Le voeux de noël by flodalys
Summary:



Luna était soulagée de quitter l’enfer des Carrow pour passer de bonnes fêtes avec son père. Elle souhaitait se ressourcer dans la demeure familiale. Mais sa vie était sur le point d’être bouleversée, sa soirée de Noël ne serait pas ce qu’elle avait imaginée, et un vœu pourrait bien tout changer.

Joyeux noël LITS


Categories: Durant Poudlard, Epoque de Harry, Duna (Dean/Luna) Characters: Dean Thomas, Luna Lovegood
Genres: Romance/Amour
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Echange de Noël 2011
Chapters: 7 Completed: Oui Word count: 5434 Read: 2571 Published: 31/12/2011 Updated: 04/01/2012
Story Notes:

Cette fic est se présente comme une succession de missing-moment. Lits a eu le loisir de profiter de cette fic, alors je commence la publication.

1. Capture by flodalys

2. Un drôle de Noël by flodalys

3. Le quotidien de captifs by flodalys

4. Liberté by flodalys

5. Rapprochement by flodalys

6. La bataille by flodalys

7. Epilogue by flodalys

Capture by flodalys

Les vacances de Noël commençaient sous les meilleurs auspices pour Luna. Elle quittait l’enfer de Poudlard. Elle se réjouissait de passer quelques semaines de bonheur avec son père, d’oublier les Carrow et leurs punitions inhumaines. Elle allait pouvoir se reposer, découvrir cette corne de Ronflack qui serait son cadeau de noël. Elle s’était installée dans un compartiment avec Neville et Ginny, ils discutaient de leurs futures actions, des entrainements qu’ils devraient pratiquer. Soudain le train s’arrêta en pleine campagne, les élèves sortirent les têtes de leur box, des hommes vêtus de noirs entrèrent dans les wagons. Lorsqu’un groupe pénétra dans leur compartiment l’un des intrus s’écria :


— Elle est là !


Elle sentit des bras la saisir sans ménagement, elle se débattit de toutes ses forces, mordit son assaillant mais il était trop fort, il ne la lâchait pas. Ses amis, ne restèrent pas inactifs, Neville avait lancé un Expelliarmus, et Ginny son célèbre Chauve-furie. Mais, les hommes étaient trop nombreux, les adolescents étaient submergés par le nombre de Rafleurs, les autres membres de l’AD arrivèrent pour prêter main forte à leurs camarades. L’un des hommes finit par lancer un Imperium sur la jeune victime afin de la rendre docile. Ensuite elle ne se souvint plus de rien sinon que cela semblait être une bonne idée de les suivre.

Quand elle reprit ses esprits, elle observa son environnement. Mais la salle était très sombre, sans doute souterraine. Elle se demandait où elle était. Comment était-elle arrivée là. La dernière chose dont elle se souvenait était l’attaque du train. Elle comprit qu’elle avait été enlevée…


— Bonjour il y a quelqu’un ? demanda-t-elle d’un ton calme.
— Ici, répondit une voix faible et rauque.


Luna se dirigea doucement dans cette direction, ses déplacements étaient maladroits, puisque ses yeux n’étaient pas habitués à la pénombre de cet espace, elle butait contre les obstacles au travers de son chemin. Elle aperçut une ombre sur le sol. Elle s’accroupit à sa hauteur.


— Bonjour, je m’appelle Luna Lovegood, se présenta la jeune fille.
— Luna Lovegood… 23,6 cm, … noisetier, crin… licorne…, parfaite pour… enchantement, répondit l’homme avec peine.
— Mais, comment ?... Oh ! Vous devez être monsieur Ollivander, réalisa Luna avec stupeur. Tout le monde s’interroge depuis votre disparition. Vous avez besoin d’aide ?
— Je… je voudrais… de l’eau s’il… s’il vous… plait, répondit-il.
— J’ignore où trouver de l’eau ici, exposa-t-elle doucement.


Ollivander n’avait plus la force de parler, il pointa son doigt dans une direction. Luna suivi le geste de l’homme et aperçut une cruche. Ses yeux s’étaient habitués à l’obscurité de la pièce. Elle alla donc jusqu’au récipient puis l’apporta au fabriquant de baguettes. La faiblesse de l’homme la touchait au plus haut point. Il semblait souffrir de nombreuses blessures. Elle se posait beaucoup de questions, mais l’homme était trop faible pour lui répondre, alors elle les garda pour elle. Une fois désaltéré Ollivander ne tarda pas à s’endormir. Elle décida d’ignorer sa propre soif et se servit du restant d’eau pour nettoyer un minimum les blessures de son compagnon d’infortune. De l’eau… ce n’était pas grand-chose, mais c’était toujours mieux que rien.


