Alerte, Serpentard à l'horizon by CacheCoeur
Summary:

 

Fanart dessiné par Nesache

 

Ethel Rowle veut entrer à Poudlard. Plus spécifiquement, Ethel Rowle veut aller à Serpentard. Problème : Ethel Rowle est une cramole.

 

Si seulement elle avait une aspirante Auror prête à tout pour faire ses preuves sous la main...

 

Participation à la septième épreuve de confort de "Koh-Lanta, l'île des HPFiens"


Categories: Epoque de Harry Characters: Nymphadora Tonks, Personnage original (OC)
Genres: Comédie/Humour
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Koh-Lanta, l'île des HPFiens
Chapters: 1 Completed: Oui Word count: 2878 Read: 277 Published: 28/07/2021 Updated: 28/07/2021
Story Notes:

Hello ! Ella aux commandes actuellement :D (Je profite lâchement de l'adhésion de Cachou pour sauter l'étape modération hihi)

Ce texte a été écrit pour la septième épreuve de confort de Koh-Lanta, organisé par Omicronn et Catie : l'épreuve des Destins Liés ! Ce qui veut dire que nous devions non seulement écrire ce texte à deux, mais surtout que nous sommes liées à la vie à la mort pour l'entièreté du tour (suite de nos aventures à l'épreuve d'immunité...)

Autant dire que je suis ravie d'être apairée avec une personne aussi qualitative que Cachou la Terrible. <3 Ce texte nous a fait des frailleurs parfois (ce moment où on s'est rappelées que oui, il y a des contraintes de mots en fait !) mais a été franchement amusant à écrire ! Nous sommes évidemment parties sur les Cracmols (évidemment), avec une touche d'humour, un zeste de dynamisme... J'espère de tout coeur que ça vous plaira et que vous passerez un bon moment de lecture !

Nos contraintes combinées pour ce tour étaient :

- Maximum 3000 mots (2998 pile d'après le compteur du concours)

- Sentimentalisme 2 : trois sentiments (en gras dans le texte et en note de fin)

- Sensibilité 3 : trois verbes de chacun des 5 sens (en gras dans le texte et en note de fin)

- Langage 2 : un personnage s'exprime en langage soutenu à au moins deux reprises

- Edurance 1 : posté avant mercredi soir (ce que je fais actuellement)

- Mot métier : planifier

- Mots interdits : équipe, partenaire, projet, collaboration, entraide, ennemis, décoder, code, transcrire, culture, polyglotte, énigme, se concentrer, langue

Edit Cachou : Chers amis, je sais, je sais... j'avais pourtant affirmé ne plus écrire sur les cracmols. Je regrette rien. Ps : Ella, c'est la best et j'ai adoré brainstomé/écrire avec elle ❤

Alerte, Serpentard à l'horizon ! by CacheCoeur

Isolde lui avait dit : « Imprègne-toi des personnes qui t’entourent. Observe la moindre lueur dans leurs yeux. C’est quand tu auras compris pourquoi elles sont là que tu pourras justifier ta présence aussi.» 

Elle avait eu l’air profondément convaincu en le lui expliquant, alors Tonks l’avait crue. Ca avait eu l’air de marcher dans la salle commune des Gryffondor, mais les Gryffondor étaient aussi habitués à la voir avec Charlie, et se fichaient pas mal de ce qui ne venait pas leur causer de problèmes. La Poufsouffle savourait à présent un défi d’une toute autre ampleur : madame Guipure et ses aiguilles aiguisées.

La dernière cliente avait été songeuse, déterminée et snob, et les cheveux de Tonks avaient viré droit vers un beau rouge cramoisi d’embarras et d’irritation. Elle se regardait dans la vitre de la boutique et sa coiffure refusait de changer, ses grimaces n’y pouvant rien. Discrétion et filature, qu’on avait dit. 

Pas grave, il lui restait un an d’étude à Poudlard avant de toquer à la porte des Aurors, elle aurait tout le temps d’apprendre et de s’améliorer. Et ses cheveux retrouveraient leur rose vivifiant lorsqu’elle arriverait à se détendre. 

Elle laissa son regard dériver sur les vêtements exposés, se demanda une seconde si cette cape, en vert, plairait à Isolde. Pour son anniversaire. Ou Noël. Pâques même – n’importe quelle occasion pourrait-elle trouver d’offrir une surprise à la Serpentard, autre que la Saint Valentin s’il vous plaît. 

