Arômes... by flowerpower
Summary:

Poudlard, 7ème et dernière année pour la promotion d'Harry Potter. Hermione Granger et Drago Malfoy sont tout deux Préfets-en-chefs. Mais ce dernier abuse de ses droits...jusqu'au jour où, en accord avec "sa" Préfète-en-chef, un jeu étrange se met en place au sein de l'école, pour tous les deux...


Categories: Epoque de Harry, Dramione (Drago/Hermione) Characters: Drago Malefoy, Ginny Weasley, Hermione Granger, Le Trio
Genres: Romance/Amour
Langue: Aucun
Warnings: Lime
Challenges: Aucun
Series: Aucun
Chapters: 15 Completed: Non Word count: 35535 Read: 19099 Published: 07/04/2006 Updated: 22/12/2007

1. Chapitre 1 : Quand la lionne affronte le serpent... by flowerpower

2. Chapitre 2 : Intermittences by flowerpower

3. Chapitre 3 : Les règles du "jeu" by flowerpower

4. Chapitre 4 : Premier faux pas by flowerpower

5. Chapitre 5 : Premier défi? by flowerpower

6. Chapitre 6 : Revirement by flowerpower

7. Chapitre 7 : Le duel by flowerpower

8. Chapitre 8 : Deuxième manche by flowerpower

9. Chapitre 9 : Poker royal by flowerpower

10. Chapitre 10 : Joyeux Anniversaire! by flowerpower

11. Chapitre 11 : Soirée d'anniversaire by flowerpower

12. Chapitre 12 : Petits crimes conjugaux by flowerpower

13. Chapitre 13 : Orgueil et préjugés by flowerpower

14. Chapitre 14 : Le Tyran by flowerpower

15. Chapitre 15 : by flowerpower

Chapitre 1 : Quand la lionne affronte le serpent... by flowerpower
Author's Notes:
Bonjour à tous, sorciers plus ou moins confirmés, moldus, cracmols...^^ Voici le premier chapitre de ma première fic! Repect! Si vous trouvez que la fic est vraiment nulle à ch****, n'hésitez pas à me le dire, j'arrêterai, promis!... Sinon, bonne lecture aux plus téméraires d'entre vous...
Minerva McGonagall s'interrompit. Elle n'aimait guère être perturbée pendant ses cours, surtout lorsqu'il s'agissait de l'année des Aspics pour ses élèves. Elle se retourna vers la porte où quelqu'un avait frappé et cracha d'une voix glaciale un "Entrez!" à terroriser tous les élèves de première année…La malheureuse personne qui se cachait derrière la lourde porte de bois de la classe de métamorphose apparut. Neville Londubat, le visage rubicond, se tordait les mains dans son dos, l'air gêné.


«Et bien Monsieur Londubat, que se passe-t-il pour que vous dérangiez mon cours, demanda le professeur McGonagall toujours aussi furieuse?

-Le…euh…professeur Rogue…, hésita Neville.

-Abrégez mon garçon! Nous n'allons pas y passer l'heure!

-Il demande à rencontrer Hermione Granger de suite…, continua-t-il dans un souffle.

-Oui, bien sûr. Mademoiselle Granger? -McGonagall se tourna vers elle d'un air désolé- Vous rattraperez le fin du cours plus tard, ce n'est pas bien grave…étant donné que vous avez réussi le sortilège!

-Oui, oui…J'y vais, répondit Hermione, intriguée par ce "rendez-vous" imprévu.»


Hermione rangea ses affaires sans un bruit et adressa un coup d'œil rapide à Harry et Ron. Ces derniers froncèrent les sourcils et se demandaient, comme elle, ce que signifiait cet intérêt soudain. Hermione sortit de la classe presque en courant, lança un "Au revoir" à peine audible et suivit Neville. La voix sèche de leur professeur les rappela bien vite à l'ordre et le cours continua.


* * *


Hermione, les bras chargés de livres et parchemins, s'enquit rapidement auprès de Neville sur ce que Rogue lui voulait.


«Tu sais vraiment pas pourquoi?

-Non, je te jure…

-Mais tu l'as pourtant vu, non? questionna Hermione, quelque peu nerveuse.

-Non…

-Hein?

-C'est Malfoy qui m'a dit de te dir…

-MALFOY ? Qu'est-ce que Malfoy a à voir dans cette histoire?

-J'sais pas, répondit timidement Neville, pensant que la réaction d'Hermione était presque aussi redoutable que celle de McGonagall.

-Et je dois rencontrer Rogue où?

-Malfoy m'a dit à la statue de la sorcière borgne...

-C'est ça, j'imagine bien Rogue me faire sa déclaration d'amour à la statue de…Non, mais attends, s'écria Hermione en plein couloir! Ne me dis pas que…»


Hermione ne termina pas sa phrase et s'élança à travers les couloirs. Neville la suivit, aussi vite que ses jambes le lui permettaient. Ils arrivèrent à la statue où se trouvait… Drago Malfoy! Hermione fulminait, jeta à terre ses livres…Drago, le sourire au coin des lèvres, l'attendait.


«Tu te fous de ma gueule Malfoy?

-J'avoue que j'en avais bien envie, susurra ce dernier…

-Attends, tu me fais quitter les cours comme ça, prétextant une "entrevue" avec Rogue…Tu te sens plus, cria Hermione hors d'elle?

-Par contre, tu oublies une chose Granger…J'avais pas spécifié que tu devais venir accompagnée. N'est-ce pas Londubat, lâcha Malfoy en direction du concerné?»


C'est ce moment-là que choisit Neville pour s'esquisser. Hermione, plus furibonde que jamais, gardait ses yeux rivés sur Malfoy. Ce dernier la contemplait d'un air amusé.


«Non mais tu te rends compte?

-Tu vas pas en faire un drame Granger…Je reconnais que je suis peut-être en train de te priver de faire gagner au moins 20 points à ta maison pour tes superbes sortilèges, mais de là à m'insulter…, se moqua Malfoy.

-Attends un peu toi…C'est pour quoi que tu voulais me voir? Un problème avec des premières années qui t'embêtent? demanda Hermione, un sourire crispé au bord des lèvres.

-Non, mais c'est juste comme ça…Je trouvais ça marrant!

-"Marrant"? Tu sais Malfoy, au cas où tes quelques neurones te feraient défaut, nous habitons le même appartement, et ainsi tu peux me parler tout le temps SANS AVOIR À INTERROMPRE LES COURS PARCE QUE TU TROUVES ÇA MARRANT !!!

-Calme-toi "ma lionne"…

-Non mais tu te prends pour qui? "Ma lionne", répéta-t-elle en imitant la voix du serpentard, depuis quand je suis "TA lionne"?

-C'est un surnom plutôt mignon, assura Malfoy dont le sourire ne s'était toujours pas effacé comme s'il avait reçu un sort de Sourbocus (ndla: je sais, c'est vraiment bidon…^^) à vie.

-Efface ce sourire de ta bouche Malfoy, tu m'énerves!!!

-Elle te plaît ma bouche Granger? demanda le serpentard en se rapprochant dangereusement d'elle.

-N'essaye même pas.»


Hermione avait à peine eut le temps de le mettre en garde que Drago s'avança vers elle d'un pas déterminé, le sourire toujours scotché à ses lèvres. Il se mit face à elle et, de sa main droite, attrapa délicatement le menton d'Hermione…Cette dernière était apeurée car elle savait pertinemment ce que comptait faire Malfoy.

Il posa ses lèvres sauvagement sur celles d'Hermione. Avant même qu'elle ne répondit à ce baiser, elle repoussa de toutes ses forces le serpentard et, pendant que ce dernier, frustré, reprenait ses esprits et son souffle, elle ramassa ses affaires qui étaient à même le sol et s'en alla sans dire un mot, le regard encore attisé de haine. Elle le lui dédia avant de s'engouffrer dans les escaliers…


* * *


Hermione avait réussi à regagner les cours et ne sembla pas perturbée. Ses amis n'osèrent pas se renseigner sur la nature de sa visite chez Rogue, voyant qu'elle leur administrer tout de même un doigt sur la bouche, signe que ce n'était pas le moment des explications. L'après-midi se passa sans d'autres incidents.

Vint le dîner dans la Grande Salle où, bien évidemment, Harry et Ron s'empressèrent de lui poser les questions qui leur brûlaient la langue depuis le début d'après-midi.


«Alors, qu'est-ce qu'il te voulait l'autre? interrogea Ron, la bouche déjà plein de purée.

-Tu fais bien d'employer le terme d'"autre" Ron… répliqua Hermione.

-Pourquoi? C'était pas Rogue qui t'attendait? C'était qui?... Hermione! s'indigna Harry devant l'air détaché de son amie.

-Euh…oui, oui. C'était pas le professeur Rogue.

-Et ben, tu vas nous cracher le morceau, se dépêcha Ron qui s'imaginait les pires scénarii en tête où des garçons lui volaient la vedette…

-Malfoy, dit-elle sur un ton qui se voulait navré.

-Hein? s'étrangla Harry dont les yeux exprimaient la plus franche incompréhension.

-C'est quoi ce délire? J'aime pas ça, dit Ron tout en tapotant le dos de son ami qui s'était étouffé avec un bout de viande.

-Merci Ron, ça va aller.

-Qu'est ce qu'elle te voulait la fouine? aboya Ron en retirant sa main du dos d'Harry.

-Me parler…

-Ouais bien sûr…Vous vous voyez nuit et jour et il te fait quitter les cours pour te parler? demanda Ron visiblement très contrarié mais surtout, au fond de lui et il le savait, une pointe de jalousie lui enserrait le cœur.

-C'est ce que je lui ai fait agréablement remarqué Ron… Oh et puis laissez tomber! C'est pas la mort. J'aurais juste une raison de plus de me défouler sur lui! répondit Hermione, fatiguée de subir l'interrogatoire de ses amis. Je monte me coucher…Bonne nuit!

-'ne 'uit, répondirent-ils en cœur à l'égard de leur amie qu'ils ne comprenaient pas trop.»


Ginny, malgré les regards langoureux qu'elle échangeait avec Dean Thomas, remarqua l'attitude quelque peu étrange de son amie Hermione, à table. Elle se promit de lui glisser quelques mots le lendemain…


* * *


Hermione gravit d'un pas rapide les escaliers menant à l'appartement des préfets-en-chefs. En moins de quelques minutes, elle se trouva face au portrait représentant un sorcier fort célèbre dans le temps qui s'empressa de lui réclamer le mot de passe.


«Le mot de passe gente demoiselle?

-Patronus, répondit séchement Hermione qui n'avait nullement envie de discuter avec le portrait.

-Cela est dit si gentiment, ironisa ledit portrait.

-Je vous prierai de garder votre humour pour d'autres jours…répliqua-t-elle peu enclin à entendre de telles réprobations.

-La jeunesse aujourd'hui n'est plus ce qu'elle était! En mon temps…

-Oui et bien en votre temps, quand on donnait le mot de passe correct, on laissait passer "la jeunesse"! rétorqua-t-elle, les mains sur les hanches, comme pour le défier.

-Oui, cela est vrai…»


Sur ce, le tableau pivota, maugréant encore la "jeunesse", l'impolitesse, l'irrespect…Hermione soupira, énervée.

Arrivée dans leur "salle commune" habillée de tentures dans les tons de rouge et vert, Hermione sut, au moment où elle franchissait le portrait, que Malfoy devait sûrement se prélasser dans le canapé, face au feu. Elle s'avança, prit un des fauteuils qui se trouvaient sur les flancs de la cheminée et le retourna de façon à être vue par Drago. Ce dernier, comme l'avait parfaitement prédit Hermione –comme quoi lire dans les feuilles de thé n'est pas toujours nécessaire-, se reposait sur le divan, l'air satisfait, les mains derrière sa tête, le regard perdu dans la contemplation du plafond… Il semblait à peine remarquer sa présence, comme si ce n'était qu'une vulgaire statue trônant dans la salle. Hermione, elle, s'était assise en tailleur sur le fauteuil –ô combien confortable!- et fixait Malfoy d'un œil mauvais. Rien qui ne présageait quelque chose de bon en soit! En effet, Hermione tapa dans ses mains ce qui, malheureusement, ne produisit aucun effet sur le serpentard ce qui l'agaça davantage.


«Malfoy, tu m'entends?

-Ouais Granger, répondit l'intéressé en détournant ses yeux des moulures du plafond.

-Je crois qu'une petite discussion s'impose…»




Voilà…Bon, je m'excuse de vous avoir fait subi ça mais j'ai été prise "d'écriture chronique"…encore si j'écrivais des trucs intéressants! Mais je vous promets que dans les prochains chapitres, ça va bouger parce que là, c'était tout plat!!! * * * J'essaierai tout de même de vous pondre assez rapidement le prochain chapitre…xxx from Hogwarts!
Chapitre 2 : Intermittences by flowerpower
Author's Notes:
Bon, voici le deuxième chapitre... Patience, patience! Si vous trouvez la fic toujours potable, je posterai la suite bientôt...! En tout cas, merci pour vos rewiews! Bonne lecture...
[…] "Je crois qu'une petite discussion s'impose…"

Drago Malfoy se leva sur un de ses coudes et fixa les yeux d'Hermione. Cette dernière, nullement impressionnée, le toisa.


"Non mais est-ce que tu te rends compte de ce que tu as fait cet après-midi? finit-elle par lâcher au bout d'un petit moment.

-…

-Oui c'est vrai, poursuivit-elle sur un ton posé qui la surprit elle-même, je savais que les Serpentards, en plus d'être vils, fourbes, arrogants et insolents, n'étaient pas dotés d'une intelligence exceptionnelle, mais de là à se comporter de cette manière, j'avoue que ça me sidère…

-…

-Bon, étant donné ton silence –qui en dit long-, je te propose trois choix et tu vas me dire lequel tu as choisi! C'est clair?

-Limpide, murmura-t-il tout en plissant les yeux.

-Très bien, ajouta-t-elle légèrement étonnée qu'il se soumette aussi vite à sa demande. Alors, premièrement, n'as-tu plus rien à te mettre sous la dent ce qui t'obliges, en raison de la pénurie de sangs-purs, de te rabattre sur les sang-de-bourbes? –voyant que Malfoy commençait à répliquer, elle lui lança un "Tttt" cinglant ce qui lui coupa l'envie de réprimander-…Ou alors, continua-t-elle, c'est encore un de tes foutus paris avec Zabini, car j'imagine que tu n'oses pas te mesurer à Crabbe et Goyle, de peur de les écraser trop facilement…ou…

-Tu délires Gr…

-Tais-toi, j'ai pas fini! Tu pourrais au moins avoir la décence d'attendre mes différentes propositions avant de répondre…Bien, je disais donc…Ah oui! Ou alors, dernière proposition mais à ne pas exclure, tu as un problème psychologique gravissime, dans ce cas, je te conseille d'effectuer un petit séjour à Ste Mangouste…Après tout, tu seras peut-être voisin de chambre de Gilderoy Lockart, glissa-t-elle, un sourire franc se dessinant sur ses lèvres!

-Mais c'est toi qui vas pas bien…, s'offusqua le serpentard!

-Fais pas l'innocent Malfoy, cria-t-elle, les poings serrés prêts à broyer la "sale fouine" comme le surnommaient si gentiment Ron et Harry …

-Granger, je crois que t'as pas trop compris, finit-il par dire.

-J'ai pas compris quoi sale …

-JE TE L'AI DÉJÀ DIT QUE JE TROUVAIS ÇA MARRANT ET QUE C'ÉTAIT POUR M'AMUSER, hurla-t-il!»


Devant le ton violent de Drago se cachait sûrement un profond malaise pensait Hermione. Mais, ne prêtant pas plus d'attention à son attitude qui se révélait pour la moins étrange, elle décida de poursuivre. Malfoy, lui, s'était calmé et attendait apparemment la réaction d'Hermione.


«Très bien… tu trouves ça marrant, soit! Je ne dois pas avoir le même sens de l'humour que toi, ni d'ailleurs celui du tableau…-face au regard interrogateur du serpentard, elle ajouta:- oui, non, enfin…rien, il voulait pas me laisser passer…le portrait quoi!

-Eh, s'exclama-t-il!

-Quoi encore?

-C'est pas ma faute si l'autre abruti te refuse l'accès ou te fait des remarques comme quoi "les jeunes sont insolents, toujours pressés…", s'énerva Malfoy en imitant la voix mystique du vieux sorcier.

-J'en reviens pas, s'écria Hermione, il en a après toi aussi!!!»


Malfoy ne la suivait plus, elle venait en effet d'éclater de rire, trop heureuse de cette dernière découverte. Face à cette réaction totalement imprévue, il sembla troublé puis attendit calmement que sa crise de fou rire passe. Au bout de quelques instants, elle inspira lentement et plongea son regard droit dans celui de Malfoy.


«Il faudra qu'un de ces jours, on règle nos petits différents avec le "vieux sorcier", dit-elle tout en essuyant les quelques larmes de rire qui se lovaient dans le coin de ses yeux…Nous parlions de quoi déjà?...Oui! Tu veux t'amuser Malfoy, demanda-t-elle durement? Tu veux jouer?

-Ça dépend de ce que tu entends par "jouer"…, répondit malicieusement Malfoy, ses dents mordant sa lèvre inférieure…

-Tu baves, se moqua Hermione?

-Pffff, s'indigna le serpentard s'apercevant que la gryffondor refusait de rentrer dans son petit"jeu"…

-Ferme la bouche alors, ça me dérange de te voir dans cet état… Si tu veux VRAIMENT goûter "au jeu", reprit-elle, je vais nous en organiser un…»


Drago Malfoy fronça les sourcils, intrigué de l'idée d'Hermione. Qu'allait-elle encore manigancer? Hermione se leva et s'appuya contre un pan de la cheminée, les mains derrière le dos, la tête en arrière… On entendait seulement le feu qui crépitait, répandant une douce chaleur et rendant la pièce moins froide. Hermione sortit sa baguette de sa poche et la tapota contre son autre main… Drago n'osait briser le silence qui s'était instauré entre eux quelques instants auparavant.


«J'ai bien réfléchi Malfoy…Puisque tu désirais me parler en dehors de nos plages crées exclusivement pour ça…et comme tu sembles adorer les jeux de toutes sortes, -elle marqua une pause-, nous allons, dès ce soir, mettre en place…»


Hermione n'eut pas le temps de finir. Une silhouette légèrement trapue s'élança hors du tableau et avança d'un pas assuré en direction des deux Préfets-en-chefs… Mais en dépit de sa corpulence, il y avait une grâce étonnante dans ses mouvements.

Malgré la lumière suffisante que répandait l'âtre, Hermione n'arrivait pas à distinguer la personne. Drago s'agita et poussa quelques soupirs. Manifestement, le serpentard connaissait l'identité de cette personne.

Hermione se redressa et s'avança vers la personne, la baguette au bout des doigts. Elle la pointa dans la direction de l'intrus qui semblait les dévisager.


«À qui avons-nous l'honneur, s'enquit Hermione d'une voix glaciale et roque?

-Dégagez Mademoiselle Granger, répondit la personne "honorée" d'une voix autoritaire… Ce n'est pas vous que je désire voir…»


Hermione, trop énervée de cette obscurité, murmura un "Lumos", et aussitôt la pièce s'éclaira doucement. Elle se retourna vers leur invité.


«Pro…Professeur Rogue?

-Granger, s'énerva-t-il, je ne le redirai pas…Drago?»


Drago Malfoy sortit précipitamment du canapé et marcha vers le directeur de sa maison d'un pas qui se voulait nonchalant.


«Mmmm…Professeur?

-Drago, je souhaite que tu m'accompagnes aux cachots…J'ai des choses à te montrer…, répondit Rogue d'une voix rocailleuse. Maintenant.»


Devant la détermination du professeur Rogue, Drago alla chercher sa cape et le suivit sans un mot avant de disparaître par le portrait. Hermione resta seule, ne réalisant pas trop ce qu'il venait de se produire dans leur salle commune. Elle prit à son tour sa cape et s'engouffra par le portrait. Comme tous les soirs, elle devait effectuer la sempiternelle ronde dans le château, à la recherche de petits malins adorant enfreindre le règlement… Elle sortit sa baguette et arpenta les couloirs sombres et humides… Elle se promenait sans réel but. Ses pas la portèrent vers la tour des Gryffondors… Elle s'amusa à observer la Grosse Dame somnoler, lorsque des rires étouffés attirèrent son attention…Hermione vint à leur rencontre, désolée au fond d'elle-même d'avoir à sanctionner des élèves de sa maison, mais le règlement était clair et, de plus, il s'appliquait à tous –sauf bien sûr à Harry, Ron et Ginny-…

Hermione toussota comme pour les prévenir d'une punition imminente. Les mains sur les hanches {laisse tes mains sur tes hanches…ne fais pas tes yeux furibonds…^^}, elle attendait ces élèves… Un couple se dessina enfin dans l'obscurité.


«Ginny, s'écria Hermione, surprise de la voir à une horaire aussi tardive traîner dans les couloirs de l'école!

-Hermione, répondit cette dernière tout sourire!»


Devant l'air rosi de sa meilleur amie et confidente, Hermione ne put s'empêcher d'esquisser un sourire bienveillant. Certes, elle fermerait les yeux sur cette escapade interdite, mais elle souhaitait que Ginny ne se fasse pas repérer par Malfoy, qui, lui, serait bien moins clément.


«Alors, on perd toute notion du temps? se moqua la Préfète-en-Chef.

-Je…euh…nous…, tenta Dean légèrement gêné.

-Non, en fait on était parti admirer toutes les tapisseries du château, s'esclaffa Ginny, rassurée d'être "tombés" sur Hermione…

-J'imagine, ria à son tour Hermione… Allez, vous feriez mieux de retourner dans vos dortoirs maintenant, acheva-t-elle doucement.»


Ginny Weasley et Dean Thomas, toujours main dans la main, réveillèrent la Grosse Dame qui, bien évidemment, fut exécrable et pesta contre eux. Hermione pensa intérieurement que tous les portraits à Poudlard se montraient détestables.

Elle poursuivit sa ronde. Cependant, alors qu’elle rejoignait l'appartement des Préfets-en-Chefs, des voix s’élevèrent et attirèrent son attention. Elles provenaient d'une salle contiguë à celle de Métamorphose. Hermione s’arrêta brusquement, faisant de nouveau régner le silence dans ce lieu obscur. Elle serra de toutes ses forces sur sa baguette, puis, sur la pointe des pieds et avec adresse, elle se rapprocha de la porte qui, hélas, était close. Afin de surprendre quelques bribes de phrases qui pourraient par la suite devenir intéressantes, elle longea le mur glacial tout en essayant de faire le moins de bruit, son corps caressant la tapisserie suintante. Elle arriva à proximité de la salle et se figea car elle venait d’entendre une voix qui lui était familière. On ressentait dans ces paroles une certaine agressivité. En effet, elles disaient :"…ne recommencez plus…ignorez…honneur…évitez…". Le message parlait ainsi de discrétion.

Mais hélas, comme elle se penchait vers la serrure de la porte afin d’entr’apercevoir les auteurs de ces propos véhéments, elle fit claquer le talon de sa botte contre le sol, trahissant ses intentions. Les voix se turent alors, puis des pas inopinés se rapprochèrent de la porte. Hermione releva brusquement la tête et recula de quelques pas, dans le noir. La poignée se tourna et la porte s’entrebâilla. Malheureusement, comme Hermione avait dirigé sa tête de sorte que l’on ne la reconnaisse pas, elle ne put découvrir les protagonistes. Elle craignait que la personne intéressée, trop avide de curiosité, ne fût emportée par quelque élan de délire allant jusqu’à fouiller l’étage pour retrouver des indices déterminant la fureteuse. Mais cela ne se produisit pas car la porte se referma presque immédiatement, laissant Hermione reprendre ses esprits.

Des gouttelettes de sueur perlaient le long de son visage et de son dos. Elle ouvrit sa main qui tenait fermement sa baguette, elle était moite de même que ses tempes étaient halitueuses. En effet, elle avait eu peur d’être surprise. Elle s’arrangea ensuite les cheveux qui jusqu’alors étaient retenus à son cou par la transpiration, elle les attacha, puis avec extrême prudence, rejoignit ses appartements.


«Mmmm, demanda le sorcier qui somnolait?

-Patronus, murmura Hermione comme pour ne pas réveiller la mauvaise humeur du tableau…»


Le tableau pivota l'instant d'après et elle put pénétrer dans la salle commune. Elle s'affala sur le canapé…Le feu s'était doucement éteint pendant leur absence et une mince lueur s'échappait de celui-ci. Hermione était éreintée de cette journée. Tant de choses s'étaient succédées… Elle repensa à la discussion qu'elle avait surprise récemment, à la tentative de Malfoy pour l'embrasser, à Ginny, à Rogue…

Un regret pourtant ne l'abandonnait pas: elle n'avait pas pu faire part à Malfoy des règles de son jeu…Et là, malgré toute la fatigue qu'elle éprouvait, elle esquissa un sourire malicieux sur ses lèvres, et sombra dans le sommeil, le visage rayonnant…





Hi hi hi hi…fin du deuxième chapitre! Je sais, c'est encore la mise en bouche parce qu'on ne connaît pas encore la nature du "jeu"…!!! Allez, ce sera pour la semaine prochaine je pense… sinon ce sera pour après…Vous allez devoir patienter encore un peu! :D {xxx from Hogwarts}… Merci pour vos rewiews!
Chapitre 3 : Les règles du "jeu" by flowerpower
Author's Notes:
Coucou tout le monde... Je suis désolée de vous poster aussi tard ce chapitre mais j'ai eu quelques problèmes avec internet et je suis ensuite partie en Hollande ;) ! Enfin, assez raconté ma vie, voilà la suite! Bonne lecture à tous...


Au fait, j'ai complètement oublié de mentionner au début du premier chapitre que "tous les personnages appartiennent à J.K. Rowling" et tout le tralala...
Drago rentra tard ce soir-là. Alors qu'il se délestait de sa lourde cape, il aperçut Hermione dormir profondément sur le divan, l'air serein. Il s'amusa à penser qu'elle devait rêver de ses mentions aux Aspics, sachant pertinemment qu'elle obtiendrait une "ribambelle" de O… Le serpentard émit un petit rire ce qui fit grogner Hermione dans son sommeil.

Il se surprit alors à la contempler. Certes la pièce était plongée dans l'obscurité mais il arrivait quand même à distinguer ses cheveux flamboyants répandus sur les coussins, au dessus de sa tête… Sa main droite était posée sur son ventre comme pour contrôler sa respiration, son autre main tentait de retenir sa cape. Drago remarqua alors qu'elle tremblait par moment et décida, dans un acte de bonté surhumain qui ne lui ressemblait pas du tout, de déposer sa cape sur le corps d'Hermione, espérant que le lourd tissu la réchauffe pour le restant de la nuit. Il soupira et se dirigea lentement vers sa chambre.

Cette nuit-là, Drago Malfoy, descendant d'une famille de sang-pur, sorcier détestable et Préfet-en-Chef de Poudlard, ne trouva pas la quiétude dans son sommeil.


