Deux décennies à ses côtés by Yuro
Ancienne histoire coup de coeurSummary:

 

OS dans le cadre du concours lancé par Samantha Black : Une histoire d'amitié

Dans cette histoire je cherche à développer la relation entre Minerva McGonagall et Rubeus Hagrid pendant leurs années en tant que collègues à Poudlard


Categories: Tranches de vie Characters: Minerva McGonagall, Rubeus Hagrid
Genres: Amitié
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Une histoire d'amitié
Chapters: 1 Completed: Oui Word count: 4590 Read: 989 Published: 29/10/2017 Updated: 29/10/2017
Deux décennies à ses côtés by Yuro
Author's Notes:

Déjà je tiens à remercier Samantha Black pour sa très bonne idée de concours.

Comme chaque fois que je participe aux concours, je ne suis pas très fière de ce que j'ai écrit mais je suis contente d'y avoir participé et de pouvoir lire les histoires de chacun sur des thèmes toujours très intéressants.

Pour cette histoire, j'ai manqué de temps et d'inspiration, étant prise par pleins de choses, mais j'ai bien aimé écrire et réfléchir sur cette relation très peu développée dans les livres et qui mériterait bien plus.

Ah et bien sur, tout appartient à J.K Rowling : les deux premières citations sont tirées du tome 1 : Harry Potter à l'école des sorciers (ajout modération).

Bonne lecture ! :)

 

 

C'était fait. Albus avait déposé la lettre sur le berceau dans lequel le petit garçon dormait profondément. Il s'était aussitôt détourné pour quitter le jardin et se tenait déjà sur le trottoir d'en face quand Hagrid et Minerva, eux, n'avaient pas esquissé le moindre geste. Ils l'observèrent tandis qu'il déclenchait le déluminateur pour rendre à la rue son éclairage avant de transplaner. Sa disparition fit retomber le silence dans cette rue de banlieue. Minerva se força à le briser pour ne pas se laisser submerger par l'émotion.

Elle obtint pour seule réponse un bruit pétaradant de mouchage. Sans le regarder, elle lui tapota gentiment le bras en signe de réconfort.

Comment aurait-elle pu trouver les mots pour le rassurer ? Elle avait observé ces gens toute une journée, dans l'espoir d'y trouver de bons parents d'adoption, mais la déception avait été très rapide. Elle se demandait encore comment une jeune femme comme Lily Evans pouvait avoir un lien de parenté avec cette Petunia. La peine de la perte du jeune couple s'amplifiait avec la certitude que leur fils ne grandirait pas dans le bonheur.

Non, il ne fallait pas regarder en arrière, pas regarder ce petit garçon qui venait de tout perdre. Et se raccrocher à ce que disait Albus. Il n'avait jamais eu tort, jamais.

Elle risqua un regard vers la silhouette imposante du demi-géant. Il lui semblait le voir pour la première fois, et elle regretta subitement la question qu'elle avait posé à Albus quelques minutes plus tôt. Hagrid accordait une foi inébranlable envers le même homme qu'elle et elle comprenait à présent qu'il n'y faillirait jamais. Tout maladroit qu'il était, son affection et sa confiance sincères étaient touchants.

Il n'avait pas encore allumé le moteur mais Minerva s'était sentie soudain assaillie de terreur à l'idée de se retrouver seule. Quand bien même elle pouvait rejoindre l'école en un instant, elle savait qu'elle ne parviendrait pas à trouver le sommeil cette nuit.

Malgré la nuit déjà bien tombée, elle devina les sourcils du géant se redresser de stupéfaction.

Hagrid finit par se ressaisir.

Oui, bien sûr, il ne pouvait pas transplaner.

Le silence était retombé, plus gênant.

Comme elle l'avait pressenti, le sommeil ne vint pas cette nuit-là. Le lendemain, le pays apprit que Sirius Black avait été arrêté, après le meurtre de douze moldus et de Peter Pettigrow, qui avait révélé sa trahison du secret envers les Potter. Hagrid et Minerva n'avaient jamais reparlé de ce verre ensemble. Les nuits qui suivirent furent tout aussi pénibles.

