Confession d'une championne... hors norme by jalea
Ancienne histoire coup de coeurSummary:


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modifiée par mes soins




« - Marlène McKinnon !

Dumbledore me fait signe d'approcher. Je fais non de la tête. Il me refait signe d'approcher. Mais il est miraud, ou quoi ? Je lui mime de choisir quelqu'un d'autre. Le vieux ne comprend pas et moi, je regrette d'avoir mis mon nom dans sa satanée coupe en toc. »

Cette année à Poudlard, une compétition oppose chaque maison et Marlène McKinnon à un atout majeur : elle est voyante ! Enfin, quand ça lui prend...

Suite de "Confession d'une voyante en pleine crise existentielle"

Fiction terminée
Categories: Durant Poudlard, Epoque Maraudeurs Characters: Les Maraudeurs, Lily Evans, Marlene McKinnon, Severus Rogue
Genres: Aventure/Action, Comédie/Humour, Romance/Amour
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: McKinnon en folie !
Chapters: 44 Completed: Oui Word count: 167774 Read: 87212 Published: 15/09/2016 Updated: 12/12/2020
Story Notes:
Bonjour !

Voici la suite des aventures de Marlène. J'ai eu tellement de retour positif que je me suis décidé à écrire la septième année. Merci à tous pour votre soutien :D

Je vous recommande de lire la première fiction "Confession d'une voyante en pleine crise existentielle" avant de commencer celle-ci, mais ce n'est pas obligatoire. Je ferai des rappels sur ce qui passé l'année précédente tout le long de l'histoire.

Et comme toujours, l'univers, les lieux et une bonne partie des personnages appartiennent à J.K Rowling.
Prologue by jalea
Author's Notes:
Pour ce premier chapitre, on démarre en "douceur" avec un petit prologue du point de vue de Griselda, la tante farfelue de Marlène. Cela se situe pendant la sixième année, quelques semaines après que Marlène ait sauvé Sirius.

Bonne lecture.
PROLOGUE



POV Tante Griselda

21 Avril 1976


Cette sale gamine s'est encore fourré dans le pétrin.

Il paraît que maintenant, elle fait des petites promenades de santé dans la forêt interdite pour secourir des élèves. Je l'ai su par mon neveu, Andrew. Je l'aime bien ce petit, c'est le fils que j'aurai pu avoir si j'avais eu envie de talquer des fesses de bébé à un moment de ma vie. Bref, c'est pour ça que : « Marlène n'a pas pu venir avec moi te rendre visite, tante Griselda ». Ben oui, la morveuse était trop occupée à jouer les supers voyantes ! Non mais, est-ce que vous me voyez courir dans tous les sens pour sauver le premier venu ? Non ! Je me contente de donner des avertissements aux gens, et c'est déjà bien gentil de ma part.

- Faites attention à la poutre.
- Pardon ?
- La poutre, imbécile !

Et bah, devinez ? Le gosse s'est prit la poutre en pleine figure en quittant mon magasin. Si c'est pas malheureux ! Les voyants sont des êtres supérieurs. Nous ne sommes pas tenu de servir les sorciers comme de vulgaires elfes de maison ! Ah, cette gamine... J'ai su à l'instant même ou j'ai posé les yeux sur elle, qu'elle allait causer des problèmes.

- C'est ton portrait craché ! s'était écrié son père, aux anges.
- Mon portrait craché ?

Quel affront ! La chose qui se trouvait devant moi- une sorte de gros pruneau ridé, plus communément appelé un nourrisson- ne me ressemblait en rien ! J'avais bien essayé de remettre les parents sur le droit chemin : « Vous savez qu'il est encore temps de le faire adopter, ce petit monstre ? ». Mais rien n'y faisait, ils contemplaient l'immondice comme si elle était la huitième merveille du monde.

Et cela ne s'est pas arrangé en grandissant ! Le petit monstre (qui n'est plus si petit que ça à l'heure où je parle) a hérité du don de voyance. Un secret jalousement gardé par les femmes de notre famille, qui se transmet de mère en fille, et ce, depuis sept générations. Marlène n'était donc pas supposé recevoir ce cadeau ancestral, mais Merlin semble en avoir décidé autrement rien que pour m'ennuyer. Et elle en fait n'importe quoi, de son troisième œil ! Allant jusqu'à se mettre en danger pour un jeu débile que Dumbledore va inventer, ou faire une mission sauvetage en pleine forêt !

