Le top 5 by Andrea_M
Summary: Je ne sais pas comment cette idée m'est venue, mais, un matin, j'ai pris une plume, de l'encre et un parchemin. Installé sur notre lit, je me suis mis à écrire. A lister les cinq meilleurs moments de ma courte vie.
Parce que quand des choses sont aussi importantes, il vaut mieux les mettre sur papier, non?


Dessin fait par Chouette-E sur Deviantart

Categories: Biographies, Romance (Slash), Scorbus (Albus S./Scorpius) Characters: Albus S. Potter, Scorpius Malefoy
Genres: Autres genres, Romance/Amour
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Aucun
Chapters: 5 Completed: Oui Word count: 5706 Read: 11501 Published: 28/04/2012 Updated: 08/05/2012

1. (5) Le soir de ma répartition: 01 Septembre 2017 by Andrea_M

2. (4) Lily m'annonçant sa grossesse: 17 Avril 2029 by Andrea_M

3. (3) le soir où je me suis confié à James: 05 Décembre 2020 by Andrea_M

4. (2) Le jour où tout a commencé: 21 Mai 2022 by Andrea_M

5. (1) ? by Andrea_M

(5) Le soir de ma répartition: 01 Septembre 2017 by Andrea_M
Author's Notes:
Voici, le premier des cinq courts chapitres qui relatent les cinq meilleurs souvenirs d'Albus Severus Potter. En espérant que ça vous plaise!
« Albus Potter »

Les élèves tout autour de moi commencèrent à chuchoter, et à regarder parmi les nouveaux élèves afin de voir qui répondrait à cet appel. J’y étais habitué maintenant. Être le fils du Survivant n’est pas une chose facile, mais on s’y fait, au bout d’un moment. On ne prête plus vraiment attention à tous les regards en biais qu’on vous jette. Rose, debout à côté de moi, me donna un coup de coude dans les côtes afin de me faire réagir.
Je pris une grande inspiration et me frayai un chemin parmi les premières années afin de m’avancer vers le professeur Slughorn qui tenait d’une main la liste des nouveaux arrivants à Poudlard, et dans l’autre le Choixpeau Magique. Il se tenait à côté du tabouret sur lequel s’était assis tous les autres élèves avant moi afin de se faire répartir. Je me dégageai du petit tas de premières années et m’assis sur le tabouret.
Les quatre longues tables qui divisaient les élèves par maison me firent alors face. Les étudiants me fixaient d’un air curieux, certains chuchotaient entre eux tout en ne me quittant pas du regard. Je repérai assez facilement James, assis au milieu de la table tout à gauche, à côté de notre cousin Fred. Mon grand-frère me regardait en souriant. Il leva sa main et tendit son pouce.

Je sentis ma bouche s’étendre en un sourire lorsque mes yeux furent recouverts par une épaisse masse de cuir. Le Choixpeau était bien plus lourd que ce que j’aurais pu imaginer. Il commença à bouger sur ma tête, je fus pris d'un léger sursaut, surpris par ce mouvement. Une voix étrange se fit entendre. Elle était claire et très nette, aussi distincte que mes propres pensées.

« Quelle ironie ! J’ai l’impression d’entendre les pensées que ton père a eu, il y’a déjà 26 ans de cela ! »

Un rire strident retentit soudainement dans ma tête, si fort que j’en fermai les yeux de douleurs.

« Alors… Es-tu plus Albus ? Ou Severus ? »

Bien que je m’étais ressasser des millions de fois cette discussion que j’avais eu avec mon père sur le quai de la voie 9 ¾ le matin même, je n’étais pas rassuré. Serpentard restait la maison où Voldemort avait étudié et je savais bien que je ne m’y sentirais pas à mon aise si j’y étais réparti. Je serrai fort les bords du tabouret sur lequel j’étais assis. Priant de toutes mes forces je ne sais qui afin d’être envoyé à Gryffondor, rejoindre mon frère.

« Tu as bien l’air sûr de toi, mon petit alors il ne me reste plus qu’à t’envoyer à Gryffondor ! »

Le dernier mot de la phrase du Choixpeau résonna dans toute la Grande Salle qui fut suivi par un tonnerre d’applaudissement. J’ouvris les yeux et lâchai les bords du tabouret de surprise. Le professeur Slughorn retira le Choixpeau du dessus de ma tête en soupirant. Je me tournai vers lui.

