De Génération en Génération by Akasora
Summary:





Image de Viria 13

Les Maraudeurs ont créé leur carte, pendant leur scolarité.
Mais comment a-t-elle été confisquée ? Et comment les jumeaux Weasley l'ont-il obtenue ?
Des Maraudeurs à Harry, voici l'histoire de La Carte du Maraudeur.

Categories: Epoque de Harry, Epoque Maraudeurs Characters: Albus Dumbledore, Fred Weasley, George Weasley, Les Maraudeurs
Genres: Comédie/Humour
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Back in the Days, Those Forgotten Characters, Miel, Nutella et autres tartines
Chapters: 2 Completed: Oui Word count: 4023 Read: 3194 Published: 02/11/2009 Updated: 11/06/2011
Story Notes:
Disclaimer : Les personnages et l'univers de Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling, je ne fais qu'écrire certains passages de mon invention.

1. Les Maraudeurs by Akasora

2. Fred et George by Akasora

Les Maraudeurs by Akasora
Author's Notes:
J'espère qu'il vous plaira =)



Enjoy it.
C'était un jour de février 1975, la nuit était tombée sur l'Angleterre et tous les élèves de Poudlard dormaient à point fermé. Enfin, presque tous.

« T’es sûr ? Demanda le jeune homme aux lunettes.
-Oui, Cornedrue ! Répéta pour la cinquième fois le sorcier aux cheveux noirs.
-Patmol est un génie, lança un petit sorcier trapu.
-T'es pas très loin de la vérité, Queudver, confirma ledit Patmol avec un sourire amusé.
-Lunard, tu es sûr que personne ne vient dans le couloir ? Demanda alors Cornedrue à un quatrième jeune homme qui observait l'extérieur à travers le trou de la serrure.
-Affirmatif, répondit l'interpellé sans relever la tête. »

Une demi-heure passa ainsi, à alterner la surveillance de l'entrée et à lancer divers sorts sur un bout de parchemin qui paraissait vieux et abîmé, sans grand intérêt.

« Et voilà, dit enfin le binoclard, triomphant.
-Je peux l’essayer ? S’écria le grand brun.
-Attends Patmol, je veux être le premier ! Lui dit alors Cornedrue.
-Je vais l’essayer, lança Lunard en coupant court à toute discussion. »

Les deux autres se renfrognèrent, le plus petit regardait les trois plus grands avec admiration et attendait les mots avec impatience. Et une fois la formule magique prononcée, une carte se dessina rapidement sur le parchemin, avec comme intitulé : Poudlard.

« On lui donne quoi comme nom ? Demanda alors Cornedrue. »

Les trois autres réfléchirent un moment, se grattant le menton, observant chaque objet de la salle de classe vide dans laquelle les quatre sorciers de quatorze ans s’étaient rendus les six derniers mois pour confectionner leur chef d’œuvre. Puis, ledit Patmol eut un grand sourire et se tourna vers ses amis.

« La Carte Du Maraudeur, annonça-t-il de sa voix cassée. »

Lunard, Cornedrue et Queudver sourirent à leur tour et approuvèrent d’un même mouvement de la tête.

« Messieurs Lunard, Queudver, Patmol et Cornedrue, spécialistes en assistance aux Maniganceurs de Mauvais Coups sont fiers de vous présenter LA CARTE DU MARAUDEUR. »

Et comme pour illustrer cette phrase du binoclard, Lunard donna un coup de baguette sur le parchemin et les mots s’inscrivirent un à un en lettre brunes.


*****


« Mr Potter ! Mr Black ! Que faites-vous en dehors du château alors que nous vous avions expressément demandé de rester à l’intérieur ? Tonna le professeur Herbert Beery.
-En fait, commença James Potter.
-Je ne veux pas entendre vos histoires, Potter, le coupa le professeur de botanique.
-Alors pourquoi avez-vous posé la question ? demanda Sirius Black avec un visage innocent. »

Le visage du professeur Beery devint écarlate et sa mâchoire semblait sur le point d’exploser tellement il la contractait.

