Lucy aux yeux gris by Selket
Summary:
Image de Sylvain Guillou

Elle était étrange Lucy avec ses cheveux noirs,
Lucy et ses grands yeux gris qui regardaient trop le monde.

Et puis, il y avait Louis.
Louis qui la regardait elle, son barycentre, son équilibre.


Textes écrits durant les nuits HPF basées uniquement sur Lucy et Louis Weasley
Categories: Après Poudlard, "19 ans plus tard", Tranches de vie Characters: Lucy Weasley
Genres: Tragédie/Drame
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Les Nuits d'HPF, Louis, Lucy et le monde, Génération perdue
Chapters: 13 Completed: Non Word count: 4752 Read: 3790 Published: 13/11/2016 Updated: 23/04/2022

1. Le cri des corbeaux by Selket

2. Lucy aux yeux gris by Selket

3. Son bout du monde by Selket

4. Voir le monde by Selket

5. La balançoire au fond du jardin by Selket

6. Un puit de lumière by Selket

7. A l'assaut des nuées by Selket

8. Graines au vent by Selket

9. Hélios et Séléné by Selket

10. Un dimanche comme un autre by Selket

11. Le soleil est toujours là by Selket

12. Litha by Selket

13. Un océan entre nous by Selket

Le cri des corbeaux by Selket
Author's Notes:
Thème :


Elle était étrange Lucy avec ses cheveux noirs, ses yeux bleus clairs qu’ils en paraissaient presque translucides son petit sourire un brin rêveur. Elle était bizarre Lucy à avoir toujours la tête penchée vers le ciel et ses yeux qui semblaient glisser sans jamais s’attarder sur ce qu’ils voyaient si ce n’est le ciel.

Lucy c’était la petite dernière, alors elle avait longtemps cherché sa place. Ses cheveux noirs étaient le résultat de cette époque-là.
Le jour où elles se les étaient teint personnes n’avait compris ce qu’elle reprochait à ses cheveux roux caractéristique de sa famille. C’était justement ça le problème, ils étaient si Weasley ses cheveux que s’en était devenu quelconque.
Même si maintenant elle s’en moquait de se démarquer elle avait gardé ses cheveux noirs comme les ailes des corbeaux qui lançaient leurs cris dans les champs à l’automne

Assise sur un muret elle regardait le monde s’étendre à ses pieds. Elle s’en moquait du vent qui emmêlait ses cheveux, elle elle regardait le ciel et la terre sans jamais s’en lasser. Il ne voyait d’elle que sa silhouette menue et son béret rouge vif qui tranchait avec les couleurs hivernales. Au loin quelques corbeaux lançaient leurs cris pendant que Lucy regardait la campagne de ses yeux gris comme le ciel et la terre givrée.
Elle était étrange Lucy à contempler le monde sans jamais vraiment y prendre part.

Lucy aux yeux gris by Selket
Author's Notes:
Thème : image du résumé.


Elle était là, seule à contempler l'aube qui se levait sur les monts d'Arrée.
Personne dans sa famille n'avait compris pourquoi elle était partie sur un coup de tête pour s'enfermer en pleine lande Bretonne. Sa famille avait voulu la retenir, mais très vite, ils avaient laissé tomber. Après tout, elle était étrange Lucy.

Elle dénotait la petite benjamine de la famille. Surtout avec un père comme Percy Weasley et une mère aussi calme qu'Audrey. O ce n'est pas qu'elle était agitée Lucy, pour ça, il y avait ses cousins, non, c'est qu'elle était tout le temps en train de regarder le monde de ses yeux gris.
Là où la famille se réunissait pour parler et jouer pendant des heures, elle, elle allait se percher sur un muret, s'asseoir sur une colline ou se percher sur le rebord d'une fenêtre, et elle regardait le monde du haut de son perchoir sans jamais vraiment en descendre.
Elle était vraiment bizarre la petite Lucy avec ses cheveux qu'elle avait teints en noir et ses yeux gris qui glissaient sur les gens pour s'attarder sur les petits détails tel un insecte sur une feuille, un nuage qui prenait une forme étrange où tout ce qui faisait le monde qui s'étalait à ses pieds.
Alors lorsqu'elle avait annonçait son envie d'aller en Bretagne personne ne l'avait comprise. Pourquoi partir là-bas alors que sa famille était ici ? Et puis qu'es ce qu'elle ferai à partir en voyage elle qui ne faisait que regarder le monde sans jamais y prendre part ? Il n'avait pas justement compris que justement elle voulait le voir le monde, elle voulait le découvrir et pas seulement le contempler du haut des tours de Poudlard, de la butte derrière le terrier, de la fenêtre de sa chambre ou du muret qui donnait sur la mer chez Bill et Fleur. Elle, elle avait envie de voir le soleil balayer la lande d'une douce caresse avant d'aller se coucher. Elle souhaitait regarder l'aube se lever sur les Monts d'Arrée et regarder la mer qui s'échouait sur cette fin de terre là-bas en Bretagne.