Au fil des jours, l’homme semblait aller un peu mieux, mais il avait besoin de reprendre des forces, elle lui donnait une partie de sa ration, prétextant un manque d’appétit dû à son angoisse d’être là. Ollivander n’était pas dupe, il remarquait que la jeune-fille se privait pour lui, mais elle refusait obstinément de se nourrir d’avantage, malgré l’insistance dont il faisait preuve. Luna passait aussi une partie de ses journées à soigner son compagnon de cellule. Quand il eut assez de force, il expliqua à la jeune fille le peu qu’il savait : ils étaient au manoir Malefoy qui servait de quartier général aux Mangemorts. Luna lui donna des nouvelles du monde sorcier. Ollivander était sidéré d’apprendre ce qu’était devenu la vie des sorciers au dehors. Des Mangemorts à la tête de l’école. L’art de la magie noire en matière obligatoire…

L’arrivée de Luna était une vraie bouffée d’oxygène pour l’homme, s’en était fini de sa solitude et elle ne se laissait pas abattre. De son côté elle espérait, arriver à redonner espoir à son compagnon.

Un drôle de Noël by flodalys

Luna n’avait pas encore perdu la notion du temps. Cela faisait quatre jours qu’elle était dans le cachot. Elle savait que ce soir c’était noël, et la jeune fille voulait faire de cette soirée un moment à part.


— Ce soir c’est Noël, il faut que nous fêtions cela monsieur Ollivander! s’écria-t-elle d’une voix qu’elle voulait joyeuse.


Le vieil homme la regarda, surpris.


— Oui il faut rendre cette soirée la plus belle possible, continua-t-elle, ce n’est pas parce qu’on est là qu’on n’a pas le droit de fêter Noël. Vous savez mon père voulait m’offrir une corne de Ronflak, vous connaissez les Ronflak, monsieur Ollivander ?
— Une corne de quoi ? demanda l’homme d’un ton surpris.
— De Ronflak cornu ! Vous ne connaissez pas ? s’étonna Luna. Vous savez ce sont des animaux assez timides, ils se cachent de nous. Je vous ferai parvenir les articles que papa a écrit sur eux, quand nous sortirons d’ici, je vous enverrai un hib…
— Si nous sortons d’ici un jour… coupa Ollivander d’un ton las.
— Ne perdez pas espoir monsieur Ollivander ! affirma, l’adolescente avec conviction. Harry fera tout pour combattre Vous-Savez-Qui. Quand il saura qu’on est là il viendra nous chercher.
— Vous êtes trop optimiste, répliqua-t-il, il vaudrait mieux pour lui qu’il reste caché, qu’il fuit le plus loin possible. Le Seigneur des Ténèbres est sur la piste d’une arme redoutable. C’est un peu la cause de ma présence ici… rajouta l’homme d’un ton coupable.
— Mais Harry est très fort vous savez, affirma la jeune fille. Il nous a donné des cours, c’est le meilleur prof de défense contre les forces du mal que j’ai eu. J’ai confiance en lui, il a déjà affronté Vous-Savez-Qui plusieurs fois. J’ai tout vu au ministère, je suis son amie vous savez. Ce n’est pas dans son caractère de se cacher sans rien faire.
— Si vous le dites Luna, ajouta Ollivander avec un pointe d’espoir. Voulez-vous m’en dire plus sur les Ronflak ? rajouta-t-il dans l’espoir de changer les idées de sa compagne.
— Volontiers ! se réjouit la jeune fille, ravie de parler de son sujet de prédilection.


Luna passa la soirée à raconter toutes les aventures qu’elle avait vécues avec son père sur les traces des Ronflaks, les témoignages qu’ils avaient pu recueillir. Elle sortit de sa poche la lettre de son père dans laquelle il parlait de la fameuse corne. Luna fit ensuite une description de l’objet tel qu’elle l’imaginait. Soudain, à la fin de la soirée Luna sembla déçue.


— Oh, je suis désolée monsieur Ollivander, je ne voulais pas vous ennuyer avec mes histoires, mais le sujet des Ronflaks me passionne tellement, j’en ai oublié Noël…
— Au contraire, Luna, répondit-il. Vous m’avez fait passer une soirée très agréable, vos histoires sont passionnantes et vous avez l’art de savoir conter.


Luna sourit à son compagnon, il semblait effectivement heureux de sa soirée. Elle regarda par l’ouverture du soupirail, par réflexe.