* * *


Les rayons brûlants du soleil matinal perçaient à travers la fenêtre et illuminaient la perruque rousse d'Hermione. Sentant cette douce chaleur lui caressait les cheveux, elle ouvrit délicatement les yeux. Cette dernière, un instant étonnée de se trouver dans la salle commune, se souvint des événements de la veille. Elle s'assit sur le bord du canapé et sentit sur ses épaules un poids inhabituel. À sa grande surprise, une deuxième cape lui couvrait le dos. Elle haussa les épaules, la retira en la déposant soigneusement sur le divan et se dirigea vers sa chambre. Là, elle jeta un coup d'œil à son réveil qui lui indiqua une heure qui la fit soupirer: 6 h 17… "Trop tôt" se lamenta-t-elle tout en détachant sa cape. Elle se déchaussa, prit un uniforme propre et le déposa sur son lit, et marcha vers la salle de bain. Pas de Malfoy en vue. Hermione sourit. Elle prit sa douche, chantonnant sous l'eau chaude…Une belle journée s'annonçait…


Drago respira bruyamment. Hermione fredonnait un air qui l'avait réveillé. Il s'étira, repoussa d'une main le drap vert et se leva. Il risqua un coup d'œil à son réveil et grogna. L'espace d'un instant, il pensa se laisser tomber à la renverse pour replonger dans le sommeil. Mais cela ne lui accorderait que peu de répit… Il se frotta les yeux, passa les mains dans ses cheveux lisses et blonds et se rapprocha de la fenêtre.

Il avait une vue imprenable sur le parc environnant. Les mains derrière le dos, le regard dominant les horizons, Drago se sentait supérieur, possédé d'une puissance et d'une force exceptionnelles… Il sourit malgré le soleil qui l'aveuglait. La promesse d'une journée agréable s'offrait aussi à lui. Il décida d'aller dans la salle commune en attendant de pouvoir se doucher.


* * *


Hermione, cachée d'une simple serviette de toilette qui lui ceignait le corps, ses cheveux ruisselants dans le dos, sortit de la salle de bain, tenant son uniforme de la veille, pieds nus. Au moment où elle franchit la porte, elle découvrit Mafoy, assis sur le divan, lisant tranquillement la Gazette du Sorcier qu'un elfe apportait tous les matins dans leur salle commune à sa demande. Hermione ne cria pas, ne devint pas hystérique parce qu'elle se trouvait pour la moins dénudée devant Drago Malfoy. Elle ne tordit pas non plus ses jambes, tirant faussement sur sa serviette comme si ce stupide geste parvenait à allonger le bout de tissu. Elle resta perplexe, le visage impassible. Elle toussota légèrement faisant immédiatement relever les yeux du serpentard du journal.


«La salle de bain est libre…si tu veux t'en servir, précisa-t-elle comme si Drago n'avait pas remarqué les fines gouttelettes d'eau qui glissaient le long de ses cheveux.

-Ouais merci, répondit-il simplement.»


Il se leva, déposa le quotidien sur la table basse en face de lui et entra à son tour dans la salle de bain, n'accordant aucun regard à la gryffondor. Cette dernière rejoignit sa chambre et se sécha énergiquement. Elle s'habilla, se coiffa, tira sur les draps afin que son lit reprenne bonne allure –ne souhaitant pas laisser ce travail aux elfes-, rangea quelques affaires qui traînaient. Enfin elle se parfuma et quitta sa chambre pour rejoindre la Grande Salle où le petit déjeuner l'attendait, et ses amis également!

Elle ne croisa personne dans les couloirs et repensa à son jeu. Elle se réservait la prochaine soirée pour lui en faire part! Et descendant les escaliers, elle fredonna un air moldu…Décidemment, la journée s'annonçait vraiment belle!


* * *


Seuls quelques élèves parsemaient les tables de la Grande Salle… Hermione marcha vers celle des Gryffondors et s'y assit. Des multitudes de plats lui offraient l'embarras du choix. Elle hésitait, sa main s'approchant d'un appétissant petit gâteau pour finalement dévier et rester fidèle à la traditionnelle tartine… Elle étala ses affaires, appréciant le calme avant la cohue qui n'allait d'ailleurs pas tarder! En effet, quelques minutes plus tard, les élèves arrivaient. Harry et Ron en faisaient partie. Ils s'installèrent aux côtés de leur Préfète-en-Chef adoré. Après avoir échangé quelques paroles banales, Ron se servit abondamment de tout, comme à son habitude, Harry mangea normalement. Pendant qu'elle sirotait son jus de fruit, Hermione vit une Ginny un peu fatiguée de son escapade nocturne suivie de Dean affichant le même regard endormi.

Le petit déjeuner toucha à sa fin, les élèves se levaient, rejoignant plus ou moins vite leurs dortoirs pour chercher leurs sacs. Hermione se fondit dans la foule. Elle donna pour la énième fois le mot de passe au portrait et ressortit presque immédiatement après avec son sac de cours. Même le fait que son premier cours fût celui de Potion n'entamait pas sa bonne humeur!


* * *


Les cachots glacials et humides accueillirent les élèves de Serpentard et de Gryffondor qui avaient choisi de passer leur épreuve de Potion. Une majorité de Serpentards pourtant était présente –le favoritisme y participant-…

Rogue arriva, sa longue robe noire flottant derrière lui comme un voile maléfique, et balaya sa classe d'un regard. Tous ses élèves entouraient leur chaudron, attendant sérieusement les instructions de leur professeur ce qu'il ne tarda pas à faire. Chacun se dépêcha alors de réaliser sa potion, lavant, pelant, coupant, remuant… Hermione et Drago ne s'était accordé aucun regard, même de profonde haine. L'indifférence les séparait.

Le cours toucha à sa fin. Hermione sortit rapidement suivie de Ron et Harry, faisant silencieusement le décompte des points: en une heure, le professeur Rogue avait tout de même réussi à leur enlever 85 points, prétextant une mauvaise potion par là, une étourderie par ci… tout cela pour le plus grand bonheur des Serpentards! Hermione se jura d'en toucher mot au professeur McGonagall car elle trouvait cela profondément injuste.


Les autres cours de la matinée furent agréablement intéressants, ce qui signifiait en fait que les professeurs concernés arrivaient à capter l'attention de tous les élèves.


Midi. Les élèves se ruèrent hors des salles de classe pour parvenir au plus vite dans la Grande Salle. Hermione dut en réprimander plus d'un sous le regard réprobateur d'Harry et de Ron qui les comprenaient parfaitement. Ils ne s'octroyèrent que les foudres d'Hermione qui leur rappela que leurs bêtises et leur indiscipline ne devaient pas servir d'exemples.

Après le déjeuner, les trois amis se promenèrent dans le parc, profitant des derniers jours de l'été, l'automne arrivant à grands pas. Ils évoquèrent la prochaine sortie de Pré-Au-Lard, riant à la pensée de certains souvenirs… Plus quelques jours avant le week-end! À cette idée, Ron sauta de joie.


«Harry! On va pouvoir s'entraîner au quidditch pour le match contre les Serdaigles, s'exclama Ron.

-Ouais, approuva Harry d'un air faussement enthousiaste, le regard perdu au loin. Il faudra que je prévienne les autres de l'équipe…»


Hermione, à qui rien ou presque rien n'échappe, remarqua l'air absent d'Harry. Elle l'interrogea du regard, mais celui-ci feignit de ne pas comprendre.


«Tu n'as pas l'air enchanté de la nouvelle de Ron, s'inquiéta Hermione.

-Non, répondit précipitamment Harry. C'est que la fonction de Capitaine n'est pas de tout repos!

-Ah oui, bien sûr, acquiesça-t-elle…»


Hermione devina aussitôt qu'une certaine personne devait se trouver aux alentours. En effet, en tournant la tête, elle aperçut Ginny et Dean s'avançant vers eux. Elle ria intérieurement: Harry aimait discrètement Ginny depuis leur sixième année et il n'avait jamais voulu l'admettre.

Dean se mit à courir derrière Ginny, lui envoyant les quelques feuilles d'arbres qu'il avait récolté auparavant…Ils riaient. Dans les prunelles d'Harry, Hermione crut déceler des petites flammes de jalousie lui embraser le regard. Tout deux arrivèrent essoufflés. Ginny, voyant que la conversation s'engageait autour du quidditch, emmena Hermione à quelques pas du groupe et lui parla.


«Hermione…, commença Ginny.

-Oui?

-Merci pour hier soir tu sais…

-Ah, de rien! Mais évite de te faire prendre par Malfoy, il ne t'accordera aucune faveur, conseilla Hermione souriante!

-Je voulais te parler, se rappela Ginny. Tu n'avais pas l'air bien au dîner, je me trompe?

-Non, je t'assure, ça allait, rassura-t-elle. C'est juste que…»


Hermione s'arrêta et s'assit dans l'herbe, invitant Ginny à faire de même. Cette dernière s'exécuta. Hermione raconta son entrevue avec Drago la veille et ce qu'il avait tenté de faire. Elle lui parla également des bribes de phrases qu'elle avait perçues à la fin de sa ronde. Elle lui avoua le nom des personnes qui s'étaient entretenues. Ginny leva les sourcils. Elle ne répondit pas, pensant que son silence serait le meilleur des réconforts. Hermione, en effet, se sentit soulagée de n'être ni charriée, ni critiquée. Elles se turent et regardèrent leurs amis de loin parler avec véhémence de quidditch. Hermione ferma les yeux, comme pour profiter de ce moment de calme avant la reprise des cours. Ginny ressassait en elle tout ce qu'Hermione lui avait conté. Elle hocha la tête et remarqua, sur sa droite, une fleur étrange dont la corolle avait une forme de cœur. Elle la coupa délicatement et tourna la tige entre ses doigts. Elle ne connaissait pas cette fleur qui lui tirait la langue… Hermione rouvrit les yeux quelques instants après et admira la fleur que tenait Ginny dans ses mains.


«C'est un "Anthurium Acropolis". Plus connu sous le nom d'"arôme", informa Hermione.

-Le premier nom est un peu savant mais la fleur est belle, répliqua Ginny en riant.

-C'est vrai…Une belle fleur…répéta Hermione.»

Ginny, sans un mot, esquissa un sourire et tendit l'arôme à Hermione. Cette dernière le prit, gratifia de ses prunelles marron son amie et se leva. Toutes deux rejoignirent Harry, Ron et Dean avant de se diriger vers le château.


Les cours reprirent. Hermione, au fur et à mesure que l'après-midi s'écoulait, semblait de plus en plus excitée. Durant les cours, elle n'avait cessé de modifier les règles de son jeu.
Il lui tardait sa petite soirée…



* * *


Le dîner fut pour Hermione un réel supplice. Depuis la veille, elle ne songeait qu'à ce moment. Son attitude frisait la frénésie mais personne, même pas Ginny, n'était au courant de ce "jeu" et ainsi ne pouvait expliquer cette euphorie chez leur amie. Lorsque le repas toucha à sa fin, elle cria un "bonne nuit" général à ses amis et courut presque sur le chemin menant à sa tour. Elle arriva essoufflée devant le portrait. Elle lui lança le mot de passe et s'engouffra à l'intérieur. Elle balaya la pièce du regard et remarqua que son cher serpentard n'était pas encore là. Qu'importe, il n'allait pas tarder, pensa-t-elle!…

Alors qu'elle se reposait sur le canapé en attendant patiemment Drago, Hermione se souvint que Ginny lui avait offert l'arôme et qu'elle avait oublié de le mettre dans l'eau. Elle se leva précipitamment et déposa la fleur dans un vase rempli d'eau qu'elle avait fait apparaître. Pendant que l'arôme recommençait à s'épanouir dans l'onde, Hermione l'admira et songea à son jeu. Quelque peu perdue dans ses pensées, elle n'entendit pas le serpentard arriver dans leur salle commune. Drago paraissait énervé et, alors qu'il se dirigeait assez rapidement vers sa chambre, Hermione l'interpella.


«Holà jeune homme!

-Quoi? maugréa-t-il.

-Tu oublies peut-être quelque chose…

-T'en es sûre? Ah si remarque, fais-moi passer la Gazette qui est sur la petite table, répondit-il narquoisement.»


Hermione, sous le regard ahuri de Drago, attrapa docilement le journal et le lui tendit, un petit sourire au coin des lèvres. Il s'éloigna et s'enferma dans sa chambre. Hermione alla s'asseoir dans un fauteuil et attendit, les bras croisés. Quelques minutes passèrent, puis un rire tonitruant vint briser le silence. Drago sortit de sa chambre, la chemise à moitié ouverte, la Gazette à la main.


«Très fin d'avoir mis les règles de ton jeu en première page, reconnut Drago, ses yeux remplis de malice.

-Tu ne pouvais pas y échapper!

-Ouais, peut-être…

-Alors, t'en dis quoi? demanda Hermione contente de ce petit tour…

-Disons que ça peut se révéler très intéressant, répondit ce dernier.

-Très intéressant en effet!

-Bon, si j'ai bien compris, à partir de maintenant, si on a des trucs à se dire, on doit seulement correspondre, déclara Drago faisant signe de lire les règles.

-Tu n'as pas dû tout lire, je pense, ria Hermione!

-Ah bon?

-Il est également écrit que chacun possèdera une fleur nommée "arôme", ensorcelée, sur laquelle apparaîtra l'endroit où la lettre ou le mot est caché. Et…

-En gros, tu me fais jouer à cache-cache, coupa-t-il!

-Tu m'as bien fait rater des cours, susurra Hermione!

-Menteuse, t'en as "raté" qu'un, répliqua Drago tout en riant!

-Oui, mais tu avais l'air hier d'apprécier tellement les jeux de toutes sortes…

-' dépend des quels', murmura-t-il.

-Enfin bon, il reste un petit passage qui évoque le fait que si le partenaire décide de parler ou parle à l'autre personne, il doit répondre à un défi, acheva-t-elle les yeux pétillants.

-Attends, s'offusqua-t-il, si je te dis merci parce que tu me laisses la salle de bain, j'ai un gage, c'est ça?

-Tu dis jamais merci Malfoy, rappela Hermione tout en soupirant.

-Ouais mais dans un cas similaire…?

-Tu t'abstiens de toute parole.

-Tu vas même pas réussir à tenir les règles de ton jeu, décréta-t-il.

-On verra bien Malfoy…

-Ouais, qui vivra verra, c'est ça?

-Malfoy, maintenant que tu connais les règles, notre "pacte" sera mis en place dès ce soir. Alors si t'as un dernier truc à me dire avant de tout écrire demain, crache!

-Pffff, fit-il d'un air dédaigneux, t'as vraiment que ça à faire…

-Si c'est la seule pensée spirituelle qui te vient à l'esprit maintenant! Je crois que je vais aller me coucher, dit Hermione tout en baillant.

-Je vais passer la nuit à faire une liste de tous les défis auxquels tu devras répondre, s'esclaffa Drago!

-Et bien, cher serpentard, que notre pacte commence…»


Hermione sortit sa baguette de sa poche et dessina de petits cercles dans l'air. Aussitôt, deux arômes apparurent au milieu d'étincelles, tout deux d'un blanc éclatant. Hermione en attrapa un et Drago l'imita. Ils échangèrent un dernier regard, à la fois malicieux et défiant, et chacun rejoignit sa chambre silencieusement.






Alors, vous connaissez les règles maintenant? Evidemment, à première vue, ça paraît complètement débile, mais vous verrez la suite… J'espère vous envoyer la suite assez rapidement! XXX from Hogwarts.
Chapitre 4 : Premier faux pas by flowerpower
Author's Notes:
Voici la suite... lisez-le vite si vous la pouvez, c'est plutôt un "entre-deux" (expression pourrie, dsl!). Merci pour vos reviews et bonne lecture!
Hermione rentra dans sa chambre et déposa délicatement l'arôme sur la table de nuit. Elle s'étira et se jeta sur son lit. Elle se roula sur ses draps et soupira de satisfaction. Elle allait enfin pouvoir goûter au calme et ainsi éviter toutes les remarques et insultes désobligeantes du serpentard.

Mais, en même temps, Hermione se régalait. En effet, elle savait pertinemment que Drago ne tiendrait pas plus de quelques jours sans qu'il ait à ouvrir sa bouche pour lui déverser des dizaines d'insultes. Elle se félicitait de ce petit jeu. Elle avait, tout comme Drago, réfléchi aux défis. Elle se frottait les mains intérieurement et attendait patiemment le premier faux pas de son partenaire. À ce moment-là, pensait-elle, elle savourerait la revanche de ce baiser volé et humiliant et des maintes insultes qu'elle n'avait toujours pas oubliés.

Elle se déshabilla rapidement et se blottit dans les draps tout frais, prête à sombrer dans le sommeil. Elle regarda une dernière fois les deux arômes, celui de Ginny et celui de "Drago" et esquissa un sourire juste avant de partir dans ses rêves…


* * *


Drago jeta négligemment l'arôme sur son lit et se fit craquer les doigts. Il n'allait pas se faire démonter par une sang-de-bourbe. Son honneur était en jeu, plusieurs personnes le lui avaient déjà dit. Il tiendrait tête à cette Granger et si, par mégarde, il trébuchait durant leur pacte, il accomplirait les défis la tête haute, sans ne jamais perdre. Cela se révélait plus sérieux qu'il ne voulait le croire en fait et cela lui fit prendre conscience de cette dimension un peu plus excitante de ce pacte avec la gryffondor.
Il soupira et s'allongea sur le lit. Les mains derrière sa tête, les yeux plissés de ruse, il émit un rire machiavélique…


* * *


Le lendemain matin, Hermione ouvrit les yeux alors que la matinée était déjà quelque peu avancée. Elle s'étira longuement sur son lit. Samedi. Ce jour de la semaine avait une consonance particulière pour elle. Elle souriait à l'avance des heures qu'elle pourrait passer à la bibliothèque et aussi avec ses amis! En se levant, elle remarqua l'arôme sur sa table. Elle l'attrapa et joua avec quelques instants, riant sadiquement au pari qu'elle avait réalisé avec Malfoy. Alors qu'elle caressait la langue de feu de la fleur, une écriture apparut, s'estompant au fur et à mesure qu'Hermione lisait.

«Au centre des pierres, non loin de la statue de Boris…»

Ainsi donc, le serpentard avait déjà rédigé une lettre et l'avait cachée. Cette nouvelle stimula Hermione qui se doucha et s'habilla très rapidement, avide de savoir ce que le papier contenait. Elle s'amusa à penser que son partenaire avait une prédilection pour les statues…

Elle attrapa au passage quelques livres qu'elle avait finis de lire et qu'elle devait rapporter à la bibliothèque. Elle sortit précipitamment de sa chambre et s'engouffra à travers le portrait du vieux sorcier.

Les marches se succédaient, les tournants se suivaient… Hermione arriva enfin à l'endroit où la statue de Boris se trouvait, essouflée. Elle scruta les environs, s'assurant que personne ne rôdait et ne la verrai. Elle longea le mur de pierre face à la statue et fit pénétrer ses doigts dans une des nombreuses fissures du mur. Elle rencontra enfin un bout de parchemin et l'attrapa fébrilement. Craignant de n'être espionnée par quelques élèves, elle s'enfuit vers la bibliothèque où elle était sûre d'y trouver place et quiétude. Elle s'installa vers le fond de la salle et, entre deux anciens manuscrits, déplia le mot du serpentard.

« Alors, ma chère sang-de-bourbe, intriguée que je prenne la plume si rapidement? Je dois reconnaître que je me surprend moi-même…-Hermione soupira à cette remarque- Si tu savais la merveilleuse nuit que j'ai passé à recenser tous les gages que tu vas accomplir! Je m'en réjouis d'avance! En fait, j'avais absolument rien à te dire, à part que je vais à mon entraînement de Quidditch aujourd'hui… Ça sous-entend que le moindre problème, c'est toi qui t'en chargeras!
Ne t'épuises pas trop la voix, gardes-en un peu pour moi… Les défis vont pouvoir commencer!
Si tu pouvais dire à Weasmoche et St Potty que le terrain de Quidditch est pris toute la matinée par l'équipe des Serpentards, ça m'éviterait de faire déplacer le professeur Rogue… C'est clair?

À plus tard,
D.M»


Hermione se prit la tête entre ses mains. En ce moment même, elle avait envie d'écraser cette sale vermine. Elle ne supportait plus son arrogance. Et il n'assumait pas en plus ses fonctions de Préfet-en-Chef! C'est ça, pensait Hermione, je vais me gêner… Elle se leva rageusement, déposa les livres qu'elle avait empruntés auparavant, en prit d'autres et s'en alla. Sa mâchoire était crispée, ses bras tendus. Décidément, ce sale Malfoy ne faisait qu'envenimer la situation! Ses pas la portèrent à l'appartement des Préfets-en-Chefs. Elle y entra, s'affala sur le divan et commença à feuilleter un des livres qu'elle avait pris. Mais elle n'avait même pas envie de lire, dégoûtée du mot de Malfoy. Elle sortit sa baguette et murmura le sortilège Accio afin d'avoir sa plume et un morceau de parchemin. Dans un sifflement, ces derniers arrivèrent vite et Hermione s'en saisit l'instant d'après. Elle tapotait la plume contre son menton. Comment allait-elle débuter sa lettre? «Sale fouine…» Non, se résigna-t-elle. Trop commun. «Méprisable vipère…» Non, Malfoy pourrait croire à un subtil jeu de mot entre la fait qu'il soit serpentard et le terme de vipère. Elle réfléchissait. Une idée lui vint…

« "Chéri",

Figure-toi que je n'arrive pas à trouver de termes te qualifiant! Tu es tellement abject! Ton mot m'a fait extrêmement plaisir… Ne t'inquiètes pas, j'ai moi aussi "recenser tous les gages"…et j'en jubile à l'avance. Ta voix à la fois glaciale et mielleuse ne me manque pas encore. En espérant que ton entraînement se soit merveilleusement bien passé,

À ce soir peut-être, dans le silence? (si je n'ai pas croisé ta répugnante personne d'ici là)

H.G »

Hermione n'osa pas se relire, sachant pertinemment que son mot était ridicule. Mais c'était pour elle la seule manière de se soulager pour l'instant. Elle lança un sort à l'arôme qui permettrait à Malfoy de trouver son message. Elle se leva ensuite, comme prise d'un courant électrique, et sortit de la salle commune en tenant fermement le bout de parchemin. Elle se dirigea vers le troisième étage et déposa le papier à l'endroit indiqué sur l'arôme. Se frottant les mains comme pour se donner l'impression d'être débarrassée d'un certain poids, Hermione sortit du château et marcha vers le terrain de Quidditch, assurée d'y rencontrer ses amis.

Harry, son éclair de feu à la main, s'avança en effet vers elle, furieux, suivi de Ron et de Ginny.


«Hermione!

-Ne me dis rien, dit-elle en s'énervant, Malfoy occupe le terrain?

-OUI, rugit-il! J'en ai marre. J'ai demandé le terrain à Mcgonagall…

-Professeur McGonagall, interrompit Hermione…

-Oui, répondit Harry qui ne prêtait absolument aucune importance à cette dernière remarque, et elle m'a assuré que le terrain de Quidditch était libre!

-Il m'énerve…»


Hermione poussa Harry et courut presque vers le serpentard. Elle le trouva entouré de tous ses acolytes. Malheureusement pour elle, toute l'équipe se trouvait sur les balais, prêts à décoller. Drago leur fit signe d'y aller. Il se retourna vers Hermione et l'interrogea du regard. Cette dernière fulminait. Il lui sourit puis frappa le sol de ses pieds. Il volait déjà quand Harry arriva.


«Quelle mesquinerie, s'exclama Ginny! Attendre que tu sois là pour ensuite s'envoler!

-Ouais, acquiesça Ron, il est vraiment trop débile.»


Harry, qui ne comptait pas en rester là, décida de s'époumoner pour attirer l'attention du Capitaine de l'équipe de Serpentards.


«MALFOY!

-C'est moi, susurra le concerné en feintant une descente en chandelle.

-Tu dégages avec ton équipe, j'avais le terrain avant toi, riposta Harry quand Drago se trouva assez proche d'eux.

-Mon pauvre Potter! C'est toi qui vas être obligé de virer avec tes potes… Les Serpentards jouent, t'avais pas remarqué?

-C'est nous qui devons l'avoir, s'écria Harry, ses poings se resserrant davantage sur le manche du balais …

-Ouais, ben tu repasseras… Je suis en plein entraînement Potter! D'ailleurs demande à Granger. J'ai l'autorisation du professeur Rogue, hein? demanda-t-il à l'adresse d'Hermione.»


Drago se pinça instantanément les lèvres. Et voilà, pari réussi, il lui avait parlé! Il se félicitait intérieurement… Excellent, t'as même pas tenu dix heures, t'es vraiment trop c… Il s'arrêta quand il vit Hermione, face à lui, le visage rayonnant. Elle lui dédia un sourire moqueur et lui glissa à l'oreille avant de partir «Tu vas souffrir mon cher ami…». Puis elle éclata de rire et prit le chemin du château afin d'aller chercher le professeur McGonagall. Ses amis restèrent les bras ballants, traduisant ainsi leur incompréhension. Drago lui-même ne bougea pas.

Elle revint quelques minutes plus tard accompagnée du professeur.


«Monsieur Malfoy, vous n'êtes pas autorisé à vous entraîner ce matin sur ce terrain, informa-t-elle tout en pinçant ses lèvres. Mes élèves ont obtenu l'autorisation avant vous. Aussi je vous prierai de quitter le plus rapidement possible le terrain de Quidditch avec votre équipe. Est-ce clair?»


Le professeur McGonagall n'attendit pas de réponse et tourna les talons. Drago pinçait ses narines, signe d'un profond mécontentement. Des tribunes se levèrent quelques fervents supporters des Serpentards, curieux de connaître ce qu'il se passait avec les Gryffondors. Drago, qui ne supportait pas de s'avouer vaincu, dut tout de même céder le terrain de Quidditch à Harry et l'équipe de Gryffondor. Il rageait, frustré d'avoir été le premier à rompre le pacte avec Hermione et irrité contre Potter et sa bande qui occupait les lieux. Il empoigna hargneusement le manche de son balai et foudroya tous les Gryffondors du regard. Il appela les membres de son équipe et leur dit qu'ils joueraient plus tard, qu'ils devaient mettre au point une tactique avant pour leur match contre les Poufsouffles. Les Serpentards suivirent sans un mot et s'engouffrèrent dans les vestiaires opposés à ceux des Gryffondors. Hermione, les bras croisés et l'air comblé fit signe à ses amis qu'ils pouvaient jouer. Harry, qui s'était calmé entre temps, lui piqua une bise sur la joue avant de s'envoler. Ron rougit et préféra lui murmurer un "merci" avant de suivre son ami. Ginny sourit simplement.

Hermione décida de rester quelques minutes dans les gradins afin de suivre le début de l'entraînement de ses amis. Alors qu'elle montait, une masse la percuta.


«Tu peux pas faire attention? Non? gronda Hermione.

-Encore toi sang-de-bourbe, répliqua Pansy Parkinson!

-Je n'ai pas l'impression de te rencontrer sans arrêt, mais c'est vrai que ta vue m'insupporte au plus au point…

-Qu'es-ce qui s'est passé avec Drago?

-Tu fais référence au fait qu'il vient d'évacuer les lieux, questionna la gryffondor moqueusement?

-McGonagall était là pour te tenir la main, hein? cracha la serpentard.

-Non, elle était là pour rappeler à ton copain que le terrain était déjà pris, riposta Hermione.

-Oser s'en prendre aux Serpentards! Tu sais pas ce que tu vas avoir en retour, jeta Pansy!

-Ouais, on verra ça une autre fois… Si tu daignais te pousser, commença la gryffondor…

-Pauvre sang-de-bourbe…

-Allez, va consoler ton copain, répondit Hermione énervée.»


Pansy Parkinson dévala les marches, apeurée de découvrir son Dragounet chéri vexé. Heureusement qu'elle était là pour le consoler et lui faire oublier ce fâcheux incident, pensa-t-elle naïvement…

Hermione alla s'asseoir tranquillement dans les gradins. En réalité, elle ne prêta pas d'attention à l'entraînement qui se déroulait sous ses yeux. Elle réfléchissait sérieusement au défi qu'aurait à accomplir Malfoy.
Le regard perdu dans le ciel où des balais reluisants brillaient en fendant l'air, Hermione prenait conscience que ce jeu n'était en fait qu'une pâle image de sa vengeance. Vengeance qu'elle attendait depuis maintenant six années… Sa soif de revanche était intarissable. Sa volonté de représailles l'empêchait de discerner quoique ce soit, tant elle était aveuglée par sa haine envers Malfoy. Mais pourtant, ne prêtant nullement attention au comportement douteux de son partenaire, Hermione élaborait un défi machiavélique, certaine que son petit jeu serve de leçon au serpentard.