Elle n'en pouvait plus des barrières étriquées de son monde, elle en avait marre de ces réunions dominicales au terrier où elle voyait tous ces cousins avoir la vie dont ils rêvaient.
Il y avait Victoire qui venait de se marier avec Teddy et parlait de ses projets bébés, c'était Dominique son magnifique rire et son don pour la peinture, et Louis ses sarcasmes et sa liberté.
James et sa carrière de quidditch, Albus et ses voyages formidables qui lui donnait envie de pleurer de jalousie, Lily qui croquait la vie a pleine dent sans s'inquiéter de briser celle des autres.
Il y avait le duo infernal que formait Fred et Roxanne.
La petite moue amusée de Rose qui était le reflet de celle de Scorpius et Hugo qui suivait ses envies de devenir médicomage avec succès.
Et puis surtout il y avait Molly, sa soeur, qui avait trouvée sa voie et était heureuse dans sa petite boutique de pâtisseries moldus et sorcières.
Et elle, elle n'avait rien. Il y avait seulement Lucy et ses cheveux noirs, Lucy et ses grands yeux gris qui regardaient trop le monde. Alors, elle avait fui, elle les avait laissés derrière eux sans se retourner et s'était élancée à la poursuite de ses rêves.

Et maintenant qu'elle regardait l'aube se lever sur les monts élimés par le temps, le vent et la pluie elle se sentait revivre. Elle pouvait enfin regarder le monde qui se dessinait à ses pieds sans entendre sa famille chuchoter sur son étrange occupation. Sa famille qui ne comprenait pas que justement sa vie rêvée s'était de voyager tout en contemplant l'univers de ses yeux gris.
Elle, elle ne vivait pas pour prendre part au monde, elle l'admirait d'en haut et le racontait dans ses nombreux cahiers qu'elle avait couvert de son écriture brouillonne.

Son bout du monde by Selket
Author's Notes:
thème : atténuer et


Elle était là, tout là-bas au bout du monde.
Son bout du monde était une simple jetée de bois qui ne donnait sur rien. Un ponton de planches disjointes qui se lançait dans le vide à l’assaut des nuées. Son bout du monde il avait l’air de rien avec son plancher où on voyait entre les planches, clouées irrégulièrement, la lande qui dansait sous le vent. Des barrières où la peinture s’écaillait se dressaient sur les côtés et au bout une simple baie vitrée teintée de verre égayait le pont brunâtre qui se dressait devant ses pieds. C’était une passerelle patinée par le temps qui partait de la colline pour aller se perdre dans le ciel.

Elle aimait se rendre sur son perchoir pour contempler le monde. Après être parti de chez elle, elle avait parcouru le monde dans le but de le regarder de ses grands yeux gris. Elle avait vu des paysages splendides, regardés de loin les gens vivre, avait touché du doigt des mystères qui enveloppaient des ruines perdus.
Mais pourtant c’est ici en Bretagne, cette langue de terre qui avait été sa première destination qu’elle avait posé ses valises. De sa première rencontre avec cette lande mystérieuse elle avait gardé une étincelle qui dansait encore dans ses yeux autrefois si mélancolique. C’est aux pieds des contreforts des Monts d’Arrée que Lucy s’était installée.

Encore aujourd’hui elle se souvient avec précision des émotions qui l’avaient parcourue lorsqu’elle avait regardé l’aube se lever sur les montagnes élimées par le temps loin, très loin de la demeure familiale. C’est cette envie renouvelée de contempler l’aube dessiner ses volutes d’or toute en atténuation pourprée qui l’avait poussée à acheter sa maison. Elle était tombée amoureuse de cette vieille passerelle qui surplombait le vide d’une végétation revêche qui s’acharnait à coloniser la pierre érodée.

