Trucs et machins des quatre saisons by Violety
Summary:


Photo d'angelmuse sur DeviantArt, montage maison.


Recueil de fics en réponse au Concours d'Extraa (avec deux 'a') et Saam "A vos claviers, prêts, partez !"


Un thème, des contraintes, un temps pour écrire... Et le tout en 7 manches !


Thème 1 : Surprise : Instantané Une matinée parfaite pour Dennis. Jusqu'au moment où...
Thème 2 : D'après une citation du Choixpeau : Sous la tonnelle Sous la tonnelle, Parvati se souvient. Elle se souvient comment sa soeur et elles, si identiques, se sont finalement séparés à cause de leurs différences.
Thème 4 : D'après une citation de Walt Disney : Bateau, sur l'eau. Le jour où Jill Dawson vainquit sa plus grande peur pour réaliser ses rêves.
Thème 7 : Un thème de bat*****rd, où quelque chose de grande valeur a disparu : Saletés de gremlins ! Une histoire de vieille mamie et de petits garçons, qui n'a pas grand chose à voir avec des gremlins.


Categories: Durant Poudlard, Autres fics HP Characters: Autre personnage
Genres: Comédie/Humour
Langue: Aucun
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: A vos claviers, prêts, partez ! [concours], Les chemins de Parvati
Chapters: 4 Completed: Oui Word count: 5520 Read: 3172 Published: 05/07/2013 Updated: 28/08/2013
Story Notes:
Le principe est le suivant, lesera divisé en plusieurs manches. Chaque manche = un thème, un nombre de mots, un laps de temps pour écrire, un laps de temps pour voter. Et dès les votes finis, un autre challenge ! A chaque manche il y aura des votes, et le pourcentage de points obtenus sera converti en points et à la fin, celui ayant obtenu le plus de points sera le gagnant.


A quoi s'attendre là-dedans ? Des bêtises, de la procrastination, des trucs griffonés dans le métro, dans le train, dans l'avion, sur la plage, des trucs drôles (on essaye) ou triste (malgré moi), des choses sans intérêt, d'autres plus cool, des trucs et des machins quoi !

Pourquoi des quatre saisons ? Parce que j'ai commencé avec le printemps, qu'on est en été, et que je viens de m'acheter les Sims Saison (comment ça on s'en fout ?)
Bref, sinon, tout l'univers est à JKR, bien sûr ;)

1. Chapitre 1 : Thème 1 : Instantané by Violety

2. Chapitre 2 : Thème 2 : Sous la tonnelle by Violety

3. Chapitre 3 : Thème 4 : Bateau, sur l'eau. by Violety

4. Chapitre 4 : Thème 7 : Saleté de gremlins ! by Violety

Chapitre 1 : Thème 1 : Instantané by Violety
Author's Notes:
Voici les contraintes du thème 1 : Surprise

- Vous devrez écrire un drabble* de 100 ou 200 mots tout pile
- La première et la dernière phrase de votre drabble devront être interrogatives/exclamatives, au choix. (soit ?/! soit !/? soit !/! soit ?/?)
- Vous avez jusqu'au 5 juillet pour finir et poster votre drabble.
- On doit retrouver le thème "Surprise" dans votre Drabble.


Allez, voici le premier ! (écrit dans le métro) 200 mots au compteur word ! Personnages à JKR, sauf Jill Dawson, mon OC :)
Crac ! Clic ! « Aaaah ! Mais qu’est-ce que tu fais ?! Non mais ça va pas la tête ?! » Dix secondes plus tôt, tout allait parfaitement bien dans la vie de Dennis Crivey. Il s’était réveillé d’excellente humeur : le soleil rayonnait, les oiseaux chantaient, le cerisier devant sa fenêtre fleurissait, les nuages cotonnaient : un tableau printanier, idyllique.

Certes, il n’était pas chez lui, en fuite, caché. Certes, c’était la guerre, les jeunes comme lui étaient recherchés, il n’était pas libre. Mais c’était enfin le printemps, il faisait beau, il allait bientôt avoir quinze ans, et aujourd’hui il allait voir Jill, sa meilleure amie, qui était en vacances, alors rien ne pourrait atténuer sa bonne humeur.

Il s’était donc installé à table dans la salle à manger et avait donc commencé son petit-déjeuner avec plaisir : bacon grillé, œufs ramassés le matin même, lait frais, pain tout chaud, jus de pommes du jardin. Ou l’avantage d’avoir trouvé refuge dans une ferme. Tout était bien.