— Oh regardez monsieur Ollivander, il neige dehors… vous savez que quand il neige le soir de noël, il faut faire un vœu en regardant le plus gros flocon que l’on voit. Il se réalisera dans l’année, expliqua doctement la jeune fille. Venez ! Appuyez-vous sur moi ! Allons vers l’ouverture pour faire un vœu.


Avec l’aide de Luna, Ollivander se dirigea vers le seul soupirail du cachot. Tous deux virent un flocon plus imposant que les autres, le fabriquant de baguette fit confiance à la jeune fille. Qu’avait-il à perdre en voulant croire l’adolescente ? Et, du plus profond de son cœur, il fit un vœu.

Le quotidien de captifs by flodalys

Les jours et les semaines passèrent, et Luna fini, elle aussi, par perdre la notion du temps. La seule chose qui venait parfois rompre la monotonie des journées, c’était l’arrivée des Mangemorts qui venaient chercher monsieur Ollivander pour l’interroger, le torturer. Luna était de plus en plus in-quiète à son propos, il faiblissait de plus en plus. Elle faisait son possible pour le soigner, mais ce n’était pas facile, surtout avec les faibles ressources dont elle disposait. Les Doloris, ne laissaient certes pas de traces, alors elle massait sans relâche les muscles endoloris de l’homme. Quand il revenait avec des plaies, elle prenait sur sa propre ration d’eau pour nettoyer les blessures, comme elle avait fait le premier jour. Elle aurait tellement aimé faire plus pour cet homme qui était devenu son ami.

Elle, les Mangemorts la laissaient tranquille. Luna apprit pourquoi un matin de janvier, un homme du nom de Yaxley était venu lui dire que grâce à elle et à sa présence au manoir, son père était devenu docile : il s’était décidé à suivre l’avis du ministère et avait cessé de publier des « sornettes ». Cet homme avait rajouté en caressant la joue de la jeune fille qu’il trouvait bien dommage que
Xenophilius soit aussi facile à manipuler. Luna, pour la première fois de sa vie, eut vraiment peur. Elle avait compris ce qui se passerait si son père ne suivait plus leur directive.Depuis ce jour, tout comme Ollivander, elle se cachait au moindre bruit, c’était certes une défense illusoire, mais elle se rassurait à sa façon. Elle ne se montrait qu’une fois les intrus sortis. Les rations étaient apportées deux fois par jour : du pain, de l’eau et un peu de ragout. Les portions étaient maigres, ils avaient toujours un faim.

Un jour, il y eut de l’agitation au le manoir. La porte du cachot s’ouvrit mais cette fois-ci ce n’était ni pour interroger Monsieur Ollivander, ni pour apporter leurs maigres rations. Les portes se refermè-rent, et elle entendit son nouveau compagnon hurler. Elle n’avait pas compris la signification de ses cris, puis elle entendit une deuxième voix, qui elle lui était familière.
— Silence ! Tais-toi Ron il faut que nous trouvions un moyen de… *
Cette voix qui paraissait familière à Luna fut coupée par les hurlements de son compagnon… mais cette fois elle avait bien entendu ce que le garçon criait avec tant d’énergie. Un prénom, un prénom peu commun, celui d’une de ses amie. D’ailleurs, le garçon qui criait s’appelait Ron, donc le troisième ne pouvait être que…
— Harry ? Ron ?* murmura-t-elle dans le noir. C’est vous ?*
Les cris cessèrent. Luna s’approcha de la porte, habituée à évoluer dans cette obscurité permanente, elle arriva assez vite vers eux. Ils n’avaient pas répondu à son appel.
— Harry ? Ron ?* redemanda-t-elle.
— Luna ?* répondit une voix qu’elle identifia comme étant celle d’Harry.
Elle se sentit vide d’un coup.
— Oui c’est moi ! Oh ! Je ne voulais surtout pas qu’ils vous attrapent !*

