The Heartsbroken by Kiara Coper
Summary:



Cela fait des années que le mage noir dont on ne prononçait pas le nom a disparu. Poudlard ne risque plus rien depuis des années. Plus de Basilic qui se promène dans les couloirs, plus de Détraqueurs voguant aux limites de l’école, plus d’Horcuxes. Non, aucune menace ne plane sur Poudlard.

Pourtant, même sans danger extérieur, la vie scolaire de Lynn, Gwen et Cora promet de ne pas être de tout repos, surtout avec la découverte d'une salle secrète, que même les célèbres Maraudeurs ne connaissaient pas. Qui a dit qu’on pouvait passer une année tranquille à Poudlard ? Une chose est sure, c’est qu’il n’a pas dû faire sa scolarité là-bas, parce que "Tranquille" et "Poudlard" ne sont pas à mettre dans la même phrase.

 

 


Categories: Romance (Het), Durant Poudlard, "19 ans plus tard" Characters: Autre personnage, Famille Potter, Famille Weasley, Personnage original (OC)
Genres: Autres genres
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Générations d'après
Chapters: 39 Completed: Non Word count: 65136 Read: 16636 Published: 23/11/2016 Updated: 05/09/2022
Story Notes:

Cette histoire m'est venue par bribe et j'avoue que je ne sais pas forcément ce qu'elle va donner. Elle se passe longtemps après Harry Potter et va exploité une année scolaire complète (du moins je l'espère). Je ne publierai pas régulièrement mais je ferais de mon mieux pour l'avancer ! J'espère que ça vous plaira. le style est différent de mes autres histoire. Généralement, il y a deux ou trois points de vue de personnages dans un chapitre (plus deux que trois d'ailleurs. Bonne lecture

1. Prologue by Kiara Coper

2. Chapitre 1 by Kiara Coper

3. Chapitre 2 by Kiara Coper

4. Chapitre 3 by Kiara Coper

5. Chapitre 4 by Kiara Coper

6. Chapitre 5 by Kiara Coper

7. Chapitre 6 by Kiara Coper

8. Chapitre 7 by Kiara Coper

9. Chapitre 8 by Kiara Coper

10. Chapitre 9 by Kiara Coper

11. Chapitre 10 by Kiara Coper

12. Chapitre 11 by Kiara Coper

13. Chapitre 12 by Kiara Coper

14. Chapitre 13 by Kiara Coper

15. Chapitre 14 by Kiara Coper

16. Chapitre 15 by Kiara Coper

17. Chapitre 16 by Kiara Coper

18. Chapitre 17 by Kiara Coper

19. Chapitre 18 by Kiara Coper

20. Chapitre 19 by Kiara Coper

21. Chapitre 20 by Kiara Coper

22. Chapitre 21 by Kiara Coper

23. Chapitre 22 by Kiara Coper

24. Chapitre 23 by Kiara Coper

25. Chapitre 24 by Kiara Coper

26. Chapitre 25 by Kiara Coper

27. Chapitre 26 by Kiara Coper

28. Chapitre 27 by Kiara Coper

29. Chapitre 28 by Kiara Coper

30. Chapitre 29 by Kiara Coper

31. Chapitre 30 by Kiara Coper

32. Chapitre 31 by Kiara Coper

33. Chapitre 32 by Kiara Coper

34. Chapitre 33 by Kiara Coper

35. Chapitre 34 by Kiara Coper

36. Chapitre 35 by Kiara Coper

37. Chapitre 36 by Kiara Coper

38. Chapitre 37 by Kiara Coper

39. Chapitre 38 by Kiara Coper

Prologue by Kiara Coper
Author's Notes:
Ici, on ne découvre que deux des personnages principaux (ceux qui m'ont inspiré le début de l'histoire) Ce n'est pas très long, mais j'espère que ça vous plaira quand même !! Bonne lecture !!
Prologue




Le train ralentit pour rentrer en gare. L’année est finie, et chacun rentre chez soi pour profiter de vacances bien méritées. A peine est-il arrêté que des centaines d’enfants descendent du Poudlard Express pour rejoindre en courant leurs parents qui les attendent impatiemment. Enfin, pour la plupart. Une jeune fille métisse aux longues boucles brunes frisées s’arrête un instant sur le quai, un air de regret brillant dans ses yeux. Ses parents ne sont pas sur le quai, car ce sont des moldus. Et même si elle les aime de tout son cœur, ils ne peuvent pas la comprendre. Elle va passer deux mois loin de la magie, à prétendre être ce qu’elle n’est pas, normale. Elle traine sa lourde valise derrière elle en regardant avec envie les familles qui se retrouvent. Elle finit par détourner la tête, ça lui fait trop mal de regarder ça. De l’autre côté du quai, un garçon de son âge contemple les familles réunies, comme elle, mais il semble mieux supporter sa solitude. Elle l’envie un peu de ne pas se sentir nostalgique en voyant les parents serrer leurs enfants dans leurs bras. Trop occupée à éviter d’observer les autres, elle ne voit pas le garçon qui s’approche d’elle pour lui ébouriffer les cheveux. Elle sursaute, surprise, et sourit en reconnaissant son "agresseur".


-Fais pas cette tête, Lynnotte, Gwen va t’inviter à la maison pendant les vacances ! Et tu sais très bien qu’il te suffit de traverser le quartier pour venir sans invitation.


La jeune fille rit, elle le sait, après tout son amie Gwendolyn lui a permis de trouver une nouvelle famille, une famille sorcière. Et ce n’est pas Edith Howles, la mère de famille, qui dirait le contraire.


-T’as raison, fait attention à toi, Sully, je pourrais te remettre la pâté aux échecs.


Le sourire mutin du garçon, d’un an son aîné, vaut toutes les réponses.


-Je relève le défi.



STOP ! Oui, on rembobine. Voilà, c’est à ce moment-là que ça a commencé. Oh, bien sûr ça n’a pas été le coup de foudre, Lynn et Sullivan se connaissant depuis quelques années déjà, mais c’est là que les choses ont commencé à changer pour elle, sans qu’elle ne s’en aperçoive. Et peut-être que si elle pouvait revenir dans le passé, elle changerait ce moment. Elle se contenterait de le remercier pour l’invitation et continuerait sa vie tranquillement, au lieu de défier cette force de la nature. Malheureusement, ce qui est fait est fait, et même avec un Retourneur de Temps, Lynn ne pourrait s’empêcher de tomber amoureuse de Sully. Et ça, elle ne le sait que trop bien aujourd’hui.

Pendant la suite de ses vacances, elle s’était rendu au moins deux fois par semaine chez les Howles, pour s’amuser avec Gwen, défier Sully aux échecs moldus et sorciers, débattre sur le meilleur balai en vente avec Gary, ou encore regarder les tours de magie d’Erwan qui, comme Gary, venait d’avoir 17 ans, l’âge légal pour exercer la magie. Et puis, tous ensemble, ils se rendaient au cinéma moldu pour voir toutes sortes de films. Lynn et Gwen allaient rentrer en quatrième année à Poudlard, et c’était la dernière année où toute la fratrie Howles serait présente à Poudlard. La dernière année où Ewan allait faire son asocial en présence des autres maisons, pour faire voler et rire les autres en prenant un air benêt une fois le portrait de la Grosse Dame refermé. La dernière année où Gary allait pouvoir hurler sur ses frères lors des entrainements de Quidditch, en s’acharnant particulièrement sur son frère jumeau. La dernière année où Gwen allait pouvoir piquer les affaires de ses frères pour les dissimuler partout dans le château avec l’aide de Sullivan et de Lynn. Mais, et pour le plus grand malheur de Lynn, c’était aussi la première année. où Sully allait vraiment être populaire. Et surtout la première année où elle allait succomber à son charme. Et ça, même si elle ne s’était pas rendu compte tout de suite de l’attirance qu’elle éprouvait pour lui, c’était probablement le pire.
End Notes:
Voila, n'hésitez pas à dire ce que vous en pensez !!! J'espère que ça vous a quand même plus !!
Chapitre 1 by Kiara Coper
Author's Notes:
J'avance tellement dans cette histoire depuis une semaine que je ne résiste pas à mettre le premier chapitre !!! On y retrouve les personnages principaux !! Chaque chapitre sera en deux ou trois parties, chacune raconté par un personnage différent !! J'espère que vous les aimerez tous !!! Bonne lecture !!
Chapitre 1




Il faisait chaud. Trop peut-être, surtout pour elle qui supportait si mal la chaleur. Le comble pour une métisse, répétait son père. Heureusement, elle pouvait toujours compter sur ses amis pour l’aider à se rafraichir.


-SULLY ! Je te HAIS !


Plouf. Et voilà, il avait suffi d’un instant d’inattention pour que le garçon ne pousse Lynn à l’eau. Evidemment, Gwen, qui riait à gorge déployée, ne fut pas en reste. Dans un grand "splach" disgracieux, elle rejoignit sa meilleure amie. Les rires de Gary et Erwan vinrent se joindre à celui de Sullivan. Comme chaque été, la guerre garçon/fille était lancée. Et bien qu’elle ne fasse pas officiellement partie de la famille, Lynn se retrouvait toujours en plein dedans, prête à défendre sa presque sœur.

Elle était venue pour profiter de ce début de vacances au bord de la piscine de son amie et avait fini à l’eau avant d’avoir pu enfiler son maillot de bain, comme chaque année ou presque depuis qu’elle connaissait Gwen. Elle ressortit donc dégoulinante, laissant son amie se débrouiller pour s’échapper de la piscine, ou ses frères s’amusaient à la renvoyer dès qu’elle parvenait à poser un pied sur le bord – après tout, elle avait ri lorsque Lynn s’était trouvé jetée comme un vulguaire sac à patate dans l’eau. Un bruit de pas l’avertit de la présence d'une personne derrière elle et elle se retourna, en position de combat. Son cœur manqua de s’arrêter quand ses yeux se posèrent sur les iris bleus océan de Sullivan. Ce dernier sourit et l’imita.


-Tu te crois prête à m’affronter, Botruc ? Je vais te mettre à l’eau comme toujours et tu vas perdre.


Remettant une mèche de cheveux crépus derrière son oreille, Lynn sourit effrontément. Si son père avait été sorcier, il l’aurait probablement surnommée de la même façon, au lieu de l’appeler toujours Crevette.


-Dans tes rêves, mon pote. Je te fais avaler du chlore quand je veux.

-On parie que tu finis à l’eau dans moins de dix secondes ?

-Pour un chocogrenouille, tu vas t’y trouver dans moitié moins de temps.


A peine avait-elle fini sa phrase qu’elle se sentit soulevée. Gwendolyn tenta de la prévenir mais c’était trop tard, Erwan l’avait attrapée et l’emmenait vers le bassin ou l’autre jeune fille essayait désespérément de se débarrasser du dernier de la fratrie.


-On partage Sully ! s’exclama le scélérat qui la balança à l’eau sans qu’elle ne puisse se défendre.

-Traitre ! hurla la jeune fille en recrachant l’eau qu’elle venait d’ingurgiter.

-J’ai pas précisé que c’était moi qui te mettrait à l’eau.


Elle ressortit le plus rapidement possible, avec Gwen cette fois-ci. Il fallait qu’elles se vengent. D’un regard, elles se comprirent et s’avancèrent vers le premier des jumeaux. Mais alors qu’Erwan souriait en sortant sa baguette, une voix retentit derrière le groupe d'adolescents.


-Lynn est arrivée ? Et elle n’est pas encore venue me dire bonjour ?


Un peu rondelette, un sourire éblouissant collé sur son visage encadré par ses cheveux blond comme les blés dont tous ses enfants avaient hérités, Edith Howles sortie sur sa terrasse. Lorsqu’elle vit l’état de la jeune fille et celle de sa terrasse, trempée l’une comme l’autre, elle poussa un cri exaspéré.


-Mais qu’est-ce que vous avez fait ?!


D’un geste souple de la baguette, elle sécha les habits de Lynn et renvoya toute l’eau étalée par terre dans son bassin d’origine.


-Et moi tu ne me sèches pas ? demanda sa fille.

-Gwen, chérie, un maillot de bain, c’est fait pour se mouiller.


Lynn éclata de rire pendant que son amie se renfrognait. Puis, comme elle était sèche, elle vint embrasser Edith et la serrer dans ses bras.


-Comment vas-tu, ma grande ? Ça fait longtemps qu’on ne t’a pas vu !


Lynn sourit, pendant que les garçons ricanaient. Elle avait toujours l’impression d’avoir sa place lorsqu’elle se retrouvait avec Edith. Elle ne squattait plus, c’était simplement qu’elle était chez elle.


-Maman, Lynn est venue il y a deux jours.

-Justement, pourquoi est-ce qu’elle n’est pas passée hier ? Hein, tu avais un petit rendez-vous galant ?


Edith était fan des potins, surtout lorsqu’ils concernaient ses enfants et sa fille d’adoption. Mais évidemment, jamais Lynn ne pourrait parler garçon avec elle. Non pas qu’elle n’en avait pas envie, mais c’était un peu gênant : « Ah oui, Edith, je t’ai pas dis, mais il y a ce gars, tellement beau et gentil, je crois que j’en suis folle amoureuse… Comment ? Son nom ? Ah bah tu le connais, c’est ton fils ! ». Non, décidément, ce n’était pas possible.


-Très drôle ! Non, je me suis rendu à Londres pour retrouver ma cousine.

-Oh ! Tina ou Anaëlle ?


A force de parler d’elle, Lynn avait l’impression qu’Edith connaissait maintenant toute sa famille.


-Tina. Elle a tenue à ce qu’on fasse les boutiques. En long, en large et en travers.


Edith esquissa un sourire. Elle savait que même si la jeune métisse se plaignait, elle avait été ravie du temps que lui avait accordé sa cousine. Le fait d’être une sorcière l’avait coupée de sa famille, mais la moindre marque d’affection et d’attention de leur part la rendait folle de joie. C’était toujours un sujet de réjouissance pour elle, en tant que mère d’adoption.


-Bon, maman, t’as pas plutôt quelque chose que tu voulais annoncer ?


Erwan s’était avancé en soupirant. L’éternel asocial était de retour.


-Mais bien sur mon chéri. Ce soir, Papa nous emmène voir un entrainement des Wigtown Wanderers. C’est ouvert au public exceptionnellement.


La table de la terrasse se renversa sous l’émotion provoquée par le programme qui les attendait. Gary et Sullivan se retrouvèrent bouche bée, Gwen sourit et Erwan se contenta d’un haussement d’épaules, puisqu’il était déjà au courant. Lynn s’amusa des réactions de la fratrie, jusqu’à ce qu’Edith lui apprenne que ses parents étaient d’accord pour qu’elle s’y rendre aussi. Elle aimait beaucoup le Quidditch. Elle ne jouait pas mais elle adorait observer son équipe s’entraîner, à Poudlard. Et pas seulement parce que Sully jouait dedans. Dans leur joie, les frangins renvoyèrent leur sœur se baigner et Lynn s’esquiva rapidement pour aller se changer et laisser ses vêtements en dehors de cette affaire.










Cora Lupin soupira. A chaque fois que les entrainements étaient ouverts, elle était obligée d’y assister. Certes, Tonton James jouait dans l’équipe, mais quand on n’était pas vraiment fan, devoir assister aux entrainements en faisant semblant d’apprécier de voir des gens voler derrière des balles était assez barbant. Elle préférait largement le nouveau sport qui se développait. Elle tritura distraitement ses cheveux, s’amusant à rallonger sa mèche et la raccourcir juste en tirant dessus. Un coup de coude la sortie de ses pensées. Son frère, Ruben, esquissait un sourire transcendant.


-Ya Tonton James qui regarde par ici, sourit !


La jeune fille releva les yeux et vit oncle lui faire un petit signe de la main. Elle s’empressa de le lui retourner avant de se concentrer sur l’équipe. Le garçon soupira. Décidément, il ne comprenait pas pourquoi sa sœur ne pouvait pas simplement dire à ses parents qu’elle n’avait pas envie de venir.


-Si t’allais rejoindre tes amies en bas, au lieu de t’ennuyer ?


Surprise, Cora balaya la foule venue assister à l’événement pour apercevoir Lynn et Gwen. Un sourire se dessina enfin sur ses lèvres et elle embrassa son frère avant de se retourner vers ses parents, assis deux rangs au-dessus.


-Papa, je descends en bas rejoindre les Howles !


Ted Lupin regarda sa fille avec un petit sourire avant de la laisser descendre. A côté de lui, Victoire lui désigna son fils.


-Vas-y. C’est le moment.


Quelques heures auparavant, une dispute avait éclaté entre le père et le fils, à propos de l’aide apportée dans la maison. Les deux femmes de la maison avaient tenté de tempérer le tout mais ça n’avait pas suffi à ce que des paroles dites soit regrettées. Ted hésita un instant, et se fit éjecter de son siège par sa femme. Il se dirigea vers Ruben de mauvaise grâce, mais arrivé derrière son fils, il comprit qu’il avait été trop loin.


-Ruben, écoute, je n’aurais pas dû … je suis désolé de ce que j’ai dit.

-Sur le fait que j’étais un incapable ou que je n’en foutais pas une dans la maison ?

-Sur tout. Mais reconnais que tu n’as pas quitté ta chambre depuis deux semaines et que c’est à peine si tu prends les repas avec nous.

-Ecoute, papa, j'étais en pleine partie avec Hayden et je ne pouvais pas le laisser seul.

-Peut-être, mais Hayden reste jusqu’au bout du repas et aide à débarrasser, lui.


Le garçon eut un ricanement sans joie.


-C’est lui qui te l’a dit ?

-Non, c’est Alice et James.


Ruben resta sans rien dire. Il aurait voulu que son père soit fier de lui, comme il l’était de Cora. Mais il n’était pas talentueux comme elle, il n’était pas gentil et attentionné comme pouvait l’être sa sœur. Et surtout, il n’était pas métamorphomage. Il avait l’impression que rien que par ce fait, il décevait son père. Il avait bien sur hérité de la magnifique chevelure de sa mère, mais il était incapable de la changer à volonté comme sa sœur et son père. Il était beau, mais pas surprenant. Il était juste Ruben. Et c’était difficile pour lui.


-Je suis désolé aussi. Je n’aurais pas dû m’emporter comme ça.


Ted sourit. Il n’aimait pas s’énerver contre sa famille et avoir réglé cette affaire avec son fils le soulageait d’un poids dont il n’avait pas conscience. Il lui tapota l’épaule affectueusement et désigna sa fille qui parlait avec ses amis.


-Va les rejoindre aussi. Tu t’amuseras toujours plus qu’en restant tout seul ici.


Après un léger sourire à son père, Ruben partit s’incruster avec les amis de sa sœur.


-Ruben, tu sais si Hayden est venu ? Sully voulait voir avec vous pour mémoriser ce que font les collègues de Tonton James pour les prochains matches.


Le garçon fut ravi de voir son capitaine s’approcher de lui. Sullivan était son idole. En fait, c’était un peu l’idole de tout le monde.


-Mais c’est mon batteur préféré ! Ne le répète pas Hayden, il pourrait le prendre mal !


Sullivan avait pris sous son aile le jeune garçon et son cousin dès qu’ils avaient intégrés l’équipe de Quidditch, deux ans auparavant. Il avait rapidement senti le malaise qui semblait les habiter, la difficulté qu’ils avaient à se détacher de leurs noms, et surtout le poids que ceux-ci faisaient peser sur eux. Pas toujours facile d’être l’enfant de personnalités connues.


-Salut Captain' ! Prêt à remporter la coupe une dernière fois ?


Les deux garçons sourirent, et Cora secoua la tête, affligée. Décidément, elle ne comprenait pas ce qui pouvait tant leur plaire dans ce sport barbare. Elle se retourna vers Lynn et Gwen qui discutaient du dernier film moldu, un blockbuster, apparemment, qu’elles comptaient aller voir toutes les trois ensembles. Son regard fut attiré par un garçon sur le terrain, qui venait de lâcher le deuxième cognard. Elle mit quelques secondes à comprendre que c’était bien Edward Winchester, dit Ned, qui était à Poufsouffle dans la même année qu’elle. Il n’était pas là pour jouer, mais semblait avoir été recruté pour s’occuper des affaires de Quidditch de l’équipe. C’était surprenant, car d’après Tonton James, ce genre de petits jobs n’était pas ouvert aux étudiants de Poudlard.


-Hé, c’est pas Ned en bas ?


Gwen venait aussi de le remarquer. Alors qu’elle se retournait de nouveau vers lui, Cora eut l’impression qu’il regardait vers eux, comme s’ils venaient de l’interpeler. Pourtant, il ne pouvait pas avoir entendu ! Peut-être qu’ils faisaient tellement de bruit qu’on ne pouvait pas les manquer. Il leur fit un petit signe de lui, et Gwen soupira.


-Décidément, Ned est vraiment adorable comme gars. Il est presque aussi apprécié que toi Sully ! Tu devrais faire attention, il risque de te voler la première place du gars le plus populaire.


Le jeune homme éclata de rire, en se passant une main dans les cheveux, sous le regard attentif de Lynn.


-Qu’il la prenne s’il le veut, je n’ai jamais demandé à avoir ce titre.

-C’est vrai que ça doit être dur à porter.


Evidemment, Lynn n’avait pas pu s’empêcher de le taquiner. Ça fit sourire Cora, qui se dit quand même que si elle n’avait pas été au courant, elle ne se serait probablement jamais rendu compte des sentiments qu’elle avait pour lui. Comme des gamins, ils engageaient les hostilités sous les sourires amusés de tous les jeunes. Cora se dit que cette nouvelle année préparait bien des surprises.
End Notes:
Voila !!! J'espère que ça vous a plu, les prochains chapitres sont dans le même genre, pour permettre de découvrir les personnages !!
Chapitre 2 by Kiara Coper
Author's Notes:
Et voila un nouveau personnage important de l'histoire !!! J'espère que ça vous plaira
Chapitre 2



Ioan froissa la lettre. Il n’en avait rien à faire, de ses excuses. Rien de ce qu’elle ne pourrait dire changerait le fait qu’elle l’abandonnait dans un pays étranger, tout ça parce qu’il n’avait pas su se « contrôler » suffisamment. Le mal était fait et il se verrait obliger d’intégrer la sixième année de Poudlard, au lieu de celle de Durmstrang. Repoussant sa mauvaise humeur, il attrapa la cafetière sur la table de la salle à manger et remplit une nouvelle tasse. Le gout était infect, les anglais n’étant bons qu’à faire du thé de toute façon, mais, malgré tout, ça lui rappelait chez lui. Et puis, heureusement, les petits gâteaux rattrapaient la boisson si amère. Il s’installa à table après avoir jeté la lettre à la poubelle.


-Tu as toutes tes fournitures ?


S’il n’avait pas été si entrainé à cacher ses émotions, il aurait probablement sursauté. Pierce Haris avait la mauvaise manie s’être extrêmement silencieux.


-Oui, mon oncle. De toute façon, la rentrée n’est que dans un mois.

-Plus vite tu seras prêt, moins tu auras à y penser. Et tu sais que ta préparation n’est pas qu’administrative.


Ioan serra les dents, et son « Oui, mon oncle » s’entendit à peine. Il savait qu’il devait s’entrainer, se maitriser, avoir l’air d’un normal petit étudiant bulgare qui débarquait à Poudlard parce qu’il avait été confié à son oncle, non pas parce qu’il avait été renvoyé de son école, pour perturbation sur le corps enseignant. Ce n’était même pas son intention. Il avait juste … perdu le contrôle.


-Bien. Nolan t’attend. Et tache de mieux te maitriser, cette fois.


Le jeune homme pâlit. La dernière séance d’entrainement ne s’était pas bien passé et il aurait préféré ne plus en avoir du tout. Lui, tout ce qu’il voulait c’était s’installer tranquillement dans un coin de la maison, voir dans le parc au bout de la rue pour étudier tranquillement les livres qui l’attendaient dans sa chambre. Et continuer de lire l’Histoire de Poudlard. Pierce lui avait dit que personne ne prenait jamais le temps de le lire, mais, venant d’un autre univers que celui de Poudlard, il trouvait fascinant tout ce qu’il pouvait trouver sur ce château.


-Je croyais que Nolan n’était pas disponible avant la semaine prochaine.

-Eh bien, il a pu se libérer. Va te changer. Et fais des efforts. Pas seulement pour toi, mais pour ta mère aussi. Rappelle-toi qu’elle doit se charger de payer tes dégâts.


Payer ses dégâts… Ioan ne lui avait rien demandé. Il les aurait payé lui-même si on lui en avait laissé l’occasion. Il se releva, abandonna sa tasse vide dans l’évier de la cuisine et se dirigea vers sa chambre pour se changer.

Pierce le regarda sortir de la pièce avec un mélange de soulagement et d’appréhension. Il comprenait la colère du garçon. Bien qu’il soit responsable de la situation, toute la faute ne pouvait retomber sur lui. Sa sœur aurait dû agir bien avant. Elle aurait dû lui en parler, à lui, Pierce, et surtout trouver quelqu’un qui puisse aider le pauvre garçon. Celui-ci n’avait pas dû avoir une vie facile, jusqu’ici. Mais Pierce comptait bien que cela change. Ce n’était pas pour rien qu’Ioan allait se retrouver à Poudlard. Comme il connaissait bien le Directeur, Neville Londubat, il savait que le garçon serait entre de bonnes mains, avec du monde pour le surveiller et l’aider. Poudlard avait vu pire, au niveau d’écolier étrange. Et puis, les adolescents étaient plus tolérants aujourd’hui, non ?
Ioan ressortit de sa chambre en tenue de sport, et se dirigea mollement vers l’arrière de la maison. Pierce espérait que cette année à Poudlard l’aiderait et surtout, l’empêcherait de s’enfermer sur lui-même. Il le fallait à tout prix.










-Gary ! C’est toi qui a ma chemise ?

-A ton avis, abruti ?

-Ne me traite pas d’abruti, crétin !

-Tu t’es regardé avant de parler ?


Comme toujours, les jumeaux ne pouvaient s’empêcher de se sauter à la gorge. C’était ça l’amour vache. D’un point de vue extérieur, ils donnaient l’impression de ne pas pouvoir se supporter. Pourtant, il suffisait qu’ils soient séparés pendant quelques jours pour devenir fou et trouver le moyen de se voir ne serait-ce qu’une minute. De ce fait, l’année passée, alors que Gary avait été envoyé pour une mission au Maroc par le Ministère de la Magie, Erwan avait trouvé le moyen de prendre trois semaines de reportage sur Casablanca. Pile le temps de la mission de son jumeau. Evidemment, il s’était contenté de dire que ce reportage était important et qu’il avait bien fallut que quelqu’un se dévoue pour le faire. Et puis, comme son frère avait loué un petit appartement le temps de sa mission, c’était plus pratique que ce soit lui qui s’y rende.


-Bon sang ! Vous allez vous taire ? Il y en a qui essayent de dormir dans cette maison ! Allez dans une chambre pour vous disputer !


De mauvaise humeur après s’être faite réveillée à 6h du matin, Gwendolyn sortit de sa chambre en trombe. Elle sépara ses frères qui étaient sur le point de s’arracher les cheveux et les fusilla du regard. Erwan ne put s’empêcher de penser qu’elle faisait peur, lorsqu’elle les regardait comme ça, malgré son débardeur représentant les Stranges Brother en pleins concert, et son short qui changeait de couleur en fonction de ses émotions. Gwen avait peut-être trois ans de moins qu’eux, elle n’en était pas moins dangereuse.


-Vous êtes des sorciers ou quoi ? Vous êtes peut-être majeurs seulement au niveau de l’âge – certainement pas au niveau maturité – mais ça vous permet de faire de la magie ! Au lieu de réveiller tout le monde en gueulant, lancez un accio et foutez-nous la paix.


Et sur cette idée extrêmement intelligente, la jeune fille les planta pour retourner rêver d’un gothique étrange sur une licorne blanche. Erwan s’exécuta et la chemise tant recherchée sortit tout droit de la chambre de Sullivan. Après un échange de regard sans parole, les jumeaux acquiescèrent. Pour éviter de nouveaux cris, Erwan rentra dans la chambre de son jeune frère tandis que Gary ouvrait toutes les portes pour permettre une évacuation rapide. Sully ayant le sommeil de plomb, les beuglements de ses frères ne l’avaient absolument pas réveillé. Erwan le fit léviter et descendit les escaliers, Gary le devançant et faisant un petit crochet par la cuisine. Une fois le paquet de farine trouvé, les deux jumeaux se dirigèrent vers la terrasse, pendant que Sullivan ronflait toujours dans les airs. Arrivé devant la piscine, Erwan annula son sort et le pauvre garçon tomba à l’eau sans rien comprendre. Le contact avec un liquide froid qui l’envahissait de partout lui fit pousser un hurlement à en réveiller les morts – que personne n’entendit, puisque Gary avait été prévoyant et avait créé une bulle d’insonorisation. A peine sortit-il de l’eau qu’il se reçu le paquet de farine sur la tête.


-Mais vous êtes MALADES ! Y'a pas idée de réveiller les gens comme ça !


Les jumeaux sourirent de la réussite de leur vengeance. Lorsqu’ils se mettaient comme ça, côte à côte avec leur air machiavélique, ils foutaient la trouille. C’était une technique qu’ils avaient inventé à Poudlard pour récupérer le canapé de la Salle Commune. Et pour racketter les premières années de leurs surplus de bonbons.


-Tu n’avais qu’à pas me piquer ma chemise.


Erwan secoua l’objet du méfait devant les yeux de son frère comme une menace. Le garçon regarda le vêtement avant de secouer la tête et de devenir tout rouge. Ah, ça y est, il s’énervait, pour le plus grand plaisir de Gary.


-Mais espèce de Troll sans une once de cervelle ! Elle est à moi cette chemise ! Je te l’ai prêtée une fois parce que tu avais besoin d’un haut blanc et tu ne me l’a jamais rendue.


Tiens, cette histoire lui disait quelque chose. Mais si Erwan ne lui avait jamais rendue, comment ce faisait-il qu’elle ait été dans la chambre de Sullivan ? Son raisonnement devait se lire sur sa tête, car son frère reprit.


-C’est Maman qui me l’a rendue après l’avoir nettoyé cet été, vu qu’il y a marqué mon nom sur le col !


Les jumeaux se penchèrent pour vérifier. Effectivement, le prénom du benjamin était bien inscrit. Oups. Bah tant pis, le mal était fait.


-Désolé. Je te l’emprunte, j’ai un gros client à photographier ce matin. Bon, je te laisse te recoucher alors.


Après un dernier sourire, les jumeaux abandonnèrent leur frère dans la piscine qu’il n’avait pas quittée. Cette fois-ci ils l’entendirent jurer jusque dans la maison, puisqu’il n’y avait plus de sort pour insonoriser la colère du jeune homme. Erwan haussa les épaules. Sully ne se rendait pas compte de la chance qu’il avait de pouvoir profiter de ses vacances encore pendant trois semaines ! Au moins, il apprécierait mieux son sommeil à venir.
Chapitre 3 by Kiara Coper
Author's Notes:
Me revoila !!! Pour l'instant, il n'y a pas beaucoup d'action, mais ça viendra !! J'espère que ce chapitre vous plaira !!! Bonne lecture !!!
Chapitre 3





-Attention, Cognard derrière toi, Hayden !


Son cousin se baissa à temps et le remercia d’un signe de tête. Ruben tenta de répéter les manœuvres qu’il avait vues lors de l’entrainement de Tonton James, mais c’était décidemment plus difficile que prévu. Il se pencha en avant pour accélérer, tandis que les gouttelettes d’eau s’infiltraient partout où elles le pouvaient. C’était une sensation tellement grisante, il avait presque l’impression d’être trempé. Pourtant, alors qu’un Cognard arrivait droit vers le Poursuiveur qui tenait le souafle et que Ruben accéléra pour l’intercepter, il se retrouva soudainement dans sa chambre, allongé sur son lit, face à son père.