« Quel dommage, j’espérais bien avoir un Potter parmi mes Serpentards… », Me dit-il en soupirant.

Je lui souris avant de me lever en un bond et me dirigeai vers la table des Gryffondor. Rose était encore parmi les nouveaux élèves, attendant de se faire répartir à son tour. Je jetai un rapide coup d’œil vers elle. Elle applaudissait de toutes ses forces en affichant un grand sourire. Je me hâtai vers la table où étaient assis mon cousin et mon frère. Ce dernier s’était levé et applaudissait très fortement en poussant des cris afin de me faire une véritable ovation. Je sentis mes joues rougir.
Lorsque j’arrivai près de lui, il me fit une tape complice dans le dos, en chuchotant:

« Bienvenue chez notre deuxième chez nous, frangin ! »

Il se tourna ensuite vers Fred et lui demanda de se décaler afin de me laisser une place à côté de lui. Fred s’exécuta dans l’immédiat.

« Il ne reste plus que Rose et on sera complet pour cette année ! » dit Fred en souriant.

Je m’assis là où Fred était, et regardai autour de moi. Ces élèves qui m’entouraient deviendraient bientôt une véritable seconde famille avec qui j’allais grandir et apprendre à vivre.

Le soir du 1er Septembre 2017, le soir où le Choixpeau m’a réparti chez les Gryffondor restera un souvenir qui me sera précieux et que je garderai en mémoire pour le reste de ma vie. C’est le dernier souvenir du top des meilleurs moments de ma vie.
Allongé sur notre lit, je mordillai le bout de ma plume, réfléchissant à un autre événement qui avait marqué ma courte existence… Lequel allai-je mettre en quatrième place?
Ah oui ! Celui-ci! ce soir d’Avril où Lily s’est retrouvée complétement trempée devant notre porte pour venir se confier à moi. Ce soir où elle m’a avoué qu’elle était enceinte.
End Notes:
J'espère que ça vous a plu :D
N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez!
(4) Lily m'annonçant sa grossesse: 17 Avril 2029 by Andrea_M
Author's Notes:
Voici la suite :)
Ma mère Ginny disait toujours « En Avril, ne te découvre pas d’un fil », ce proverbe ne pouvait pas se révéler plus exact en cette nuit. La pluie battait d’une force incroyable contre toutes les fenêtres de la maison. J’adore la pluie, surtout quand elle est diluvienne, car quand il fait mauvais j’ai pour habitude de me poser dans le gros fauteuil devant la cheminée, et je n’hésite pas à allumer un bon feu. Après ça, je me sers un verre d’hydromel tout en prenant un livre.
Cette soirée-là, j’étais seul. Tu m’avais laissé pour passer quelques jours chez tes parents, j’étais donc prêt à passer la soirée avec mon livre pour seul compagnie. Combien fus-je surpris lorsque j’entendis la sonnette retentir dans toute la maison. Je posai mon livre, quittai le salon et me dirigeai vers la porte d’entrée. Je jetai un coup d’œil à travers le judas et y vit une Lily complétement trempée.
J’ouvris la porte en trombe, tirant ma jeune sœur par le bras afin de la faire rentrer à l’intérieur de la maison.

« Mais qu’est-ce que tu fais sous cette pluie ?! Entre vite ! »

Elle se laissa entrainer à l’intérieur sans dire un mot. Elle était complétement trempée et ne portait qu’une simple veste par-dessus une robe courte.

« Je vais te chercher une serviette, poses toi devant la cheminée histoire de te réchauffer un peu ! »

Je grimpai les marches des escaliers en un éclair et pris une serviette dans la salle de bain. Quand je retournai dans le salon, Lily avait pris ma place dans le fauteuil. Je posai la serviette sur la tête de ma sœur et commençai à lui sécher les cheveux. La serviette lui recouvrait toute la tête si bien que je ne pouvais pas voir son visage.

« Alors que me vaut le plaisir de cette visite de ma chère petite sœur adorée ? »

Lily resta silencieuse ce qui me surprit. Elle qui était une véritable pipelette d’habitude, elle n’avait toujours pas dit un mot depuis qu’elle était entrée chez nous. Alors que je séchais encore ses cheveux, je sentis qu’elle fut prise de soubresauts, je m’arrêtai.