« Rentrez … Maintenant … DEGAGEZ ! Hurla-t-il, la colère l’empêchant de parler correctement. »

Les deux élèves ne se firent pas prier et rentrèrent immédiatement, se retenant de rire. Leur sourire s’effaça cependant rapidement lorsque le professeur Albus Dumbledore se plaça devant eux, l’air sévère, et leur indiqua d’un coup de tête la direction de son bureau. Ce fut en traînant des pieds qu’ils se dirigèrent vers la gargouille. L’homme à la barbe couleur argent arriva rapidement derrière eux et ouvrit le passage. Il les observa de dos, soupirant. En six ans, il ne s’était pas passé une semaine sans qu’ils ne soient conduits dans son bureau. Et ce jour, le six novembre 1976 ne différait pas des autres.
Une fois dans le bureau gigantesque et remplit de toutes sortes d’objets, tous plus incongrus les uns que les autres, les deux élèves s’installèrent sur des fauteuils en face du directeur et attendirent, la tête baissée, signe de rédemption. Du moins, c’est ce qu’aurait pu croire Albus Dumbledore s’il n’avait pas connu les deux jeunes fauteurs de troubles qui se tenaient devant lui. Un sourire amusé étira sa bouche, formant de légères rides autour de ses yeux. James et Sirius, depuis leur première année et encore maintenant, n’avaient de cesse de chercher des ennuis, de créer des farces et de s’amuser. Ces multirécidivistes ne comprenaient pas la leçon, ils ne cessaient jamais leurs expériences, leurs plaisanteries, leur humour douteux qui n’avait comme conséquence qu’une semaine de retenue, si ce n’était pas plus. S’ils n’avaient pas été de bons élèves, le professeur aurait été plus intransigeant, mais ils se trouvaient être excellents dans plusieurs matières, dont la Métamorphose, la Défense contre les Forces du Mal, les Sortilèges et la Botanique.

« Bien, commença le vieil homme de sa voix douce et rassurante. Expliquez-moi pourquoi vous êtes sortis de l’établissement, alors que l’interdiction de quitter le château en raison de la tempête n’était pas levée. »

Les deux jeunes hommes levèrent les yeux, se regardèrent un instant puis hochèrent la tête.

« Eh bien en fait, dit Sirius. On voulait voir si cette tempête était si violente.
-Que voulez-vous dire ? S’étonna le directeur, le sourcil arqué.
-On a déjà fait du Quidditch dans des conditions semblables, assura James. On voulait simplement essayer de voler.
-Avec nos balais, compléta Sirius comme si ce détail importait. »

Le professeur Dumbledore les considéra un instant avant de soupirer. Il ne comprenait pas pourquoi ces garçons étaient si inconscients.

« Et le danger que cela représentait ne vous est-il pas venu à l’esprit ?
-Bah, lâcha James. On en a vu d’autres !
-C’est vrai, approuva Sirius en souriant. Tu te souviens de la fois où … »

Le professeur Dumbledore s’éclaircit alors la gorge, coupant court à son discours, préférant ne pas être au courant de toutes ces choses qu’ils avaient faites, qui valaient sûrement des punitions exemplaires.

« Bon et maintenant, la question la plus importante. »

Black et Potter se raidirent sur leur siège.

« Comment êtes-vous sortis ? Demanda le vieil homme en hachant chaque syllabe. »

Les deux élèves se jetèrent un rapide coup d’œil. Ils redoutaient cette question, à laquelle ils ne pouvaient donner une vraie réponse.

« Par la porte, affirma Sirius.
-La porte était fermée par des sorts dont vous ne connaissez même pas l’existence, s’amusa le directeur. Trouvez autre chose. »

James retint son souffle un instant, et réfléchit à une réponse qui pourrait convaincre son interlocuteur, mais il se ravisa rapidement. Après tout, il s’agissait de Dumbledore.

« On ne peut pas le dire, dit-il finalement en haussant les épaules.
-Et pourquoi cela ? Demanda Dumbledore en le considérant au-dessus de ses lunettes en forme de demi-lunes.
-Secret de Maraudeur, assura Sirius en posant solennellement sa main sur son cœur alors qu’il se levait. »

Le sourire du professeur s’accentua et il regarda la poche du brun.