-Bon sang, Papa ! Tu ne pouvais pas plus mal tomber !

-Du calme mon garçon ! Ta mère te demande en bas.

-Mais on n’en avait plus pour longtemps ! Maintenant, ils vont perdre à cause de moi.


Ted Lupin prit une grande respiration. Il ne fallait pas qu’il s’énerve. Il regarda les lunettes magiques qui envoyaient son fils dans un autre univers qui l'accaparaient durant ses journées avec une irrésistible envie de les briser net. Mais céder à sa pulsion n’arrangerait pas les choses avec le garçon. Dans un excès d’agacement, il sortit la première chose qui lui vint en tête.


-Eh bien je n’ai qu’à te remplacer.


Ruben le regarda avec des yeux ronds, hésita un instant avec d’acquiescer. Ted n’avait pas prévu que son fils accepte et n’avait encore moins prévu de jouer à son jeu mais maintenant c’était trop tard.


-Tu t’allonges, tu mets les lunettes et tu devrais atterrir sur mon balai directement. Je suis batteur et on doit marquer contre l’équipe bleue. L’autre batteur est Hayden. Essaye de les faire gagner.


Et sous le regard ahuri de son père, il le laissa seul dans sa chambre. En descendant rejoindre sa mère dans la cuisine, il se dit qu’avec un peu de chance, son père comprendrait pourquoi il jouait autant à ce jeu de réalité virtuelle sorcier. Lorsqu’elle le vit, Victoire sourit.


-Mon chéri, Tata Jamie t’attend pour aller faire les courses avec toi et Megan.


Ruben était embêté. Il avait promis à sa tante qu’il viendrait à la librairie avec elle et sa cousine, mais le moment n’était pas bien choisit. Qui sait comment se débrouillait son père, s’il avait même tenté de tester le jeu et où en était l’équipe. S’ils perdaient à cause de son départ, Hayden allait lui faire la tête et ne voudrait plus se connecter avec lui pendant quelques jours. Et même s’il aimait bien jouer avec des gens qu’il ne connaissait pas, c’était plus drôle avec son cousin.


-Sa voiture est devant la maison.

-Oh ! Elle a pris la voiture ?


Victoire esquissa un sourire. Comme tout bon sorcier, ses enfants n’aimaient pas beaucoup les véhicules moldus.


-Je te rappelle que la dernière fois tu as supplié de ne pas refaire de transplanage avant ta majorité. Il faut savoir mon chéri !

-Oui, la voiture c’est parfait.


Tant pis pour la partie, il allait devoir laisser tomber. Il sortit rejoindre sa tante et sa cousine. Il aimait bien Megan. Elle avait peut-être un an de moins que lui, mais il n’avait jamais senti de réelle différence d’âge. Megan était calme, gentille, drôle et elle ne jugeait personne. Elle ne prenait jamais parti et était toujours là pour soutenir les uns et les autres. Et comme lui, elle adorait se balader dans la librairie de Fleury et Bott. A peine y étaient-ils arrivés que Ruben se précipita pour aller voir les nouveautés côté Quidditch. Il ressortait toujours avec au moins un nouveau livre sur les tactiques et stratégies des équipes anglaises. Quel ne fut pas sa surprise se croiser Sullivan Howles au rayon roman sorcier.


-Bah alors Captain, tu t’es trompé de rayon ? Le quidditch c’est par là-bas !


Le jeune homme sourit et ébouriffa les magnifiques cheveux de son batteur. Il n’aurait pas porté si peu d’importance au physique des autres, il aurait probablement été jaloux de ne pas avoir la même couleur, le même blond étincelant. Mais Sully voyait toujours le meilleur chez les gens, pas ce qu’il aurait pu jalouser.


-Tiens, mais c’est mon petit Garrick ! Qu’est-ce que tu fais là ?


Sullivan aimait donner des surnoms et avait renommé tous les membres de son équipe en leur donnant des surnoms correspondants soit à leur fonction, soit à leur taille, ou bien à tout ce qui pouvait lui passer par la tête. Garrick était un batteur encore jamais égalé quant à la précision de ses tirs, de sa force de frappe et … de la vitesse à laquelle il s’amusait à faire tourner sa batte. Ruben, au début de son recrutement, avait le tic de faire tourner sa batte, de la lancer en l’air et de la rattraper une fois sur dix.


- N’essaye pas d’éloigner le sujet, j’ai posé la question en premier ! Et pourquoi t’as l’air si fatigué ?


Sully éclata de rire et donna une bonne tape dans le dos de l’adolescent.


- T’as raison ! J’ai été réveillé tôt… Et non, je ne me suis pas trompé de rayon, je cherche un cadeau pour Lynnotte. C’est son anniversaire demain et elle adore lire, alors…


Ruben sourit. Il aimait bien Lynn. Elle était venue plusieurs fois chez eux pour voir Cora, et le fait que ses parents soient moldu faisait qu’elle n’avait jamais été abasourdie en découvrant qui étaient les Lupin. Elle les admirait pour ce qu’ils étaient, un auror incroyable et une médicomage qui faisait des miracles, mais pas pour leurs parents. En fait, c’était simple, tout le monde aimait Lynn. Elle était gentille, joyeuse, et savait communiquer le bonheur autour d’elle, un peu comme Sullivan, mais de façon différente. Ruben savait, pour avoir surpris sa sœur et ses amies en parler, que Lynn n’était pas indifférente au beau capitaine de Quidditch. D’ailleurs il trouvait ça quand même un peu bizarre de se dire que la jeune fille était amoureuse du frère de sa meilleure amie. Un peu comme s’il aimait … Gwen, ou qu’elle l’aimait lui ! Improbable. Vraiment trop bizarre. Mais en même temps, Lynn et Sully étaient touchants à voir ensemble.


-Ah oui. Cora a dit que vous faisiez une petite fête chez vous sans qu’elle soit au courant.

-Ouais, en petit comité. Alors, t’as une idée de livre qu’elle pourrait aimer ?


Le garçon haussa les épaules.


-Pas vraiment. Le plus problématique avec elle, c’est de savoir ce qu’elle n’a pas lu.


Sullivan eut un air défait. C’est vrai que Lynn aimait beaucoup lire et dévorait tout ce qui lui passait sous la main. Elle avait probablement déjà lu la moitié de ce qui se trouvait sur ces étagères. Voyant que son capitaine et modèle était embêter, Ruben n’eut pas le courage de l’abandonner comme ça.


-Je crois que Cora a dit qu’elle aurait bien voulu lui prendre un collier, mais qu’elle avait déjà autre chose pour elle. Tu peux toujours tenter de trouver quelque chose au niveau des bijoux.


Un sourire éclaira le visage du jeune homme qui serra rapidement son batteur préféré dans ses bras en le remerciant, avant de s’éclipser hors du magasin. Ruben sentit un petit bout de fierté le remplir. Il venait de rendre service à son idole et ça le remplissait de joie. Il partit s’installer au rayon Quidditch et ressorti, deux heures plus tard, accompagné de sa tante et sa cousine, ainsi que trois nouveaux livres concernant la technique à acquérir au Quidditch. Le dernier était de Victor Krum, un joueur de Quidditch impressionnant, qui, si on en croyait les rumeurs, était ami avec son grand père. Ruben se promis de demander à Papi Harry s’il était possible d’avoir une dédicace.

Lorsqu’il arriva chez lui, il montra à sa mère ses achats, surexcité. Elle sourit, heureuse de voir son fils exprimer de la joie, chose qui n’arrivait pas forcément souvent ces derniers temps.


- Ruben !


Le garçon eut un moment d’hésitation, en entendant son père l’appeler. Il s’approcha, anxieux. Pourtant c’était souriant que Ted l’attendait.


-On a gagné haut la main. Hayden se débrouille plutôt bien. Et il a eu l’air de me dire que tu étais meilleur que lui.


La fierté qu’il avait ressentie dans l’après-midi revint en force, même si ce n’était pas la même situation. Il s’assit sur le canapé en face de son père.


-Bah, disons que je sais frapper des cognards.

-Dis-moi, c’est le seul jeu que tu as comme ça ?

-Non, avec Hayden, on en a aussi un du Tournois des Trois Sorciers.


Ted ne répondit pas tout de suite. Maintenant qu’il y avait gouté, il comprenait mieux pourquoi son fils restait enfermé pendant des heures. Certes le jeu était sympa, et s’il devait l’avouer, il affirmerait qu’il avait adoré se retrouver en plein match comme ça, même s’il était plus Poursuiveur, personnellement. Cependant, rester enfermé n’était pas la meilleure chose à faire.


-Est-ce que … une vrai partie avec Hayden, James, Alice, Thomas…

-On pourrait aller au Terrier, je suis sûr que les cousins seraient partants !


Victoire, qui venait de s’arrêter à l’entrée du salon, esquissa un sourire. Son Teddy savait décidément toujours arriver à son but.


-Je suis persuadé que Papi Harry sera ravi de te mettre la raclée.


Ce mois d’août annonçait de belles parties de Quidditch en perspective.










Gwen sourit en regardant Lynn et Cora dormir. Cet anniversaire surprise avait été plus qu’une réussite. Lynn ne s’y attendait absolument pas et elle avait été tellement heureuse en voyant sa famille d’adoption et Cora réunies pour elle. Elle avait été gâtée, choyée, fêtée comme il se doit. Son moment préféré restait celui ou son frère avait offert à Lynn un magnifique collier. A ce moment-là, Gwen s’était dit que les yeux de sa meilleure amie hurlaient à quel point elle aimait Sully. Et le cadeau prouvait que Sullivan l’appréciait beaucoup.

Elle était incapable de dire s’il en était amoureux, mais elle n’aurait pas été surprise qu’elle ne lui soit pas indifférente. Sully appréciait Lynn depuis toujours, tout comme Gary et Erwan, mais entre ces deux-là, c’était différent. Ils adoraient se chamailler. Pour un oui ou pour un non, dès qu’ils se retrouvaient à la maison, il fallait qu’ils s’embêtent. C’était différent à Poudlard, mais le cadre et leur cercle d’amis changeaient.

Gwendolyn aurait voulu que ces moments ne s’arrêtent jamais. Pourtant, d’ici quelques jours, Lynn allait partir en vacances avec ses parents, et ses frères à elle allaient continuer à s’absenter dans la journée pour travailler. Il n’y aurait plus que Sully et elle. Et comme toujours, dans ces moments-là, Sullivan commençait à retrouver ses amis de Poudlard. Gwen savait qu’elle pouvait l’accompagner, son frère en était le premier heureux, mais elle avait toujours l’impression de s’incruster. Elle ne voulait pas être tolérée dans le groupe, elle voulait y être intégrée. Alors elle préférait perfectionner son bronzage. Cette année ne ferait pas exception. Elle allait rentrer à Poudlard presque aussi foncée que sa meilleure amie… et Merlin savait comme c’était compliqué pour une blonde de bronzer.
Chapitre 4 by Kiara Coper
Author's Notes:
Me revoila pour un nouveau chapitre, avec Sully et Lynn a l'honneur !!! J'espère que ça vous plaira !!! Bonne lecture !!
Chapitre 4





Pas question de changer d’avis. Qu’importe que son fils lui fasse les yeux doux, Edith ne comptait pas craquer.


-Mais maman, on a prévu d’aller voir ça depuis des mois ! Tu ne peux pas nous faire ça.


Sullivan tenta encore de lui faire les yeux doux, mais elle ne lâcha pas l'affaire.


-C’est non. Gwen vient avec moi tout à l’heure chez Tante Roselda. J’ai besoin d’elle. Tu devras te trouver quelqu’un d’autre pour aller voir ton film.

-Mais…

-J’ai dis non !

-Abandonne frérot.


Même Gwen s’était fait une raison. C’est en voyant Lynn pouffer de rire qu’Edith eut une idée.


-Tu n’as qu’à y aller avec Lynn ! Je suis sûre qu’elle sera contente.


La jeune fille ouvrit de grands yeux surpris, en rougissant légèrement. Et voilà qu’elle jouait encore les cupidons avec ces deux-là. Ce n’était pas faute d’avoir essayé de les caser ensemble depuis que Lynn avait commencé à voir Sullivan différemment des autres garçons.


-Oh ouais ! Lynnotte dis oui s’il te plait ! Ne m’abandonne pas toi non plus !

-Ok ! Je me dévoue pour te subir toute la soirée. Le Hobbit n’est pas ma série de films préférée mais j’aime bien donc ça va.


Fou de joie d’avoir trouvé quelqu’un pour l’accompagner au petit cinéma de quartier, Sullivan exécuta une danse de la joie. Décidemment, contenter son fils n’était pas difficile.


-Je viens te chercher à 18h !


Lynn esquissa un sourire.


-Tu sais que le cinéma se trouve entre chez toi et chez moi, c’est plus simple qu’on se retrouve directement là-bas !

-Ouais, c’est vrai.


Bon sang, mais cette petite ne savait vraiment pas saisir les occasions lorsqu’elle les avait sous le nez ! Edith soupira.


-Bien Sully, mais tu la ramènes après, je ne veux pas que Lynn rentre seule chez elle à 2h du matin.

-Promis, m’man !


Edith secoua la tête d’amusement. Elle croisa le regard de sa fille et tenta de transparaitre l’innocence même. Elle se doutait que Gwen était au courant, Lynn avait dû lui en parler. Mais sa fille devait savoir que jamais Lynn n’avait réussi à venir là voir, elle, pour lui dire qu’elle était amoureuse de son fils. En même temps, quelle jeune fille pourrait le faire ? Gwen ne la lâchait pas des yeux et Edith savait que seule l’intense fidélité qui liait les deux jeunes filles empêcherait la sienne de lui demander si elle avait compris les sentiments de Lynn.

Cette dernière n’était pas la seule à ressentir quelque chose pour Sully, mais si Edith voyait bien quelqu’un comme belle-fille, c’était Lynn, et pas seulement parce qu’elle la considérait comme sa propre fille. Elle savait que cette dernière avait toutes les qualités pour amener Sullivan à donner le meilleur de lui-même, et inversement. Elle espérait que son rôle de Cupidon allait marcher et pour de bon cette fois.










-Et quand le dragon tombe… Je trouve cette scène graphiquement magnifique !

-Ouais, d’accord, mais franchement, où est-ce que les moldus sont allé chercher que les dragons parlaient ? Et qu’ils aimaient l’or ? Ce ne sont pas des niffleurs non plus !


Lynn sourit. Sully ne pouvait pas comprendre. Pour les sorciers, les dragons étaient aussi normaux que les chiens. Pour elle qui avait grandi loin de la magie, c’était toujours merveilleux de savoir que ces créatures existaient.


-Enfin bon. Je dois l’avouer, j’aime toujours autant.

-Arrête de ronchonner alors.


Sullivan ricana et la poussa gentiment du bout de l’épaule. Lynn retrouva rapidement son équilibre et le lui rendit en riant. Elle sentit que c’était l’occasion de lui parler. Ils n’étaient que tous les deux pour une fois, et personne ne risquait de débarquer pour les interrompre. Contrairement à ce que lui répétaient Cora et Gwen, elle n’était pas sûre qu’il puisse éprouver quoique ce soit pour elle. Mais il fallait qu’elle sache, ne serait-ce que pour arrêter d’espérer quelque chose de sa part. Sully n’avait jamais paru très intéressé par le fait d’avoir une vie amoureuse, mais Lynn savait que s’il devait se trouver une copine sans qu’elle n’ait jamais pu lui avouer ce qu’elle ressentait, son cœur allait probablement se déchirer. Cela faisait des mois qu’elle retournait ça dans sa tête et qu’elle en était arrivée à la conclusion qu’il fallait qu’elle lui parle. Même si ça signifiait se prendre une claque en pleine tronche.


-Et quand le nain s’approche de l’elfe…


Mais il ne voulait pas se taire et la laisser prendre son courage à deux mains !


-Ouais !


Heureusement, le silence s’installa de nouveau et le cœur de Lynn s’accéléra. Il fallait qu’elle lui parle. Maintenant parce qu’elle partait le lendemain et ne rentrait qu’au moment de prendre le Poudlard Express. Au moins, elle aurait le temps de panser son cœur avant de le revoir en cas de râteau !


-Au fait, Sullivan, je voulais te parler de quelque chose.

-Ah.


Et voilà, elle s’était lancée, maintenant, il fallait qu’elle aille jusqu’au bout. Elle ne pouvait plus faire demi-tour.


-En fait, je … je n’arrive pas à te considérer juste comme un ami, j’éprouve plus que de l’amitié pour toi.


La panique l’envahit et la peur qu’il ne réponde rien la prit. Il fallait absolument qu’elle lui fasse comprendre qu’elle ne voulait pas lui forcer la main. Que tout ce qu’elle voulait, c’était être sincère avec lui et mettre tout au clair.


-Et… il fallait que je te l’avoue pour … t’oublier ?


Crétine ! Qui avait déjà fait une déclaration plus débile que ça ? Personne probablement, elle avait la palme.


-Oh. C’est plutôt … Gryffondorien ce que tu viens de faire. De me le dire en face.


Enfin, en face, c’était vite dit, parce qu’elle n’avait pas cherché à croiser son regard. Et lui non plus d’ailleurs. Elle avait regardé ses pieds tout au long de sa déclaration et espérait ne jamais devoir décoller ses yeux du trottoir.


-C’est à la vue de cet unique événement que le choixpeau a décidé de m’envoyer là-bas, si tu veux mon avis.


Mais tais-toi ! Il ne le voulait probablement pas, son avis ! Et sincèrement sa blague ne pouvait pas tomber plus à l’eau que cela. Sully se passa une main dans les cheveux. Lynn n’aurait pu dire quoi que ce soit sur son expression puisqu’elle n’arrivait pas à regarder ailleurs que la route qui la ramenait chez elle. Et bien trop rapidement, elle se retrouva devant sa porte.


-Euh, écoute, je … je ne peux pas te répondre tout de suite. J’ai besoin de réfléchir. Mais on en reparlera.


Le cœur de Lynn resta en suspens. Elle n’arrivait pas à définir ce qu’il voulait dire. Est-ce qu’il avait besoin de réfléchir parce qu’il ne savait pas ce qu’il ressentait pour elle, pour trouver le meilleur moyen de lui mettre un râteau gentiment, ou parce qu’il ne savait pas s’il était prêt à être vraiment avec quelqu’un ? Elle savait qu’il prenait très au sérieux les relations, et s’il n’avait jamais eu de copine, c’est qu’il ne voulait pas sortir avec quelqu’un juste « comme ça ». Alors elle fit la seule réponse possible, sachant que ça reportait sa réponse à leur rentrée à Poudlard.


-Ok. Bonne nuit alors.

-Bonne nuit.


Le sourire et le regard qu’ils échangèrent enfin étaient gênés, comme perdus sur leurs visages qui pourtant savaient si bien se répondre habituellement. Lynn franchit son portique tandis que Sullivan s’éloignait vers chez lui et vers une longue nuit de réflexion. Il ne réalisa que le lendemain qu’il allait devoir attendre quelques semaines avant de pouvoir lui répondre, puisqu’il était hors de question de le faire par lettre.
End Notes:
Et voila !!! Lynn s'est jeté à l'eau !!! N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé et quelle va être la réponse de Sully, à votre avis !
Chapitre 5 by Kiara Coper
Author's Notes:
Coucou tout le monde !!! Je vous souhaite un joyeux Noël à tous !!!! Et je vous fais cadeau d'un petit chapitre !!! J'espère que ça vous plaira !!! Merci à Roxane-James pour sa review !!! Bonne lecture !!!
Chapitre 5





La première chose que Gary remarqua lorsqu’il arriva chez lui c’est que Lynn n’était pas là. Comme la veille. Il posa son manteau sur une chaise de la cuisine et s’affala dessus.


-Elle n’est pas là, la Hippie ?


Sully releva la tête, mais ce fut Edith qui répondit.


-Tu sais bien qu’elle est partie chez ses grands-parents en écosse, comme chaque année.

-Ah ouais !


Il attrapa une bouteille de jus d’orange et se servit un verre.


-C’est décidemment trop calme quand elle n’est pas là. On dirait presque que Sully est malade tellement il ne parle pas !


Le jeune homme fusilla sa mère. Gary esquissa un petit sourire. C’est vrai qu’il ne causait plus autant. C’était moins drôle lorsqu’il n’avait plus sa partenaire d’échange de pique. Posant son verre terminé, Gary se rendit dans le salon pour voir ce que faisait sa sœur. Lorsque Lynn partait comme ça, elle se retrouvait toujours à vaquer comme une âme en peine, à rafistoler manuellement tout ce qui lui tombait sous la main pour tenter de s’occuper. Il la trouva étalée sur le canapé avec son chaton blanc, Calypso, à feuilleter un catalogue.


-Mais c’est mon petit Boursouf qui déprime !


Gwen leva les yeux au ciel. Elle se décala pour lui laisser la place de s’assoir à côté d’elle. Il s’affala et regarda avec elle son magazine. C’était la toute dernière mode de Londres, avec des mannequins sorciers qui défilaient. Cela surprit Gary, qui ne pensait pas que Gwen s’intéressait tant à la mode, jusqu’à ce qu’il comprenne. Certes, sa sœur aimait les habits et la mode, mais ce n’était pas le défilé en lui-même qui l’intéressait mais l’auteur des photos. Erwan était parti pour la semaine et Gwen se sentait délaissée de tous les côtés. Il frotta affectueusement la tête de sa sœur. A lui aussi, son frère lui manquait. Ne pas l’avoir à ses côtés lui semblait contre nature.


-Qu’est-ce que tu veux faire, Boubou ? Dis et je le fais avec toi.


Boubou, c’est lui qui avait commencé à l’appeler comme ça, parce qu’il trouvait que Boursouf c’était trop long, trop compliqué et pas assez mignon pour l’adorable petit être qu’elle était à trois ans. Depuis c’était le surnom que lui donnait toute la famille, et Gary était heureux d’en être l’auteur.

Prise d’une soudaine nostalgie, Gwen ne put s’empêcher de sourire.


-On peut aller à la fac de Magicozoologie ?


Quand elle était enfant, leurs parents les emmenaient régulièrement là-bas, où les visiteurs avaient la possibilité de voir des espèces inconnues. Gwen avait toujours adoré cet endroit.


-Très bien, on peut y aller si tu veux. Sully, bouge ton derrière et ramène-toi, on va à la fac !


Le garçon se traina en grommelant et aussitôt dit, aussitôt fait, ils transplanèrent juste devant la première serre. Gary avait attrapé Gwen et laissé Sullivan se débrouiller, après tout, il venait d’avoir son permis, autant qu’il en profite. Ils durent cependant attendre au moins cinq minutes pour que Sullivan les rejoignent.


-Bah alors, je croyais que t’avais eu la note maximal au permis ? Qu’est-ce que tu nous fais.

-Désolé, j’avais la tête ailleurs.


Gary regarda Gwen pour partager un sourire d’incompréhension devant le mystère qu’était leur frère mais elle le lui rendit à peine. Savait-elle ce qui mettait leur frère dans cet état ? Ou bien Gary se faisait-il des idées et Sullivan était presque comme d’habitude. Peut-être l’appréhension de sa dernière année à Poudlard le prenait-elle enfin. Lui-même l’avait réalisé en recevant sa lettre pour les fournitures de la dernière année. Mais Sully l’avait reçue depuis plusieurs semaines déjà, puisqu’il avait reçu l’insigne de préfet-en-chef et avait soulé tout le monde en grognant qu’il ne voulait pas l’être.


-Oh ! Regardez ! Des veaudelunes !


Gwen avait retrouvé sa joie naturelle et passait d’une serre à l’autre. Elle s’était arrêtée devant un espace reproduisant une nuit de pleine lune, ou des créatures reproduisait des danses bizarres. Ces êtres au grand cou, avec bonne tête et Gary sourit devant l’enthousiasme de sa sœur. Il n’y avait aucun doute qu’une fois Poudlard terminé, Gwen allait travailler avec tous ces animaux. Elle lui attrapa le bras et l’entraina devant une serre vide.


-Bah alors, ils ont oublié de mettre quelque chose là ?

-Mais nan, soupira sa sœur. C’est l’espace du démiguise.

-Et ?


Gwen le regarda, désespéré. C’était pourtant facile à retenir ! Elle se retourna vers Sullivan pour qu’il explique, mais ce dernier ne semblait pas savoir non plus. Après avoir lâché un gros soupire, elle expliqua.


-Le démiguise peut se rendre invisible. Si tu regardes bien, tu peux voir que l’affiche au fond cligne des yeux. Il est là et se fond dans le décor. Mais qu’est ce qui m’a foutu deux abrutis pareils !


Levant les yeux au plafond, Gary reprit la visite. Il s’arrêta face à un énorme … si l’animal n’avait pas été magique, il aurait dit félin, mais là, il ne savait pas comment l’appeler.


-C’est un Nundu, lui indiqua la jeune fille. Il est très dangereux. Si seulement je pouvais en approcher un, un jour !


Mais oui, bien sûr, qu’elle se fasse bouffer par la bestiole, tant qu’elle y était. La visite continua sous les yeux émerveillés de Gwen, et ceux des deux autres mais pour rien au monde ils ne l’auraient avoué à leur sœur. Le Cerbère albinos était probablement celui qui avait le plus impressionné Gary. Sullivan, lui, n’avait pu s’empêcher d’admirer le sphinx et était vexé de ne pas avoir trouvé la réponse à sa question. En vrai, c’était plus le fait que Gwen ait su y répondre qui l’avait rendu grognon. Ils rentrèrent rapidement et une surprise les attendait. Erwan était installé dans la cuisine, à boire un thé. Comme les trois Howles juniors avaient trop de fierté, aucun ne courut le prendre dans les bras, mais les grandes tapes dans le dos affluèrent et le pauvre photographe aurait presque pu regretter d’être revenu si sa famille ne lui avait pas tant manqué. Il savait qu’il devait profiter le plus possible de Sully et Gwen, car après il ne les reverrait pas avant un bon moment.










Jason Hoetmann restait songeur. Il savait que quelqu’un allait devoir prendre en charge le bulgare. Depuis que la mère de ce dernier l’avait inscrit à Poudlard, il se doutait qu’il allait falloir garder un œil sur lui. Mais il ne s’était pas attendu à ce que Neville lui demande à lui. Certes, il avait les capacités nécessaires pour l’entrainer, mais il n’était pas le seul, et cela ne l’aurait pas surpris que ce soit Mrs Grotway qui se retrouve à s’en occuper. Cette tâche ne le dérangeait pas, il était plutôt content de s’en occuper, mais, il devait l’avouer, il n’avait aucune idée de comment il allait se débrouiller. Il attrapa une plume et commença à rédiger une réponse à son ami et directeur. A peine avait-il posé le point final de sa lettre que des bras s’enroulèrent autour de lui. Il sourit pendant que sa femme, Emily, l’embrassait dans le cou.


-Tu es vraiment sur que tu ne veux pas venir te coucher ?

-Chérie, je dois finir de traiter tout ça. Mais promis, dès que ce sera fait, je viens te rejoindre.


Une moue boudeuse s’installa sur les lèvres d’Emily, faisant battre le cœur du professeur de Potion. Si on lui avait dit, des années plus tôt qu’il la verrait faire cette tête, elle qui était si habituée à jouer la jeune fille blasée, à l’époque, il ne l’aurait pas cru. En même temps, si on lui avait annoncé qu’il allait épouser une ancienne élève, il aurait pris la personne qui le lui aurait dit pour un imbécile. Pourtant, personne ne pouvait le rendre plus heureux que cette petite bonne femme qui le menait par le bout du nez. Jason avait de la chance. Il avait un travail qu’il aimait, une femme qu’il aimait, des élèves sympathiques et toujours plus de défis qui l’attendaient dans sa façon d’enseigner.

Cette année s’annonçait bien. Avec un peu de chance, Serdaigle gagnerait la coupe de Quidditch et celle des quatre maisons. Et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Rien que d’imaginer la tête du directeur, et celle de Denis Crivey si Gryffondor ne parvenait pas à gagner une des coupes, le faisait rire.
Il termina ses lettres, les remis à son hibou et soupira de bonheur. La lumière de sa chambre l’attirait, ou plutôt, celle qui l’avait laissée allumée. Jason se leva et rejoignit sa femme, bien décidé à la serrer dans ses bras le plus longtemps possible, sans qu’elle soit appelée pour une urgence à St-Mangouste.
End Notes:
Et voila !!! J'espère que ça vous a plu !!! N'hésitez pas à laisser une review !!! Et encore bonne fêtes à tous !!!
Chapitre 6 by Kiara Coper
Author's Notes:
Et voila un nouveau chapitre pour une nouvelle année !!! Je vous souhaite pleins de bonnes choses, santé, bonheur, pleins de lectures heureuses !!! J'espère que la suite de mon histoire vous plaira !!! Bonne lecture !!
Chapitre 6




Aimie Pettyjohn voyait bien que sa fille n’était pas comme d’habitude. Elle semblait désespérément attendre une lettre de sa meilleure amie et n’arrivait pas à profiter pleinement de ses grands-parents. Pourtant, Lynn aimait par-dessus tout se rendre chez les beaux-parents d’Aimie. C’était les seuls grands parents qu’elle pouvait voir régulièrement, ses parents à elle habitant en Afrique et ne pouvait les recevoir que tous les trois-quatre ans.


-Lynn chérie ! Qu’est-ce que tu veux faire cet après-midi ?


Sa fille sursauta et sembla se reprendre. Elle adressa un sourire éblouissant à sa grand-mère et vint s’assoir sur le fauteuil à côté d’elle.


-Tu m’as parlé d’un château à visiter, je crois.

-Oui bien sûr ! Le château qui appartenait au Lord en 1526. D’ailleurs savais-tu que …


Aimie décrocha de la conversation et se retourna vers son mari. Ils étaient le jour et la nuit, et pas seulement pour leur couleur de peau. Aimie était vive et enjouée et Patrick semblait bougon au premier abord. Mais il cachait un cœur en or qu’elle avait rapidement été capable de voir et qui l’avait séduite bien plus que sa beauté pourtant remarquable. Elle avait été ravie lorsque Lynn avait reçu sa lettre pour Poudlard. Bien sûr, elle ne connaissait rien à cet univers, mais voir qu’elle ne s’était pas trompée et que sa petite merveille était spéciale la remplissait de bonheur. Bien sûr ce n’était pas toujours facile de ne pas réussir à la comprendre.

Lynn avait changé, était devenue une magnifique jeune fille et aimait passer le plus de temps possible avec les Howles. Aimie n’en était pas attristée, du moins, pas trop. Voir sa fille s’épanouir avec ses amis avait plus de prix que de l’avoir triste et renfermée pour elle toute seule. Cependant, la rentrée était dans quelques jours et elle allait devoir regarder sa fille partir sans pouvoir la voir pendant quatre mois. C’était long et même si elles allaient échanger des lettres, ce n’était pas suffisant. Alors, comme pour toutes les fins de grandes vacances, Aimie souriait et gardait sa fille sous ses yeux le plus possible.

Une main se posa sur son épaule, et sans se retourner, elle l’attrapa. Patrick ressentait la même chose, mais il savait moins bien l’exprimer. Tout ce qu’il pouvait faire c’était emmener sa fille voir ses parents à lui, proposer des balades, organiser des retrouvailles avec les cousins de Lynn. Il voulait voir sa fille heureuse le peu de temps qu’il l’avait auprès de lui. Certains jours, il sentait comme c’était difficile pour sa fille de vivre dans un autre univers, de ceux dont il ne pourrait jamais faire partie, lui et sa femme. Il essayait de s’intéresser à ses cours, mais ce n’était pas comme s’il allait pouvoir l’aider. Quand votre fille apprend les Runes au lieu du français, qu’est-ce que vous pouvez faire pour elle ?

Comme si elle avait senti leurs angoisses, Lynn releva la tête et leur sourit. Ce fut comme si un rayon de soleil venait réchauffer leur cœur. Ils savaient que même si elle était loin d’eux, Lynn était en sécurité et heureuse, avec ses amies. Plein d’aventures fantastiques l’attendaient et finalement, ils se contentaient ça.