Voir le monde by Selket
Author's Notes:
Drabble écrit durant la nuit HPF du 25 mars 2017
Thème : http://orig07.deviantart.net/6710/f/2008/117/6/f/on_the_sunny_side_of_you_by_amorfati.jpg


Elle avait toujours été étrange Lucy. C’est pourquoi il n’avait pas été surpris de la trouver dans le jardin avec sur le dos une vieille chemise de nuit qui aurait pu appartenir à grand-mère Molly.

Le soleil était levé depuis peu, mais c’était une de ces soleils d’été qui plombaient le ciel de leurs rayons trop chaud et ça dès les premières heures du jour. Et Lucy elle était là, penchée au-dessus des ombelles des fleurs, le bas de sa chemise de nuit serré dans son poing fermé et l’autre posée sur la dentelle blanche quand elle n’effleurait pas les délicats pétales déjà ouverts. Chose rare ses grands yeux gris étaient fermés et ne contemplaient pas le monde comme à leurs habitudes. Elle laissait ses doigts courir autour d’elle, lui faisant découvrir un autre aspect de son environnement. Seule dans le jardin alors que les autres dormaient encore elle pouvait se laisser aller et continuer l’exploration de son environnement sans avoir peur des regards scrutateurs de sa famille.

Il la comprenait lui aussi étouffait dans cette famille bien trop nombreuses. Bien trop aimante et encombrante. Comme Lucy il aspirait à la tranquillité d’être celui qu’il était sans devoir répondre aux aspirations d’une mère, d’un père trop protecteur. Au plus profond de son coeur il aspirait à la liberté autant que Lucy qui rêvait les yeux grands ouverts. 
Il ne sait pas pourquoi mais voir Lucy les yeux clos sur ses yeux rêveurs le remua au plus profond de son coeur.
C’était un sentiment primitif, un besoin presque viscéral mais il fallait qu’il parte, qu’il quitte le terrier, qu’il dise adieu à la chaumière au coquillage et qu’enfin il prenne son envol. Il avait 20 ans et son monde se limitait à sa famille et quelques anciens amis de Poudlard. Sa vie avait été enfermée bien trop longtemps entre les murs étriqués d’un vieux château, de la maison familiale et d’une bicoque en ruine. 

La balançoire au fond du jardin by Selket
Author's Notes:
Nuit du 22 avril 2017
Thème :


S’était une vieille balançoire. Une buche deux bouts de ficelle et un grand arbre au fond du jardin.

Dis-moi Lucy tu t’en souviens de cette balançoire ?

On adorait y aller les jours où on était au Terrier. C’était notre petit coin à nous, la balançoire qu’avait fabriquait grand-père Arthur sous notre chêne loin de celle où les grands riaient en se poussant. Ici on était dans notre bulle à tous les deux. Notre endroit loin du monde s’était une buche sur laquelle se balançait sous un immense chêne aux branches tombantes.
On s’y sentait si bien, on était loin des rires et des cris. Le calme régnait loin de notre famille si grande, si enthousiaste, si fatigante aussi et carrément envahissante. Là-bas on pouvait être ce qu’on voulait. Tu regardais le monde, assise sur la buche immobile, alors que moi je me balançais à m’envoler vers les nuages.
Sur notre vieille balançoire on rêvait. Je rêvais de voyages et d’aventures alors que toi tu contemplais le monde.
Il n’y avait personne pour nous juger, personne pour nous faire des remontrances à peine voilées.
Dans cet endroit coupé du monde je pouvais rêver du jour où je partirai enfin parcourir le monde et toi tu pouvais contempler le monde de tes beaux yeux gris avant de le raconter dans tes livres.
On n’était pas comme les autres Weasley, on n’était pas chahuteur et plein de vies comme nos frères, sœurs, cousins. Non on était de doux rêveur et on voulait découvrir, raconter le monde en devenant ethnologue-explorateur ou écrivaine-voyageuse.

Dis-tu t’en souviens de cette buche Lucy, cette balançoire qui avait bercé notre enfance avant qu’on puisse enfin quitter le nid familial ?