Luna trouva de quoi briser les liens des garçons. Mais les cris d’une fille qui ne pouvait être qu’Hermione, brisèrent le silence et Ron recommença à crier de son côté. Comme il bougeait beau-coup elle risquait de le blesser, mais grâce aux indications de son ami elle trouva un objet très utile qui permit d’avoir de la lumière. Elle remarqua que ses amis n’étaient pas seuls, ils étaient accompagnés d’un Gobelin et de Dean Thomas.
—Oh c’est beaucoup mieux comme ça. Bonjour Dean,* dit Luna, le plus calmement du monde. Sans paraître surprise à la vue de son condisciple, qui était pourtant resté étrangement muet jusqu’à cet instant.
Elle ne perdit pas de temps et à l’aide du clou, elle défit tous les liens. Une fois tout le monde libéré, Elle remarqua que Dean n’avait pas l’air dans son état normal, outre ses vilaines blessures, marques d’une intense lutte, ses yeux étaient vides de cette étincelle qu’il avait toujours en temps ordinaire. Il la remercia d’un air absent, tandis que le Gobelin s’effondra sur le sol.
Le Gobelin avait dû suivre un Mangemort pour être interrogé à son tour, puis, grâce à Harry, un elfe de maison fit son apparition dans le cachot. Harry avait demandé à Dobby de faire partir une partie des prisonniers mais Dean et elle s’étaient opposés, ils voulaient aider à délivrer Hermione et le Gobelin. Harry ne leur laissa pas le choix et, en voyant le regard déterminé de leur camarade, ils durent obéir à contre cœur et prirent la main de l’elfe de maison.

End Notes:

* Les dialogues sont tirés de Harry Potter et les reliques de la mort

Liberté by flodalys

Libres. Ils étaient libres. L’air iodé dans ses cheveux, la lumière trop vive pour ses yeux habitués à l’obscurité… pas de doute, ils étaient libres. L’elfe était immédiatement reparti dans un crac sonore, personne n’avait eu le temps de le remercier. Elle entendit des pas précipités se diriger vers eux. Elle leva les yeux et reconnu Bill et son épouse, la jolie française. Elle alla à leur rencontre.

— Luna, s’écrit le jeune homme, nous étions tous si inquiet pour toi ! Qui sont tes… MONSIEUR OLLIVANDER ! ajouta-t-il surpris.
— Il a besoin de soins, s’il vous plait, expliqua l’adolescente. Ils le torturaient souvent, j’avais peu de moyen pour le soulager. Je crains que les Joncheruines ne s’attaquent à lui, dans son état de faiblesse. D’ailleurs, j’ai l’impression que parfois son esprit est ailleurs.

Luna ne remarqua pas le regard interloqué de Fleur à cet énoncé, ni le signe de Bill à l’intention de son épouse. Bill s’approcha du blessé, et avec l’aide de Dean, le transporta à l’intérieur, et l’installa sur le divan. Fleur alla chercher les potions d’urgence afin de s’occuper du blessé. La jeune-femme revint vite puis s’occupa de Monsieur Ollivander. Elle avait l’air de savoir quoi faire. Luna était soulagée pour le vieil homme, elle avait eu si peur pour lui ! Elle ne savait pas combien de temps il aurait pu encore tenir dans ce cachot. Dean s’approcha d’elle.

— Il compte beaucoup pour toi, non ?
— Oui, nous sommes devenus amis, dans cette cave. Je crois qu’il n’avait pas eu de compagnie agréable depuis sa propre capture. J’ai fait mon possible pour adoucir sa détention, c’était dur pour lui. Moi, ils me laissaient tranquille je n’étais qu’un moyen de faire pression sur mon père, mais visiblement ils voulaient que monsieur Ollivander donne des informations qu’il préférait garder pour lui.


Dean lui pris la main.


— C’est un coriace, il va s’en tirer, il a tout de même pu résister tout ce temps.


La jeune-fille sourit à son camarade. A cet instant Bill entra dans la pièce, leur fit signe de le suivre, dans la cuisine.


— Luna, nous étions tous si inquiet pour toi, que s’est-il passé, où étais-tu ? Qui est ton ami ?
— J’étais au manoir Malefoy, dans la cave. Monsieur Ollivander y était déjà quand j’y suis arrivée. Ils ne m’ont pas fait mal, il voulait juste que mon père leur obéisse. En revanche, ils s’en prenaient souvent à Monsieur Ollivander. Aujourd’hui, il y a eu de nouveaux prisonnier : Dean, Ron, Harry, un Gobelin et aussi Hermione qu’ils torturaient, on entendait ses cris c’était affreux…
— QUOI ! Ils… ils… se sont fait prendre ?
— Oui, mais Harry a appelé à l’aide et un elfe est venu, c’est lui qui nous emmené ici. Dean et moi on voulait aider les garçons pour sauver Hermione et le Gobelin, mais Harry nous a obligés à partir. C’est Ron qui a dit à l’elfe de nous mener ici.


Luna remarqua l’inquiétude de Bill.


— Ils seront vite là, ensemble ils sont capables de grandes choses. Ils s’en sortiront, il ne peut en être autrement.


Elle fit un sourire rassurant à Bill. Celui-ci se tourna vers l’adolescent.