« Ça va Lily ? »

J’entendis alors un léger reniflement qui échappa à ma sœur. Paniqué, je m’agenouillai devant elle, et tira la serviette afin que son visage soit dégagé. Lily pleurait toutes les larmes de son corps.

« Bah alors Lily ! »

Elle se jeta alors dans mes bras, sans prévenir, et éclata en un sanglot bruyant. Interdit, je ne trouvai rien de mieux à faire que de serrer fort ma petite sœur. Nous restâmes quelques minutes ainsi, les seuls sont audibles étant ceux des crépitements du feu, et ses sanglots. Au bout d’un moment, je m’écartai de son étreinte et essuya ses joues toutes mouillées par ses nombreuses larmes.

« Tu te décides à me dire ce qui t’arrives maintenant ? »

Lily qui sembla s’être calmée durant quelques secondes, se remit à sangloter de plus belle. Je soupirai, complétement démuni face à la détresse de ma protégée.

« C’est Lysander ? »

Lysander Scamander était le petit ami de Lily. Tous les deux se connaissaient depuis presque toujours étant donné qu’il était le fils d’une des meilleurs amis de notre père : Luna Lovegood. Il avait toujours été amoureux d’elle et l’avait pratiquement harcelé pour qu’elle accepte de sortir avec lui. Elle avait capitulé pendant sa sixième année, pensant qu’elle le laisserait au bout d’un mois grand maximum, mais à sa grande surprise elle s’était attachée à lui. Ils sortaient ensemble depuis environs 5 ans, cette nuit-là.
Devant une telle scène, j’étais persuadée qu’il venait de larguer ma sœur, et était prêt à faire une descente chez lui afin de lui en toucher deux mots.

« Tu veux que j’aille le voir? »

Lily m’agrippa le bras, en balançant sa tête de droite à gauche pour montrer son désaccord quant à ma proposition. Elle se mit alors à sourire comme jamais elle n’avait souri. Elle respirait le bonheur. Je fus très surpris par ce passage d’un état de gros pleurs à celui de joie absolue.

« Al’… Je suis enceinte… »

Elle l’avait dit en un souffle, mais assez distinctement pour que je puisse l’entendre. Je me souviens qu’à cet instant précis, je fus tellement sous le choc que j’en perdis l’équilibre, me retrouvant étalé sur le sol. Lily arrêta de sangloter et me regarda, comme si elle attendait que je lui dise quelque chose. J’aurais voulu répondre à son attente mais il me fut impossible d’émettre un son. Les mots se mélangeaient dans ma tête, et ma confusion était si grande qu’ils se perdaient finalement dans ma bouche.
Lily quitta le fauteuil et s’assit à côté de moi.

« Je viens tout juste de l’hôpital qui m’a remis mes analyses. »

Je sentis les larmes me monter aux yeux. Lily et Lysander essayaient d’avoir un enfant depuis environ un an, mais sans grand succès. Ils étaient même allés voir un médecin qui avait affirmé que Lily était incapable d’avoir un enfant. Ma petite sœur, ma petite Lily allait donner la vie dans quelques mois.
Je me tournai vers elle, toujours souriante, et qui s’était remise à pleurer de joie. Son rêve le plus cher, celui de devenir mère était sur le point de se réaliser

« Tu es le premier à savoir, Albus. Je n’ai même pas encore appelé les parents ou Lysander. »

Je pris ma petite sœur dans mes bras, et la serrai très fort. J’éclatai de rire tout en sentant mes larmes de joie couler le long de mes joues. J’étais pris d’un sentiment indescriptible, un mélange de choc et de joie, d’émotion et de jalousie quelque part, je l’avoue.

"Ne me fais plus jamais peur comme ça, idiote! J'ai imaginé le pire en te voyant pleurer comme ça!"