Jusqu’à ce que son frère apparaisse soudainement devant lui et l’aveugle de son flash alors qu’il portait sa cuillère à la bouche.
Mais pourquoi, Merlin, pourquoi lui avait-on appris à transplaner ?
End Notes:
Voilà ! J'espère que ça vous a plu, et n'oubliez pas d'aller voter ;)
Chapitre 2 : Thème 2 : Sous la tonnelle by Violety
Author's Notes:
Voilà ma participation au 2e thème du Concours des petits poissons Saam et Extraa (avec deux 'a' à chaque fois !) b29;

Un rappel des contraintes :
"Comment alors peut-on s'imaginer
Que pareille amitié vienne à sombrer ?
J'en fus témoin et je peux de mémoire
Vous raconter la très pénible histoire."
Le choix-peau magique, chanson de 1995


b29; Vous devez écrire un texte sur la citation ci-dessus. C'est à dire, vous devez vous en inspirer. Votre texte doit se rattacher à la citation d'une manière ou d'une autre.
b29;Vous devez écrire entre 500 et 1000 mots (on tolère une marge de +10%) mais ATTENTION, le site n'autorise pas les textes de moins de 500 mots hors drabble. Pour les nouveaux sur le site, je vous conseille de lire le règlement.
b29;Vous n'êtes pas obligé de citer le texte.
b29;Vous devez au moins trois mots de cette liste à votre texte : traîtrise, perle(s), acidulé, poussière, lierre(s).
b29;Vous avez jusqu'au 12 juillet à 21 heure.



Pas de frères Colin cette fois-ci, j'ai décidé d'écrire sur un épisode de la relation entre Parvati Patil (encore elle !) et sa soeur telle que je la vois.
Tout appartient bien entendu à JKRowling. Si un jour elles passent par-là je remercie mes copinettes Claire et Chloé de leur relecture b29;
Et surtout, cet OS n'aurait pas pu voir le jour sans les longues discussions avec Bloo le petit Poisson :hug: et tous ses conseils (si vous aimez ces personnages, courez lire ses textes, ils sont très bien !)

Sur ce, bonne lecture ! :)


Assise sur le petit banc dans le fond du jardin, un verre de jus de citrouille frais dans la main, Parvati regardait, pensive, le lierre qui se déroulait paresseusement sur la tonnelle. Elle se rappelait la dernière fois qu’elle s’était assise dans un endroit similaire, un verre à la main. Sept ans avant, derrière lade ses grands-parents, seule, elle regardait de loin sa sœur et son nouveau mari évoluer parmi les gens réunis pour fêter leur union. Elle voyait son père parler déjà affaire avec celui de Raj, sa mère riait aux blagues de son gendre, et Padma allait d’un invité à l’autre, rayonnante dans son sari bleu pervenche, parfaitement à sa place. Elle, elle restait au fond du jardin, elle évitait les tantes qui voulaient tout savoir de sa vie, elle évitait ses parents qui attendaient qu’elle se comporte avec honneur, elle évitait son beau-frère qu’elle n’aimait pas, et surtout, surtout, elle évitait le bonheur éclatant de sa sœur.

Etait-ce ce jour-là, sous cette tonnelle, le début de la fin ? Ou la fin avait-elle commencé depuis longtemps ?


Parvati et Padma, Padma et Parvati, les jumelles, les jolies sœurs Patil. Les deux sœurs inséparables, qui étaient tellement identiques qu’on les confondait parfois. Cependant nombreuses étaient les personnes qui s’étonnaient de leur différence de caractère en dépit de cette grande ressemblance, différence qu’elles avaient compris depuis longtemps et qui ne leur posait pas de problème. Elles étaient jeunes, encore pleines de cette innocence si caractéristique des enfants, toutes deux persuadées qu’elles passeraient leur vie ensemble à vivre des aventures formidables.

Elles se comprenaient d’un seul regard, elles ressentaient les émotions l’une de l’autre plus que pour n’importe qui, et surtout, elles étaient toujours là l’une pour l’autre. Elles se faisaient des promesses parmi leurs rêves d’enfants, elles étaient les meilleures amies du monde entier et elles le resteraient.

Ça, c’était avant la dispute, celle où Padma avait demandé à sa sœur de grandir.
Ça, c’était avant Poudlard, où comme le craignait Parvati, elles avaient été séparées. Padma allait à Serdaigle, et Parvati à Gryffondor. Chacune était parfaitement à sa place, elles le savaient déjà, cela ne rendait pas la séparation plus facile. Mais plus tard, alors qu’elle s’installait dans le dortoir avec les deux autres fillettes, une jolie blondinette, Lavande lui avait proposé des bonbons colorés qu’un garçon de leur promotion lui avait passés. Ces bonbons acidulés resteraient pour toujours dans sa tête liés à son amitié avec Lavande. Les deux filles n’avaient que peu dormi de la nuit, se racontant leurs attentes, leurs rêves, leurs familles, Poudlard.
Au moment de s’endormir, Parvati n’était plus si triste.


Le lendemain elle avait été enchantée de retrouver sa sœur, à qui elle n’avait cessé de parler de sa nouvelle amie. Elle n’avait pas vu la lueur dans les yeux de Padma.
Leur lien était toujours resté fort : une relation comme celle-ci ne s’arrêtait pas du jour au lendemain. C’était plutôt petit à petit, Parvati se rapprochait de Lavande, de Seamus et Dean et des autres, et Padma s’éloignait. Elle avait des amies, bien sûr. Il y avait Susan, elle avait retrouvé Mandy, et d’autres, mais ce n’était pas pareil. Surtout lorsque Parvati passa despour la première fois avec ses amis.