Bien évidemment, je l'avais vu venir gros comme un dragon car je possède moi aussi le don de voyance. J'ai d'ailleurs à plusieurs reprises essayée de la débarrasser de son héritage familial, pour son propre bien. Mais cela requiert une Magie plus que douteuse, et cette gamine est aussi méfiante qu'un Gobelin de chez Gringotts.

Je me souviens de ma première tentative, Andrew venait à peine de souffler ses treize bougies, que sa petite soeur s'était jeté comme une affamée sur son gâteau d’anniversaire. J'avais attendu qu'elle engloutisse les trois quart du gâteau, puis je m'étais approché en imitant le sourire dégoulinant de niaiserie de son père.

- Tiens, bois ça.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Une potion de, euh... intelligence.

Bien sûr, il n'en était rien, mais Marlène n'avait eu connaissance du monde magique qu'à ses sept ans et restait encore très ignorante sur le sujet. Elle avait néanmoins haussé un sourcil interrogateur et frémit des narines, comme si elle reniflait le piège.

- Papa dit que je suis aussi intelligente qu'Andrew, même si je n'ai pas de bonne notes à l'école.
- Ton Papa te ment car il ne veut pas te faire de peine. Tous les parents font ça, avais-je rétorqué en agitant la petite fiole sous son nez.
- C'est vrai ? Alors, quand il me dit que je suis la plus jolie petite fille du monde...
- Il ment comme un condamné à mort, oui !

Il faut savoir faire preuve d’honnêteté envers les enfants dès leur plus jeune âge. Ça leur évite d'avoir des complexes de supériorité plus tard. Mon frère n'est pas de cet avis. Il pense, au contraire, qu'on doit les encourager et favoriser l'épanouissement de leur personnalité. Des boniments de bonnes femmes ! Vous voyez le résultat, dix-sept ans plus tard ? Sa jolie petite fille est devenue incontrôlable.

- Tu vas la boire, cette potion d'intelligence ?!

Marlène s'était empressé de porter la fiole à ses lèvres. Juste avant de la reposer sur la table, en m'adressant un sourire plein d'insolence.

- Non, je te la laisse. Tu en a plus besoin que moi, Tantine.
- Ne m’appelle pas Tantine !

J'avais essayé de lui faire avaler de force la mixture, mais cette petite teigne s'était mise à hurler comme une harpie. De toute manière, je m'étais faite avoir par un marchand de potions au rabais. Il m'avait refourgué un flacon de jus de citrouille, dilué avec autre autre chose dont je préfère ignorer l'origine.

Mon dernier essai remonte aux vacances de Noël. J'avais sillonné tout les pays dans l'espoir de trouver une formule magique, une potion, un philtre, de la mort au rat- euh, n'importe quel remède assez puissant pour débarrasser Marlène de son pouvoir, mais je n'avais rien trouvé de concluant. A part une formule que m'avait donné une bohémienne lors d'un voyage, j'étais à court d'idée. Ma nièce, elle, s'en fichait éperdument ! Elle ouvrait ses paquets avec le même enthousiasme que celui d'un orphelin qui n'a jamais reçu de cadeaux de Noël.

- Tiens, lis ça !

J'avais eu droit à un énième regard suspicieux. Sans doute pensait-elle que je voulais me venger car elle avait mis du sel dans mon café le matin même.

- Qu'est-ce que c'est ?
- Une incantation roumaine.
- Où l'as-tu trouvée ?

Quel dommage que les potions d'intelligence n'existent pas. Il en faudrait des litres, à cette morveuse !

- Dans un livre roumain, quelle question.
- Mais c'est pas écrit en roumain...
- Contente-toi de lire l’incantation !

Ses yeux s'étaient rétrécit comme ceux d'un vieux sorcier soupçonneux à l'égard d'une trop bonne affaire.

- Pourquoi ?
- Euh... pour te débarrasser de ces vilains boutons que tu as sur le visage.
- Je n'ai aucun bouton !

Intriguée, elle avait accepté de lire l’incantation, mais cela n'eut pas l'effet escompté. Ce jour là, j'ai dû admettre avec regret qu'il n'y avait plus rien à faire. Il est cependant hors de question que je laisse ma nièce agir à sa guise. Elle va finir par ameuter une tripotée de Mangemorts, avec sa discrétion légendaire. Ils se servent des voyants pour... bah voir l'avenir, pardi ! Et nous infliger quelques tortures, au passage. Non, je vais dispenser à cette petite un enseignement approfondi, et le plus tôt sera le mieux.