— Vous êtes un ami de Luna ? demanda-t-il.
— Oui, je m’appelle, Dean Thomas, je…
— Vous êtes donc libre ! coupa Bill, c’est un soulagement, on s’inquiétait pour vous, vous savez. Je vous présente mes condoléances pour vos compagnons. Je ne connaissais pas Dick, mais Ted Tonks était un ami.

Luna se tourna vers Dean, elle remarqua que ses yeux étaient étrangement brillants, sa peine devait être grande. A son tour, elle lui prit la main. Le jeune homme se tourna vers elle, il lui fit un sourire plein de tristesse. Ils restèrent ainsi, les yeux dans les yeux. Aucun d’eux n’avait remarqué que Bill était allé à la fenêtre. Au bout de quelques minutes, c’est celui-ci qui brisa le silence.


— Les voilà !


Bill sortit comme une furie et alla à la rencontre du groupe, Dean et Luna sur les talons. L’adolescent aida le Gobelin, Bill aida Ron à guider Hermione à l’intérieur. Luna compris en voyant Harry, qu’il y avait eu un drame. Elle voulait tant remercier cet elfe… Elle comprit que Harry voulait lui organiser un enterrement. Elle voulait le remercier, même à titre posthume.

Après la cérémonie, elle aida Fleur à préparer le repas pour tout le monde. Puis elle se rendit auprès de monsieur Ollivander. Elle avait besoin de savoir comment il se sentait, alors elle s’était proposé pour lui porter son plateau. Juste avant qu’elle ne quitte la chambre il lui dit :
— Merci, grâce à toi, nous sommes sortis de cet enfer.
— Mais, je n’ai rien fait ! s’étonna la jeune-fille. C’est grâce à Harry et à son ami l’elfe de maison.
— C’est toi qui m’as soigné, et surtout c’est toi qui m’as appris cette légende des flocons de neige, le soir de Noël.


Luna sourit en sortant de la chambre, c’était donc ça le vœu de noël de son compagnon d’infortune, sortir vivant de ce cachot. Luna espérait encore que son propre souhait se réalise prochainement, elle avait le sentiment que les événements allaient se précipiter, que ce jour ne tarderait plus.

Après le repas, Bill mit la radio, Luna découvrit une émission qui donnait de vraies informations. Elle reconnut les voix d’anciens de l’AD. Mais une seule nouvelle retient son attention. Son père avait été emprisonné à Azkaban. Elle se rappelait de l’effet qu’avaient eu sur elle les Détraqueurs lors de sa deuxième année, elle ne voulait pas de cela pour son père. Dean était à ses côtés, il passa son bras autour des épaules de l’adolescente, et elle se laissa aller dans les bras de son ami. Harry, Ron et Hermione échangeaient des regards coupables qu’elle ne voyait pas. Elle sentit que Dean déposa un baiser sur ses cheveux, elle se savait soutenue. Ron, Hermione et Harry exprimèrent leur soutien à Luna. La jeune fille releva la tête.


— Au moins il est vivant, dit-elle doucement. Plus vite on se débarrassera de Vous-Savez-Qui, plus vite on le sortira de là non ?

Rapprochement by flodalys
Author's Notes:

C'est à partir de ce chapitre que je réponds plus précisément aux attentes de LITS. On s'approche doucement de la fin.

Dès le lendemain, Harry, Ron et Hermione commencèrent à comploter et Monsieur Ollivander devait se reposer. Luna se rapprocha de Dean, il semblait toujours aussi triste. Elle alla le voir.


— Ne garde pas ta peine pour toi, sinon les Joncheruines vont envahir ton esprit. Tu sais, ils s’attaquent à nous quand nous sommes le moins disposer à nous défendre. Papa, me l’a bien expliqué à la mort de maman.


Dean la regarda en souriant tristement puis, prit la parole, pensant que cela l’aiderait peut être de partager sa peine.


— J’avais des compagnons, avec lesquels je me cachais, Gripsec, bien sûr, un autre Gobelin, et deux hommes Dick Creswell et Ted Tonks. Mais des Rafleurs nous ont trouvés, Dick et Ted se sont interposés pour combattre les plus redoutables, et je n’ai rien pu faire pour les sauver… Pendant notre fuite Ted a été comme un père pour moi. Il m’a sauvé à maintes reprises, mais moi, je n’ai rien pu faire…


Le jeune homme éclata en sanglots, Luna lui mit la main sur l’épaule.


— N’aie pas honte de pleurer, les larmes sont une bonne défense face aux Joncheruines, ta tristesse est normale après tout.