 

Douze ans étaient passé. Le temps s'était écoulé rapidement. La paix était déjà devenue une habitude aux yeux de tous. Douze ans de fastes, où le seul souci était de corriger les élèves, de se montrer juste, stricte, et, par dessus tout, impartiale. Elle avait côtoyé ses collègues avec la distance respectueuse qui la caractérisait, plaisamment, sans jamais réellement entrer dans les confidences. Elle avait soutenu et admiré Albus, tout en restant indépendante d'esprit, capable de le critiquer et le contredire quand il le fallait. Et elle avait vu grandir et mûrir deux nouvelles générations d'élèves.

Un jour, il y avait deux ans de cela, le garçon qu'elle avait laissé au pas de la porte avec Albus et Hagrid était arrivé au château, en âge de débuter son éducation magique. Le souvenir de cette terrible journée, désormais célébrée dans tout le pays comme le jour de la libération, était revenu. Elle avait observé la joie non contenue du demi géant à accueillir cet élève là, tandis qu'elle même se devait de rester impartiale et neutre. Tout en le voyant s'épanouir, elle n'avait pu que constater à quel point il ressemblait à ses parents, et s'était toujours gardé d'en partager la réflexion.

Et puis cet été, une nouvelle odieuse lui était parvenue : L'évasion de Sirius Black.

Les vacances de Noël étaient arrivées, ramenant la plupart des élèves chez leurs parents. Ce jour-là, Minerva avait fini de corriger ses copies et regardait pensivement le cheminement des flocons de neige à travers la vitre de son bureau. Un peu plus loin, le soleil profitait d'une trouée dans les nuages pour baigner la forêt de ses rayons. Elle laissa errer son regard jusque vers la cabane du garde-chasse en lisière de la forêt interdite, et remarqua que celui-ci enfilait son lourd manteau et ses bottes avant de se diriger vers le stade de quidditch. Quelqu'un frappa à la porte, la réveillant de sa torpeur.

C'était le professeur Flitwick.

Elle l'étudia quelques secondes avant de hocher la tête.

Alors qu'ils sortaient dans le parc, elle fut prise d'une inspiration en croisant à nouveau l'épaisse silhouette de Hagrid qui les saluait en toute humilité.

Il eut un instant d'hésitation, surpris de cette nouvelle invitation, puis esquissa un large sourire qui fit tressaillir sa barbe broussailleuse.

Sur le chemin, ils avaient croisé Cornelius Fudge, le ministre de la magie, qui de toute évidence cherchait Dumbledore pour quelque conseil. Constatant qu'il l'avait raté de peu, il se laissa cependant tenter par un remontant. Cela les mena à l'auberge que tenait Mme Rosmerta. Ce dont ils ne se doutaient pas, c'était la tournure que prit la conversation ce jour-là. Sirius Black était dans la tête de grand nombre de personne ces derniers mois, suscitant la crainte et l’incompréhension, mais Minerva comprit ce soir là à quel point il avait ébranlé Hagrid, et probablement elle-même. Tout en tendant un mouchoir à ce géant, elle se fit à nouveau la réflexion qu'ils n'étaient pas si différents que cela. Hagrid exprimait son émotion de manière visible et parfois exubérante, tandis qu'elle était dans la retenue et la pudeur, mais leurs sentiments étaient en tout point comparables. L'affection qu'elle ressentit pour lui ce jour fut grande, mais elle ne parvint pas à le lui communiquer. Elle le quitta sans rien lui dire de plus.

 

Et puis un jour, ce qui devait arriver arriva. Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom revint d'entre les morts, comme l'avait prédit Albus. Le monde bascula à nouveau dans le chaos et l'incertitude. Le doute et la suspicion s'emparèrent de tous, et chacun ne put compter que sur une poignée de proches. Pour Minerva, il s'agissait essentiellement des membres de l'Ordre. Son repère restait envers et contre tout Albus, sa sagesse, sa confiance, son optimisme et son sens du devoir.

