Wolf like me. by HannahxBlack
Summary: Biographie de Remus Lupin, sur un fond sonore de Wolf like me, TV on the Radio. C'est pas forcément une SongFic, mais disons que cette musique m'a beaucoup inspiré.






« Qui aurait cru que c'était si compliqué une vie. Tout le monde, en fait. Et personne à la fois. Tout le monde se contente de vivre normalement, comme si tout allait bien. Au fond, nous brûlons. Nous mourrons tous les jours un petit peu plus. C'est irrévocable. »
Categories: Biographies, Remus Lupin Characters: Les Maraudeurs, Nymphadora Tonks, Remus Lupin
Genres: Tragédie/Drame
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Biographies. - You don't know, Jack., SongFics - Let's get it started, yeah.
Chapters: 1 Completed: Non Word count: 1156 Read: 1004 Published: 14/12/2010 Updated: 14/12/2010
Chapitre 1 : What I've done. by HannahxBlack
Author's Notes:
Bouhouhou, Voilà qu'Hannah s'essaye à la biographie.
J'aime, personnellement, maintenant... est-ce que ça va vous plaire? (a)
Lisez ça sur un fond de WOLF LIKE ME, TV ON THE RADIO. (L)
Premièrement, ce n'est jamais facile d'évoluer dans un monde où on vous regarde de travers parce que vos deux parents ne sont pas sorciers. Ce n'est pas facile d'avancer et d'apprendre de ses erreurs quand on pense que tout ce que l'on entreprend n'est pas une réussite pure et simple. C'est encore moins facile quand nous ne sommes jamais sur de nous.

Eternels insatisfaits de soi-même. Comme si nous recherchions la perfection dans chacun de nous, en ne sachant pas que personne n'est parfait. Où alors à sa façon. Mais quelques individus cachés au fin fond de notre dure société n'atteignent même pas le niveau minimal de la perfection – jamais, en fait. Comme cet homme par exemple, Remus Lupin. Il est complexé de tout. De lui, des autres. Renfermé sur soi même, ne s'occupant que de son nombril – et encore... - il est pourtant une âme charitable et serviable.

Oh, pour sur, il n'en manque jamais une pour servir ceux qu'il aime. Mais voilà que nous retombons dans notre sphère sans fin. Jamais satisfait. Dépressif, et déprimant. Ses cheveux sont parsemés de tâches grises, comme si de petites constellations avaient élu domicile entre chacune de ses mèches brunes. Il est mal rasé, et pourtant il sent bon. Pas d'une odeur classe d'un parfum acheté quelques galions, non. Une odeur enivrante, et masculine à souhaits.

Il est accoudé au bar, le regard noyé par les larmes. Pourtant, il ne pleure presque jamais. Mais une sorte de « Trop marre » l'a submergé quand son regard s'est porté sur la lune, quelques minutes avant d'entrer dans ce bar. Cette pleine lune pourtant rassurante pour quelques-uns, était pour lui un calvaire des plus horribles. Non décidément, il n'aimait pas ce qu'il représentait. Ce qu'il était. Un monstre. Il termina son verre d'un seul coup, et quitta le bar.

L'homme n'est-il déjà pas assez impuissant en lui même? L'homme n'est-il pas si décadent, puéril et sans défense? Alors imaginez donc son infini décadence face à la chose que vous redoutez le plus. Pire, essayez de confronter la chose que vous aimez le plus au monde face à celle que vous redoutez. Verdict? Une peur sans précédent s'est emparée de vous, n'est-ce pas. Je m'en doutais. Alors imaginez à présent notre homme de tout à l'heure, perché sur une chaise, les mains contre une vitre glacée et fine comme du cristal. Imaginez encore et toujours cet homme, mais de dix ans plus jeune.