1997 sonna le début d’un amer rapprochement. Jamais elles n’avaient autant ressenti la souffrance l’une de l’autre que lorsque Parvati se faisait torturer et Padma était forcée de baisser la tête. Jamais elles n’avaient été aussi soulagées de se retrouver qu’à la fin de la Bataille, alors que Parvati entendait son nom et qu’enfin, enfin, elle avait pu se jeter dans les bras de Padma.



Elles n’avaient pourtant pas retrouvé leur amitié, leur lien si fort. Les chemins qu’elles avaient pris ne le leur avait pas permis.

Parvati était perdue, dans un brouillard qui semblait ne pas se disperser. Elle ne trouvait pas sa voie, n’aimait pas se montrer en société, et elle n’avait aucune relation amoureuse stable.
Padma était une perle et faisait la fierté de la famille : études prestigieuses, manières élégantes, aisance naturelle. Elle était tout ce qu’il fallait. Un jour, elle avait présenté à sa famille un jeune hommed’origine indienne, dont la famille était influente, et qui était tout aussi parfait qu’elle. Ils avaient fait ce qu’on attendait d’eux, s’étaient fiancés.

Et Padma allait vivre en Inde.




Parvati avait toujours cru en l’amour. Voir sa sœur se marier avec le parti idéal, le suivre, aller à l’encontre de leurs rêves d’indépendance, de romance, d’aventures, était un déchirement. Une dispute terrible avait été la traîtrise finale.

Grandis, un peu !



Ce qui la ramenait sept ans en arrière, sous une tonnelle un verre à la main. Ce jour-là, sous le ciel indien, Padma se mariait et Parvati était malheureuse.
Elle s’était levée et éloignée de son petit banc, vers le fond du jardin sur la terrasse qui surplombait la vallée, soulevant des nuages de poussière dans lesquels elle aurait voulu se perdre, tout oublier. Elle avait senti la présence de sa sœur avant même qu’elle ne glisse sa main dans la sienne. Elles étaient restées là un long moment à regarder ce paysage qui avait été le lieu de tant de rêves, avant que Padma annonce d’une petite voix qu’elle devait retrouver ses invités.

Padma était mariée.



Parvati pensait à tout cela aujourd’hui, sous le lierre chez Lavande, un verre à la main, car cela faisait sept ans exactement. Elles s’étaient revues, occasionnellement, surtout quand elle allait mieux, mais dès qu’elle avait replongé dans son brouillard, il lui avait été trop difficile d’affronter le bonheur apparent de sa sœur.

Elle entendit Lavande l’appeler, et se tourna vers son amie qui lui faisait signe de venir depuis le pas de la porte d’entrée au fond du couloir. Elle s’y hâta, pour se trouver face à son reflet, un reflet aux cheveux et aux vêtements différents.

Sa sœur se jeta dans ses bras. « Parvati ! C’est… c’est Papa. »


End Notes:
Voilà ! :)
Si la fin vous a surpris, ne vous inquiétez pas, la suite devrait venir prochainement dans un OS presque fini que je publierai dans les semaines à venir (entre 3000et l'appel à texte et mes textes qui attendent *hum*). Ce sera aussi l'occasion de retrouvailles entre les deux soeurs, et plus d'explications sur ce qui s'est passé. J'aurais bien tout raconté ici mais laa contrainte des 1000 mots m'en a empêchée.

J'espère que cela vous a plus malgré tout, et vous donnera envie de lire plus de choses sur Parvati pour ceux qui ne la connaissent pas :) Il y a peu de textes, mais il y en a des très beaux !

Une petite review fera toujours plaisir :) Pensez à lire les autres textes et à voter :D
Chapitre 3 : Thème 4 : Bateau, sur l'eau. by Violety
Author's Notes:
« Pour réaliser une chose vraiment extraordinaire, commencez par la rêver. »

-Walt Disney

Thème 4 de « A vos claviers », le concours de Saam et Extraa sur une belle phrase de Walt Disney. Tout ce que vous reconnaissez appartient à JKRowling, Jill Dawson est mon OC, fille de sorciers ayant été à l’école primaire et montré des signes de magie tardif, amie de Dennis Crivey, dont vous pouvez lire les aventures dans Une famille convenable quand j’aurai publié la suite :mg:.
Bateau, sur l’eau.
Quand elle était petite, Jill avait peur. Elle faisait partie de ces enfants qu’on appelle « poule mouillée » parce qu’ils n’osent pas grimper aux arbres, sauter au-dessus du trou ou monter sur un muret. Les araignées l’effrayaient, les serpents la terrorisaient, et elle évitait la plupart des animaux carnivores quand son père l’emmenait au zoo.

Le plus difficile pour elle, c’était les vacances avec ses cousins américains. Non contents de se moquer de sa timidité, de ses manières bien différentes de celles de la bourgeoisie bostonienne, ils prenaient plaisir à se jouer d’elle de toutes les façons possibles, la semant lors des balades en forêt ou lui faisant croire qu’un vampire avait élu résidence dans la forêt du coin.

Cela s’était aggravé en grandissant, quand Jill tardait à montrer des signes de magie alors que tous avaient déjà prouvé qu’ils étaient bel et bien des sorciers.