« Qu’avez-vous là ? S’enquit-il en montrant le bout de parchemin qui dépassait légèrement.
-Un parchemin vierge, répondit machinalement Black en le remettant dans sa poche.
-Puis-je le voir ? »

Ce fut d’une main quelque peu réticente qu’il lui tendit son trésor, observant le directeur avec un regard suspicieux.

« Je vous la rendrai demain, assura alors Dumbledore en se levant.
-Quoi ? S’exclama James en se mettant debout à son tour. Mais professeur …
-Demain, Mr Potter. »

Le ton était sans réplique, et les deux jeunes hommes comprirent que l’entretien était terminé.

« Retournez dans vos dortoirs, à présent. »

Sirius lança un dernier regard au bout de papier avant d’ouvrir la porte et de sortir, suivi de près par James.


« Il vous a pris la carte ? S’étrangla Remus Lupin lorsqu’ils furent retournés dans leur dortoir.
-Il nous la rendra demain, tenta James piteusement.
-Mais s’il découvre ce qu’elle est, il ne nous la donnera pas ! Assura Peter Pettigrow dans un couinement.
-Pourquoi a-t-il fallu que vous alliez dehors, soupira Remus en croisa les bras sur son torse.
-De toute façon, il ne pourra pas trouver ce qu’elle contient ! Affirma Sirius avec véhémence.
-Patmol, soupira Remus. On parle de Dumbledore. Tu penses vraiment qu’une simple carte faite par des élèves pourrait lui résister ? »

Ledit Patmol sembla sur le point de répliquer mais il se renfrogna, sachant pertinemment que son ami avait raison. Tous les quatre soupirèrent et se dirigèrent vers leur lit respectif.
Le lendemain matin, lorsqu’ils se rendirent dans la Grande Salle, le directeur vint à leur rencontre et leur tendit le bout de parchemin, l’air incrédule.

« Il semblerait bien que ce ne soit qu’un simple bout de parchemin, dit-il comme s’il n’y croyait pas lui-même. »

Les quatre Maraudeurs retinrent leur sourire et allèrent manger leur petit déjeuner avec joie.
Dumbledore les regarda partir avec un sourire en coin, puis retourna dans son bureau, satisfait de son petit effet.
La magie utilisée pour créer cette carte n’était pas à la portée de tout le monde, et il se demandait comment ces jeunes gens pouvaient avoir une telle imagination. Ils avaient tous les quatre exploré le château de fond en comble, connaissaient le moindre recoin de l’école et avaient même découvert tous les chemins menant à l’extérieur. Surprenant, pensa-t-il. En plus de montrer tous les passages secrets, toutes les pièces – ce qui n’était pas peu dire – et toute l’enceinte de l’établissement, jusqu’à la lisière de la forêt interdite, la carte permettait également de voir chaque personne se trouvant sur la surface couverte par celle-ci, ainsi que leur déplacement. Vraiment surprenant, se dit-il en prenant place dans son confortable fauteuil rouge. Connaissant les Maraudeurs, il n’avait pas jugé utile de leur confisquer la carte, bien qu’il se demandât souvent s’il avait fait le bon choix.
Deux mois plus tard, alors qu’ils se rendaient clandestinement dans le couloir menant aux cachots des Serpentards pour y poser quelques pièges de leur composition, les Maraudeurs ne vérifièrent pas assez les pas de Rusard et de sa chatte, Miss Teigne, et James et Remus se firent prendre, tandis que Sirius et Peter se cachaient sous la cape d’invisibilité de Potter.

« Haha ! S’exclama le concierge d’un ton triomphant. Je vous tiens, petits garnements ! Et cette fois, vous aurez droit à la pendaison par les pieds et aux châtiments corporels ! Suivez-moi dans mon bureau ! »

L’homme au visage creusé semblait si heureux que les deux n’osèrent dire quoi que ce soit pour leur défense. Avant d’entrer, Argus Rusard s’arrêta devant la porte et les considéra de ses petits yeux noirs, un sourire édenté éclairant ses traits bourrus.