C’était le 17 Avril 2029. Le jour où j’appris que Lily allait devenir maman et qu’elle avait choisi de me le dire en premier. Je me tournai vers la commode qui faisait face au lit sur lequel j’étais allongé. Elle servait de support à de nombreux cadres photos dans l’un desquels une photo de Lily portant la petite Aline dans ses bras, était affichée. Je souris, attendri, en regardant ma sœur et ma nièce me faire coucou depuis la photographie.
Tandis que je fixais la photo, je me m’y à réfléchir à quel souvenir j’allais mettre en troisième position. Sûrement ce jour où James a accepté le fait que je puisse t'aimer, toi.
End Notes:
Le prochain chapitre a été ce qui m'a inspiré pour l'histoire toute entière, j'ai donc super hâte de l'écrire :)
En attendant j'espère que ce chapitre ci vous a plu :)
(3) le soir où je me suis confié à James: 05 Décembre 2020 by Andrea_M
Author's Notes:
Cette histoire pue le sentimental. C'en est presque affligeant. M'en voulez pas, mais j'adore ça les trucs à l'eau de rose.
Je me souviens de cette période. C’était tout simplement horrible. J’avais l’impression d’être seul au monde. Obligé de garder pour moi ce secret. Un secret si lourd à porter que j’avais l’impression qu’il m’écrasait de plus en plus, et que si je continuais à le garder pour moi il allait finir par m’écraser sous son poids.
Je t’aimais déjà à cette époque. Je t’aimais et j’avais envie de le crier. Mais comment aurais-je pu le faire ? J’avais si peur que le regard des autres change, que tous mes amis me rejettent. J’étais forcé de me taire.

C’était un soir de décembre. Je m’en souviens parce que je voyais la neige tomber à travers la fenêtre de la salle commune. Je n’arrivais à dormir depuis quelques temps, alors souvent, très tard dans la nuit, je descendais m’installer sur le sofa moelleux et profiter de la chaleur du feu émanant de la cheminée toujours allumée pendant l’hiver.
Ce soir-là, je ne m’étais pas assis sur le sofa mais sur le rebord de la fenêtre afin de profiter du spectacle. Poudlard se recouvrant peu à peu d’une épaisse couverture blanche. La salle commune des Gryffondor était plongée dans le silence, on entendait seulement le vent taper contre les vieux carreaux de la fenêtre qui tremblaient un peu, et le feu qui crépitait. Jusqu’à ce que j’entende des pas descendant l’escalier.
Je me retournai brusquement. C’était James, le regard encore tout endormi.

« Al’ ? Qu’est-ce que tu fais ici à cette heure-ci ? Il est 4h du matin. »

Il s’approcha du feu, tendit les mains pour les réchauffer et se frotta ensuite les yeux. Je rigolai doucement devant la scène. Voir mon grand frère aussi H.S, alors qu’habituellement on ne pouvait pas le calmer, me faisait rire.

« Et toi alors, tu fais quoi là ? »
« Insomnie. »
« Pareil de mon côté. »

Il vint s’assoir à côté de moi. A cette époque, il avait seize ans, tandis que j’en avais quatorze, et malgré que l’on soit dans un âge où l’on se rebelle contre sa famille, nous ne nous étions jamais éloignés l’un de l’autre. Etant d’une timidité maladive, James avait souvent prit ma défense, et m’avait présenté à plein de personnes afin que je me fasse des amis. Je l’admirais. Il était le grand frère idéal.
Et je lui mentais. Enfin, non, je ne lui mentais pas vraiment, mais je lui cachai ce que j’étais, comment je ressentais les choses et les vivais. Et qui était dans mon cœur.
J’étais l’opposé de James, dont mon père était fier et amusé par le fait qu’il enchaînait les filles sans aucun souci. James avait été élu comme étant le plus beau garçon de Poudlard par le journal de l’école, et cela deux fois de suite. C’était un véritable tombeur, s’amusant et se lassant très vites de toutes ces filles qui étaient sous son charme. Quant à moi, je n’étais encore jamais sorti avec personne, et étais toujours resté très discret sur ce sujet. Je n’avais jamais rien confié à mes parents à ce niveau-là, ni à personne d’ailleurs, et pourtant je t’aimais déjà depuis longtemps.
Tandis que je pensais à ce fossé qui me séparait de mon frère, j’entendis le soupir de James qui me tira de mes réflexions.

« Bon, tu vas te décider à me dire ce qui va pas ? »

J’ouvris de grands yeux, étonné par cette question. James se tourna vers moi, un air désolé sur le visage.