C’était il y a si longtemps Lucy, si longtemps et pourtant je m’en souviens comme si c’était hier.
C’était avant que tu deviennes écrivaine, avant que tu partes t’installer dans les Monts d’Arrée là-bas si loin de l’autre côté de la Manche.
C’était avant que je devienne ethnologue et que je parcoure le monde à la recherche d’une civilisation sorcière vivant retirée du monde.
Tu me manques Lucy tu sais. Je suis revenu au terrier voire la famille lors d’un bref retour au pays, mais sans toi les réunions familiales n’ont pas la même saveur. J’aurai dû te le dire avant, que tu es ma cousine préférée, que tu es la seule qui me comprend avec tes yeux gris trop grand pour ton petit visage.

Un puit de lumière by Selket
Author's Notes:
Drabble écrit durant la nuit HPF du 22 avril 2017
Thème : Regard et


C’était un puits, un puits lumineux qui renforçait l’aspect étrange de la maison. Dans cette maison qu’elle avait à reconstruite elle avait aménagé un puits, une sorte de cheminée qui s’élevait vers le ciel en se terminant par une fenêtre qui lui permettait de contempler le monde.
Elle avait reconstruit sa maison à moitié sous terre et n’avait gardé de l’ancienne bâtisse que sa vieille passerelle qui donnait sur la lande et ce puits asséché qui donnait maintenant sur sa chambre. Chaque matin de son lit, elle pouvait regarder le puits encore mousseux et observer le ciel à travers la vitre avant de se lever et d’aller prendre un café sur la passerelle pour continuer à regarder son petit domaine qui s’étendait sur les monts d’Arrée. Son bout du monde comme elle l’appelait affectueusement, son Finistère à elle.

A l'assaut des nuées by Selket
Author's Notes:
Texte écrit durant la nuit HPF du 20 janvier 2018

Thème :


O Lucy si tu savais combien ton sourire m’avait manqué.
Sept longues années sans te voir c’est long. Le temps, sans avoir de réponse de ta part, devient cruellement long.
J’ai tellement rêvé de te revoir cette nuit à Holi que lorsque j’ai reçu ta lettre me confirmant ta présence et m’invitant à me rendre chez toi en plein Finistère Breton, je n'ai pas hésité une seule seconde.

J’ai transplané de mon lieu de fouille au MACUSA où j’ai pris le premier portoilain en direction de Paris. De là j’ai avalé les kilomètres de rail en direction de Morlaix où tu es venu m’accueillir.
Je t’ai senti un peu distante à te prenant dans mes bras mais j’ai à peine eut le temps de douter qu’on avait transplané dans un champ en contrebas d’une maison à flanc de falaise.

Heureuse tu m’as entraîné à travers les céréales vers l’escalier qui mène à ton chez-toi. Je ne vois de toi que ton pull moutarde et tes cheveux toujours aussi noir que les ailes des corbeaux.
Tu n’as pas changé tu es resté ma petite Lucy aux yeux gris. Rassuré j’entrepris de te suivre, tu cours comme une enfant en cueillant par une fleur des champs par ci par là.
Là au milieu d’un champ aux pieds des Monts d’Arrée tu t’es mise à plier tout doucement sous le vent qui s’est levé.
Tu es la même Lucy et pourtant toi comme moi nous avions changé. Avant ce jour jamais je l’aurai vu la jeune fille aux yeux aussi limpide que le ciel danser au milieu des fleurs sauvages.
Et pourtant là avec ton pull jaune moutarde, tes cheveux charbons et tes yeux couleurs de pluie tu t’es mise à jouer avec le vent en souriant comme jamais tu ne l’avais fait auparavant.

Sentant que j’étais perdu tu t’es retournée vers moi en me tendant la main pour m’entraîner toujours plus loin toujours plus haut à l’assaut de ton domaine qui accroche les nuages.
Tu sais, peu importe qu’on est changé Lucy ta main au creux de la mienne me rendra toujours aussi serein.

Graines au vent by Selket
Author's Notes:
Texte écrit durant la nuit HPF du 25/01/2019


Il ne fut pas étonné de voir que dans le jardin de Lucy des centaines de pissenlits poussaient tranquillement. Il y en avait partout, sur la colline dans laquelle la maison de Lucy était nichée, dans le jardin et même dans certaines des jardinières suspendues aux fenêtres.
En voyant la quantité de pissenlit qu’il y avait autour de lui, alors que sur le reste des Monts d'Arrée, il n’apercevait aucune de ces fleurs au milieu de la bruyère et de l’ajonc, il se douta que Lucy n’était pas étrangère à ce phénomène.

