sentir qu'il avait envie d'elle avant qu'il la repousse et la colle contre le mur. Bien entendu, elle n'avait jamais eu de rapports ni vu d'homme nu, mais sa meilleure amie et elle avait trouvé un livre qui parlait de toutes ces choses là et elles l'avaient lu en pouffant de rire à chaque page. Elle ne pouvait donc pas se tromper sur la signification de la bosse qui apparaissait maintenant sur l'uniforme de son amour.

Il glissa une main entre les jambes de la jeune fille. Quand il frôla sa culotte, elle sentit un frisson de plaisir de propager le long de sa colonne vertébrale, mais lorsqu'il la caressa, ce fut une vague de jouissance qui se forma, enfla et enfin s’abattit sur elle, la laissant pantelante, la respiration saccadée. Sans la laisser reprendre son souffle, il déshabilla entièrement sa compagne, l'allongea sur le sol, puis retira son uniforme et le caleçon long qu'il portait dessous. Il la pénétra sans douceur et elle poussa un cri de douleur quand sa virginité se déchira. Elle tenta de le repousser, mais il entama un mouvement de va-et-vient, de plus en plus rapide et de plus en plus fort, jusqu'à ce qu'il s'effondre sur elle, poussant un râle qui ne parvint pas à recouvrir le sanglot de la jeune fille.

Elle avait lu, toujours dans le même livre, que la première fois d'une fille était rarement agréable, mais elle ne pensait pas que cela serait douloureux à ce point, surtout après le plaisir qu'elle avait ressenti quelques instants plus tôt. Elle n'était pas sûre de vouloir recommencer cette expérience, mais quand son amant lui chuchota à l'oreille de se trouver au même endroit à la même heure le lendemain, elle n'osa pas protester, pensant qu'ils auraient tout le temps de s'expliquer avant de se quitter. Mais il se recula, remit son uniforme et la laissa nue dans la salle, des larmes plein les yeux.

Le jour suivant, pour la première fois depuis longtemps, elle évita de croiser le chemin des Serpentards en cinquième année. Elle ne savait pas comment réagir face à lui : devait-elle lui demander des explications sur sa conduite de la veille ou au contraire, lui sauter au cou et l'embrasser comme le ferait sa petite amie. Dans le doute, elle préféra attendre le soir pour mettre leur situation au clair.

A l'heure du rendez-vous, elle se trouvait dans la salle, assise sur une table, attendant patiemment. Il arriva avec quelques minutes de retard et lui sourit. Elle sentit son cœur fondre et répondit à son sourire, soulagée de voir son amour partagé. Sans un mot, il se dirigea vers elle et l'embrassa passionnément. Comme la veille, elle sentit une douce chaleur la parcourir et elle lui rendit son baiser. Cette fois, elle promena ses mains sur le torse de son amant, fascinée par les muscles fins qui se dessinaient sous ses doigts. Elle avait l'impression de n'avoir plus de volonté propre et se laissa faire, tremblante de désir, quand il la déshabilla et la caressa jusqu'à ce qu'elle le supplie de lui donner plus, sans savoir au juste ce qu'elle désirait. Il la pénétra, mais au lieu de la douleur qu'elle attendait, elle ressentit des sensations extraordinaires et cria de plaisir. Ils s'écroulèrent sur le sol, pantelants mais souriants.

Il lui refit l'amour une autre fois ce soir là, puis les soirs suivants. Les élèves partageant le dortoir de la jeune fille remarquaient à peine qu'elle rentrait tard tous les soirs, parfois dans un état débraillé, ce qui lui permettait de rejoindre son amant aussi souvent qu'elle le voulait. Elle prit peu à peu de l'assurance et participa bientôt activement à leurs ébats. Le jeune homme se contentait de moins en moins souvent de lui faire simplement l'amour. Il commença par lui bander les yeux, puis lui attacher les mains, lui faire prendre des positions soumises et finit par lui ordonner de faire tout ce qu'il demandait. Elle obéissait à chaque fois car le plaisir qu'elle y prenait était plus fort que la honte qu'elle ressentait en y repensant dans la journée. Ils continuèrent leur relation secrète durant plusieurs mois, s'ignorant la journée et se retrouvant la nuit, prenant chaque fois les mêmes précautions : sort de verrouillage et de silence pour lui, de contraception après leurs ébats pour elle.