Ce fut son monde à elle qui bascula lorsque son mentor mourut des mains de l'un de ses collègues, dont elle avait appris à faire confiance par respect pour Albus.

Elle parvint à se contenir tout le long de la cérémonie, mais son visage ne pouvait camoufler entièrement la détresse qu'elle éprouvait. Une larme vint glisser silencieusement contre sa joue lorsque Hagrid déposa le corps du directeur, suivi des centaures qui apportèrent leur propre hommage à cet homme d'exception qui avait su défendre les droits de tous.

Après un hululement de douleur, Hagrid vint se poser à ses côtés, toujours secoué de sanglots. La cérémonie prit fin. Minerva ne bougea pas. Derrière eux, les élèves reprenaient les conversations et rejoignaient lentement le château, près à rentrer chez eux. Elle glissa un coup d'oeil vers Harry. Hagrid suivit son regard.

Hagrid secoua la tête.

Minerva reporta son regard vers Hagrid, surprise.

Malgré ces paroles peu réconfortantes, elle sourit au demi-géant.

Il hocha la tête.

Elle ne put empêcher une deuxième larme de couler.

Hagrid souleva sa main pour la déposer aussi délicatement que possible sur l'épaule de Minerva. Pour la première fois depuis la mort d'Albus, elle pensa que tout espoir n'était pas perdu.

 

 

Clap, clap, clap

Minerva put deviner le soupir de soulagement derrière la grande porte en bois. Le grincement du loquet et de la porte qui coulisse se fit entendre peu de temps après.

Il la laissa se glisser dans l’entrebâillement de la porte, jeta un coup d’œil au dehors puis referma aussitôt.

Minerva resta debout au milieu de la cabane, observant discrètement ce lieu dans lequel elle n'avait jamais mis les pieds jusque là. Comment se faisait-il qu'elle n'était jamais venue ici en des décennies ?

Elle fit signe que non.

Elle se laissa tomber dans le fauteuil, partiellement soulagée.

Elle le regarda dans les yeux.

Hagrid ne savait pas quoi répondre à cela. Il se contenta d'avaler une gorgée de thé. Minerva prit son courage à deux mains pour poser la question dont elle redoutait la réponse.

Minerva acquiesça, elle savait pertinemment que l'apaisement de ses craintes ne serait que de courte durée. Elle avait perdu le sommeil depuis si longtemps déjà.

Il reposa sa tasse sur la table, les sourcils froncés dans une attitude concentrée.

Elle se releva et jeta un dernier regard à la pièce.

Sa barbe hirsute tressauta.

 

 

 

Elle le regarda, tout fougueux du haut de ses douze ans. Il n'était pas le premier ni le dernier à se rebeller ouvertement. Ni le dernier à remettre en doute son inaction ou l'accuser de collaborer avec l'ennemi.

L'humilier n'était peut-être pas la meilleure solution mais elle n'avait plus de patience pour autre chose.

Quel mensonge éhonté. Après tout, il avait raison, qu'attendaient-ils au juste ? Pourtant, Minerva n'avait cessé d'espérer.

Elle fut tirée de ses pensées par des bruits d'un pas bien familier. C'était Hagrid. Elle mit du temps avant de saisir que l'expression de son visage reflétait de la réjouissance. C'était si rare depuis quelques temps.

Pendant un instant, Minerva crut se retrouver dans les gradins du stade de quidditch, à écouter Lee Jordan commenter un match de manière tout à fait partiale, tandis qu'elle le morigénait tout en se retenant de rire elle même.