Elle se rapprocha en enlaça son ami qui pleura de tout son cœur, sans honte, contre l’épaule de la jeune-fille. Mu d’une impulsion subite il eut besoin de dire à Luna toute la vérité sur son histoire, ce qu’il n’avait même jamais dit à son ami Seamus.

— C’est d’autant plus difficile pour moi, que mon père, mon vrai père, nous a abandonnés ma mère et moi juste avant ma naissance. Une semaine après sa disparition ma mère a fait des recherches. Figure-toi que même son nom, Benius Bonpère, était une imposture, cet homme n’existait pas, un nom vraiment trop étrange, mais, ma mère était tombée dans le panneau. Heureusement, elle a ensuite rencontré Stephen Thomas, cet homme m’a reconnu, il m’a éduqué, ne m’a jamais rejeté mais il ne se comporte jamais vraiment comme un père, je vois bien qu’il n’agit pas de la même façon avec ma sœur. Ted Lupin, lui, m’a pris sous son aile, il a vraiment agi comme un père l’aurait fait. Sans lui je serais mort depuis longtemps.
— Tu sais je ne trouve pas vraiment le nom de ton père si étrange, au contraire, il me serait presque familier…


Luna et Dean devinrent très vite un duo inséparable. Lorsque Dean sortait pour sa corvée de bois, Luna le suivait en lui racontant des histoires sur les créatures magiques. Ce qui permettait au jeune homme de se distraire de sa peine. Quand Luna faisait une corvée de ménage, il n’était pas rare de voir Dean baguette à la main pour l’aider en discutant de Quidditch ou de dessin.


— Tu aimes dessiner ? C’est formidable Dean, je dois avouer que je ne saurais même pas griffonner une maison… Peut-être pourrions-nous travailler ensemble plus tard, je trouverai la trace des Ronflaks et toi tu pourras les dessiner pour les faire découvrir au monde. Un beau dessin est plus fidèle qu’une longue description.


Dean ne savait jamais que répondre à Luna quand elle parlait de ces créatures auxquelles il ne croyait pas, mais la présence de la jeune-fille à ses côtés était d’un tel réconfort. Elle savait d’instinct quand elle devait se taire, ou quand il avait besoin de distraction, quand il éprouvait le besoin d’être seul. S’il avait besoin de se confier, c’est tout naturellement qu’il se tournait vers elle. Il ne voulait pas exposer ses peines au couple qui les avait recueillis, il ne voulait pas embêter ces gens si généreux. Il ne pouvait pas non plus discuter avec Harry, Ron, ou Hermione, le trio infernal semblait ne vouloir aucune intrusion dans leur petit groupe, ils semblaient avoir des secrets à protéger. La seule qui avait du temps pour lui c’était Luna, il la connaissait, elle était gentille, et son grain de folie la rendait unique. Elle avait réussi à lui rendre le sourire alors qu’elle-même avait un grand sujet d’inquiétude.

De temps en temps il remarquait que Luna s’isolait, il savait alors qu’elle pensait à son père. Il allait la voir pour tenter de lui remonter le moral, en parlant de sujets légers.


— Tu sais, je me rappellerai toujours de ton commentaire au Quidditch, c’était mon deuxième match.
— Ah bon ? Je ne me rappelais pas que tu jouais au Quidditch.
— Ton commentaire était assez déroutant, mais il m’a plu.
— Merci. Tu n’es pas le seul à m’avoir félicitée, mais McGonagall m’a dit que je ne faisais pas l’affaire. Mais bon, je crois qu’en fait je préfère encourager les équipes. Ce jour-là je n’ai pas eu le droit de porter mon chapeau de lion, un commentateur doit être impartial selon McGonagall. Mon chapeau n’a donc pas pu jouer son rôle de porte-bonheur.
— C’est un chapeau porte-bonheur ?
— Ben oui ! Tu ne savais pas ?
— Non, je l’ignorais.
— Pourtant chaque fois que je l’ai porté Gryffondor a gagné ! C’est bien une preuve non ?


Dean s’abstint de dire que l’absence du chapeau à tête de lion lors des matches Gryffondor Serdaigle n’avait pas eu d’incidences sur l’issue de la rencontre.