Cela dura jusqu'au jour où sa meilleure amie lui déclara timidement avoir un petit ami depuis quelque temps, un Serpentard de cinquième année. Le ventre noué par un étrange pressentiment, la jeune fille demanda qui était l'heureux élu et s'enfuit en courant en entendant la confirmation de ses craintes, laissant son amie perplexe devant un tel comportement. Elle hésita un long moment sur la conduite à tenir, tournant en rond dans la salle commune des Gryffondors et décida d'attendre leur rendez-vous du soir pour mettre les choses au point.

Elle arriva délibérément en retard, sachant qu'il ne supportait pas cela, et, sans lui laisser le temps de lui faire la remarque, elle lui annonça calmement qu'elle était au courant pour son histoire avec son amie. Sans perdre son sang-froid, il fit face à ces accusations en souriant et lui répondit froidement qu'elle avait mis plus de temps à l'apprendre qu'il ne l'aurait cru. Elle se mit à pleurer et il la prit dans ses bras, mais au lieu de la réconforter, il lui murmura à l'oreille tout le plaisir qu'il avait pris à coucher avec son amie sans qu'elle s'en doute et lui raconta les moindres détails de leurs ébats en termes crus. La jeune fille se débattait pour échapper à ces horribles révélations, mais il la serrait de plus en plus fort. Comme elle refusait de se laisser faire, il sortit sa baguette et prononça un seul mot : Imperio.

Elle fut témoin des événements qui suivirent, mais avec l'impression de flotter au dessus de son corps. Elle obéissait sans réfléchir à tous les vœux de son amant, heureuse de l'état insouciant dans lequel elle était plongée. Une toute petite partie d'elle-même tenta de se rebeller devant l'usage qui était fait de son corps, mais elle n'était pas assez forte et elle s'abandonna bientôt à son compagnon. Pour le reste de sa vie, sa plus grande honte ne fut pas d'avoir abandonné son corps aux envies perverses du jeune homme, mais d'y avoir pris du plaisir, même si celui-ci avait été créé artificiellement par le sort qu'il lui avait jeté.

Il leva le sort une fois sorti de la pièce et elle fondit en larmes, sanglotant un long moment avant de reprendre ses esprits, de se rhabiller et de se précipiter dans la salle de bains des préfets. Là, elle vomit dans un lavabo en repensant à ce qu'il lui avait fait. Elle fit couler de l'eau dans la gigantesque baignoire, voulant laver sa chair de toutes les horreurs qu'elle venait de subir et entra dans un bain tellement chaud qu'elle dut se retenir de hurler. Elle se frotta la peau avec tellement d'insistance qu'elle avait l'impression de l'arracher, mais cela ne l'empêcha pas de continuer jusqu'à ce qu'elle se sente moins souillée. Elle se sécha doucement, des larmes de douleur menaçant de s'échapper suite au frottement de l'étoffe sur sa peau meurtrie, se rhabilla tout aussi délicatement et rejoignit discrètement son lit où elle pleura encore jusqu'à ce que le soleil la surprenne.

***

Le lendemain, un samedi, elle ne sortit pas de son lit, ignorant les questions inquiètes de ses camarades de dortoir. Lorsqu'elles lui annoncèrent que son amie la cherchait partout, elle se contenta de leur tourner le dos et d'enfoncer sa tête sous l'oreiller pour ne plus les entendre. Elle n'avait ni faim ni soif, elle voulait simplement dormir pour atténuer la souffrance qu'elle ressentait d'avoir été ainsi trahie. Elle passa donc cette journée dans un état second, s'assoupissant parfois pour se réveiller aussitôt en sursaut, revivant les événements de la veille dès qu'elle fermait les yeux.

Le jour suivant, elle décida de se reprendre en main. Son ancien amant pouvait bien s'être servie d'elle pendant des mois, elle n'avait aucune intention de gâcher sa vie en se morfondant pour lui. Elle se leva à l'aube, prit une douche rapide qui la revigora et enfila ses vêtements. Elle ramassa ses affaires de classe, remarquant pour la première fois à quel point elle était devenue désordonnée au cours de derniers mois, et se rendit à la bibliothèque, où elle resterait tranquille pour la journée.

