C'est un petit bonheur by Bloo
Summary:
Pascal Campion


C'était Londres, c'était la guerre, c'était Marlène et Sirius, c'était.

Categories: Romance (Het), Epoque Maraudeurs Characters: Marlene McKinnon, Sirius Black
Genres: Guerre, Romance/Amour
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Aucun
Chapters: 1 Completed: Oui Word count: 982 Read: 1275 Published: 27/12/2017 Updated: 27/12/2017
Story Notes:
Les personnages appartiennent à J.K Rowling.
C'est un petit bonheur by Bloo
Author's Notes:
Petit Marlène/Sirius écrit lors de la Nuit d'HPF du 26 août.

Bonne lecture !

Marlène n'avait jamais vraiment aimé Londres. C'était grand, déjà, grand comme ses rêves d'enfant fanés, et c'était gris, aussi, gris comme les souris qui se coursaient dans le grenier de la vieille maison de ses parents.

Elle avait toujours détesté les rongeurs, au moins autant qu'elle avait de rêves.

C'était même drôle, ô combien elle était grisée étant enfant ! Grisée par sa passion des hiboux, grisée par les pluies d'Écosse frappant les volets bleus de sa jolie chambre, grisée par les regards intéressés que lui jetaient ses condisciples à Poudlard, grisée d'envie et d'énergie, prête à mettre le monde entier à ses pieds. Elle serait duelliste, la meilleure d'entre tous, exploratrice, le sac à dos offert par Lily toujours sur l'épaule gauche -ça portait bonheur selon Pandora-, autrice, couchant sur le papier ses mille et une aventures, et puis quand cette triple vie deviendrait trop encombrante, et elle-même moins exubérante mais selon un tout petit peu moins, elle serait actrice. De celles adulées par la planète entière et dont le charme en noir et blanc l'avait bouleversée à jamais la première fois que Lily l'avait emmenée au cinéma.

Et puis c'était sa vie qui s'était grisé, sa vie qui n'avait plus rien de ses grands rêves.

C'était la guerre qui l'avait rattrapée, la noble cause à laquelle elle s'était dédiée toute entière au point d'y laisser sa triple vie. Elle n'en avait plus qu'une seule et qui était tellement fragile qu'elle ne savait même pas l'apprécier réellement, comme si elle lui échappait déjà par toutes les parties de son corps bien trop abîmées par son jeune âge, de ses mains calcinées depuis une attaque contre son ancien appartement à ses yeux devenus presque rouges d'avoir trop pleuré.

Elle n'avait jamais vraiment aimé Londres. C'était les grands espaces qui nourrissaient tous ses rêves et habillaient ses journées d'espoir.

Depuis la guerre, elle haïssait carrément cette ville dont les façades et le ciel lui rappelaient si cruellement comme sa vie était déjà presque finie. Et rien, pas même les sorties à Notting Hill et sur le marché de Camden en compagnie de Sirius et Lily ne la feraient changer d'avis -c'était apparemment ce qu'elle avait clamé la dernière fois qu'elle avait trop bu à l'une de leurs soirées.

Alors Sirius l'avait prise par la main un énième matin qu'elle se réveillait dans son lit, et elle avait serré très fort cette main tendue qu'elle aurait suivie jusqu'au bout du monde, cette main qui seule parvenait parfois à colorer un peu ses mornes journées, cette main qui l'avait emmenée au pied d'une rampe d'escaliers un peu lugubre et surtout très peu fréquentée.

- Je sais que tu as toujours aimé avoir le dernier mot, lança-t-elle en lâchant la main de son drôle d'amant. Mais si tu en es à m'emmener à seulement deux rues de chez tes parents, alors c'est carrément pathologique.

- Range tes sarcasmes Marlène, nous sommes là pour nous amuser.

- Comme tu peux le constater, je suis absolument hilare, répliqua-t-elle en enfonçant son menton dans sa lourde écharpe jaune.

- Tu adorais le vert avant, non ?

Elle ne parvint pas à lui répondre cette fois-là. Elle n'avait aucune idée de la façon dont il pouvait bien savoir ça, à lui dont elle n'avait presque jamais parlé de son enfance. À vrai dire, ils ne parlaient pas tant que ça. Ils se satisfaisaient chacun de la présence de l'autre et entre eux deux, il n'y avait jamais eu besoin de mots : c'était.

- Vert, alors ! lança Sirius en dégainant sa baguette.

Et d'un geste souple du poignet, il coloria la première marche de l'escalier avant de s'emparer une nouvelle fois de la main de Marlène et de la serrer fort, si fort, comme s'il ne devait plus jamais la lâcher.

- C'est ton tour, lui dit-il en les faisant descendre sur la marche verte.

Elle choisit le rouge. Quand il lui demanda pourquoi, elle lui répondit que ce serait bientôt la couleur de sa joue s'il continuait à l'énerver.

La suivante fut bleue, parce qu'il avait toujours maintenu qu'elle aurait eu sa place à Serdaigle et que c'était en se disputant à ce propos qu'elle l'avait embrassé pour la première fois -uniquement dans le but de la faire taire, bien sûr. Alors Marlène coloria à nouveau une marche en vert en lui assenant qu'il aurait très bien pu finir à Serpentard. Pour la peine, Sirius teignit une bonne dizaine de marches en rouge. Ils s'accordèrent pour que les suivantes soient jaunes parce que les Poufsouffle étaient de l'avis de tous les meilleurs camarades et que c'était une qualité reconnue à sa très juste valeur par Marlène comme par Sirius. Puis ce dernier fit s'esquisser un arc-en-ciel et ils bondirent de marche en marche, bientôt Marlène sur le dos de Sirius les mains serrées contre son coeur et la bouche embrassant distraitement ses épais cheveux noirs entre deux éclats de rire.

Et le temps d'une matinée Sirius coloria et même illumina si bien la ville de Londres qu'elle fut forcée de lui donner raison une fois encore, même si elle jurait qu'on ne l'y reprendrait jamais plus jusqu'à la prochaine fois.

Ce que lui n'admettrait en revanche vraiment jamais, c'était que Londres et même toutes les villes du monde plus Londres ne pouvaient égaler à ses yeux le sourire ravivé de Marlène.

End Notes:
Merci d'avoir lu !

Le titre vient de la chanson "Le petit bonheur" qu'une de mes meilleures amies m'avait apprise en primaire.

Une review pour rendre Marlène heureuse ? ;)
Cette histoire est archivée sur http://www.hpfanfiction.org/fr/viewstory.php?sid=35793