Walk Away by jukava
Summary:

fanart de Azmin


Ce n'est pas son anniversaire, mais c'est un jour spécial, et puis ça m'est venu comme ça, alors, c'est pour toi Emiwyn.
Categories: Biographies, Fics-cadeau, Remus Lupin Characters: Remus Lupin, Sirius Black
Genres: Songfic, Tragédie/Drame
Langue: Aucun
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Oraisons funèbres, Geschenk!, If it wasn't for music that can explain how i feel...
Chapters: 1 Completed: Oui Word count: 794 Read: 1854 Published: 12/09/2011 Updated: 12/09/2011
Story Notes:
Le potterverse appartient à JKR. Les textes en Italique à la chanson Walk Away, de Ben Harper.

Un grand merci à Shaman et Aosyliah pour leurs avis éclairés (et ultra rapides^^)

Et la chanson est écoutable :
Chapitre 1 by jukava
Remus s’étira doucement. Il se sentait bien, dans cet état, entre conscience et sommeil où tout est encore trop flou, où le deuil n’est qu’un cauchemar et pas un souvenir. Mais la brume onirique bien vite s’estompa, et la phrase, sa propre phrase lui revint, comme une mélopée entêtante :

« Tu ne peux rien faire, Harry… Rien… C’est fini pour lui. »

Les mots qu’il avait prononcés résonnaient si douloureusement à sa mémoire. Comme un glas qui toujours lui rappelait que Sirius n’était plus.

Fuyant ses souvenirs, Remus ouvrit les yeux, seulement pour être ébloui par le rai de lumière qui se glissait entre les épais rideaux de la chambre qu’il occupait à Grimmauld Place.

« Oh non, » Il passa une main lasse sur son visage, comme pour chasser le jour et tenter de sombrer à nouveau dans l’insouciance du sommeil. « Voilà à nouveau le soleil. Et ça veut dire un autre jour sans toi, mon ami. Mon seul ami. Mon dernier ami. Les autres me regardent avec une sorte de pitié que je n’arrive plus à supporter. Et pourtant je les comprends. J’ai l’air d’un cadavre. Pâle, maigre et hâve, je suis à peine l’ombre de ce que je fus. Et ça me fait mal de me regarder dans le miroir. Mais ça me fait encore plus mal d’être avec quelqu’un d’autre. Je préfère ma solitude. »

Il soupira. Il savait qu’il n’était pas sain qu’il reste à Grimmauld Place. Et pourtant. Pourtant c’était tout ce qui lui restait. Le seul endroit qui conservait un tant soit peu du souvenir de Sirius. Et c’est si difficile à faire. Et si facile à dire. Mais parfois, parfois, tu dois seulement partir. Partir.

Je regarde Arthur et Molly aller et venir. Rassemblant les quelques affaires qu’ils avaient laissé là l’été précédent. Tous s’en vont. Les membres de l’Ordre qui dormaient parfois ici, les Weasley, tous. Avec tous ces gens à aimer dans ma vie, pourquoi me soucie-je d’une seule personne ? Tu es parti et c’est comme si tout et tous m’avaient quittés.

Mais je ne trompe personne. Pas même moi. Il n’y avait que toi qui m’apportais ce bonheur, ces moments amusants. Sans ton humour noir et ton cynisme, je suis incapable de retrouver l’étincelle du Maraudeur que j’étais. Je ne suis plus rien. Et c’est si difficile à faire. Et si facile à dire. Mais parfois, parfois, tu dois seulement partir. Partir.

Je crois que tout était plus simple quand je te haïssais. Quand je pensais que tu avais trahi James et Lily. J’ai tellement souhaité ta mort à ce moment-là. Même la mienne.
Tant de fois nous avons eu à nous dire au revoir. Et nous nous sommes toujours retrouvés. Malgré nos disputes, malgré l’Ordre, malgré les missions, malgré les doutes, malgré Azkaban, nous sommes finalement toujours allés dans la même direction pour ne jamais nous égarer.

Revoilà Molly qui vient me voir. Je sais ce qu’elle va encore me dire. Que je ne dois pas me morfondre. Que je dois accepter ta mort, que je dois arrêter de m’en vouloir… De quoi ? De ne pas t’avoir sauvé ? De ne pas être mort à ta place ?
Elle dit que si j’avais vraiment de l’amitié pour toi, je devrais te laisser partir. Arrêter de m’accrocher à mes souvenirs. A mes regrets. A mes remords. Mais je préfèrerais être enchaîné et mort avec toi que de vivre dans cette douleur et cette souffrance.

Elle me dit qu’avec le temps tout ça passera. Que la douleur s’atténuera. J’aimerai la croire. Mais, dis-moi Padfoot, la douleur de la mort de James et Lily s’est-elle jamais atténuée pour toi ? La trahison de Peter te semblait-elle moins cuisante après douze années à Azkaban ?

Non, le temps ne fait pas disparaître cela. C’est le temps qui s’est emparé de mes lendemains pour en faire des hiers. Et encore une fois, ce soleil qui se lève retombe à terre. Et une fois encore toi, mon ami, n’est nulle part où je puisse te trouver.

Peut-être que je devrais aller te chercher ? Ou chercher à retrouver l’illusoire paix de mon âme. Dumbledore m’a dit qu’il avait besoin d’un espion parmi les loups garous.

Et c’est si difficile à faire. Et si facile à dire. Mais parfois, parfois, tu dois seulement partir.

Partir.


Parce que personne ne sera là pour me regretter.
Cette histoire est archivée sur http://www.hpfanfiction.org/fr/viewstory.php?sid=21780