Jill avait peur de beaucoup de choses, mais l’eau restait son plus grand problème. Plus précisément, les bateaux. Elle aimait se baigner dans les lacs, plonger du haut des rochers à la plage ou faire des batailles d’eau avec ses camarades moldus, mais elle n’avait jamais réussi à monter dans un bateau, de quelque sorte que ce soit, depuis un accident à la kermesse de son école primaire. Ses parents avaient depuis longtemps renoncé à la faire utiliser des bateaux, et elle s’en sortait relativement bien sans ça, mais cette peur restait un de ses plus grands complexes.




Jill avait peur, et Jill rêvait de ne plus avoir peur. Jill rêvait de faire de la magie comme tous les autres, Jill rêvait de se faire des amis sorciers, Jill rêvait d’aller à Gryffondor.

Le premier rêve avait été réalisé à l’âge de huit ans, lorsqu’elle s’était élevée de quelques mètres au-dessus du sol alors qu’on la poussait à monter sur un muret. Longtemps, elle considérerait ce jour comme l’un des plus extraordinaires et importants de sa petite vie. Elle était une sorcière, n’était pas une « cracmole demeurée » comme disaient ses cousines Adèle et Isabelle, elle pourrait apprendre à métamorphoser des allumettes, réaliser des filtres de Paix, conjurer des sortilèges. Elle n’irait sans doute pas à Gryffondor, mais peut-être qu’elle pourrait rejoindre Serdaigle, elle avait de bonnes notes en classe –elle en rêvait tout de même dans ses moments les plus légers. Elle rencontrerait surement des enfants sympas, elle éviterait ceux qui ressemblaient trop à ses cousins. Peut-être même qu’elle vaincrait sa peur du vide et parviendrait à monter sur un balai. Elle irait, définitivement, réellement, vraiment, à Poudlard.

Son rêve s’écroula deux semaines avant sa rentrée, lorsque lisant des informations sur l’école, elle apprit que les premières années s’y rendaient en traversant le lac en barque. Lorsque sa mère rentra le soir, elle trouva Jill prostrée sur son lit, pleurant toutes les larmes de son corps, contemplant d’un air absent sa nouvelle baguette magique, son chaudron et ses livres joliment empilés dans sa bibliothèque.
Pendant plus de deux heures, après le dîner, elle discuta avec ses parents de toutes ses peurs, de l’eau, de ses rêves, de son envie d’aller à Gryffondor –« Je veux faire comme vous… -Mais, ma chérie, tu n’as pas besoin de faire comme nous. Quelle que soit la maison où tu seras, ce sont les gens que tu rencontreras et les choix que tu feras qui rendront tes années à Poudlard belles et heureuses. »- de toutes les crasses de ses cousins dont elle n’avait jamais parlé qu’à sa grand-mère, de son envie de vaincre sa timidité. Cette discussion à cœur ouvert lui avait fait beaucoup de bien, et l’avait rassurée pour le reste des vacances. Elle avait continué à regarder ses fournitures, préparer sa rentrée, dire au revoir à ses amies du quartier, vaquer à ses occupations estivales, tout en évitant soigneusement toute sortie navale et la page du grimoire qui évoquait les barques.


La veille du départ elle reçut une lettre de sa grand-mère qui lui souhaitait bonne chance. Ses parents l’emmenèrent déjeuner à la pizzeria du coin. Le lendemain, elle monta dans le train et s’assit dans un compartiment déjà occupé par deux garçons blonds, des frères, du nom de Dennis et Colin. Dennis entrait comme elle en première année. Ils furent bientôt rejoints par plusieurs autres enfants de première année, et Colin les laissa pour rejoindre les jeunes de son âge. Jill ne parla pas beaucoup durant le trajet. Elle rit aux blagues, répondit aux questions qu’on lui posait, mais elle n’avait jamais été une meneuse de discussion, elle préférait écouter les autres. Elle passait relativement inaperçue au milieu de tous ses camarades. Dennis, cependant, lui posa de nombreuses questions sur elle, et la fit beaucoup rire. Elle se sentait bien, heureuse, son deuxième rêve était en< train de se réaliser.