La cape lui semblait élégante et légère, deux qualificatifs qui seyaient Isolde aussi bien qu’ils faisaient défaut à Tonks ; elle ne se faisait pas entièrement confiance sur la question de ce qui « semblait ». 

Tant pis pour les discrétion et filature. Objectif : trouver une critique de mode improvisée, si possible qui ne soit pas armée d’aiguilles et d’un regard glaçant. 

Le Chemin de Traverse exhalait encore une odeur d’été. Les familles de sorciers s’y amasseraient quelques mois plus tard, paniquant pour dénicher les fournitures après avoir bronzé (rougi) au soleil. 

Entendant la clochette de la boutique tinter, Tonks releva les yeux machinalement, réfléchissant encore aux tenues de son amie, avant de les écarquiller. Grand.

Le Graal avait la forme d’une danseuse de boîte à musique : toute petite, toute soignée, toute figée, mais avec assez d’air pour envoyer des regards sombres dans un rayon d’un kilomètre, au moins. Ruban noir dans des cheveux blonds (brillants et ondulés, bien sûr), robe patineuse et capelline légère, du tulle et de la dentelle. Alerte, Serpentard à l’horizon. Ses cheveux virèrent jaune d’un coup (l’excitation voyez-vous). 

– Excuse-moi ! lança Tonks, et toute autre personne aurait regretté cette amorce devant le regard ennuyé qu’elle reçut, mais elle avait décidé qu’elle s’en fichait. J’ai besoin d’un avis, pour un cadeau, mon amie est à Serpentard, et je veux être sûre que ça pourrait lui plaire, j’y connais rien en vêtements mais tu m’as l’air d’être à Serpentard, enfin pas que je veuille juger mais tu as la palette de couleur qui va avec, tu vois, et en plus tu as l’air au fait de la mode, un minimum, plus que moi ?

Elle reprit sa respiration.

– J’en ai juste pour deux minutes, si tu veux bien ?

– Huh. 

L’inconnue la détailla, son regard s’arrêtant sur le tee-shirt des Bizzar’ Sisters, son jean moldu, ses chaussures décorées de dragons tracés à l’encre (merci Charlie). Tonks put presque voir le moment où son cerveau fit « Ah. Oui. Etat critique. ».

– Deux questions : qu’est-ce que j’y gagne ? pourquoi je suis la meilleure personne pour t’aider avec ton... crush ? 

– C’est pas mon crush. Tu y gagnes… Qu’est-ce que tu voudrais ? Et mon amie a la même esthétique… « Famille importante je dois en être digne à chaque seconde » que toi. C’est un compliment, ajouta-t-elle. Les Rowle sont assez gentils de ce que j’en sais.

– Rowle, tu dis ? 

– Isolde Rowle, oui… lâcha-t-elle, fronçant les sourcils. Pourquoi ?

– Je te propose qu’on aille prendre un thé, dit simplement son interlocutrice. Je t’explique les bases de l’étiquette Sang-Pur, et les détails de ce que je veux en échange, par la même occasion.

***

– Tu viens avec nous, Tonks ? lança Charlie.

Elle lui adressa un sourire par-dessus sa malle étalée sur le sol du wagon, et cria à son meilleur ami qu’elle les rejoindrait dans quelques instants. Le quai 9 ¾ s’agitait dans tous les sens sous les nuées de familles sorcières. Tonks sentait son coeur se serrer à l’idée qu’elle observait ce spectacle pour la dernière année, mais elle avait trop à faire pour se laisser aller à la nostalgie.

Wagon désert. Le claquement de la porte résonna dans l’espace moite quand une silhouette s’y glissa.

– Tu es sûre de toi ? 

– Mais oui. Je suis la meilleure en camouflage. Même ta cousine ne te reconnaîtra pas. Tiens, finit-elle, avant de lui tendre une baguette. Mieux que celles de Ollivander. 

Ethel Rowle, car ainsi s’appelait son acolyte du moment, hocha la tête, se retourna, et enfila prestement sa robe noire de sorcière. Tonks avait finalement acheté celle pour Isolde : elle reposait au fond de sa malle, attendant qu’elle prenne son courage à deux mains pour la lui offrir. Malle qui allait être sacrément secouée à la fin du voyage.

– Si avec ça, tu n'éblouis pas tout le monde en filature… soupira Ethel.

Tonks était de plus en plus persuadée que cette gamine était un danger public, mais eh : il en fallait bien une pour en reconnaître une autre.