Le pacte avait commencé, personne ne pouvait revenir en arrière; Drago Malfoy devait accomplir son défi comme il se l'était promis quelques heures auparavant…






Et c'est la fin…juste de ce chapitre! Oui, je sais, je suis trop sadique! Terminer ses chapitres comme ça, ça devrait être interdit…;)
Il faut le dire, ce chapitre est nullissime, les défis n'ont pas commencé, rien ne se passe entre Hermione et Drago (*:D*). Mais soyez patients! (je sais que vous l'êtes!) Sinon, encore merci à vous tous pour vos reviews, vos encouragements…! J'espère pouvoir vous mettre la suite assez vite mais les épreuves du bac blanc arrivent…alors…! Mais promis, vous aurez la suite, croustillante, je pense!!! {xxx from Hogwarts}
Chapitre 5 : Premier défi? by flowerpower
Author's Notes:
Me voici de retour. Je suis sincèrement désolée du retard, vraiment. Je ne vous ai pas oublié! Etant maintenant en vacances, j'espère pouvoir poster mes chapitres plus souvent (promis!)... Un immense merci pour vos reviews! Il ne me reste qu'à vous souahiter "bonne lecture"!

***et merci de votre patience...***
[…] Hermione, perchée dans les gradins, invoquait le Ciel de lui venir en aide. Non qu'elle se trouvât dans une situation exécrable mais plutôt embarrassante. En effet, elle n'arrivait pas à se décider quant au défi à accomplir. Hésitante, indécise, sadique aussi, rancunière sûrement, elle souhaitait avant tout que ce défi soit à la hauteur de toutes les injures que Malfoy avait profanées envers elle. Elle attrapa un petit bout de parchemin et une plume dans son sac et y écrivit quelques mots. Elle le regarda un instant et parut satisfaite. Il ne manquait que l'intéressé.

De ses yeux perçants, elle scruta le terrain dans l'attente d'apercevoir le Préfet-en-Chef, tout de vert vêtu… Et elle attendit…

Ce ne fut que quelques minutes plus tard que les Serpentards sortirent de leur vestiaire. Hermione se pencha davantage vers la balustrade, espérant distinguer LE Serpentard sur la pelouse. Il n'était pas parmi eux.

Soudain, elle sentit une présence dans son dos mais ne se retourna pas. Drago, les bras croisés, l'air renfermé, la fixait du regard.


«Ça fait combien de temps que t'es derrière, aboya Hermione sans se retourner?

-Assez longtemps pour savoir que tu me cherchais sur le terrain, répondit-il sans desserrer les dents.

-Tu m'as l'air contrarié Malfoy, s'amusa-t-elle à dire, le sourire cripsé!

-Pas du tout, répliqua-t-il furieux! J'attends juste ton défi…»


Hermione se tourna alors complètement et posa négligemment ses bras sur la balustrade.


«Ça fait beaucoup dans la même journée pour toi, non? demanda Hermione en ne répondant pas à la question du serpentard.

-…

-Le terrain, la professeur Mc Gonagall, notre pacte…, énuméra Hermione en faisant mine de compter sur ses doigts!

-Et le défi?

-J'y viens…

-Et bien? s'enquit Malfoy, visiblement pressé de l'accomplir au plus vite.

-J'imagine que tu sais où se trouve la remise du professeur Rogue?

-Oui, et alors?

-Tu iras et tu me rapporteras ces trois ingrédients, dit-elle sèchement en lui tendant un bout de parchemin sur lequel ils étaient écrits.

-Facile, murmura-t-il en haussant les épaules. Le pro…

-Je n'ai pas fini, l'interrompit-elle rudement. Tu prendras donc ce que je t'ai demandé et tu me le donneras en main propre ce soir.

-Ce soir? s'étouffa Malfoy.

-Oui, ce soir. Evidemment, inutile de te dire que le professeur Rogue n'est pas tenu de découvrir nos petites activités, n'est-ce pas? »


Pour toute réponse, Drago grogna. Le défi ne l'inquiétait pas outre mesure mais le délai lui semblait quelque peu court. Qu'à cela ne tienne, ses relations avec le professeur Rogue étaient suffisamment bonnes pour lui permettre de s'introduire dans la remise adjacente aux cachots et dérober ainsi les trois fameux ingrédients qu'Hermione désirait. Il attrapa le bout de papier, le lut et le froissa dans sa main. Le bruit sec du parchemin enserré dans son gant de cuir le fit sourire. L'ayant ainsi compressé de toutes ses forces, il le jeta aux pieds d'Hermione. Alors qu'il tournait les talons pour se diriger vers le château, Hermione lui fit une dernière recommandation.


«Bien… Maintenant que tu as pris connaissance de ce que je veux, -Hermione appuya bien sur ces derniers mots afin de montrer qu'elle se trouvait en positon dominante- nous n'avons plus aucune raison de nous adresser la parole. Je romprai le pacte en temps voulu, quand je le jugerai bon.»


Drago ne releva pas cette dernière remarque. Il savait qu'Hermione ne le lâcherait pas de sitôt, mais cela ne semblait pas lui déplaire. Il lui sourit puis partit vers le château, d'un pas décidé tout en élaborant un plan pour la soirée à venir.

Hermione se retourna et, perdue dans ses pensées, attendit ses camarades de Gryffondor.


* * *


Au milieu de livres et de parchemins poussiéreux, Hermione caressait du bout des doigts les pages manuscrites. Trop préoccupée, la lecture s'avérait ne pas être l'échappatoire voulue. Elle soupira et ferma les yeux quelques instants. "Ce jeu est réellement stupide, pensait-elle, à quoi cela me sert-il? Certes, ma vengeance va pouvoir être assouvie, mais…" Elle secoua la tête "mais quoi?". Elle ne pouvait le dire. Quelque chose au fond d'elle-même semblait en désaccord avec ce qu'elle faisait. Voyant que prolonger son après-midi à la bibliothèque ne servirait à rien, elle se leva, rangea les livres sous le regard méfiant de madame Pince et sortit.


* * *

Drago se précipita dans sa chambre. Il retira ses gants violemment et, après les avoir jeter sur son lit, se dirigea vers son bureau où se trouvait sa baguette. Cependant, en passant devant sa table de chevet, il s'aperçut que l'arôme répandait une étrange lumière. Il le prit et lut la fine écriture argentée. Ainsi donc sa Préfète-en-Chef lui avait répondu! Il n'osait se l'avouer mais il éprouvait une certaine hâte à lire sa réponse. Après avoir vérifier une dernière fois où se cachait le mot de la Gryffondor, il attrapa sa baguette, sortit et prit la direction des cachots d'un pas décidé. Ce soir, se dit-il, Granger aura ce qu'elle voudra.


Les couloirs étaient vides. La plupart des élèves profitaient en effet de la douce chaleur -inhabituelle en automne-, se prélassant dans le parc. Drago atteignit sans encombre les cachots et s'éclipsa dans la remise du professeur Rogue. Il grimpa sur un tabouret de bois –les flacons se trouvant trop haut- et, d'une main sûre, s'empara des trois fameux flacons. Alors qu'il vérifiait que les noms des ingrédients étaient bien ceux que voulaient Hermione, des bruits se firent entendre. Il les rangea alors précipitamment dans ses poches et, après avoir masqué l'absence de ces substances par d'autres fioles, sortit précipitamment de la minuscule pièce et tomba nez à nez sur… (là, en temps normal, j'aurais arrêter le chapitre, mais il aurait été trop court! ^^sadik^^)


«Peeves!

-Mais que vois-je? Le petit Malfoy sortant de la remise de Rogue…, susurra le fantôme, les yeux pétillants de malice. Hum hum…

-Casse-toi Peeves, gronda Drago qui serrait sa baguette dans sa main.

-C'est le p'tit Malfoy qui va s'faire pincer…qui va s'faire coller…, s'esclaffa-t-il!»


Drago n'eut pas à continuer de le menacer, Rusard arrivant de son pas claudiquant, Miss Teigne à ses talons et le Baron Sanglant flottant dans les airs. Il s'éloigna aussi vite qu'il le put et entendit, seulement de loin, les cris de Peeves mêlés aux remontrances du Baron et aux avertissements de Rusard.

Drago riait méchamment. Il se moquait de Peeves, de Granger et de son soi-disant défi, trop facile à son goût. Son rire résonnait dans les couloirs désertés.

Se rappelant soudain que la réponse d'Hermione était "cachée" au troisième étage, il monta quatre à quatre les marches des escaliers. Il n'eut pas à chercher trop longtemps: le parchemin étant simplement accroché derrière un tableau. Néanmoins le portait ne coopérait pas facilement.


«Et bien jeune homme! Que vous prend-il à me chatouiller la toile? gloussa le portrait.

-Je cherche quelque chose.

-Je vous en prie…Hihihi…Cessez de me titiller!

-Ah voilà la fameuse réponse, clama Drago!

-Pardon? »


Drago secoua la réponse d'Hermione sous le portrait.


«Ah, s'exclama-t-il! Un mot d'amour?»


Pour toute réponse, Drago haussa les épaules, las de s'énerver contre des choses futiles. Il s'éloigna un peu et décacheta la lettre. L'apostrophe le fit sourire. "Un mot d'amour?"… En tout cas, il s'amorçait bien avec le "Chéri" qu'employait Hermione!

L'appartement des Préfets-en-Chefs n'était plus bien loin…


* * *


Hermione avait rejoint la salle commune qu'elle partageait avec Malfoy. Avachie sur le canapé, elle tenait sa tête entre ses mains, massant ses tempes du bout de ses doigts pour tenter de faire passer cette migraine qui la hantait depuis de nombreuses heures.

Drago susurra le mot de passe et s'engouffra dans la pièce. Il s'assit en face d'Hermione et, le sourire vainqueur, déposa les trois fioles sur la table basse. Hermione releva sa tête mollement et le fixa des yeux.

«Bien, fut le seul mot qu'elle parvint à articuler.

-Bien? répéta Drago, dépité par le manque de satisfaction d'Hermione. Attends Granger, tu me demandes de te ramener ces trois trucs et c'est tout ce que tu trouves à dire? s'emporta-t-il.

-Que veux-tu que je te dise? murmura-t-elle.

-ECOUTE, TON FOUTU PACTE, JE LE TIENS. JE T'AI PARLE, J'AI RELEVE TON DEFI. ALORS MAINTENANT TU M'EXPLIQUES CE QUI VAS PAS, gronda-t-il!

-Ne crie pas…s'il te plaît, supplia-t-elle tout en se tenant la tête entre ses mains…»


Devant l'air implorant de la Gryffondor, Drago ne sut comment réagir. Hermione semblait réellement mal. Elle se leva péniblement et se dirigea vers sa chambre d'un pas lent. Drago la suivit des yeux et soupira. Elle avançait avec difficulté, sa tête lui tournait. Elle ferma les yeux et tomba sur le sol de leur salle commune…






Et voilà… Certes, c'est un chapitre court. Mais bon! J'espère qu'il vous a plu… Encore mille excuses pour mon retard! (vous me pardonnez? ;) Bon, allez, au prochain chapitre alors? {xxx from Hogwarts} // Je n'ai pas eu le temps de répondre à toutes vos reviews mais je vous remercie beaucoup!
Chapitre 6 : Revirement by flowerpower
Author's Notes:
Me voici... Non, sérieusement je suis sincérement désolée de poster ce chapitre aussi tard mais il y a eu quelques petits empêchements entre la fermeture du site et le fait que je ne sois pas chez moi... De retour donc, avec un nouveau chapitre!
*Bonne lecture* et encore merci pour vos reviews!
[…] Drago se leva précipitamment et accourut vers Hermione qui gisait, inconsciente, sur le sol glacé de leur salle commune. Il lui parla mais elle ne lui répondit pas. Il la secoua mais elle ne réagit pas. Il prit sa baguette et murmura le sort de lévitation qui permettait d'emmener Hermione à l'infirmerie. Un voile de panique traversa le regard de Drago bien vite dissimulé. Les couloirs étaient toujours abandonnés, le dîner commençant à peine. Le Serpentard suivait le corps de la Gryffondor en silence.

Ce fut une madame Pomfresh rassurante qui accueillit les deux jeunes gens. Elle emmena Hermione sur un lit et tira bien vite les rideaux afin de la déshabiller. Drago, les bras ballants, fixait le lit sans trop comprendre ce qu'il venait de se produire. Madame Pomfresh ne tarda pas à venir le rejoindre.


«Merci mon grand de l'avoir apportée… Un simple malaise me semble-t-il. Rien de bien grave. Allez, vous feriez mieux d'aller manger un peu et aller vous reposer, monsieur Malfoy, décréta-t-elle le sourire aux lèvres.

-Oui…»


Drago sortit lentement de l'infirmerie. Des questions naissaient en lui. Il se surprit à penser à Hermione. Il secoua vivement la tête ; il devait chasser ce genre de pensées. Il rejoignit lentement la Grande Salle pour aller dîner, laissant traîner ses pieds sur les pavés…


* * *


Madame Pomfresh s'activait autour de sa patiente. Elle lui tâta le pouls, mis sa main sur son front et grommela quelque chose d'incompréhensible. Hermione semblait toujours inconsciente, du moins endormie. Seule sa tête brûlante dépassait des couvertures.


«Mademoiselle Granger? murmura-t-elle. Vous m'entendez?»


Hermione plissa le nez et émit un grognement avant de tousser. Madame Pomfresh esquissa alors un sourire bienveillant avant de s'éclipser dans son bureau où elle en sortit quelques secondes plus tard, un minuscule flacon à la main.


«Allez, vous allez boire ça! Vous vous sentirez mieux après.

-D'accord, acquiesça Hermione d'une petite voix frêle.

-Buvez…, ordonna-t-elle tout en renversant le liquide jaunâtre dans la bouche d'Hermione. Maintenant vous allez vous reposer. Je vous garde cette nuit en surveillance.»


Hermione ne s'y opposa pas et ferma ses paupières afin de montrer son consentement. Madame Pomfresh lui tapota gentiment la joue avant de tirer les rideaux.



* * *


Drago toucha peu à son assiette ce soir-là. Ces acolytes –le fameux couple Carbbe/Goyle- ne remarquèrent rien ; l'intérieur de leurs assiettes respectives les intéressant davantage que le manque d'appétit du Serpentard. Au bout de quelques minutes, durant lesquelles il n'avait pas arrêté de cogner sa fourchette contre le bord de son verre, Drago se leva et partit.


* * *


Il était onze heures passées lorsque Drago se décida à effectuer sa ronde de nuit. Il s'enfonçait dans les couloirs sombres du château, baguette en main, prêt à sauter sur le premier élève en vue. Mais cette nuit-là, Drago ressentait une grande lassitude… Au bout de quelques minutes, vérifiant qu'aucun élève ne traînait dans ce dédale de couloirs, il s'orienta vers l'infirmerie où la Gryffondor se reposait.

Il secoua la tête et quelques mèches blondes vinrent balayer son front, lui cachant quelque peu la vue. Il se passa alors la main dans ses cheveux et, jetant un dernier regard à la porte imposante de l'infirmerie, s'enfuit vers les quartiers des Préfets-en-Chefs.


* * *


Hermione quitta l'infirmerie de bon matin, madame Pomfresh lui ayant administré une dernière fois quelques gouttes de sa potion miraculeuse. Elle se sentait en pleine forme et ne semblait pas remarquer les regards inquiets de ses amis qui la rejoignirent pour le petit déjeuner.


«Comment vas-tu Hemione, s'empressa de demander Ron?

-Mais…je…ça va…, répondit-elle en bégayant, surprise par le comportement de ses amis, un peu trop excessif à son goût.

-On t'a cherchée hier soir pour aller dîner et comme on ne te trouvait pas, nous sommes allés voir Malfoy qui nous a dit pour ton malaise, rajouta Harry!

-Mais vous n'auriez pas du vous inquiéter, répondit simplement Hermione tout en haussant les épaules. Ce n'était que passager!

-Oui et bien dis-le à Malfoy, Harry et Ron parce que tu les aurais vu hier soir…, insinua Ginny!

-Malfoy s'est inquiété? demanda Hermione, un sourire amusé se dessinant au coin de ses lèvres.

-Mouais, grogna Ron. Mais Harry, Ginny et moi, on a voulu te voir à l'infirmerie mais Pompom ne répondait pas et la porte était fermée. C'est bizarre d'ailleurs, non? dit-il en enfournant goulûment un petit pain beurré.»


Un éclair d'incompréhension et d'inquiétude traversa le regard d'Hermione, mais personne ne releva la remarque de Ron; les affamés se ruaient en effet sur la nourriture. Le premier cours approchait bientôt et la grande salle se vida peu à peu.

Hermione semblait tout à fait remise de son malaise de la veille. Sa tête ne la faisait plus atrocement souffrir comme la veille, la potion de madame Pomfresh guérissant tous les maux. Elle suivit les cours et prit des notes, fidèle à son habitude! Durant la journée, elle évita de rencontrer Malfoy mais ce dernier ne semblait pas gêner, il avait même l'air soulagé. Cependant, la journée touchant à sa fin, peu après le dîner, qui fut excellent –les elfes sont des cuisiniers remarquables, en même temps, c'est leur boulot…Oups, Hermione, ne me tues pas!-, Hermione rejoignit l'appartement des Préfets-en-Chefs, savourant le fait qu'elle serait seule pendant un petit moment, Drago étant parti dans la salle commune des Serpentards, un léger incident s'y étant déroulé entre deux élèves de troisième année. Elle alla chercher le livre qui reposait sur sa table de nuit et se dirigea vers le canapé de la salle commune. Mais Drago ne tarda pas. A peine franchit-il le portrait qu'il lança sa cape sur le fauteuil le plus proche. Il se rapprocha ensuite d'Hermione.


«Tu vas mieux? demanda Drago d'un ton neutre comme pour montrer son indifférence.

-Excuse-moi, tu parles de quoi? répliqua Hermione sans lever les yeux de son livre.

-Mais… Attends Granger, hier soir tu as fait un malaise. Après je t'ai apporté à l'infirmerie et je…, énuméra-t-il comme si elle était amnésique.

-Oui, Malfoy. Je sais, tu t'es comporté en parfait héros en m'amenant à l'infirmerie, l'interrompit-elle!

-Ah, tout de même, s'exclama-t-il, rassuré qu'elle se souvienne des événements de la veille! Alors, ce n'était pas bien grave…

-Tu ne pensais tout de même pas Malfoy que j'allais m'évanouir à cause d'un mal de tête? grinça-t-elle.

-Je…tu…, commença-t-il menaçant…

-Quoi? Tu crois que tu me fais peur avec ton air arrogant? J'en ai marre, marre, marre Malfoy, marre de toi, de tes sarcasmes! Alors maintenant, tu vas payer mon cher…»


Hermione se leva rageusement et attrapa la fiole qui trônait sur la table. Elle retira le petit bouchon de liège et s'avança, un sourire maléfique se dessinant sur son visage. Drago ne pouvait se débattre, un sort le ligotant et le retenant à la chaise. Ses yeux s'agrandirent quand il vit Hermione avec le flacon, très près, trop près de sa bouche. Elle lui écarta les lèvres et versa une partie du précieux liquide. Drago s'étouffa un peu avec la gorgée que lui avait donnée la Gryffondor puis il fit une légère grimace.


«Mon cher Drago. Je te dois des explications. Ce que tu viens de boire, certes par force, est du Veritesarum.

-Sale Sang-de-bourbe, parvint à cracher Drago que la potion n'avait pas encore envoûté!

-Tttt, tu ne parleras que quand je te le demanderai, le réprimanda séchement Hermione. Cela ne t'es pas venu à l'esprit que mon défi était trop simple? Chercher trois malheureux ingrédients, qui m'ont par ailleurs bien aidée dans la confection de cette potion, se révèle à la portée d'un première année…Enfin peut-être pas, mais bon, c'était trop facile pour toi! Tu ne t'en ai pas douté? demanda-t-elle suspicieusement.

-Pas vraiment, répondit Drago d'un ton neutre. Je me doutais de quelque chose mais je ne m'attendais pas à ça venant de toi. Tu as élaboré un plan machiavélique, acheva-t-il avec une voix qui laissait entrevoir une certaine fierté. A croire que ma présence à tes côtés t'a inspirée…

-Ta présence, comme tu dis, m'as surtout répugnée, vois-tu? Depuis six années, j'attends ma revanche. Notre petit "pacte" n'était qu'un moyen de me mettre davantage en relation avec toi. Je me suis d'ailleurs bien amusée avec cela! Mais je n'ai pas terminé. Malgré ta précieuse collaboration pour la potion avec l'apport des trois ingrédients, il m'en manquait un, le plus important, qui se trouvait à l'infirmerie. Mais comme justement l'infirmerie est protégée contre les sorts d'attractions, il ne me restait plus qu'à prétexter un malaise et j'avais accès libre au placard de madame Pomfresh. Il faut d'ailleurs que je songe à remercier Fred et Georges pour leur bonbon Montempératur… Cela m'a bien aidé et j'ai pu être crédible! Il n'y a en fait que le mal de tête qui se révèle être vrai dans l'histoire. Alors maintenant que la potion fait ses effets, je vais te poser des questions… Est-ce clair?

-Oui, répondit-il bassement.

-Bien. Nous allons reprendre depuis le début alors. Pourquoi est-tu venu me faire chercher par Neville pendant le cours de Métamorphose?

-Je ne sais pas.

-Malfoy, ne joue pas avec moi! POURQUOI? rugit-elle.

-Je t'assure, je sais pas. J'avais envie de t'énerver.

-Mauvaise réponse Malfoy, s'énerva-t-elle!

-Je voulais que tu m'embrasses tout simplement, en fait…

-TU TE FOUS DE MOI, ENCORE UNE FOIS ? Je-ne-t'ai-pas-em-bras-sé-c'est-toi-qui-t'es-jeté-sur-moi, scanda-t-elle pour tenter de lui faire comprendre.

-Soit, reconnut-il.

-En tout cas, je te croyais plus malin pour un Serpentard. Tu me décevrais presque…

-Au moins je t'inspire des sentiments, répliqua-t-il malicieusement.

-En parlant de sentiments, mon cher Drago, pourquoi alors m'as-tu embrassée?

-Viktor m'a dit que tu embrassais divinement bien. Je voulais en avoir le cœur net. De plus tu fais partie de ces filles qui ne se laissent pas faire et je…

-Ah parce que Viktor et toi, vous correspondez…? demanda-t-elle surprise par cette nouvelle, ignorant la dernière réplique.

-Oui, depuis qu'il est venu durant notre quatrième année pour le Tournoi des Trois Sorciers, nous nous échangeons quelques lettres, répondit-il.

-Et outre le fait que j'embrasse bien –Hermione marqua un temps d'arrêt- que t'écrit-il?

-On parle beaucoup de Quidditch, il me donne quelques tuyaux, deux ou trois idées pour faire ceci ou cela…

-Quand je vais dire ça à Ron, il va me tuer, murmura Hermione en soupirant… Si "Vicky" comme il l'appelle, élabore des stratégies avec Malfoy pour les matches de quidditch, il va crier à la trahison, se lamenta-t-elle!

-Je m'entends bien avec Viktor Krum, ajouta-t-il placidement.

-Bien, bien, fit-elle alors en secouant la tête. Mais, à part le quidditch, vous ne parlez pas de vos familles respectives, de vos…

-Tu veux dire: est-ce que vous parlez de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom? demanda crûment le Serpentard.

-C'est moi qui pose des questions ici, Malfoy. Les effets disparaissent un peu, je sens que quelques gouttes de plus ne vont pas te faire de mal…»


Sur ce, elle se leva et injecta quelques autres gouttes du sérum de vérité dans la bouche de Drago. Ce dernier afficha la même grimace qu'auparavant, puis les traits de son visage se détendirent peu à peu.


«Je reprends. J'insinuai en effet si vous évoquiez ton futur ralliement au Seigneur des Ténèbres. Réponds.

-Je ne deviendrai pas un partisan de Tu-Sais-Qui, lâcha-t-il lentement, dans un souffle.

-Et Viktor? s'inquiéta Hermione.

-Viktor? Karkaroff a fait plusieurs allusions devant lui. Il est au courant que son directeur est un mangemort.

-Oui, mais lui a-t-on demandé de se joindre à eux?

-Viktor ne m'en parle pas. Mais je suis certain qu'il n'en fait pas partie et qu'on ne l'y obligera pas encore. Pendant un certain temps, il m'a aidé à tenir bon face à mon père. Il m'encourageait à répondre ce que je voulais, en l'occurrence à refuser…

-Il était au courant de tes relations avec ton père?

-Nos pères se connaissent vaguement. Le sien devait être au courant de mon "manque de coopération". Il en a parlé à son fils.

-Bien, dit-elle en acquiesçant pour la énième fois. Je voulais savoir ce que te voulait le professeur Rogue l'autre soir.

-Il me rappelait à l'ordre.

-Et pourquoi? demanda-t-elle rudement.

-Il trouvait que je te parlais trop et que tu n'en étais pas digne…

-Digne? s'étouffa Hermione… Parce que pour lui se faire insulter à longueur de journée depuis six années est un acte glorifiant? Pffff… penses-tu! T'as-t-il dit autre chose?

-Il s'inquiétait de mon comportement vis-à-vis de toi…

-Ah bon? Et comment? s'informa-t-elle, visiblement très intéressée pas la réponse qu'il allait lui donner.

-Il remarquait que j'étais troublé dès que tu…»


Drago ne continua pas sa phrase et fronça les sourcils comme pour se retenir de parler. Il ferma les yeux, serra les dents et murmura un sort inaudible. Aussitôt il ne sentit plus la pression des liens sur lui. Drago se leva alors brusquement, attrapa les poignés d'Hermione qui se tenait face à lui, la mit sur la chaise qu'il occupait quelques secondes auparavant, fit apparaître des liens invisibles comme pour lui et la regarda méchamment. Hermione semblait se débattre mais cela se révélait parfaitement inutile. Il appréciait maintenant ce spectacle qui s'offrait à lui.


«Alors Granger, on se sent comment maintenant? cracha-t-il.

-TOI… rugit-elle!

-Ton petit questionnaire m'a beaucoup amusé… alors tu vas en profiter toi aussi…»


Drago s'empara rapidement du petit flacon qui lui avait fait dévoiler certaines choses et versa les quelques dernières gouttes dans la bouche d'Hermione. Cette dernière, au contact des doigts du Serpentard sur ses lèvres, frissonna. Elle sentit soudain qu'elle ne dépendait que de lui et cette idée la fit trembler. Elle déglutit difficilement et dévisagea Drago comme si cela était la première fois.


«Tu comptes faire quoi de moi maintenant…? demanda-t-elle simplement sans une once de peur dans sa voix.

-J'en sais trop rien, avoua-t-il…

-Moi je vais te le dire, souffla-t-elle.

-Je serais curieux de le connaître, s'exclama-t-il devant la détermination de la jeune fille!

-Tu vas me poser des questions…

-Et ensuite? s'enquit Drago en se penchant vers elle, l'œil pétillant et mauvais, ses deux mains posées sur les accoudoirs du fauteuil.