« Ne crois pas que je ne remarque pas quand tu n’es pas dans ton assiette, Al… Je suis ton grand-frère je te rappelle. »

Je restai muet, et me tournai vers la fenêtre, persuadé que cette conversation se finira en queue de poisson. Moi faisant semblant que tout aille bien pour rassurer James qui s’en contenterait. Mon frère se rapprocha de moi et se mit alors à sourire.

« Ne me dis pas que c’est une affaire de cœur ? »

Je sentis mes joues s’enflammer d’un coup, et me tournai vers James qui se mit à rire.

« Touché ! » s’écria-t-il.

Je restai silencieux, sentant mon cœur battre de plus en plus vite.

« Alors c’est quoi le nom de la fameuse élue ? Je la connais ? Elle est en quelle année ? C’est une Gryffondor ? »

James déballa une tonne de questions, n’attendant même pas que je réponde. Je me sentis de plus en plus mal au fil de cet interrogatoire. Devant mon silence continu, James finit par froncer les sourcils, et je sentis que le ton qu’il employait se faisait de plus en plus insistant. Il finit par s’énerver.

« Bon aller quoi ! Dis-moi ! Tu te tais parce qu’elle est moche ? Si c’est ça, je me moquerai pas, promis ! Enfin juste un peu mais enfin du moment que… »
« Malefoy. »

Je m’étais entendu le dire. Je l’avais dit en plein milieu de la phrase de mon frère. Son nom s’était échappé de ma tête, glissé dans ma gorge pour finir par fuir de ma bouche. J’imagine que je ne pouvais pas me retenir encore plus longtemps, que je devais me confier à quelqu’un.
Je me rappelle qu’à cet instant précis, j’ai littéralement cru que j’allais mourir. Que mon cœur finirait par lâcher devant tant d’émotion. Je n’osai pas affronter le regard de mon frère qui ne disait plus rien. Le silence apaisant de la salle commune avant l’arrivée de James avait repris sa juste place mais s’était transformé en quelque chose de lourd. Il dura quelques minutes qui me semblèrent interminable. Ce fut James qui brisa ce silence avec un simple :

« Ha. »

Je me tournai vers lui. Sous la surprise, j’en oubliai ma honte et commençai à sentir la colère monter. Je lui avouais mon plus grand secret et là, il me répondait « Ha » ? C’en était trop.

« Ha ? HA ? C’est tout ce que tu trouves à dire vraiment ? Je suis en train de t’avouer que je suis amoureux de Scorpius Malefoy et tu réponds « Ha » ?! Vraiment tu ne trouves que ça à répondre ?! »

James resta silencieux, son regard était tourné vers la fenêtre par laquelle on voyait toujours la neige tomber petit à petit sur l’école. Il se tourna alors vers moi. Et à ma grande surprise, son visage affichait son habituel air mutin, et son fameux sourire.

« Tu t’attendais à quoi ? A ce que je t’engueule ? Je suis plutôt content que tu me l’ais dit. Et puis c’est cool de savoir que quelqu’un à sa place dans ton cœur, non ? Vous sortez ensemble ? »

Je restai interdit devant sa réaction. Jusqu’à ce que j’éclate en sanglot sous le coup de la pression. James ne dit rien et se contenta de m’entourer de ses bras. Cette soirée là fut incroyable.

Tant de peur… Tant de peur pour rien. Mon dieu que je chéris le souvenir de cette soirée. Cette soirée qui m’aura libéré pour le reste de mes jours et pour laquelle je ne remercirai jamais assez mon frère aîné.
Ce souvenir qui se met en troisième position juste après celui où toi, et moi, on s’est finalement trouvé.
End Notes:
Voilà :)
J'espère que ça vous a plu!
(2) Le jour où tout a commencé: 21 Mai 2022 by Andrea_M
Tu te souviens de ce jour où Slughorn nous a mis côte à côte au début de notre cinquième année ? C’était au tout début de l’année, et je me rappelle très bien de ce regard plein de méfiance que tu m’avais lancé. J’ai tellement été troublé à cet instant que j’ai senti mes joues s’enflammer. Tu m’appelais « Potter » à l’époque, et tu me regardais de haut.
En fait, c’est assez ironique notre histoire. Je n’ai jamais compris pourquoi j’étais amoureux de toi. A cause de la relation conflictuelle de nos pères, tu m’avais toujours ignoré, ou bien méprisé, alors que moi je suis tout de suite tombé amoureux de toi. Le premier jour où je t’ai vu, c’était à King Cross. J’étais terriblement anxieux quant à ma toute proche répartition. Bien que j’allai embarquer pour la première fois dans le Poudlard Express, rien ne pouvait m’éloigner du stress que me causait l’appréhension du Choixpeau sur ma tête.
Jusqu’à ce que j’entende ma mère chuchoter à mon père :