Il était prêt. Enfin, un peu plus qu’avant. Ioan savait qu’en continuant à s’entraîner, il allait réussir à ne plus blesser personne. Avec un peu de chance, il pourrait même se faire des amis. Profitant que son oncle soit en train de faire une petite sieste, le jeune homme sortit se promener. Londres le changeait vraiment de tout ce qu’il avait pu voir jusque-là en Bulgarie. Mais ce qu’il aimait par-dessus tout, c’était le chemin de Traverse. Il s’arrêtait devant toutes les boutiques pour regarder ce qui se trouvait en vitrine. Sa boutique préférée était clairement l’animalerie. Il adorait regarder les animaux. Il n’en avait jamais eu, et n’avait pas encore décidé ce qu’il allait prendre. Parce qu’il comptait bien se rendre à Poudlard avec un ami sur qui il pourrait compter. Son oncle lui avait conseillé un hibou, pour qu’ils puissent communiquer, mais d’après ce qu’il avait lu, Ioan pourrait emprunter ceux de l’école pour envoyer son courrier personnel. Un chat était une bonne idée, du moins meilleure qu’un crapaud – un animal plutôt immonde d’après lui, mais l’indépendance des chats faisait qu’il n’était pas sûr de pouvoir l’avoir avec lui lorsqu’il en aurait envie.

Une jeune fille blonde le bouscula sans faire exprès et s’excusa rapidement, rentrant dans la boutique, une cage à la main. Intrigué, il la suivit. La chaleur présente dans la boutique lui donna presque envie de ressortir, lui qui était si habitué au froid. Il se promena de cage en cage pour observer les animaux tout en regardant du coin de l’œil la jeune fille qui parlait avec le patron.


-Voila ! Il est sur pied. C’est un brave petit gars, je pense que ses anciens propriétaires l’ont abandonné.

-Ah Gwen, que feraient les animaux sans toi. Tu sais que si tu veux travailler ici l’année prochaine sur les vacances d’été, je te prends avec plaisir.

-Merci Mr Ziegle, j’y réfléchirais.


La jeune fille sortit une petite bête de la cage avant de l’embrasser sur le museau.


-Tu vas me manquer toi ! J’espère que tu trouveras quelqu’un de bien.


Elle le tendit au vendeur et ressortit. Ce dernier la regarda en souriant, avant de vouloir mettre la bestiole dans une cage plus grande. Le pauvre animal paniqua, mordit Ziegle et s’échappa.


-Non ! Reviens là !


Ioan se retourna pour voir une ombre filer à travers le magasin. Il se rapprocha pour tenter d’apercevoir quel animal c’était, et se retrouva soudain nez-à-nez avec un furet. Celui-ci s’arrêta devant lui et le regarda. Il suffit d’un instant pour qu’Ioan comprenne que c’était lui, l’ami qu’il recherchait. Le furet dû le comprendre aussi car il se dirigea droit vers lui et s’aggripa à ses épaules. Ses pattes le chatouillaient et Ioan ne pu s’empêcher de rire.


-Hey ! Doucement toi. Oui, tu as l’air gentil, mais faut peut-être qu’on commence à faire connaissance avant nan ? T’es sur de m’accepter aussi vite ?

-Vous l’avez attrapé ! Parfait !


Mr Ziegle se planta devant lui en reprenant son souffle. Ça faisait longtemps qu’il n’avait pas courut après… courut tout court en fait. Mais lorsqu’il regarda le jeune homme qui se trouvait devant lui, il resta stupéfait. Les cheveux coupé très court, une carrure de joueur de Quidditch international, il n’était pas sur de vouloir le croiser seul dans une rue. Pourtant, il était en train de jouer avec une bestiole que Gwen avait mis deux semaines à approcher pour pouvoir la soigner.


-Je … Vous…


Ioan sembla enfin le remarquer. Il lui sourit gentiment et tenta de détacher le Furet de son écharpe.


-Je peux l’acheter ? Je crois que je l’aime bien.


Son accent n’était plus autant à couper au couteau qu’au début, mais il montrait bien que le garçon venait d’un pays nordique.


-Euh, oui bien sûr. Nous allons régler ça ensemble.


Alors qu’il avait enfin réussi à le détacher, le furet s’échappa et vint se rouler autour de son cou, le réchauffant encore mieux que sa grosse écharpe en laine.


-Je crois que lui aussi vous aime bien.

-C’est amusant car généralement les animaux ne m’apprécient pas trop. Enfin, je crois.


C’était probablement à cause de son problème, du moins c’est ce qu’il s’était toujours dit. Mais ce petit furet semblait lui crier qu’il se fichait de tout ça et qu’il comptait sur lui.


-Hé bien pas celui-là on dirait. Ça vous fera cinq gallions.


Ioan chercha dans ses poches et sortit la monnaie. Mr Ziegle lui proposa une cage pour mettre le furet, mais celui-ci semblait trop bien installé pour retourner là où il venait.


-Prenez-la quand même, elle pourra toujours vous servir pour le transporter.


Le garçon l’attrapa et s’apprêta à sortir, avant de se souvenir d’un détail.


-Dites, est ce qu’il a un nom ?


Le vendeur le regarda bizarrement avant de sourire. Décidément, ce petit étranger ne connaissait pas grand-chose aux animaleries.


-Non Monsieur. C’est à vous de lui donner.


Ioan ressortit en regardant son nouveau compagnon. Un nom. Ça c’était une autre histoire. Mais il ne voulait pas demander d’aide à Pierce, c’était à lui de nommer son furet. Ses petits yeux intelligents semblaient le regarder avec attention, attendant l’instant qui allait déterminer son identité. Le jeune homme sourit.


-Je vais t’appeler Veren. Ça veut dire fidèle en bulgare, et je sais déjà que je peux compter sur toi.
End Notes:
Et voila !!! Notre Lynn stresse toujours de ne pas avoir de réponse, et Ioan s'est fait un ami !!! N'hésitez pas à me dire ce que vous pensez d'eux !!!
Dans le prochain chapitre les vacances se finissent et nos chers personnages retournent à Poudlard !!
Chapitre 7 by Kiara Coper
Author's Notes:
Coucou tout le monde, me revoila avec un nouveau chapitre !!! Ça y est, c'est la rentrée et ça va être l'heure d'embarquer sur le Poudlard Express !!!!
Bonne lecture !!
Chapitre 7





Comme toujours, elle était en retard. Pourtant, elle avait préparé sa valise en avance, et avait mis son réveil à l’heure. Mais l’espace-temps semblait différent lorsqu’il s’agissait de Lynn et de la rentrée à Poudlard. Elle embrassa ses parents et courut vers le mur pour atteindre la voie 9 ¾. Arrivée sur le quai, elle repéra ses amis qui l’attendaient. Et parmi eux, Sullivan. Son cœur s’accéléra sous l’effet de l’appréhension, elle avait espéré qu’il soit monté dans le train. Elle n’avait pas pu lui reparler depuis le fameux soir. Alors qu’elle se retrouvait devant toute la famille, et à côté lui, il la surprit en lui faisant la bise, ce qui initia le mouvement et força les autres à faire de même. Jamais ils ne s’embarrassaient de cette « tradition ». Edith la serra contre elle et lui souhaita une merveilleuse année.

Le train fit un nouvel appel et cette fois-ci, ils se dirigèrent tous pour monter. A peine dans le train, Sully les laissa pour rejoindre ses amis. Lynn, Gwen et Cora s’installèrent dans le premier wagon qu’elles trouvèrent. A peine fut-elle assise que ses amies la bombardèrent de question.


-Alors ! Explique ! Tu nous as juste dis que tu avais sauté le pas et que t’attendais qu’il te réponde ! Alors va-y !


Lynn prit une grande inspiration. C’était le moment de partager ses incertitudes.


-D’abord, je tiens à préciser que pour moi, c’est mort les filles. Je ne pense pas que ce soit réciproque.

-Laisse nous juger !


Certes, Gwen était sa sœur, mais elle-même n’avait pas su dire à Lynn si elle pensait que la réponse de son frère serait positive ou négative. Lynn relata les événements qui s’étaient passés quelques semaines auparavant, elle essaya d’être le plus juste possible, et de ne dire que la vérité, sans enjoliver, mais ce n’était pas facile, son cerveau étant passé en mode panique et avait mélangé des morceaux de scénario, entre réalité et imagination.


-Respire, Lynnotte ! De toute façon, soit il te dit oui et c’est génial, soit il te dit non, c’est dur sur le moment, et puis tu passes à autre chose. Dans tous les cas, vous resterez amis !


Gwen connaissait suffisamment son amie pour savoir que c’était ce qui l’angoissait le plus. La jeune fille lui sourit du mieux qu’elle pouvait. Elle redoutait vraiment la confrontation qu’elle allait avoir avec Sully. Déjà, rien que le fait qu’il lui avait fait la bise prouvait qu’il n’était pas dans son état normal. Lynn se contentait toujours de « dire » bonjour à la famille Howles. Ils ne s’embarrassaient jamais de faire la bise ou de se serrer dans leurs bras… sauf Edith.


-Je vais aux toilettes, les filles, je vous rejoins après.


Cora et Gwen comprirent tout de suite que cela voulait dire prendre un peu l’air pour réfléchir. Elles laissèrent leur amie faire, sachant que rien de ce qu’elles pouvaient dire ne la tranquilliserait maintenant.

Lynn poussa la porte du compartiment et se dirigea vers les toilettes du train. Celui des garçons semblait occupé, mais pas les toilettes des filles. Elle s’assit sur la cuvette et essaya avant tout de respirer. Gwen avait raison, elle n’allait pas le perdre pour des broutilles pareilles. Elle ferma les yeux un instant et comme toujours, alors qu’elle revisualisait la scène, elle eut l’impression que ça n’avait été qu’un rêve, ou un cauchemar, selon le point de vue. Pourtant, elle lui avait véritablement parlé, et aucun sort ne pourrait défaire ça… à par Oubliettes. C’est peut-être ce qu’elle aurait dû faire, se jeter un sort pour oublier. Et à lui aussi, comme ça il ne se souviendrait plus de la honte qu’elle s’était tapée en lui avouant ses sentiments de la sorte.

Grandit, ma vieille ! Assume-toi un peu ! Oui, plus facile à dire qu’à faire, évidemment. Mais Lynn savait que si elle avait eu la force de lui avouer, elle aurait la force de supporter sa réponse. Forte de cette résolution, elle sortit de toilettes, pour tomber sur … lui qui se lavait les mains. Après un instant de stupéfaction des deux côtés, il se décala pour lui permettre d’accéder au lavabo, alors qu’il se dirigeait vers la sortie. Avant de s’en aller, il se retourna vers elle en s’éclaircissant la gorge.


-Il faudra qu’on parle. Dans la soirée, après le repas si possible.


Lynn releva la tête, ses mèches frisées se frayèrent un chemin jusqu’à ses yeux et son cœur s’arrêta de battre, tant la panique l’envahit. Elle acquiesça et le regarda s’éloigner, probablement pour se rendre à sa réunion de Préfet. Tout de suite après, tout se mit à tourner à une vitesse folle dans sa tête. Est-ce qu’il avait dit qu’il devait se parler ce soir-là ? Il avait parlé du repas, mais c’était avant ou après ? Par Merlin, si seulement un éclair pouvait la foudroyer. Elle se passa de l’eau sur le visage, tentant de se calmer, mais rien n’y fit. Il fallait qu’elle retourne dans son compartiment et qu’elle écoute de la musique. Oui, c’est ça, seule la musique pourrait l’apaiser. Il lui fallait simplement écouter son groupe de musique préféré, et tout irait mieux. C’était obligé, non ?










L’air d’opéra qui résonnait dans la pièce n’eut pas le but obtenu. Neville était tout simplement fatigué, et ce n’était pas la musique qui allait l’aider à changer ça. La reprise n’avait même pas encore commencé qu’il rêvait déjà de retourner en vacances. Il fallait dire qu’il n’avait pas réellement été en vacances, ces derniers temps. Il avait dû travailler tout le côté administration, surtout avec l’arrivée du jeune bulgare, prendre les mesures nécessaires pour qu’aucun problème ne se pose face à sa … particularité.
En vérité, il savait que, même s’il avait envie de temps de repos, dès qu’il verrait les élèves affluer, il serait heureux. Voir ces jeunes s’ouvrir, s’épanouir était une de ses raisons de vivre, avec Hannah. S’ils n’avaient jamais pu avoir d’enfant, il avait l’impression d’être le père de ses élèves du moins, le temps de leur présence à Poudlard. Il avait gardé contact avec plusieurs d’entre eux et suivait leur carrière de loin.

Et puis, il avait vu passer tous les enfants de ses amis, et restait lié à eux d’une nouvelle façon. Un petit sourire s’étendit sur ses lèvres alors que ses yeux divaguaient sur le choixpeau. Il se souvenait comme si c’était hier, de ce jour où on avait placé le vieux tas de tissus sur sa tête. Il avait eu de mal à comprendre ce qu’il faisait à Gryffondor, pourtant, ses années passées à Poudlard lui avaient prouvé qu’il y avait sa place. Et rien ne l’avait autant réjouit que d’en prendre conscience. Depuis, il essayait d’expliquer aux élèves que le choixpeau ne se trompait pas et qu’il voyait le meilleur des qualités valorisés par les quatre maisons dans les différents élèves qu’il répartissait. C’était à eux d’écrire qui ils étaient, mais dans tous les cas, ils avaient déjà en eux quelque chose de fort et puissant que leur Maison leur rappellerait.
Il ressortit son discours et s’entraîna de nouveau, pour éviter les moments gênants comme des baffouillements, des blocages, ou toute sortes d’événements. Alors qu’il répétait pour la troisième fois, sous le regard des différents Anciens Directeurs (et les applaudissements de Dumbledore qui se régalait toujours autant chaque année), on toqua à la porte de son bureau. Diana Rosemaud ouvrit la porte et vint le rejoindre. Elle était arrivée peu de temps après lui à Poudlard alors qu’il était enseignant, et il était ravi de la compter parmi ses collègues.


-Vous êtes prêt, Neville ? Les petits ne devraient plus tarder.


Elle se considérait toujours comme la mère de chaque élève passant à l’infirmerie. Neville esquissa un sourire. C’était l’heure.


-Un petit pari, avant de commencer ? lança le tableau de Dumbledore.


Les deux adultes se regardèrent en souriant. C’était la même chose chaque année, le tableau les incitaient à parier et ils ne résistaient jamais.


-Très bien. Hayden Potter avec un bras cassé.


Neville sourit. Il était vrai que le fils se James et Alice était un véritable casse-cou, digne de son père. De son grand père aussi, d’ailleurs. Pourtant il ne parierait pas sur lui.


-Moi, je dirais plutôt un première année, à cause d’un article de Sorcier Facétieux.

-Et pour moi ce sera le jeune Colin Hurry. Il se casse toujours la figure, celui-là, intervint Dumbledore.


Neville ne put s’empêcher de rire. Les paris étaient lancés. Il ne restait plus qu’à attendre. Attendre que l’année commence et voir ce qu’elle leur réservait.
End Notes:
Et voila !!! Ils vont reprendre les cours et les bonnes habitudes !! Alors, à votre avis, qui va gagner le pari ??
Une petite review pour encourager Lynn qui est sur le point de faire une crise cardiaque ?? =D
Chapitre 8 by Kiara Coper
Author's Notes:
Me revoila avec un nouveau chapitre !!! Un grand merci à Roxane-James pour sa review !!!!
Ça y est, c'est la reprise pour nos amis !!! J'espère que ça vous plaira !!! Bonne lecture !!
Chapitre 8



Sir Nicholas rajusta sa tête en regardant avec envie les jeunes manger. S’il avait pu dormir, il aurait rêvé de manger un bon pudding. Ou bien une part de ce merveilleux gâteau au chocolat qu’engloutissait le jeune Hayden avec joie. Malheureusement, manger comme dormir lui était impossible. Alors, il se contenta de regarder cette nouvelle génération qui, année après année, défilait sous ses yeux. Comme toujours il se rapprocha de ceux qu’il connaissait bien, commençant par Sullivan Howles, qui, s’il était né quelques siècles auparavant, serait probablement devenu un chevalier.


-Bien le bonjour, Mr Howles !


Le garçon releva la tête et Sir Nicholas eut la surprise de le trouver sans sa réaction habituelle. Il le dévisagea pendant un moment avant de se reprendre et sourire.


-Salut Nick ! Comment vas-tu ? Toujours pas dans le club des cavaliers sans tête ?


Le fantôme grogna. Non, ces pleutres ne le jugeaient pas assez … détaché de son corps.


-Non, j’ai pris la décision de les priver de ma présence.

-Ils ne savent pas ce qu’ils perdent, intervint gentiment Finn Keegan, le meilleur ami de Sully.

-Effectivement. Excusez-moi, jeunes gens, je vais saluer votre sœur, Mr Howles.


Alors qu’il s’éloignait, Finn fit remarquer à son ami qu’il n’était vraiment pas concentré et qu’il fallait qu’il arrête de dormir. Sir Nicholas s’arrêta devant Gwendolyn, Cora et Lynn. Il leur adressa un sourire qui lui fut rendu immédiatement par Lynn, qui parut très reconnaissante de son arrivée.


-Nick ! Vous avez passé de bonnes vacances ?


Les deux jeunes filles jetèrent un regard excédé à leur amie avant de se tourner vers Nick-Quasi-Sans-Tête.


-Peeves n’a pas été trop difficile à gérer ? demanda Cora.


Sir Nicholas fut touché par la sympathie des jeunes filles.


-C’est aimable à vous de vous en soucier. Peeves a été comme d’habitude, Heureusement, le Barron sanglant arrive à le calmer lorsqu’il dépasse les bornes.


Le fantôme détailla les jeunes filles et remarqua avec surprise que l’assiette de Lynn était encore pleine.


-Vous ne mangez pas, Miss Pettyjohn ?


Si un regard pouvait tuer, Nick serait mort une seconde fois. Ses deux amies la regardèrent avec l’air de dire qu’il fallait qu’elle fasse quelque chose.


-C’est gentil de vous inquiéter, Sir Nicholas, mais je n’ai pas faim.

-Mais vous pouvez compter sur nous pour prendre soin d’elle, renchérit Gwen en fourrant une fourchette pleine de pomme de terre de force dans la bouche de sa presque sœur.


Sentant le conflit se profiler à l’horizon, Sir Nicholas s’éclipsa. Décidément, qu’avait donc les Gryffondors pour être étranges comme cela ? Tout à ses pensées, il traversa un pauvre première année qui hurla de terreur.


-Veuillez me pardonner, mon garçon, s’excusa-t-il en se frappant la tête.


Celle-ci s’affaissa sur le côté et le pauvre enfant, qui devait être d’origine moldue et n’avait jamais vu de fantôme, tomba dans les pommes. C’est ainsi que Mrs Rosmaude eut son premier « client », ne permettant, ni à Neville, ni au tableau de Dumbledore, ni à elle-même de gagner leur pari. Sir Nicholas était confus, et promit de se rattraper en aidant le jeune garçon du mieux qu’il pourrait. Il n’imaginait pas qu’une étrange amitié allait se lier entre lui et Christopher Matthews. Il se contenta de veiller au chevet de ce dernier, sans imaginer que sa vue, dès son réveil, allait renvoyer le garçon dans le royaume des rêves, ou des cauchemars. Ce n’était pas la première fois que ça arrivait, et probablement pas la dernière non. Mort ou pas, Nick-Quasi-Sans-Tête n’apprenait pas de ses erreurs.










Ioan regardait ses nouveaux camarades avec le sentiment que ce qu’il vivait était irréel. Son oncle lui avait parlé des Quatre Maisons de Poudlard et vu le passif de stratège colérique de Ioan, ils avaient tous les deux déterminé qu’il finirait à Serpentard. Cette Maison n’avait plus aussi mauvaise réputation qu’à une certaine époque, mais les préjugés étaient tenaces. Quelle n’avait donc pas été sa surprise de se retrouver chez les Serdaigles, élèves studieux qui aimaient en apprendre toujours plus. Finalement, ça ne l’étonnait pas plus que ça. Ici, ils allaient pouvoir trouver leur place, Veren et lui.

Une fille lui sourit, alors qu’il regardait autour de lui, émerveillé. Il hésita un instant avant de lui rendre son sourire. Son oncle lui disait toujours qu’il avait une tête à faire peur, et encore plus lorsqu’il tentait d’avoir l’air civilisé. Pourtant, la jeune fille ne sembla pas s’évanouir de terreur.


-Alors, tu es content d’être à Poudlard ?


Le garçon ne savait pas trop quoi répondre, puisqu’il venait tout juste d’y arriver. Il s’apprêtait à répondre ce qu’elle souhaitait entendre – comme quoi il était plus que ravi que Poudlard devienne sa nouvelle maison – lorsque le garçon assis à ses côtés lui donna une grande claque dans le dos.


-C’est quoi cette question débile Elyna ! Comment pourrait-il savoir ? Repose la dans une semaine si tu veux une réponse sincère, pas vrai mon gars ? Au fait, moi c’est Eric.


C’était le premier contact de Ioan avec son futur colocataire de chambre, et ce ne fut pas le plus agréable. Le geste d’Eric, qui pouvait sembler anodin, avait déclenché un « problème » chez Ioan. Ce dernier tenta de faire comme dans ses entraînements. Respirer fort, se contrôler, ne pas se laisser envahir par ce qui l’entourait. Ne pas écouter, ne pas penser, ne pas réfléchir.


-Hé, ça va ?


Eric s’était penché en voyant que son camarade avait pâli, et qu’il semblait soufrant. Il posa une main sur son bras pour attirer son attention. La réaction fut immédiate. Ioan serra les dents ne pouvant empêcher sa conscience d’hurler « Lâche-moi » ! Aussitôt, ce fut comme si Eric s’était brûlé et sa main qui avait reposé sur le bras de Ioan vint se poser sur sa tête, alors qu’il était pris d’une puissante migraine.


-Aie !


Ioan senti tout son corps se mettre à trembler, alors qu’il tentait de reprendre le contrôle sur son esprit. Il ne pouvait pas tout foutre en l’air dès le premier jour. Ce n’était pas possible. De nouveau une main se posa sur son épaule, mais cette fois-ci, il se détendit complètement. Eric se lâcha la tête et se releva.


-Ouch ! Oh, Professeur Hoetmann ! Vous venez accueillir notre nouvel ami ?


Ioan se retourna pour voir l’homme à qui appartenait cette main, qui lui avait permis de se reprendre. C’était un grand homme, aux yeux marron, plutôt pas mal pour son âge. Il dégageait quelque chose qui forçait le respect.


-Bonjour Mr Green. Vous allez mieux ? Vous sembliez souffrant.

-Oh, ça ! C’est juste une petite migraine, ça m’arrive de temps en temps. Mais c’est plus pour Ioan qu’il faut vous inquiéter, il ne va pas très bien, je crois.


Le jeune bulgare fut stupéfait de voir que son camarade s’inquiétait avant tout pour lui, alors qu’il avait failli lui griller la cervelle. La main du professeur quitta son épaule tandis qu’il regardait son élève.


-Ne vous inquiétez pas pour, lui, je vais l’accompagner à l’infirmerie. Je compte sur vous pour lui servir de guide au cours des prochaines semaines, Mr Green.

-Pas de problème Professeur, comptez sur moi !


Ce dernier commença à s’éloigner en faisant signe au garçon de le suivre. Ioan s’exécuta, alors que son estomac se serrait. Ça y est, on allait déjà le renvoyer. Décidément, il n’était bon à rien. Une fois sorti de la Grande Salle, Ioan prit les devant.


-Est-ce que je pourrais récupérer mes affaires avant de partir ?

-Vous voulez partir quelque part, Mr Lavrov ?


Le jeune homme le regarda sans comprendre. Son professeur se moquait-il de lui ?


-Je … vous ne me renvoyez pas ?

-Pourquoi devrais-je vous renvoyer ?

-J’ai failli le blesser. Il aurait pu garder de graves séquelles.

-Mais il n’en a pas eues. Mr Lavrov, je suis chargé de vous aider, pas de vous poignarder dans le dos dès que vous ferez une erreur. L’erreur est humaine. Nous arriverons à vous aider à vous maîtriser.


Le poing qui serrait les entrailles de Ioan se relâcha d’un coup. Il aurait pu tomber au sol de soulagement, s’il n’avait pas étudié à Durmstrang et eut une discipline si stricte. La seule preuve de son soulagement fut un soupir plus long que les autres.


-Merci Monsieur.

-Il n’y a pas de quoi. Vous pouvez y retourner si vous vous en sentez capable. Dans le cas contraire, je peux vous accompagner à votre Salle Commune.


Ioan n’eut pas à réfléchir longtemps. Il était fatigué, donc plus enclin à échouer dans son contrôle de lui-même. Il ne voulait pas qu’un nouvel incident se reproduise.


-Je veux bien montrer dans ma chambre.


Mr Hoetmann pris la direction du la Salle Commune de Serdaigle et le bulgare lui emboîta le pas.


-Je ne sais pas comment ça se passait pour vous avant, Mr Lavrov, mais à Poudlard, vous dormirez dans un dortoir, avec deux ou trois autres garçons. Si je ne me trompe pas, vous allez vous retrouver avec Mr Green. Vous pouvez compter sur lui pour prendre soin de vous. Il est un peu brusque dans sa façon de faire, mais c’est un ami fidèle, de ce que j’ai pu voir. Si vous en veniez à lui parler de votre… particularité, je pense qu’il comprendrait, et ne vous en tiendrait pas rigueur.


Ioan se contenta d’acquiescer. Il ne savait pas trop ce qui allait l’attendre, avec cette nouvelle année, mais il voulait mettre toutes les chances de son côté.


-Ah, et dernière information, reprit Mr Hoetmann, une fois arrivé devant la porte d’entrée de la Salle Commune et après avoir répondu à l’énigme. Je suis votre Directeur de Maison. Bienvenue chez les Serdaigles, Mr Lavrov.
End Notes:
Alors, vous pensiez que Ioan serait réparti où ??? Qui avait bien deviné ??
La réponse de Sully se fera dans le prochain chapitre !! A votre avis, qu'est ce qu'il va dire à Lynn ??
Une petite review pour me dire ce que vous en pensez ?? =D
Chapitre 9 by Kiara Coper
Author's Notes:
Coucou me revoila pour un nouveau chapitre !!! Merci à ma petite Rox' pour sa review !!!
J'espère que ce chapitre vous plaira !! Vous allez y découvrir les amis de Sully !! Bonne lecture, en espérant que vous les aimiez !!
Chapitre 9




Finn arrêta Gwen avant que celle-ci ne put monter dans son dortoir.


-Dis, ton frangin il a bouffé quoi pendant les vacances ? C’est son rôle de Préfet-en-chef qui le rend si distrait ?


La jeune fille le regarda une seconde sans comprendre puis une étincelle sembla remplir son regard. Elle avait enfin compris ce qui rendait Lynn si malade, au point qu’elle n’ait rien mangé ni dans le train, ni au repas du soir. Mais elle ne pouvait pas dire ça au meilleur ami de son frère. Cet abruti lui dirait s’il le voulait mais ce n’était pas à elle de le faire.


-Bonne question. Je pense qu’il a attrapé un virus et qu’il est devenu débile. Pour plus d’information, il faudra probablement que tu lui demandes.


Finn haussa les épaules. Il savait à quel point les deux frangins aimaient se taquiner et le mince espoir qu’elle puisse éclairer ce qui se passait dans la tête de Sullivan venait de partir en fumée. Tant pis, il allait devoir lui demander ouvertement, s’il voulait une réponse. C’était bête mais il n’était pas fan de ce genre de discussion. En même temps, quel gars se voyait dire « Ecoute mon pote, tu as l’air bizarre, promet moi que tu ne t’es pas mis à une quelconque drogue ! » ou encore « Sully, mec, si tu as un problème et que tu veux parler, je suis là ». Ouch, rien que de l’imaginer, il avait envie de se mettre des baffes. Non, quand un homme avait ce genre de conversation, ça devait venir naturellement, pas en mode, « j’ai tout prévu pour te faire cracher le morceau ». Et encore, pas avec tout le monde. En fait, selon ce qui tracassait Sully, Finn savait qu’il n’arriverait pas forcément à le faire parler.

Voyant Lynn passer devant lui, il hésita à l’interpeller pour lui demander si elle savait, puis se dit que si Gwen, sa propre sœur n’avait rien dit sur le Préfet en chef, Lynn ne lui en dirait pas d’avantage. Il allait remonter quand la voix de son meilleur ami l’interpella.


-Flob ! J’ai une réunion avec les Préfets et je dois faire un tour pour veiller à ce que tout se passe bien. Je te rejoins quand j’ai fini. Dis à Lo de ne pas laisser sa valise trainer, j’ai pas envie de vous réveiller tous en gueulant comme un cochon !

-Ok, bon courage.


Finn se retourna trop rapidement pour apercevoir le regard qu’échangèrent Lynn et Sully. Il entendit juste son ami lui crier qu’il rentrerait probablement vers 23h30, 23h45. Il était tout juste 21h et Finn comprit que s’il voulait attendre son ami, il allait devoir trouver de quoi s’occuper. Il entreprit de monter ses affaires et de les placer dans le placard qui lui était réservé. Lewis, Elliot et Charles étaient déjà dans la chambre. Bien que Sullivan soit son meilleur ami, les cinq garçons formaient un groupe soudé et faisaient régulièrement les quatre cent coups. Et Sully les avait prévenus que ce n’était pas parce qu’il était Préfet en Chef qu’il comptait arrêter de lancer des idées tordues.


-Hey Flobster, t’es prêt pour mettre le feu en cette dernière année à Poudlard ? demanda Charles, excité comme tout.


Flob, ou plutôt Flobster était le surnom que lui avait trouvé Sully. Ce fana de noms débiles avait rebaptisé tout leur groupe. Lewis s’était transformé en Lorby ou Lo, lorsqu’il fallait faire court, Elliot était devenu Erbi et Charles avait hérité d’un ridicule Cubber (qui se prononçait keubère). Pour Sullivan, c’était les quatre autres qui s’étaient chargés de lui trouver quelque chose et ça n’avait rien d’aussi recherché que ce qu’avait trouvé Sully pour eux. Siboulo. C’était vraiment nul, mais ça respectait les deux règles qu’avait instauré Sullivan, à savoir, garder la première lettre du prénom et mettre un B dans le surnom. Du coup, c’était tellement pourri qu’ils le surnommaient Sib.


-Du calme, Cubber ! Lorby, Sib veut que tu ranges ta valise, il n’a pas envie de se casser la gueule en rentrant

-T’es chiant, Flob, ait l’air plus réjoui ! On est de retour à Poudlard !


Le pauvre Finn regarda ses amis, désespéré. Evidemment qu’il avait hâte, évidemment qu’il était content, mais il savait garder les pieds sur terre, lui ! C’était leur dernière année, leur dernière rentrée. L’année prochaine, ils allaient se retrouver séparés. Et si Sully n’avait pas écopé de ce foutu rôle de Préfet-en-chef à la con, ils auraient pu fêter leur dernière rentrée comme il se devait.


-Bon qui a ramené de la bouffe, s’exclama Lewis. Erbi, comme d’hab ? Ou juste des chocogrenouilles ?


Il ne leur restait plus de deux heures d’attente avant que Sullivan revienne, largement de quoi faire l’inventaire de leurs réserves.