Elle s'installa à la table qu'elle et son amie occupaient toujours lorsqu'elles travaillaient ensemble, un coin perdu au milieu des étagères où même Madame Pince ne les entendait pas discuter et pouffer de rire à tout bout de champ, profitant quelques instants du calme du lieu. Elle commença par trier méticuleusement ses livres et parchemins, par matière et par date. Elle passa ensuite en revue tout le travail qu'elle avait à faire, retenant en priorité les plus urgents et choisit, pour commencer en douceur, une rédaction de métamorphose sur les animagus. Elle avait déjà fini ses recherches et écrit un plan détaillé sur le sujet lorsque son estomac lui rappela bruyamment qu'elle n'avait rien avalé la veille.

Elle rangea rapidement ses affaires et se rendit dans la Grande Salle, encore vide à cette heure matinale. Au moment où elle s'asseyait à la table des Gryffondors, son amie entra dans la pièce et se précipita vers elle, lui demandant de ses nouvelles car elle s'était énormément inquiété la veille. La jeune fille la pria de s'asseoir et de se joindre à elle pour le déjeuner tandis qu'elle lui raconterait tout ou du moins, ajouta-t-elle intérieurement, ce qu'elle voudrait bien révéler de son histoire. Elles discutèrent un long moment, interrompues seulement par les quelques élèves assez courageux pour être déjà levés, et elles retrouvèrent rapidement leur complicité, réussissant à plaisanter sur un sujet qui, quelques heures plus tôt, lui semblait dramatique.

Elles redevinrent inséparables, n'ayant plus de secrets l'une pour l'une et évitant toutes deux le garçon qui leur avait causé tant de problèmes. La fin de l'année et leur épreuve des ASPICs approchaient à grands pas et tout leur temps libre passa en joyeuses révisions entrecoupées de fous rires. Le jour tant attendu arriva bientôt et elles l'affrontèrent avec plus ou moins d'aisance selon les matières, mais sans trop d'inquiétudes. L'année se termina et elles pleurèrent à chaudes larmes sur le quai 9 3/4 car la jeune fille rentrait en Ecosse tandis que son amie vivait dans le sud de l'Angleterre et qu'elles n'étaient pas dans la même école l'année suivante : l'une se spécialisait dans la métamorphose tandis que l'autre voulait devenir médicomage.

Un matin, pendant ses vacances, elle se réveilla avec une nausée qui mit un bon moment à passer. Pensant qu’elle avait mangé un mauvais aliment, elle ne s’en inquiéta que le lendemain quand cela recommença. Réfléchissant un moment, elle se rendit compte que ses dernières règles remontaient à plus d’un mois, avant sa rupture. Elle réalisa aussi qu’elle avait oublié d’utiliser de sort de contraception ce soir-là, trop bouleversée par les événements pour y penser. Elle devait trouver une solution car la société sorcière n’était pas tolérante envers l’amour avant le mariage, et encore plus pour les mères adolescentes.

Elle annonça la nouvelle à ses parents, dissimulant l’identité du père et les circonstances exactes de la conception, leur demandant leur soutien dans cette épreuve. Ils prirent la nouvelle bien mieux qu’elle s’y était attendu, lui révélant même que leur mariage avait été organisé très rapidement pour cacher le ventre arrondi de la future épouse. Ensemble, ils réfléchirent aux différentes solutions qui s’offraient à eux et décidèrent qu’elle garderait son enfant, mais en le faisant passer pour le leur. Elle prendrait une année sabbatique pour soigner sa mère durant sa soi-disant grossesse tardive puis elle reprendrait ses études tandis que ses parents élèveraient l’enfant comme le leur. Ils parvinrent à garder leur secret, la famille évitant les contacts avec le monde sorcier avant la naissance de l’enfant, une jolie petite fille qu’elle choisit de nommer d’après sa meilleure amie.

La jeune femme entama bientôt ses études avancées de la métamorphose et majora brillamment l’examen de sortie. Elle s’était investie dans le travail pour ne pas trop penser à son bébé et y réussit tellement bien qu’elle fut l’un des rares sorciers à devenir animagus. Une fois son diplôme obtenu, elle se vit proposer le poste de professeur de métamorphose à Poudlard, qui venait juste de se libérer. L’ancien directeur était parti à la retraite et son successeur ne pouvait plus assurer les cours de cette matière. C’était pour elle un grand honneur que de prendre la relève d’un homme qu’elle avait toujours estimé.