C'est ainsi qu'elle découvrit avec Hagrid l'émission potterveille, et que son sourire revint tout aussi brusquement qu'il avait disparu. Elle s'installa dans le fauteuil, les yeux rivés sur la radio. Puis l'émission prit fin, laissant pour seul son le grésillement de la radio. Ils restèrent figés quelques instants, comme dans l'attente que le programme reprenne, d'entendre à nouveau la voix rassurante de leurs amis leur dire qu'ils n'étaient pas seuls, et que tout espoir n'était pas mort. Très lentement, Minerva se redressa enfin et tourna le regard vers le demi-géant qui séchait de grosses larmes sous un mouchoir hors proportions.

A partir de ce jour, ils se réunirent pour chaque émission, tantôt chez elle, tantôt chez Hagrid, veillant à passer inaperçu. Ils prenaient plaisir à partager ce moment ensemble, le plus souvent en silence. Ils en étaient venu à l'attendre avec impatience, ne songeant qu'à cela lorsque les choses tournaient mal au château.

Et puis un jour, ce qui devait fatalement se produire arriva sans crier gare. Evidemment, ils auraient pu être plus prudents, ne pas se rencontrer comme ils le faisaient. Mais ils ne pouvaient s'en empêcher. Trouver un peu de chaleur l'un près de l'autre était devenu aussi vital que respirer.

Ils étaient chez Hagrid, blottis dans le fauteuil à écouter la radio. L'aboiement de Crockdur leur donna quelques minutes. Il avait entendu se rapprocher les Carrows qui descendaient le sentier menant à la cabane. Se levant d'un bond, ils se regardèrent, terrifiés. Minerva sortit sa baguette, prête à s'en servir sans vergogne.

Lui-même avait sorti son parapluie et regardait férocement la porte par laquelle l'ennemi passerait inévitablement. Mais, soudainement, il se ravisa.

Elle le fixa, presque implorante. Mais l'heure n'était plus à l'incertitude.

Il s'inclina vers elle.

Elle n'eut pas le temps de lui sourire, déjà engouffrée à travers la trappe. Hagrid déclencha immédiatement les hostilités pour ne pas laisser le temps aux assaillants de remarquer quoi que ce soit.

Puis le monde explosa tout autour d'eux.

Le lendemain, lorsqu'elle s'installa seule dans sa chambre pour écouter la radio, elle entendit le récit bref de l'évasion de Hagrid après avoir « organisé une fête de soutien à Harry Potter ». Elle éteignit la radio, pleine d'amertume. Elle n'avait pas perdu un allié, mais un ami. Un de plus.

Le cœur bouillonnant, elle se promit alors de déchaîner sa rage sur les responsables de tous ces troubles, lorsque, enfin, l'heure aurait sonné.

Quelques semaines plus tard, son vœu fut exaucé.

 

 

 

Cet été là, l'espoir et la vie reprenaient leurs droits, malgré les pertes et les deuils. C'était un matin frais pour la saison, venteux. Minerva était sorti de bonne heure dans le parc du château et monté sur une colline pour observer ce qui était son foyer depuis de si nombreuses années, ou plutôt ce qu'il en restait. Des ailes entières s'étaient effondrées sous les coups des assaillants, un pont avait tout simplement disparu, et l'enceinte désintégrée. La liesse qui avait suivie la victoire de la guerre était retombée. Chacun s'en était retourné pour panser ses plaies, physiques comme psychiques, retrouver ses proches, et songer à reprendre sa vie là où elle s'était arrêtée. Mais la vie de Minerva était et avait toujours été à Poudlard. Il était temps de penser à reconstruire.

Elle parcourut du regard l'ensemble du domaine, réfléchissant déjà à la manière dont il fallait organiser les reconstructions. Elle était déterminée et certaine que cette tâche lui revenait.

Quand elle se sentit prête, elle redescendit lentement.

Elle trouva Filius, Sybille et Podmora dans la grande salle.

Ils haussèrent les épaules.

Filius plissa les yeux.

Il paraissait dubitatif, observant autour de lui l'ampleur des dégâts subis suite à l'attaque. Minerva prit une grande inspiration.

Ils hochèrent la tête gravement.

Elle le regarda droit dans les yeux pour lui répondre positivement.

