Evidemment by Lyssa7
Summary:

Libre de droits

 

Evidemment,

On danse encore sur les accords qu'on aimait tant.

Evidemment,

On rit encore,

Pour des bêtises comme des enfants.

Mais pas comme avant.


Drabble écrit lors d'un atelier citation du 14 septembre

Pour Bevy

 

Paroles de chanson de France Gall, Evidemment.


Categories: Tranches de vie, Autres couples (Het) Characters: Autre personnage
Genres: Amitié, Romance/Amour
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Aucun
Chapters: 1 Completed: Oui Word count: 289 Read: 126 Published: 16/09/2021 Updated: 16/09/2021
Story Notes:

J'ai écrit ce texte lors d'un atelier organisé par Sifoell sur un discord associé qui se nomme "La fabrique à plumes". Il s'agit d'un petit drabble inspiré de la citation " La jeunesse est une fraction de la folie" qui est un proverbe arabe. Cependant, il s'agit plus d'un acte manqué de cette folie justement.


Bevy, j'espère que ce petit drabble sur Mandy et Michael te plaira. <3


Bonne lecture !


Lyssa

Chapitre unique by Lyssa7

Il avait eu comme une absence quand elle avait ouvert la porte. Pendant une seconde, il avait maudit le gars qui se trouvait là, assis sur le canapé dans le salon de son amie, et il avait esquissé un sourire crispé. Elle avait fait semblant d’ignorer son regard sur elle. Évidemment. Ils mettaient tous les deux un point d’honneur à ne jamais nommer cette attirance qui flottait entre eux depuis quelques années. C’était une sorte d’accord tacite que ni l’un ni l’autre ne souhaitait transgresser. Il y avait beaucoup trop en jeu. Beaucoup trop à perdre.

Alors, Michael Corner avait ravalé son compliment, détourné les yeux, et il avait salué hypocritement le connard qui servait de petit-ami à Mandy Brocklehurst. Évidemment.

Seulement, plus la soirée passait, plus son sang bouillonnait. Plus l’alcool, aussi, remettait en cause ses belles notions d’amitié. Plus la soirée avançait, plus il rêvait de refaire le portrait façon Picasso à ce salaud de Marco. Et de l’embrasser, elle, jusqu’à perdre haleine. Les affres de la jalousie.

— Tout va bien ?

Elle s’était penchée vers lui, et il avait eu envie de déblatérer tout un discours. Un discours sur ce qu’ils ne s’étaient jamais dit, sur sa peur panique de l’engagement à lui, sur ses relations malsaines à elle, et sur tout ce qui faisait qu’ils étaient incapables de s’assumer et d’aimer sincèrement. Là, comme ça.
Devant l’autre abruti et son air d’ahuri.

Il s’était dit que la jeunesse était une fraction de la folie, qu’ils n’avaient qu’une vie et qu’ils avaient déjà trop perdu. Il s’était dit qu’il était jeune et encore un peu fou, lui aussi. Et puis, il l’avait regardé et il s’était dit que ce n’était pas le bon moment. Évidemment.

Cette histoire est archivée sur http://www.hpfanfiction.org/fr/viewstory.php?sid=38304