-Ensuite? répéta Hermione… Je ferais ça… »


Elle attrapa férocement avec ses dents la baguette de Drago qu'il avait dans sa poche et prononça tant bien que mal "Accio baguette". Cette dernière vola droit sur Hermione qui s'en empara aussitôt, mais Drago voulut la retenir sur la chaise mais elle fut plus rapide que lui et lui asséna un violent coup dans les côtes. Il avala son cri mais grimaça tout de même tant Hermione l'avait frappé fort. Il tomba alors à genoux, non loin de l'endroit où était sa baguette qu'avait lâchée Hermione juste avant. Au moment où elle s'en aperçut, il était déjà trop tard: Drago était en train de se relever péniblement, sa baguette en main, pointée vers elle.






Hum hum… C'était le dernier chapitre. J'ai décidé d'arrêter d'écrire cette fic… Je ri-go-le! Vous avez eu peur? Non, bon d'accord, c'était absolument pas drôle, de toute façon je n'ai pas d'humour… Bon, je crois que je vais arrêter là mon délire… et ne vous inquiétez pas: je continue bien sûr cette fic! Je suis désolée pour les passages kitsh, mais c'est essentiel dans ma fic...^^ Merci encore à vous toutes et tous de la suivre et merci, merci, merci pour vos reviews qui me font extrêmement plaisir! {xxx from Hogwarts}
Chapitre 7 : Le duel by flowerpower
Author's Notes:
Me revoilà avec ce nouveau chapitre. Vous avez dû remarquer que j'ai mis la fic sous "déconseillé moins de 16 ans". Vous verrez pourquoi, mais ne vous emballez pas trop vite! *rire sadiqueeeee* Merci encore pour vos reviews et bonne lecture!
[…] Drago s'avançait lentement, un rictus démoniaque au coin de sa bouche, sa baguette toujours braquée vers Hermione. A présent, ils ne se tenaient qu'à quelques mètres l'un de l'autre. Parler de tension eût été superficiel: l'atmosphère qui régnait dans leur salle commune était, pour ainsi dire, à son comble: un mélange de concentration, de pression, de rancune et de haine la formait.

Hermione soupirait devant l'air haineux de Drago. Elle embrassa la scène d'un regard et inspira bruyamment. Tout deux savaient parfaitement que l'autre attendait le premier sort afin de pouvoir le renvoyer par la suite. Le silence envahissait la pièce; aucun ne voulant troubler cette fausse paix. Pourtant, après quelques secondes- qui semblèrent interminables-, Hermione s'énerva et lança:


«Et bien? Qu'attends-tu? Qu'est-ce qui coule dans tes veines? De la tisane? se moqua-t-elle.

-Parles pour toi Granger! Tu as peur de me démolir le portrait peut-être…?

-C'est à toi de te venger. Logiquement tu devrais me jeter un sort le premier…fit-elle remarquer justement.

-Pour ensuite que tu me renvoies le coup fatal? Bien élaboré mais je ne rentrerai pas une fois de plus dans ton jeu!

-Que comptes-tu faire alors?

-Je ne sais pas…, avoua-t-il pour la seconde fois dans la soirée.»


Drago garda tout de même sa baguette dirigée vers Hermione. Il s'avançait vers elle sans se presser, d'un pas calme et résolu, plus rassuré que quelques instants auparavant. Les yeux d'Hermione s'agrandissaient à mesure qu'il approchait mais elle n'esquissa aucun geste. Elle ne bougeait pas, attendant le moment fatidique, le visage impassible. Il ne prit pas cela pour une invitation, il la connaissait suffisamment –du moins le pensait-il- pour savoir qu'elle ne ferait pas un geste, lui-même n'étant pas très sûr d'en avoir envie mais c'était comme plus fort que lui. Il balança alors son bout de bois à l'autre bout de la pièce et baissa celui d'Hermione, puis son abdomen vint durement se coller à celui de la jeune fille tandis qu'il plongeait sa main gauche dans ses cheveux. Elle remonta alors instinctivement ses bras entre sa poitrine et le torse du Serpentard pour l'empêcher de se pencher davantage sur elle mais il s'en moquait: il n'était plus en état de se contrôler et il savait pertinemment que s'il continuait cette conversation ridicule avec Hermione, ils finiraient par s'entretuer.

Ses lèvres sèches et glaciales s'écrasèrent contre la bouche pulpeuse de la jeune fille et leurs dents s'entrechoquèrent sous l'impact du baiser violent; Hermione tenta de le repousser puis abandonna vite, consciente d'être sous l'emprise de ce Serpentard manipulateur. Drago rompit le baiser un instant et plongea ses yeux dans les siens, une expression affamée s'était emparée de tout son visage. Il se lova alors dans son cou, posant ses lèvres brûlantes tout prêt de son oreille. Hermione ne put retenir un gémissement tandis qu'il suçait et mordait en même temps la peau tendre, resserrant davantage son étreinte autour du corps de la jeune fille, pressant ses hanches contre celles d'Hermione. Un nouveau gémissement de la Gryffondor vint se perdre dans les sons rauques que Drago ne pouvait retenir.



* * *


La matinée était déjà bien avancée lorsque Ginny, quittant précipitamment ses amis de sixième année, fonça littéralement sur Hermione dans la petite cour attenante aux salles principales. L'empoignant par le bras, elle arracha à Hermione un grognement. Voyant que Ginny souhaitait des "explications", comme elle disait, Hermione lui fit signe d'aller un peu plus loin. Elle ne désirait pas que leur conversation attire les élèves. A moitié dissimulées derrière une colonne de pierre, Ginny attendait, les bras croisés sur sa poitrine.


«Alors?

-Alors quoi?

-Hermione, s'indigna Ginny!

-…

-C'était comment?

-C'était…euh…bien? risqua-t-elle.

-Hermione, répéta-t-elle!

-Qu'est-ce que tu veux que je te dise? Que c'était totalement différent de la façon dont m'embrasse Viktor? Que…

-Attends! Tu es sortie avec Malfoy alors que tu es "officiellement" avec Viktor?

-Il m'a juste embrassée, s'emporta Hermione!

-C'est maladif chez lui, fit remarquer cyniquement Ginny!

-Ginny, je t'en prie, n'en rajoute pas, supplia son amie…

-Mais, vous êtes ensemble ou pas alors? demanda-t-elle d'un œil sceptique.

-NON! s'exclama un peu trop vite Hermione.

-Je t'avoue n'y rien comprendre à votre histoire, soupira Ginny, mais néanmoins, tu ne t'en tireras pas comme ça. Je veux tout savoir, finit-elle par dire les yeux pétillants de malice et de curiosité!

-C'est trop long, répliqua Hermione.

-Mais non, vas-y, ne t'inquiètes pas… »


Hermione, sous le regard suppliant et empli d'attention de Ginny, commença le récit de la veille, n'omettant aucun détail, évoquant le malaise simulé, le sérum de vérité puis Drago. Cependant, n'étant pas encore au courant de leur pacte, elle ne comprenait pas pourquoi ils en étaient arrivés là. Hermione lui dévoila alors toute l'histoire. A la fin du récit, Ginny poussa un cri d'exclamation.


«Par Merlin, quelle histoire excellente! Pourquoi tu ne m'en avais pas parlée avant?

-Mais… Je n'ai pas eu le temps, figures-toi! Je devais d'abord m'occuper de lui, et puis tu es toujours collée à Dean…, ajouta-t-elle un sourire moqueur aux lèvres.

-Tu exagères, gloussa-t-elle! D'ailleurs, il commence à m'énerver le Dean Thomas…

-Ton preux chevalier te collerait-il trop alors, s'esclaffa Hermione?

-On peut dire ça… Juste Hermione, quelle heure est-il?»


A cette question, la Gryffondor se raidit et d'un geste brusque regarda sa montre. Pour la première fois de sa vie, Ginny entendit son amie proférer un juron. Elle avait sa réponse: elles allaient toutes deux arriver en retard à leur cours respectif.


«Que va dire Binns, s'inquiéta Hermione?

-C'est Binns, s'étouffa Ginny? Tu pourrais me remercier, je viens de te sauver de dix minutes de son cours!

-Très fin Ginny. Ton humour me touche beaucoup mais là, je vais avoir un sérieux problème, dit-elle tout en courant dans les couloirs, suivie de quelques mètres par Ginny.

-Dis-lui que tu étais souffraaaaaaaaaaaannnte, proposa-t-elle alors qu'elle venait de se tordre la cheville en descendant une marche trop vite.

-Et bien maintenant, ce sera vrai, puisqu'il faut que je t'emmène à l'infirmerie, constata-t-elle en se dirigeant vers Ginny. Tu as mal?

-Assez pour rater le cours suivant, suggéra la blessée! Quel bon alibi je suis, hein?

-Tout à fait. Tu me dois bien ça après tout ce que je viens de te dire, renchérit Hermione qui semblait avoir oublier le cours de Binns. Passe-moi ton sac que je le porte, va!

-Non ça ira, merci.

-Tu as raison, joue ta martyre jusqu'au bout, ria Hermione! Allez, encore quelques mètres et nous serons à l'infirmerie.

-Aïe! Pourquoi j'ai loupé cette marche, pesta Ginny?

-Je te rappelle que c'est toi qui as voulu tout savoir et que par conséquent nous étions en retard… Alors arrête de te plaindre! De toute façon on arrive.»


Hermione poussa la lourde porte de l'infirmerie. Madame Pomfresh leva instinctivement les yeux du malade qu'elle auscultait pour voir le nouvel arrivant.


«Mademoiselle Granger? Vous êtes toujours souffrante?

-Non, non, madame.

-Que faites-vous ici alors? Auriez-vous oublié quelque chose?

-Non, répondit une toute petite voix derrière un pan de la porte, c'est pour moi…»


Ginny entra à son tour en sautillant sur un pied, se sachant par ailleurs parfaitement ridicule. Malheureusement, elle ne pouvait poser le pied par terre sans ressentir une douleur lancinante atroce. Madame Pomfresh tira les rideaux du lit où elle s'activait auparavant et marcha d'un petit pas rapide vers la boiteuse.


«Allez mademoiselle Weasley, venez vous allonger sur ce lit. Voilà, appuyez-vous sur mon bras.»


Ginny grimaça sous la douleur mais réussit enfin à se hisser sur le matelas avec l'aide de l'infirmière et d'Hermione.

«Votre cheville enfle en effet beaucoup, remarqua madame Pomfresh.

-Comme si je l'avais pas vu, murmura Ginny alors que l'infirmière était partie vers son bureau chercher le remède approprié.

-Au fait…, commença Hermione.

-Oui?

-Tu n'en parles à personne…?

-Tu me prends pour qui, répondit-elle visiblement vexée? Tu crois que j'allais cafter à Ron? Pffff…

-Merci. Mais, comment savais-tu ce que j'avais fait avec Malfoy hier soir? demanda-t-elle, se rendant compte soudain qu'elle ne lui avait rien dit avant cette fameuse discussion.

-J'ai pas mes yeux dans ma poche, si tu vois ce que je veux dire, poursuivit Ginny. Il y aurait eu écrit sur ton front "J'ai roulé un patin à la fouine", ça aurait été pareil!

-Non? Tant que ça?

-Hermione… Pense la prochaine fois à cacher un peu mieux le suçon qu'il te feras dans le cou parce que…

-Tu rigoles? Blague à part, ça se voit?

-Remonte le col de ta chemise et peut-être que…

-C'est pas possible, ragea-t-elle!»


Hermione ajusta le col de sa chemise comme lui avait gentimment conseillé Ginny sous le regard amusé de cette dernière. Madame Pomfresh arriva ensuite et enduit la cheville de Ginny d'une texture verdâtre, ô combien ragoûtante!


«On dirait de la bouse de dragon, s'indigna Hermione!

-Non, pire… de la morve de troll, renchérit Ginny, dégoûtée d'avoir cette mixture sur sa peau!

-Mesdemoiselles! Je vous en prie, gronda l'infirmière tandis qu'elle continuait à masser le pied enflé.»


Ginny et Hermione s'excusèrent dans un souffle tout en se jetant des clins d'œil moqueurs.


«Voilà. Vous allez rester ici jusqu'à ce que votre cheville désenfle afin d'éviter que votre entorse ne se transforme en œdème. Normalement vous avez cours avec quel professeur?

-J'ai cours avec McGo, répondit-elle, mais voyant que l'infirmière fronçait les sourcils, elle rajouta: le professeur Mc Gonagall.

-Oui. Très bien. Quant à vous, mademoiselle Granger, vous allez pouvoir retourner en cours. Vous êtes avec?

-Binns. Le professeur Binns. (lol^^ ça le fait trop pour un fantôme! 007 Binns…d'accord, d'accord j'arrête! ;)

-Bien, dit-elle tout en rédigeant vite fait deux petits papiers. Tenez, acheva-t-elle tout en tendant les bouts de parchemin à Hermione, vous porterez cela aux professeurs pour justifier vos absences.»

Hermione acquiesça, attrapa les papiers que lui présenter madame Pomfersh, claqua une bise sur la joue de son amie –se retenant de lui tapoter la cheville!- et s'échappa de l'infirmerie sous son regard désespéré.


* * *


Le cours de Binns était mortellement ennuyeux, comme d'habitude. Ron ne pouvait retenir ses bâillements monstrueux sous le regard amusé d'Harry.

«Fais gaffe Ron! Tu vas te décrocher la mâchoire, murmura-t-il!

-Mouais… C'est horrible, j'en peux plus de ce cours de…»


Ron fut interrompu, la porte de la salle de classe venait de s'ouvrir brusquement sur Hermione. Tous les élèves, Serpentards comme Gryffondors, se tournèrent vers elle, espérant qu'elle venait leur annoncer que le cours était fini. Mais il n'en fut rien, elle se dirigea vers le fauteuil où était assis le professeur Binns et lui donna le petit feuillet qu'avait rédigé quelques minutes auparavant madame Pomfresh. Il hocha la tête en signe d'approbation et Hermione rejoignit sa place, derrière Harry et Ron. Ces derniers se penchèrent en arrière et la questionnèrent, comme à leurs habitudes.


«Qu'est'c'tu f'sais?

-Articule Ron, je ne comprends strictement rien!

-Qu'est-ce que tu faisais? répéta-t-il en s'efforçant d'articuler.

-J'ai accompagné Ginny à l'infirmerie…

-Quoi? Ginny est à l'infirmerie? demanda Harry, inquiet, qui semblait réveillé tout d'un coup.

-Ne t'en fais pas, elle s'est juste foulée la cheville, le rassura Hermione, amusée de sa réaction.

-Ah, bon! On ira la voir avant le déjeuner, proposa-t-il?

-J'y comptais justement… Maintenant les garçons, chuuuut! Il faut que je prenne les notes du début…

-Personne les a prises, tenta de rassurer Ron.

-Ce n'est pas parce que toi, Ronald Weasley, tu négliges de prendre des notes, que tout le monde t'imite! N'est-ce pas Harry?»


Harry, pour toute réponse, se retourna et semblait porter toute son attention à la fenêtre derrière Binns! Hermione bougonna. Elle savait qu'à la fin de l'année, avant leurs ASPICs, elle allait se faire "pigeonner" par eux deux comme l'aimait à le dire Ron lui-même. Elle se tourna alors vers une autre élève de sa maison et lui demanda de lui prêter des notes; cette dernière les lui tendit, contente de rendre service à sa Préfète-en-Chef (vous connaissez les lèche-culs? ^^). Alors qu'elle se retournait, elle croisa le regard de Drago, assis de l'autre côté de la rangée. Vérifiant auparavant qu'aucun élève de leurs maisons ne pouvait les voir, Hermione lui adressa une grimace, digne d'un élève de première année! Drago, amusé de ce qu'elle faisait, l'interrogea du regard. Furieuse, elle baissa le col de sa chemise et mit ses cheveux en arrière et lui montra du doigt le souvenir qu'il lui avait laissé la veille. La Serpentard retint un rire. Il se félicita intérieurement. Ahahah… Hermione, elle, ne trouvait pas cela risible et essaya de lui faire comprendre. Elle fit signe avec sa main de lui "flanquer" une gifle ce à quoi il répondit, moqueur, en chuchotant: "On remet ça?". Elle fulminait. Mais soudain, alors qu'elle se penchait pour parler à Drago, elle sentit une main lui tapoter l'épaule.







Ahahahahah…! J'imagine vos têtes devant l'écran! Et voilà, c'est la fin de ce chapitre –non sans blague, c'est vrai?-. Ce n'est pas vraiment centré sur Drago/ Hermione mais je préfère avancer lentement (mais sûrement) sans faire abstraction de leur entourage, de leurs amis, etc… Encore mille mercis pour vos reviews qui me font très très plaisir! ;) {xxx from Hogwarts}
Chapitre 8 : Deuxième manche by flowerpower
Author's Notes:
Talalalalala! Je reviens! Nouveau chapitre, certes plus court mais bon... Je fais attention à moins vous barber avec mes descriptions alors ça paraît plus vide!^^ C'est plutôt un chapitre introductif pour le prochain qui arrive, vous verrez!

Ah oui, vers la fin, je ne le dis pas, mais je passe sous silence quelques heures ou jours... Comme vous voulez, ça n'a pas d'importance!

Un dernier mot, je t'aime Régis! Toi et ton amour pour tout ce qui est kitsch, n'est-ce pas Oleg? *cherchez pas, y'a rien à comprendre!*

Et merci à pour toutes vos reviews, toujours aussi contente la Flo!
[…] Hermione se retourna vivement. Drago, après avoir toisé la personne, les ignora. Mieux ne valait pas faire partie de leur dispute!


«Non mais ça va pas Hermione, tu m'as pété le nez, s'exclama Ron!

-C'est ça. J'avoue que ma main est partie vite mais aussi, quelle idée de me faire peur comme ça, mumura-t-elle furieuse…

-Je te dis que tu m'as cassé le nez, répéta Ron en grimaçant.

-Tout de suite. Je ne t'ai pas crevé les yeux tant que tu y es?

-Je suis sûr…je dois saigner…

-Oh oui, Ron! Tu vas te noyer dans les litres de sang que tu perds! Idiot va!

-Rrrrrrr…, grogna Ron. (désolée mais le grognement de Ron est impossible à retranscrire!^^)

-Tu m'as fait peur aussi, maugréa-t-elle!

-Mais qu'est-ce que tu faisais avec Malfoy?

-Il me faisait l'amour? T'avais pas remarqué? Tu veux te joindre à nous? dit-elle brutalement.»


Elle avait sorti ces dernières phrases d'une traite. Elle était en train de faire des remontrances à Malfoy, en vérité ils se disputaient plus ou moins et Ron faisait irruption. Non vraiment, il l'énervait. Parvati avait dû lui faire un petit signe –quelle chipie cette fille!- comme quoi Hermione et Drago parlaient et il était sorti de ses gongs…


«Mais Ron, qu'est-ce que tu fous? demanda Harry en se tournant vers son ami qui geignait.»


Hermione lui expliqua brièvement la situation. Pendant ce temps, Drago ne pouvait s'empêcher de lancer des regards furtifs vers les Gryffondors, s'assurant qu'il ne se passe rien de fâcheux… pour lui! En effet, il redoutait que les amis d'Hermione lui en veuillent si jamais ils parvenaient à déceler la vérité dans le tissu de mensonges que révélait Hermione. Mais il n'en fut rien. Harry ria simplement des mésaventures de Ron.


«C'est ce qui s'appelle fourrer son nez là où on ne devrait pas, s'exclama-t-il, un sourire venant se hisser sur le visage sérieux qu'il arborait auparavant!

-Exactement, acquiesça Hermione.

-Ah Harry! Ton jeu de mots…! Je m'écroule de rire, répondit Ron d'un ton furieux, ses mains ne cessant de frotter son nez doucement, tentant d'apaiser la douleur.

-Bon, maintenant les garçons, taisez-vous! J'ai des notes à prendre, intima-t-elle!»


Harry et Ron ne se le firent pas dire deux fois. Ils se retournèrent et, à vrai dire, se rendormirent jusqu'à la fin du cours. Drago, lui, préféra garder ses distances avec la Gryffondor tant qu'elle se trouvait entourer de toute sa bande.


* * *


Midi. Comme toujours les élèves couraient vers la Grande Salle, leur ventre criant famine (chez la fourmi sa voisine…oups!dsl!*). Le trio, quant à lui, se dirigea vers l'infirmerie tranquillement pour rendre visite à leur amie Ginny. Harry ralentissait le pas, légèrement anxieux de la voir. A peine avaient-ils franchi la lourde porte de l'infirmerie qu'un sourire démesuré se peignit sur le visage de la jeune fille.


«Coucou! Harry nous a tannés pour qu'on te rende visite, s'exclama Hermione en claquant une bise sur la joue de son amie sous le regard foudroyant d'Harry!

-Oui, merci… C'est gentil d'être venu Harry, ajouta-t-elle, ses joues rosissant légèrement.

-Et moi? gronda Ron.

-Mais toi aussi… bien sûr! Je me régale toujours à voir ta frimousse de chien battu Ronald Weasley, gloussa-t-elle!

-Alors… Comment vas-tu au fait? demanda Harry qui n'avait pas encore pris la parole.

-Impeccable à part le fait que ma cheville, qui a viré au violet, ressemble davantage à un ballon de baudruche, que Kevin Smith ronfle à côté, que Meryl Gordon pleure toutes les larmes de son corps parce qu'elle s'est retournée un ongle, que…

-Y'a-t-il quelque chose qui va bien? l'interrompit Hermione amusée.

-Ben oui, vous êtes là!

-C'est émouvant… Je vais pleurer, sortit Ron en reniflant! Un mouchoir Ginny!

-Ron, le réprimanda Hermione! Tu es vraiment lourd quand tu t'y mets! (Ndla: qui c'est qui est gros? Mais pas toi Obélix… chuuuut! Ah, non, c'est pas ça!^^)

-Dean est passé te voir? s'enquit Harry en évitant de la regarder dans les yeux.

-Non, il ne doit pas le savoir… Et puis, tu sais, Dean et moi…ça sent la fin…

-Ah, désolé, répondit-il sur un ton navré qui sonnait faux.

-Mais, ça ne fait rien… On s'en fiche. Vous m'avez apporté quelque chose à grignoter?

-Rien… Excuse mais on n'a pas eu le temps… Tu sors quand?

-Ben, quand Pompom le jugera bon, c'est-à-dire quand j'aurai bu toutes ses potions infectes, soupira Ginny en haussant les épaules. Allez, ne vous retardez pas! Allez manger! Vous avez cours cet après-midi!

-Tais-toi, maugréa Ron!

-On viendra te chercher ce soir, si tu ne restes pas. Courage! Et bouche-toi les oreilles si Smith ronfle!»


Pour toute réponse, Ginny tenta d'envoyer son coussin sur Hermione qui riait mais elle ne l'atteignit pas: elle courrait bien trop vite à travers l'infirmerie! Après un petit signe de la main à leur amie et sœur, les trois Gryffondors partirent se restaurer.


* * *


Hermione, exténuée après une longue journée de cours, s'affala sur le canapé de leur salle commune. Elle ferma les yeux quelques secondes, apaisant ainsi le trouble qu'elle ressentait. Malfoy? Elle le pensait. C'était de sa faute s'il l'avait embrassé, c'était lui qui l'avait poussée à bout l'autre jour, lui qui l'insultait, lui qui l'attirait en fin de compte…Y avait-il un remède contre cela? Elle secoua la tête tristement. Il ne fallait pas qu'elle y songe. Ce serait trop tard après, elle s'en voudrait… S'armant de tout le courage dont elle avait besoin, elle se fit la promesse de l'ignorer avant de faire naître en elle de nouveaux sentiments
.


* * *


Attablée, elle grattait silencieusement de sa plume les rouleaux de parchemin. Tout ce travail! Les professeurs ne les ménageaient pas ces temps-ci, en particulier Rogue qui rajoutait intentionnellement des devoirs à rendre dans la semaine. Elle soupira. Tout était si mélangé dans son esprit, comment pouvait-elle se concentrer sur la potion de Gunwadilys et ses effets terrifiants?


«Granger!

-Quoi? dit-elle après avoir sursauté.

-Il y a un truc qui me dérange.

-Un problème avec tes devoirs? demanda-t-elle suspicieusement, l'air pas vraiment avenant.

-Non… En fait je me disais que c'était parfaitement injuste que nous n'ayons pas réinstauré ton pacte juste après mon défi.

-Oui et alors?

-Tu ne t'en tireras pas si facilement Granger. Je veux que tu perdes cette fois, siffla-t-il glacial.

-Tu n'aimes pas rester sur une défaite?

-Je ne supporte pas l'injustice, répliqua-t-il sèchement.

-Je m'étouffe Malfoy! Alors là, c'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité mon vieux, s'offusqua Hermione! Toi, ne pas supporter l'injustice? Alors que tout est injustice de ta part? Tu es odieux! Mais pour te montrer que je ne suis pas comme toi, j'accepte de réinstaurer le pacte entre nous. A présent, ne viens plus te plaindre, acheva-t-elle d'une voix glaciale.»


Hermione agita sa baguette et murmura quelques mots. Des étincelles en sortirent puis retombèrent vers le sol. Un sourire machiavélique vint se dessiner alors sur le visage de Drago. Elle le toisa du regard et le détourné presque aussitôt. Elle referma son livre, roula ses parchemins inachevés et partit dans sa chambre.


* * *


Drago faisait claquer sa langue contre son palais. Hermione essayait en vain de rester concentrée sur sa lecture mais peine perdue!


«MALFOY! J'EN PEUX PLUS, explosa-t-elle dans leur salle commune!»


Ce fut au tour de Drago de ricaner. Voilà qu'Hermione venait de rompre le pacte, réinstauré pourtant depuis peu. Se frappant le front contre le livre qu'elle tenait entre ses mains, Hermione soupira de rage. Elle ne savait se contrôler, du moins perdait-elle ses moyens et son sang-froid face au Serpentard.


«Vas-y. J'attends.

-Mmmm, apprécia Drago.

-J'ai parlé, je l'admet, ajouta-t-elle…

-Encore heureux, s'étouffa-t-il!

-…alors que je n'aurais pas dû. Maintenant fais-moi connaître ton défi.

-Tu es à ce point impatiente? se moqua malicieusement Drago.

-Impatiente de finir ce stupide jeu, ragea-t-elle!

-La meilleure, s'exclama-t-il! Dois-je te rappeler, ma chère lionne, que c'est toi qui as inventé ce truc complètement idiot et ridicule?

-Ah! Ne recommence pas avec "ma lionne", ça m'exaspère!

-Tu n'es pas en état de dire quoi que ce soit je crois, ironisa Drago.

-Comment ça "pas en état"?

-Tu viens de perdre la deuxième manche alors maintenant, tu la fermes!

-…

-Parfait. Ton défi consistera à …

-Tu m'as dit de me la fermer? Mais j'hallucine (grave de la mort qui tue!)… Tu te prends pour qui?

-Granger!

-Malfoy!

-Je suis en train de t'expliquer en quoi consiste ton défi alors…

-Oui…je t'écoute.

-Tout de même. Voilà, tu devras…»








Mwarfhahaha! Enôôôôrme rire sadique! Je sens que ça va casser l'ambiance! Ne me faites pas mal! Z'aurez pas la suite sinon (déjà tapée et tout… miam! Lol^^)! Merci de suivre ma fic, merci à mes fidèles lecteurs (aujourd'hui= grosse tête!)…

«Tu devras…:

-1: ranger ma chambre.

-2 : tuer un elfe de maison de tes mains

-3 : cracher à la figure de Rogue.»