Elle ne pensa pas aux barques du trajet, jusqu’à ce que Janet, une fillette très expansive, n’en parle, ainsi que du calmar géant dont lui avaient parlé ses sœurs. Jill serrait sa baguette de toutes ses forces dans la poche de sa robe, essayant de calmer sa respiration et de retenir les larmes qui lui montaient aux yeux. Elle y parvint et ne dit plus un mot jusqu’à la fin du voyage.
Malgré l’importance de ce jour dans sa vie, le moment entre la sortie du train et l’arrivée jusqu’aux barques resterait toujours un flou de couleurs et de paroles. Elle reprit ses esprits une fois devant l’embarcadère, réalisant que la plupart des bateaux étaient déjà remplis et qu’il ne restait qu’elle et trois autres enfants sur le bord du lac. Malgré les lanternes on n’y voyait pas grand-chose, et le lac ne lui semblait être qu’une vaste étendue noire, sans fond. Incapable de bouger, les yeux rivés sur l’eau, Jill sentait doucement ses rêves s’écrouler, fondre comme de la glace au soleil : elle ne pouvait pas monter sur les embarcations, elle était déjà la risée de tout le monde, elle ne pourrait pas aller à Poudlard et devenir une vraie sorcière.
« Ça ne va pas, Jill ? »
Elle sursauta de frayeur et se retourna vers Dennis qui s’adressait à elle. Elle baissa les yeux, elle ne savait pas quoi faire. Il avait l’air gentil, et peut-être pourrait-il l’aider ; mais peut-être aussi se moquerait-il d’elle une fois qu’il aurait compris qu’elle avait peur de l’eau.
« Tu as peur de monter sur les barques ? »
Jill le regarda, effrayée, mais réalisa que Dennis était loin de se moquer d’elle et ce qu’elle voyait dans ses yeux ressemblait plutôt à de l’inquiétude et de la compassion. Elle hocha de la tête doucement et il lui prit la main.
« Viens avec moi, on va monter ensemble et tout se passera bien, d’accord ? Regarde, il reste une barque là, il n’y a plus que Janet et Callie, on va monter avec elles doucement et ensuite on pourra partir. En plus, Hagrid n’est pas loin donc il ne peut pas arriver de problème. »
< Le petit excité du train était soudain devenu un garçon attentif, sérieux, et rassurant. Beaucoup plus rassurant que les deux filles de la barque qui chuchotaient déjà en la regardant ou que les murmures des autres autour d’eux. Beaucoup plus rassurant, surtout, que l’étendue noire sur laquelle tombait la pluie.
Serrant la main du garçon fort, très fort, beaucoup trop fort, la fillette le suivit jusqu’à la barque. Elle monta au milieu, serrant les dents et fermant à moitié les yeux. Elle essayait d’oublier qu’elle allait sur un bateau sur l’eau agitait, elle rêvait à ce qui l’attendait de l’autre côté de la rive une fois qu’elle aurait accompli cet exploit, elle rêvait à la Répartition, au festin, aux amis, au dortoir, à sa nouvelle maison. Elle rêvait et le temps qu’elle sorte de sa rêverie, elle était dans le bateau, sa main toujours dans celle du garçon, et les barques voguaient à la suite de celle d’Hagrid vers le château illuminé.
Le voyage se passa sans incident pour Jill, ou presque. Lors d’une vague un peu plus grosse que les autres, elle sentit la main de Dennis glisser de la sienne, entendit un gros « plouf » et cria, cria jusqu’à ce qu’elle voie une touffe de cheveux blonds ressortir de l’eau. Elle cria à nouveau quand elle réalisa que le garçon était tenu par un tentacule noir de l’épaisseur de son corps –mais à ce moment-là, elle n’était plus la seule à crier.
Le moment où elle posa le pied sur la rive serait sans aucun doute un autre grand moment de sa vie. Le jour où elle avait vaincu sa peur et obtenu une chance de poursuivre ses rêves –elle ne demandait pas grand-chose, finalement. Elle était à Poudlard, enfin, elle était une sorcière.
Lorsque Dennis la rattrapa en trottinant, se prenant les pieds dans le grand manteau du garde-chasse et lui fit un grand sourire –« Alors, c’était extraordinaire, hein ?! –Oui, extraordinaire, répondit-elle avec un sourire doux. »- elle se dit que son deuxième rêve aussi, rencontrer des amis, il était bien parti pour se réaliser.
Et puis vint le moment où, assise sur le tabouret de Répartition, elle entendit dans un état second le Choixpeau crier « Gryffondor ! » et où elle put courir rejoindre son nouvel ami à côté de son frère.


Le matin même, jamais Jill n’aurait cru pouvoir parvenir à monter sur les barques. Mais elle l’avait fait. Et ses rêves semblaient bien partis pour se réaliser. Extraordinaire, oui, c’était une journée extraordinaire.



End Notes:
Voilà, j’espère que ça vous a plu ! N’oubliez pas d’aller lire les autres textes du concours et de voter ;) Jill reviendra bientôt, promis, j’ai d’ailleurs le récit du jour suivant qui traîne dans mon ordi, que je dois juste faire bêtater ^^ (juste).
Celui-ci ne l’est pas, et je le publie un peu au dernier moment, je l’ai terminé en colo où je suis anim donc il est fort possible que l’inattention soit de mise… :mg: Je corrigerai tout correctement pendant mes congés, ou une fois le concours fini !
J’ai pris pas mal de retard dans mes ràr, mais promis je vous réponds dès que je suis en congé ! o/
Voilà voilà !
Chapitre 4 : Thème 7 : Saleté de gremlins ! by Violety
Author's Notes:
Bonjour à tous !
Voilà ma participation au dernier thème du concours, un beau thème de bat***ard que j'ai pris beaucoup de plaisir à écrire. Le titre n'a pas grand chose avec l'histoire, mais plutôt avec mon état d'énervement contre les Gremlins m'ayant empêchée de me connecter à HPF toute la journée --'

Un p'tit rappel des règles de ce thème :
Quelque chose de grande valeur a disparu. - Votre texte doit faire minimum 1500 mots, pas de maximum mais bon vous n'avez pas beaucoup de temps pour écrire, évitez juste plus de 6000 mots parce que tout le monde doit avoir le temps de lire.
- Tous les personnages des thèmes précédents doivent être mentionnés et/ou apparaître.
- Le personnage principal ( celui de votre choix si vous en avez plusieurs )du thème 4 est présent durant la mort du personnage ( celui de ….) du thème 1.
- Votre ou vos personnages doivent passer dans ou devant le Ministère de la magie.
- La fin de votre texte doit être une chute.
- Votre texte doit traiter de la perte d'un objet de grande valeur et/ou de la façon dont votre ou vos personnages partent à sa recherchent.
- Vous avez jusqu'au 27 à 23h59 pour poster votre texte. Pour les non-adhérents jusqu'au 26 à 23h59.