Ce jour-là Dean s’était installé sur la plage, il avait métamorphosé quelques objets pour avoir de quoi dessiner. Luna le voyant seul pensa qu’il avait de la peine et alla le voir pour qu’il ne s’isole pas dans sa douleur.
— J’avais envie de faire une promenade sur la plage, je voulais te proposé de m’acc…


En voyant le matériel de son ami, elle s’excusa
— Oh, je n’avais pas vu que tu voulais dessiner, je vais te laisser…
Dean leva les yeux vers elle, son regard s’illumina.
— Attends, mets-toi ici juste là, assied-toi, non comme ça, voilà super, tourne ta tête vers la droite, encore plus vers la droite. Voilà, ne bouge plus, c’est parfait. Magnifique, vraiment magnifique.
— Que veux-tu que je fasse ?
— Reste immobile, mais cela ne t’empêche pas de discuter.
— Pourquoi m’as-tu demandé de me mettre comme ça ?
— Pour te dessiner, dans cette lumière, tes cheveux qui volent au vent, ce paysage derrière toi, je n’ai jamais eu d’aussi beau modèle. C’est la première fois que je me sens inspiré pour faire un portrait, ce sera une première.

La bataille by flodalys

Puis, un beau matin, ils découvrirent l’absence de leurs amis. Ils étaient partis. Tous deux restèrent longtemps silencieux. Leur inquiétude était palpable, mais ils avaient tous deux besoin de la présence de l’autre. Fleur et Bill aussi semblaient terrifiés et liés l’un à l’autre. L’ambiance était lourde. La journée leur avait parue interminable. Même le rendez-vous du soir autour de Potterveille, n’avait rassuré personne. Puis, brusquement, Dean vit Luna retirer sa chaussure gauche, sa chaussette et sortir un gallion, la pièce arborait des lettres rougeoyantes. Dean reconnu le symbole de l’AD.


— Ils sont à Poudlard ! s’écria la jeune fille. Ils sont à Poudlard, Neville rassemble les troupes.
— Neville ?
— Oui, puisque j’ai été enlevée et que Ginny doit se cacher depuis l’évasion de Ron, je suppose que c’est Neville qui a repris les rênes de l’AD. Il faut que je trouve un moyen de me rendre sur place. C’est pour ce soir ! La guerre peut se finir ce soir !
— Tu ne penses tout de même pas que je vais rester ici sans rien faire j’espère. Viens avec moi, sortons. Je vais nous faire transplaner.


Lorsqu’ils arrivèrent hors du champ d’action du sortilège d’anti transplanage, Dean se tourna vers Luna.
— Tu as suivit les leçons de transplanage à Poudlard ?
— Non, ils n’en ont pas donné cette année, tout ce qui pouvait être source de plaisir a été annulé.
— Tiens-toi bien à moi alors.
— Transplane juste devant la tête de sanglier, c’est ce que dit le message.


Luna pris la main de son camarade, mais Dean, de peur de la perdre ou de la désartibuler l’attrapa et la serra fermement dans ses bras. Ils échangèrent un long regard qui fit rougir la jeune fille, elle ferma les yeux. Quand elle les rouvrit, ils avaient transplané et un bruit horrible leur vrillait les tympans. Vite elle ouvrit la porte du pub, elle s’y engouffra rapidement suivit de Dean. Le tenancier leur montra le passage derrière un tableau représentant une jeune fille.

Une fois dans la Salle sur Demande ils eurent un bon accueil. Dean se jeta dans les bras de son ami Seamus et Luna se précipita vers Neville. Harry expliqua à l’assemblée qu’il cherchait un objet ayant appartenu à Rowena Serdaigle. Luna guida Harry jusqu’à sa salle commune, il y eut une altercation avec les Carrow et Rogue. Le directeur avait fui… Quand ils revinrent dans la Salle sur Demande, Dean vint à sa rencontre. Il avait eu peur pour elle, qu’elle se fasse prendre à nouveau, qu’on la fasse souffrir. Il alla tout près d’elle, elle lui prit la main dans un geste naturel. Ils devaient se rendre dans la Grande Salle à la demande de McGonagall. Ils s’y rendirent gardant leurs mains enlacées. Aucun mot n’était nécessaire.


Dans la grande salle, Luna s’installa à la table de Gryffondor, elle ne voulait pas lâcher la main de Dean. Ce simple contact lui insufflait une dose supplémentaire de courage. Elle n’avait jamais été lâche mais avec Dean, pour Dean, elle sentait que son courage se décuplait. McGonagall annonça le départ de Rogue, le combat imminent et l’évacuation des élèves. Seules les personnes majeures ayant envie de lutter pouvaient rester. Dean se tourna vers elle.