Ethel l’avait traînée chez Florian Fortarôme, où elle l’avait fixée de ce même regard impassible et Tonks, mal à l’aise, s’était retrouvée à déguster les silences en même temps que son chocolat, et à les combler d’histoires sans fin. Sa rencontre avec Isolde Rowle en Transfiguration, parce qu’elles voulaient toutes deux être Auror. Leur accord : la Serpentard l’aidait en filature, et elle l’aidait en camouflage. Leur amitié, mais l’impression de Tonks de ne pas être à la hauteur avec sa maladresse et son impulsivité. A sa surprise, la gamine l’avait écoutée.

– Je voudrais juste être capable d’entrer dans son monde sans avoir à me compromettre, avait-elle lâché entre deux gorgées, et Ethel avait hoché la tête avec conviction

Ethel, la cousine d’Isolde. Six ans de moins, autant d’ambition et de détermination, un brin plus taciturne. La parfaite Serpentard, si elle n’était pas cracmole – et encore, parce qu’elle était résolue à entrer à Poudlard.

– Je m’assiérai à la table de Salazar même si je dois battre le Choixpeau en duel pour y arriver.

Et Tonks avait hoché la tête à son tour, circonspecte et impressionnée… Avant de s’étouffer parce que la gamine avait lâché : « Tu m’aideras ? » Mais elle avait réfléchi. Faire entrer Ethel à Poudlard serait le meilleur entraînement possible pour l’épreuve de Discrétion et Filature des Aurors. Elle se ferait bien voir d’Isolde - non, ce n’était pas sa priorité. Vu l’expression sur la tête de la gamine, elle entrerait avec ou sans son aide, autant qu’une sorcière qualifiée soit là pour veiller sur elle. Avec ses talents de camouflage – Métamorphomage certes ; talent pour la Transfiguration – elles ne se feraient pas prendre.

Elle avait quand même trituré L’Histoire de Poudlard pendant l’été, pour en savoir plus sur les défenses du château. Il apparaissait en ruines aux moldus, mais rien n’était dit sur les cracmols. Alors tant pis. Elle pouvait humer le danger, mais elles avaient tout planifié.

Tonks allait profiter des quelques heures de voyage tranquillement, avec ses amis, pendant qu’Ethel se fondrait dans la foule des premières années. Elles se retrouveraient à l’approche de l’école. Ethel rentrerait alors dans la malle pour être emmenée par les elfes de maison.

 

***

Ethel Rowle n’aimait pas vraiment les gens, et encore moins les bains de foule. Elle évitait le plus possible de sortir du manoir dans lequel elle avait grandi, et dans lequel elle se sentait comme dans un poisson dans l’eau. Normalement, les Rowle se faisaient livrer leurs emplettes. Mais Ethel ne ratait jamais une occasion de voir la magie à l'œuvre : le Chemin de Traverse en était imprégné. Elle n’y était cependant allée que pour une simple et bonne raison : préparer sa rentrée à Poudlard.

Tous les enfants attendaient ce moment. Ethel avait décidé de s’y rendre, malgré la multitude d’interdictions formelles toutes plus éloquentes les unes que les autres à ce sujet : Ethel était une Rowle, une illustre  famille de sang-pur, que le scandale n’avait jamais entachée. Contrairement à Andromeda Black. Enfin Tonks désormais…  

Ethel était une Rowle, mais surtout, une cracmole. 

Et ce n’était clairement pas ça qui l’empêcherait d’aller à Poudlard !

A bas les règles. A bas le système. 

Enfin, pas trop non plus. L’ordre était rassurant et Ethel respectait les lois. Sauf quand elles étaient vraiment stupides. 

Elle allait leur montrer, à ces imbéciles, leur prouver qu’elle avait sa place au château, qu’elle méritait d’apprendre comme tous les autres sorciers de son âge ! Si Ethel avait été un chien, Poudlard aurait été un os qu’elle refuserait de lâcher et passerait son temps à mordiller. Elle avait de la hargne…  Et quand bien même elle était incapable de produire la moindre petite étincelle de magie, elle était rusée et sacrément intelligente.

« Tonks »… 

Merlin tout puissant… 

Nymphadora. 

C’était quand même moins laid que… “Tonks”. 