Thème de bat***rd, donc ^^ Pour les histoires des persos principaux, heureusement ce fut assez simple. Un peu plus dur pour les autre, j'ai magouillé et ils y sont ! L'idée de l'objet est venu assez facilement aussi. Il fait 2211 mots selon Word.
Bien sûr, tout est à JKR sauf la next-next-next-gen ;) et l'idée générale à Saam et Extraa (avec deux 'a').

Bonne lecture !



Cette nuit-là, vers quatre heures du matin, Jill Dawson-Crivey se réveilla en sursaut à cause d’un bruit dans le couloir. Elle se retourna vers son mari pour s’apercevoir qu’il n’était plus à côté d’elle dans le lit. Sans vraiment savoir pourquoi, elle sentit les battements de son cœur s’accélérer. Elle rabattit doucement les couvertures, s’assit lentement sur le bord du lit et se leva pour se diriger vers la porte de la chambre. Elle marcha aussi vite qu’elle le pouvait de ses vieilles jambes fatiguées vers le couloir et vit une forme dans l’ombre.
Comme au ralenti, la forme se retourna vers elle et le visage de son Dennis apparut dans la lumière provenant du dehors. Comme au ralenti, il s’avança vers elle, les bras tendus, un doux sourire, celui qu’elle aimait tellement, sur les lèvres. Comme au ralenti, ses jambes tremblèrent, son sourire se figea et il s’écroula soudain au sol, Jill ayant à peine le temps de rattraper le vieux corps de son mari.

Elle n’eut pas besoin de prendre son pouls, écouter les battements de son cœur ou quelqu’autre chose pour le savoir. Dennis Crivey venait de mourir dans les bras de la femme de sa vie à l’âge de cent sept ans.


On l’enterra un jeudi, à côté de son frère. Il y avait du monde à cet enterrement. En si longtemps de vie, Dennis avait eu le temps de connaître du monde. Les moldus étaient en petit nombre, juste la famille, ceux qui « savaient ». Il y avait beaucoup d’anciens camarades de, leurs enfants, les enfants de leurs enfants, et même les enfants des enfants de leurs enfants. Il y avait des héros de guerre, car les Crivey-Dawson connaissaient beaucoup de héros de guerre. Il y avait des professeurs de Poudlard, des employés du Ministère, des amis journalistes, artistes. Des Anglais et des Américains.

Les jours qui avaient suivi sa mort, Jill s’était rendu à peu près partout où elle savait devoir dire que Dennis n’était plus. Bien sûr, le corps était à Sainte-Mangouste, mais elle avait aussi été à Poudlard pour prévenir le chevalier de Catogan, sur le Chemin de Traverse pour le dire aux commerçants qui connaissaient et apprécier son mari. Enfin elle avait fini par arriver devant le Ministère de la Magie avec sa fille aînée pour les dernières démarches. Elle y resta un certain temps, les démarches administratives liées à l’enterrement étant rendues plus difficile par le fait qu’il serait enterré près d’un héros de guerre. Elle avait pesté, mais elle avait attendu, bravement, dignement, qu’on daigne lui accorder le droit d’enterrer son mari là où elle le voulait. Ces quelques jours, ces formalités s’étaient déroulées certes dans la fatigue, mais sans anicroche.
Jusqu’à deux heures avant l’enterrement chez Jill, où une crise avait lieu.
Elle était bien entourée, et se trouvait en l’occurrence avec ses deux vieilles amies Callie et Janet, ses trois enfants, et la belle-mère de son fils Elias, aussi ancienne camarade de Poudlard de trois ans son aînée, Parvati Patil.
Toutes ces personnes étaient venues supporter Jill, son fils aîné les emmenant tous en voiture. Mais pour l’heure, il était hors de question pour la vieille dame de partir.
« Non, non, et non, nous ne pouvons pas partir !
- Mais, Maman, nous allons être en retard !
- Eh bien, Dennis attendra ! Je l’ai beaucoup attendu, il peut bien attendre aussi un petit peu ! Par contre, ÇA, ça ne peut pas attendre !
- C’est quoi le problème exactement ?
- Je ne sais pas ! Je ne comprends pas, depuis quinze minutes elle tourne en rond en cherchant quelque chose mais sans vouloir dire quoi !
- Qu’est-ce qu’il se passe Jill, qu’est-ce que tu veux ?
- Mais, vous savez bien voyons ! Enfin, on ne peut pas le laisser partir sans ça, qu’est-ce qu’il lui dira sinon ?
- Maman, personne ne comprend de quoi tu parles !
- Mais vous êtes tous bouchés ? L’AP-PA-REIL PHO-TO, c’est l’appareil photo que je cherche ! Je ne peux pas laisser mon mari être enterré sans l’appareil photo de son frère. Imaginez… Imaginez s’il le rencontre là-bas-je-ne-sais-où-il-pourrait-aller et qu’il ne peut pas lui rendre son ap-pa-reil pho-to ! »