Hypnotisée par le feu, Lynn ne vit pas le temps passer. Autour d’elle, les Gryffondors quittèrent la salle petit à petit pour rentrer dans leurs dortoirs. Lorsque ses deux amis remontèrent, elle expliqua qu’elle devait rester. Elle ne chercha même pas à trouver une excuse, se contentant de dire qu’elle les rejoindrait plus tard. A 22h47, elle était enfin seule dans la Salle Commune. Même les préfets de cinquième année étaient rentrés et partis se coucher. C’était vraiment horrible de devoir attendre comme ça. Son estomac faisait des loopings à n’en plus douter. Elle n’avait rien mangé ou presque depuis 12h et avait envie de rendre le peu qu’elle avait ingurgité sur le canapé. Pas vraiment la vision qu’elle avait envie de donner à Sullivan alors qu’elle allait enfin savoir. Elle n’entendit pas le portrait de la grosse dame s’ouvrir, pas plus qu’elle ne vit Sullivan s’approcher. Ce ne fut que lorsqu’il se laissa tombé à côté d’elle qu’elle reprit contact avec la réalité.


-Aaah Lynn !


Ces deux mots lui suffirent pour comprendre. Ça faisait longtemps que Sullivan n’avait pas utilisé son prénom, lui donnant sans arrêt du Lynnotte. Et jamais elle n’avait autant détesté l’entendre. En avant le râteau…


-Je dois dire que tu m’as … pas mal surpris.


Hé oui, Lynn savait être « surprenante ». Mais ce n’était pas forcément une qualité, surtout dans ce cas-là. Elle se contenta d’attendre la suite, même en sachant qu’elle mourrait d’envie de juste faire une chose, remonter dans sa chambre et se mettre en boule dans son lit.


-D’abord, je suis désolé de ne pas avoir répondu avant que tu partes. Tu aurais dû me rappeler que tu t’en allais le lendemain, je ne t’aurais pas fait poireauter comme ça sinon. J’imagine que ça n’a pas dû être facile pour toi.

-Non, pas vraiment.


Sullivan se passa une main dans les cheveux, concentré à observer le feu. Lynn lui jetait des petits coups d’œil mais n’osait pas trop croiser son regard.


-Je… je ne peux pas répondre à tes sentiments. Je suis désolé. En plus c’est compliqué, vu que tu es proche de ma famille, de ma mère, t’es la meilleure amie de Gwen… et va falloir qu’on fasse quelque chose.

-Oui, je comprends. A la base, c’est pour ça que je t’ai parlé. Pour passer à autre chose. Je veux que tu saches que tu es avant tout un ami précieux à mes yeux, et que j’ai pas envie de te perdre à cause de … bêtises comme ça. Donc si tu pouvais… je ne sais pas, oublier, ça m’arrangerait.


Sullivan soupira et se retourna vers Lynn avec un petit sourire triste.


-Je suis désolé, je ne peux pas oublier, ce n’est pas juste un rêve, c’est la réalité, et maintenant il faut qu’on se débrouille pour changer notre relation. Continuer à se côtoyer, mais sans… ah, je ne sais pas, sans que ça soit ambiguë pour toi peut-être.


Lynn baissa les yeux en retenant un petit rire gêné et très légèrement hystérique.


-Ça ne l’a jamais vraiment été. Je veux dire, je t’ai parlé en me doutant un peu que ce n’était pas réciproque, je pensais bien que j’allais me faire recaler. Mais oui, je comprends que ça ne peut pas être comme avant. Merci d’avoir pris le temps de me répondre. Merci de ne pas t’être moqué de moi, et désolée de t’avoir mis dans une position délicate.


Lorsqu’elle recroisa le regard de Sully, elle ne sut déterminer s’il la regardait comme si elle était folle d’être venue lui parler en sachant qu’elle allait se prendre un râteau, ou s’il la regardait avec un peu d’admiration.


-Il n’y avait pas à se moquer.

-Ahah, je ne sais pas mais moi je me suis sentie un peu ridicule, surtout vu la façon dont je l’ai formulé.


Sully secoua la tête avant de replonger ses yeux bleus dans ceux presque noir de la jeune fille.


-Je t’assure que ça ne l’était pas.


Lynn acquiesça sans en être convaincue pour autant. Puis voyant qu’ils avaient fait le tour de la question, elle prit une bonne respiration.


-Bon bah … bonne nuit.


Sullivan se leva et voyant qu’elle restait assise, il hésita un instant.


-Tu … tu veux que j’aille chercher les filles ?


La jeune fille le regarda, surprise, avant de refuser. De toute façon, il n’aurait pas pu atteindre leur dortoir, les escaliers se seraient transformés en toboggan.


-Alors, bonne nuit…


Elle le regarda s’éloigner et fut surprise de ne pas pleurer. Elle avait seulement l’impression que son cœur s’était arrêté de battre et qu’il ne repartirait jamais. Elle resta encore quelques secondes devant le feu avant de monter rejoindre ses amies qui s’étaient déjà endormies. C’était d’ailleurs probablement mieux comme ça, elle n’était pas sure de vouloir leur en parler tout de suite.
End Notes:
Et voila ... Lynn a sa réponse ... Une petite review pour lui remonter le moral ?? N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !! A bientôt
Chapitre 10 by Kiara Coper
Author's Notes:
Me revoila pour un nouveau chapitre !!!
Des nouveaux personnages apparaissent, j'espère que vous les aimerez !! En vous souhaitant une bonne lecture !!!
Chapitre 10



S’il y avait bien une chose que Selena Mongomery détestait, c’était d’être réveillée par ses camarades de chambre à cinq heures et demi du matin parce qu’elles voulaient se préparer. Généralement, dans ces moments-là, elle piquait une crise et les prises de tête commençaient. Sauf que c’était le premier jour à Poudlard, et la jeune fille n’avait pas envie de s’énerver. Pas dès la rentrée. Alors elle remit son oreiller sur la tête et se replongea dans son sommeil du mieux qu’elle put.

C’était sa cinquième année à Poudlard, et elle n’arrivait toujours pas à s’entendre avec ses camarades de dortoir. Ce n’était pas sa faute si elles n’avaient pas les mêmes préoccupations. Selena ne s’était jamais intéressée à la mode, elle n’avait jamais eu envie de se maquiller, elle voulait juste qu’on lui foute la paix. Elle était différente et l’avait toujours senti, sans réussir à déterminer ce qui ne la rendait pas comme les autres. Tout ce qu’elle voulait, c’était montrer à son père qu’elle avait suffisamment de valeur pour qu’il la regarde.

La jeune fille sursauta lorsqu’elle entendit un oiseau, posé près de la fenêtre, chanter la fin de l’été. Bon sang, elle s’était rendormie trop longtemps. Plus personne ne s’agitait dans la chambre et il commençait à faire jour. Elle regarda précipitamment son réveil, qui indiquait 7h49. Le Professeur Weaver devait leur distribuer leurs emplois du temps à 8h et elle savait que jamais ses camarades de chambre ne le prendraient pour elle. La jeune fille rejeta sa couette, fut à la limite de s’arracher son pyjama, déchira son collant en l’enfilant, ce qu’elle répara rapidement grâce à sa baguette, enfila sa jupe, ses chaussures, et termina de boutonner sa chemise en courant dans les couloirs de la Salle Commune. Il n’y avait plus personne et elle piqua un sprint jusqu’à la Grande Salle. Ce fut essoufflée qu’elle poussa les portes pour trouver le brouhaha habituel du petit déjeuner.

Elle se dirigea vers la table des Serpentards, en tentant de repérer sa Directrice de Maison. Elle venait de retourner à la table des Professeurs et Selena savait qu’elle n’aurait pas le droit de la déranger. Elle était dans la merde. Alors qu’elle restait planté en plein milieu de l’allée, sous les sourires mesquins de ses camarades de chambres, Calum Newton, un étrange garçon de son année qui avait décidé envers et contre tout qu’elle serait son amie, lui fit signe. Selena fut tenté de l’ignorer et de s’assoir ailleurs, comme à côté d’Embry Malefoy par exemple qui mangeait son petit déjeuner sans se soucier de ce qui l’entourait. Mais sous l’insistance du garçon, elle abandonna et partit le rejoindre. De toute façon, il aurait été capable de virer les petits pour s’asseoir avec elle, même si elle l’évitait.


-Hey Selena ! T’as bien dormi ? Les filles ont recommencé à se lever tôt ? Tu ne t’es toujours pas mise au maquillage ? D’ailleurs tu crois qu’il faut que je me coupe les cheveux ? Ou que je me les teigne ? Parce que cet été…


Et voilà, comme toujours, Calum faisait la conversation tout seul. C’était épuisant de le voir parler, mais au moins, elle n’avait pas à ouvrir la bouche, il se suffisait à lui-même.


-Et tu penses que Cora Lupin va me regarder cette année ? Tu crois qu’elle sait que j’existe ? Est-ce qu’il faut que je lui écrive une lettre ? Ou que je joue le mec inaccessible ? Il parait que vous, les nanas vous aimez les mecs inaccessibles. Au fait, j’ai ton emploi du temps.


Sous le flot d’information, Selena mis quelques secondes à comprendre ce que venait de dire son camarade.


-Quoi ?

-Bah oui, c’est mon cousin qui dit que plus on vous semble mystérieux, plus vous nous kiffez. C’est vrai ?

-Nan, pas ça, tu as parlé d’emploi du temps.


Un sourire s’étala sur les lèvres du jeune homme, alors qu’il croisait pour la première fois le regard de sa camarade.


-Ah, ça ! Oui, je te l’ai pris. J’ai dis à Weaver que tu venais de partir aux toilettes. Tu sais comme elle déteste qu’on soit en retard.


Pour le coup, Selena l’aurait presque embrassé. Finalement, ça valait le coup de l’écouter (ou pas) déblatérer sur tout ce qui lui passait par la tête pendant des heures.


-T’es un génie, Cal !


Soulagée, la jeune fille entreprit de prendre un bon repas. Après tout, elle avait une heure de rab avant de se rendre en Sortillèges, avec les Serdaigles. Elle aurait même le temps d’aller coiffer ses longs cheveux noirs et de se donner un air légèrement plus présentable.










Edward Wincherster plia soigneusement son emploi du temps pour le glisser dans son sac. L’année commençait bien. Il se retrouvait en Métamorphose avec les Gryffondors. Il adorait cette matière, elle l’obsédait même.


-Hey Ned ! Prêt pour le Quidditch ? Cette année, on pique la coupe à ces enflures de Gryffondors, hein !


Le jeune homme se retourna pour se retrouver face à Duncan Scott, un Poufsouffle d’un an son aîné. Bizarrement, il ne l’avait jamais trop apprécié, alors que Ned aimait tout le monde et tout le monde aimait Ned. Du moins, de leur point de vue. En plus, Duncan semblait dégoûté que Ned ait été choisi comme capitaine et pas lui.


-On va faire de notre mieux. Je ferais les sélections dans la semaine, je vous tiens au courant.


Le septième année le regarda un instant avant de le laisser pour se diriger vers son prochain cours. Ned regarda autour de lui et constata que tout était comme d’habitude. Les gens allaient venaient, et vivaient leur vie. Des centaines de personnes se renseignant sur les vacances des uns et des autres comme si ça les intéressait vraiment. Foutaise. On naissait seul, on vivait seul et on mourrait seul. Parfois on avait la chance de partager sa vie avec d’autres, mais la plupart du temps ils nous laissaient tomber une ou deux fois minimum, et aux moments les plus importants. Edward était simple. Il vivait sa vie avec les autres, sans jamais s’attacher vraiment. Il n’avait pas de confident, pas de meilleur ami prêt à tout pour lui, pas de copine, juste lui et ses idées. Ça lui suffisait amplement. De l’extérieur, il semblait avoir plein d’amis, pourtant Ned savait que c’était une façade et que lorsqu’il aurait un problème, tous lui tourneraient le dos.

Aria Malefoy s’installa devant lui et le regarda avec ses grands yeux bleus, avec un petit sourire timide. Elle était mignonne cette petite. La gentillesse incarnée.


-Bonjour Aria, comment vas-tu ?


Son sourire s’élargit et elle battit des paupières.


-Très bien et toi ?


Le garçon tendit la main et ébouriffa les cheveux de la petite.


-Mieux depuis que je t’ai vu.


Il ne pouvait s’en empêcher. Même s’il n’aimait personne (ou bien il aimait tout le monde, mais c’était plus ou moins la même chose pour lui), il ressentait toujours cette compassion infinie envers toute personne croisant son chemin, Duncan exclus. La gamine rayonna de joie.


-J’ai eu un Optimal en Potion pendant l’examen l’année dernière. Grâce à toi !


Ned était doué dans toutes les matières. Il en aimait certaines plus que d’autres, mais il avait toujours les notes maximales sans rien faire. Du coup, il avait facilement du temps libre et il lui arrivait régulièrement d’aider les plus jeunes dans leurs devoirs. Ce n’était pas pour bien se faire voir, mais c’est juste que, comme il en avait la capacité, il le faisait.


-Mais non, c’est tes efforts qui ont payé ! Félicitations Aria.


La petite sourit et avant qu’elle ne puisse entamer une nouvelle conversation, son jumeau vint s’asseoir à côté d’elle.


-Embry ! Tu commences par quoi ?


Ça n’avait pas surpris plus de gens que ça que les jumeaux Malefoy soit séparé. Par contre, tout le monde avait parié que la fillette irait à Gryffondor comme sa mère. Mais là encore, la nouvelle génération prouvait de nouveau que les enfants n’étaient pas leurs parents.


-Défense contre les forces du mal.


Aria perdit son sourire. Elle n’était pas dans la même Maison que son frère mais elle adorait lorsqu’ils pouvaient se retrouver ensemble. Il lui manquait, sinon.


-T’inquiète, tête d’œuf ! On se voit bientôt. Au fait, merci Edward pour le conseil en Sortilèges, ça a bien marché.


Le jeune homme sourit. Non pas qu’il était réellement heureux, mais c’était presque par habitude. Certaines fois, il avait l’impression que quelque chose clochait vraiment avec lui. Comme s’il était vide à l’intérieur.


-Pas de problème Embry. Bonne journée.


Il laissa les jumeaux ensemble et se dirigea vers son premier cours. Il avait hâte d’en apprendre plus pour enfin mettre en place son projet.










Sullivan jeta un petit coup d’œil discret à Lynn. Cette dernière était en train de regarder son emploi du temps en portant machinalement son verre de jus d’orange à la bouche. Elle semblait tenir le coup. Bon sang, qu’est-ce que c’était compliqué ! Il aimait Lynn comme une sœur et savoir qu’elle ne partageait pas cette vision mais le voyait comme « plus » lui avait fait un choc. Il aurait voulu retourner dans le temps et effacer toute trace de sentiment dans le cœur de la jeune fille, pour éviter cette situation délicate. Il savait qu’elle allait probablement avoir un peu de mal à se retrouver face à lui, dans les prochains jours, alors il allait prendre de la distance. Au final ça ne serait facile, ni pour elle ni pour lui, mais ils allaient bien réussir à se débrouiller, non ?

Au moins, elle était descendue au petit déjeuner et allait être rapidement occupée par les cours. Ça lui permettrait de ne pas trop repenser à ce qui s’était passé la veille, du moins, il l’espérait.

De loin, il entendit sa sœur tenter de faire manger son amie, et celle-ci refuser car elle n’avait pas très faim. De ce qu’il comprit, elle n’avait pratiquement rien mangé depuis la veille et il ne put s’empêcher de se sentir coupable.


-Sib ! Arrête de planer, mec ! Mais qu’est-ce que t’as, sérieux ?


Le jeune homme se retourna vers Finn. Il ne pouvait pas partager son fardeau. Non pas à cause de lui, parce qu’un homme ne parlait pas de ça, mais pour Lynn. Alors il détourna la tête et tenta de l’éloigner de son esprit.


-T’occupe Flobster ! Je parie que je te rétame en Arithmancie cette année.


Une dispute démarra entre les deux garçons qui se chamaillèrent gentiment, jusqu’à ce que Sully attrape son bol et le vide sur la tête de son comparse. Il ne fut jamais aussi pressé de se rendre en cours qu’à ce moment-là, alors que Finn le pourchassait en l’injuriant, baguette en main. S’il ne connaissait pas aussi bien son ami, il aurait juré que ce dernier tentait de lui faire pousser des oreilles de lapin.
End Notes:
Alors que pensez vous de ces personnages ??? Certains vont apparaître de plus en plus !!!! N'hésitez pas à laisser une petite review, ça fait toujours plaisir !!
Chapitre 11 by Kiara Coper
Author's Notes:
Coucou !! Me revoila avec un chapitre !!! Merci à Rox et Rosalie pour leurs reviews !!
Je vais commencer par un blabla qui n'ai rien a voir avec l'histoire, mais vous pouvez pas imaginer comme c'est compliquer de taper à l'ordinateur quand on a une attelle à deux doigts (bon d'accord, c'est pas si difficile, juste terriblement frustrant!!) Figurez vous que je me suis explosé les doigts en faisant de la patinoire et en voulant m'arrêter, j'ai effectivement réussi à me prendre le mur, mais c'était pas censé faire aussi mal !! Et grace à cette petite entorse des doigts, je peux pas partir au ski, snif !!
Je suis sûre que vous êtes ravis de le savoir et moi je suis contente de vous l'avoir partager !!
Maintenant je n'ai plus qu'à vous souhaiter une bonne lecture ::
Chapitre 11



Cora était persuadé qu’ils avaient parlé. C’était obligé, sinon pourquoi Lynn aurait attendu tellement de temps la veille pour venir se coucher. Elle ne dormait pas encore quand cette dernière était rentrée et avait tendu l’oreille, prête à venir la réconforter si cette dernière se mettait à sangloter. Sauf que ça n’avait pas été le cas et Lynn n’était pas allée saluer Sullivan lorsqu’il était rentré dans la Grande Salle. Donc, d’après sa logique, s’ils avaient parlé, le garçon avait rembarré son amie. Mais dans ce cas, pourquoi n’avait-elle pas pleuré, et pourquoi ne leur en avait-elle pas parlé ? Et pourquoi ne mangeait-elle plus ? Attendait-elle toujours la réponse de Sully ?

Concentrée sur ces questions, Cora observait distraitement son amie, assise devant elle à côté de Gwen. Même celle-ci n’arrivait pas à lui sortir les vers du nez. Elle poussa un grand soupir.


-Ne vas pas me dire que c’est difficile pour toi, la pro de la métamorphose !


Cora sursauta et regarda son voisin, fautive. Evidemment, elle n’avait rien écouté depuis le début du cours, et Ned s’en était forcément rendu compte.


-Je… non, c’est vrai que la transformation n’est pas trop compliquée.


Le jeune homme eut un petit sourire.


-Tant mieux, tu vas pouvoir m’expliquer alors.


Cora ne savait pas vraiment ce qu’elle devait faire. En vérité, elle ne savait même pas ce qu’ils devaient transformer. Après un nouveau regard sur son voisin, elle comprit qu’il se moquait d’elle.


-Et si tu m’expliquais plutôt ce que toi tu faisais avec l’équipe de mon oncle ! Il m’a pourtant assuré qu’ils ne prenaient jamais d’étudiants.


Edward eut un petit rire gêné, se passant la main dans les cheveux pour les recoiffer, geste qu’il avait l’habitude de faire dans ces rares moments, comme elle l’avait remarqué.


-Disons que j’ai été pistonné. Mon père est un bon ami du gars à qui appartient le stade d’entraînement et il a réussi à me faire rentrer là pour que je gagne un peu de sous.


-Chanceux !


Cora sourit et ses cheveux virèrent au blond platine. Ned ne put s’empêcher de regarder la transformation avec émerveillement.


-Pourquoi, tu aimerais pouvoir travailler là-bas ?


Elle étouffa un petit rire et se concentra sur sa feuille, sentant le regard du professeur sur eux. Lorsque celui-ci se fut éloigné, elle se retourna vers le garçon.


-Non, je ne suis pas particulièrement fan de Quidditch, je préfère les parcours d’obstacle. Mais mon frère adore jouer et regarder notre oncle et il n’a jamais réussi à s’infiltrer dans le stade.

-Oh, tu n’aimes pas le Quidditch ?


Cora esquissa un sourire triste.


-Non, c’est sûrement le comble pour quelqu’un venant de la famille Weasley.


Ned ne s’attendait pas à cette réponse. Il parut hésiter un instant, avant de se lancer.


-Je n’ai jamais fait de parcours d’obstacle.


Immédiatement, la jeune fille s’illumina.


-Je te ferai essayer ! Enfin, si tu veux, et que tu as du temps libre…


Un vrai sourire éclaira le visage de Ned, et Cora se dit qu’il y avait vraiment une différence entre ce sourire là et celui qu’il faisait d’habitude.


-Avec plaisir.


Les cheveux de la jeune fille raccourcirent et se colorèrent en rose tandis qu’elle rougissait.


Décidemment, être métamorphomage n’était pas toujours un cadeau, surtout quand vos émotions étaient exposés de cette façon. Edward eut la gentillesse de faire comme s’il n’avait rien vu et se remit à gratter le cours sur son parchemin. Cora l’imita et commença enfin à suivre le cours. Elle arrêta de se prendre la tête pour Lynn, elle arriverait bien à lui faire sortir les vers du nez, de toute façon.










-Mr Potter, laissez votre cousin… votre voisin faire sa potion tranquillement.


Hayden adressa à son professeur le sourire du garçon prit sur le fait. C’était un sourire qu’il travaillait depuis longtemps. Il fallait prendre un air angélique pour croire que le garçon regrettait ses actes, ce qui, la plupart du temps, n’était pas le cas. Mr Hoetmann leva les yeux au ciel, habitué à cette mimique. Après tout, il avait eu le père du garçon comme élève quelques dizaines d’années auparavant.

Hayden fit mine de continuer sa potion et attendit que le professeur s’éloigne pour se retourner vers Ruben.


-Et là, Papa a explosé de rire et à dit que j’étais vraiment trop fort. Maman n’était pas contente, parce qu’après ça Papa n’a pas voulu me punir.


Ruben sourit devant les extravagantes aventures de son cousin. Il rajouta de l’œil de sombral à sa potion avant de répondre.


-T’as de la chance. Moi, mon père ne m’aurait pas loupé.

-Au fait, reprit le jeune Potter. Toujours partant pour espionner… tu sais qui ?


Hayden était persuadé que Megan avait un copain. Ruben avait essayé de le dissuader de se mêler de la vie de leur cousine, mais c’était sans compter l’esprit obstiné des Potter. Le meilleur moyen qu’avait trouvé le garçon d’éviter des catastrophes était de l’accompagner.


-Nan mais je le ferai. Et pourquoi tu ne demandes pas directement à Megan ? Je suis sûr qu’elle te répondrait.

-Et gâcher tout le plaisir de l’enquête ?


Hayden le regarda, offusqué. Comme si la remarque l’avait vexé, il se remit à avancer sa potion. Au bout de quelques minutes, il abandonna et reprit la conversation.


-Non, en plus Megan est trop secrète, elle n’osera rien dire. Il faut le découvrir par nous même !


Ruben leva les yeux au ciel et soupira.


-On voit que t’es pas le neveu de Tata Lily pour rien, toi !


Hayden était heureux d’être comparé à sa tante, qui avait une place privilégiée dans le Journal la gazette du sorcier. C’était sans conteste ses articles qui étaient les plus lus et les plus appréciés.


-Et fier de l’être. D’ailleurs, je n’ai pas vu la petite Jill depuis longtemps.


La fille de Lily avait tout juste eu six ans. Elle était adorable, venait de faire ses premiers actes magiques, à la grande joie de ses parents, qui attendait en plus un nouveau-né pour le mois de Mars.


-Ah, elle me manque, sourit Ruben. Mais ne va pas lui dire.


Leur petite cousine était un petit ouragan qui emportait tout sur son chemin. Elle ressemblait beaucoup à sa mère au niveau caractère et était un véritable mélange en ce qui concernait le physique. Elle avait récupéré les yeux marron de son père, ce qui lui donnait de magnifiques yeux de biches qu’elle maniait parfaitement pour avoir ce qu’elle voulait.


-Enfin, toujours est-il qu’on file Meg ce soir. Ça te va ?


Ruben secoua la tête devant la bêtise de son cousin.


-Marché conclu. Mais si elle nous voit et qu’elle nous en veut, je te promets que tu le regretteras.


Hayden sourit, machiavélique. Il aurait eu sa place avec Embry chez les Serpentards, c’était certain.


-Promis, elle ne nous verra pas.

-Et moi, ce que je ne vois pas, les interrompit Mr Hoetmann, c’est l’avancée de votre potion.


Les deux garçons sursautèrent et voulurent se remettre au travail, mais d’un geste, leur professeur fit disparaître tout ce qu’il y avait dans leur chaudron.


-Vous me ferez le plaisir de revenir de 17h à 19h pour refaire votre potion, Messieurs. Et sans parler cette fois-ci.


Ruben fusilla son cousin du regard. Hayden haussa les épaules. Ce n’était pas comme s’ils n’avaient pas l’habitude de recevoir des heures de colles. Il fallait juste éviter que ses parents apprennent qu’il en avait récolté une dès sa première journée.
End Notes:
Voili voilou, les Potter, ça a toujours des plans foireux pour tout, et Hayden, en tant que fils de James et Alice (pour ceux qui veulent, vous trouverez leur histoire dans les fanfics sous "Moi ou pourquoi j'aime cet abruti de James S. Potter) ne pouvait pas manquer à cette tradition !!!
N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé !!!
Chapitre 12 by Kiara Coper
Author's Notes:
Coucou les amis !!!! J'espère que vous allez bien !!! Merci à Rosalie et Rox pour leurs reviews !!!
Me voila avec un nouveau chapitre, j'espère que ça vous plaira !!!!
Chapitre 12



Être une Macquarie était tout un art. Il fallait toujours sourire, savoir flatter les autres, paraitre pas trop menaçante, sans sembler faible pour autant, s’entendre avec tout le monde. Bref, c’était un travail à plein temps qu’Elyna maîtrisait à la perfection. C’était sans doute pour ça qu’elle s’était dévouée pour adresser la parole au nouveau. Parce que franchement, sans elle, personne n’aurait osé. Il n’était pas laid, non, mais quelque chose dans sa posture indiquait qu’il en avait vu plus qu’eux tous réuni. Alors elle avait fait le premier pas et quelque chose lui disait qu’elle n’allait pas le regretter. Le jeune homme semblait différent, il était complètement paumé au milieu d’eux, comme si tout ça n’était qu’un magnifique rêve et qu’il n’allait pas tarder à se réveiller. Il était très curieux aussi, mais ne posait pas de question. Elyna n’avait pu s’empêcher de rire en voyant son regard émerveillé face à la bibliothèque.


-Tu n’en avais pas à Durmstrang ?

-Pas d’aussi impressionnante que celle-là. Et la plupart des livres étaient dans la réserve. On n’avait le droit de les emprunter que sur autorisation spéciale ! Trop de magie noire.


Elyna frissonna. Ce n’était pas vraiment rassurant, mais en même temps, s’il avait atterrit chez les Serdaigle, c’est que Ioan était plutôt clean, nan ?


-C’est pour ça que je n’y allais pas souvent, reprit le jeune homme.


Elle acquiesça et sourit. Ioan était un peu étrange, mais il était sympa. Et même si Elyna s’entendait plutôt bien avec les autres en générale (même si elle ne côtoyait pas beaucoup les autres Maisons), ses vrais amis étaient les deux filles de son dortoir et Eric. Ce dernier les rejoignit, renfrogné.


-Déjà emprunté ! Mais qui aime tellement la métamorphose qu’il se jette sur les meilleurs bouquins dès le premier jour ? Le premier qui voit mon bouquin dans la Salle Commune aura le droit à ma reconnaissance éternelle. Vous voulez encore voir quelque chose, où on peut y aller ?


Elyna se retourna vers leur nouveau camarade qui semblait à peine avoir remarqué qu’on lui avait parlé. Elle sut à ce moment que la bibliothèque allait devenir le nouveau repère du bulgare.


-Ioan, tu veux rester ?

-Hein ? Non, c’est bon, je reviendrais plus tard.
-Comme tu veux, on peut rester si tu le souhaites, intervint Eric


La jeune fille fit la moue, mais le cacha tout de suite. Elle aurait préféré aller manger. La journée avait été longue et elle en avait assez. Elle comprit au sourire d’Eric qu’il l’avait vu et qu’il savait ce qu’elle pensait. Ils se connaissaient depuis leur plus tendre enfance, et savaient décrypter leurs émotions.


-Nan, nan c’est bon, on peut aller manger. J’ai l’impression qu’Elyna a faim.


La jeune fille regarda son nouveau camarade avec une surprise parfaitement dissimulé. Ioan était peut-être plus perspicace qu’il en avait l’air. Et elle savait moins cacher ses sentiments.


-Merci Ioan c’est gentil, mais si tu veux rester, on attendra.

-Je suis sérieux, je reviendrais seul. Allons manger.


Elle suivit les deux garçons jusque dans la Grande Salle et se dit que Ioan allait bien s’adapter dans leur petit groupe.










Ruben poussa un soupir. Pourquoi Hayden devait-il toujours avoir des idées débiles ! Déjà qu’ils sortaient de leur première heure de colle. Le jeune Gryffondor n’avait pas envie de s’en reprendre une parce qu’ils circulaient dans les couloirs à une heure où ils auraient dû être dans leur dortoir. Et puis, rien ne disait que Megan allait sortir de sa Salle Commune pour aller voir un autre élève d’une autre Maison ! En plus, si ça se trouvait, le garçon en question était dans sa Maison donc elle ne sortirait pas le rejoindre ! Décidément, les plans d’Hayden étaient pourris.

Les deux garçons attendirent au moins une demi-heure près de l’entrée de la Salle Commune des Serdaigles avant qu’Hayden accepte de s’avouer vaincu.


-Bon, ce qu’on peut faire, c’est vérifier quand est-ce qu’elle projette de le rejoindre.

-Hayden, abandonne. Meg n’a peut-être pas de copain.

-Mais puisque je te le dis ! Je l’ai vu serrer un gars avec une écharpe de Poufsouffle dans ses bras dans le train !

-Et ?


Hayden paru offusqué.


-Et une fille comme Meg ne s’amuse pas à serrer tous les mecs dans ses bras ! C’est forcément son copain.


Ruben soupira. Obstiné comme il l’était, son cousin ne lâcherait jamais l’affaire. Ils reprirent leur marche vers la Tour des Gryffondors en se disputant à propos de cette enquête foirée. Le jeune Lupin ne comprenait pas que son cousin puisse l’avoir lancé sur une surveillance de Meg sans même avoir vérifié qu’elle comptait sortir retrouver son hypothétique copain. Ils étaient tellement concentrés sur eux qu’ils n’entendirent pas des pas venir à leur rencontre.


-Bah alors, que font mes batteurs préférés dans le couloir en pleine nuit ?


Les deux garçons sursautèrent et firent face au Préfêt en chef.


-Oh, Sully… euh… somnanbulisme ?


Hayden adressa son sourire préféré, faisant rire le jeune homme. Il leur ébouriffa les cheveux et secoua la tête.


-C’est bien parce que c’est vous, hein ! Je vous laisse rentrer, mais interdiction de recommencer à se promener dans les couloirs.

-C’est promis, s’exclamèrent-ils tous les deux en même temps.


Sa ronde étant finie, il les raccompagna et alors qu’ils arrivaient devant le Tableau de la Grosse Dame, Ruben se retourna vers son aîné.


-Au fait, Captain, comment est-ce qu’elle a réagi, Lynn ?


Il ne comprit pas pourquoi le jeune homme se figea de cette façon. Ni pourquoi il se retourna si vite vers lui.


-Hein ? Comment ça ?

-Bah pour son anniversaire ! Tu lui as trouvé un bijou ? Elle a aimé ?

-Ah, euh oui. Elle était contente.


Ruben trouva Sully un peu étrange, mais, ne voyant pas ce qui le mettait dans cet état, il se contenta de s’exclamer que c’était cool et laissa le jeune homme dans ses pensées en rejoignant son dortoir.










Une petite boule de poil blanche s’aventura à travers la chambre des filles de Gryffondor de sixième année. Ce n’était pas vers sa maîtresse qu’il se dirigeait mais vers celle qui avait besoin de lui. Il n’avait pas besoin d’être humain pour sentir ça. La jeune fille irradiait de la douleur qui l’emplissait depuis la veille. Il escalada le lit et vint se coucher sur le ventre de celle qui l’occupait. Lynn ne dormait pas puisqu’immédiatement elle se mit à le caresser.