Si vous pensez que c'est la 1ère proposition, tapez 1, pour la 2ème tapez 2, et pr la 3ème, faites le 3.// O,34 mornille la minute au *********

Lol, c'est aucune des 3…hihihihi! {xxx from Hoqwarts}
Chapitre 9 : Poker royal by flowerpower
Author's Notes:
Et voilà, je remets ça! Un nouveau chapitre, déjà! lol^^ *trop fière la Flo* Bref, j'en profite pour dire 2/3 petites choses:

*Tout d'abord, je souhaite à tous les collégiens, lycéens, étudiants... une bonne rentrée. Ce petit chapitre est une petite attention pour vous aider à tenir le coup!^^

*Et je voulais remercier particulièrement ma choupinette qui m'a appris à jouer au poker! Je lui dédie donc ce chapitre, à elle, à mon petit soleil, à ma Blandine adorée... Merci pour tout. (un de ces quatre, t'apporte la mallette de jetons, hein?^^)

*Et enfin, vous devrez attendre un peu avant le prochain chapitre car j'aime bien en avoir un ou deux d'avance. Voilà, veuillez m'excuser si vous attendez un peu... *Et je sens qu'il y en a qui vont être dégoûtés... La majorité d'entre vous avait voté pour le 3ème proposition pour le défi d'Hermione (cracher à la figure de Rogue!^^) Sur ces petites annonces, je vous souhaite une très bonne lecture!
[…] «Tu devras jouer au poker avec moi.»


Hermione lâcha son livre et explosa de rire tant la chose lui paraissait simple, ce qu'elle lui dit par ailleurs. Drago, imperturbable, continua.


«Mais nous n'y miserons ni mornille ni gallion…

-Aurais-tu peur que je te fasse perdre des sommes fulgurantes? ria-t-elle.

-Ma fortune personnelle est tellement "indécente" que tu ne parviendrais jamais à me "ruiner" Granger, répliqua-t-il d'un ton glacial.

-Oh, arrête Malfoy de jouer à l'héritier richissime… Mais un poker sans mise n'a aucun intérêt, protesta-t-elle!

-Je n'ai jamais dit que nous ne miserions rien, releva-t-il!

-Mais avec quoi alors?

-Avec…

-Avec? répéta-t-elle…

-Avec nos vêtements, seulement ceux que nous portons sur nous, cela s'entend!

-Dis-moi que tu te fous de moi! (Ndla: ben euh nooon! Ah mon p'tit Drago, tellement ingénieux…^^oups, je m'égare, pardon!)

-Ce n'est pas toi qui disais il y a quelques secondes que c'était simple?

-Ce n'est plus du tout pareil là! C'est un strip-poker en fait!

-C'est un défi. Tu le relèves ou…

-Arrête de dire n'importe quoi Malfoy! Tu sais très bien qu'on ne peut pas reculer devant un défi, a fortiori lorsque l'on fait partie de la noble maison des Gryffondors, dit-elle fièrement!

-Bien.

-Quand? demanda-t-elle sèchement.

-Que dis-tu de ce soir?

-Très bien. Je range mes affaires et je te rejoins ici.

-Dans ma chambre nous serions mieux, objecta Drago.

-C'est ça… Je vois parfaitement où tu veux en venir. Je te le dis de suite, je ne marcherai pas dans ton piège! C'est non, nada, niet!

-Qu'est-ce que tu vas t'imaginer Granger? Que j'ai envie de te sauter? (Ndla: Mais ne partons pas fâchés…spéciale dédicace à Raphaël!^^) Je te propose un lieu, disons plus intime que notre salle commune… à moins que tu ne préfères te trouver à poil si Dumbledore arrive avec seulement un as de pique pour te cacher!

-Ah ah ah ah…je rigole Malfoy. Très fin, vraiment.»


Hermione tourna les talons et se dirigea vers sa chambre où elle y déposa ses affaires. Alors qu'elle posait ses livres, elle entendit Drago lui crier de leur salle commune:


«Interdiction formelle de te rajouter des vêtements…

-T'en fais pas! Je recule devant rien, même pas devant un minable comme toi!

-Minable? Tu ne pensais pas ça de moi, l'autre fois… (cf: chapitre 7 "Le Duel" , la partie "chôôôdeu"), dit-il alors qu'il l'attrapait par la taille.

-Bas les pattes, cracha-t-elle en repoussant ses mains… On a une soirée poker devant nous!

-C'est vrai, admit-il en l'entraînant dans sa chambre.»


Arrivés dans l'antre du Serpentard, ils s'assirent à même le sol, face à face. Hermione grinçait des dents, elle n'appréciait pas vraiment la situation qui s'offrait à elle…


«Accio jeu de cartes, énonça-t-il les yeux toujours rivés sur la Gryffondor.

-Tu distribues?

-Non, c'est toi. Excuse du peu mais je n'ai pas de croupier à ma disposition… à moins que Crabbe ou Goyle veuille…

-Non, ça ira, répondit-elle froidement. Je m'en chargerai puisque tel est ton bon plaisir. Tu ne pourras pas tricher, c'est déjà ça!

-Tu mettrais en doute mon honnêteté?

-Enlève ce sourire idiot, ça ne te va pas du tout!

-Alors… Tu as tes cinq cartes?

-Merci Malfoy mais je sais compter jusqu'à cinq…Alors arrête avec tes questions stupides.

-Tu mises quoi?

-Ma bague, répondit-elle en se délestant de son bijou et en le déposant au milieu d'eux.

-Que ça? s'étonna-t-il.

-Malfoy?

-Quoi? aboya-t-il.

-Ta gueule! Qui te dit que mon jeu est excellent en plus? Je ne vais pas m'amuser à miser gros alors que j'aurais un mauvais jeu, s'énerva-t-elle!

-Par Salazar que tu es pénible!

-Non, prudente. Nuance. Mais que cela ne t'empêche pas de miser toutes tes fringues si ça te dit!

-Bref, tu mises ta bague, moi, je mise ma cravate. Tu me l'enlèves.

-Pardon?

-Défaits ma cravate!

-Je ne suis pas ta bonne, va voir ailleurs!

-Discute pas, ça fait partie de ton gage, répliqua-t-il alors qu'Hermione s'exécutait en râlant.

-Et après tu me dis que ma bague n'est pas suffisante, siffla-t-elle, dénouant la cravate de Drago tout en retenant une furieuse envie de l'étrangler!

-On s'en fout Granger. Pourquoi tu es tellement attachée à ta bague? C'est Weasmoche qui te l'a offerte? Ah non, remarque, elle est trop pauvre la belette, cracha-t-il!

-Je ne savais pas que les fouines s'intéressaient tant aux belettes, constata Hermione qui rangeait ses cartes par ordre croissant. Je change deux cartes.»


Drago la regardait faire, furieux de ce qu'elle venait de dire. Non, "il ne s'intéressait pas à Ron Weasley"! Que croyait-elle? Y verrait-elle un soupçon de jalousie de sa part? Par Merlin, il espérait bien que non! Enfin, là n'était pas la question, il devait reporter son attention sur son jeu.

Hermione piocha les cartes dans le petit tas puis regarda Drago.


«Tu changes ou pas?

-Une.

-Pardon?

-J'en change une.

-Ah, ok…»


Drago imita les gestes d'Hermione et prit une carte. Au bout de quelques secondes, après avoir bien prit connaissance de leur jeu respectif, Hermione reprit la parole.


«Et bien je mise ma montre…, annonça-t-elle.

-Intéressant, susurra-t-il. Pour ma part, je mise également ma montre… et ma chemise.»


Hermione n'en revint pas. Ce pouvait-il qu'il ait un si bon jeu? La partie commençait bien mal pour elle, mais elle ne voulait rien laisser transparaître.


«Tu bluffes simplement?

-C'est ça et je m'amuserai à enlever ma chemise…, répondit-il en la déboutonnant lentement, pensant faire rougir la Gryffondor.

-Si tu crois m'impressionner Malfoy, c'est raté. Je connais des mecs bien plus baraqués que toi et…

-A part Viktor, je ne vois pas qui…

-On s'en tape Malfoy. Je te disais juste ça pour te montrer que le fait que tu sois torse nu ne me gêne pas…

-Mouais…, répondit le concerné pas très convaincu.

-Je rajoute mes chaussures, ajouta Hermione en les enlevant. (Ndla: pour les chaussures: je ne vois pas du tout ce qu'elle pourrait porter comme chaussures ^^. J'ai refusé les vieilles shoes à lacet de mémé ainsi que les mocassins… Des bottes? Des chaussures à talons? Des écrases-bouses? Non, là, je déconnais! Bref, imaginez-vous des chaussures pas trop moches… *désolée de vous faire chier avec ce détail mais ça me perturbe!=>flowerpower=squizo!*)

-Waouh! A ce rythme Granger tu vas finir à poil avant moi, lança-t-il d'un ton sarcastique!

-Et toi?

-Je n'irais pas jusqu'à mon pantalon, mais je te suis avec ma ceinture et ma chevalière.»


Hermione soupira tandis que Drago retirait sa ceinture de cuir ainsi que sa chevalière en or. Non, il ne devait pas bluffait. Elle réfléchit un instant puis décida d'abandonna cette première partie.


«Je me couche, dit-elle dans un souffle.

-Je ne pensais pas que tu en aurais eu envie si vite. Comme quoi je te fais de l'effet…, acheva-t-il en souriant.

-Espèce de troll! J'abandonne la partie, c'est tout. Aurais-tu mangé du clown ce matin Malfoy? demanda-t-elle très sérieusement.

-Du quoi? (Ndla: on va dire que les clowns n'existent pas chez les sorciers…!^^)

-Laisse tomber. Je disais que tu possédais un sens de l'humour très aiguisé.

-Bref, nous nous égarons. Tu avais quoi?

-Deux suites. Et toi?

-Full au Roi par les Dames. Pas mal, hein? »


Hermione ne répondit pas. Inutile de féliciter le Serpentard. Les cartes s'échappèrent alors de leurs mains et se mélangèrent toutes seules avant de retomber lourdement sur le sol. Malfoy désigna du regard le paquet de cartes à Hermione. Cette dernière se retint de les lui envoyer à la figure. Son air condescendant l'insupportait. Cette façon qu'il avait de la rabaisser lui déplaisait toujours. Ne changerait-il jamais? Elle se le demandait. En attendant, elle s'empara du jeu et les distribua une fois de plus.


«Je mets toujours ma chemise en jeu, déclara le Serpentard en remettant sa chevalière à l'annulaire gauche.

-D'accord.

-Et toi?

-J'hésite. Allez, je mets mes collants… (on va dire aussi qu'il commence à faire froid!)

-Le strip-tease commence, ria Drago.

-Tu es vraiment pénible Malfoy, soupira-t-elle en en les enlevant.

-Bon, trêve de plaisanteries, je change deux cartes.

-Moi aussi.

-Rien à faire, dit-il après avoir regarder sa nouvelle donne, je me couche.

-Bien, tu avais quoi?

-Un double, c'est tout. Rien d'intéressant et toi?

-Je n'avais rien, s'exclama Hermione en riant!

-C'est pas vrai…râla Drago.

-Allez, envoie ta chemise, c'est moi qui la garde! Et arrête de faire la tête… Tu n'avais qu'à attendre que j'annonce!

-Tu redistribues?

-Pourquoi me poses-tu la question alors que tu m'y obliges?

-Pffff…

-Alors, cette fois, tu mets quoi? demanda-t-elle après avoir réparti les cinq cartes à chacun.

-Mes chaussures.

-Très bien. Je mets ma jupe…»


Drago leva les yeux vers elle, étonné de ce qu'elle venait d'annoncer. Hermione, elle, ne prêtait aucune attention au regard langoureux de son co-équipier sur elle. Néanmoins, elle se doutait que cela devait l'amuser, ou plutôt le "gêner"… Elle retira donc lentement sa jupe plissée et la déposa au milieu d'eux. Elle croisa ensuite tranquillement ses jambes et rangea ses cartes. A cet instant, elle se sentait parfaitement bien. Son rôle de petite aguicheuse l'amusait follement. Le fait de voir son adversaire se faire prendre à son propre piège, en tentant de l'exciter doucement, la ravissait! Certes, au début elle était mal à l'aise face à la perspective du jeu, redoutant le comportement du Serpentard, mais elle avait finalement décidé de jouer cartes sur table… (et là, on remarque la super vanne de Flo! Non, sérieux, il fallait que je la sorte dans ce chapitre! Dsl^^ Qui a dit que j'avais mangé du clown? Rrrr!)


«Je n'en change aucune…

-Et bien moi si, une seule.

-Parfait, dit-elle après qu'il ait fait sa transaction. Je voulais juste te demander quelque chose Malfoy.

-Vas-y. Je ne te garantis pas de réponse…!

-As-t-on droit, lorsque l'on ait dépouillé de tous ses habits, de se vêtir d'un peignoir ou d'un drap de bain comme chez les moldus?

-Tu as peur de finir sans rien? demanda Drago en ricanant.

-Alors c'est oui ou non?

-Bien sûr…

-Ah…

-…que non, acheva-t-il! C'est beaucoup moins marrant sinon…

-Je ne vois pas en quoi réside la dimension risible de la chose mais bon, déclara Hermione. Enfin, si cela t'amuse… ou devrais-je dire "t'excite", acheva-t-elle dans un souffle en le regardant intensément, mordillant sa lèvre inférieure…

-N'importe quoi, s'indigna-t-il, ses mains commençant à serrer davantage les cartes! Ce sont les règles du jeu, tu n'as pas à discuter. C'est comme ça.

-Très bien! Si tu le prends comme ça alors… Rajoutes-tu quelque chose? s'enquit-elle pour détourner la conversation.

-Je rajoute mes chaussures.

-Très bien. J'ajoute ta chemise alors. Tu veux surenchérir "mon serpent" adoré?

-Cette fois, ce n'était pas moi, susurra Drago en esquissant un petit sourire de coin… Mais, oui, je vais surenchérir. Je mets ta bague et ta montre!

-Il ne reste que ton pantalon en fait? ria hermione. (Follement romantique tout ceci, n'est-ce pas? Hum hum!)

-Mmmm… J'ai encore tes chaussures! N'exagérons rien!

-Et bien, je remets mes collants.

-Tes chaussures.

-Mon soutif.

-Mon panta… Pardon? fit Drago les yeux écarquillés.

-Je garde mon chemisier mais je mise mon soutien-gorge, tu veux que je te fasse un dessin?

-Tricheuse!

-Pervers, s'exclama-t-elle tandis qu'elle dégrafait son sous-vêtement!

-Bon…Très bien. Je mets mon pantalon.

-Mmmm, fit-elle malicieusement en jetant négligemment son sous-vêtement vers lui.

-Alors on fait moins la maligne maintenant?

-Qu'est-ce que tu crois? Il me reste mon bracelet aussi… Tu veux que je t'aide à t'enlever le pantalon? se moqua Hermione devant l'air ennuyé du Serpentard.

-Non. Pourquoi n'abandonnerais-tu pas la partie?

-Pourquoi n'admettrais-tu pas que tu as un jeu moins bon que le mien?

-Impossible.

-Menteur!

-Et pourquoi donc mademoiselle "tricheuse"? s'enquit Drago.

-Parce que j'ai un jeu que tu ne peux imaginer…

-Comme quoi? murmura-t-il en se rapprochant vers elle.

-Poker Royal, susurra-t-elle à l'oreille du Serpentard.»


En disant ces mots, Hermione s'était avancée vers Drago, un peu malgré elle, elle sentit ses lèvres se poser doucement sur celles du jeune homme alors qu'elle terminait sa phrase dans un souffle.


«Mmmm, approuva ce dernier après avoir rompu le baiser. J'avais pourtant un carré mais je sens que je vais devoir me coucher…»


Drago attrapa alors la main d'Hermione et l'attira vers lui. Le corps souple et chaud de la jeune fille était venu se plaquer tout contre le sien. Immédiatement, il attrapa son visage entre ses deux mains et pressa sa bouche contre celle de la Gryffondor dans un geste presque bestial. Hermione répondit avec la même intensité, forçant l'entrée de sa bouche avec sa langue. Quand soudain, alors que le Serpentard tentait d'enlever le chemisier d'Hermione, plusieurs petits coups secs sur la porte de la salle commune retentirent.






Contrairement à ce que l'on pourrait penser, cette fois-ci ce ne sera pas Rogue. On l'a déjà vu! Niark niark niark! Bon voilà…Je suis désolée si vous n'êtes pas accro aux jeux de cartes mais j'avais absolument envie de faire un chapitre avec ça! Ah, oui, j'oubliais, désolée pour les petits commentaires entre parenthèses, mais c'est plus fort que moi! *confuse* Et bien la suite arrivera très prochainement. Et merci, merci, merci pour vos reviews qui me font toujours autant plaisir! {xxx from hogwarts}



Avis aux lecteurs: désolée pour la tirade sur les chaussures d'Hermione mais sérieusement, ça me gêne beaucoup. Autant toute mon histoire j'arrive à la visualiser facilement mais alors là, les chaussures d'Hermione, c'est niet! J'ai un blocage dessus. xD Je confirme, je suis folle!^^
Chapitre 10 : Joyeux Anniversaire! by flowerpower
Author's Notes:
Yiaaaaaaaaa! Me revoilà! On s'était presque perdu de vue, hein?^^ Mais non, je ne vous avez pas oubliés. Seulement je ne pouvais poster ce chapitre qu'aujourd'hui... Et viii... C'est mon n'anniversaireee! Alors, je voulais faire concorder l'anniv' d'Hermione -dans ma fic bien sûr!- avec le mien! xD

Bref... Merci, merci, merci pour vos adorables reviews. C'est vraiment très gentil et ça me fait tjrs très plaisir quand je les lis.

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture... :D Merci à tous ceux qui m'ont proposé des idées pour les chaussures d'Hermione!^^ Je les visualise maintenant!^^
[…] Au bruit des petits coups secs sur la porte, Hermione repoussa vivement Drago.


«Merde! La réunion avec les préfets… C'est ce soir!»


Ces deux derniers tentèrent de reprendre leurs esprits et leur souffle avant de se rhabiller promptement. Hermione gesticulait en tout sens afin de récupérer ses vêtements sous le regard amusé de Drago qui remettait tranquillement sa chemise. N'ayant pas le temps de se revêtir complètement (Ndla: j'entends par là qu'elle ne met pas ses collants et Cie…), Hermione omit quelques affaires qu'elle cacha sous le lit du Serpentard.


«Tu fais quoi Granger là?

-Parle plus bas, par Merlin! J'ai pas envie qu'il s'imagine des choses les autres! Et ce que je fais, vois-tu, je cache une partie de mes fringues sous ton lit… Tu vas survivre? dit-elle avec une pointe d'ironie. Ma jupe, où est-elle?

-Mmmm, jubila Drago en agitant la jupe d'Hermione au dessus de sa tête!

-Malfoy! Rends-la moi, s'écria-t-elle en sautillant pour essayer de l'attraper!

-Saute plus haut!

-Je vais te tuer sale vermi...

-Ttttt, l'interrompit Drago en posant un doigt sur ses lèvres. On dit quoi?

-S'il te plaît, Drago Malfoy, ô préfet-en-chef adoré, RENDS-MOI MA JUPE!»


Ce dernier, nullement pressé de lui rendre son bien, commença à courir dans la chambre en l’agitant en tous sens. Elle essayait de le suivre mais, voyant qu’il allait bien trop vite, elle décida de le faire trébucher. Ce qu’elle fit. Drago tomba et l’entraîna dans sa chute sur le lit. Elle s’écroula donc sur lui, et, pour la première fois, ses joues s’empourprèrent légèrement. Drago, un sourire moqueur au coin des lèvres, lâcha finalement le vêtement de la Gryffondor. Cette dernière l'attrapa rageusement et l'enfila vite.


«Dépêche!

-C'est bon, je suis prête…Tu as le parchemin que nous avait donné le professeur Dumbledore?

-Ne t'inquiètes pas Granger, j'ai ce qu'il faut.»


Sur ces mots, Hermione plissa sa jupe, s'arrangea les cheveux et se dirigea vers la porte. Avant de sortir, elle se retourna vers Drago et lui ajusta sa chemise en la défroissant. Ce dernier, qui se laissait faire, s'en amusa. L'idée de voir Hermione Granger en parfaite épouse lui vint à l'esprit. Il explosa de rire à cette pensée saugrenue sous le regard suspicieux de la concernée.


«Qu'est-ce qu'il y a de drôle? murmura-t-elle.

-Rien… On dirait que tu t'es transformée en publicité de magazine pour jeunes mariés!

-Dans tes rêves, cracha-t-elle avant de lui donner un coup de poing sur le torse!»


* * *


Les préfets des Serdaigles attendaient patiemment devant le portrait du dortoir des Préfets-en-Chef. Ils discutaient tranquillement, attendant l'arrivée des autres. Hermione apparut, le sourire un peu crispé, vers eux. A peine s'était-elle installée dans un fauteuil, suivie de peu par Drago, que les préfets des autres maisons firent leur entrée. Tous s'assirent dans un joyeux brouhaha, s'informant des dernières nouvelles inter maisons, critiquant gentiment tel ou tel élève, confirmant certaines rumeurs… jusqu'à l'arrivée de leur directeur Dumbledore et de leur professeur Flitwick où tous se levèrent, dans un silence presque royal.


«Rasseyez-vous jeunes gens, je vous en prie, invita Dumbledore de sa voix enrouée… Je vous ai fait réunir ici afin que vous commenciez à préparer la soirée d'Halloween.»


On approchait en effet de la fin octobre et ils devaient dès à présent organiser cette soirée, événement important marquant un temps de pause au milieu de ce premier trimestre. Mais le professeur Dumbledore, se lassant du traditionnel banquet, avait demandé aux préfets de réfléchir à différentes idées. Chacun, durant un tour de table, avait exprimé ses projets. Dumbledore exposa alors les siens, les yeux pétillants de malice. L'idée réjouit le professeur Flitwick qui se mit à applaudir bruyamment en félicitant Albus de son ingénieuse intention. Les élèves, quant à eux, cachèrent leur enthousiasme.

Dumbledore s’amusa de leurs réactions –peut-être s’y attendait-il un peu?- et prit congé des préfets et du professeur Flitwitck. Ce dernier donna encore quelques indications, deux ou trois conseils, puis s'en alla sur les pas de Dumbledore. Les préfets se regardèrent, incrédules, puis éclatèrent de rire. Cette idée de chasse au trésor ne pouvait que germer dans l'esprit de leur directeur tant elle était saugrenue, mais certes originale. Après ces quelques minutes où les jeunes avaient bien plaisanté, ils durent tout de même mettre en place ce jeu.

Les éclats de rire commençaient à s'estomper dans la salle commune des Préfets-en-Chefs qui décidèrent de mettre fin à cette réunion. Ils avaient finalement réussi à se mettre d'accord sur la soirée, chose difficile tant les avis divergeaient. Mais, poussés par un entrain inhabituel et une motivation sans borne, tous les préfets avaient unis leurs idées pour faire d'Halloween, une fête splendide.


* * *

Drago, la tête enfouie dans ses mains, était assis sur le canapé. Cette réunion l’avait épuisé. Tout coordonner. Tout régir. Tout organiser… Il était exténué. Hermione, assise à côté de lui, avait, elle aussi, le regard absorbé par la cheminée en face d’elle. Le silence était entrecoupé de soupirs de l’un et de l’autre. Puis, tout d’un coup, elle se leva, rangea les parchemins qui traînaient sur la table et commença à se diriger vers sa chambre quand Drago lui demanda :


«Je… ça nous mène à quoi ? finit-il par lâcher dans un souffle.»


Hermione s’arrêta net et s’adossa à l’embrasure de sa chambre. Elle ferma les yeux et lui répondit dans un murmure :


«Non, en effet… Cela ne nous mène à rien. Mais, si je me sens attirée par une personne, je n’éprouve pas le besoin de penser "à quoi cela me mènera-t-il ?" … Je vis le moment présent, c’est tout. Il est tard, tu ferais mieux d’aller dormir.»


Hermione s’avança et s’agenouilla devant lui, et après lui avoir relever la tête vers elle, elle l’embrassa tendrement. Un baiser différent de tous les autres. Drago, d’abord étonné de ce qu’avait dit Hermione puis de la découvrir à ses pieds, sentit ses lèvres écraser doucement les siennes. Ils étaient bien tous les deux, asssis et à genoux dans leur salle commune. Hermione se releva ensuite, Drago l’imita. Elle enfouit son visage dans son torse et soupira.


«On va avoir beaucoup de choses à nous dire… »


Drago l’interrogea du regard mais la Gryffondor s’était déjà dégagée de son étreinte et allait vers sa chambre. Elle se retourna et esquissa un sourire à l’encontre du Serpentard.

A peine eut-elle posé sa tête sur son oreiller, qu’elle s’endormit pour oublier. Tout. Cependant, un sourire discret l’accompagna toute sa nuit durant…


* * *

Hermione se réveilla en sursaut. Un hibou venait de se cogner contre une des fenêtres de sa chambre (bouh le pigeon^^). Elle accourut vers la pauvre bête (bête tout court oui !) et s’assura qu’elle n’avait aucune blessure. Enfin, elle découvrit avec joie qu’un paquet pendait à une patte. Elle s’empressa de le défaire en essayant de ne pas déchirer le papier (vous vous imaginez Hermione en train de déchirer comme une furie le paquet ?^^). Elle sourit tendrement face à la carte qu’elle tenait dans ses mains « Joyeux anniversaire Hermione chérie» … Décidemment, même à des milliers de kilomètres, ses parents pensaient à elle. Elle défit délicatement le cadeau et prit la chevalière qui étincelait au milieu de son écrin. Elle l’enfila puis alla se doucher.

* * *

Pendant ce temps, dans le dortoir des garçons de Gryffondor, Harry tentait de réveiller Ron, mais en vain.


«Rooooooooooon ! Lève-toi !

-…

-Essaye le sceau d’eau, ça marche à tous les coups, proposa Seamus avant de se rendormir…

-Impossible. Il est immunisé avec Fred et Georges en tant que frères ! RON ! C’est l’anniversaire d’Hermione !

-Grrrmm, grogna-t-il en entendant le prénom de sa meilleure amie.

-L’ours s’est enfin décidé d’émerger, ricana Harry.»


Sa remarque n’eut l’effet que de provoquer une réaction prévisible de la part Ron : l’envoi d’un coussin ! Mais la bataille générale –et qui dégénérait le plus souvent !- n’eut pas lieu car Harry et Ron avaient convenu de se rendre dans la salle commune des préfets-en-chef pour lui fêter son anniversaire, avant le petit-déjeuner. En conséquent, ils n’avaient pas le temps de se chamailler à coups de polochons.


«Allez, mon vieux, encouragea Harry, file à la douche…

-Mais t’es pas mon père… va te faire…, commença Ron avec une pointe d’amusement dans sa voix enrouée.

-Ouais, je suis d’accord mais si tu te bouges pas un peu dans les minutes qui suivent, c’est une douche dans ton lit que tu vas prendre !»


Ron se leva en rechignant et se dirigea, tel un zombie, vers la salle de bain. Harry s’activait quand soudain, un petit "pop" se fit entendre dans le dortoir des garçons.


«Aaaarghh ! C’est quoiiiiiiiii ? cria Dean en pointant son doigt vers la petite créature verte dont les frusques traînaient sur le sol.

-Dean, ferme-la. C’est Dobby.

-Je l’avais pas reconnu. Avec le rayon de soleil qui arrivait sur lui, on aurait dit un monstre-revenant, se justifia Dean très sérieux devant l’air vexé de l’elfe de maison.

-Dobby, ne l’écoute pas. Il vient juste de se réveiller lui aussi…

-Bien, Harry Potter, couina l’elfe de maison en s’inclinant. (j’adore cette expression « couiner »… et non, vous non plus, vous n’y avez pas échappé !^^)

-As-tu ce que je t’ai demandé ?

-Oui. Voilà. Si Harry Potter n’a plus besoin de moi, je me retire car on m’attend en cuisine.

-Oui, bien sûr. Merci Dobby et bonne journée !»