L’année de son retour à l’école des sorciers fut l’année où un grand mage noir commença à semer la panique en Angleterre. On disait que quiconque prononçait son nom mourrait ou voyait sa famille et ses amis décimés, ce qui lui valut le surnom de Celui-Qui-Ne-Doit-Pas-Etre-Nommé. Sa véritable identité était inconnue et rares étaient les personnes qui auraient pu deviner qui il était réellement. Tous les matins, les élèves et le personnel lisaient anxieusement la Gazette du Sorcier, craignant d’y trouver un nom connu. Et le jour arriva où la jeune femme vit sa pire crainte se réaliser : un petit article racontait que la maison de ses parents avaient été retrouvée surmontée du signe du mage noir et ses habitants (un homme, sa femme et leur bébé) avaient été retrouvés morts, apparemment sans avoir souffert.

Face à son désespoir, le directeur lui proposa de rejoindre un groupe de volontaires, appelé l’Ordre du Phénix, qui tentaient d’arrêter celui dont plus personne n’osait prononcer le nom et ses suiveurs, les Mangemorts. N’ayant plus rien à perdre et voulant empêcher le massacre d’autres innocents, la jeune femme accepta aussitôt et entra dans la rébellion. Une des premières choses qu’elle apprit fut la véritable identité de leur ennemi : ce n’était autre que son ancien amant, le père de son enfant. Cette nouvelle la surprit peu car elle avait aperçu le côté sombre de sa nature lors de leur relation, mais cela lui rappela de bien mauvais souvenirs.

Ce fut le début de longues années de terreur pour le monde magique et elle se battit de nombreuses fois, assistant souvent au décès d’un de ses coéquipiers lors d’une mission périlleuse, mais elle en sortit toujours indemne et la culpabilité commença à la ronger de survivre à tous ses amis. La population commençait à désespérer lorsqu’une nouvelle incroyable se répandit : le mage noir avait disparu, il avait été battu par un bébé, un petit garçon d’un an à peine. Les sorciers fêtèrent gaiement cet événement et essayèrent de se reconstruire une vie normale, mais c’était trop tard pour elle. Tout ce qui lui restait, c’était son travail et elle s’y consacra totalement, tentant de transmettre sa passion à des générations de jeunes élèves.

Le Seigneur des Ténèbres réapparut treize ans plus tard, tentant de se débarrasser du garçon qui l’avait autrefois vaincu, mais celui-ci réussit à s’en tirer à chaque fois, parfois grâce à ses amis, parfois grâce à la chance, et l’Ordre du Phénix se reforma pour affronter à nouveau l’ennemi. La jeune femme était devenue vieille, mais cela ne l’empêcha pas de participer autant qu’autrefois à la défense des innocents, protégeant Poudlard et ses occupants lorsque son directeur en était absent. Après la mort de celui-ci, elle proposa de prendre sa suite, mais le ministère de la magie désigna un autre professeur malgré les protestations du corps enseignant.

Elle était présente lors de la bataille finale qui eut lieu à Poudlard et dans laquelle elle perdit encore de nombreux amis et collègues. Suite à la fuite du directeur, ce fut elle qui dirigea l'armée du personnel et elle se battit comme une lionne, défendant rageusement sa vie et celle des gens qui l'entouraient. Elle ne montra aucune émotion lorsque Celui-Qui-Ne-Doit-Pas-Etre-Nommé tomba mort devant le jeune homme qui, des années plus tôt, lui avait renvoyé son sortilège alors qu'il n'était qu'un nourrisson, mais ses larmes coulèrent en voyant les rangées de braves tombés au combat, dont la plupart étaient des amis.

Le monde sorcier commença alors une longue période d'assainissement et de reconstruction, emprisonnant et jugeant les derniers Mangemorts et tentant de supprimer la corruption au Ministère. Elle fut nommée directrice de l'école et passa le reste de son existence à continuer l'œuvre de son prédécesseur : éduquer de nouvelles générations de sorciers, unis malgré leurs différences. Elle y parvint bien des années plus tard, lorsque les anciens préjugés sur la « pureté du sang » furent oubliés au profit des qualités des élèves, quelle que soit leur maison et leur origine.

Elle mourut à l'âge de 163 ans, suite à une mauvaise grippe qui épuisa en quelques jours son vieux corps. Elle resta consciente jusqu'à la fin et, juste avant de rendre son dernier soupir, elle réalisa qu'elle avait eut une vie bien remplie et qu'il était temps de se pardonner son erreur de jeunesse.
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