Et dire qu’elle pouvait faire de la magie, elle… 

Enfin bon - puisqu’elle se faisait appeler ainsi - Tonks était relativement énervante, maladroite et assez peu vive d’esprit. Elles n'avaient absolument rien en commun. Tonks était déjà une femme, et elle, à son grand dam et malgré sa très grande maturité, était encore une enfant. Ethel était snob et noble dans chacune de ses respirations. Tonks était bruyante, tout le temps en mouvement, trop énergique, là où Ethel avait siroté sagement son thé lorsqu’elles avaient élaboré leur plan. Cette sauvage de Tonks avait pris un chocolat. En été. Dans un salon de thé. 

Quel manque de manières… Et dire pourtant qu’il s’agissait d’une Black. Enfin d’une moitié de Black. A se demander où elle était passée, cette fameuse moitié ! 

Quand Ethel l’avait entendue prononcer le prénom de sa cousine Isolde, son plan machiavélique était né tout seul. Un service contre un service. Elle était prête à lui arranger un coup avec Isolde contre un ticket gratuit jusqu’à Poudlard et la répartition, qui, elle le savait, la conduirait tout droit chez les vert-et-argent.

Ethel replaça le nœud dans ses cheveux parfaitement coiffé et défroissa sa robe (la dernière création de Madame De Fressanguini tout de même ! Elle refusait d’entendre parler de cette Madame Guipure qui venait d’on ne savait où... ). Les intérêts de Tonks et Ethel divergeaient mais elles pouvaient s’épauler : si Ethel parvenait à faire son chemin jusqu’à Poudlard, elle vivrait son rêve, et Tonks, quant à elle, pourrait coincer Isolde, sûrement reconnaissante de voir sa gentille et naïve petite cousine si heureuse grâce à la Poufsouffle, dans n’importe quel placard à balais du château.

Isolde et Ethel s’adoraient. Mais jamais Ethel n’aurait demandé à Isolde ce qu’elle avait demandé à Nymph… Tonks. Isolde aurait refusé, et avec peine et tristesse. Des émotions qui agaçaient profondément Ethel, qui détestait perdre son temps, surtout s’il était gâché à consoler des gens. 

Ethel, coincée à l’intérieur d’une malle, retenait la nausée qui commençait à monter le long de sa gorge. Les pas de Tonks étaient maladroits, et elle avait la fâcheuse tendance à se cogner dans tout et n’importe quoi. La malle valdinguait dans tous les sens, et Ethel était presque persuadée que son estomac avait déménagé dans ses talons, et son cœur au bord de ses lèvres. Elle donna un coup de poing dans la malle en grognant.

– Désolée, s’excusa Tonks en se prenant les pieds dans quelque chose. Encore. 

La secousse surprit Ethel, qui se retrouva ensevelie sous une tonne de vêtements arborant le blason des Poufsouffle.

– Pardon, pardon, gémit l’adolescente.

Ethel leva les yeux au ciel, en espérant qu’elle aurait la chance de le revoir un jour, et prit sur elle : bientôt elle serait à Poudlard. Tonks n’était qu’un moyen de transport… 

L’opération était délicate et consistait simplement à faire entrer Ethel dans Poudlard. De cette manière, Ethel apprendrait la magie, et Tonks elle… ferait se balader ses mains là où elle voulait manifestement les faire se balader. Ethel avait très bien compris. Leurs intérêts étaient différents et pourtant, elles allaient toutes deux tirer profit de ce que l’une pourrait apporter à l’autre. Voilà un duo assez… incongru. 

Ça sentait la poussière dans cette malle. Une montagne de vêtements mal pliés s’abattit sur sa tête.. La blonde tâtonna dans le noir à la recherche du fond de la malle et soupira de soulagement quand, enfin, Tonks entrouvit celle-ci : 

– Pas trop secouée là-dedans ? chuchota la Poufsouffle. 

"ESPÈCE DE PETITE GOURDE MALADROITE”. 

Mais Ethel était bien élevée, aussi se contenta-t-elle de remettre son nœud droit, de lisser sa robe en caressant délicatement le tissu, et de hocher la tête. 

– Pour ta gouverne, ma cousine tient en horreur les gens qui ont deux pieds gauches… 

Les cheveux de Tonks prirent une teinte rouge. Ethel ricannait. Juste qu’à ce que Tonks referme la malle d’un coup sec. 