« Harry, ce n’est pas Malefoy là-bas ? »

Je levai la tête, interpellé par ce nom. Mon père nous avait souvent raconté ses nombreux déboires avec le tien. Et là, je t’ai vu. Tu avais les cheveux si blonds qu’ils semblaient presque blancs, ton nez légèrement retroussé te donnait un air mutin, et tes grands yeux verts laissaient transparaître une légère anxiété. Ce qui attira surtout mon intention, ce fut tes lèvres, charnues et pulpeuses. Elles m’ont tout de suite fasciné.

Au terme de notre cinquième année, j’osais y déposer un baiser. Un an passé à faire des potions et à s’entraider dans nos devoirs, nous avait inévitablement rapprochés, et m’avait fait indubitablement t’aimer un peu plus chaque jour passé à tes côtés.
Notre potion avait explosé en plein milieu de sa préparation, et avait éclaboussé dans toute la salle. Slughorn avait carrément pété une durite ! Tu te souviens ? Je l’entends encore nous crier dessus alors que nous essayions de réprimer notre fou rire. Il nous avait ordonné de tout nettoyer après les cours, et ça sans l’aide d’aucune magie.
Les pans de nos robes étaient trempés et nous frottions le sol à l’aide d’éponges, comme de véritables forcenés. L’odeur du breuvage raté de Wiggenweld avait envahi la salle de classe, remplaçant l’odeur d’humidité habituelle du cachot, par un léger parfum de cerise.

« Tout ça, c’est de ta faute Potter » avait-dit ta voix en riant.
« Grâce à moi, on a une excuse pour rater métamorphose, alors frottes et remercies-moi ! »

Nous nous chamaillons gentiment lorsque ta main a frôlé la mienne. Nous avions échangé un regard un peu gêné, et tu avais éloigné ta main dans un geste brusque, mais ce simple contact avait suffi à me faire rougir. L’endroit que ta main avait effleuré me chauffait doucement, comme si tu l’avais marqué, y avait laissé une sorte de marque. C’était une brûlure délicate, presque douce. Bientôt la chaleur que je ressentais commença à parcourir mon corps tout entier, prenant mes membres un à un.
Je tournai délicatement la tête vers toi, et remarquai que ton visage si pâle d’habitude avait pris quelques couleurs, comme si tu avais été aussi troublé que moi par ce simple contact physique. Tu étais si beau, si beau que je n’ai pas pu m’empêcher de poser ma main sur ta joue, et de la caresser. Elle était si chaude. Tu te tournas vers moi, et tes yeux semblèrent un peu plus brillants que d’habitude. Je me penchai légérement vers ton visage, et m’y retrouvai à quelques millimètres seulement. Je ne sentis plus que ton souffle haletant contre ma peau. Tu ne reculas pas et ferma les yeux. J’y vis comme un appel.
Ma main libre lâcha l’éponge et se posa derrière ta nuque. Elle caressa tes cheveux, et poussa délicatement ta tête vers la mienne jusqu’à ce que nos lèvres se rencontrent enfin.

Plus rien n’existait autour de nous, il n’y avait que toi, moi, et cette odeur de cerise qui nous enveloppait. Je sentis une de tes mains se poser sur ma hanche et me tirer un peu plus vers toi tandis que notre baiser s’intensifiait. Rien ne semblait plus avoir d’importance. Nos lèvres se quittaient puis se rencontraient à nouveau durant quelques secondes qui me semblèrent durer une éternité.