-C’est avec Gwen que tu devrais être, toi !


Le chaton ronronna et vint lécher la main de la jeune fille. Elle sourit tristement, peut-être son premier sourire de la journée.


-T’as raison. A toi je peux bien le dire, c’est difficile. Très dur même. Mais je m’en sortirais.


Elle se remit à caresser Calypso, tout en fixant le plafond de son lit à baldaquin. Et aucune larme ne sortit de ses yeux. Ils restaient désespérément secs, leur faisant redouter le moment où elles décideraient enfin de l’assaillir, car Calypso comme Lynn en étaient sûres, elles finiraient par sortirent.
End Notes:
Et voila !!! J'espère que ça vous aura plus !!! N'hésitez pas à laisser des reviews et à dire quelques personnages vous avez envie de voir !!! A bientôt !!
Chapitre 13 by Kiara Coper
Author's Notes:
Coucou !!! Me revoila !!!!
Merci à Rosalie pour sa review !!! J'espère que ce chapitre, où il n'y a pas beaucoup d'action (comment ça il n'y en a pas vraiment non plus dans les autres !!) vous plaira !!! Bonne lecture !!!
Chapitre 13



Jason Hoetmann regarda le jeune bulgare repartir. Déjà trois jours qu’il était là et il lui avait donné son premier cours de « contrôle ». Le jeune homme se débrouillait mieux que ce qu’il pensait, mais dès que ses émotions s’en mêlaient, ça devenait compliqué. Pour l’instant, Jason n’était pas prêt à tester ses limites, il voulait juste que Ioan lui fasse confiance et qu’il comprenne qu’il était là pour l’aider. Le pauvre gamin n’avait pas dû avoir une vie très facile. Refouler à ce point son pouvoir jusqu’à l’amener à blesser les autres… Ioan ne le savait probablement pas, mais il aurait très bien pu devenir sa propre victime et se rendre fou. Pour l’instant, le garçon vivait tout ça comme une malédiction, mais viendrait le jour où il pourrait se servir de son pouvoir quand il voudrait en le contrôlant.

Rentrant dans son bureau, il rangea rapidement les affaires autour de lui, prépara ses cours pour le lendemain et se rendit dans sa chambre. Il se prépara à se couché et, une fois installée sur son lit, il repassa les différents éléments depuis que les cours avaient repris. Il avait déjà donné quatre heures de retenues, dont deux le premier jour, il avait eu un chaudron explosé et avait dû emmener sa propriétaire à l’infirmerie, il ne comptait pas les retards, car les premiers années se perdaient tout le temps. L’année avait démarrée sur les chapeaux de roue, et Jason n’en était pas mécontent. Ce n’était pas qu’enseigner qui l’intéressait, mais il aimait plus que tout la vie en communauté. Bien sûr, donner des heures de retenus n’était pas ce qu’il préférait, mais ça en faisait partie. Et généralement, c’était avec ceux qui faisaient le plus « d’heures supplémentaires » qu’il liait un lien particulier. Il regrettait presque l’époque d’Alice et James Potter et la désinvolte insolence de celui qui était devenu un joueur reconnu mondialement. Heureusement que leur fils était la pour « compenser ».

Emily lui manquait. Il savait qu’il allait la voir deux jours plus tard, mais le temps lui semblait toujours long, lorsqu’il reprenait l’école, après avoir passé deux mois à ses côtés à se réveiller tous les jours. Alors dans ces moments, il fermait les yeux et l’imaginait à ses côtés. Il pouvait presque voir son visage et s’il tendait la main, il pourrait le toucher.

Sa lampe tomba et le professeur se réveilla d’un coup. Décidemment, il fallait qu’il dorme, parce que rêvasser ne lui réussissait pas. Il se releva pour remettre sa lampe sur sa table de chevet et alors qu’il allait se remettre au lit, on toqua à sa porte. Surpris, Jason resta un instant à fixer sa porte avant d’aller l’ouvrir. Il se retrouva face à Neville qu’il fit entrer.


-Désolé de te déranger, Jason, mais c’est important.

-Pas de problème.


Le Directeur s’appuya sur la table et se passa une main dans les cheveux.


-Mrs Ence vient de m’annoncer que des livres ont disparu dans la bibliothèque. Personne ne les a empruntés et elle ne les retrouve pas. Ce n’est peut-être qu’une supposition, mais, avec les amis que j’ai eu, quand des livres disparaissaient, c’est qu’on préparait un gros coup. Enfin, c’était plus Harry, Ron et Hermione que moi qui faisait ces … enfin bref. Normalement, ce sont des livres sur la métamorphose, mais on ne sait jamais, fais attention à tes réserves et si quelque chose disparait, n’hésite pas à venir me le dire.


Jason se demanda s’il allait parvenir un jour à avoir une année normal en tant qu’enseignant.


-Promis Neville, je vais ouvrir l’œil. Merci de m’avoir mis au courant.


-Il n’y a pas de quoi, soupira le Directeur. Et désolé d’être venu si tard.


Le professeur de Potion balaya les excuses d’un geste, pour montrer qu’il n’y avait pas de problème. Une fois qu’il se retrouva seul, il ne put s’empêcher de regretter le calme et la tranquillité qu’il avait quelques semaines auparavant. Pourtant, il le savait mieux que quiconque ! Poudlard et Tranquillité n’étaient pas à mettre dans la même phrase.










L’aube allait pointer et Calum n’avait toujours pas d’inspiration. Il s’était dit qu’il fallait marquer le coup et envoyer une magnifique lettre romantique à l’élue de son cœur. Le problème, c’est que le côté romantique n’était pas le trait de caractère le plus développé chez le jeune homme et il ne savait pas quoi rajouter au poème qu’il avait commencé la veille par « tes yeux marron caca d’oie, me rendent cinglé quand j’te vois ». D’ailleurs, Selena lui avait dit de le jeter. Généralement, elle n’intervenait pas dans ses affaires, mais pour une fois, elle avait eu la gentillesse de lui donner son avis. Pourtant Calum ne comprenait pas ce rejet, puisque sa phrase rimait et elle avait le même nombre de syllabes.

A force d’attendre la plume en l’air, une grosse goute d’encre s’écrasa sur le parchemin, noyant les quelques mots qui y résidaient déjà. Le garçon soupira, froissa son papier et en reprit un autre. Il fallait qu’il soit original, qu’il sorte du lot. Il savait qu’au niveau des compliments, c’était mieux de les faire sur la physionomie de la jeune fille. Il avait déjà parlé de ses yeux (quoi que dise Selena, il aimait sa première phrase), il pouvait parler de ses cheveux multicolores, si longs et courts à la fois, de sa démarche de guerrière conquérante, de son rire de baleine tellement touchant – Calum avait un faible pour les baleine – et pour la suite, il fallait qu’il réfléchisse.
Un des Serpentard qui dormait dans la même chambre que lui émis un ronflement. De suite, Calum abandonna sa lettre pour préparer une petite blague. Quoi de plus drôle que d’utiliser des produits pour Sorciers facétieux sur ses camarades endormis ! Un groin de cochon irait plutôt bien pour quelqu’un qui faisait autant de bruit en dormant. Les autres verraient leur tour arriver d’ici quelques semaines. En attendant, il n’était pas plus avancé sur ce qu’il allait bien pouvoir envoyer à sa dulcinée. Il reprit le début de son poème et tâcha de trouver une suite digne de ce nom. Il s’était laissé jusqu’à vendredi pour le terminer.


-« Tes yeux marron caca d’oie, me rendent cinglé quand j’te vois, la façon dont tes cheveux changent, fait battre mon cœur comme quand j’mange ». Ouais, c’est pas mal. Bon, et de deux phrases.


Le garçon s’arrêta et sourit. Il était sur la bonne voie, il le sentait. Après la lecture de son poème, Cora Lupin ne pourrait que tomber dans ses bras. Il décida de laisser son imagination travailler toute la journée pour s’y remettre le soir même. En attendant, il partit se préparer et sorti dans la Salle Commune, se poser devant le feu. Quelques minutes plus tard, il fut rejoint par Embry Malefoy.


-S’lut, Newton.

-Malefoy. Déjà debout ?


Comme c’était le cousin de Cora, du moins à un certain degré, Calum essayait plus ou moins d’être gentil avec lui, on ne savait jamais.


-Ouais, je crois que mon horloge interne est dérèglée.

-Ah, c’est pas de chance. Moi, je crois que mon cerveau est trop rempli.


Le jeune garçon aux cheveux blond cendré (un parfait mélange de son père et de sa mère) repéra la lettre et l’attrapa. Ça ne gênait pas plus Calum que ça. De cette façon, tout le monde pouvait admirer son génie. Pourtant, Embry ne sembla pas du même avis, puisqu’il explosa de rire, sans pouvoir s’arrêter. Le cinquième année cru même qu’il allait faire une crise cardiaque tellement l’autre devenait rouge à force de rigoler. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Alors il décida de se venger par lui-même, puisque le destin n’avait pas joué le jeu. Il sorti sa baguette et la pointa sur le pauvre Malefoy qui n’arrivait plus à respirer tellement il riait. Ce dernier ne senti pas le changement, il allait devoir attendre quelques minutes avant de voir apparaître des points verts partout sur son corps. Lorsqu’Embry pu enfin reprendre sa respiration, il se retourna vers son aîné.


-Sérieusement, Newton, c’est le pire des poèmes que j’ai eu l’occasion de lire. Et j’en ai lu, avec la jumelle fleur bleue que j’ai. Alors, un conseil, qui que soit la personne à qui tu veux envoyer ça, ne le fait pas. Brûle ta lettre et oublie-la.


C’était probablement le conseil le plus ridicule que Calum ait entendu. Il poussa un grognement dédaigneux.


-Comme si tu y connaissais quelque chose en amour. On en reparlera, le mioche.


Embry essuya une des larmes qui avait coulé sur ses joues, à cause de sa crise de rire et sourit.


-Marché conclu. Tu me diras si t’as réussi à pécho une nana avec ça.


Calum se leva et décida qu’il avait passé suffisamment de temps avec ce morveux pour faire bonne impression devant Cora, et qu’il pouvait aller se rassasier par un bon petit déjeuné bien mérité. Aussitôt décidé, aussitôt fait. De toute façon, le gamin était juste jaloux de son talent. C’était évident. Un sourire s’étira sur les lèvres du Serpentard en imaginant Cora sous le charme qui traversait la Grande Salle en hurlant son nom et en l’embrassant à pleine bouche. Oui, décidément, ils étaient juste tous jaloux.
End Notes:
Voili voilou, j'espère que ça vous a plu, n'hésitez pas à me laisser une review pour me dire ce que vous en avez pensé, ça fait toujours plaisir !! En plus j'ai entendu dire que chaque fois qu'on reviewait, on sauvait la vie à un petit poussin trop mignon !! Alors sauvons les petits poussins trop mignons !!!!
Chapitre 14 by Kiara Coper
Author's Notes:
Me revoila pour un chapitre un peu moins joyeux !!!
Tout d'abord, merci à Rosalie24 pour sa review !!!
Ensuite, passons aux choses sérieuses !! Je suis à la recherche d'un correcteur et d'un beta reader pour cette fiction !!! Si ça vous tente n'hésitez pas à me le dire et si vous ne voulez faire que l'un ou l'autre ou les deux, je suis preneuse !!!! Bonne lecture à tout le monde !!! Et n'hésitez pas à laisser une petite review, ça me rendra trop heureuse !!!!
Chapitre 14



Gwen était inquiète. Sa meilleure amie n’allait pas bien, et elle ne voulait rien dire. Elle en était sûre maintenant, ils avaient parlé. Sauf que Lynn ne leur avait toujours rien dit. Et elle était devenue une pro pour éviter cette conversation. Pourtant, Gwen pouvait voir qu’elle ne mangeait presque plus, et vu les cernes qu’elle avait, elle ne devait pas dormir beaucoup non plus. Et ses réactions avec Sully étaient vraiment très étranges. Lorsqu’elle le voyait au loin dans les couloirs, elle prétextait l’oubli d’un cahier ou une envie d’aller aux toilettes pour faire demi-tour. Et le matin même, alors qu’elles étaient en train de petit déjeuner, son frère était passé près d’elles et s’était arrêté pour lui demander si leur mère lui avait aussi envoyé une lettre. Tout en répondant, Gwen avait senti Lynn se tendre et se crisper, à tel point qu’elle avait laissé tomber son bol qui avait éparpillé son lait partout sur la table.


-Fait attention à ton coude, l’avait prévenu Sully en lui tendant une serviette.


Lynn l’avait regardé un moment, comme paniquée, avant d’esquisser un semblant de sourire et de la prendre en le remerciant.


-Je suis vraiment tête en l’air ce matin.


Elle avait tout essuyé et Gwen avait vu une lueur de tristesse dans les yeux de Sullivan qui s’était éloigné. Dès qu’elle avait fini de nettoyer ses dégâts, la jeune métisse s’était levé et avait juste prévenue ses amies qu’elle les rejoindrait plus tard. Ça ne pouvait pas continuer comme ça. Il fallait que Lynn admette, ça ne pourrait que lui faire du bien.


-Gwen, je crois qu’elle est partie réviser à la bibliothèque.

-Déjà ? Mais on n’a même pas les ASPICs à la fin de l’année.


Le regard qu’échangèrent les deux filles voulait tout dire. Lynn était au plus mal et il fallait qu’elles l’aide. Elles se rendirent à la bibliothèque et, comme l’avait annoncé Cora, Lynn était bien installée à une table. C’était l’une des seules, d’ailleurs, avec le nouveau venu de Bulgarie, et quelques septièmes années. Les deux jeunes filles se posèrent à la table de leur amie, qui releva à peine la tête. Elles se regardèrent et Gwen prit son courage à deux mains.


-Lynn, faut qu’on parle.

-Je vais très bien les filles.


Gwen soupira.


-Rien que le fait que tu dises ça alors qu’on n’a pas précisé de quoi on allait parler montre que tu ne vas pas bien. S’il te plait, viens.


La jeune fille resta les yeux baissés, cachée par ses mèches crépues. C’est en la voyant comme ça que Gwen comprit. Lynn avait peur de leur parler, parce qu’elle savait qu’elle craquerait, et elle avait peur de craquer parce que ça voudrait dire qu’elle admettait qu’elle allait mal, qu’elle avait mal. Parler, c’était ouvrir les vannes de son cœur et ne pas savoir quand elles allaient se refermer.

Puis, Lynn releva la tête et croisa le regard de sa meilleure amie. Avant que celle-ci ne puisse comprendre toutes les émotions qu’elle avait vu passer dans les yeux de la jeune métisse, cette dernière se leva et sortit de la bibliothèque, obligeant ses deux amies à la suivre à toute vitesse pour ne pas la voir disparaitre. Jamais elle n’avait été aussi rapide pour traverser les couloirs. Même Cora, qui était la plus grande des trois, n’arrivait pas à la suivre. La métamorphomage essaya d’arrêter leur amie, mais Gwen l’en empêcha, sachant très bien qu’elle préférait être en sécurité dans leur chambre pour tout déballer.

Elles eurent cependant la surprise de voir Lynn s’arrêter net en entrant dans la Salle Commune. Sully venait de passer devant elle et après avoir détourné le regard, il avait continué son chemin comme s’il n’avait pas vu Lynn. Sentant sa meilleure amie à bout, Gwen lui attrapa le bras et la guida jusque dans leur dortoir. Elle la força à s’assoir et attendit. Elle voulait que Lynn prenne la parole, mais cette dernière restait silencieuse, comme si le silence allait la protéger encore quelques secondes de la déferlante de sentiments qui l’envahissait déjà. Au final, ce fut Cora qui brisa le silence.










-Lynn… On ne veut pas te forcer à parler, mais… je pense que c’est bien si tu peux te libérer de tout ça. Tu pourras nous dire ce que tu veux, on a compris que tu avais parlé avec Sullivan … et que ce n’était pas une réponse positive.


Gwen la foudroya du regard, mais Cora ne s’en inquiéta pas. Elle savait que ce serait plus simple pour Lynn si on la mettait devant le fait accompli, comme ça, elle n’aurait plus de moyen de s’échapper. Elle allait devoir leur dire tout, et qu’importe la douleur que ça lui ferait, elle serait enfin soulagé d’un poids.


-Les filles…


C’était les premiers mots qu’elle disait depuis la bibliothèque. C’était aussi comme si le reste était bloqué dans sa gorge. Elle ouvrit plusieurs fois la bouche sans que rien n’en sorte. Voir son amie dans cet état brisa le cœur de Cora. Ce n’était pas la Lynn qu’elle connaissait. Lynn était joyeuse, optimiste, une vraie bouffée d’air frais en été, un souffle chaud en hiver, elle respirait la joie de vivre. Cora ne l’avait jamais vu dans cet état. Mis à part à la mort de sa tante, deux ans auparavant. La jeune fille eut un rire méprisant qui ne lui ressemblait pas.


-Fallait s’y attendre, de toute façon. Comme si une fille comme moi pouvait avoir ses chances avec Sullivan Howles.


Une larme commença à couler sur la joue de Lynn. Elle n’avait pas atteint le milieu de sa joue que Cora et Gwen serraient leur amie dans leurs bras. Lynn éclata en sanglot. Le genre de sanglot qui vous remue, qui vous serre les entrailles. La jeune fille s’accrocha désespérément à Gwen et pleura de plus belle. Cora entreprit de lui caresser le dos en souhaitant pouvoir prendre toute la douleur de son amie par ce simple geste, mais elle savait que ce n’était pas possible.


-Et s’il ne veut plus me voir ? Et si on ne peut plus être ami ? Et si j’avais tout gâché ?

-Non, tu n’as pas tout gâché, bien sûr que ça va être un peu compliqué au début, mais vous allez pouvoir vous reparler normalement au bout d’un moment, rire ensemble.


Cora espéra de tout son cœur que son amie avait raison et que tout s’arrangerait.


-J’arrive à peine à le regarder en face. Si ça se trouve, il ne va plus pouvoir me supporter.

-Lynn, c’est inscrit dans les gènes de chaque Howles qu’ils t’aiment ! Demande à Gwen ! Et même si il ne t’aime pas comme tu le voudrais, tu as une place particulière pour lui.


Gwen acquiesça et caressa les cheveux bouclés de la jeune fille. Elle semblait avoir compris quelque chose qui échappait à Cora.


-Qu’est ce qui te fais vraiment peur, Lynn ?


La pauvre fille repartit dans un sanglot plus déchirant et mis un moment avant de réussir à se calmer et à s’expliquer.


-J’ai peur d’avoir foutu en l’air notre amitié. Sully était mon ami, avant même que j’éprouve quelque chose pour lui. Et ça a toujours été comme ça. Notre amitié passait avant tout le reste. Avant mes sentiments. Quand j’étais avec lui, je n’étais pas seulement avec le gars que j’aimais, mais avant tout avec un ami précieux.


Cora se sentait tellement inutile. Elle ne savait pas trouver les mots justes, elle ne savait pas ce qui pourrait soulager Lynn, entre des mots de réconfort ou la vérité. Et puis, c’était quoi, la vérité ? Cora n’était pas dans la tête de Sully, elle ne pouvait pas savoir comment il allait réagir. Seule Gwen était le plus près de cette « vérité ».


-Ecoute, mon frère est un imbécile parfois, mais ce n’est pas un crétin à ce point. Il tient à toi, et il est assez intelligent pour savoir mettre cette situation de côté et te parler comme à n’importe qui. C’est juste que vous passez par une « divergence d’opinion » dans votre amitié. Quand tu te disputes avec quelqu’un, généralement tu finis par te réconcilier avec. Hé bah là, ça sera pareil. Vous ne vous êtes pas disputé mais ça va être un peu froid entre vous, un peu gênant, mais vous arriverez à passer au-dessus. J’en suis sûre. Et on se refera des soirées tous ensemble avec son groupe de copain délirant, comme les années passées.


Ce soir-là, les trois filles ne descendirent pas dans la Grande Salle. Elles tapèrent dans leurs réserves de provisions et se couchèrent tôt. Elles auraient été chez elles, Cora aurait organisé une soirée DVD, mais ça n’était pas possible à Poudlard. A la place, elle échafauda un plan pour le lendemain, se promettant de mettre les détails au point avec Gwen, pour faire une soirée qui permettrait à Lynn de se changer les idées. Et comme ce serait le week-end le soir même, si elles se retrouvaient à se coucher à pas d’heure, ce n’était pas bien grave.
Chapitre 15 by Kiara Coper
Author's Notes:
Désolé pour le retard !!! Voila un nouveau chapitre !!

Merci à Rosalie et Rox (qui a eu la méga gentillesse de devenir mon beta !!! Remerciez la, bientôt il n'y aura plus aucune faute nul part !!)

En attendant, n'hésitez pas à laisser des reviews, ça me fera vraiment plaisir !!! Si, si je vous assure !!
Bonne lecture !!
Chapitre 15



Charles Dwight était un joyeux luron. Il croquait la vie à pleine dent et le fait de ne pas avoir marqué la rentrée de Poudlard avec un gros coup, sachant que c’était leur dernière rentrée, le décevait énormément. Mais depuis que Sully était Préfet-en-chef, il était surchargé et en une semaine, ils n’avaient rien trouvé à faire. Heureusement pour eux, le week-end arrivait et ils allaient pouvoir se lancer dans leur tradition de rentrée.

Il ne restait plus que quelques heures avant la fin des cours, et le jeune homme n’en pouvait déjà plus. Sa voisine de table, Jena s’en rendit compte et lui donna un coup de coude.


-Allez, Charlie, plus que vingt minutes. Je sais que l’Arithmancie n’est pas ta matière préférée, mais tu n’avais qu’à prendre Divination !


Le jeune homme leva les yeux au ciel et se mit à faire des origamis. Il les enchanta magiquement et les regarda se battre et se déchiqueter. Jena soupira.


-Tu ne pouvais pas trouver une activité moins … voyante ?

-Tu ne pourrais pas aller voir si y’a des hippogriffes ailleurs ?


Habituée aux piques de Charlie, la jeune fille leva les yeux au ciel.


-T’es désespérant.

-Je le prends comme un compliment.


Il lui adressa un grand sourire et Jena dû se retourner pour qu’il ne voie pas qu’elle faisait de même. Le professeur termina enfin son cours et leur demanda de noter des devoirs. Encore des devoirs, toujours des devoirs… ça faisait à peine une semaine qu’ils avaient repris et Charlie n’en pouvait déjà plus ! Sitôt le cours terminé, le garçon se dirigea vers ses amis pour lancer le plan d’action. Il leur fallait juste de la peinture et un peu d’imagination.

Ils passèrent tout le repas à mettre au point leur petite blague de début d’année, et sitôt le repas terminé, ils se dépêchèrent de se rendre dans leur dortoir. Le statut de Sully leur permettrait d’agir en toute tranquillité. Il était autorisé à se balader dans les couloirs quel que soit l’heure et le reste du groupe n’aurait qu’à se dématérialiser.


-Peinture ?

-J’ai.

-Pinceaux ?

-Ouep !

-Colorant ?

-Euh… attends, je crois que je l’ai posé là !

-Mais nan crétin ! Tu me l’as passé.

-C’est bon, on a tout. Prêt les gars ?


Enfin ! Ils allaient pouvoir s’amuser. Charlie fut le premier à se lever. Son année commençait vraiment.










Il avait les mains pleines de peinture. Il ne fallait pas qu’on lui tombe dessus, parce que malgré son statut de Préfet-en-chef, il ne pourrait jamais expliquer pourquoi ses mains étaient aussi sales. En fait, il s’en fichait un peu de se faire prendre, Sully était juste content d’avoir retrouvé ses amis et de voir que rien n’avait changé. Il aurait voulu que ce moment ne se finisse jamais. C’était comme si un cocon s’était formé autour de lui et qu’il oubliait tout le reste.


-J’ai hâte de voir la tête des gens demain !

-Ahah, surtout les profs ! Faudra manger aussi, sinon, on pourrait être suspecté.


Sully ricana. Comme si les profs ne les avaient jamais soupçonnés. Ils n’étaient pas les plus turbulents, mais leur groupe était loin d’être aussi clean que d’autres. Un bruit résonna dans les couloirs et les quatre garçons se turent. En un instant Sully se retrouva seul dans le couloir. Les quatre autres s’étaient dématérialisés. Décidant de prendre son rôle au sérieux, Sully se rendit vers la source du bruit. On aurait dit un gloussement. Mais qui pouvait bien pouffer comme ça à deux heures et demie du matin ? Le jeune homme tomba des nues en voyant trois silhouettes reconnaissables entre toutes devant lui. Sa sœur et ses deux amies.
Lorsque les filles le virent, elles se jetèrent un coup d’œil avant que Gwen intervienne.


-DISPERSION.


Niveau discrétion, les filles repasseraient ! Elles se séparèrent et Sullivan comprit à leur démarche qu’elles avaient bu et qu’elles n’étaient pas très fraiches. Il regarda derrière lui et vit que ses amis avaient réapparu.


-Les gars j’ai besoin d’aide ! Elles vont rameuter toute l’école et se faire chopper. Essayer de les attraper !


Lui-même se lança derrière la première silhouette qu’il vit, et n’eut pas de mal à déterminer qu’il s’agissait de sa sœur. D’une certaine manière, ça le rassura, il n’aurait pas à s’occuper de Lynn, ce qui aurait pu être un peu gênant. Il accéléra et maudit sa sœur pour faire tant d’athlétisme pendant les vacances. Même bourrée, la jeune fille savait courir. Il allongea sa course et fini par l’attraper.


-Par Merlin, Gwen ! Qu’est-ce que vous faites dans cet état ?

-On t’emmerde !


Sully leva les yeux au ciel. C’était tout Gwen, ça, de répondre à côté de ses questions.


-Hé bah emmerde-moi dans ton dortoir, où tu ne risques pas de te faire chopper pour te balader dans les couloirs en ayant un coup dans le nez.

-Mais on voulait prendre l’aiiiiiir !


La voix de Gwendolyn partie dans les aiguës, et le jeune homme soupira. Quel était le garçon qui appréciait de retrouver sa petite sœur dans cet état ? Il la traina jusqu’à leur Salle Commune et une fois dedans, il remarqua qu’il était le premier arrivé. Il installa sa sœur dans un fauteuil tout en réfléchissant à ce qu’il allait bien pouvoir en faire, puisqu’il ne pouvait pas la monter dans son dortoir.


-Qu’est-ce qui vous est passé par la tête pour vous bourrer la gueule ?

-Fallait changer les idées de Lynn.


Elle aurait voulu lui mettre une baffe qu’elle n’aurait pas fait plus de dégâts. Lorsqu’il plongea son regard dans les yeux de Gwen, Sully eut presque l’impression qu’elle était totalement lucide. Et pire que tout, elle ne l’accusait même pas.


-Elle… comment elle va ?

-Bof. C’est Lynn, elle fait sa forte tête mais… c’est pas le top.


Le garçon serra les dents. S’il y avait une chose qu’il n’aimait pas, c’était blesser les gens. Et Lynn plus que tout. Elle était comme une sœur pour lui, enfin, elle l’avait été jusqu’à ce qu’il comprenne que ce n’était pas réciproque. Maintenant, il était un peu perdu et ne savait pas vraiment comment voir la jeune fille et comment réagir avec elle.


-Je peux … compter sur toi pour prendre soin d’elle ?


Sa sœur le regarda, offensée. Elle voulut se redresser brusquement mais la tête lui tourna et elle s’étala par terre. Sully la réinstalla en soupirant.


-Je n’ai pas besoin de ta permission pour le faire.

-Merci Boubou. Je sais que … ça doit être un peu étrange pour toi, cette situation, mais… je sais que tu seras toujours là pour Lynn. C’est le plus important.


Gwen le regarda bizarrement, et eut un au-le-cœur. Paniqué, le jeune homme fit apparaitre une bassine, mais l’envie passa et la jeune Howles se ressaisie. Elle respira lentement et bruyamment quelques instants, avant de regarder son frère.


-Je suis là pour toi aussi, si tu as besoin. Je serais la pour te botter le derrière si tu fais l’imbécile, mais aussi pour te soutenir si quelque chose est trop dur. Ne l’oublie pas.


Et avant qu’il ne puisse répliquer, le portrait de la Grosse Dame s’ouvrit pour laisser passer Charlie et Lewis qui portaient la pauvre Cora.


-Cubber, Lorby, qu’est-ce que vous avez fait ?


Les deux garçons déposèrent leur fardeau sur le canapé en soupirant.


-Imagine-toi qu’elle s’est endormi en plein chemin !
Alors qu’elle marchait, t’y crois, toi ?


Le jeune homme éclata de rire. Décidemment la soirée leur avait réservé bien des surprises. Et il semblait que ce n’était pas terminé.


-Vous avez vu Erbi et Flob ?

-Nope, pas vu.


Sitôt la phrase de Lewis terminée, le portrait s’ouvrit une nouvelle fois pour laisser passer les deux garçons. Sully fronça les sourcils en voyant qu’ils étaient seuls.


-Désolé Sib… on n’a pas réussi à l’attraper. On ne sait pas où se trouve Lynn.
End Notes:
Une petite review ???? =D

Bonne vacances à ceux qui le sont !!
Chapitre 16 by Kiara Coper
Author's Notes:
Coucou tout le monde, désolé de cette longue attente, me revoila !!! Merci à Rosalie24 pour sa review !!! Les autres, n'hésitez pas à me laisser une review, ça me fera vraiment plaisir !!! Merci aussi a ma Roxane-James est me corrige gentiment mes textes !!! Je vous conseille d'aller lire ses histoires, elles sont supers !!
Petit chapitre sans action mais qui vous plaira j'espère !!
Bonne lecture !!
Chapitre 16



Megan Potter sentait que quelque chose clochait. Hayden et Ruben se comportaient bizarrement. Elle avait l’impression qu’ils l’épiaient sans arrêt, et ça commençait à l’agacer. Tout le monde voyait Meg comme une gentille petite Serdaigle, intelligente et adorable, mais sa famille savait qu’elle pouvait piquer des crises que tous redoutaient. Surtout Hayden, qui malgré tout, en était souvent la cause. La jeune fille termina son petit déjeuné, fit signe à Olivia et Juliet qu’elle avait à faire et se leva pour se diriger vers la table des Gryffondors. Autant prendre le dragon par les orifices qui lui servait à entendre. Elle se planta derrière ses cousins et attendit. Hayden fut le premier à jeter un coup d’œil sur elle. D’après Meg, il avait surtout voulu la surveiller de loin. Le jeune Potter sursauta et se retourna précipitamment pour manger en faisant de gros yeux ronds à Ruben et lui montrant « discrètement » leur cousine derrière eux.


-Hayden, je sais que tu m’as vu. Maintenant décale-toi et laisse-moi une place.


Les deux garçons s’exécutèrent et la jeune fille poussa un soupir.


-Hey Meg, on te manquait tant que ça ?


Elle foudroya Hayden du regard et celui-ci se recroquevilla.


-Je crois que c’est moi qui te manque, vu que ça fait une semaine que je t’ai sur le dos. Maintenant explique-moi.

-Je… je ne vois pas de quoi tu parles.


Le garçon la défia du regard et Megan se retourna vers Ruben, qui déglutit.


-La même que lui.

-Ruby. Je sais que c’est Hayden qui a eu l’idée. Donc si tu parles, je serais indulgente avec toi.


Le pauvre Lupin s’humidifia les lèvres. Soit il trahissait son cousin, soit il se faisait trucider par sa cousine. Dur choix. Hayden eut pitié de lui et attrapa son verre pour se donner du courage.


-Très bien, j’avoue ! On… on voulait savoir avec qui tu sortais.


La jeune fille resta interloquée. Mais qu’est-ce qu’il lui racontait ?


-De quoi tu parles ?

-Eh bien de ton copain !