Après tout, le pissenlit, c’était la fleur préférée de Lucy.
Là où leurs cousines citaient la rose, la pivoine, le lys, la violette ou la lavande, Lucy elle citait toujours cette mauvaise fleur ce qui faisaient rire leurs cousins et cousines et lever un sourcil surpris aux parents.
Mais elle était comme ça Lucy. Elle n’avait pas besoin qu’une fleur soit belle ou parfumée pour l’aimer, elle avait juste besoin d’être émerveillée. Et avec ses minuscules parachutes qui partaient à l’assaut du monde dès qu’on soufflait dessus elle avait de quoi à la faire rêver cette petite fleur jaune.

Il se souvient des brassées de fleurs duveteuses qu’il cueillait, en prenant garde de ne pas les égratigner, pour en faire un énorme bouquet qu’il tendait ensuite à Lucy. Sous le plaisir, ses immenses yeux gris s’écarquillaient de bonheur, un sourire venait étirer ses lèvres alors que délicatement, elle en prenait une pour lui souffler au visage. Puis, elle éclatait de rire sous l’air surpris qu’il prenait.
Et si les premières fois, il avait était étonné que la si douce et si gentille Lucy se montre si espiègle, les fois suivantes il avait juste joué le jeu pour avoir le plaisir de l’entendre rire. C’est qu’il était si joli son rire. Et enfant, elle le faisait entendre si peu souvent qu’il était prêt à lui cueillir tous les pissenlits du monde.

Avec nostalgie, alors qu’il se promenait dans le jardin de Lucy, il entreprit de faire un bouquet de pissenlit. Alors qu’il cueillait une nouvelle plante, il se rendit compte que Lucy était sortie le rejoindre. Avec le même sourire complice qu’autrefois, elle attrapa une des fleurs qu’il tenait en main et lui souffla les graines aux visages alors qu’au même instant, il en faisait de même. S’ensuivit une bataille de petit parachute blanc et duveteux. Hilares, essoufflés, ils se laissèrent tomber sur la pelouse verte magiquement entretenue du jardin pour respirer un peu.

Par Merlin qu’es ce qu’elle lui avait manqué. Sept ans, sept ans pour enfin la revoir. Et même si en la revoyant, il l’avait trouvé changé, il réalisait qu’il avait toujours devant lui sa Lucy. Même si elle était devenue une jeune femme rieuse, elle restait sa Lucy aux yeux gris qui aimait regarder le monde, c’est juste qu’elle avait enfin trouvé sa place dans ce dernier.
Heureux, il enleva une graine des cheveux noirs de Lucy. Et avec un grand sourire, il se mit à regarder les nuages avec Lucy à ses côtés. C’était toujours si simple avec elle.

End Notes:
Ce texte se passe juste après A l’assaut des nuées .

Pour en savoir plus sur ces 7 années qui ont empêchées Louis et Lucy de se voir je vous invites à lire Dis-moi Lucy tu te souviens ? .
Et enfin, n'oubliez pas qu'il existe une série sur Louis et Lucy intitulée : Louis, Lucy et le monde
Hélios et Séléné by Selket
Author's Notes:
Texte écrit durant la nuit hpf du 19 octobre 2019


Le thème était :





Tu es belle Lucy. Au oui si belle que la lune est éclipsée par ta beauté. Tes grands yeux gris, couleur de lune, étincelles à en faire pâlir les étoiles. Tu as toujours été belle Lucy et tu étais bien la seule à ne pas le voir. De cette beauté irréelle, et lunaire.
Avec tes grands yeux gris qui voulaient dévorer le monde, avec ta bouche que tu colorais parfois en marron aussi sombre que la terre humide, avec tes taches de rousseur qui te mangeaient le visage et tes cheveux noires comme les corbeaux, tu ressemblais à une sorcière des temps jadis. Je t’imaginais sans peine danser sous la lune au milieu des pierres dressés de Stonehenge ton visage offert aux flammes des feux de Samhain. Tu avais cette beauté sauvage et crépusculaire si propre à la lune.