« Je vais d’abord vous fouiller, dit-il. Vous n’emmènerez pas d’objet dangereux dans mon bureau. »

Il commença par contrôler les objets de Remus, et, déçu de ne rien trouver, passa à James sans plus de cérémonie. Il se tourna vers le binoclard plein d’espoir, son sourire plus grand que jamais, certain de trouver un objet compromettant. Mais à part un bout de parchemin vierge, rien ne retint son attention. Le jeune Potter soupira intérieurement, satisfait de l’idée qu’ils avaient eue de donner les objets qui auraient pu leur valoir un mois de retenue à Sirius.

« Chenapans ! S’exclama-t-il. Je suis certain que vous avez tout dissimulé ! »

Les deux jeunes ne répondirent pas, se contentant d’attendre d’entrer dans le bureau. Le concierge se tourna vers la porte et se plaignit de sa malchance d’un ton morne, mécontent de n’avoir rien eu pour les punir, ou mieux, pour les renvoyer.

« Monsieur, je peux récupérer mon parchemin, maintenant ? demanda James avec un détachement feint. »

Rusard se tourna lentement vers lui et le scruta longuement avec de retrouver son sourire.

« Pourquoi ?
-Eh bien, parce que c’est le mien, lâcha James.
-A-t-il quelque chose de spécial ? »

James ne répondit pas tout de suite, et l’homme considéra ce silence comme une réponse affirmative.

« Ha ! S’écria-t-il en riant. Je ne sais pas ce que c’est, mais je vais le découvrir !
-Il n’y a rien à découvrir, assura Lupin avec calme.
-Petits fripons, vous pensez me faire croire de pareilles balivernes ? J’ai enfin la possibilité de vous faire renvoyer, jeunes gens ! Et ne pensez pas que je vais me gêner ! Allez, dit-il ensuite de sa voix rauque. Entrez. »

Les deux fripons en question pénétrèrent dans le bureau du concierge, s’assirent sur les chaises inconfortables et attendirent. Il ferma la porte, se plaça en face d’eux et observa le parchemin sous tous les angles.
Une demi-heure passa ainsi, en silence, et le concierge finit par abandonner.

« Ne criez pas victoire trop vite ! Dit-il avec un sourire sadique. Je vous aurais ! Et à ce moment-là, vous ne pourrez plus vous cacher derrière le directeur ! »

Il partit dans un rire qui se voulait effrayant, mais qui ne fit qu’ennuyer les deux élèves qui n’attendaient qu’une chose, aller dans leur dortoir et se morfondre d’avoir perdu LA carte.

« Quand je pense que je voulais la faire passer de génération en génération dans ma famille, avec Lily, souffla James en posant ses lunettes sur la table de nuit.
-Rusard la jettera bientôt, râla Sirius en se tournant machinalement dans son lit.
-On l’aurait faite pour rien, finalement, couina Peter.
-Peut-être pas, murmura Remus avant d’éteindre la lumière. Bonne nuit. »
End Notes:
Et voilà, dites moi ce que vous en pensez ;]
Akasora.
Fred et George by Akasora
Author's Notes:
Voici donc la deuxième partie de ce qui était au départ un OS :)
Le premier jour du mois d’avril 1990, alors que les élèves se dirigeaient tous vers leur salle commune après un bon dîner, deux jeunes garçons, souriant jusqu’aux oreilles, attendaient le moment propice pour lancer leur Bombabouse dans les couloirs. L’excitation qu’ils ressentaient était telle qu’ils avaient tous deux du mal à retenir leur rire. Les deux garçons souhaitaient fêter leurs douze ans d’une façon peu commune, et faire une farce le premier avril, jour de leur anniversaire, était une manière d’immortaliser cette belle soirée, de rendre inoubliable leur premier anniversaire à Poudlard, de les faire devenir célèbre pour les six années à venir.
Ce fut alors en criant « Les frères Weasley vous saluent » que Frederik et George Weasley lancèrent la Bombabouse dans le couloir, aspergeant de ce fait tous les élèves présents dans un rayon de cinq mètres environ, d’une substance brunâtre à l’odeur nauséabonde. Les jumeaux aux cheveux roux éclatèrent de rire, se tenant les côtes pour ne pas en mourir, tapant contre le mur à la vue des têtes dégoûtées et ahuries des autres jeunes personnes.