Le jeune Potter avait repris du poil de la bête et son ton arrogant ressortait. Megan le regarda sans comprendre. Décidément, son cousin avait pris un coup sur la tête.


-Fait pas l’innocente, Meg, je t’ai vu sauter dans les bras de ce gars dans le train.


Soudain, la jeune fille eu un doute. Il ne parlait quand même pas de … non, il n’était quand même pas stupide à ce point. Mais elle croisa le regard de son cousin et se rappela que Hayden était Hayden, et qu’il n’était pas forcément toujours très malin.


-Est-ce qu’il avait un jean et une chemise blanche ?

-Exactement ! Tu vois !

-Et des yeux noisettes ?


Le garçon haussa les épaules et se passa une main dans les cheveux.


-J’en sais rien, il était de dos.


La jeune fille se leva et partit vers la table des Poufsouffles. Les deux garçons la regardèrent sans bouger. Le jeune Potter en profita pour lancer à Ruben un « Tu vois, je t’avais dis qu’il n’était pas dans la même Maison ! ». Ils se retournèrent et virent leur cousine revenir avec … une jeune fille aux cheveux courts.


-Hayden, Ruben, je vous présente mon « copain ».


La pauvre Poufsouffle les regarda sans comprendre.


-Désolé Ginger, mais mes cousins sont des abrutis !










Lynn se réveilla dans une salle inconnue, avec un mal de crane qui lui vrillait les tympans. Deux évidences lui apparurent. Elle était encore habillée et elle avait envie de vomir. La salle n’était pas très grande, elle devait faire dans les 25m². La jeune fille se redressa et son estomac rendit l’âme, la forçant à rendre son repas. Une bassine apparut mystérieusement, évitant le sol de se salir.


-Ça ne serait pas la Salle-Sur-Demande ?


A peine avait-elle fini sa phrase que des mots scintillèrent sur le mur, probablement déjà présente avant, mais qu’elle n’avait pas remarqué. The Heartsbroken. Ahah ! Elle était dans la chambre des cœurs brisés. C’était le comble.

Il y avait un divan sur lequel elle se tenait, un fauteuil, une cheminée, une table avec des pots de glace, des couvertures, et des coussins partout. C’était une ambiance, chaleureuse, simple, exactement ce dont on pouvait avoir besoin pour soigner ses plaies. Lynn senti que ça allait devenir son nouveau quartier général. Sur la table apparut une potion, que la jeune fille identifia comme un anti-gueule-de-bois. Elle s’en servit et se senti immédiatement mieux.

Alors qu’elle se rassit dans un des fauteuils en attrapant la glace et en se replissant l’estomac, les événements de la veille lui revinrent en tête. Sitôt le repas terminé, les filles l’avaient trainée dans leur chambre, pour une petite soirée dont elles en avaient le secret. Elles avaient attaqué tranquillement avec de la Bièraubeurre, avant de passer rapidement au Whisky Pur-Feu. Cora avait lu une lettre qu’elle avait reçu le matin même et qui était censé être une déclaration d’amour anonyme. Le poème se voulait flatteur, mais c’était un tel amas de bêtise qu’elles en avaient conclu que c’était une blague et s’étaient bien marrées.

Ensuite, Gwen avait mis de la musique, et elles s’étaient lancé dans un karaoké. Cora les avaient explosées lorsque les chansons de son oncle étaient passées. Hugo Weasley était un chanteur d’exception, et Cora était sans aucun doute sa fan numéro un. Heureusement, elles avaient insonorisées leur chambre avant et personne ne se pointa pour leur demander d’arrêter de chanter, parce qu’il était minuit passé.

Puis, vers une heure, Lynn, qui avait enfin retrouvé un vrai sourire, avait décidé qu’elle avait faim. Les trois filles étaient parties faire un tour dans les cuisines de Poudlard et avaient réveillées les elfes de maisons pour avoir un morceau de pudding… agrémenté d’un poulet au curry, d’un jus d’orange, d’un gâteau au chocolat et d’une salade verte. Plus ou moins dans cet ordre-là, d’ailleurs. Elles avaient même réussi à obtenir une bouteille de rhum et s’étaient vidé la bouteille à trois. Autant dire que ça tenait du miracle que Lynn se souvienne de sa soirée.

Vers deux heures et demie, elles avaient décidés qu’il fallait aller dormir. Et au détour d’un couloir, elles étaient tombées sur Sully. Après un instant d’hésitation et l’apparition des amis du garçon, les filles s’étaient enfuies. Lynn avait couru du mieux qu’elle pouvait, donc de façon assez pathétique, et avait atterrie, elle ne savait comment, au cinquième étage. Alors qu’elle avait entendu les garçons l’appeler, son cœur s’était serré. Elle avait fait cette soirée pour oublier Sully, pas pour se retrouver face à lui. Elle avait voulu à tout prit échapper à ses poursuivants et avait découvert une porte. Elle s’était engouffré dedans et ç’a avait été comme si tout allait s’arranger. Lynn s’était sentie bien, protégée, à l’abri des prochaines peines de cœurs et elle s’était endormie sur le divan.

Lynn soupira. Certes, elle se sentait bien ici, mais elle allait devoir partir. Elle ne pourrait pas rester éternellement dans cette pièce. Surtout que ses amies devaient la chercher, et se demander ce qui lui était arrivée, enfin, si elles se souvenaient de quelque chose, évidemment.


-Tu es un peu comme la Salle-sur-Demande, nan ? Comment est-ce que je fais pour revenir ?


L’air se réchauffa autour d’elle et Lynn sentit son collier la bruler. Lorsqu’elle le regarda, le pendentif en forme de phénix que Sully lui avait offert (et qu’elle n’avait pas eu le courage d’enlever) s’était transformé en cœur brisée. La seconde d’après, il avait repris sa forme normale, et la température était retombé. Donc, si elle avait bien compris, elle pourrait venir … dès qu’elle avait le cœur brisée ? Cette pièce était un refuge pour tous ceux qui se sentaient mal et qui savaient où la trouver. Un léger sourire s’étala sur les lèvres de la jeune fille. Il fallait qu’elle montre cet endroit aux filles.


-Hé bien, à bientôt alors. Et merci.


Oui, elle venait de remercier une pièce, et alors ? On lui avait fourni des glaces, du confort et des remèdes contre la gueule de bois.
A peine s’était-elle éloigné de la salle que la porte disparaissait. Elle comprenait mieux maintenant pourquoi il y avait un cul-de-sac à cet endroit, dans les couloirs de Poudlard. La jeune fille pris la direction de son dortoir et en quelques minutes se retrouva devant le portrait de la Grosse Dame.


-Fizwizbiz.

-Non. Ça a changé.


C’était bien sa veine ! Ils changeaient le mot de passe quand elle n’était pas là.


-On ne me l’a pas donné. Vous êtes sure que vous ne pouvez pas me laisser entrer ?


-Désolé Miss Pettyjohn, mais le règlement c’est le règlement. Vous allez devoir attendre que quelqu’un vienne vous ouvrir.


Lynn s’installa sur le côté en ronchonnant. Sérieusement, c’était ridicule ! La Grosse Dame savait bien qu’elle faisait partie des Gryffondors ! Elle aurait très bien pu lui ouvrir. Règlement ou pas, c’était plus une question de logique et d’intelligence… Heureusement, des pas se firent entendre dans le couloir. Elle n’aurait pas eu trop à attendre pour avoir le mot de passe. La jeune fille se releva et fit face au nouvel arrivant.


-Lynn ? Mais par Merlin ! Ou étais-tu ! Tu nous as inquiétés !


La poisse ! Sur tous les gryffondors, il avait fallu qu’elle tombe sur Sullivan. Son cœur s’accélera et se comprima dans sa poitrine. L’air commença à lui manquer et elle sentit qu’elle se décomposait rien qu’en le voyant approcher. Le garçon semblait furieux, fatigué et … rouge. Pas rouge de colère ou de honte, non, il était littéralement rouge.


-Comment tu as réussi à disparaitre, pour qu’Erbi et Flob ne te retrouvent pas ? Et …


Il remarqua enfin que la jeune fille le regardait bizarrement.


-Ah, oui, je suis rouge, je sais … mais je ne suis pas le seul. J’imagine que tu n’as pas déjeuné dans la Grande Salle, sinon, tu serais rouge aussi.

-Non.


Sullivan ouvrit la bouche, hésita et soupira en comprenant qu’il n’allait rien pouvoir tirer de la jeune fille sur son escapade nocturne. Après tout, il en était la cause. Il se passa une main dans les cheveux, gêné, et se retourna vers la Grosse Dame.


-Caput Draconis.


Le portrait s’écarta pour les laisser passer, et avant de lui céder le passage, Sully arrêta Lynn.


-Tu, euh … ça va ?


Une grosse boule de forma dans la gorge de la jeune métisse, et elle eut l’impression que son cœur était tombé dans ses talons. Tous les petits morceaux de son cœur semblaient avoir dégringolé pour lui rappeler que ce dernier avait perdu sa forme primaire pour se transformer en poussière.


-Ne pose pas des questions dont tu n’es pas sûr de vouloir la réponse.


Elle ne l’avait pas dit d’un ton sec, simplement, elle ne voyait pas ce qu’elle pouvait répondre d’autre. Et sans attendre sa réaction, elle rentra dans la Salle Commune.
End Notes:
Et voila d'ou vient le titre The Heartbroken !!! Une salle que l'on devrait revoir de temps en temps !!! J'espère que ce chapitre vous a plu !!! N'hésitez pas à laisser une review (comment ça je me repète ??) !!!
Chapitre 17 by Kiara Coper
Author's Notes:
Coucou, me revoila !!!
Désolé pour le retard !! Avant tout, je voudrais remercier Rosalie qui est la seule à me laisser des reviews !!
Du coup je fais un appel aux autres lecteurs, je comprends que laisser des reviews peut être soulant, et je l'avoue, ça m'arrive aussi de zapper !! Mais de temps en temps, si on prend le temps, ça fait plaisir à celui qui écrit l'histoire !!!
Après cette petite digression, bonne lecture !!!
Chapitre 17



Christopher Matthews se demandait encore ce qu’il faisait là. Mrs Grotway l’avait emmené dans son bureau et lui avait demandé d’attendre sans rien faire. Il espérait vraiment qu’elle ne comptait pas contacter ses parents. Déjà qu’ils avaient été un peu réticent à l’idée de laisser leur fils de onze ans aller dans une école en internat loin d’eux – qui plus est une école de Magie ! – mais si en plus ils apprenaient que Chris volait pour de vrai sur un balai, alors qu’il n’y était pas autorisé, ils allaient l’empêcher de revenir à Poudlard après les prochaines vacances.

Et puis d’abord, ce n’était pas sa faute, mais celle de cet abruti de Craig Nott, qui l’avait défié. Certes, Chris n’était jamais monté sur un balai de sa vie auparavant, mais à la seconde où il avait appelé son balai et que celui-ci s’était logé dans sa main, il avait su qu’il était fait pour voler. Et bien sûr, lorsque la prof s’était éloignée pour emmener à l’infirmerie une de ses camarades qui était tombé de balai en leur interdisant de décoller du sol, Nott l’avait aussitôt provoqué.

Bien qu’ils soient dans la même maison, ce n’était pas vraiment le grand amour entre les deux enfants. Craig venait d’une longue ligné de sorcier, alors que Chris, lui, débarquait dans ce nouvel univers. Le jeune Nott acceptait mal qu’un néophyte comme lui puisse être meilleur que lui dans la plupart des matières et en avait fait sa tête de turc.

Aussi, lorsqu’il avait insinué que Christopher n’était pas capable de le battre à la course, ce dernier n’avait pas hésité un instant. Et non seulement il avait explosé le records de Craig, mais en plus, il avait rallongé son parcours, et avait effectué un plongeon pour rattraper ses lunettes qui étaient tombé de son nez en passant près des fenêtres de l’école, ainsi que, bien qu’il ne le savait pas, devant le bureau de leur professeur de Défense contre les Forces du Mal. Ce qui fait que dix minutes plus tard, elle avait débarqué en lui demandant de la suivre, alors qu’il continuait à exécuter des figures acrobatiques sous le regard admiratifs des élèves et celui furieux de Craig Nott. Et maintenant qu’elle l’avait abandonné dans son bureau, il se demandait s’il n’allait pas tout simplement être renvoyé.

La porte s’ouvrit, et au lieu de laisser apparaitre le Directeur, comme le craignait Chris, ce fut avec un Septième année de Gryffondor que Mrs Grotway entra.


-Le voilà.


Le jeune homme, un grand blond au regard bienveillant, qui se trouvait être le préfet-en-chef, observa Chris avec attention. Le garçon se demanda si c’était lui qui allait assurer sa punition. Au moins, si on le punissait, c’était qu’il n’était pas renvoyé.


-Je ne comprends pas, répondit le Gryffondor.

-C’est pourtant simple, Mr Howles. Vous m’avez dit que vous n’aviez toujours pas trouvé un attrapeur, un bon. J’ai vu le jeune Matthews à l’œuvre tout à l’heure, et je pense que vous pourriez le faire auditionner.


Chris se retrouva au milieu de cet étrange échange sans en comprendre un mot. La seule chose qu’il comprit était qu’il n’allait pas être puni. Le Préfet lui fit de nouveau face et se pencha vers lui.


-Tu serais prêt à passer les sélections ?

-Quelles sélections ?


Le pauvre enfant était complètement perdu. Son ainé se passa une main dans les cheveux, comprenant qu’il allait devoir revenir à la base.


-Tu es né moldu, n’est-ce-pas ?


Chris serra les dents. Qu’est-ce qu’ils avaient tous à le lui reprocher ?


-Et alors ?


Le jeune homme esquissa un sourire.


-Et alors, tu ne sais pas ce qu’est le Quidditch, n’est-ce pas ? Je suis à la recherche d’un Attrapeur et d’après le professeur Grotway, tu pourrais être celui dont j’ai besoin. Le Quidditch est un jeu sorcier qui se déroule sur des balais.


Cette explication suffit à Chris pour savoir qu’il voulait faire partie de l’équipe de Quidditch. Son futur capitaine sourit, lui proposa de lui montrer son talent après les cours, et se retourna vers leur Directrice de Maison.


-Ce n’est pas gênant qu’il soit en première année ? Je croyais que les Premières années ne pouvaient pas jouer ?

-Disons qu’on déroge à cette règle de temps en temps. Si ma mémoire est bonne le dernier joueur de Quidditch ayant commencé si jeune était Harry Potter.


Christopher écarquilla les yeux. Même sans avoir baigné toute son enfance dans la magie, il avait entendu parler d’Harry Potter depuis qu’il était à Poudlard. Se dire qu’il avait un point commun avec ce héros de guerre était impensable pour lui et le fit rougir de fierté. Jamais de sa vie il n’avait été aussi heureux. Il savait qu’il avait trouvé sa place dans cet univers auquel il appartenait maintenant.










Mais où était-il passé ? Aria cherchait Embry depuis au moins une heure et elle ne parvenait toujours pas à le trouver. Elle ne l’avait pas encore vu de la journée, et ça lui pesait. Elle pensait pourtant avoir fait tous les endroits où elle était sur de le trouver ! La cuisine, le terrain de Quidditch, le parc, Hagrid, et même la Grande Salle. D’après ses camarades, il n’était pas dans sa Salle Commune.
Déçue, elle se posa dans un couloir et attendit. Il existait une sorte de connexion entre les jumeaux, et elle était persuadé qu’Embry allait sentir qu’elle n’était pas contente et allait se mettre à la chercher. Elle ferma les yeux et essaya d’imaginer qu’elle arrivait à contacter son frère par la pensée. Non pas qu’elle avait déjà réussi, mais ça la faisait toujours rire, de penser que peut être qu’un jour, par miracle, ça marcherait et qu’elle pourrait parler à Embry quand elle le voudrait. Bien sûr, dès qu’il la trouvait en train de « s’exercer », son frère la frappait à la tête d’un air désespéré. Un peu le même genre de tape qu’elle venait de recevoir, d’ailleurs. Elle ouvrit les yeux avec espoir, mais Embry n’était pas là. En face d’elle se tenait son amie, Ginger.


-Arrête de faire la tête, Aria. Si tu ne l’attendais pas dans un couloir aussi peu utilisé, Embry t’aurais retrouvé depuis au moins vingt minutes. Je l’ai vu passé trois fois devant la Grande Salle. Et il parait même qu’il est allé à la Bibliothèque.


Aria esquissa un sourire. Son frère était interdit d’accès à la bibliothèque depuis le premier mois qu’il avait passé à Poudlard. Ça faisait deux ans qu’elle était obligée d’emprunter des livres à sa place lorsqu’il en avait besoin.


-Très bien allons-y alors !

-Mais je ne sais pas où il est maintenant, s’exclama Ginger.


Sans l’écouter, Aria attrapa le bras de son amie et la traina à travers les escaliers pour arriver au pied de la Grande Salle en même temps qu’un certain blond.


-T’es vraiment une quiche toi !


Embry attrapa sa sœur pour la serrer dans ses bras. Il savait que s’il ne le faisait pas, elle allait hurler jusqu’à ce qu’il s’exécute. Des fois, il se disait qu’Aria aurait pu être répartie à Serpentard avec lui. Mais comme la plupart du temps, elle était douce et gentille, il lui pardonnait ses rares caprices.


-C’est de ta faute, t’étais où ? Je t’ai cherché partout !

-Par le caleçon de Merlin, Riri ! Laisse-moi faire ma vie ! Je serais venu manger avec toi, ce soir ! Comme on avait convenu hier !


Aria eut un petit sourire coupable, celui qui faisait que tout le monde lui tombait dans les bras, même son frère qui savait qu’il se faisait manipuler en cédant comme ça.


-J’étais avec Hayden et Ruben. Ils voulaient suivre la sœur de leur capitaine, parce qu’ils l’ont entendu parler d’une salle qui peut apparaitre sur commande et qu’ils pensaient que c’était la Salle-sur-Demande. Ils espéraient enfin découvrir où elle était, mais apparemment la fille s’est perdue. En tout cas, elle a tourné en rond pendant longtemps et a fini par rentrer dans leur Salle Commune. Apparemment c’est sa meilleure amie qui a découvert la Salle et jusque-là, il n’y a quelle qui a pu rentrer dedans. J’imagine que la prochaine fois c’est elle qu’on va espionner.


Aria leva les yeux au ciel. Son cousin Hayden avait toujours des idées bizarres, et adorait suivre les autres pour un oui ou pour un non. Et généralement ça ne marchait pas vraiment.


-Bon tu es pardonné. Mais tu manges avec moi demain matin aussi !


Le jeune Malefoy leva les yeux au plafond sous le regard amusé de Ginger. Pourquoi fallait-il qu’il aime tellement voir le sourire de sa sœur ? Pourquoi était-il obligé d’exécuter ses petits caprices ? C’était pourtant connu de tout le monde qu’Aria Malefoy était le point faible de son Serpentard de frère. De quoi lui foutre en l’air sa réputation, s’il prenait le temps de s’en soucier.
End Notes:
Et voila !!! La ressemblance avec le recrutement d'Harry est volontaire !!! J'espère que vous aurez aimé quand même !!!
Chapitre 18 by Kiara Coper
Author's Notes:
Coucou !! J'espère que votre rentrée s'est bien passé !!! Voila un nouveau chapitre de The Heartsbroken !!
Merci à Roxane-James et Rosalie24 pour leurs reviews !
Bonne lecture !!
Chapitre 18





Duncan serra les dents. C’était ridicule. Ned n’avait pas besoin de lui faire passer les auditions de Quidditch ! Il savait très bien qu’il était le meilleur batteur de Poufsouffle. Et il comptait bien tout faire pour battre ce pauvre crétin d’Howles.

Sullivan et lui étaient rivals depuis la première année. Au début, ce n’était qu’une rivalité amicale, mais au fur et à mesure du temps, Duncan en était venu à le détester et à vouloir l’humilier par tous les moyens. Ça avait probablement commencé à cause d’une mauvaise blague du garçon et ses amis que le Poufsouffle n’avait pas digéré. Il n’en fallait pas beaucoup pour que la rancœur se transforme en haine, surtout quand le principal concerné était tant admiré des autres. Personne ne voyait à quel point il pouvait être cruel et égoïste. D’ailleurs, Duncan était persuadé que ce dernier était à l’origine de la couleur changeante de tout Poudlard. Chaque élève avait passé le week-end en étant de la couleur de sa Maison, seuls les professeurs avaient échappé au rouge, vert, jaune et bleu, pour se retrouvé Gris de la tête au pied. Personne n’avait trouvé de contre sort, mais il ne faisait aucun doute que c’était soit à cause de là où ils s’étaient assis à table, soit à cause de la nourriture. Aucune preuve ne l’accusait mais ça ne faisait aucun doute pour lui.

Le jeune Poufsouffle tenta de se calmer. Sullivan Howles ne perdait rien pour attendre, Duncan montrerait son vrai visage à tout le monde. Et pour la sélection de Quidditch, il allait la passer, comme tout le monde, et serait sélectionné. C’était aussi simple que ça.










Selena tentait de se cacher de Calum. Le garçon était vraiment insupportable depuis qu’il avait envoyé sa lettre à Cora. Il s’était lamenté pendant deux jours de ne pas avoir de réponse, avant de se rendre compte qu’il n’avait pas signé. Depuis il harcelait Selena pour qu’elle l’aide à écrire une autre lettre. La jeune fille n’en pouvait plus, et s’était réfugiée dans la bibliothèque. Ici, elle savait que Calum ne risquait pas de débarquer. Il avait décrété être allergique à cet endroit dès la première année.

La jeune fille en avait profité pour faire tous ses devoirs, ainsi que quelques recherches sur les potions au programme de cette année, pour prendre de l’avance dans cette matière qu’elle trouvait si difficile. Si elle ne voulait pas rater ses BUSEs, elle devait se donner à fond.

Son estomac grogna, lui rappelant qu’elle avait sauté le repas de midi. Il ne lui restait plus qu’à aller piocher dans sa réserve personnelle. Le seul problème, c’est qu’elle était obligée de se rendre dans sa salle commune et qu’elle risquait de tomber sur Cal. Tant pis, elle avait vraiment trop faim. Si elle avait su comment se rendre à la cuisine de Poudlard, ça aurait été bien mieux, mais malheureusement, elle n’avait aucune idée de comment entrer.

Selena ramassa ses affaires et se dirigea vers la sortie de la bibliothèque. Elle s’arrêta devant la porte, poussa un soupir – son moment de tranquilité touchait à sa fin – et ouvrit la porte énergiquement. A peine était-elle sortit qu’elle percuta violemment quelqu’un. Elle tomba en arrière et regarda le garçon qui se trouvait en face d’elle. C’était le bulgare, et il la regardait effrayé.


-Par le caleçon de Merlin ! Tu ne pouvais pas regarder devant toi ?


Selena se redressa et frotta ses habits. Le jeune homme n’avait même pas bougé, et la regardait stupéfait.


-Non, je ne suis pas un fantôme, donc tu ne peux pas me traverser. Tu comptes rester planter là pendant combien de temps ?


Le garçon se reprit et secoua la tête.


-Je suis désolé… je, comment tu t’appelles ?


C’était une drôle de façon de s’excuser. Selena se demanda si tous les bulgares étaient pareils. Elle hésita un instant à le snober et partir manger, mais quelque chose dans le regard du garçon lui fit comprendre que ce n’était pas une simple question.


-Selena Montgomery. Serpentarde en cinquième année. Ça te suffit ou tu veux aussi savoir mon poids, ma taille et mon tour de poitrine ?


Elle avait voulu être cassante, mais Ioan ne put s’empêcher de sourire.


-Tu es drôle. Pardonne-moi de t’être rentrée dedans.


La jeune fille fut troublée par son franc parlé et ses yeux qui semblaient la sonder au plus profond d’elle-même.


-Je te pardonne. Mais évite de recommencer.


Elle prit son sac et reparti sans jeter un dernier regard au garçon. Pourtant, elle n’avait pas fait trois pas qu’il la rattrapait. Ioan lui tendit une tablette de chocolat.


-Pour m’excuser.


Et sans rien ajouter, il rentra dans la bibliothèque. Selena se demanda si son ventre avait gargouillé pendant qu’ils parlaient ou si c’était seulement écrit sur son front qu’elle mourrait d’envie de manger. En tout cas, Ioan Lavrov était un garçon très étrange. Mais, aussi incroyable que ça puisse paraitre de la part d’une asociale comme elle, la Serpentarde lui trouvait quelque chose de sympathique. Perdue dans ses pensées, elle rentra mécaniquement dans sa Salle Commune. Selena n’eut pas le temps de faire un pas de plus que l’énergumène qu’elle avait tenté d’éviter toute la matinée lui tomba dessus.


-Selena ! Selena ! Selenaaaaaa !

-Calum, je suis devant toi, je t’entends, je te vois, tu n’as pas besoin de me secouer comme un pommier.

-Oui, t’as raison ! Bref, j’ai décidé d’attendre un peu avant de renvoyer une lettre à Cora. Je vais me faire désirer et je lui écrirais une lettre déchirante qui la fera craquer.

-Du moment que tu n’écris pas un autre poème…


Le garçon s’indigna encore une fois, hurlant à qui voulait l’entendre – personne, mais ça ne semblait pas le gêner – qu’il avait un talent fou mais qu’il lui fallait beaucoup de temps pour trouver l’inspiration parfaite. Selena se retira rapidement dans son dortoir pour prendre de quoi grignoter et redescendit s’assoir avec celui qu’elle considérait comme étant le plus proche de ce qu’est un ami. Elle commença par manger la tablette de chocolat, et un sourire s’étira sur ses lèvres, de façon inconsciente. Elle avait presque hâte de se retrouver de nouveau devant le bulgare.
Chapitre 19 by Kiara Coper
Author's Notes:
Et me revoila avec un nouveau chapitre !!!

Merci à Rosalie pour sa review !!

J'espère que la suite vous plaira !!! Bonne lecture !!
Chapitre 19



Ned jeta son livre à travers la pièce, qui vint heurter le mur et s’écrasa par terre. Il n’y arrivait pas et ça l’énervait. S’il avait souvent l’impression d’être une coquille vide, il savait que le feu bouillonnait en lui lors des rares moments où il se mettait en colère.

Il avait tout fait, tout suivit à la lettre, pourtant ça n’avait pas suffi. Cela faisait trois semaines que la rentrée de Poudlard s’était effectuée, trois semaines qu’il s’entrainait et avait enfin tous les éléments en mains, et pourtant… Il n’y arrivait pas. Il resta un moment, le regard dans le vide en serrant la mâchoire. Il s’était douté que ça serait difficile, mais… pas à ce point. Soudain, sa montre se mit à siffler l’heure tout en volant autour de lui. Il était bien heureux d’avoir trouvé un sortilège lui permettant de se souvenir de l’heure de l’entrainement qu’il avait programmé, mais s’il avait pu reporter, il l’aurait fait avec plaisir. Cependant, c’était impossible, pas sans raison valable, et Ned dû se résoudre à se relever, à récupérer son livre et à retourner dans sa Salle Commune pour aller chercher ses affaires de Quidditch. Peut-être qu’après avoir senti l’air dans ses cheveux, le vide sous ses pieds et son balai sous ses mains, il réussirait mieux ses tentatives de métamorphose.

Après avoir tapé sur les tonneaux et être rentré dans sa Salle Commune, Edward retrouva un membre de son équipe qui l’attendait dans le canapé. Mis à part Duncan en batteur et Marlee Sherfield en Poursuiveuse, il avait renouvelé le reste de l’équipe. Ce qui faisait qu’au niveau des Poursuiveurs, en plus de lui et Marlee, il avait choisi Andrew Jugson, Ginger Lockwood une troisième année, avait été sélectionnée au poste d’Attrapeuse, Walden Goshawk, avec sa carrure faisait un parfait Batteur et Gideon Davis avait enfin décidé de tenter sa chance en tant que Gardien… et il avait bien fait.

La jeune Lockwood, qui semblait extrêmement stressée, se rua sur lui dès qu’elle l’aperçue.


-Capitaine ! On avait bien dit 18h ?

-Oui, Ginger. Je prends mes affaires et on va pouvoir y aller.


Il lui adressa un sourire apaisant qui fit pousser un soupir de soulagement à la jeune fille.


-J’ai cru m’être trompé d’heure et que vous étiez tous partis sans moi.


Ned posa sa main sur l’épaule de la jeune fille pour la regarder droit dans les yeux. Son visage était parsemé de tache de rousseurs et sa coupe à la garçonne lui donnait un air enfantin.


-Ginger. Tu fais partie de l’équipe. En aucun cas on n’aurait commencé sans toi. Généralement on y va tous ensemble, mais il arrive que certains aillent directement sur le terrain. Dans tous les cas, lorsqu’on se retrouve dans les vestiaires, à l’heure de l’entrainement, si on voit que l’un d’entre nous n’est pas là, je vais le chercher. Donc tu n’as pas à t’en faire, d’accord.


La Poufsouffle acquiesça et Ned la laissa pour aller se changer. Lorsqu’il revint, Walden et Marlee l’avait rejoint. Les trois papotaient ensemble et Ginger semblait moins stressée. Duncan, comme à son habitude devait être sur le terrain, et il venait de croiser Andrew qui se précipitait dans sa chambre pour se préparer. Il ne manquait donc plus que Gideon.


-Ned, je suis allée voir les Appleby Arrows en match contre les Kenmare Kestrels, j’ai pleins de nouvelles tactiques à proposer.


Le jeune homme sourit et s’approcha de la Poufsouffle d’un an sa cadette. Le Quidditch aussi réveillait la vie chez Edward. Il aimait planifier, voler, et mettre des buts. Et il aimait travailler en équipe avec Marlee.


-Tant mieux. On va avoir du boulot cette année.


La jeune fille sourit et se rapprocha de lui pour que personne n’entende.


-Je suis contente que ce soit toi, notre capitaine. Ça aurait été chaud si on avait dû se retrouver sous les ordres de Duncan.


Ned esquissa un sourire mais ne répondit pas.


-Je suis prêt Ned !


Andrew déboula dans la Salle Commune en criant. Il s’attira quelques regards agacés. Il s’arrêta un instant pour reprendre son souffle. Puis, grimaçant de joie, il reparti, espérant entrainer les autres avec lui. Voyant qu’Edward ne semblait pas prêt à partir, le jeune Poufsouffle se rappela qu’il n’avait pas transmis les informations attendu.


-Au fait, j’ai vu Gideon, il était déjà sur le terrain pour faire quelques tours de pistes. Il nous attend là-bas.


Marlee renifla de mépris. Ned les avait suffisamment regardés pour savoir que la jeune fille l’appréciait raisonnablement assez pour se permettre de le traiter de haut, lorsque la situation l’exigeait.


-Et tu ne pouvais pas le dire avant ?


Alors qu’une joute verbale entre ses deux joueurs commençait, Ned leva les yeux au ciel. Il avait presque l’impression d’être entouré d’une bande de gamin, parfois, et d’être le seul ado responsable de cette école. Un rôle qu’il aurait partagé avec plaisir, dans l’espoir de trouver quelqu’un pouvant le comprendre. Et secrètement, il espérait surtout qu’on parvienne à lui donner l’impression d’être vivant, ailleurs que sur un balai.










-Ely ! Attends-moi !


La jeune fille accéléra en entendant la voix d’Eric. Par Merlin, qu’est-ce qu’elle pouvait être exaspérante. Attrapant une balle relaxante qu’il trimbalait partout, cadeau qu’elle lui avait offert l’année passée pour son anniversaire, le garçon la balança dans la tête de son amie. Sous le choc, celle-ci s’arrêta et se baissa pour ramasser la balle. Elle se retourna avec une lenteur excessive, laissant ainsi le temps à Eric de la rattraper. Lorsqu’il arriva devant elle, elle balança son poing dans l’estomac du Serdaigle, qui surprit, expulsa tout l’air de ses poumons.


-Espèce de Troll des cavernes.