Allez, vingts ans. Il est là, perché, essayant d'écouter une conversation qui se joue de l'autre côté. «  Un truc de grand », avait répondu son père, d'un ton tendu. Qu'était-ce donc les trucs de grands? Des problèmes d'argent? Non pas vraiment. Peut-être alors un autre problème. La magie. Son père était un magicien de haute renommée. Alors oui, peut-être que c'était ça. Il avait des problèmes au ministère. Remus soupira, dégageant ainsi une fine couche de buée sur la vitre.

De sa petite main de gamin de neuf ans à peine, il essuie. Et ce simple geste, qui peut paraître d'une banalité à mourir, va être en fait l'élément déclencheur d'une vie atroce. Mais ça, il ne le savait pas encore, non. Il essuie donc, et sa bague ornée d'un saphir vient rayer le carreau. Un grincement qui lui filait la chaire de poule. Son père le regarda d'un seul coup, et le petit homme tomba du haut de sa chaise. Sur les fesses. Il pleurnichait parce qu'au fond, il était vexé. Il n'avait pas mal, mais le fait que son père l'ai vu l'espionner, ça le rendait malade. Son père ouvrit la porte à la volée. « Remus, file un peu dans ta chambre, tu veux. » Et la voix d'un homme résonnait alors, au fond de la grande salle à manger.

Totalement inconnue, pourtant. Mais elle était pire à entendre que le grincement de sa bague contre la vitre froide. « Vous ne savez pas éduquer votre fils comme il se doit, à ce que je vois, John. ». Le petit homme, au sol, vit pour la première fois le visage de son père se décomposer. Totalement. Et lentement, il détourna son regard pour finalement reporter ses deux billes d'un gris profond sur la silhouette imposante de l'homme inconnu. « Je vous demande pardon, Fenrir, j'ai cru comprendre que vous parliez de mon fils, là. »

Le ton était méprisant, et tellement horrible dans la bouche de son propre père. Mais il avait parlé avec un telle froideur, que le dénommé Fenrir s'avança. Il parlait avec John de choses que Remus ne comprenait pas du tout. Il captait quelques mots courants comme « vous me connaissez » et puis « faites attention à vous, John. » et encore « vous ne voulez pas d'un monstre » et surtout « comme fils. »

Un monstre, Remus? Oh, oui. Pour sur il en était un. Un monstre horriblement moche, méchant et horrible. Un être froid, repoussant. Un être malsain. Et pourtant si pur... Il se sentait comme une bête de foire, et pourtant ce n'était que le début d'une vie sans fin. Oh il avait pensé à mettre fin à ses jours. Mais c'était comme si la mort ne voulait même pas de lui. Il n'avait pas le courage d'aller plus loin. Il ne servait décidément à rien. C'est alors que tout s'était passé vite. Fenrir attrapa la gorge de John, l'envoya valser contre la commode du fond de la salle. Un bruit sourd, des objets qui se fracassent. La lutte dura quelques minutes. Ou bien quelques heures, Remus n'en savait rien. Ce qu'il sait, c'est qu'une bête affreuse ressortit de la salle à manger. Une sorte de gros chien malodorant, qui tenait sur ses deux pattes arrières. Il fit un dos rond, enfonça sa tête dans ses épaules, et pleura un moment. Ses pattes de devant vinrent cacher son visage affreux. Remus était sans voix. Etait-ce son père? Non impossible. Qu'était-ce?

Alors, la bête face à lui se mit à hurler sans prévenir. Un son mélodieux. Horriblement beau. Attirant. Il y avait quelque chose de mélancolique dans son râle, et quelque chose de beau à la fois. Indescriptible et insaisissable. Que cherchait-il? La réponse devint claire lorsqu'il lui sauta à son tour à la gorge. Lui. Il le voulait lui. Alors, Remus sentit la libération se faire lorsque la bête enfonça ses crocs d'un cou sec dans son bras. Puis dans son cou. Et enfin dans sa hanche. Plus il mordait, et plus Remus en jouissait. Il se sentait partir. Enfin, il ne serait plus. Il était libéré. Enfin.
End Notes:
J'espère que vous avez aimé !
Des reviews s'il vous plait! :D
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