La tête de l’elfe plongea vers le sol et après avoirs fait une petite révérence à chaque garçon du dortoir –en évitant toutefois Dean-, il s’en alla comme il était venu. Harry admira le gâteau qui avait été réalisé en cuisine pour l’anniversaire d’Hermione. Parfait, il ne manquait que les bougies. Dix-sept.


* * *

«Le mot de passe ?

-Il nous cause de quoi le vieux, demanda Ron à Harry en désignant le portrait ?

-Monsieur ! Je ne vous permet pas… comment osez-vous ma traiter de la sorte ? Je…

-Ron, n’en rajoute pas. On va frapper à la porte comme la méthode traditionnelle.»


Hermione sortait de la salle de bain quand elle entendit des éclats de voix derrière la porte. Elle l’ouvrit brusquement, pensant à une mauvaise blague d’élèves, mais elle fut surprise du spectacle qui s’offrait à elle. Harry et Ron, chantant « Happy Birthday To You… » à moitié cachés derrière un immense gâteau où dix-sept bougies brillaient.


«Vous êtes… vous êtes…, commença-t-elle la voix pleine d’émotion.

-Géniaux ? Trop sympas ? Ridicules ?

-Roooon !

-Vous êtes simplement adorables !»


Hermione les serra dans ses bras (ché pas comment elle fait puisqu’ils portent le gâteau et les cadeaux… ^^) et souffla sur les bougies. Une seule resta cependant allumée.


«Oulà, Hermione…

-Quoi ? dit l’intéressée devant l’air songeur d’Harry.

-Une bougie est encore allumée.

-Oui et bien ne t’inquiètes pas, je vais l’éteindre ! Mais laisse-moi le temps de reprendre ma respiration, s’exclama-t-elle amusée !

-Non… ça veut dire que tu es amoureuse, répliqua Harry, un sourire grandissant sur son visage.

-Ne me dis pas que TOI tu crois ce genre de trucs idiots ? Trelawney ne t’aurait pas possédé ?

-Trop fort Hermione, s’esclaffa Ron qui ne croyait nullement aux prédilections comme son amie…

-Je vous jure les garçons, soupira-t-elle d’un air joyeux… »


* * *

Drago s’était réveillé tôt ce matin-là. Pourtant, il ne s’était pas endormi rapidement la veille. La fin de la soirée l’ayant à la fois troublé et enchanté. Il se leva lentement et s’amusa avec un vif d’or. Soudain, il entendit des voix qui lui étaient familières. Sûrement ce satané Potter et son clébard de Weasmoche, pensa-t-il. Leur présence l’étonna un peu mais il fut surtout surpris lorsqu’il les entendit souhaiter un "Joyeux Anniversaire" à Hermione… Sa curiosité l’emporta. Mais au lieu d’épier discrètement à l’ouverture de sa porte le trio, (il préféra se joindre carrément à eux ^^ non je déc’ !) il alla à la salle de bain, comme si de rien n’était.

Harry et Ron chantaient à tue-tête tandis qu’Hermione admirait son gâteau d’anniversaire. Elle retira les bougies encore fumantes et claqua de grosses bises sur les joues de ses meilleurs amis. La journée promettait d’être riche en surprises !


* * *

La journée se déroula sous une pluie de confettis, de serpentins et autres petites choses colorées… Les élèves, spécialement ceux de Gryffondor, fêtaient leur préfète dignement. Hermione ne pouvait traverser un couloir sans que les élèves ne lui tombent (normalement, avec la concordance des temps, ça devrait faire "tombassent" mais bon… c’est un peu moyen !^^) dessus en lui souhaitant tous leurs vœux d’anniversaire accompagnés de délicates attentions comme cette poche de dragées de Bertie Crochue ou encore cette écharpe "Hermione Forever"… En dépit d’une apparente sévérité, Hermione était en effet très apprécié des jeunes gens quant à son efficacité et sa gentillesse (c’est pas du tout paradoxal^^).

Le soir-même, le professeur Dumbledore toucha mot de cet événement dans la Grande Salle en rappelant les innombrables qualités de la Préfète-en-Chef sous les regards éberlués des Serpentards qui s’étouffaient avec la nourriture. Drago, lui, resta silencieux tout le long du « discours »… Il avait raté cela et il ne lui restait que la fin de la soirée pour lui fêter son anniversaire…






Tadadam… Que va-t-il faire ? Bon, j’avoue. J’ai coupé ce chapitre en deux. Vous aurez donc l’autre partie dans quelques jours ! *patience*

Mais non, je ne mettrais pas de rating Interdit – 18 ans ! (et mêêêêrdee on aura pas la scène de c** entre Drago et Hermione ! Rolala^^). Enfin, vous verrez ! ;)

Juste une petite précision: le truc de la bougie qui reste allumée et qui signifie qu'on est amoureux est purement faux puisque cela vient de mon imagination (bouh le grand mot ma vieille^^). Toute ressemblance de cette "superstition" n'est que pure coïncidence -comme ils disnt dans les livres!-^^

Sur ce, je vous laisse… J’ai des bougies à aller souffler quand même ! xD Et encore un immense merci pour vos reviews !

Ah! J'oubliais! Quelque chose de très important. Est-ce que quelqu'un pourrait me donner la formule magique qu'il faut pour mettre une image dans le résumé de la fic, étant donné que la rubrique FAQ et aide ne marche plus. Merciiiiiiiiiiiii! ^^


{xxx from Hogwarts}
Chapitre 11 : Soirée d'anniversaire by flowerpower
Author's Notes:
*s'allonge à plat ventre devant vous toutes et tous* Je croyais avoir poster ce chapitre depuis longtemps et je ne m'en suis rendu compte que ce soir! Je suis dé-so-lée de vous avoir fait attendre!^^

Mais avant de lire ce chapitre, je tenais à remercier tous ceux qui m'ont souhaités un joyeux anniversaire, j'ai été très touchée... Merci beaucoup.

Merci pour vos reviews, toujours adorables et qui me décrochent, à chaque fois, un sourire immense...

Bonne lecture!

"A l'aide"=> Je veux remettre mon image dans le résumé! Est ce que l'un de vous, qui connaîtrais la formule, pourrait me la donner s'il vous plaît! Merci d'avance...:D
[…] Hermione arriva dans la salle commune à une heure assez avancée. Elle croulait sous les cadeaux de toutes sortes et affichait un sourire béat en repensant à cette journée. Cependant, une moue triste s’installa sur son visage à la vue du Serpentard qui lisait sur le canapé.


«C’était bien ?

-Qu’est-ce qui était bien ?

-Ta journée, tes cadeaux, tes copains…

-Oui, parfait, répondit-elle d’un ton un peu trop sec. Je te laisse, je suis fatiguée… Bonne soirée.»


Dargo Malfoy ferma son livre brusquement. Le ton qu’avait employé la jeune fille l’avait interpellé. Hermione lui en voulait-elle de ne lui avoir pas fêté son anniversaire ? A ce moment-là, il se sentit particulièrement stupide.

Doucement, il ouvrit la porte de la chambre de la Gryffondor, pensant la surprendre en train de se morfondre sur son lit, mais il n’en était rien. Hermione était tranquillement assise sur le bord de la fenêtre et regardait d’un air absent le ciel. (*minute poétique, on soupire ts ensemble^^*)


«Hermione ? mumura-t-il.

-Oui ? répondit-elle en détournant la tête vers lui.

-Tu vas bien ?

-Pourquoi ça n’irait pas bien ? répliqua-t-elle en esquissant un petit sourire.

-Ecoute…

-C’est ce que je suis en train de faire !

-Qu’est-ce que tu as à la main ?

-Ah, ça ? Rien, dit-elle en cachant la bague que lui avait offerte ses parents.

-Elle te vient de ta famille cette chevalière, insista-t-il ?

-Qu’est-ce que ça peut te faire ?

-Rien.

-Rien ? Alors, parfait, s’énerva-t-elle !

-Parfait ! Parfait, s’exclama Drago ! Tu n’as que ce mot à la bouche depuis que tu es rentrée ! Non, ce n’est pas parfait ! Tu crois que je n’ai pas remarqué ton changement d’attitude quant tu es rentrée alors que toute la journée je t’ai vu rire avec tes copains… Tu crois que je n’ai pas vu que tu étais déçue parce que je ne t’ai pas souhaité ton anniversaire ? Mais tu sais…

-Non ! Tu ne sais rien, dit-elle en essuyant rageusement une larme qui avait roulé sur sa joue !

-Laisse moi finir ! Comment voulais-tu que je connaisse la date de ton anniversaire alors que je ne te connais réellement que depuis deux jours ? Je suis désolé… Si tu savais la journée que j’ai passé à réfléchir au cadeau que je pourrai t’offrir… Depuis ce matin où j’ai vu Potter et Weasley venir avec cet immense gâteau, je me sens idiot. Hermione, je… Hier j’étais perdu, tu m’as embrassé. Aujourd’hui, on s’est évité. Ce soir, on s’engueule. Je n’ai même pas été capable de te souhaiter un bon anniversaire. Je suis désolé. Désolé de t’avoir gâché ta soirée d’anniversaire.»


Hermione s’éloigna vivement du rebord de la fenêtre sur lequel elle était assise et se dirigea à l’opposé du jeune homme, vibrante de colère. Quelques minutes passèrent où ni l’un ni l’autre ne dirent un mot, prolongeant de façon presque sadique le silence pesant qui plombait la pièce.

Drago ne rajouta rien, tous deux savaient exactement de quoi il en retournait. Les yeux d’Hermione semblaient habités d'un feu intérieur, elle était en colère, cela ne faisait aucun doute, mais elle était souvent en colère lorsqu'il se trouvait auprès d'elle. Néanmoins, Drago ne pouvait s'empêcher de la trouver incroyablement attirante. La façon dont ses narines se pinçaient légèrement, son souffle un peu plus court qu'à la normale, ses yeux un peu plus grands. Le regard du jeune homme glissa le long de son corps, appréciant la courbe douce de la poitrine sous le tissu sombre du pull, et cette jambe tentatrice qui se dévoilait par la fente à peine trop haute de la jupe.

Sans la prévenir, il réduisit l'écart qui demeurait entre eux et passa sa main derrière la nuque de la jeune femme, plongeant ses doigts dans les cheveux fins et doux. Ses lèvres vinrent attraper malicieusement celles d’Hermione. Après une seconde de surprise, elle répondit avec force à son baiser, agrippant ses épaules et froissant un peu sa chemise. Mais il s'en moquait, il ne pensait à rien tandis que leurs langues s'entremêlaient violemment. Il sentait le désir monter en lui à une vitesse vertigineuse.

La main du jeune homme releva la cuisse d’Hermione, lui permettant ainsi de sentir l'envie intense qui se formait au creux de son ventre. La jeune femme gémit dans sa bouche, ses jambes flanchaient et il s'appuya un peu plus sur elle, maintenant son visage collé au sien.


«Tu crois te faire pardonner en faisant ça ? parvint-elle à murmurer après cet intense baiser.»


A ces mots, Drago la repoussa, sortit de la chambre de la jeune fille et entra dans la sienne. Il donna un coup de poing violent contre le pan de sa porte et s’assit par terre. Cette fille le rendait fou.
Hermione se maudit intérieurement. Pourquoi avait-elle dit ça ? Elle se trouvait maligne, debout au milieu de sa chambre, les bras ballants le long du corps, avec sa petite phrase assassine. D’un pas rageur, elle alla vers l’autre chambre en ayant la ferme intention de s’expliquer. Que de malentendus depuis le début…

«Drago ? demanda timidement Hermione la tête appuyée contre la porte de la chambre du Serpentard.

-…

-Ce n’est pas ce que tu crois. Je ne t’en veux absolument pas. Je sais pertinemment que tu n’étais pas sensé connaître la date de mon anniversaire mais j’ai été déçu quand je t’ai vu, affalé sur ce maudit canapé en train de lire…

-…

-Je pensais que tu te serais levé et que tu m’aurais serré fort dans tes bras en me murmurant je ne sais quoi… Ou alors que tu me dises que tu me trouvais beaucoup plus vieille qu’hier, dit-elle en laissant échapper un petit rire nerveux. Mais tu n’as pas bougé. Tu m’as justement demandé comme ça s’était passé. Bien sûr, c’était sympa… Mais, de ta part, cela me semblait surprenant. Drago ?

-…

-Est-ce que tu m’as seulement écoutée ? {dixit Mr Swann dans Pirates des Caraïbes ^^}»


Hermione n’avait pas terminé sa phrase que la porte s’ouvrit. Elle y entra sans grande conviction et chercha le Serpentard des yeux mais la pièce était plongée dans l’obsucurité. Soudain, deux bras l’enlacèrent et Hermione se retourna vers lui, les yeux brillants.


«Joyeux anniversaire ma lionne, lui souffla-t-il à l’oreille…»


Ils se regardèrent ainsi sans bouger, puis, doucement, Drago se pencha vers elle et l’embrassa. Hermione esquissa un sourire bienveillant. Elle lui avait pardonné.


* * *


Dans leur salle commune, sur le « fameux » canapé, Drago mit un morceau de gâteau dans la bouche d’Hermione avant de l’embrasser.


«J’ai l’impression qu’il n’a pas le même goût que tout à l’heure, fit le Serpentard, les yeux pétillants de malice. Quand je pense que j’ignorai la date de ton anniversaire, poursuivit-il en soupirant…

-Je ne connais toujours pas la tienne, s’exclama alors Hermione !

-C’est le 4 février.

-Glacial. Comme ce que tu laisses transparaître.

-…

-Tu te vexes facilement !

-Et c’est toi qui dit ça, répliqua-t-il offusqué !

-Avoue que c’est vrai !

-Jamais, dit-il en s’esclaffant : Hermione commençait à le chatouiller. Attends… J’oubliai.»

Drago se dégagea doucement de la jeune femme et se leva pour aller chercher quelque chose dans sa chambre (*capôteuh*^^ ok, pas drôle, m’en vais*). Il en revint quelques instants après avec un bouquet d’arômes blancs, comme ceux que tout deux possédaient. Hermione grimaça faiblement à la vue des fleurs, lui rappelant le pacte idiot qu’elle avait instaurée auparavant dans l’unique but de se venger de Drago Malfoy. Ce dernier le remarqua et ne dit rien, à peine haussa-t-il les sourcils ! Il le lui tendit et se rassit à côté d’elle, l’air malicieux. Hermione admira quelques instants les fleurs puis les déposa non loin d’elle avant de s’emparer des lèvres du jeune homme qu’elle haïssait de tout son être quelques jours avant.


«Et ta chevalière ? réitéra Drago.

-Tu y tiens ! Mes parents me l’ont offerte à mon anniversaire. Chaque femme la possède dans la famille. Tu sais, il n’y a pas seulement les familles de sang-pur qui ont l’exclusivité du port de chevalière, ajouta-t-elle devant son air étonné. Les moldus aussi peuvent être attachés à cette tradition ! Mais bon… Nous n’allons tout de même pas discourir, toute la soirée, durant, de ce bijou n’est-il pas mon cher ami ? demanda-t-elle en riant.

-Je vous le concède ma mie…»


* * *

Elle se jeta sur son lit en étouffant un cri (hein ? quoi ? Que se passe-t-il ? Au viiiiiool^^) de joie ! Cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas passé une aussi bonne soirée. Elle regarda une dernière fois les arômes et vit quelque chose qui scintillait.


* * *


«Malfoy, murmura-t-elle… ‘Fais pas semblant de dormir !»


Hermione monta sur le lit de Drago et se pencha au-dessus de son visage, ses cheveux l’effleurant. Il ne put s’empêcher de sourire.

«Je savais que tu ne dormais pas, jubila-t-elle en lui piquant un petit bisous sur le nez (Il est gentil le Dragooo… Au pied, le bon chienchien !^^)… Je voulais te remercier pour le superbe bracelet… Je ne l’avais pas vu tout à l’heure…

-Ah ! Quand même ! Je me suis dit que si tu ne le trouvais pas dans les trois jours qui arrivaient, je te le dirais, se moqua-t-il !

-T’es idiot, va !

-Et toi, tu as les yeux dans tes poches !

-Mais ne dit-on pas que l’amour rend aveugle ? rétorqua-t-elle.

-Alors ferme les yeux à jamais, suggéra Drago en plaisantant…

-Toi, ferme ta bouche Malfoy, intima alors Hermione ! Allez, il est tard… Bonne nuit mon reptile préféré… et merci… »


Alors qu’Hermione se redressait et aller descendre du lit, Drago la retint par le bras.


«Tu ne vas tout de même pas t’échapper comme ça, après la scène que tu m’as fait, murmura-t-il malicieusement.

-Je ne m’échappe pas, protesta Hermione ! Je vais dormir !

-Et bien, dors ici, avec moi… La nuit de tes dix-sept ans, insista-t-il.

-Drago, je suis fatiguée et si je ne dors pas dans mon lit, je… Et puis, ça fait vieux couple, ajouta-t-elle en riant.»


Ledit Drago se tourna dans son lit, Hermione soupira.


« Quand je dormirai avec toi, ce sera une grande faveur, précisa-t-elle. Et, puisque môssieur insiste tant –le monsieur concerné toussota- je lui fais cette faveur ce soir, acheva-t-elle en le rejoignant. Et je suis frileuse, alors tu n’as pas intérêt à garder jalousement tes draps ! »








Chapitre fini… Certes, il était très court et on ne peut pas dire qu’il fasse avancer les choses mais enfin ! Drago et Hermione m’ont demandée de faire évoluer leur histoire doucement ! ^^ J’espère qu’il vous a tout de même *un tout petit peu* plu…

Dans le prochain chapitre, il y aura une scène particulièrement torrrride… Non, je rigole (je rigole tout le temps alors qu’il n’y a rien de risible… Bref, passons !). Le chap relatera la soirée d’Halloween et un autre petit événement. Il est en cours d’écriture. :S Je suis désolée du retard que j’ai pris…

En tout cas, je ne vous le redirais jamais assez : UN IMMENSE MERCI POUR VOS REVIEWS ! Je n’ai pas eu encore le temps d’y répondre, mais je le ferais d’ici peu !

Merci… {xxx from Hogwarts}
Chapitre 12 : Petits crimes conjugaux by flowerpower
Author's Notes:
Après une très longue absence dûe à de sérieux problèmes personnels, je fais mon come-back avec ce nouveau chapitre. Je vous remercie pour toutes vos reviews, elles me font toujours très, très plaisir!
Je n'ai plus qu'à vous souhaiter une bonne lecture et surtout, surtout, une excellente année 2007...
[…] La vie reprit son cours à Poudlard, les matches de Quidditch également. Après la superbe victoire des Gryffondors sur les Serdaigles, les Serpentards devaient affronter les Poufsouffles. Drago se montra donc davantage nerveux à mesure que la date du match approchait. Il s’échauffait contre tout, s’impatientait très vite et semblait oublier ses obligations de préfet-en-chef, ce que lui fit, bien sûr, remarquer Hermione. Mais, il s’en fichait. Seul lui importait son équipe.


* * *

Hermione arrêta les nombreux robinets de la baignoire. Elle retira ses vêtements et s’y plongea avec délice. Réajustant quelques boucles de ses cheveux, elle ferma les yeux.
Soudain, la porte de la salle de bain s’ouvrit brusquement. Hermione ouvrit aussitôt les yeux avant de crier :

« MALFOY ! »

Drago, l’air crispé, fit comme s’il ne l’avait pas remarquée. Il défit alors ses chaussures et les balança à travers la pièce.

« Tu veux refaire un strip-poker ? se moqua Hermione.

-Ca me tenterait, mais je doute que tu aies beaucoup de choses à mettre à jeu, dit-il finalement après l’avoir considérée.

-Tu t’es encore fait virer du terrain ? demanda-t-elle en constatant la mauvaise humeur du Serpentard.

-Tu n’y es pas du tout. Seulement…

-Seulement quoi, Malfoy ?

-Je suis énervé ! C’est tout ! On est à deux jours du match contre les Poufsouffles et on a encore des points essentiels concernant notre tactique de jeu à voir…

-Toi qui d’habitude es confiant en ce qui concerne le Quidditch.

-Oui et bien, justement, cette fois-ci je ne le suis pas, répliqua-t-il froidement.

-Ce n’est que du Quidditch, osa Hermione en jouant avec la mousse du bain.

-Ne parle pas de choses que tu ne connais pas et que tu n’apprécies même pas, cracha-t-il tout en enlevant sa cape.

-Tu m’énerves, tu n’es pas obligé de me remballer parce que tes gars sont incompétents, répondit-elle irritée sans le regarder.

-Mes gars ne sont pas incompétents, c’est toi qui prend tout de travers, s’emporta Drago !

-Alors là, c’en est trop, s’exclama Hermione !»


Et d’un geste rageur, elle recueillit une grande partie de la mousse dans ses mains et la jeta sur le Serpentard. Ce dernier n’avait pas réagi qu’elle était déjà debout dans la baignoire et l’aspergeait en lui envoyant de grandes giclées d’eau chaude. S’essuyant les yeux en grimaçant car la mousse le piquait, Drago pensa que le savon aurait mieux fait de le rendre aveugle : la jeune fille, rouge de colère, se tenait debout, nue. Dire qu’elle l’éclaboussait eût été un euphémisme, Drago était entièrement trempé et regardait avec consternation la Gryffondor.

«Non mais ça va pas ? finit-il pas demander.

-Si, tout va très bien… Et arrête de me regarder comme ça, t’as jamais vu une fille à poil ?»


C’en fut trop. Drago, éberlué devant tant d’aplomb de la part d’Hermione, ne sut que faire. Cette dernière, le corps encore recouvert en partie de mousse, le fixait froidement dans les yeux, les mains sur les hanches (j’adooore quand elle fait ça^^).


«La douche est juste à côté… Et non, je ne bougerai pas de la salle de bain, je n’ai pas fini de me prélasser dans mon bain. Et ton air minaudier ne me fait aucun effet… Alors, lui, je t’autorise à le remballer, pesta-t-elle !»


Drago reprit dès lors ses esprits.

«Je ne t’ai jamais demandé de sortir de la salle de bain.»

Elle haussa les épaules et se replongea dans l’eau. Drago haussa les épaules et, après avoir enlevé, non sans difficultés, ses vêtements mouillés qui lui collaient à la peau, il alla se doucher.


* * *

Enroulée dans une serviette blanche, Hermione se peignait les cheveux. La glace était recouverte de buée, aussi l’essuya-t-elle d’un revers de main et vit que derrière elle se trouvait Drago. Elle aurait voulu soutenir son regard mais ce fut plus fort qu’elle, elle baissa les yeux. Le regard de Drago ne reflétait pas sa froideur habituelle et son arrogance que l’on pouvait y lire d’ordinaire, au contraire, un mélange d’admiration et de colère s’y mêlait. Il s’avança et vint se placer derrière elle, collant chaque centimètre de son corps au dos encore frémissant de rage de la jeune femme.

«Vous êtes venue chercher des réponses mademoiselle Granger, lui susurra-t-il à l'oreille, et la réponse est oui, je suis bien le monstre que tu connais, je n'ai pas de conscience, j'ai tout choisi moi même… et cela te dégoûte car malgré cela, tu as quand même envie de moi… »

En parlant, sa lèvre inférieure venait doucement effleurer le lobe de son oreille gauche, provoquant une vague de frissonnements incontrôlable dans tout le corps de la jeune femme.

«Tu mens, répondit-elle !

-Ca t’arrangerait bien, n’est-ce pas ?

-Ne change pas de sujet ! Pourquoi venir s’excuser et en même temps te dénigrer totalement ? Tu me fais tourner la tête (mon manège à moi c’est toooooooiiiiiiiii^^), répliqua-t-elle en s’énervant !

-Tu ne comprends pas…

-Et bien, non !

-Pourquoi je m’énerve ces derniers temps ? Pourquoi je t’évite ? Pourquoi je…

-Le Quidditch? suggéra Hermione.

-Mais ouvre les yeux bon sang, s’énerva Drago en la prenant par les épaules !

-Lâche-moi ! Tu me dégoûtes, cracha-t-elle dans un sanglot !

-Si tu savais comme j’y repense à la nuit de ton anniversaire, où nous nous étions tous les deux endormis l’un contre l’autre…

-Ne change pas de sujet ! Tu t’es trouvé une autre fille, c’est ça ? Ose le dire au moins sale…

-Décidemment tu ne comprends rien, fulmina-t-il en la lâchant !

-Et figure-toi que j’en ai rien à faire, cria-t-elle en s’enfuyant de la salle de bain !»
Hermione venait de claquer la porte laissant le Serpentard seul. Ce dernier venait de s’asseoir par terre et écrasa d’une main rageuse une larme qui avait osé couler sur sa joue. Il ne voulait pas reconnaître qu’il s’y était mal pris. Comment arriverait-il à lui dire ?

* * *

Non loin de là, la Gryffondor répondait aux larmes de Drago. Assise dans un coin de sa chambre, elle pleurait. Elle ne parvenait pas à croire que Drago voulait mettre un terme à leur histoire. Très courte par ailleurs, pensa-t-elle amèrement. Elle repensa à leur pacte, leurs gages, la journée de son anniversaire… La première et seule nuit passé avec lui. Non, elle ne devait pas s’attendrir. Tout cela semblait révolu. Elle se releva brusquement, jeta les arômes, alors fanés depuis quelques jours déjà, et se jura de ne pas se laisser abattre. La fête d’Halloween approchait et elle comptait s’adonner entièrement aux préparatifs, Drago Malfoy ou non. Décidée et résolue, elle hocha la tête comme pour approuver sa résolution et s’affala sur son lit. Ce soir-là, non, elle ne s’endormirait pas avec Drago.

* * *

Les sifflements fusaient de la part des Poufsouffles. Blaise Zabini venait de frapper leur gardien alors qu’un cognard l’avait déjà touché. Drago insulta son poursuiveur (désolée pour les fans assidus, j’ignore si Zabini fait partie de l’équipe de Quidditch des S. ou non et le poste qu’il a…^^) et lui ordonna « de ne plus se la ramener sans arrêt ». En réalité, c’était par pur formalisme car il se fichait totalement de l’attitude de ses joueurs. Seul lui importait leurs aptitudes. Hermione assista encore quelques minutes au match, puis quitta les gradins, non sans jeter un dernier regard au Capitaine des Serpentards. Son équipe justement dominait maintenant à 90-70 contre celle des Poufsouffles. Il ne restait à Drago qu’à attraper le vifdor et ils remporteraient la victoire. Ce fut chose faite.

* * *

Le Grande salle était magnifiquement ornée de longs et soyeux rubans orange. Plusieurs candélabres dégoulinants de cire brûlante donnaient à cet ensemble la dimension macabre de la fête. Les fantômes rayonnaient de joie, si encore pût-on leur attribuer un restant de sentiment ; ils se glissaient entre les différentes tables… Le jus de citrouille coulait à flot…
Le professeur Dumbledore prit la parole et annonça le déroulement de la soirée sous les yeux hébétés des élèves. Un trésor était caché dans l’enceinte du château. Mais pour y parvenir, chaque binôme -composé d’un élève de premier cycle et d’un du second de la même maison- devait recueillir trois indices. Quelques-uns ricanèrent bêtement, d’autres haussèrent les épaules en pensant que cela confirmait l’état gâteux de l’esprit de « Dumby », d’autres encore applaudissaient à s’en rompre les phalanges –la majorité étant des élèves de première et deuxième années-.
Enfin, avant que le professeur Flitwick ne donnât la composition des binômes, Dumbledore remercia les préfets d’avoir grandement contribuer à l’élaboration de son projet et plus particulièrement mademoiselle Hermione Granger et monsieur Drago Malfoy. Hermione toussota. Son « partenaire » ne s’était pas trop foulé, pour ainsi dire. En effet, ses entraînements de Quidditch avaient toujours coïncidé bizzarement avec les réunions concernant la soirée d’Halloween depuis leur dispute dans la salle de bain. Alors qu’elle se retournait vers la table des Serpentards, elle le vit. Il alors composa sur son visage son expression la plus arrogante et fit comme si il était fier de lui. Un éclair de dégoût traversa les yeux d’Hermione ; pas assez rapidement pour que Ginny ne le lise pas.