J'esquisse un geste de la main pour balayer mes vieux souvenirs. Je doit m’atteler au rangement de la petite boutique que je viens d’acquérir à Pré-au-lard. Il y règne un tel désordre qu'une armée d'elfes de maison ne serait pas de trop pour me donner un coup de main. Qu'est-ce qui m'a prit d'acheter ce vieux taudis ? Elle m'a bien eu la vieille Grippine ! « L'emplacement est idéal juste en face du Pub Les Trois Balais ». Ouais, l'endroit est tellement idéal, qu'il y a un va et vient perpétuel de clients dans la plupart sont des morveux qui ont à peine l'âge légal.

Je ne peux m’empêcher de lâcher un soupir d’exaspération lorsque la clochette suspendue à l'entrée du magasin se met à tinter.

- Bonjour ! s'exclame le premier à passer la porte, d'une voix excessivement joyeuse.

J'aime pas les gens joyeux, ils sont contagieux. Ben tiens, en voilà encore deux ! Deux Poudlariens viennent d'entrer, m’obligeant à m’arrêter de ranger le bazar. Le premier, un grand binoclard, a le sourire fendu jusqu'au oreilles, à croire que Merlin tout puissant vient de lui rouler une galoche. Il parcourt la boutique des yeux, puis demande :

- Madame Grippine n'est pas là ?
- Vous la voyez quelque part ? je grogne en retour.

C'est quoi, cette génération de décérébrés ? Il élude ma question et revient à la charge :

- Quand est-ce qu'elle revient ?
- Elle ne reviendra pas !

L'adolescent arbore une moue de petit garçon pourri gâté à qui on viendrait de refuser une chocogrenouille.

- C'est embêtant. Elle nous fournissait en... tas de trucs ! se reprend-t-il en rougissant légèrement.

Tiens donc ! C'est à se demander ce qu'elle leur vendait la vieille Grippine. Du coin de l'œil, je surveille l'autre étudiant qui est en train d'observer les objets que je vends. On y trouve pratiquement tout et n'importe quoi : des livres, potions, agendas, plumes de toute taille, chapeaux et même des sucreries.

- Il va falloir être un peu plus précis que ça, je lâche sur un ton ennuyé.
- Sauf votre respect Madame, nous préférons voir cela avec Miss Grippine.

Je tourne les yeux vers le second client, un jeune homme séduisant aux cheveux bruns et des yeux gris insondables. Une mèche de cheveux retombe sur ses yeux, lui donnant l'air faussement désinvolte. Le genre de garçon qui vous brise le cœur d'un seul regard.

J'en ai connu un de ce genre là, il est mort. Me regardez pas comme ça, c'est pas moi qui l'ai tué ! Pas que l'envie m'en manquait, mais cet idiot, Philius, avait un goût prononcé pour les créatures dangereuses, et il a fini dévoré par son dragon. Il avait essayé de le domestiquer ! Son dragon. Il le sortait en laisse et l'appelait Médor. Je vous jure, il y a vraiment des sorciers zinzins. Albus Dumbledore par exemple. Déjà lorsqu'il était Professeur, ce vieux fou ne parlait qu'en énigmes :

« Il est nécessaire de comprendre la réalité avant de pouvoir l’accepter et seule l’acceptation de la réalité peut permettre la guérison. » [1]

Je vous raconte pas le mal de crâne pour déchiffrer la phrase. Pour être honnête, même après toutes ces années, je n'ai toujours pas compris ce à quoi il faisait allusion.

- Quelque chose ne va pas, Madame ? ose me demander le briseur de cœurs.
- Ouais, c'est votre tête ! Elle me revient pas.

Pas du tout, même. J'ai l'impression d'avoir devant moi la réincarnation de Philius et ça me donne envie de lui botter les fesses ! Comment as-tu pu te laisser faire dévorer par un dragon ? Tu ne pouvais pas prendre un chat ou un hibou, comme tout le monde ?!

- Je vous demande pardon ? s'offusque le bellâtre, chargé d'un fort accent aristocratique.
- Allez, oust ! Du balai, et plus vite que ça ! je m'écrie en leur jetant toutes les babioles qui me tombe sous la main.
- Viens Sirius, on s'en va ! lui dit son ami, qui semble se retenir d'exploser de rire.

Il le tiraille par le bras vers la porte, le pousse à l’extérieur, faisant tinter à nouveau la clochette. Ah, cette maudite clochette ! « C'est la première fois qu'une femme me dit que ma tête lui revient pas ! » je l'entends dire en partant.

- Et ne t'approche pas de ma nièce, sale petit pervers ! je m'égosille, le poing en l'air.

Oh, oui ! Cette morveuse est dans un sacré pétrin.




End Notes:
1. Harry Potter et la Coupe de Feu de J.K Rowling.

On retrouve Marlène au prochain chapitre !
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