« Garnements ! Fripouilles ! Cria une voix au loin. »

Reconnaissant la voix du concierge, Fred et George se regardèrent et hochèrent la tête. Les jumeaux entreprirent alors de s’enfuir, mais la chatte de ce bon vieux Rusard, qu’ils connaissaient déjà très bien depuis les quelques mois passés à Poudlard, se tint devant eux, droite et fière, les yeux jaunes fixés sur eux, la gueule semblant s’étirer en un rictus sadique. Les deux petits garçons tentèrent de faire demi-tour mais le vieux les rattrapa, un sourire malsain et édentée sur le visage.

« Je vous tiens ! S’exclama-t-il. Suivez-moi dans mon bureau ! »

Riant silencieusement, les deux roux le suivirent dans son bureau. Et alors que le concierge de l’école délirait sur les façons dont il pouvait les punir, parlant avec plaisir de retenues, d’éventration, d’éviscération et autres termes de boucher censés les effrayer, Fred donna un coup de coude dans les côtes de son jumeau, un grand sourire sur le visage. George suivit le regard de son frère et remarqua le tiroir de l’armoire derrière le concierge. Objets Dangereux Confisqués, lurent-ils. Et comme s’ils pouvaient communiquer par télépathie, tous deux convinrent silencieusement d’un plan pour ouvrir le tiroir qui les attirait tant.

« … et vous pendrai par les pieds dans les cachots, et vous fouetterai jusqu’à ce que vous ayez compris la leçon, continuait Rusard. »

George se leva alors, lui sourit et se dirigea lentement vers la porte. Il se tourna une dernière fois pour s’assurer d’être vu par le concierge et ouvrit la porte.

« Puis-je savoir ce que vous faites, jeune homme ? Demanda Rusard en souriant, content d’avoir une occasion de plus pour les punir. »

La bouche du garçon s’étira encore plus tandis qu’il jetait une Bombabouse dans le couloir, et se précipitait à l’extérieur. L’homme se lança à la poursuite du garnement en lui criant de revenir sous peine de châtiments corporels intenses. Fred se dirigea rapidement vers l’armoire, ouvrit le tiroir et attrapa la première chose qui lui tombait sous la main. Un bout de parchemin vierge, épais, et abîmé. Peu satisfait, il plongea à nouveau sa main mais la voix du concierge résonna dans le couloir et il se dépêcha de retourner à sa place.

« Inadmissible, râlait le concierge. Devant mes yeux ! Vous allez voir, petit chenapan ! »

Le soir, après leur première retenue, ils se hâtèrent de retourner dans leur dortoir et Fred sortit de sa besace le bout de parchemin vierge. L’excitation de son jumeau semblait être retombée et il arborait une mine sceptique.

« Qu’est-ce que c’est ? S’étonna George, déçu.
-Je sais pas, confia Fred avec la même tête.
-Révèle tous tes secrets, somma le roux en tendant sa baguette vers le bout de parchemin. »

Toute la nuit, les jumeaux tentèrent de découvrir la particularité de leur nouvelle découverte, en vain. Le papier restait vierge, jaune et vieux, sans changer d’apparence. Le concierge avait dû se tromper de tiroir, au plus grand malheur des jumeaux.
Il leur fallut attendre encore plus d’un mois, avant de trouver ce que le parchemin cachait.

« Puis-je savoir pourquoi vous avez teint les cheveux de Mr Rusard en vert ? Soupira Dumbledore en s’installant dans son fauteuil.
-On n’a pas fait exprès, assura Fred.
-C’est vrai ! Renchérit George en voyant l’air sceptique du directeur. Le sort était pour Marcus Flint, mais il s’est caché derrière une armure et mon sort a été dévié. Ce n’est pas de notre faute ! Plaida le jeune roux. »

Le vieux directeur les considéra longuement à travers ses lunettes en forme de demi-lunes, puis se leva et se dirigea vers la sortie.

« Attendez-moi ici, dit-il avant de sortir. »

Les jumeaux restèrent sagement assis sur leurs chaises, jusqu’à ce que George aperçoive une bassine en pierre d’où s’échappaient des vapeurs argentées. La curiosité l’emportant sur l’appréhension, les deux roux se levèrent et approchèrent l’étrange objet.