Et là alors que tes mains enserrent ton ventre, qui se tend sous ta robe blanche, je ne peux que te trouver plus belle. Je ne sais pas comment te remercier du cadeau que tu me fais. Je vais être parrain.
Et tandis que tu me chuchotes leurs noms à l’oreille, je souris à l’entente de ces deux noms qui sonnent comme un écho à notre histoire. Hélios et Séléné. La lune et le soleil.

Tu es la lune là où je suis le soleil. Si semblables, si différents. Et aujourd’hui alors que je vois Lorcan te prendre dans ses bras et que je sens la main d’Alyssum se glisser dans la mienne je ne peux que sourire en regardant cette balançoire, au fond du jardin, qui s’agite sous le vent qui vient de se lever. Qu’il est loin le temps où nous nous étions trouvé ces surnoms et que nous jouions dans le jardin du terrier. Nous étions la lune et le soleil, jamais l’un sans l’autre. Mais j’ai trouvé mes étoiles et toi ton Endymion.

Un dimanche comme un autre by Selket
Author's Notes:
Ce texte à été écrit durant la nuit HPF du 7 décembre 2019



Allongée dans l’herbe, elle regardait le ciel. C’était un dimanche matin et le fond de l’air été encore frais malgré le soleil printanier qui brillait déjà dans le ciel.
L’herbe tendre chatouillait ses paumes à chaque passage de celles-ci sur les fins brins d’herbes.
Un papillon ou deux voletaient autour d’elle sans lui prêter attention. Cela faisait bien trop longtemps qu’elle était immobile pour qu’elle leur fasse peur.
Doucement, Lucy se releva. Ramenant ses genoux contre sa poitrine, elle entreprit de regarder les ridules qui se formaient sur le lac. À chaque minuscule mouvement de l’eau le miroir d’eau se fendillait et cassait l’image du ciel se reflétant dans l’étendue d’eau.
Extirpant, d’une poche de sa cape, une paire de ciseaux elle entreprit de les regarder tout aussi consciencieusement que le lac ou le ciel avant eux. Elle jeta un coup d’œil autour d’elle. Elle était seule, par cette heure matinale c’était normal. Ses camarades préféraient profiter du confort de leur lit ou du petit-déjeuner de la grande salle.
À chaque minuscule mouvement de l’eau le miroir d’eau se fendillait et cassait l’image du ciel se reflétant dans l’étendue d’eau. D’un geste sec, elle passa la main dans ses cheveux effilochés et de longueurs inégales à force de coups de ciseaux hasardeux.
Un nouveau regard sur la paire de ciseaux, puis elle se leva brutalement, attrapa les ciseaux et les jeta dans le lac. Elle en avait fini avec ça. Elle ne voulait plus couper ses cheveux à chaque fois qu’elle se sentait mal. Se baissant une nouvelle fois Lucy attrapa sa baguette et la porta à sa tête. Puis, d’un geste rapide, sans hésitation elle prononça la formule magique qu’elle avait apprise par cœur.
Lentement, ses cheveux roux virèrent au noir.

End Notes:
J'espère que ce petit texte vous a plut. J'avais envie de vous montrer l'action du point de vue de Lucy et non de Louis comme je l'ai abordé dans le chapitre 2 de ma fic Dis-moi Lucy tu te souviens ?
Le soleil est toujours là by Selket
Author's Notes:
Drabble de 100 mots écrit durant la nuit HPF du 6 Juin 2020.

Le thème était : On a besoin dans la nuit de croire au soleil"— Jean-Yves Boulic


Tu te souviens Louis ? De l’époque où tu disais que dans la nuit on a besoin de croire au soleil ?
A cette époque tu ne voyais que l’obscurité qui te voilait les yeux. Pourtant, la nuit est si belle.

Mais toi lorsque tu levait les yeux pour regarder le ciel tu ne voyais que le néant. J’avais essayé, sans succès, de te montrer la magnifique toile de fond que dessinait la voute étoilée pour la lune.

Et puis, un jour, tu avais vu Hélios caché derrière Séléné. Et tu avais compris que le soleil n’était jamais bien loin.