J’avais peur de ce qui se passerait une fois que notre baiser serait fini, j’avais peur que nous ne nous parlions plus, que tu me laisses dans une incompréhension totale, et une frustration pesante. Mais une fois que nos lèvres se relâchèrent une bonne fois pour toute, tu m’as tout simplement souri tendrement en chuchotant un timide :

« Il était temps, Potter. »

Je n’y croyais pas. L’amour que je te portais depuis des années était partagé. Comment pourrais-je avoir un meilleur souvenir que celui-ci ?
J’espère que le meilleur moment de ma vie est celui qui est sur le point d’avoir lieu. Tu es dans la salle de bain, alors que je suis encore allongé dans notre lit, et tu es loin de te douter de ce que je suis sur le point te demander.
End Notes:
Voilà :), j'espère que ça vous a plu! N'hésitez pas à me laisser vos impressions ^^
(1) ? by Andrea_M
Author's Notes:
Le dernier chapitre de cette fan fiction :)
ATTENTION GUIMAUVE A GOGO: âmes sensibles s'abstenir.
« Qu’est-ce que tu fais ? »

Je me tourne vers toi. Tu viens de sortir d’une longue douche, et tu es en train de sécher tes cheveux à l’aide d’une serviette. Tu ne portes qu’un simple pantalon, et sur ton torse nu, je vois encore quelques gouttes se balader. Tu es sincèrement la plus belle chose que je n’ai jamais vue. Ton corps est si frêle, si délicat. J’ai toujours envie de t’enlacer, de le toucher.
Tu me souris en te penchant au-dessus de mon épaule pour voir ce que je trafique.

« Une liste ? »
« C’est mon best-of. »

Tu ris. J’adore quand tu ris. Voir ton visage s’illuminer d’un coup, et entendre tes éclats de rire envahir la pièce, c’est à chaque fois, un véritable délice.

« Tu es le seul à avoir des idées aussi farfelues Albus. »
« Mais c’est pour ça que tu m’aimes, non ? »

Tu te penches, m’embrasse et profite de ce moment d’inattention pour t’emparer de mon parchemin. Je ronchonne, comme toujours. Tu détailles la fine feuille de papier, et lit attentivement mes notes. Tu passes de l’état d’attendrissement, à un état d’amusement, avant d’afficher un air intrigué.
Tu me tends le parchemin, avant de t’emparer d’une chemise et de l’enfiler.

« Et le numéro 1 alors ? »

Je la prends. On y est.
Bon. Qu’est-ce que maman me conseille à chaque fois que je stresse déjà ? Ah oui, je me souviens.
Inspirer. Expirer. Inspirer. Expirer.

« Quoi ? » demandes-tu. « Qu’est-ce que tu me fais là ? Une simulation d’accouchement ? »

J’arrête d’essayer de me relaxer. En fait, ces exercices me stressent d’autant plus. Puis, c’est impossible de réussir à se calmer quand tu te moques de moi.

« Bon, Al, il faudrait peut-être que tu t’habilles. Je te rappelle que ton père n’a pas vraiment apprécié quand on est arrivé en retard la dernière fois que tes parents nous ont invités à déjeuner. »

Tu me vois stresser comme un malade, à faire des exercices de respiration idiots, et tu ne t’inquiètes même pas ? C’est bien toi, ça. C’est vrai que tu es habitué à me voir angoisser pour un rien, mais bon tu pourrais, au moins, faire l’effort de t’intéresser un minimum !
Surtout que là, je ne stresse pas pour rien. C’est quand même l’un des trucs les plus importants de ma vie. Et de la tienne aussi.
Je ne bouge pas du lit. Pas pour attirer ton attention, mais juste parce que je ne sens plus aucun de mes membres. Il va bien falloir que je le dise, mais j’ai tellement peur. On s’aime certes, mais je ne pense pas que tu t’attendes à ce que je fasse ce que je suis sur le point de faire.

Ne me voyant pas réagir, tu finis par t’assoir à côté de moi, inquiet. Enfin ! Il était temps, tout de même !

« Ça ne va pas ? Qu’est-ce qui t’arrives ? »

J’inspire et j’expire, une dernière fois, juste pour me donner l’illusion d’avoir réussi à me détendre. Je me tourne vers toi.