-Veracrasse baveux !


Elyna sourit et se laissa entrainée dans une de leurs joutes verbales qu’ils appréciaient tant et dont ils avait tant de mal à se passer.


-T’es pire qu’un Scrout à Pétard !

-Et toi une mégère acariâtre.

-Peeves de mes deux !

-Nargole atrophié !

-T’es qu’un caraque !

-Un caraque ? Je ne connais pas !


Eric était soulagé, il n’avait plus d’idée d’insulte et la première excuse pour arrêter était toujours la meilleure. Son amie prit un air satisfait, comme s’il avait rendu les armes en stoppant les insultes.


-C’est une insulte que j’ai entendu dans le Sud de la France. Je me suis dit que ça te correspondait bien. Qu’est-ce que tu me veux ?


Elyna n’était pas une Serdaigle pour rien, et Eric sourit. Regardant autour d’eux pour vérifier qu’on ne leur prêtait aucune attention, il se rapprocha d’elle pour chuchoter.


-Je voulais te parler d’Ioan.


Il avait attendu quelques semaines de se faire son avis sur le garçon pour pouvoir lancer cette conversation. Ce n’était pas un mauvais bougre, mais il planait beaucoup de mystère autour de lui.


-Je me demandais quand tu allais me poser cette question ! Oui, je sais, tu n’en as pas encore posé, mais je te connais suffisamment pour savoir que tu veux mon avis. Il est encore à la bibliothèque donc on peut aller se poser dans la Salle Commune, si tu veux.


C’est ce qu’il aimait avec Elyna. Elle ne s’embarrassait pas de politesse avec lui et ne tournait jamais autour de pot. Le jeune homme attendit donc d’arriver dans leur Salle Commune et de s’installer dans un coin.


-Donc, reprit la jeune fille. Qu’est-ce que je pense d’Ioan, c’est ça ?


Il acquiesça, attendant l’analyse de sa plus vieille amie.


-Au début, j’ai eu peur qu’il soit dangereux, après tout, Durmstrang a une réputation qui laisse un peu à désirer. Mais depuis, j’ai pu comprendre que c’est un gars sympa, qu’il n’a pas forcément confiance en lui, qu’il n’accorde d’ailleurs pas facilement sa confiance. Je pense qu’il nous apprécie, qu’il n’a jamais été aussi heureux d’étudier et qu’il est à sa place à Serdaigle. Je pense aussi qu’il nous cache quelque chose, que lorsqu’il va à la bibliothèque « rendre des livres » le soir, ce n’est pas forcément toujours vrai, mais je crois que les profs sont au courant de son secret. Enfin, Mr Hoetmann, en tout cas. Donc, quel que soit son secret, qu’il nous le révèle ou non, je pense que c’est un type bien et qu’on n’a rien à craindre de lui.


Eric esquissa un sourire. Elyna n’était pas une Serdaigle pour rien, elle non plus. Elle en était arrivée à la même conclusion que lui. Ioan finirait par comprendre qu’ils étaient des gens de confiance et qu’il pouvait leur confier sa vie et ses secrets sans qu’ils le trahissent.


-Tant mieux. Et puis, s’il a réussi à se faire apprécier de sa boule de poil, c’est bien qu’il a bon fond, nan ?


Eric faisait référence au furet, qui aimait se balader dans chaque pièce dédiée aux Serdaigles, et que personne, mis à part son maitre, n’avait réussi à apprivoiser. Elyna donna un coup de coude à son ami. Ce dernier savait bien comme ça la vexait de ne pas pouvoir caresser Veren à sa guise. Le furet n’acceptait qu’elle le touche que lorsqu’Ioan le mettait lui-même sur les genoux de la jeune fille.


-C’est ridicule comme argument. Mais il tient la route.


A ce moment, Ioan passa la porte de la Salle Commune et vint se poser à côté d’eux.


-Je suis tombé sur un livre à la bibliothèque qui parlait du château. Vous saviez que Poudlard a des salles secrètes, qui ne se montrent que lorsqu’on en a besoin ?


Les deux amis éclatèrent de rire devant l’émerveillement du bulgare. Oui, c’est sûr, Ioan était quelqu’un de surprenant, et ils étaient content d’avoir fait sa connaissance.
End Notes:
Et voila !!! J'espère que ça vous a plu, n'hésitez pas à me laisser une review !!
Chapitre 20 by Kiara Coper
Author's Notes:
Hey !!! Oui, je sais, ça fait longtemps, désolé !!! Mais j'ai de bonnes excuses ... ou pas !!! Bref me revoila avec un nouveau chapitre !!! Merci à Rosalie24 pour sa review !!!!
Bonne lecture !!!
Chapitre 20




Diana Rosmaude soupira en voyant arriver un groupe de Serpentards. Cela faisait au moins deux heures que les blessés s’enchainaient. Entre les cracheurs de limaces suite à un mauvais sort, les jambes cassées, les articles de Weasley, Farces pour sorciers facétieux qui avaient mal tournés, Diana avait l’impression que tout le monde s’était donné rendez-vous à l’infirmerie. Mais lorsqu’elle vit l’éclopé que ses camarades portaient, elle ne fut pas plus surprise que cela. Colin Hurry avait réussi à tenir une semaine sans mettre les pieds à l’infirmerie, et rien que ça, cela relevait du miracle.


-Mr Hurry, quelle joie de vous revoir ! Qu’avez-vous donc fait cette fois-ci ?


Embry Malefoy aida son ami à s’assoir sur un lit. Le pauvre garçon était trempé et se tenait le bras.


-Le calamar.


Colin s’arrêta et devint encore plus pale. Embry posa la main sur son épaule lui faisant signe qu’il prenait la suite.


-On se promenait dans le parc, près du lac, et j’avoue que je ne sais pas trop comment ça s’est passé mais d’un coup, il s’est retrouvé suspendu à un tentacule qui l’a secoué dans tous les sens et qui l’a relâché. Colin a fait un vol plané et a atterrit dans un arbre, ce qui lui a cassé le bras.

-Et connaissant votre chance, mon garçon, j’imagine que vous êtes à deux doigts d’attraper une pneumonie par cette fraiche journée d’automne.


Comme pour confirmer, le pauvre Serpentard se mit à tousser, recrachant encore un peu d’eau qu’il avait avalé en se faisant trainer dans le lac. L’infirmière soupira. Elle chassa tout le monde et envoya le garçon se changer avec des habits qu’elle gardait en réserve, pendant qu’elle mettait sur la table de chevet une bougie intemporelle. Ça lui ferait du bien, un peu de chaleur. Surtout qu’elle avait choisi une grosse bougie qui chauffait tout ce qu’il y avait autour dans un rayon de cinq mètres.
Le jeune garçon revint s’installer dans le lit et Diana lui apporta différentes potions. Etant tellement habitué à se rendre à l’infirmerie, il n’eut même pas à demander ce que contenait les potions pour savoir qu’elles avaient un gout dégoutant.


-Je suis obligé de prendre celle-ci ?

-Si tu veux que ton bras se ressoude bien comme il faut, oui.


Une fois qu’elle se retrouvait seule avec ses « patients », Diana ne pouvait s’empêcher de les tutoyer et de les appeler par leurs prénoms. Surtout Colin qu’elle voyait tellement souvent depuis sa première année.


-Et vous êtes sûr que je risque d’attraper une pneumonie ? Nan, parce que si je pouvais éviter de boire celle-là…

-Colin !

-D’accord.


Se résignant enfin, le garçon se pinça le nez et enchaina toutes les potions. Il dû se retenir de vomir, et ce fut avec une tête écœuré qu’il se retourna vers Diana.


-Fini.


Elle ne put s’empêcher de sourire, amusée par le cirque qu’il reproduisait à chaque fois. Elle s’éloigna pour aller s’occuper du jeune Matthews, l’Attrapeur de Gryffondor, qui avait fait une chute en essayant d’attraper le vif d’or lors d’un entrainement. Elle leva les yeux au ciel, réjouie même si elle ne le montrait pas, en voyant qu’à son chevet se tenait Sir Nicholas. Le fantôme venait rendre visite à son petit protégé dès qu’il se trouvait à l’infirmerie depuis qu’il l’y avait envoyé accidentellement le jour de la rentrée.


-Sir Nicholas, il va falloir le laisser se reposer.

-Oh, veuillez m’excuser Mrs Rosmaude.

-Il n’y a pas de problème.


Le fantôme repartit et Diana se retourna vers le jeune Gryffondor.


-Hé bien, entre Mr Howles, ton équipe de Quidditch, tes camarades de dortoir et ce vieux Nick, on peut dire que tu es apprécié, mon garçon.
Un grand sourire éclaira le visage de l’enfant.

-Oui, ils sont gentils ! On dirait presque qu’ils font partie de ma famille. D’ailleurs l’autre jour, c’est la copine de la sœur du capitaine, Lynn, qui m’a aidé à faire mes devoirs de sortilèges. Elle est super gentille.

-Ah Lynn. Elle ne finit pas souvent à l’infirmerie, mis à part pour visiter ses camarades. Comment va-t-elle ?


Christopher hésita un instant avant de chuchoter sur un ton de confidence.


-Je crois qu’elle est triste en ce moment. Il lui arrive souvent de regarder dans le vide et de perdre son sourire. Mais dès qu’on l’appelle, elle fait comme si de rien était. D’ailleurs je crois qu’elle ne dort pas bien, la dernière fois je l’ai surprise dans la Salle Commune en plein milieu de la nuit, alors que je voulais… enfin bref, elle ne dormait pas et j’ai déjà entendu ses amies dire qu’elle se levait trop tôt.


Ce n’était pas bon ça ! Diana avait déjà dû administrer à Lynn des potions du sommeil, à cause de cauchemar récurrents qui l’empêchaient de dormir, ou de période d’insomnie, et généralement, c’était la jeune métisse elle-même qui venait les réclamer. Si elle ne l’avait pas encore fait, c’était soit que la situation n’était pas grave, soit que sa fierté de Gryffondor l’empêchait de demander de l’aide jusqu’à ce qu’elle frôle le point de saturation et qu’elle capitule. Diana espéra que la jeune fille saurait réagir à temps si ses insomnies continuaient.










-Cassie ! Arrête !


La jeune fille se retourna pour adresser un grand sourire à Jena Scabior. Cette dernière lui courut après dans l’espoir de la stopper.


-T’avais qu’à m’écouter !

-Par le string de Morgan, t’es insupportable ! Je t’ai dit que je voulais juste finir de rédiger !


La grande black éclata de rire et accéléra, brandissant bien haut son trophée, les parchemins de sa meilleure amie. Jena soupira. Elle continua à courser Cassandra Veridian en espérant que cette dernière se prendrait les pieds dans une armure ou un tapis et qu’elle pourrait enfin la rattraper.


-Bah alors, Jen, on ne fait pas suffisamment de sport on dirait ! T’arrives toujours pas à me rattraper ?

-Fais pas comme si tu faisais du sport, toi ! Au Quidditch, c’est ton balai qui travaille !


Ça aurait fait un beau tableau, songea Jena. Une grande perche noire qui courait en agitant une copie dans tous les sens, suivit par une petite brune, les cheveux dans le vent, qui s’essoufflait de seconde en seconde. D’ailleurs, l’air lui brulait tellement la gorge qu’elle commença à songer à abandonner. Et comme si Merlin avait entendu son appel à l’aide, une ombre se matérialisa devant Cassandra. Cette dernière se pris en pleine face le garçon qui se tenait devant elle, et qui en profita pour arracher la copie de ses mains.


-Désolé Cassie, mais quand je suis dans le coin, il n’y a que moi qui ait le droit de faire enrager Jena !


La brune sourit en reconnaissant Charles Dwight. Ce dernier lui fit un clin d’œil et lui tendit son devoir de potion. Alors qu’elle allait l’attraper, il le recula et sa main se referma dans le vide.


-Ça me fait penser que j’ai complètement oublié qu’Hoetmann nous avait donné du boulot !


Jena leva les yeux au ciel en s’autorisant à sourire.


-Très bien, Charlie, tu pourras copier quand j’aurai fini !

-Je savais que je pouvais compter sur toi, p’tite tête !


Jena lui donna un coup de poing dans l’épaule et retourna vers la Salle Commune, en abandonnant ses amis. Cassandra, après avoir grogné sur Charlie, s’empressa de la rattraper.


-Saleté de Dwight, j’avais enfin réussi à te faire sortir dehors et tu vas t’empresser de retourner travailler.


La Gryffondore commença à éprouver un peu de culpabilité. C’est vrai que ces derniers temps, elle travaillait beaucoup et ça faisait longtemps que les deux filles ne s’étaient pas accordée un après-midi de repos.


-Très bien, je pose mon devoir et on va se balader, ça te vas ?


Cassie la serra dans ses bras.


-Oui ! C’est parfait ! Mais j’avoue que ça serait mieux si tu faisais enfin comprendre à cet abruti de Charlie que c’est pour lui que t’en pince et non pas pour Sully, comme il le pense depuis trois ans. Certes, il t’a aidé à te rapprocher de Howles, et ça vous a permis plus de moments de complicité, mais maintenant, faut assumer, ma grande.


Jena rougit et secoua la tête.


-T’es complètement folle, Charlie n’est qu’un ami, et c’est juste que je ne ressens plus rien pour Sully. T’as rêvé, je n’éprouve rien pour personne. Etre célibataire me convient parfaitement.


Cassandra soupira devant l’entêtement de sa meilleure amie, qui s’aveuglait en s’obstinant à croire qu’elle ne ressentait rien pour leur camarade, alors que tout criait le contraire à ses yeux. Tant pis pour elle, la jeune fille comptait bien leur ouvrir les yeux, à Jena et à Charlie, pour leur montrer combien ils étaient faits l’un pour l’autre. Après tout, c’était leur dernière année à Poudlard, alors autant en profiter.
End Notes:
Une petite review ?? Même toute petite je prends !
Chapitre 21 by Kiara Coper
Author's Notes:
Coucou les amis !!! Me revoila avec un nouveau chapitre !!!
Merci à Rosalie24 et solariene pour leur reviews !!

Petit rappel parce que c'est vrai qu'il y a bcp de personnages et ce n'est pas toujours facile de se souvenir de qui est qui !!!
Gwendolyn Howles: 16 ans, meilleure amie de Lynn, soeur de Sully, Gryffondor
Ioan Lavrov : 16 ans, Vient de Durmstrang, cache quelque chose, Serdaigle
Eric Green : 16 ans, ami de Ioan, Serdaigle
Elyna Macquarie : 16 ans, amie avec Ioan et Eric, Serdaigle
Craig Nott : 11 ans, voit Christopher comme son rival, Gryffondor
Christopher Matthews: 11 ans, né-moldu, Gryffondor
Chapitre 21




Gwen attendit mais aucune porte n’apparut. Ça l’agaçait. Pourquoi la salle n’apparaissait pas. Ça marchait avec Lynn, alors pourquoi pas avec elle ? Sa meilleure amie lui avait dit que, selon elle, tout dépendant de l’état d’esprit dans lequel on se trouvait. Cora avait abandonné, elle n’avait jamais trop aimé ce type d’aventure. Lynn les avaient emmené dans la salle une fois, mais à chaque fois que Gwen y était retournée seule, rien n’était apparu. Peut-être que Lynn avait raison et que la pièce n’apparaissait que pour ceux qui avaient le cœur brisé. Tant pis, elle allait devoir abandonner.

C’est avec déception qu’elle reparti. Cora devait être encore en train de parler de métamophose avec Edward Wincherster et Lynn était probablement à la bibliothèque. Gwen, elle n’avait pas envie de travailler. Elle s’ennuyait et avait besoin d’un peu d’action. Malheureusement, il semblait que les ennuis la fuyaient. En temps normal, elle aurait apprécié, mais là, elle en venait à le regretter.
Alors qu’elle arrivait au troisième étage, elle entendit un bruit de course dans le couloir. Elle s’arrêta un instant et attendit. Un furet apparu, suivit de près par un énorme chat. Alors qu’ils s’approchaient, le furet grimpa sur elle et se positionna sur ses épaules.


-Ola ! Doucement !


Le chat s’arrêta face à elle et s’enfuit lorsqu’elle lui fit signe de partir. Les animaux l’avaient toujours écouté. Elle décrocha le furet de son épaule pour le prendre dans ses bras. Elle reconnut l’animal qu’elle avait soigné pendant plusieurs semaines au cours de l’été.


-Tiens ! Salut toi ! Ça faisait longtemps dis-moi ! T’as trouvé un maître alors ?


A peine avait-elle finit de parler qu’un jeune homme arriva en courant.


-Veren ! Oh ! Tu l’as récupéré. Merci.


Gwen regarda le bulgare, intimidée. Elle n’avait pas l’habitude d’être effrayée par les autres, mais elle devait avouer que le jeune homme était hors catégorie. Non pas à cause de son physique atypique, mais par l’aura qu’il dégageait. Il semblait à la fois doux et dangereux. Elle lui rendit le furet, qu’il prit en le couvant du regard.


-Tiens. Alors c’est toi qui l’a acheté !

-Ouais. J’imagine que c’est toi qui l’as amené à l’animalerie. Sinon, il ne t’aurait probablement jamais laissé l’approché.


Gwen sourit. C’est vrai que ce furet était un véritable sauvage et elle avait eu du mal à l’apprivoiser. D’ailleurs, elle ne comprenait même pas comment Ioan s’était débrouillé pour l’amadouer.


-Oui. Il a mis au moins une semaine à accepter ma présence, donc j’imagine qu’il ne m’a pas encore oublié. Mais toi, comment as-tu fais pour qu’il vienne avec toi ?


Ioan haussa les épaules.


-Aucune idée. Il est venu se réfugier sur moi quand je suis rentrée dans la boutique, alors je suis reparti avec lui.


La jeune fille le regarda ébahie. Il s’était fait adopté en quelques secondes seulement, de quoi blesser sa fierté de futur magicozoologiste. Ioan ne put s’empêcher d’éclater de rire devant la tête que faisait la Gryffondore.


-Ne t’inquiète pas, c’est le seul animal pour lequel ça m’est arrivé. Je n’ai aucun don avec les animaux, en dehors de ça. Toi, par contre, c’est plutôt impressionnant, que tu aies pu te faire apprécier de Veren. Elyna, une amie, tente toujours de l’approcher sans y arriver, et pourtant, ça fait un mois qu’elle le côtoie tous les jours.


Le sourire de Gwen revint et elle rangea une mèche de cheveux derrière ses oreilles.


-Si tu le dis…


Soudain, Ioan tourna la tête vers le bout du couloir. Gwen tendit l’oreille, mais c’était trop loin pour qu’elle puisse entendre quoi que ce soit. Après quelques secondes, deux Serdaigles apparurent, et Ioan sourit de plus belle.


-Io !


Eric Green le rejoignit énergiquement en le voyant.


-Alors tu l’as récupérer ? Ou le chat a bouffé ta saleté de bestiole ?


Gwen le regarda indignée. Comment osait-il parler des animaux ! Pourtant, à sa grande surprise, Ioan éclata de rire. Il donna une tape dans le dos de son ami, le propulsant presque par terre.


-Ahah, ne te fait pas de soucis, Veren est sauf ! Avoue qu’il te manquerait s’il s’était fait bouffer. Tu ne pourrais plus te moquer d’Elyna et ses tentatives d’approches !

-Ça c’est bien vrai.


La Serdaigle regarda ses deux amis, exaspérée, mais légèrement amusée.


-C’est bon vous avez fini de vous payer de ma tête ?


Gwen observa ces trois amis, si différents les uns des autres. Ils formaient un groupe bien étrange. Et mystérieux. Surtout Ioan, en fait. Ce dernier se retourna vers elle, la jaugeant du regard un instant, ce qu’elle prit comme un défi de trouver en quoi il n’était pas comme les autres.


-Ely, voici la fille qui a soigné Veren pendant trois semaines et l’a apprivoisé la première. Elle te donnera peut-être des tuyaux si tu veux approcher mon furet.


Pour le coup, la Serdaigle ne fut pas la seule à regarder la Gryffondore avec intérêt. Gwen eut l’impression de s’être transformée en hippogriffe à deux têtes qu’on étudiait soigneusement. Du coup, elle se promit de percer l’aura de mystère qui planait sur ce groupe. En se faisant cette promesse, elle ne s’imaginait pas dans quoi elle était en train de s’embarquer. Et c’était peut-être mieux, d’ailleurs.










Craig Nott était presque au sommet. Cela faisait un quart d’heure qu’il escaladait ce sapin et il commençait à sentir ses jambes trembler. Tout ça pour un stupide pari avec cet imbécile de Christopher. Il jeta un coup d’œil à l’arbre d’à côté et vit que ce dernier était plus haut. Il ne pouvait pas perdre. L’enjeu de leur pari était que le gagnant passerait la semaine exclusivement avec Liam Blair, leur ami en commun.

Il accéléra la cadence, et réussi même à doubler son adversaire lorsque les pieds de ce dernier glissèrent de la branche. Il ne voulut pas s’avouer qu’il avait eu peur pour lui et s’était contenté de grimper plus de branche. Après tout, il ne pouvait rien faire de là où il était. Lorsqu’il atteint enfin la cime de l’arbre, il s’autorisa un coup d’œil vers Chris et ne se senti pas rassuré de voir qu’il avait réussi à retrouver l’équilibre, non, pas du tout. D’abord, il s’en fichait complètement.


-Gagné !


Il sourit, agita les bras en signe de victoire alors que l’autre redescendait déjà. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’était que la branche qui le retenait puisse craquer. Soudain ce fut la chute libre. Il plaça ses bras devant sa tête pour tenter de se protéger des branches qui jaillissaient de partout pour venir le griffer. Et puis sa chute fut arrêtée.


-Espèce de Bachicouzouk ! T’es vraiment pas capable de te débrouiller tout seul !


Pour dire une insulte aussi ridicule et méconnue de son vocabulaire, ça ne pouvait qu’être Christopher. Pouah ! Craig avait été sauvé par son ennemi. Ça voulait dire qu’il avait une dette envers lui !
S’agrippant à une branche de son arbre, l’enfant ne put que remercier Merlin que les deux arbres des rivales soient si proches et même se chevauchent au niveau des branches basses. Il se remit debout et grogna un remerciement forcé. Une fois arrivé au sol, Liam les frappa tous les deux pour leurs bêtises et Craig consenti à garder l’exclusivité que quatre jours pour remercier l’acte de Chris. Il lui devait au moins ça.
End Notes:
Et voila !!! J'espère que vous avez aimé !! Une petite review ??
Chapitre 22 by Kiara Coper
Author's Notes:
Et voila !!! Un nouveau chapitre !!!
Un grand merci à Rosalie24 et marieercr pour leur reviews !!

Petit rappel Des personnages présents :
Olga Ence : Bibliothécaire
Florence Grotway : professeure de Défense contre les forces du mal
Megan Potter : 13 ans, fille d'Albus et Jamie, Serdaigle
Olivia Proulx : 13 ans, amie de Megan, Serdaigle
Juliet Abberline : 13 ans, amie de Megan, Serdaigle
Sullivan Howles : 17 ans, grand frère de Gwen, Siboulo dit Sib, Capitaine de quidditch et Gardien, Gryffondor
Finn Keegan : 17 ans, meilleur ami de Sully, Surnom : Flobster dit Flob, Gryffondor
Lewis Page : 17 ans, ami de Sully, Surnom : Lorby dit Lo,Gryffondor
Elliot Fawkes : 17 ans, ami de Sully, Surnom : Erbi, Gryffondor
Charles Dwight : 17 ans, ami de Sully, Surnom : Cubber, Gryffondor
Chapitre 22



Encore un ! Ce n’était pas possible ! Elle n’était pourtant pas folle. Olga Ence était pourtant persuadée qu’elle l’avait vu la veille. Pourtant, Métamorphoses de grande envergure avait bel et bien disparu. Et ça ne lui disait rien qui vaille. Deux jours auparavant, elle avait retrouvé un autre manuel de métamorphose « disparu » depuis presque un mois et voilà que de nouveau des livres disparaissaient. Ça ne lui plaisait vraiment pas.
Evidemment, c’était déjà arrivé qu’un élève emporte un livre par mégarde, mais jamais que tous les livres « disparut » appartiennent à la même matière.


- Olga, j’aurais besoin de consulter la réserve.


La bibliothécaire sursauta. Florence Grotway, la professeure de Défense contre les forces du mal se tenait derrière elle.


- Florence ! Tu m’as fait peur. Tiens, voilà les clés.


Olga la regarda s’éloigner avant de retourner faire son inventaire. Elle avait mis en place un sort de visionnage pour voir quels étaient les élèves qui étaient passé dans ce secteur et qui avait pu avoir un comportement étrange, mais elle n’avait rien trouvé de suspect. Celui qui prenait ses précieux livres était suffisamment doué en magie pour ne pas se faire prendre. Il devait probablement utiliser des sorts d’invisibilités. Si ça continuait comme ça, elle allait devoir fouiller tous les élèves avant qu’ils ne sortent de la bibliothèque. En tout cas, elle ne laisserait plus aucun livre disparaitre. Quitte à fermer son antre jusqu’à ce que le coupable lui rende tous les ouvrages !
Voyant sa collègue revenir, Olga décida de la tenir au courant.


- Florence, est-ce que tu pourrais dire à Neville que des livres de métamorphose ont encore disparu. Je pense sincèrement que quelque chose se prépare.


La professeure de Défense contre les Forces du Mal paru soucieuse.


- Je transmettrais. Est-ce que tu pourrais me faire une liste des livres qui ont disparu ? Je demanderai à Blaire si elle arrive à établir un lien entre les ouvrages.


Olga du se retenir de se gifler. Elle aurait dû commencer par demander à Blaire Shephers, la professeure de Métamophose. C’était pourtant la personne la plus à même de découvrir ce que pouvait trafiquer son voleur de livre.


- Oui bien sûr. Merci, Florence.


Il fallait résoudre cette affaire au plus vite, parce que vu comme cela se présentait, Olga en était sûr, quelqu’un était sur le point de commettre un acte dangereux, voir de faire une grosse bêtise. Et c’était aux enseignants de Poudlard de faire en sorte que cela soit évité.










Olivia avait encore dix minutes de retard. Ça faisait déjà quelques jours qu’elle trouvait toutes sortes d’excuses pour les laisser et arrivait toujours en retard. C’était vraiment louche. Megan échangea un regard interrogateur avec Juliet, mais aucune des deux n’avaient de réponse à l’absence de leur amie. Elles allaient l’attendre encore cinq minutes et si elle n’arrivait pas, les deux Serdaigles iraient dans leur dortoir. Octobre pointait son nez et la nuit tombait très rapidement. Les trois jeunes filles avaient prévu de passer la soirée à faire des tests, à manger des bonbons et à raconter des ragots, mais si Olivia n’arrivait pas, Juliet et Meg commenceraient sans elle.


- Tu crois qu’elle fait quoi ?


Meg soupira en haussant les épaules.


- Peut-être qu’elle voit un garçon.


Juliet ouvrit de grands yeux. La jeune fille était beaucoup trop timide pour oser parler aux garçons. Déjà qu’elle devenait toujours rouge pivoine dès que les cousins de Meg venaient la voir, alors qu’elle ne parlait même pas avec eux.


- Ferme la bouche, Ju, ou tu vas gober des lutins de Cornouaille.

- Je n’ai pas l’air si ébahie que ça !


Vexée, la jeune fille s’enfonça dans le canapé de la Salle Commune et refusa de regarder Meg de nouveau. Celle-ci soupira de nouveau, habituée aux bouderies de son amie. Elle regarda de nouveau l’heure et décida qu’elles avaient assez attendu.


- Je monte. Olive nous rejoindra quand elle aura fini ce qu’elle faisait.


Juliet hésita un instant entre continuer de bouder et laisser Meg monter seule ou bien se lever et la rejoindre. Finalement, elle décida de suivre son amie. Elles s’installèrent en silence sur leurs lits.


- On fait quand même notre soirée ?


Megan ne répondit pas. Elle était déçue par son amie. Olive s’était toujours confié pour le moindre problème, que ce soit un devoir oublié, un problème de famille ou un problème de fille. Alors pourquoi cette fois-ci faisait-elle tant de cachoterie ? Ça lui donnait envie d’annuler leur soirée et de se coucher. Surtout que le lendemain, elles avaient quand même des cours !


- Si elle n’est pas arrivée à 21h30, on annule.

- Mais c’est dans cinq minutes !

- Et on devait commencer à 21h. Tant pis pour elle.


Juliet vint se mettre sur le lit de Meg pour lui faire face.


- Pourquoi elle nous cache quelque chose ? Tu crois qu’elle ne nous fait plus confiance ?


Megan ne sut que répondre et se contenta d’hausser les épaules. Elle savait que le meilleur moyen de savoir ce que faisait Olivia était de demander à Hayden et Ruben de la suivre, mais elle ne voulait pas trahir son amie de cette façon. Olive devait leur dire d’elle-même ce qu’elle manigançait. Lorsque Meg regarda de nouveau l’horloge, il était la demie passé. Avec un petit pincement au cœur, elle attrapa son pyjama et parti se changer dans la salle de bain. Au moment où elle en sortait, Olivia rentra précipitamment dans leur doryoir.


- Désolé les filles, j’ai dû … euh en fait … il y avait une urgence et …

- Te fatigue pas, Olive, de toute façon, je suis fatiguée. Je vais me coucher. A demain.


Elle tira le rideau de son lit sur le visage déconfit de sa meilleure amie en sentant une boule obstruer sa gorge. Pourquoi devait-elle en arriver là ? Pourquoi elle ne leur faisait plus confiance ? Et pourquoi Meg n’arrivait pas à s’interdire totalement la possibilité de demander de l’aide à ses cousins ?










Quincy préparait un chocolat chaud avec satisfaction. Les maîtres avaient été satisfaits des gâteaux qu’il leur avait apportés. Le petit groupe qui comprenait Mr Howles, Mr Keegan, Mr Page, Mr Dwight et Mr Fawkes venait régulièrement et c’était toujours un honneur pour Quincy de les servir. Se dire que de tels sorciers lui faisaient confiance était merveilleux pour le petit elfe de maison qu’il était.

Les maitres avaient d’ailleurs demandé à Quincy de leur préparer de la Bière-au-Beurre et du Whisky-Pur-Feu pour le vendredi, car ils comptaient, si Quincy avait bien compris, faire une petite soirée avec la sœur de Mr Howles, la gentille Miss Howles et ses amies, Miss Pettyjohn et Miss Lupin. Quincy était ravi que les maitres puissent s’amuser. Surtout qu’ils paraissaient fatigués. Mr Howles lui avait expliqué, après que Quincy ait tenté de se jeter dans le feu de la cuisine pour se punir d’avoir posé une question si indiscrète, que c’était à cause des ASPICs, les examens qu’ils devaient passer à la fin de l’année, pour lesquels les professeurs les entrainaient pendant des mois, et à cause desquels ils étaient surchargés de travail. Alors pour leur remonter le moral, Quincy avait décidé qu’en plus des bouteilles de Bière-au-Beurre et du Whisky-Pur-Feu, il allait leur faire un bon gâteau au chocolat. Ça devrait leur redonner le moral. Parce que comme le disait toujours Miss Lupin, il n’y avait rien de mieux que le chocolat pour la santé !
End Notes:
Et voila !!! J'espère que vous avez apprécié !!! N'hésitez pas à laisser une review !!
Chapitre 23 by Kiara Coper
Author's Notes:
Me revoila !!! Désolé pour l'attente !!! J'espère que la suite vous plaira !! Merci à Rosalie24 pour sa review !!!