***

 Le voyage avait été long pour Ethel. Excitée, elle avait compté les minutes. La légère secousse qu’elle avait ressenti quand les elfes de maison avaient pris la malle de Tonks pour la faire léviter jusqu’aux dortoirs des Poufsouffle avait fait monter en Ethel une dose d’adrénaline… 

Ethel se désolait de savoir que le dortoir des Poufsouffle de septième année serait sa première vision de Poudlard. Mais quand elle sortit de la malle, la petite blonde eut les larmes aux yeux. Elle libéra de sa poche une petite carte, soigneusement dessinée par Tonks. Un plan de l’école, très précis, bien que l’écriture soit brouillonne et peu soignée. Ethel le suivit en regardant sa montre. Il était hors de question d’arriver en retard. Aussi elle ignora les tableaux qui la saluaient en s’inquiétant de voir ce qui leur semblait être une première année visiblement perdue. 

Elle se faufila jusqu’à la grande salle, et fit la queue parmi les autres élèves qui attendaient d’être répartis. Émerveillée, elle admira cet endroit, qu’elle espérait voir depuis toujours. La répartition se passa sans déconvenue. Ethel se retenait de sautiller et de couiner. Les bougies au-dessus de sa tête, les tables immenses, le ciel enchanté… Tout était mieux encore que ce qu’elle s’était imaginée. 

Elle repéra Tonks à la table des Poufsouffle, en train de ronger ses ongles. Elle chercha Isolde, sans la trouver. Un élève fut appelé, puis une élève, et encore un… Jusqu’à ce qu’ils soient tous répartis.

Ethel se retrouva seule dans l’allée, mais loin de se sentir intimidée, elle s’avança. Elle entendit un hoquet de surprise - probablement de sa cousine Isolde se rendant compte de sa présence. 

– Ethel Rowle, s’appela-t-elle elle-même avant de monter sur l’estrade. Ça ne sera pas long : Serpentard est la maison qui me convient le mieux. 

 Elle bouscula McGonagall, interloquée, qui réagit pourtant après quelques secondes et arrêta la blonde sur son chemin. 

Miss Rowle… commença-t-elle d’un air aussi désolé que pincé. Ma dernière missive semblait pourtant manifeste : les cracmols ne sont malheureusement pas en capacité de...

– Certes. J’ai bien pris en compte votre courrier mais ai décidé de promptement l’ignorer. Procédons à la répartition maintenant… 

Les réactions dans la Grande salle allaient de l’attendrissement à l’agacement, en passant par l’injustice de voir une fillette se faire jeter de la sorte. 

Il suffit désormais ! insista la directrice des Gryffondor. Comment diable êtes-vous parvenue jusqu’ici ? 

Tonks avaient les cheveux blancs. Ethel ignora une fois de plus la directrice et toucha le Choixpeau du bout des doigts, avant de sentir ses pieds quitter le sol. Non… Ethel était si proche du but ! Elle se sentit partir en arrière sans rien contrôler. Elle lança une œillade à Tonks pour qu’elle lui prête mains fortes. Mais la Poufsouffle baissa la tête. Que pouvait-elle faire ? Au moins, Ethel avait pu voir Poudlard de ses propres yeux… La gamine avait l’air de tellement y tenir… Tonks se consolait comme ça. Avant d’entendre ladite gamine la vendre sans une once d’hésitation : 

- NYMPHADORA TONKS ! hurla Ethel. C’est la personne qui m’a aidée et qui laisse une pauvre petite fille désoeuvrée se faire humilier de la sorte ! On avait un pacte ! Elle devait m'emmener ici et en échange...

Un sourire machiavélique naquit sur ses lèvres pouponnes qu’un sort avait fait taire. 

Ethel n’en voulait pas vraiment à Tonks. Elle savait que ça se finirait ainsi. Mais au moins, elle avait tenté sa chance et fait entendre sa voix. Leur plan n’avait pas échoué… 

Ethel vociféra sur tout le chemin jusqu’à la porte de la Grande salle. En passant devant Tonks, elle lui fit un léger clin d'œil. 

A la table des vert-et-argent, Isolde, les joues roses, articula un “merci” vers la Poufsouffle. 

- Aww, s'exclama Penny Haywood, à gauche de Tonks. Tu vas enfin conclure ma grande !

 

End Notes:

Verbes de sens :


Vue : observer, voir, regarder


Ouïe : entendre, écouter, résonner


Toucher : triturer, tâtonner, caresser


Odorat : exhaler, sentir, humer


Goût : déguster, savourer, siroter


 


Sentiments : nostalgie, surprise, panique, conviction


 


Ce qui oppose les protagonistes :


Les caractères de Tonks et Ethel


Sorcière/Cracmole


Poufsouffle/Serpentard


Le style vestimentaire


La noblesse 

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