Le secret de Nadia Moskova by bellatrix92
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Schwester Wladimir, l'excentrique camérière fidèle à la Supérieure Angela, n'a pas toujours étudié au Blocksberg. Elle était une élève de Durmstrang à l'origine...

... Ou plutôt, un élève.

 

Image tirée d'un dessin décalqué sur un vieux coloriage et retravaillé à l'ordinateur.


Categories: Biographies, Personnage original (OC) Characters: Viktor Krum
Genres: Amitié
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Les Enfants perdus, La Guerre des Sorciers, Les chroniques du Blocksberg
Chapters: 1 Completed: Oui Word count: 993 Read: 390 Published: 01/04/2020 Updated: 01/04/2020
Chapitre 1 by bellatrix92

Je m’appelle Nadia, Nadia Moskova.
Je ne sais pas trop à quoi pensaient mes parents lorsqu’ils ont décidé de me faire venir au monde, mais ce qui est sûr, c’est qu’ils avaient le sens de la contradiction.
Mon père est Russe, il se murmure qu’il a du sang tatar dans les veines, c’est peut-être vrai. Ma mère est ukrainienne, sa famille descend des Vikings qui ont fondé la Rus de Kiev, du moins c’est ce que raconte la tradition familiale et c’est aussi ce que semble indiquer notre savoir ancestral.

Je m’appelle Nadia Moskova, et si j’ai autant écrit c’est avant tout pour ne pas l’oublier. Car ici, à Durmstrang, je suis Wladimir, Wladimir Moskova. Cela sonne très bien dans ces terres gelées et c’est le prix à payer pour être intégrée parmi les gagnants. Ici les filles ne comptent pas pour grand-chose, trop de mages noirs sont passés par là, Grindelwald n’étant que le dernier.
Tous les jours je frissonne lorsque je passe devant le signe des reliques de la mort qui fait peur à pratiquement tous les élèves, la faction des tradis exceptée.
Ceux-là, s’ils savaient qui je suis vraiment, ils me feraient la peau. J’ai menti sur mon identité afin de pouvoir me battre contre eux. Cette faction qui hante l’école a relevé la tête à l’arrivée du directeur Igor Karkaroff, encouragée dans ses pratiques anti-moldues. Mon père m’avait mise en garde contre cet homme mauvais, il avait craint que mon tempérament ne m’attire des ennuis, surtout que j’étais une fille.

Devenir un garçon s’est révélé pour moi d’une facilité déconcertante. J’ai toujours eu un physique passe-partout, fine et nerveuse comme je le suis. Mon visage est fin à ce qu’on dit, mais tant que j’ai été jeune cela ne m’a pas posé problème. De plus la neige qui tombe fréquemment et le froid qui règne dans le château interdisent les habits légers. C’est tout à mon avantage. Ceux du dortoir ne m’ont jamais vue qu’en pyjamas épais et robe de chambre, ce qui m’a évité d’être percée à jour durant les quatre premières années de ma scolarité. Puis j’ai tout avoué à Aïsen et Evgueni, les seuls qui aient fini par se poser des questions.
Ces deux-là sont dans mon année, également dans la maison Uzem. C’est assez paradoxal car ils viennent de Yakoutie, une région du grand nord où pas grand-chose ne pousse.
Je ne sais pas si c’est la neige qui en tombant me déprime, mais j’ai l’impression que toute ma vie est devenue un non-sens depuis quelques mois. Je n’en peux plus de me cacher, et en même temps c’est devenu vital car si mon identité était découverte, surtout au sein de la maison de Dyr où les tradis sont très nombreux, je ne donne pas cher de ma peau.
Cela fait presque cinq ans que je me bat avec mon groupe d’amis pour faire respecter les droits de tous. Mais la pression est devenue insoutenable. Dans les cours nous sommes harcelés de manière quasi-continue, Aïsen et Evgueni parce qu’ils sont « bridés », forcément il faut que certains soient choqués, et moi parce que je les défend avec plusieurs camarades. Dans notre dortoir de la maison Uzem, nous sommes à l’abri car il est protégé par un mot de passe qui interdit l’entrée à quiconque n’est pas invité. C’est Aïsen qui a créé ce sort et qui a eu l’intelligence de faire en sorte que le directeur et n’importe quel autre enseignant puisse passer, afin de ne pas éveiller les soupçons. Il y a aussi Viktor que nous faisons rentrer clandestinement. C’est un pote et, de toutes façons, lui a ses entrées partout. Il a un an de moins que nous mais c’est déjà un champion, il vient d’être repéré par le sélectionneur de l’équipe de Quidditch bulgare. Il faut dire que l’école n’a jamais connu un tel attrapeur.

Ce soir, je n’en peux plus, j’ai dit à Aïsen et Evgueni d’inviter tous les amis que nous avons dans le dortoir, et plus tard ils iront appeler Nikita Vassiliev, notre directrice. Je ne peux plus me cacher même si je sais que je cours vers de très gros ennuis.
Tout le monde est arrivé à présent, on a dit qu’on faisait une soirée bouffe, chacun a ramené la sienne. Il y a de tout et le tapis en est couvert. Pourtant, c’est étrange, comme si la plupart de nos amis avait compris que ce n’est pas la fête. Chacun se regarde en chien de faïence et la tension est en train de monter.
Vassili, Maria, Nadedja, Viktor, Michel, Sergei et tous les autres. Je sens que c’est comme s’ils avaient déjà compris.

Alors je respire un coup, me lève et ôte ma robe de chambre. Cette fois-ci j’ai pris soin de n’enfiler qu’un pyjama d’été que je mets parfois chez moi. Aïsen et Evgueni font d’abord mine de rien, ils laissent les autres lever la tête au mouvement, progressivement ce rendre compte que quelque-chose cloche. D’ailleurs certains ne remarquent même pas (Maria par exemple) et retournent à leur festin.
Serguei pousse soudain un cri, pas un cri d’horreur heureusement, mais de surprise. Les derniers lèvent la tête alors que je suis à deux doigts de m’évanouir.

C’est Viktor qui, le dernier, prend conscience de ce qui se passe. Ses yeux s’écarquillent de surprise et un cri surpris lui échappe.
Je m’aperçois avec surprise que le seul à avoir pris un air dégoûté est Michel, il me regarde limite avec horreur et semble vouloir reculer. C’est alors que Sergei intervient :
- Mais en fait tu es une fille ?

Dans l’assemblée presque figée de surprise, ses mots résonnent, étrangement légers. Je hoche la tête mécaniquement, comme délivrée par ses paroles.
- Mais en fait t’es vachement canon ! S’exclame t-il.
- Les mecs, dit Viktor en riant presque. Il a fini par se rendre compte qu’il n’était pas gay !

Et à ce moment-là, les rires et la parole se libèrent…

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