* * *


La chasse commença. Hermione circulait dans les couloirs avec les professeurs, s'assurant du bon déroulement du jeu. Soudain de brefs éclairs la firent cligner des yeux. Elle s'avança alors vers le recoin d'où provenait cela et y découvrit Harry, furieux.

«Crivey Junior!

-Dennis, osa le petit.

-Oui, rugit-il. Arrête de me prendre en photo toutes les minutes. On va pas se battre contre un dragon à chaque tournant de couloir, par Merlin!»

Hermione observa la scène puis rit sous cape. Le harcèlement des frères Crivey (m’éclatent ces gamins ! Je les trouve trop forts ! Toujours prêts à emmerder les autres !^^) exaspérait au plus haut point Harry. Ce dernier remarqua la présence de sa meilleure amie et explosa:

«Ça te fais rire? Dis lui, à Crivey minus…

-Dennis, rectifia le plus sérieusement du monde l'élève en question.

-…qu'il m'énerve, acheva Harry!»


Le rire d'Hermione redoubla. Les élèves, dans leurs folles courses aux indices, se retournèrent et regardèrent avec amusement, quelques secondes, le trio qui se présentait à eux: leur Préfète-en-chef se tordant de rire, Harry fulminant et Dennis Crivey les mitraillant tout deux de ses flashes redoutables –et accessoirement aveuglants!-.

C'est ce moment-là que choisit Ron pour faire son apparition. Sur son visage se peignit cette expression qui lui est si propre: l'incompréhension mêlée au dégoût – tout ceci traduit par des grimaces révélatrices d'une grande profondeur d'intelligence!-. Comprenant rapidement la situation, il accompagna le rire d'Hermione… Voir Harry aussi énervé était apparemment risible au plus haut point. Cependant, le jeu n’était pas fini, et le duo Potter-Crivey se devait de continuer leur chasse au trésor, non sans quelques explosions !

Hermione s’éloigna donc du groupe afin de poursuivre sa ronde dans le château. La plupart des élèves avaient déjà trouvé les deux premiers indices –dans la cour intérieure de l’école et dans la tour d’Astronomie. Elle continua à sillonner les couloirs quand elle aperçut Drago qui venait à sa rencontre. Feignant l’indifférence, elle le dépassa non sans lui avoir fait un croche-pied le faisant trébucher. Elle ricana de satisfaction bien que consciente de la petitesse de son acte, tout en poursuivant son chemin. Malheureusement, Drago la rattrapa bien vite.

«C’était pour quoi cette fois ? demanda-t-il sans desserrer les dents.

-Ah, parce que je dois avoir plusieurs raisons de t’en vouloir ?

-Ne joue pas avec moi, s’énerva Drago !

-Qu’est-ce qu’on fait depuis le début d’après toi ? On tricote ? répliqua-t-elle, un éclair de colère dans ses yeux.

-Tu ne m’as même pas laissé le temps de te donner la raison la dernière fois…

-Très bien. Vas-y. Crache le nom de la fille que tu t’es faite !

-Tais-toi ! Si je ne parle plus c’est que…»

Hermione s’était dégagée une fois de plus de ses bras. Découragé, il poursuivit quand même :

«… mon père est au courant de notre liaison.»

Hermione s’arrêta un instant, comme abasourdie par ce qu’il venait de murmurer. Non, non, cria-t-elle au fond d’elle-même… Sans un mot, elle courut jusqu’à en perdre le souffle. Elle s’appuya contre un mur et regarda par la fenêtre. Le soleil se couchait, éclairant de ses derniers rayons la façade Ouest du château où elle se trouvait. (Que c’est intéressant ! Waouh !^^). Soudain elle sentit deux bras puissant lui maintenir les épaules. Elle était pourtant sûre qu’il ne l’avait pas suivie.


«Drago ? demanda-t-elle en mettant ses mains sur celles posées sur ses épaules.

-Non…

Hermione se retourna, non ce ne pouvait pas être possible, pas lui…

-Aaaaaaaaaaarrrgh !»






Chapitre fini ! My God ! J’ai enfin réussi ! J’ai l’impression que ça devient un rituel pour moi de m’excuser de mon retard. D’autant plus que la période entre chaque chapitre s’allonge un peu plus chaque fois. Et j’en suis désolée. Plusieurs m’en ont fait la remarque, mais malheureusement, je n’arrive pas tout coordonner. En cela, j’admire profondément toutes celles et ceux qui postent des chapitres de manière ultra-méga régulière !^^
Ce chapitre apparaît un peu comme décousu mais ce n’est pas vraiment intentionnel ! J’espère que cela vous plaît quand même.

En tout cas, merci pour vos reviews qui me font toujours énormément plaisir. Je vais de ce pas y répondre…
Merci, merci, merci de continuer à suivre cette fic malgré mon retard inqualifiable (Euh ?! Quand même !^^).

[xxx from Hogwarts]
Chapitre 13 : Orgueil et préjugés by flowerpower
Author's Notes:
Oui, oui, oui, j'ai piqué le titre du roman de Jane Austen pour celui de mon chapitre! En fait, j'ai une petite confession à vous faire. *gros blanc* J'avais écrit ce chapitre directement dans la lignée du précédent mais il ne me manquait d'un passage que je n'arrivais pas à écrire? C'est cet andouille qui m'a retardée. Mais en même temps, je me voyais mal vous poster ce chapitre avec au milieu, une vingtaine de lignes vides où il serait écrit "Prière au lecteur d'écrire sa suite", ça le faisait pas trop, non?

Je vous souhaite une bonne lecture... en espérant qu'il vous plaise.
[…] Hermione était horrifiée. Que faisait le professeur Rogue derrière elle, à moitié tapi dans l’ombre des murs ?

«Dites, mademoiselle Granger, on vous a nommés préfète-en-chef pour regarder par la fenêtre ou pour veiller au bon déroulement de la soirée ? grinça Severus Rogue en la toisant du regard.

-Parce que le professeur Dumbledore le jugeait bon, non ? répondit-elle en respirant un peu fort.

-Ne faites pas l’impertinente Granger ! Votre insolence peut vous jouer des tours, cracha-t-il, furieux du répondant de la jeune fille.

-Mais je ne fais que cela : jouer !

-Taisez-vous donc ! Vous ne vociférez que des idioties, encore plus grotesques que celles de Londubat !

-Très bien, si vous n’avez rien d’autre à me dire, je m’en vais rejoindre les préfets pour le troisième et dernier indice, acheva Hermione en arrangeant sa robe et son insigne.

-Une dernière chose, Granger !

-Oui ?

-N’approchez plus monsieur Malfoy en dehors de vos obligations de préfet, aboya-t-il !

-Je ne vois pas de quoi vous parler, susurra-t-elle en plissant ses yeux (Mais qui sont ces serpents qui sifflent sur nos têtes ?^^ Oulà, ça fait bcp de « sss » !).

-Comme vous voudrez ! Sachez en tout cas que monsieur Lucius Malfoy ne s’en réjouit pas, croassa le professeur de potions. Partez maintenant !

-Oui.

-Professeur.

-Je ne le suis pas encore, précisa Hermione en esquissant un sourire. (Je me suis inspirée pour cette réplique de celle entre Harry et Rogue dans le 6ème tome ! Mortelle cette scène ! J’en ai littéralement pleuré de rire !)

-Quarante points en moins pour votre impertinence, Granger, rugit-il !»


Hermione s’éloigna d’un pas assez rapide. Son altercation avec Rogue ne l’avait pas rendu très fière. Cependant, elle pensa, non sans une pointe d’humour, que quarante points pour un seul mot prononcé de travers, cela se révélait un peu cher. Mieux valait n’en parlait à personne. Que penseraient les Gryffondors de leur préfète qui leur avait fait perdre tous ces points, elle qui d’habitude en faisait gagner tout autant ? Ce qui l’amusait moins en revanche, c’était la confirmation que le père Malfoy était au courant de sa « liaison » avec Drago, comme ce dernier lui avait murmuré quelques minutes auparavant. Tout est si compliqué, pensa-t-elle…

* * *

Tous les préfets s’activaient. Les élèves n’allaient pas tarder à trouver le troisième indice et ils devaient se tenir prêt pour garder le « trésor » (Mmm, un gros kinder surprise !^^). A l’aide des deux premiers signes, les élèves seraient amenés à se retrouver tous ensemble dans la grande salle où un concert des Wizzard’s Brother les attendait.

* * *

La musique était assourdissante. Les élèves se bousculaient en criant à tue-tête les paroles des chansons du groupe. Parfait, pensa Hermione, je vais pouvoir approcher sa seigneurie sans que l’autre ne fasse attention à moi.
Elle retira son insigne de préfète-en-chef qu’elle jugeait un peu voyant, et se dirigea vers les Serpentards. Malheureusement, Drago était entouré de tous ses acolytes habituels. Cependant, Hermione ne se démonta pas pour autant, elle attrapa au passage, sur une des grandes tables, un plateau sur lequel étaient posés des verres de jus de citrouille et avança d’un pas déterminé vers le groupe. Dans la cohue et l’agitation qui régnait dans la Grande Salle ce soir-là, personne ne s’aperçut qu’elle renversa –sans le faire exprès- les boissons sur Parkinson, Goyle, Crabbe & Cie. Alors que ces derniers cherchaient le coupable parmi les jeunes années autour d’eux, la Gryffondor se trouvait déjà à quelques mètres et regardait la scène en souriant. Durant quelques secondes, elle se délecta de ce délicieux moment. Ce qui devait se passer, se passa : les propriétaires de robes tâchées par le jus de citrouille sortirent de la Grande Salle pour aller se nettoyer. Hermione adressa alors un clin d’œil à Drago avant de le rejoindre.

« C’est toi le jus de citrouille ? s’enquit-il. Puis voyant son hochement de tête affirmatif, il poursuivit : Pas mal !

-Merci, répondit Hermione sèchement en l’entraînant au milieu de la foule. Alors, bonne soirée ? souffla-t-elle.

-Je…, commença Drago mais il s’arrêta immédiatement : Hermione venait de lui marcher sur les pieds. Eh !

-Heureusement que tu m’as aidé à tout préparer, n’est-ce pas ?

-Attends…, tenta le Serpentard mais elle n’en avait que faire de sa réponse, elle préféra lui asséner un violent coup dans les côtes.

-Oui ?

-Mais…»

Trop tard, elle avait réitéré ses coups et cette fois son genou était venu cogné son bas de ventre. Il en eut la respiration coupée pendant quelques instants. Mais Drago ne l’entendait pas de cette oreille, elle lui en voulait, soit, mais il n’allait tout de même pas se laisser marcher sur les pieds par elle (et si mon coco des îles, c’est juste ce qu’il vient de se passer ! ‘Mémoire courte, on dirait !^^).
Hermione, parfaitement indifférente aux douleurs de Drago, sortit sa baguette et fit de petites rotations autour d’eux en murmurant quelque chose d’incompréhensible.

« Qu’est-ce que tu fais ?

-Sort d’insonorisation.

-Et pourquoi ?

-Parce que.

-Tu pourrais répondre par des phrases plutôt que par des énigmes et des monosyllabes ?
-Je vais être brève : ton père nous espionne, ou plutôt t’espionne. Il est donc au courant qu’on "flirt". Par l’intermédiaire de Rogue, il m’interdit de te parler, de te voir, et, a fortiori, de te rouler un palot. Donc, je profite de ce mouvement de foule pour t’approcher, si j’ose dire, et te raconter tout ça. Mais sache qu’après cette conversation, je ne t’adresserais plus la parole puisque cela m’est désormais interdit. Si je ne m’abuse, plusieurs personnes t'avaient pourtant dit de te méfier de moi! Je me trompe? Tu vois, en somme, chacun va tenir ses promesses. »
La réplique d’Hermione avait été cinglante, automatique, dite d'une voix froide, presque menaçante.
« Mais de quoi tu parles ?

-Rogue t’avait prié de m’ignorer… Une question d’honneur, me semble-t-il… Enfin, pour résumer, de ne pas fricoter avec une sang-de-bourbe. Tu ne t’en rappelles pas ? Nous en avions pourtant déjà parlé quand tu avais bu le sérum de vérité. (cf. chapitre 6) Tu me l’avais avoué !

-Je le sais tout ça figure-toi, répliqua-t-il froidement. Mais tu t’imagines que j’ai vraiment le choix ? Rogue surveille tous mes faits et gestes et les rapportent à mon père. Je suis obligé de me soustraire à ses ordres… Je ne suis pas assez puissant pour m’élever contre mon père et le Seigneur des Ténèbres. Bien que je montre une certaine réticence à me joindre à eux, je ne peux pas me révolter, siffla Drago en insistant bien sur les derniers mots.

-Des gens pourraient t’aider…

-Ah oui, ET QUI ? rugit-il. Tu crois sincèrement que j’ai des amis qui veulent se révolter contre Tu-Sais-Qui ? De toute façon, je n’ai besoin de la pitié de personne, tu m’entends, PERSONNE, cria Drago, blessé dans son orgueil !

-Tu m’ avais parlé de Viktor et puis…

-Ecoute Hermione, je vais être direct, je préfère que tu ne te mêles pas de ça. Je t’en ai parlé, tu es au courant. Point final.

-Et toi, tu me considères comment ? continua pourtant la Gryffondor.

-Cela n’a rien à voir, dit-il en détournant la tête et en faisant semblant de s’intéresser au concert.

-Ne te dérobe pas ! (Je trouve cette expression tout à fait charmante ! Dans un contexte un peu "olé olé" dirons-nous, cela aurait pu porter à confusion… Bref, passons !^^) Avec le sort d’insonorisation que j’ai lancé autour de nous deux, nous ne pouvons rien entendre et inversement. Alors ne fais pas mine de t’intéresser aux déjantés qui crient sur scène ! »

Drago allait répliquer mais l’expression énervée que l’on pouvait lire sur le visage d’Hermione lui coupa toute envie de protester. Que pouvait-il dire ? Elle s’apprêtait à rajouter quelque chose quand elle se ravisa. L’espace d’un moment, Drago crut voir des larmes perler au coin de ses yeux mais il préféra l’ignorer. Hermione l’attrapa par le poignet.
Le Serpentard n’avait esquivé aucun geste pour la retenir et il se laissa entraîner. Quelques instants après, ils se retrouvèrent dans leur salle commune. Elle le lâcha alors et s’éloigna de lui.

« Je pense que de s’éloigner l’un de l’autre sera la meilleure décision que je n’ai jamais prise, commença Hermione.

-Si tu le dis, murmura Drago en la fixant froidement. »

Hermione allait ressortir quand elle l’entendit ajouter :

« Va rejoindre Potter et Weasley, t’attends que ça… »

Elle ne se retourna pas : une larme venait de glisser sur sa joue rougie par les émotions de la soirée. Elle retroussa sa manche, regarda une dernière fois le bracelet qu’il lui avait offert pour son anniversaire, le défit et le lança violemment à travers la pièce.
Drago suivit du regard le bijou qui vint se briser au sol dans un bruit métallique. Hermione était déjà repartie quand il décida que, pour une fois, il ferait son devoir de préfet-en-chef en supervisant le reste de la soirée.


* * *

La reprise des cours, après un week-end chargé en émotions où les festivités avaient rencontrées un succès formidable, ne fut pas aisée.
Comme chaque lundi, les septièmes années –Gryffondors et Serpentards- se dirigèrent vers les cachots pour leur cours de potions.

Le professeur Rogue finissait d’écrire la composition de la potion au tableau. Dans un souffle glacial, il ordonna que tous les élèves se mettent au travail sur-le-champ. Tous s’activèrent. Alors qu’Harry s’appliquait déjà à hacher de minuscules algues, Ron fouillait dans son sac.

« Qu’est-ce que tu cherches dans mes affaires ? demanda Harry, surpris.

-Un rouleau de parchemin, dit-il en empoignant plusieurs feuillets.

-Tu comptes écrire un roman pendant le cours ? s’esclaffa son ami.

-Non, recopier la recette, my darling…

-Attend, couina une petite voix, j’en ai moi, du parchemin…

-C’est gentil, Neville, mais Harry avait tout ce qu’il fallait, s’empressa de dire Ron en enfournant la moitié dans sa propre sacoche.

-Bon, si jamais tu…

-Neville ! Attention, cria Hermione en le voyant se rapprocher dangereusement du chaudron où bouillait le jus de limace !

-MADEMOISELLE GRANGER, je crois me souvenir que vous avez déjà fait perdre à votre maison, par votre insolence, une quarantaine de points dernièrement. ALORS TAISEZ-VOUS ! »

Hermione reporta toute son attention sur la préparation de sa potion et ignora parfaitement son professeur jusqu’à la fin de l’heure en se gardant bien d’ouvrir la bouche, ne serait-ce que pour répondre aux questions de Neville qui avait d’importantes difficultés en la matière.


* * *


A la sortie du cours de potions, Ron et Harry s’empressèrent de questionner leur amie quant à cette histoire d’insolence et de points.

« ‘Mione ? C’est quoi ce délire ? demanda Ron en ouvrant de grands yeux.

-Une petite discussion entre Rogue et moi qui m’a coûtée la bagatelle de quarante points.

-T’y vas pas de main morte quand tu as décidé de répondre, s’exclama Harry, ravi (la rime chers amis, ououou !^^).

-Oui, j’en ai profité. J’avoue que je me suis étonnée moi-même…, ajouta Hermione en esquissant un sourire. Enfin… On a quoi maintenant ?

-Euh… ‘Mione ?

-Oui, Ron ?

-Tu sais que c’est pas à toi de poser ce genre de question normalement ? dit-il en se grattant la tête, l’air passablement embêté.

-Je demande ce qu’on a, je ne vois rien d’anormal ! Oh, et puis fouttez-moi la paix, s’emporta-t-elle malgré elle ! »

Elle accéléra le pas, se dirigeant vers la salle de métamorphose. Harry et Ron se regardèrent, non, décidemment, quelque chose clochait chez elle. Mais quoi ? Allez savoir…


* * *

Le déjeuner avait à peine commencé qu’Hermione prit congé de ses amis en décrétant un mal de tête. Harry et Ron ne la retinrent pas, même s’ils savaient que le mal de tête de leur amie n’était que purement fictif. Ginny l’observait du coin de l’œil. A peine s’était-elle levée qu’elle la suivit à son tour. Elle trottinait doucement dans les couloirs -sa cheville la picotant toujours un peu tant l’entorse avait été douloureuse-, essayant de ne pas perdre la trace de sa meilleure amie. Enfin elle l’aperçut sur les marches d’un escalier, assise, son sac de cours sur ses genoux, le regard perdu. Ginny s’approcha calmement d’elle et s’accroupit sur la marche inférieure.

« Herm’, j’attends.

-Tu dis ?

-Les quarante points, Rogue, Malfoy fils, la tronche que tu tires depuis une semaine… Je continue à énumérer ou… ?

-Je me suis trompée.

-Développe, encouragea Ginny en s’asseyant à ses côtés.

-Je ne représente rien pour lui, je m’en doutais depuis le début mais je voulais y croire…, répondit-elle en reniflant bruyamment.

-Croire en quoi Hermione ?

-Je l’aimais, dit-elle d’une toute petite voix en se relevant lentement et en se tournant vers son amie…»

Ginny ne la retint pas tant elle était troublée par ce qu’elle venait de lui révéler. Elle pensait que ce n’était qu’une petite histoire avec Drago Malfoy. De bons moments. Rien de plus. Mais au fond d’elle-même, et elle l’avait toujours su, Hermione et Drago se haïssaient trop pour ne pas s’aimer en fait. Son instinct lui dicta de les laisser s’arranger entre eux. Seuls. Après tout, c’était peut-être cela qu’ils leur manquaient, un peu d’intimitité.


* * *


« Je crois Hermione que tu as un sérieux problème avec tes conjugaisons…

-Mes conjugaisons ?

-Tu as souvent tendance à mettre de l’imparfait là où un présent irait mieux…

-Exemple ? demanda Hermione qui n’était pas trop d’humeur à tourner autour du pot.

-Ton "je l’aimais" aurait pu être remplacé par un "je l’aime"… Un présent de vérité générale comme on dit chez… (Ne me sautez pas dessus, je sais que ce n’est pas un présent de vérité générale mais un omnitemporel. Mais dans le contexte, ‘vérité générale’ je trouvais que ça sonnait mieux ? Non ?*c’est pas grave, je sors*)

-Merci Ginny, mais épargne-moi les cours de conjugaison.

-Ca se lit dans tes yeux que tu es amoureuse de lui. Que tu le veuilles ou non, c’est plus fort que toi, n’est-ce pas que j’ai raison ? demanda d’une voix doucereuse son amie.

-Tu ferais fortune en psychanalyste, répondit Hermione en esquissant un sourire.

-Psy Canna Lix ? Qui c’est ce mariol ?

-Psychanalyste. C’est un métier qui consiste à analyser les pensées des gens, leurs attitudes, leurs sentiments…

-Ah, bon, bon, acquiesça Ginny pas très convaincue. Quoiqu’il en soit, je te conseille de sortir ce cette mauvaise passe au plus vite.

-Non, ce n’est qu’un gars encore plus orgueilleux que tous les autres, froid, distant…

-Et qui a autant de problèmes que toi, poursuivit-elle.

-Je t’assure Ginny, il n’en vaut pas la peine. Je…

-Je rien, ma pauvre fille. Va le voir et débrouille-toi comme une grande. Je te laisse maintenant. Quelqu’un m’attend, lança-t-elle avec un clin d’œil !»


* * *

Drago attrapa délicatement la main d’Hermione et l’entraîna dans une folle course à travers les couloirs. Arrivés au troisième étage (dsl, je suis atteinte d’Alzheimer, je ne sais plus où se situe la salle sur demande !^^), Drago passa plusieurs fois devant le mur donnant accès à la salle sur demande. Il s’y engouffra et invita Hermione à l’y rejoindre.


* * *

Dans le dortoir des garçons, la panique était au rendez-vous. Harry secouait frénétiquement ses affaires dans l’espoir de retrouver quelque chose. Il souleva sa couette et soupira.

« Elle est où ?

-Tu cherches Ginny ? demanda moqueusement Ron.

-Gros malin, va ! J’ai perdu ma carte…

-Ah, aucune idée de là où elle pourrait être, dit-il en se laissant tomber à la renverse sur son lit. Perdue ? Confisquée ?

-Non, non… Enfin, je ne crois pas. Je vais devoir m’en passer pour aller aux cuisines, acheva-t-il. »

Et dans un mouvement souple, il s’enroula dans sa cape et partit. Ron le suivit des yeux et ria intérieurement. Aux cuisines, avait-il dit ?


* * *

« Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises »

Un doigt suivait en tremblotant les petits pas en encre qu’animait Harry dans les couloirs… quand il s’arrêta sur deux noms qui ne bougeaient pas. Mais que faisaient Hermione et Drago à une heure aussi tardive dans la salle sur demande ?
La main se crispa avant de s’abattre sur la carte, rageusement.








Et non, vous avez vu, au début, ce n’était pas Malfoy père. En même temps, il n’aurait jamais osé toucher les mains d’une sang-de-bourbe. A la limite, il l’aurait harponnée avec sa canne !^^
J’avais envie depuis le début de la fic de mettre des chansons qui correspondaient aux différents passages. Mais, je doute que vous ayez le temps d’aller chercher les morceaux que j’aurais proposés ! Cela dit, si ça vous tente, je ferais un petit essai dans le prochain chapitre…

Et surtout, merci, merci, merci de suivre la fic et merci pour vos reviews.

{xxx from Hogwarts}
Chapitre 14 : Le Tyran by flowerpower
Author's Notes:
I will survive ! Ok, je vais éviter les retours avec les roulements de tambours !^^ Enfin, un nouveau chapitre ! Cela faisait quelques semaines (mois ? *gloups* !) que vous attendiez déjà celui-là… J’ai mis du temps à l’accoucher, mais il est là. Et en plus, j’ai passé mon bac, donc je vais pouvoir me consacrer à cette fic ! Encore merci à tous pour vos encouragements et vos reviews… Ce chapitre est pour vous !

{Je fais le premier essai avec mes propositions de chansons.}

[…]

* * * {flash-back} * * * ~La Belle et le Bad Boy– MC Solaar~

Hermione bâilla. La Grande Salle venait enfin d’être désertée par tous les élèves et il ne restait que quelques professeurs et préfets. Exténuée, elle souffla sur l’une des tables et fit s’envoler des centaines de confettis. Elle voulut se relever, mais la fatigue et la peine l’en empêchèrent. Elle s’écroula sur la lourde table en bois et éclata en sanglots. Elle ne parvenait plus à se contrôler et les larmes qui coulaient lui faisaient le plus grand bien. Tout laisser tomber. Tout oublier. Se reposer.

Les elfes apparurent soudainement et s’empressèrent de ranger la Grande Salle sous les regards compatissants et gratifiants des préfets. Minerva McGonagall, cependant, voyant l’effondrement de son élève préférée, accourut vers elle et tenta de la réconforter. Hermione la remercia gentiment prétextant le besoin urgent d’aller dormir et la fatigue nerveuse. Elle se leva et marcha d’un pas lourd vers l’appartement des Préfets-en-Chef. Faible. Voilà ce qu’elle était. Cette seule idée d’avoir montré sa vulnérabilité la rendait malade et elle haïssait cela. Néanmoins, voyant qu’elle n’arriverait pas à atteindre sa chambre tant elle se sentait épuisée et incapable d’aligner davantage de pas, elle s’affala dans la couloir et s’endormit presque instantanément.

* * *

De son côté, malgré l’heure tardive qu’affichait la grande horloge dans le hall du château, Drago ne cessait de se retourner dans ses draps de soie. Sa dispute avec Hermione l’avait profondément affecté, et bien que son attitude ne laissait que très rarement transparaître ses différentes humeurs, quiconque se serait retrouvé en sa chambre aurait noté le trouble inhabituel du Serpentard. Il le savait. Sa relation avec cette fille était telle une fissure dans sa carapace de jeune homme glacial, superbement attirant, incroyablement dérangeant et si ridiculement épris d’une jeune donzelle. Argh ! Il en aurait pleuré de rage de s’être enlisé dans cette spirale sentimentale. Si seulement, il pouvait tout oublier. Non pas revenir en arrière car il était trop conscient que cela ne le mènerait à rien, mais il souhaitait par-dessus tout oublier cet incident. Ils s’étaient blessés mutuellement et de façon presque intentionnelle. Comme s’ils cherchaient à vaincre les limites de l’autre. Un combat sans fin ou plutôt si, dont l’issue en serait tragique.

Drago étouffait dans sa chambre. Il se leva nonchalamment de son lit et, après avoir enfilé un pull en quatrième vitesse, sortit de l’appartement des Préfets-en-Chef.

* * *

Cela faisait maintenant une demi-heure que le Serpentard marchait à tout va, ne se souciant même pas de ce que son escapade nocturne pourrait lui valoir. Et puis merde, se dit-il, je suis Préfet-en-Chef de cette foutue école… Si j’ai même pas le droit de faire ce que je veux !
Les mains dans les poches, le regard sombre, il continua sa promenade dans les couloirs du château. L’envie lui vint d’aller aux cuisines. Mais il n’éprouvait aucunement la faim et la seule idée de manger l’écoeurait.