Jill jeta les bras en l’air et repartit vers la bibliothèque –« c’est là-bas qu’est sa place, pourquoi ce n’est pas là-bas ? »- en pestant contre « ces @%## de gremlins qui avaient caché l’appareil ». Ses enfants échangèrent des regards un peu blasés. Parvati se mit à rire, entraînant les deux autres vieilles sorcières avec elle. C’était bien Jill, de s’énerver pour ça juste avant l’enterrement de son mari. Mais elles comprenaient bien pourquoi elle voulait tant qu’il soit enterré avec cet appareil photo. Elles se lancèrent donc à sa suite, décidées à aider leur amie.

Les deux filles et le fils de Jill et Dennis, eux, restaient un peu désemparés. Ils étaient eux-mêmes déjà bien âgés et ne se sentaient guère capables de courir après leur mère.
« Mais où trouve-t-elle toute cette énergie ? Je n’ai pas dormi de la nuit, je ne faisais que penser à Papa… commenta Rebecca, la fille aîné.
- J’ai l’impression qu’elle se fatigue de moins en moins avec l’âge… répondit son frère.
- C’est pas sensé être l’inverse ?
- Depuis quand Papa et Maman ont-ils fait comme tout le monde ?
- Bien vu. Bon, on fait quoi pour cet appareil photo ?
- Eh bien, j’imagine qu’il faut s’y mettre aussi. Vous vous souvenez à quoi il ressemble ? » Demanda la plus jeune de la fratrie, Betty.

Les trois frangins se regardèrent, gênés. S’ils s’intéressaient à l’histoire familiale quand il le fallait, chacun avait cessé peu à peu de prêter attention aux histoires de leurs parents, et c’était plutôt leurs propres enfants, voire petits-enfants qui désormais écoutaient ce que Jill et Dennis racontaient. L’une des filles d’Elias, Sally, notamment, avait apparemment hérité du gène photographique de leur défunt oncle Colin.
« On devrait demander à Sally, elle sait peut-être ?
Oui, elle ne devait pas tarder de toute façon, je vais lui passer un coup de cheminette. »


Toute la famille se mit donc en recherche de l’appareil photo de Dennis Crivey, celui-là même qui avait appartenu à son frère Colin et avec lequel il avait photographié tout Poudlard, de Hagrid le garde-chasse près des barques, au tableau du deuxième couloir du dernier étage de la tour d’Astronomie, en passant par Lavande Brown, Parvati et Padma Patil se baignant dans le lac sous l’œil appréciateur des garçons de leur année.
Certains fouillaient la cave et le garde-manger, d’autres le grenier où étaient entreposés tous leurs souvenirs de voyages, d’autres encore les chambres, les amies de Jill la bibliothèque, et ses deux filles le jardin.
Mais rien. La cérémonie commençait dans trois quarts d’heure, les invités arrivaient dans une demi-heure, et l’appareil photo était introuvable.
Jill n’avait pas versé une seule larme depuis la mort de son mari. Il était vieux, un peu malade, avait vécu une belle et longue vie, et même s’il lui manquait terriblement, elle savait de toute façon qu’elle ne tarderait pas à le rejoindre et qu’il l’attendrait pour passer de l’autre côté, quelque soit ce côté, comme il l’avait fait tant d’années avant pour entrer à Poudlard. Non, Jill, malgré sa tristesse, n’avait cette fois pas pleuré.
Pourtant, ce midi-là, elle finit par s’écrouler dans son fauteuil préféré et se mit à pleurer, doucement d’abord, puis très fort, sans pouvoir s’arrêter. Elias vint la prendre dans ses bras, Betty lui apporta du thé et Rebecca lui murmura des mots réconfortant, mais rien n’y fit. Janet, Parvati et Callie tentèrent de lui faire penser à des souvenirs plus joyeux, sans succès. Les plus jeunes vinrent la couvrir de bisous, toujours rien. Jill, pleurait, pleurait, ne pouvait plus s’arrêter. C’est à ce moment qu’arrivèrent par la cheminée l’une des petites-filles de Jill et ses deux enfants, deux frères qui ressemblaient beaucoup à leur arrière-grand-père, les petits derniers du clan. L’un d’eux, voyant son arrière-grand-mère pleurer ainsi, éclata en sanglot à son tour. L’autre resta un long moment interdit devant l’agitation qui régnait dans la pièce, avant de s’écrier de sa voix fluette :
« Waouh, mais qu’est-ce qu’il se passe ici, bon sang de bonsoir ? »