Minerva remonta dans son bureau, bien décidée à écrire immédiatement à Kingsley pour lui présenter son projet. Elle n'avait rien ni personne à retrouver à Londres ou ailleurs. Seul Poudlard avait besoin d'elle.

Elle remarqua le lendemain qu'un autre n'avait pas quitté l'enceinte du château. Argus Rusard arpentait les couloirs avec vivacité, marmonnant des plaintes de manière ininterrompue. Il ne la vit même pas, tout absorbé qu'il était dans ses petits travaux pour ramasser les objets dispersés au sol.

Minerva travailla d'arrache-pied pendant plusieurs jours pour reconstituer les murs, usant de divers sortilèges dont elle ignorait l'existence jusque là. Ce n'est que la deuxième semaine qu'elle se laissa assaillir par le découragement en constatant tout ce qu'il restait à réparer et l'inutilité de la plupart de ses actes jusque là. La solitude, ponctuée des gémissements du concierge, n'arrangeait rien à cela, malgré la joie de ne plus croiser les Carrows et autres nuisibles de cette espèce dans les couloirs de son école.

Un soir, alors qu'elle dînait seule dans la grande salle (les habitudes sont tenaces, pensait-elle), elle entendit le claquement familier de la grande porte. Si celle-ci s'était ouverte ainsi sans protestation, ce ne pouvait être que pour accueillir un ami et familier. Et, en effet, voilà que Hagrid apparaissait dans l’entrebâillement de la porte de la grande salle. Ils échangèrent un regard.

Elle se leva.

Hagrid gloussa.

Minerva acquiesça.

Il reposa son assiette et la regarda.

Elle se racla la gorge.

Il sembla rayonner, tout d'un coup.

C'était étonnant de constater à quel point cela avançait plus vite et d'une manière bien plus agréable lorsqu'on était deux. Hagrid et Minerva se surprirent à retrouver sourire et bonne humeur malgré l'ingratitude de la tâche.

Début août, une visiteuse bien particulière fit irruption dans le château. Olympe Maxime était venue par surprise leur rendre visite et les soutenir.

Pendant le séjour d'Olympe au château, Hagrid se fit plus maladroit encore que d'habitude, et la gêne pouvait le pousser à envoyer des messages tout à fait contradictoires. Minerva fit mine de ne pas y prêter garde, dans un premier temps. Mais, alors qu'ils mangeaint leur petit déjeuner tout deux sans la française, elle se décida soudain à intervenir.

 

Lorsque septembre arriva, les reconstructions étaient en pleine avancées, et l'intervention, fin août, des autres professeurs et d'une partie de ceux qui avaient constitué l'Ordre, permit que les élèves soient accueillis dans un secteur réduit du château. C'est ainsi que Minerva vit approcher par delà les collines le serpent rouge nimbé de vapeurs qui amenait à bon port les enfants. Du haut de la tour, elle observa avec une fierté immense Hagrid les accueillir à la lumière de sa lampe puis guider les premières années vers les embarcations. Poudlard renaissait, grâce à eux.

Elle prit une grande inspiration avant de descendre vers la grande salle. Arrivée devant la table des professeurs, elle eut un moment d'hésitation devant la chaise qui l'attendait, trônant au milieu de l'assemblée. Elle ravala ses larmes tandis que des images défilaient sous ses yeux. Toutes ces années auprès de Albus, où elle n'avait jamais douté de sa place. Mais la vie n'avait épargné personne, il fallait avancer, coûte que coûte, et accepter cela. C'est ainsi qu'elle se posa sur cette place qu'elle n'avait jamais cru sienne. Hagrid vint se poser près d'elle un peu plus tard et lui adressa son plus beau sourire.

Elle lui retourna un faible sourire et embrassa du regard l'immense salle ainsi que tous ses occupants. Des enfants et adolescents, dont une partie de la jeunesse avait été volée, mais qui étaient présents ce soir et prêts à se lancer dans une nouvelle aventure.

Elle se redressa dans son fauteuil, ragaillardie par le ton de son ami.

 

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