« Monte la garde, dit George à son frère. Je crois savoir ce que c’est, l’oncle Bilius en avait une. »

Fred approuva d’un signe de tête, tandis que son frère approcha de ce qu’il avait identifié comme une pensine. Sans vraiment réfléchir à ce qu’il voulait voir, George plongea la tête dans la bassine et se sentit aspiré dans les souvenirs du directeur.
Il se trouvait à présent dans les couloirs de Poudlard, à côté d’Albus Dumbledore qui observait secrètement quatre garçons. Il n’arriva pas à les identifier, mais il ne lui semblait pas les avoir déjà vus dans l’école.

« Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises, murmura un grand brun.
-Dépêche Patmol ! Lui dit un autre en observant les alentours.
-Oui oui c’est bon ! »

George approcha discrètement des jeunes hommes et les surprit à scruter un parchemin qu’il reconnut comme étant celui que son frère avait trouvé un mois plus tôt. Sauf qu’à présent, des petits points surmontés de noms bougeaient sur la carte, qui représentait l’école entière. Il n’eut cependant pas le temps d’observer plus, que les quatre garçons se retournèrent et partirent en courant. Il tenta de se cacher mais ne put que se glisser derrière une armure.

« Qu’est-ce que tu fais ici ? Tonna la voix de Rusard derrière lui. »

George se releva et secoua les mains, mais avant d’avoir pu parler, une main passa à travers son torse et il vit un autre garçon sortir de sa cachette.

« Severus Rogue ! S’écria Rusard avec sévérité.
-Mr Rusard, il y a quatre Gryffondors dans les couloirs, plaida le jeune Rogue.
-Pour l’instant, je ne vois que toi, fripon ! Dit-il en le tirant par l’oreille. Tu vas venir avec moi dans le bureau du directeur, tu pourras lui expliquer ce que tu faisais dehors à cette heure tardive ! »

George se remit de sa peur d’être attrapé et un sourire se forma sur le visage du roux en constatant la position dans laquelle se trouvait le professeur Rogue, le seul que personne, à part les Serpentards, n’appréciaient à Poudlard.
Soudain, il entendit des rires derrière lui. Les quatre jeunes hommes qu’il avait surpris un peu plus tôt riaient le plus silencieusement possible, observant la carte sur laquelle on pouvait clairement voir Rogue et le concierge marcher vers le bureau de celui-ci.

« Méfaits accomplis, murmura ledit Patmol, tandis que la carte s’effaçait et qu’elle redevenait le vieux bout de parchemin abîmé qu’il connaissait. »

Le souvenir n’était pas terminé, mais il se sentit tiré en arrière par son frère.

« Vite, il revient, murmura celui-ci en se rasseyant. »

George reprit lui aussi sa place, souriant de toutes ses dents. Il attendit que le directeur les libère après avoir parlé avec le concierge pour décider de la punition qu’ils méritaient. George prit alors son frère par le bras et l’emmena dans une salle vide à quelques mètres de la gargouille.

« Tu ne vas pas le croire, dit-il en regardant son frère, les yeux brillant d’excitation. »


C’était en décembre 1993, deux semaines avant la fin des vacances de Noël, et l’atmosphère était aux cadeaux.
Le samedi matin, jour de la sortie à Pré-au-lard, Harry dit au revoir à Ron et à Hermione, et retourna dans la tour de Gryffondor. Au-dehors, la neige avait commencé à tomber et le château était plongé dans le silence.

« Hé ! Harry ! »

Il se trouvait dans un couloir du deuxième étage et Fred et George venaient d’apparaître derrière la statue de la sorcière borgne et bossue.

« Qu’est-ce que vous faites là ? S’étonna Harry. Comment ça se fait que vous n’êtes pas partis avec les autres ?
-On voulait te donner quelque chose d’amusant avant d’y aller, répondit Fred avec un clin d’œil mystérieux. Viens voir … »
End Notes:
Le dernier paragraphe en italique vient de Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban :)

A bientôt :)
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