— Tu vas devoir y aller…
— Pourquoi ? Je suis majeure moi ! J’ai eu dix-sept ans en début d’année.
Elle plongea son regard argenté étonné dans celui de Dean.
— Bien alors dans ce cas, reste près de moi quoiqu’il arrive.
— D’accord !
Harry avait besoin de temps. Il fallait combattre, Luna et Dean luttaient dos à dos, assurant respectivement les arrières de l’autre. Ils virent après la lutte que nombre de sorciers étaient tombés. Harry avait disparu, Ron et Hermione étaient revenus sans lui.


Harry était mort. Son corps semblait avoir disparu mais rien ne pouvait empêcher Luna de se battre pour un monde meilleur. Il fallait lutter contre les Mangemorts, il fallait anéantir Voldemort en mémoire de Harry. Ce second combat l’avait éloignée de Dean, mais sa meilleure amie était à ses côtés. Elles étaient aux prises avec Bellatrix Lestrange. Elle admirait Ginny qui se battait avec force malgré la perte de son frère et du garçon qu’elle aimait. Mais elles avaient eu besoin de l’intervention de Mrs Weasley pour se débarrasser de cette femme.


L’impensable se produisit alors sous ses yeux. Harry sortit de nulle part, bien vivant en plus, pour les protéger. Ensuite tout alla très vite. Voldemort fut tué par son propre sortilège, sous les yeux médusés de tous. Luna était ravie, elle chercha tous ses amis des yeux. Harry était là devant, épuisé mais vivant, Ginny était toujours à ses côtés, lui agrippant le bras avec force. Ron enlaçait Hermione, ils semblaient soulagés, et Neville était blessé mais conscient. Quelqu’un manquait à cet appel muet… quelqu’un de cher à son cœur. Elle le cherchait du regard, parcourait tous les visages de l’assemblée quand ses yeux croisèrent enfin le regard de Dean qui souriait et fendait la foule pour venir à elle. Son cœur se gonfla de joie. Le jeune homme lui ouvrit les bras, elle s’y laissa aller avec délice.


Elle repensa à sa capture à son vœu de noël, ravie de le voir se réaliser ce soir. Elle avait souhaité que la guerre se termine, et que tous ceux chers à son cœur en sortent vivants.

End Notes:

Il reste un (tout) petit épilogue que je posterai demain.

Epilogue by flodalys
Author's Notes:

Ce tout petit épilogue m'a semblé nécessaire pour conclure cette histoire. C'est pas grand-chose certes, mais j'ai ressenti besoin de le faire.

Dean était maintenant en paix avec son histoire familiale. Qui aurait pu imaginer que le père de Luna avait connu son père ? Certainement pas lui, Xenophilius avait reconnu en lui certains traits de son ami Benius Bonpère, un sorcier de sang-pur qui s’était opposé à Voldemort lors de la première guerre. Il était tombé dans une embuscade de Mangemorts au début de l’année 1980. Dean avait été bouleversé, c’était le nom que sa mère lui avait donné, le nom que tout le monde avait cru usurpé. Dean avait pu dire la vérité à sa mère, lui montrant une photo sorcière de son père. Tous deux s’étaient ainsi réconciliés avec cette partie de leur vie, il avait agi pour les protéger et non pour les abandonner. Dean alla lui rendre hommage sur sa tombe.

Après leur septième année commune, Dean et Luna se séparèrent sans heurt. Chacun avait pris un chemin de vie différent. Luna s’était consacrée à sa carrière de naturaliste, et Dean était allé dans une école d’art moldue, il voulait acquérir des techniques pour s’améliorer. Puis, il revint dans le monde sorcier, il voulait réaliser des peintures sorcières. Elles étaient tellement plus intéressantes.


Son savoir-faire Moldu allié à sa magie faisait de Dean un peintre très reconnu dans le monde sorcier. Il faisait des expositions fréquentes, et beaucoup faisaient appel à lui pour les commandes de portrait. Dean vivait bien de sa passion, mais à chaque exposition une esquisse avait beaucoup de succès. Malgré les offres importantes Dean refusait obstinément de vendre ce dessin. Il comptait beaucoup pour lui, son premier portrait… le seul qui n’était pas magique. Mais le succès était là, on y voyait toute la grâce d’un instant, on remarquait que le modèle comptait beaucoup aux yeux de l’artiste. Ce dessin avait une telle intensité que tout le monde souhaitait l’avoir, quel que soit le prix. Mais ce dessin n’était pas à vendre. La seule raison qui poussait Dean à exposer cette toile, s’était juste la fierté d’avoir su le réaliser. Il avait si bien su retranscrire la magie du moment. Jamais Dean ne pourrait se résoudre à vendre ce portrait de sa fée, le portrait de Luna.

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