L’on était le 1er novembre. Un jour en soi comme les quelques trois cent soixante quatre autres, mais qui résonnait différemment pour Drago. Cela marquait sa rupture avec Hermione et pire encore, la haine pure et officielle envers son géniteur. L’enfoiré en or, comme se plaisait à le surnommer son fils. Corrompu jusqu’à la moelle, assouvi au Seigneur des Ténèbres, insultant à l’égard de ce qu’il nommait la « race inférieure », Lucius Malfoy ne s’était attiré pour ainsi dire les foudres de son unique rejeton que depuis que ce dernier avait compris de qui il s’agissait. Feindre l’amour filial et l’admiration la plus béante et grotesque ne lui était pas si difficile dans un monde où tout n’était qu’apparence et superficialité. Cependant, acquiescer aux divers propos de sa famille devenait insoutenable. Mais ce qui l’exécrait davantage étaient les réflexions pertinentes de la part des relations de ses parents et qui le confrontaient directement à son père. Il lui ressemble tellement, disaient les uns. Ce garçon finira comme son père : brillant et honorant les sangs-purs, clamaient les autres. Si quelque chose irritait au plus haut point Drago Malfoy, outre le saint Potter et son serviteur le pauvre Ron qui retenaient une attention particulière chez Hermione, le fait de lui accorder les mêmes desseins qu’à son enfoiré de père le rendait malade. Non, il n’avouerait jamais à quelqu’un la haine qui émanait de lui à l’encontre de son procréateur, mieux valait encore feindre une admiration sans borne et une tendance au mimétisme afin de n’éveiller aucun soupçon. Oui, tout continuerait comme avant. Après tout, le professeur Rogue avait peut-être raison. Hermione Granger n’était qu’une passade. Une jeune fille qui s’était retrouvée dans ses bras à un moment où le doute alimentait sa haine. Une vulgaire histoire sans lendemain, il devait s’en persuader. Pour ne pas la mettre en danger, pas elle.

* * *

Drago entendit le quatrième coup de la grande horloge de Poudlard résonner. S’il était raisonnable, il rejoindrait sa chambre et profiterait des dernières heures de la nuit pour dormir. Mais raisonnable était-ce un adjectif pouvant le qualifier ?

Retroussant légèrement les manches de son pull –décidemment il faisait bien lourd pour un début de novembre !-, il poursuivit sa ronde injustifiée. C’est ainsi qu’au détour d’un couloir il aperçut un pied couché. Fronçant les sourcils et plaquant sur son visage le sourire le plus méchant qu’il pût créer, Drago se délectait de la sanction qu’il allait infliger à l’élève qui s’était permis de ne pas être dans son dortoir. Cependant, à mesure qu’il s’approchait, sa baguette tenue avec fermeté, il convint que le pied était celui d’une fille, et sa chaussure à talon confirma son appartenance aux septièmes années. Parfait, la réprimande n’allait en être que plus exemplaire et plus humiliante. Restait à savoir de quelle maison elle appartenait et il imaginait déjà avec un plaisir malsain le sablier concerné se vider par la faute d’une élève. Mais alors qu’il s’apprêtait à s’énerver, il reconnut les couleurs chaudes de Gryffondor. Non, ce ne pouvait être elle.

S’agenouillant l’instant d’après à côté du corps gelé, il se pencha vers son visage et fut rassuré d’y entendre le souffle régulier de sa respiration. L’espace d’un millième de seconde, il avait songé que son père était passé et avait fait l’expérience une fois de plus de l’usage de l’un des sorts impardonnables.

Il s’assit à ses côtés et enfouit son visage entre ses mains avant de rire nerveusement. Hermione frissonna alors, résolue d’engueuler l’être immonde qui osait perturber son sommeil. Elle s’assit péniblement, trouvant son matelas soudain bien dur et humide. Elle avait à peine ouvert ses yeux que les événements de la veille lui revinrent en mémoire. La fatigue, et le manque de force pour aller jusqu’à sa chambre.

« Pourquoi tu me cherchais ? parvint-elle à articuler sachant que le garçon qui riait de soulagement n’était autre que Drago.

-Je ne te cherchais pas, répondit-il en soupirant.

-Qu’est-ce que tu fous alors en plein milieu de la nuit ici ? s’énerva Hermione dont la mauvaise humeur était manifeste.

-Je te retourne la question, murmura-t-il malicieusement.

-Ca ne te regarde pas… et puis fiche-moi la paix. Fais ce que tu veux de ta nuit après tout, ça ne m’intéresse pas.

-Je te laisse, dit-il en se relevant… Je te conseille d’aller dormir dans ta chambre, ça t’évitera de tomber malade.

-Je fais ce que je veux, je suis Préfète-en-Chef et tu n’es qu’un sale mec…

-Et toi, il te manque des heures de sommeil, lui rétorqua-t-il sur un ton glacial. »


Drago commençait à s’éloigner quand Hermione le rappela. Il se retourna, pensant qu’ils s’expliqueraient sur l’incident de la soirée mais il tomba des nues à la vue des prunelles sombres où se reflétaient la rage et la détermination de la jeune fille:

« Ne m’adresse plus jamais la parole. Plus jamais. »


* * * ~No Man’s Woman– Sinead O’Connor~

Les jours passaient, aucun des deux ne s’était parlé depuis. Alors que Drago était tout aussi arrogant et méprisable, Hermione venait d’acquérir le doux surnom de « Tyran » et cela, depuis la fameuse soirée d’Halloween. Elle était exécrable avec tous, excepté avec le corps professoral qu’elle respectait trop. Harry, Ron et Ginny tentaient de lui faire reprendre ses esprits, sans succès. La métamorphose de leur amie les laissait pantois. Quel était le facteur qui avait engendré pareil comportement ?

Hermione Granger n’était plus la gentille préfète qu’on allait voir pour demander des explications sur tel ou tel cours. Au contraire, les élèves semblaient la fuir et lorsque cette dernière se trouvait dans les parages, à l’entente seulement des mots : « Tyran en vue ! » qu’un éclaireur malin chuchotait, tous se ruaient vers la direction opposée ou alors tentaient de se fondre parmi le décors.

Elle-même ne se reconnaissait pas, mais cela lui importait peu. Tant que son autorité était respectée et que Drago ne se situait pas dans un périmètre de quelques cinq kilomètres de diamètre –phénomène absolument impossible mais qu’elle se plaisait d’énoncer-, elle allait bien.

* * *

La fin des cours sonna et une ruée d’élèves s’échappa des salles de classe. Lancements de cartables, courses-poursuites dans les escaliers, soupirs de soulagement, le week-end était enfin là ! Cependant, Hermione ne l’entendait pas de cette manière. Alors qu’un élève la percuta, trop heureux de rejoindre ses autres amis dans le parc, elle le retint par le bras.

« Non mais tu te prends pour qui Preston Fool ! (J’adore ce nom, il veut dire « idiot »^^ Ok, il n’y a rien de drôle, mais comme c’est moi qui décide des noms des persos secondaires ! Niark niark ! Autant devenir méchante comme la Granger !) Excuse-toi ! DE SUITE ! rugit-elle.

-Je…

-Le respect commence avec ta préfète-en-chef ! Enregistre ça ! (Met-toi à genoux, je suis ton maître ! Ah ah ah ^^)

-Désolé, balbutia l’élève de deuxième année dont les yeux exprimaient la plus grande terreur.

-Dégage maintenant ! »

Le petit ne se le fit pas répéter et déguerpit aussi vite que ses jambes le lui permirent. L’incident avait jeté un froid dans le couloir et Harry qui l’avait suivi pour lui demander quelque chose ne savait pas comment intervenir. Elle était tellement effrayante lorsqu’elle était en colère qu’il préféra l’abandonner… Après tout, elle est grande, se résonna-t-il comme pour faire mourir le sentiment de culpabilité qui le rongeait doucement.

Elle continua son chemin et s’énerva à nouveau contre un groupe qui gênait le passage.

« Tous aux abris, v’là l’Tyran ! ricana un élève de sixième année de Poufsouffle.

-Ta gueule Stan ! intima Harvey McLean, le préfet de ladite maison. Elle est suffisamment énervée comme ça, n’en rajoute pas.

-Tu préfères t’exécuter aux ordres de la furie ?

-QU’EST-CE QUE VOUS FAITES AU MILIEU DU COULOIR ? cria la concernée.

-On s’en va Tyr…

-Oui, coupa Harvey, on discutait juste un instant.

-Et bien, tu devrais savoir qu’en tant que préfet, tu sais qu’on ne discute pas dans le couloir ! Tu te dois de montrer l’exemple aux autres ! s’excita davantage Hermione en faisant tournoyer sa baguette devant lui.

-Avec toi, on ne devrait même plus respirer, c’est incroyable ! Et puis, tu crois que de montrer aussi colérique est exemplaire ? se moqua alors le préfet des Poufsouffles.

-Tu n’as pas à discuter, tu fiches le camp du couloir avec ta marmaille…

-Mais bon sang Hermione ! CALME-TOI ! T’es vraiment odieuse depuis une semaine, cracha Harvey qui perdait patience devant la Gryffondor. Si ton poste de préfète-en-chef te demande trop de travail, tu n’avais qu’à refuser…

-Dit le pauvre garçon qui lorgnait justement sur le titre, répliqua-t-elle méchamment. Et j’en ai rien à faire d’être insupportable, je me soumets à mes obligations de préfète, un point c’est tout. Maintenant tu la boucles et tu me laisses passer.

-Je prends les paris… Dix gallions que Granger fout une droite à McLean ! fanfaronna le fameux Stanislas dans le couloir.»

Si ce dernier avait su ce que ses paroles déplacées provoquèrent par la suite, il se serait bien gardé d’émettre la moindre plaisanterie. Hermione, à l’entente du jeu que venait d’instaurer ledit Stan, leva une main sur lui mais Harvey fut plus rapide et empoigna son bras avec une telle force qu’elle en aurait crié de douleur si la vingtaine d’élèves qui s’amassaient autour d’eux ne la regardaient pas avec un mélange d’incompréhension, parfois un peu de mépris et surtout une joie malsaine.

« Ne lève pas la main sur un élève ! Tu es complètement folle, par Merlin ! s’offusqua Harvey.

-Oui, je suis hystérique, méchante et en plus injuste !

-Bon sang, mais reprend-toi Granger ! »


Drago, que les cris des jeunes gens avaient attiré en ces lieux, se précipita vers Harvey et Hermione. Il se doutait de ce qui avait du se passer, c’était la même histoire depuis le début de la semaine.

« McLean, lâche ta prise, et casse-toi avec tes élèves…, dit d’une voix glaciale le Serpentard. Je m’en occupe.

-Non mais…

-Discute pas sinon je la laisse se défouler sur toi !

-Par ici ! Suivez-moiiiii, cria le préfet l’instant d’après en agitant sa main. (Genre le neuneu de service^^)

-Tout le monde circule, c’est clair ? rugit Drago à l’attention des derniers voyeurs du -pourtant très prometteur- match de boxe entre deux de leurs préfets. »


Il ne restait plus personne. Il se retourna et chercha des yeux Hermione. Cette dernière continuait sa route. En quelques enjambées, il la rattrapa et la poussa violemment dans une salle de classe.

« Non mais tu réfléchis à ce que tu fais ? s’emporta aussitôt Drago.

-Tu trouves que je réagis de manière excessive toi aussi ? s’enquit-elle dans un petit rire.

-Excessive ? Mais tu es pire que tous les Serpentards réunis, par Salazar ! Tu sais comment ils t’appellent ?

-J’en ai rien à faire.

-Je te le dis quand même. Le Tyran. Pour une Préfète-en-Chef de Gryffondor, qui plus est la meilleure élève de son école…

-Tu crois que de me dire mes quatre vérités va changer quoi que ce soit ? Pauvre troll ! Encore plus pathétique que je ne me l’imaginais, lança-t-elle avec dégoût.

-Tu es méprisable Granger…

-Et toi absolument tordant de rire. Un jour tu joues à l’amant passionné, un autre au méchant de l’univers, un autre encore au fils à papa qui finira par ailleurs comme lui !

-Retire Granger, cracha Drago !

-Tu sais, on devrait te décorer de la médaille du courage, répondit-elle en soutenant son regard... »


Le Serpentard ne répondit rien. A quoi bon s’énervait davantage alors qu’elle était à peine consciente de ses actes et de ses paroles. Un étranger l’aurait dit ivre tant son comportement laissait à désirer.

« En plus, tu ne devais plus m’adresser la parole ! Je n’arrive plus à me contrôler depuis notre rupture. Je crie tout le temps… Les petits me crispent en ce moment. Et merde… Je dis n’importe quoi ! s’énerva Hermione une fois de plus.

-J’étais bien obligé d’intervenir ! T’as vu comment tu as agressé les élèves ?

-Monsieur est un saint homme, j’oubliai ! ricana-t-elle froidement.

-Maintenant, TU LA FERMES GRANGER ! »


Sur ce, Drago lui roula un patin, sans autre forme de procès.


[…]



Chapitre fini ! La suite prochainement… !^^ Bon, j’imagine qu’à la lecture de ce chapitre, vous avez du vous dire que j’avais péter une durite… Mais le fait qu’ Hermione change me plaisait bien. Sachant, bien sûr, qu’elle ne restera pas comme ça…

Le flash-back continuera sur le chapitre suivant et la dernière partie du chapitre 13 Orgueil et préjugésretrouvera sa place ! Et, je ne vous le dirai jamais assez, merci de suivre ma fic… XD
Chapitre 15 : by flowerpower
Author's Notes:
[Arrive sur la pointe des pieds]

C'est la dernière review que j'ai reçu qui m'a réveillée! Je suis sincèrement désolée d'avoir abandonné la fic pendant quelques temps. Mes études m'ont fait oublié l'univers HP, mais je vais tenter d'y remédier! ;) En attendant, je vous poste ce chapitre. En espérant que les -trop- longs délais entre chacun de mes chapitres ne vous font aps trop perdre le fil de l'histoire. (En fait, je suis quasiment certaine que ce doit être du nimporte nawak...'fin^^)* Bonne lecture*
[…]

Hermione n’avait pas vu Drago s’emparer brutalement de ses lèvres et, sous l’effet de surprise, elle s’était adonnée à ce baiser. Cependant, reprenant vite ses esprits, elle le repoussa violemment.

« Mais…tu…, murmura-t-elle dans un souffle vibrant de colère.

-Je t’ai embrassé parce que tu m’emmerdais Granger. Voilà pourquoi je me suis jeté sur toi. »

Drago attendait une réaction de sa part. Une gifle, une insulte cinglante, une menace intimidante… En somme, n’importe quoi qui fût à la hauteur de son attitude irascible des derniers jours. Mais il n’en fut rien. Hermione rajusta la sangle de son sac de cuir sur son épaule, puis, sans un mot ni même un regard, elle quitta la pièce avant de claquer la porte en bois. Drago s’assit alors sur un coin de bureau.

« Félicitations, grinça une voix tapie dans l’ombre, au fond de la salle. » (Le cliché^^)

Drago paniqua. Qui cela pouvait-il être ? Il connaissait trop bien le professeur Rogue et sa voix glaciale et rocailleuse ne s’apparentait pas à celle entendue. Mais qui ? Il se retourna vers la voix et découvrit avec effroi la dernière personne qu’il eût désiré rencontrer en pareil lieu, son père étant hors concours.

« Potter ? Qu’est-ce que tu fous dans cette classe ? fulmina-t-il.

-Malfoy, dis-moi seulement que je viens d’avoir une vision et qu’il ne s’est rien passé de ce que j’ai vu, répliqua Harry en s’avançant vers lui, sa baguette pointée vers la poitrine du Serpentard.

-Je confirme que tu es victime d’hallucination Potter, cracha Drago d’un ton méprisant. Un seul mot de tout ça et je te…

-Oui, bien sûr. J’aurais dû m’en douter…, ricana superbement Harry. Et je suppose que l’histoire de l’amant passionné et de votre rupture concerne un autre Malfoy dans cette école. Tiens, où peut-il se cacher ? demanda-t-il sèchement.

-Ne joue pas à ça Potter ou tu vas le regretter.

-Je vais être clair Malfoy. Tu touches encore à Hermione et je te fais danser à poil dans la Grande Salle le jour-même. Et si la sanction ne t’effraie pas outre mesure, sache que je prendrai mes dispositions, et que tu le regretteras très, mais alors, très longtemps, acheva-t-il sur un ton menaçant.

-Tu ignores tout alors ne te mêle de rien…, répliqua d’une voix glaciale le Serpentard.

-Hermione est mon amie, et la voir troublée à tes côtés me dérange profondément. En tout cas, si c’est à cause de ta sale personne qu’elle est dans cet état, je jure, par Merlin, que tu vas t’en souvenir.

-Je n’y suis pour rien, assura Drago qui pourtant déglutit, non sans quelques difficultés, la dernière réplique du Gryffondor.

-Je le saurais.

-Crois-tu qu’elle te parlera de tout ça… Tu es bien naïf, Potter ! lança-t-il alors qu’il retrouvait toute sa superbe et son arrogance d’antan.

-Garde ta dérision pour d’autres. La moquerie ne te va pas du tout, surtout si ta famille apprend cet événement.

-Ne fais pas ça, dit Drago dont l’épouvante se lisait à nouveau sur son visage, en levant à son tour sa baguette.

-Je vais me gêner ! Tu t’envoies en l’air Hermione, une des meilleures filles qui soient, et en plus tu déteins sur elle ton affreux caractère ! Non, vraiment, je vais me gêner ! répéta Harry, un malin sourire accroché à ses lèvres. Je suis certain que Ron serait ravi d’apprendre également l’existence de votre relation…

-Jamais tu ne le feras, s’empressa de dire le Serpentard.

-Et pourquoi donc ?

-Tu n’as pas envie de gérer une seconde crise. D’autant plus que la Weasley t’intéresse davantage que le sort de l’amoureux transi qu’est la belette, cracha Drago.

-Un point partout, Malfoy. Mais j’ai l’avantage sur toi que ma famille ne châtie pas ce genre de relation. (D’autant plus que le pauvre chéri n’en a pas^^) Alors, un conseil, tu sors de sa vie. Tu ne lui parles plus comme elle te l’a demandé et j’évite d’en parler. Et sache que je fais ça exclusivement pour elle. Parce que c’est une fille bien, qui mérite mieux qu’un sale gosse de riche dont la famille baise les pieds du Seigneur des Ténèbres. C’est clair, Malfoy ? »

Drago ne répondit rien, il plissa seulement ses paupières. Harry rangea sa baguette et au moment de passer devant lui, lui glissa à l’oreille :

« Ah, si. Une dernière chose. Merci de l’avoir calmé, j’ai bien cru qu’elle allait s’en prendre à ses amis… »

Et dans un rire franc, Harry sortit.


* * *

Les bruits de l’incident dans le couloir se répandirent comme une traînée de poudre. Cela confirma la folie dont été éprise leur Préfète-en-Chef. Ron en vint même à se demander s’il ne devait pas faire appel à ses frères, Fred et George, afin qu’il trouvèrent un remède pour la furie qu’était devenue leur amie. Ginny ne savait en quel endroit la trouver et Harvey se risqua, dans sa salle commune, à parler de la camisole de force le temps qu’elle se calme.

Harry, de son côté, était bien songeur. La situation ne l’amusait plus du tout. Tenter de raisonner Hermione était une chose, accepter sans broncher feu sa relation avec la fouine en était une autre. A peine arriva-t-il dans la salle commune qu’il s’affala dans un fauteuil et ferma les yeux. Non, pas avec lui, s’entendait-il s’offusquer au fond de son être ! A vrai dire, il ne comprenait pas quel motif avait poussé Hermione à s’éprendre du Serpentard le plus abject de tous les temps. L’avait-il envoûté ? Lui avait-il jeté un sort ? Une multitude de questions l’assaillit alors. Cependant, Harry les jugea plus futiles à côté de la douleur réelle qui rongeait son amie. Et de sa soif débordante de vengeance qui la dévorait. Elle avait été blessée. Il se promit d’en parler à quelqu’un de confiance, à la fois proche d’elle et avec assez de recul pour considérer la chose avec modération. Sans hésiter plus longtemps, Ginny lui sembla la meilleure élève qui soit et l’élut derechef comme sa personne de confiance. Ainsi fût-il.


* * *

Les professeurs eurent vent des faits de la veille par les commérages incessants dans les couloirs. Dumbledore l’apprit par les portraits du château qui avouèrent par la suite s’être délectés de cette scène exquise entre la brillantissime Préfète-en-Chef et le charmant préfet des Poufsouffles. Le directeur haussa les sourcils et esquissa un petit sourire à l’entente de cette nouvelle. Cette Hermione Granger le surprendrait toujours. Mais il ne fallait pas que son humeur, aussi détestable fût-elle, en fasse pâtir les élèves. Un petit entretien avec sa talentueuse élève s’imposait avant qu’on ne lui rapportât quelque vent d’effusions de sang au détour d’un couloir.


* * *

Hermione sortit de la bibliothèque d’un pas pressé. Elle n’avait pas vu l’heure et réfléchissait aux potentielles excuses qu’elle allait devoir servir à ses amis pour son retard au déjeuner.
Son arrivée dans la Grande Salle ne provoqua ni silence, comme l’on aurait pu s’y attendre incontestablement, ni même huées. Rien de tout cela. Les élèves ne se souciaient pour ainsi dire pas d’elle. Enfin, ils se risquaient à la regarder de travers, mais essayaient de feindre l’indifférence la plus totale. Hermione ne leur adressa même pas un regard. Exténuée, elle attrapa un bout de viande qu’elle découpa avec rage.

« Hermione, on sait que t’es fatiguée… Va te reposer.

-Depuis quand tu me donnes des ordres, Harry ? s’enquit la concernée sans lever les yeux de son assiette.

-Tu nous épuises.

-On ne te reconnaît plus.

-Oui, acquiesça Ron qui ne souhaitait pas en rajouter davantage.

-Quelqu’un désire dire autre chose ? demanda-t-elle, imperturbable.

-…

-Personne ! Parfait ! Alors, laissez-moi terminer ma tranche de rôti et je file dans ma chambre me reposer sur le conseil d’un ami. »

« D’un ami » ? Ces mots prononcés avec douceur étaient aussi cinglants qu’une insulte et Harry sentit la chaleur lui montait au visage. Alors que la jeune fille se leva, il se risqua un regard vers la table des Serpentards. Ce satané Malfoy avait-il vu la scène ? Se rendait-il compte à quel point leur rupture –puisque relation il y avait eu- l’avait affectée ?

« Harry… Harry…, osa doucement Ginny.

-Mmh?

-Tu vas bien? »

Harry lâcha sa fourchette et se leva précipitemment. Ginny le suivit et courut derrière lui. Seul Ron restait attablé, ne comprenant rien de ce qui se passait autour de lui. Qu’importe, je les rejoindrai plus tard, se raisonna-t-il tout en lorgnant sur une mousse au chocolat.

* * *

« Harry ! Attend-moi…, cria Ginny qui tentait vainement de le rattraper. »

Ce dernier s’arrêta brusquement et la rejoint. Il lui prit la main et l’emmena dans une salle de classe.

« Ginny, il faut que tu m’aides, annonça-t-il d’une voix grave.

-Je t’écoute…

-C’est à propos d’Hermione. J’ai appris des choses mais je ne veux absolument pas que cela se répande. Elle ne t’a rien dit ces derniers temps ?

-Euh…, hésita Ginny qui n’osait révéler les secrets de son amie.

-Tu sais quelque chose, alors dis-le moi, supplia-t-il.

-Je ne pense pas que ce soit la meilleure idée. J’aurais trop peur que tu finisses dans le même état qu’elle…

-Promis, je contiendrais toutes mes émotions !

-Ok, je vais te dire ce que je sais sans rentrer dans les détails. Accroche-toi. Elle sort ou devrais-je dire sortait avec Malfoy depuis la rentrée. Elle était paniquée à l’idée que cela se sache. Je pense que Malfoy l’attirait et la révulsait paradoxalement. Leur relation était très…ponctuelle. Mais c’est à la suite de la soirée d’Halloween qu’il s’est passé quelque chose. Je n’en sais pas plus, je n’ai pas réussi à lui parler cette semaine.

-Alors…Tu étais au courant de tout ? demanda Harry en écarquillant les yeux au fur et à mesure qu’elle parlait.

-Disons que je l’ai découvert. Mais ce n’est pas le problème. On doit maintenant trouver une solution pour Hermione. C’est pour ça que tu voulais me parler tout à l’heure ?

-Tout à fait, il faut qu’on trouve une solution. On va pas la laisser mettre Poudlard à feu et à sang jusqu’aux ASPICS. Voilà ce que je te propose…, dit-il en s’approchant de la jeune fille. »

* * *

Hermione se réveilla dans la salle commune des Préfets-en-Chef. Cette sieste lui avait fait un immense bien. (La sieste est orgasmique, on y croit tous… Oups^^) Son sommeil avait était aussi léger que les autres nuits, mais il lui semblait que ce temps de repos l’avait remise en forme. Du moins pour le week-end. Et là, un sentiment de culpabilité envers Harry l’envahit. Elle irait lui parler, lui expliquer certaines choses. Lui faire confiance, une fois de plus.

Alors qu’elle s’apprêtait à sortir, quelqu’un frappa à la porte.

« Granger ? demanda une voix grasse et peu avenante. »

Hermione ouvrit à la personne et découvrit Rusard, son hideuse Miss Teigne entre les bras. Elle le dévisagea un moment, attendant la suite de sa requête.

« Le Professeur Dumbledore aimerait vous voir dans son bureau. De suite, cracha-t-il sur un ton qui ne souffrait pas de discussion.

-Très bien, je vous suis. »

Il était inutile de répondre qu’elle avait d’autres projets que d’aller parler au directeur. C’est ainsi que, sans opposer la moindre résistance, Hermione suivit le concierge jusqu’à l’entrée du bureau de Dumbledore. Elle attendit à peine, l’escalier dérobé se présentant à elle l’instant d’après. Au fond de la pièce, en train de nourrir son phoenix, se tenait le directeur. Elle toussota pour marquer sa présence.

« Je sais que vous êtes là, mademoiselle Granger… N’est-il pas beau ? lui demanda-t-il en caressant le plumage rouge et or de l’oiseau. Un bel exemple de métamorphose, n’est-ce pas ?

-Tout à fait… Je…

-Souhaitez-vous un chocolat ? Fred et George m’en ont envoyé de savoureux… Je vous conseille la praline à la cannelle. Je ne vous garantis pas les effets secondaires, mais ce n’est rien de méchant… Je me suis seulement retrouvé avec la langue bleue hier soir, dit-il lentement en souriant et en présentant à Hermione une coupe remplie de friandises.

-Merci, parvint-elle à répondre dans un souffle.

-Hermione… J’ai eu vent de ce qu’il s’était passé dans le couloir. Quelque chose ne va pas ? l’interrogea-t-il doucement.

-Je…, commença-t-elle. »

Elle lui avoua toute l’histoire sous le regard bienveillant du vieux professeur. Puis, la confession ayant touché à sa fin, elle éclata en sanglots.

* * *

Le samedi soir, en rentrant dans la salle commune des Préfets-en-Chef, Drago fut étonné de l’agitation qui régnait. Il se dirigea vers sa chambre et retint un hurlement.



[…]


+ 1 de fini ! J’espère qu’il vous a également plu. En revanche, je suis sincèrement désolée, ce chapitre ne signe pas la fin du flash-back. Le suivant sera la dernière partie. Je pensais que j’aurais réussi à faire tenir en deux chapitres seulement tous les événements, mais je me suis rendu compte que ç’aurait été trop long. En espérant que ça ne vous perturbe pas trop. Mais ne vous inquiétez pas, relisez la fin du chapitre 13 et vous verrez comment ça se termine ;)

Et je vous remercie pour toutes vos adorables reviews… A tous ceux qui suivent la fic depuis le début et à qui je devrais discerner la médaille de la Patience pour tous mes chapitres écrits en retard, un immense merci, plus grand que la galaxie!^^
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