« Scorpius… Je »

Mes mots périssent. Ils ne veulent pas sortir de ma gorge. Ils s’y enfoncent, pour échapper à la situation. J’ai trop peur. Et si tu me rembarrais ?
Ce décret du ministère n’a pourtant pas été mis en place pour rien. Si la Ministre de la Magie a accepté notre condition, c’est qu’il y’a une raison, non ?
Bon. Je me lance.

« Scorp’, tu… »
« MAIS T’ES ENCORE EN CALBUTE ?! »

Euh… Quoi ?
Tu te lèves dans un sursaut, et te diriges précipitamment vers notre penderie.

« Franchement Albus t’abuses, ton père va encore nous passer un savon ! On doit être chez eux pour 11h !»

Euh… QUOI ?! NON MAIS J’ETAIS EN TRAIN DE FAIRE UN TRUC SUPER IMPORTANT LA.
Je m’assois sur le lit en soupirant.

« Tu casses toujours tout Scorpius. » dis-je en soupirant, dépité.
«Pardon d’interrompre ta grasse matinée quasi-nudiste ! C’est juste que je veux que tes parents m’aient à la bonne. C’est ce qu’on veut tous les deux non ? Eétant donné qu’on va bientôt manger tous ensemble avec mes parents. Je préfère préparer le terrain. »

Tu fouilles activement parmi notre garde-robe. Tu es dos à moi, et je vois ta silhouette s’activer. Tu me fais craquer. Tu es l’être le plus adorable que j’ai jamais connu. Je sais bien que tu es angoissé quant à la réunion toute proche de nos parents respectifs, mais comme tu penses que c’est ça qui m’angoisse, tu te tais. Tu agis comme d’habitude pour me donner l’illusion qu’au moins un de nous deux garde la tête froide.
Mais ce n’est pas pour ça que je stresse. En fait, leur rencontre, je m’en fous, s’ils veulent se taper dessus ça sera leur problème. Toutes leurs chamailleries n’ont pas vraiment d’importance parce qu’on s’aime.

Je t’aime.

Je t’aime alors je me lance.

« Tu m’épouses ? »

Tu t’arrêtes net. Ta pause est assez insolite, une main sur un pantalon, et l’autre dans le tiroir à chaussette, j’ai envie de rire, mais je me retiens. Je n’ai pas envie que tu te dises que ma demande est une blague, parce que c’est loin d’en être une. Tu es toujours dos à moi, ne bougeant pas d’un pouce quand je décide d’argumenter.

« Ce serait trop bête de ne pas se marier maintenant qu’on a le Ministère qui accepte que les sorciers de même sexes puissent se marier, non ? »

Tu restes muet. Et comme ce silence m’est insupportable, je continue mon discours.

« Et puis, ça fait dix ans qu’on est ensemble. »

Tu ne bouges toujours pas.

« Et puis… je t’aime quoi. »

Toujours pas un mot, toujours immobile. Je sais plus vraiment comment réagir.

« En fait, c’est le seul argument qui compte, non ? Je t’aime alors… Epouses-moi. »

Fais quelque chose. Je t’en supplie. Je vais mourir si tu continues à ne rien faire. Refuses si tu veux, mais dis quelque chose.

Tes bras qui étaient fourrés dans la penderie, tombent le long de ton corps comme si tu n’avais plus vraiment de contrôle sur tes membres. J’angoisse quand je te vois te retourner lentement vers moi.
A ma grande surprise, ton visage est complétement impassible. Je m’attendais à tout sauf à ça. Soudain tu prends une expression un peu agacée. Je ris, entre gêne, et peur.

« Euh… Ma demande t’ennuie à ce point-là ? »

Tu soupires en souriant.

« Non, c’est juste que j’étais en train de me dire que mon père allait certainement mourir en apprenant nos fiançailles. »

Je sens mon visage se figer, tandis que ton regard plonge dans le mien. Rien ne me vient en tête, comme si elle s’était vidée sous le choc de ta réponse. Tu éclates de rire en me regardant.

« Je sens que tu vas pouvoir conclure ton top 5, Potter. »

Je souris, et sens mes yeux me piquer, tandis que je te vois t'avancer vers moi. Oui, tu as raison. C’est définitivement le meilleur moment de ma vie.
End Notes:
Voilà, le Top 5 est fini!
J'espère que ça vous a plu et je vous remercies d’avoir lu ma fanfiction ^o^
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