Ce qui surprit tous les gens présents, plus que l’intervention du petit Danny, ce n’était pas la première du genre, ce fut l’arrêt instantané des larmes de la matriarche. Elle releva la tête, renifla bruyamment dans son mouchoir et tendit une main tremblante dans la direction du garçon.
Seules Janet et Callie comprirent réellement ce qui venait de se passer dans la tête de leur amie. Avec cette simple phrase, ses cheveux blonds ébouriffés et son air ingénu, Danny leur rappelait exactement Dennis lorsqu’elles l’avaient connu, toutes, garçonnet plein de vie dont toutes les phrases commençaient ou finissaient par « Waouh ! ». Le garçon sembla saisir lui aussi qu’il venait de se passer quelque chose d’important et se dirigea vers son arrière-grand-mère.
« Ça va pas Granny ? C’est parce qu’il n’est plus là que tu pleures ?
- Non, mon petit, ce n’est pas pour ça. Ça me rend triste, bien sûr, mais c’est que j’ai perdu quelque chose de très précieux…
- Précieux ? Ça veut dire quoi précieux ?
- Eh bien, c’est quelque chose que Dennis et moi aimions beaucoup, à quoi nous tenions beaucoup, tu comprends ?
- Hum, oui, je crois… dit-il en fronçant les sourcils. Mais c’est quoi cette chose ?
- C’est un appareil photo qui appartenait à ton arrière-grand-oncle…
- Celui que personne n’a connu parce qu’il est mort tout tout jeune ? » Les adultes présents échangèrent des regards gênés et tristes, mais Jill se contenta de sourire.
« Oui, c’est cela, c’est Colin, c’est son appareil photo qui a disparu.
- Mais attends… C’est celui qu’était sur l’étagère rouge de la bibliothèque, là-bas ?
- Mais oui, c’est ça, mais…
- Mais je sais où il est ! C’est Connor qui l’a ! »

Tout le monde se tourna vers son frère, qui s’arrêta soudainement de pleurer. Sa mère se pencha vers lui :
« Connor ? C’est vrai ce que ton frère dit ? C’est toi qui a l’appareil photo ? - MaisouimaiscestpasmoicestDannyquimaditdelepreeeendre… s’écria le garçon, éclatant en sanglots à nouveau.
- Nan, c’est pas vrai, t’es qu’un menteur ! Moi j’ai dit que j’aimerais bien, mais c’est TOI qui l’a pris !
- Mais, Danny, pourquoi vous l’avez pris ?
- C’était pour toi, Granny, je voulais… Enfin on voulait… prendre des jolies photos pour ton anniversaire… C’était pour te faire une surprise ! s’écria-t-il, tentant désespérément e se justifier.
- Oh… C’est vraiment très gentil, Danny, et c’est une bonne raison pour l’avoir pris, mais maintenant j’en ai besoin, il faut que vous me disiez où il est…
- Il… il… il est dans… dans… hips ! notre cachette… secrèèèète ! parvint à articuler Connor entre deux sanglots.
- Et elle est où cette cachette secrète, les garçons ? »
Les deux frères se regardèrent, Danny se précipita vers Connor et tous deux entamèrent une discussion animée en chuchotant sous les regards amusés ou agacés de l’assemblée. Jill, elle, attendait patiemment, sachant ce qui se tramait sans doute. Effectivement, les deux garçons s’approchèrent d’elle à nouveau, plus près, et Danny lui dit à l’oreille :
« On veut bien te la montrer, mais que à toi alors, parce qu’elle est secrète. »
Jill sourit et hocha la tête. Elle pouvait bien faire cet effort en mémoire de son mari.



Tout le monde s’accorda à dire que ce fut un bel enterrement. De beaux discours furent prononcés, une belle musique fut jouée, de belles fleurs furent apportées. Jill ne pleura plus et sourit gentiment à toutes les personnes qui vinrent lui présenter leur condoléance. Dennis fut enterré sous le soleil qui avait bercé sa vie, enterré de ceux qu’il aimait, avec l’appareil photo de son cher grand frère.

Peu à peu les gens repartirent, certains pour se rendre chez Jill où avaient lieu une petite réception, d’autre chez eux. Elle resta longtemps près de la tombe de son mari, avec sa famille, puis juste ses enfants, puis seulement Callie et Janet, pour enfin se retrouver seule avec lui, pour la première fois depuis une semaine, une nuit à quatre heure du matin. Elle lui murmura quelques derniers mots d’amours, quelques promesses qu’elle serait bientôt avec lui, et lui raconta l’histoire de l’appareil. Puis elle resta un moment silencieuse, avant de partir elle aussi.

Elle ne vit pas le vieil homme et le jeune homme blond qui la regardaient s’en aller, l’un tendant un vieil appareil photo cabossé et couvert de traces de doigts d’enfants à l’autre.



End Notes:
Voilà voilà... OK, un peu facile les deux silhouettes à la fin, mais bon... En écrivant ça je pensais à un épisode de Picsou, où on voit les fantômes de ses parents e regarder partir de chez lui :mg: (ouais, on a les références qu'on a hin !). Danny a failli s'appeler Colin, et puis finalement non. Il y a assez d'enfants qui portent "le nom de" dans les générations suivantes...
J'espère que ça vous a plu, et bonne lecture pour le reste des participations !
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