Litha by Selket
Author's Notes:
Ce court moment à été écrit au cours de la nuit du tour du monde en 24h de 2021.
Pour la contrainte de 11h du matin le thème que j'ai choisi était :




C’était un ciel gris, maussade. Les gouttes tombaient tellement que Louis ne voyait presque rien à travers le carreau de la fenêtre qui donnait sur les toits. Il avait loué ce minuscule appartement pour leur voyage annuel à Lucy et lui.Depuis qu’ils s’étaient retrouvés, reparlés, ils avaient décidé de partir chaque année dans un nouvel endroit.
Depuis qu’ils s’étaient retrouvés, reparlés, ils avaient décidé de partir chaque année dans un nouvel endroit. Cette année le mini choixpeau que Lucy avait fait pour tirer au sort leur destination avait choisi l’Allemagne. Un endroit qui, il le savait, fascinait Lucy. Un pays aux paysages magnifiques, à la magie mêlant nouveautés et neo paganisme.

Cela faisait une semaine qu’ils sillonnaient le pays, en remerciant la chance de n’avoir pas eu un seul jour de mauvais temps. Pourtant, aujourd’hui, c’était la tempête, le ciel semblait avoir retenu ses larmes pour mieux les abattre sur eux en une fois.
D’humeur morose, Louis regardait le déluge. C’est que la pluie il en avait plus trop l’habitude depuis qu’il travaillait dans l’un des déserts les plus secs de la planète. Le Grand Canyon n’était pas réputé pour sa pluviométrie.

Une porte claqua. Lucy venait de rentrer. Et soudain, c’est comme si la pièce s’illuminait. Il suffisait qu’elle soit là pour que l’atmosphère crépite. Elle était comme ça Lucy, sa magie enveloppait tout le monde et provoquait des étincelles. D’habitude, ça rendait les gens mal à l’aise, ça et ses immenses yeux grisqui regardaient tout fixement; comme si ils aspiraient à tout savoir, tout connaitre. Mais lui ça ne le rendait pas mal à l’aise. Il aimait sa cousine d’un amour pur et sincère, et cette facette ne le gênait pas du tout, au contraire ça la rendait unique.

- Tu viens Louis ? C’est Litha aujourd’hui si on allait fêter ça dehors avec les autres ?

Et sans attendre sa réponse elle lui prit la main et l’entraîna vers l’extérieur. Litha, la fête de l’été, le retour des beaux jours, la nuit la plus longue. Ironique, non, quand on regardait le ciel ? Pourtant, avec Lucy les nuées c’étaient fait moins sombres, il y avait sa main au creux de la sienne, son sourire qui lui donnait envie de faire de même. Et il y avait cette beauté qu’elle trouvait en toute chose. Ici, c’était des gens trempés, une pluie torrentielle et de la musique pagan qui résonnait à leurs oreilles. Elle tendit un doigt en fendant son visage d'un plus grand sourire alors qu’un homme, silhouette se découpant dans le ciel gris, s’avançait pour allumer un des grands buchers de cette soirée. Tandis que les flammes montaient à l’assaut de l’orage, Louis se dit qu’il ne verrait plus la pluie de la même façon.

Un océan entre nous by Selket
Author's Notes:
Ce texte à été écrit durant la nuit HPF du 23/04/2022.
Le thème pour cette heure ci était : «J’étais si près de toi que j’ai froid près des autres.» (Paul Éluard)


Tu sais Lucy, tu me manques. Sans toi, l’hiver est glacial. Ma nuit noire. J’ai besoin de toi, de ta lumière pour illuminer mon ciel sans étoiles.

Tu es partie, t’es enfuie. Sans regarder en arrière, sans vouloir revenir en Angleterre. Ton chez-toi, il n’était plus sur l’île qui t’a vu naître. Je ne vais pas te jeter la pierre, c’est moi qui, le premier, suis parti. On n’était pas fait pour prendre racine dans les verts pâturages anglais.

On a fui, on a quitté le navire. On avait besoin de mettre de la distance entre nous et notre famille. J’ai mis un océan entre nous, toi la Manche.
On avait besoin d’espace, de liberté. On a brisé nos chaînes, mais on s’est éloigné de ce fait. Entre nous, il y a l’Atlantique. Une vaste étendue d’eau qui nous sépare.

Et je me retrouve dans un hiver sans fin.
Tu étais mon étincelle. Mon feu follet. Ma lumière dans l’obscurité. Sans toi, mon monde n’est plus ancré, Lucy.

Tu sais Lucy, j’étais si près de toi que j’ai froid près des autres.

Cette histoire est archivée sur http://www.hpfanfiction.org/fr/viewstory.php?sid=34460