Petit rappel Des personnages présents :
Embry Malfoy : 13 ans, fils de Rose et Scorp, Serpentard
Colin Hurry : 13 ans, meilleur ami d’Embry, Serpentard
Lenny Leroy : 14 ans, Serpentard
Hayden Potter : 14 ans, fils de James et Alice, Gryffondor
Ruben Lupin : 14 ans, fils de Teddy et Victoire, Gryffondor
Harmony Hamilton : 16 ans, amie d’Elyna, Serdaigle
Eric Green : 16 ans, ami de Ioan, Serdaigle
Elyna Macquarie : 16 ans, amie de Ioan, Serdaigle
Chapitre 23



Embry soupira en suivant ses cousins. Hayden avait décrété qu’il devait les aider, puisque leur « vitime » était à Serpentard. Tout ça parce que Lenny Leroy avait eu le malheur de se moquer de Ruben et son incapacité à se transformer comme sa sœur. Certes ce n’était pas sympa de sa part et Embry était le premier à défendre son cousin sur ce genre d’attaque, sachant à quel point ça le touchait. Mais Hayden ne s’était pas contenté de venger Ruben (après que celui-ci ait foutu son poing dans la tronche de Leroy), il avait décidé de lui pourrir la vie. Lenny Leeroy essuyait depuis quelques jours tous les produits de Weasley Farces pour sorciers facétieux. Après avoir changé de couleur de cheveux, d’avoir vu sa peau se recouvrir d’écailles à des endroits dérangeants, de s’être trouvé malade comme un chien, Hayden avait trouvé qu’il avait été assez puni. Enfin presque. Il les avait entrainé dans une dernière expédition dans l’antre des Serpentards (raison de la présence d’Embry), pour jouer un dernier tour, et pas des moindres, à ce pauvre Leeroy. Embry avait presque pitié du pauvre garçon.


- Vas-y, ouvre la porte, demanda le jeune Potter.


Embry leva les yeux au ciel et marmonna le mot de passe, permettant ainsi à ses cousins de rentrer dans la Salle Commune sous forme désillusionnée pour ne pas être vus. Ils le suivirent jusqu’au dortoir d’Embry où ils purent réapparaitre de nouveau.


- Bon, maintenant, vous êtes là, alors débrouillez-vous sans moi. Personnellement, je pense qu’il a été assez puni. Alors faites ce que vous voulez mais je ne vous suivrais pas. Je serais dans la Salle Commune, vous n’aurez qu’à me taper sur l’épaule pour ressortir. Ça vous va ?


Le sourire diabolique d’Hayden répondit pour eux. Ruben le suivait pour faire bonne mesure, mais ça faisait longtemps qu’il se sentait venger dans cette affaire. Seulement, accompagner Hayden, c’était s’assurer qu’il ne fasse pas d’autres bêtises, pire que celles qu’il faisait déjà.


- Très bien, à toute !


Embry redescendit et s’assit à côté de son ami, Colin. Ce dernier contemplait le bandage qu’il avait à la main. Il avait réussi à se faire mordre par une plante dangereuse hors du cours de botanique. Le jeune Serpentard sourit. Si Ruben avait Hayden qui lui permettait de ne jamais s’ennuyer, lui avait Colin. C’était une forme de non-ennuie différente, puisque contrairement à son cousin, son meilleur ami ne cherchait pas tous les problèmes qui lui tombaient dessus. C’était juste comme ça, un point c’est tout. Colin Hurry était un aimant à problème.


- Alors ?

- Ils sont là.


Colin sourit. Il aimait bien les cousins d’Embry, parce qu’ils mettaient l’ambiance et détournaient l’attention de lui. Et ne pas voir tout le monde soupirer parce qu’il s’était encore cassé la figure le soulageait.


- Qu’est-ce qu’ils ont préparé cette fois ?


Embry ricana. Il devait admettre que les idées d’Hayden étaient quand même assez « magique », si on pouvait dire.


- Tu verras bien assez tôt.


Il sentit soudain une main sur son épaule.


- Faut que je te laisse Col !


Son ami comprit immédiatement et murmura un « Salut Hayd, Salut Rub ! », avant qu’Embry ne se lève et se dirige vers la sortie. La porte s’ouvrit et les deux garçons purent se rendre visible. Hayden tapota le dos de son cousin pour le remercier tandis que Ruben lui sourit.


- Alors c’est bon, c’est fait ?

- Nan, pas encore, mais ça ne devrait plus tarder. On a laissé le verre en évidence, vu qu’il n’arrête pas de boire à cause des Langue-brulé. Tu devrais y retourner, le spectacle va commencer. J’ai vu qu’il remontait dans son dortoir.


Embry acquiesça et reparti rejoindre son ami en se disant qu’il avait hâte d’apprendre lui aussi à se désillusionner au cours de l’année. C’était dans ces moments-là qu’il se rappelait que ses cousins étaient plus âgés.

Il eut à peine le temps de reprendre place près de Colin, qui se frottait les mains d’avance, qu’un cri déchirant résonna à travers toute la Salle Commune et les dortoirs. Lenny Leeroy arriva en hurlant dans le salon, terrorisé.


- Calme toi, Lenny, qu’est-ce qu’il y a ? demanda un de ses amis.


L’hilarité des deux troisièmes années se rependit lorsque Lenny répondit.


- J’ai des seins !










Harmony Hamilton était furieuse. Ça n’allait pas se passer comme ça. Elle était peut-être considérée comme une fille calme et réfléchie, mais dès qu’on touchait à sa famille, c’était impossible qu’on s’en sorte sans rien. Elle déboula dans la Salle Commune des Serdaigles comme un centaure en pleine chasse en cherchant l’objet de son courroux du regard. Il n’était pas avec Elyna, puisque la jeune fille était en pleine discussion avec Phryne, mais elle l’aperçu dans un canapé avec Ioan et Nils. Elle ne fit pas attention au regard étonnée de ses deux amies et fonça sur sa proie.


- Green ! Faut que je te parle !


Les Serdaigles autour d’elle commencèrent à la regarder, peu habitué qu’elle fasse des éclats, mais Harmony ne s’en souciait pas. Eric la dévisagea, surpris avant de se renfrogner. A côté de lui, Ioan posa une main rassurante sur son épaule, serein.


- Quoi, qu’est-ce qu’il y a ?


La jeune fille serra ses poings pour ne pas exploser devant tout le monde.


-Suis-moi, c’est tout.


Comme il ne se levait pas, elle commença à s’avancer pour le trainer avec elle quand une main lui agrippa l’épaule. Elyna la regardait, inquiète. Voir deux de ses meilleurs amis se prendre la tête ne l’amusait pas beaucoup.


-Mony, qu’est-ce qu’il se passe ?


S’en fut trop pour Harmony qui oublia qu’elle n’aimait pas se donner en spectacle et qui ne voulait qu’une chose, que sa petite sœur soit venger.


- Il y a que son trou duc de petit frère a insulté, giflé et lancé un sort à ma merveilleuse petite sœur. Et s’il ne va pas faire quelque chose, c’est moi qui réduis ce gamin en pâté pour dragon.


Eric ne douta pas de sa sincérité. Elle savait qu’il la prenait au sérieux, et même qu’il se méfiait un peu d’elle, probablement à cause de la gueulante qu’elle avait poussé après une dispute entre lui et Elyna. Harmony n’avait pas supporté de retrouver sa meilleure amie en pleur et elle avait expliqué sa façon de penser au garçon qui n’avait pas beaucoup apprécié. S’ils restaient cordiaux, ils n’étaient pas amis et ne cherchaient pas à l’être.


- Calme-toi, Hamilton et explique-moi.

- Keren est venue me trouver alors qu’elle était en train de pleurer. Ton Serpentard de frère et elle se seraient disputé pendant un cours et il l’aurait insulté à ce moment-là, puis giflé. Il s’est fait coller, et comme il n’était pas content, il l’a attendu à la fin du cours pour lui jeter un Croque cheville. Elle s’est presque pétée le nez à cause de lui. Alors si tu ne veux pas que j’aille le trouver que je le découpe en morceau pour l’éparpiller dans tout le château, il a intérêt à s’excuser auprès de Keren.


Devant l’air déchainé de la jeune fille, Eric leva les mains, comme si ça allait la calmer.


- Ecoute, je vais m’en charger, je te promets que ce petit imbécile va s’excuser. Mais ne m’agresse pas comme ça, j’ai pas décidé d’avoir un abruti pareil comme frère. C’est pas ma faute s’il est comme ça.

- Il ferait mieux de prendre exemple que ta sœur plutôt que sur toi.


La mâchoire d’Eric se contracta et Harmony se dit qu’elle était peut être allé trop loin, sachant à quel point l’aîné des Green avait des rapports conflictuels avec son frère alors que sa petite sœur, à Gryffondore en Première année arrivait à adoucir ses deux grands frères à l’aide d’un sourire seulement.


- Travis ne me ressemble en rien, ok ! C’est juste un petit crétin qui ne sait pas se calmer. Il va s’excuser, c’est tout ce que tu as besoin de savoir.


Et sans plus attendre, il sortit de la Salle Commune. Les regards que lui adressèrent Elyna et Phryne auraient presque pu la faire culpabilisé. Mais au moins, elle avait ce qu’elle voulait et sa colère commençait à retomber. Elle ne s’excuserait de son comportement auprès d’Eric que lorsque Travis aurait demandé pardon à Keren, pas avant.
End Notes:
Et voila !! J'espère que ça vous a plus !!! Une petite review pour me le dire ??? Bonne semaine et à bientôt !!
Chapitre 24 by Kiara Coper
Author's Notes:
Coucou !! Me revoila !!! Cette fois, on retrouve nos Gryffondors préférés !! Merci à Rosalie24 pour sa review !!!

Petit rappel Des personnages présents :
Sullivan Howles : 17 ans, grand frère de Gwen, Siboulo dit Sib, Capitaine de quidditch et Gardien, Gryffondor
Finn Keegan : 17 ans, meilleur ami de Sully, Flobster dit Flob, Gryffondor
Lewis Page : 17 ans, ami de Sully, Lorby dit Lo, bordélique et aime les paris, Gryffondor
Elliot Fawkes : 17 ans, ami de Sully, Erbi, le plus sérieux de la bande, un peu cassant Poursuiveur, Gryffondor
Charles Dwight : 17 ans, ami de Sully, Cubber, gai luron, Gryffondor
Lynn Pettyjohn : 16 ans, fille de moldus, meilleure amie de Gwen et Cora, Gryffonfor
Gwendolyn Howles : 16 ans, meilleure amie de Lynn et Cora, Gryffondor
Cora Lupin : 16 ans, fille de Teddy et Victoire amie de Lynn, Gryffondor
Dodge : elfe de maison
Chapitre 24



Sully stressait un peu. Bon, ce n’était pas tant qu’il stressait, c’était plutôt qu’il n’était pas très à l’aise. Ça allait être la première soirée qu’il allait passer « comme au bon vieux temps » avec Lynn et il n’était pas totalement sur de son déroulement. Evidemment, il y aurait sa sœur, et Gwen avait toujours su gérer les situations compliquées. Malgré tout, il redoutait ce moment, parce qu’il savait que plus rien n’était pareil. Il ne savait plus comment se comporter avec elle. Lorsqu’il essayait de prendre de la distance pour lui permettre de « guérir », il avait l’impression de la poignarder dans le cœur, vu la façon dont elle le regardait lorsque leurs yeux se croisaient. Et lorsqu’il s’inquiétait pour elle, Lynn l’envoyait balader. Il redoutait cette soirée mais il ne pouvait pas l’annuler. Ses amis n’auraient pas compris, puisqu’il ne leur avait rien dit. Et puis ils aimaient les moments passés avec Gwen et ses amies.

Cette année, ils avaient décidé de ne plus faire leurs petites soirées dans la Salle Commune mais de se poser dans la Salle des Préfets en chef. Evidemment, Sully avait une chambre à part, tout comme Savannah Abercrombie, la Préfète en chef Poufsouffle. Sully s’entendait bien avec elle et elle avait promis de dormir dans son dortoir cette nuit-là pour ne pas les déranger.
Le jeune Howles avait donné le mot de passe à ses amis, leur proposant d’y amener sa sœur, Cora et Lynn dès qu’ils les croiseraient, pendant qu’il allait chercher tout ce qu’ils avaient commandé à Quincy, l’elfe de maison. Ça lui permettait d’éviter l’arrivée de Lynn et de se contenter d’un bonjour général aux filles lorsqu’il rentrerait dans la Salle.

Armé des bouteilles d’alcool, il fit son entrée triomphante auprès des autres en agitant le Whisky-Pur-Feu.


- Et c’est qui le meilleur ?


Finn lui arracha les bouteilles des mains pour les poser sur la petite table du Salon. La pièce n’était pas très grande, qu’une vingtaine de m². Elle était cependant chaleureuse, avec une petite cheminée, un canapé, un siège qu’ils avaient dupliqué, et une table basse. Il y avait quelques tableaux mais leurs occupants, se doutant que la fête risquait de durer longtemps, avaient mis les voiles.


- Sib, dis-moi que t’as prévu de la bouffe aussi !


Sully leva les yeux en regardant son ami Lewis. Il se retint de lui jeter son sac dessus et secoua la tête.


- Tu me prends pour qui, Lorby ! Evidemment que j’y ai pensé !


Le jeune homme prit place dans le canapé, entre Gwen et Elliot. Finn avait pris possession du fauteuil, de même que Cora et Charlie, laissant à Lynn et Lewis l’immense bonheur de s’assoir par terre sur un coussin.


- Prêt les amis ?


Elliot démarrait les hostilités. Lorsque c’était lui qui prenait en main la soirée, Sully pouvait être certain que l’un d’entre eux allait se retrouver à cracher ses plus sombres secrets. Il espérait seulement que ça ne tomberait pas sur Lynn ou lui. Il aurait mieux valu que Finn se charge de la soirée, en posant ses questions débile sur ce qu’ils auraient fait s’ils avaient été un papillon ou un dragon. Enfin, Sully pouvait bien se moquer de lui, il adorait les stupidités de son ami et se marrait toujours autant lorsqu’il devait y répondre.


- Qui ne dit mot consent. Très bien, attaquons.


Avec l’aide de Charlie, il entreprit de remplir les verres des uns et des autres de Bière-au-Beurre (autant commencer doucement). Lewis et Finn se chargèrent de les distribuer et une fois que ce fut fait, Elliot reprit avec un sourire sadique.


- Très bien, par qui commençons-nous ? Gwen ! A toi d’ouvrir le bal.


Sa sœur soupira et bu une gorgée avant de regarder le grand brun.


- Va-y, je suis prête.

- Comme on ne vous a pas beaucoup vu ces derniers temps, il va falloir rattraper tout ce qu’on n’a pas pu se dire ! Et je crois me souvenir d’une certaine soirée ou vous nous avez bien fait chier toutes les trois.


Sully senti les trois filles se tendre sans pour autant perdre leur sourire. Il croisa le regard de Lynn, avant qu’elle ne détourne les yeux et ne tente de sourire sans succès. Un voile de tristesse le prit aux tripes et il aurait voulu pouvoir tous effacer. Les sentiments de Lynn, les siens qui se retrouvaient perturbés, ce fameux moment après la séance de cinéma, cette fameuse soirée où elle avait dû l’attendre pour qu’il puisse gentiment lui foutre un râteau.


- Ahah, je vois à ton air gêné que tu t’en souviens. Alors qu’est-ce qui vous a poussé à boire comme ça sans nous ?


Il y eu un petit silence, et même si Sully comme Lynn et Cora savaient que la jeune fille ne trahirait pas le secret, tous angoissait de ce mauvais pas duquel elle devait se sortir.


- Ce qui nous a poussé à boire ? Bah disons que je me suis prise un râteau alors j’ai voulu oublier.


Elliot ne fut pas le seul à ouvrir grand la bouche et à se sentir mal. Mais Gwen se mis à rire et l’atmosphère se détendit instantanément.


-Mais nan, c’est juste parce que comme vous, on n’avait pas eu l’occasion de fêter dignement nos retrouvailles et on a un peu picolé. Et quand on a eu un petit creux, on est descendu à la cuisine où un des elfes a eu la gentillesse de nous servir un baba-au-rhum ce qui n’a rien arrangé.


Sully ne put qu’admirer l’habilité de sa sœur à mentir et à se tirer de ce mauvais pas. Il sentait presque le soulagement de Lynn tellement c’était palpable.


-Très bien. A ton tour alors.


Le sourire qui s’étendit sur les lèvres de Gwen ne présageait rien de bon.


-Parfait. Lewis, qu’est-ce que tu faisais en caleçon Bobo le dragon dans le couloir le week-end dernier ?


Le pauvre garçon devint tout rouge. Il poussa Charlie qui ricanait comme un goret, le faisant tomber du fauteuil.


-Ta gueule Cubber ! C’est de ta faute. J’ai parié avec Cubber que j’aurais une meilleure note que lui au devoir de métamophose. Et j’ai perdu. Il n’y a rien à rajouter. D’ailleurs t’étais obligé de te lever tôt ce matin-là, toi ?


Lewis regarda Gwen d’un air faussement accusateur. Celle-ci ricana et se prit un coussin dans la figure. Souriant, Sully commença à se détendre. Tout allait bien se passer, ils allaient s’amuser et c’était le plus important.


- Bon, c’est mon tour. Lynn, comment as-tu fais pour disparaitre quand on vous cherchait dans le couloir ?


Sully se crispa légèrement. Il n’avait pas pu avoir sa réponse lorsqu’il avait demandé, ce matin-là. Et il n’avait pas osé redemander. Il s’autorisa à regarder Lynn de nouveau et cette fois-ci, lorsqu’elle croisa son regard, elle le soutint un moment. Enfin, alors que tout le monde la regardait dans l’attente de sa réponse, Lynn eut un petit sourire.


- C’est une bonne question. Tu sais, je ne me souviens plus bien de cette soirée, et …

- C’est ça, allez, Lynnotte, répond !


La jeune fille se raidit en entendant ce surnom dans la bouche de Charlie, avant de se décider à abdiquer et tout révéler.


- En fait, je suis tombée sur une salle magique. Je sais, ça parait débile dit comme ça, mais je voulais juste un endroit où me cacher et cette salle est apparue. J’ai fait des recherches à la bibliothèque et il y a quelques salles comme ça qui apparaissent magiquement, comme la Salle-sur-Demande. Mais je ne crois pas que c’était cette salle-là.


Comme il la connaissait bien, Sully compris que Lynn cachait quelque chose à propos de cette salle. Et vu la tête de sa sœur, elle était au courant.


- Bon, c’est mon tour. Finn, dis-moi, j’ai entendu dire que …


Sully se doutait que Lynn n’allait pas l’interroger lui. C’était normal, et d’un certain côté ça le soulageait. Mais il vit nettement la surprise de son meilleur ami, qui s’attendait aux éternels échanges de piques entre Lynn et lui. Et il espéra que Flob aurait trop bu pour se rappeler de quoi que ce soit le lendemain matin, parce que sinon, il était bon pour des questions légèrement gênantes.










Dodge n’était pas surpris de voir les maîtres encore dans le Salon des préfets en chefs. Quincy l’avait prévenu que les maîtres voulaient faire la fête. Contrairement à Quincy, Dodge ne parlait que peu avec les maîtres, mais ça ne l’empêchait pas de les apprécier. Les maîtres étaient toujours respectueux envers lui et les autres elfes de maisons.

Il s’avança doucement entre les jeunes gens endormis. D’un claquement de doigt, il fit disparaitre les cadavres de bouteilles. Il remit aussi en place un des tableaux qui était tombé par terre et s’approcha de la table oú trainait de la nourriture. Alors qu’il passait à côté d’une des maîtresses, celle-ci remua. Dodge s’arrêta immédiatement, prêt à disparaitre. C’était cependant une fausse alerte et il put se remettre à ranger et nettoyer la salle. Il commença à trier la nourriture déjà entamé de celle encore mangeable.


- Désolé, on n’a pas rangé.


Dodge sursauta et se retourna pour voir la jeune maîtresse qui avait bougé quelques secondes avant, assise à se frotter les yeux.


- Dodge est désolé d’avoir réveillé la petite Miss. Dodge ne voulait pas …

- Et Dodge ne l’a pas fait. Je me suis réveillée toute seule.


La panique qui envahissait Dodge reflua. Le sourire que lui adressa la jeune fille le rassura et il attendit, incertain de ce qui allait suivre. Il n’avait jamais vraiment parlé à des maîtres. Il était né à Poudlard et n’avait jamais été un grand bavard donc, à part à ses amis elfes, il ne parlait pas beaucoup.


- Je sais que tu risques de ne pas vouloir, mais je propose quand même. Est-ce que tu veux de l’aide, Dodge ?


Le pauvre elfe ouvrit de grands yeux.


- Certainement pas, Miss. Dodge fait son travail, Miss n’a pas à faire le travail de Dodge.


Cependant, rien qu’elle le lui ait proposé fit naitre en Dodge un sentiment de reconnaissance.


- Très bien. Je ne vais pas t’aider, dans ce cas. Je vais juste ramasser mes affaires.


Et la jeune Miss se mit à prendre les pulls et couvertures qui trainaient par terre pour les poser sur la table et couvrir les dormeurs pour qu’ils ne prennent pas froids. Alors que Dodge ramassait quelques débris de verres et les faisaient disparaitre, il vit du coin de l’œil que la petite Miss en faisait de même. Lorsqu’ils eurent terminé de ranger, Dodge se rapprocha de la jeune maîtresse.


- Dodge pense que ce n’étaient pas que vos affaires, Miss.


La jeune fille sourit, espiègle.


- Dodge a bien raison.

- Est-ce que Dodge peut faire quelque chose pour aider la petite Miss, en remerciement ?


Elle regarda pensivement les autres jeunes maîtres endormis s’arrêtant particulièrement sur deux d’entre eux.


- Non, à part si Dodge sait remonter le temps ou effacer des souvenirs.


Dodge la regarda, dépité et désespéré. Ce n’était absolument pas dans ses cordes. Il en était incapable. Voyant la tête qu’il faisait, la jeune Miss intervint.


- Je rigole Dodge. En remerciement, viens me dire bonjour quand je passe dans la cuisine, ça me fera plaisir de te voir et de parler avec toi.


Dodge rougit de plaisir. Cette petite maîtresse était décidemment bien gentille.


- C’est entendu. Est-ce que Dodge peut demander le nom de la petite Maîtresse ?


Elle sourit, se pencha vers lui et lui tendit la main en remettant de l’autre une mèche de cheveux qui tombait devant ses yeux.


-Je m’appelle Gwendolyn, mais tu peux m’appeler Gwen. Et je suis ravie de faire ta connaissance.


Le plaisir était plus que partager. En revenant à la cuisine, Dodge fut ravi de pouvoir dire qu’il avait pour amie une petite maîtresse.
End Notes:
Et voila !!! j'espère que ça vous a plu, n'hésitez pas à laisser une review pour dire ce que vous en pensez !!!
Chapitre 25 by Kiara Coper
Author's Notes:
Coucou !!! Désolé pour le retard, j'espère que vous serez content de retrouver nos amis !!!
Merci à Rosalie24 pour sa review !!! Bonne lecture à tous

Petit rappel Des personnages présents :
Juliet Abberline : 13 ans, amie de Megan, Serdaigle
Megan Potter : 13 ans, fille d'Albus et Jamie, Serdaigle
Olivia Proulx : 13 ans, amie de Megan, Poursuiveuse, Serdaigle
Ruben Lupin : 14 ans, fils de Teddy et victoire, Batteur, Gryffondor
Marlee Sherfield : 15 ans, Poursuiveuse, Poufsouffle
Andrew Jugson : 15 ans, Poufsouffle
Edward Winchester : 16 ans, Ned, Capitaine de quidditch, Poursuiveur, Poufsouffle
Chapitre 25



Juliet ne savait pas quoi faire. Meg en voulait à Olivia et elle se trouvait coincée entre les deux. Bon, Meg étant trop gentille pour s’énerver vraiment contre leur amie, elle continuait à lui parler, mais la tension entre elles deux était palpable. Juliet la connaissait assez pour savoir que Meg voulait comprendre ce que faisait Olive pour rentrer aussi tard sans rien dire aux autres. Et qu’elle le voulait désespérément. Juliet avait bien compris ce que signifiaient ses coups d’œil vers ses cousins. Mais Meg aimait trop Olivia pour lui faire ça, même si elle risquait de craquer à un moment. Elle de son côté, ce qui l’attristait c’était que son amie ne leur fasse pas assez confiance pour leur dire quel était le problème.

C’était donc pour Meg qu’elle faisait ça. Et Meg avait intérêt à la remercier parce que ça lui foutait la trouille. Elle avait une peur bleu des garçons et n’arrivait jamais à leur adresser la parole en ayant l’air d’avoir un cerveau. Généralement, elle se mettait à bégayer ou elle s’évanouissait. C’était un peu compliqué pour pouvoir avoir une conversation, du coup elle préférait éviter clairement ces êtres étranges pour rester qu’avec ses copines. Malheureusement, c’était un cas de force majeur.


- Excuse …se-moi, est ce … ce … ce que je peux t…te parl … parler ?


Lorsque le garçon se retourna vers elle, elle vira rouge tomate. Est-ce qu’elle ne pouvait pas s’évanouir finalement ? Comme ça elle évitait une conversation dur et difficile et incompréhensible et puis surtout hyper gênante. Le garçon lui sourit et elle crut qu’elle allait se liquéfier.


- Oui ? Tu veux me parler ? Tu es l’amie de Meg, Juliet, c’est ça ?


Elle ne pu qu’acquiescer et aucun mot ne sorti de sa bouche. Par merlin ! Elle était venu pour lui parler, pas pour ressembler à un poisson rouge ! Et en plus, elle avait eu l’intelligence de venir voir Ruben et non Hayden, qui était décidément beaucoup trop énergique pour elle.


- Qu’est-ce que tu veux me dire ?


Et le voila qui articulait comme si elle était une demeurée. Elle était juste d’une timidité maladive, pas débile !


- Je … en fait, Meg … elle … et Olive rentre … rentre très ta… tard alors elle se demande … mais il ne faut pas … pas la suivre.


Ruben la regarda, légèrement déstabilisé, et elle se dit que là, elle ne passait pas pour une demeurée mais elle l’était devenue. Par le string de Morgan, même elle, elle ne la comprenait pas, sa phrase !


- Euh, est-ce que tu peux répéter ?


Elle rougit encore plus et se demanda s’il était possible d’avoir encore plus honte. Elle eut un haut-le-cœur et compris que dans la vie, on peut toujours faire pire. Il ne fallait pas qu’elle vomisse. Elle se figea d’horreur en suppliant que son estomac tienne le coup.


- Notre am … mie Olive est bizarre ces … ces … ces derniers temps, et Meg veut … veut savoir ce qu’elle a. Mais elle ne veut pas … pas … pas faire appel à vous pour la suivre … parce … ce que ça ne serait pas bien vis-à-vis-à-vis d’Olivia, alors … lors est-ce que si jamais elle vient… vient vous voir pour demander à ce que … que vous suiviez Olive vous pouvez refuser ?


Elle poussa un soupir de soulagement en voyant qu’elle avait enfin réussi à aller jusqu’au bout de sa question. Le Gryffondor resta un moment sans rien dire, en pleine reflexion, et Juliet eut peur qu’il n’ait toujours compris.


-Donc, ce que tu veux me dire c’est que votre amie vous cache quelque chose et que Meg veut qu’elle vous le dise sans avoir à faire appel à nous pour le découvrir mais qu’elle risque de craquer à un moment et donc, à ce moment-là, il faudra lui dire que nous ne pouvons pas suivre son … pardon, votre amie pour elle, c’est ça ?


Les yeux de Juliette s’illuminèrent et elle en oublia presque qu’elle avait peur des garçons.


-Oui c’est ç…ça !


Le garçon lui sourit gentiment et le cœur de Juliet fit trois tours dans sa poitrine. Il fallait vraiment qu’elle arrive à guérir cette timidité qui la rendait malade dès qu’elle était trop longtemps près de l’un d’entre eux.


- D’accord, je dirais à Hayden de refuser. C’est gentil de ta part de t’inquiéter, Juliet.


La pauvre fille ne put qu’acquiescer avant de s’enfuir en courant. Bon sang qu’est-ce qu’elle était gourde quand même. Mais au moins, Ruben ne s’était pas moqué. Il avait dû la prendre pour une folle mais il ne s’était pas moqué devant elle. Et puis, elle avait quand même réussi à parler avec le cousin de son amie au moins cinq minutes. C’était énorme. Et malgré tout, Juliet était quand même un peu fière d’elle. Quel dommage qu’elle ne puisse en parler à aucune de ses amies.



OoOoOoO




Drew était tout simplement insupportable ! Pourquoi fallait-il qu’il soit dans la même maison qu’elle ? C’était déjà suffisamment horripilant qu’il soit le fils des meilleurs amis de ses parents et qu’elle soit obligé de le cotoyer pendant les vacances d’été. N’aurait-elle pas pu simplement le voir de loin et non pas devoir le surveiller à chaque instant ?


- Mar, arrête ton chars et ramène-toi.


Marlee bouillonnait. Elle ne supportait pas qu’il lui donne des ordres comme si c’était normal, elle ne tolérait pas sa nonchalance. Et pourtant…


- Espèce de Troll !


Elle balança son sac et s’assis à côté de lui. Le cours de Sortillège commençait mal. Déjà que ce n’était pas sa matière préférée…


- Cache ta joie, Marlee !

- Crétin. La prochaine fois, contente toi de t’assoire avec tes amis et de me laisser avec les miennes.


Le jeune homme balaya l’argument du plat de sa main. Il sortit ses affaires et attendit qu’elle en face de même.


- Je peux regarder tes réponses ? Je ne suis pas sûr de l’effet d’un aguamenti sur les phénix. T’as mis quoi toi ?


Marlee leva les yeux au ciel et poussa sa copie vers lui. Et au sourire qu’il fit, elle comprit que ce n’était pas qu’une petite question pour laquelle il n’était pas sûr. Il avait du « oublier » de faire une partie de son devoir. C’était d’ailleurs probablement la raison pour laquelle il avait voulu qu’elle se mette à côté de lui. C’était toujours comme ça avec Andrew. Il se permettait toute sorte de chose avec elle sous prétexte qu’ils se connaissaient depuis qu’ils étaient tout bébé. Certains les vannaient en les traitants de vieux couples lors de leurs disputes, d’autres disaient qu’ils ressemblaient à un frère et une sœur en perpétuel compétition. Pourtant, quel que soit le nombre de fois où ils se criaient dessus, ils étaient toujours prêts à s’entraider.


- Tu ne trouves pas que Ned est bizarre en ce moment ?


Marlee se retourna vers Drew, surprise. D’habitude, il se contentait de recopier et ne s’occupait de rien d’autre. Ceci dit, elle était d’accord avec lui.


- On dirait qu’il prépare quelque chose, renchérit le jeune homme. Il est tout souvent fourré à la bibliothèque, et la dernière fois, je le cherchais pour lui parler d’une tactique de Quidditch, et il a été impossible à trouver. Même Cédric ne savait pas où il était.

- Et qu’est ce que tu veux y faire ? On ne va pas le suivre tout de même ! C’est notre capitaine. Et puis il est grand. Il fait ce qu’il veut.


Andrew se remit à écrire mais cette fois-ci, il fit mine de suivre le cours. Marlee en profita pour recopier les formules et le geste à effectuer qu’avait inscrit le professeur au tableau, avant qu’il ne l’interrompe de nouveau.


- Je m’inquiète pour lui. Tu sais qu’il a toujours été un peu… détaché. Comme si rien ni personne ne le touchait. Enfin, c’est l’impression qu’il me donne. Même s’il est apprécié de tout le monde, il n’est proche de personne réellement.


Marlee le regarda, intriguée. Elle n’avait jamais vu les choses de cette façon, elle n’était pas vraiment d’accord, mais elle ne pouvait contredire le fait qu’Edward Winchester était un peu à part et insaisissable.


- Tout ce qu’on peut faire, c’est le soutenir, lui montrer qu’on tient à lui. Et donner le meilleur de nous en Quidditch.


Drew lui sourit. A tout les coups, la véritable raison pour laquelle il avait voulu se placer à côté d’elle était pour parler de leur capitaine. Elle le poussa gentiment du coude et releva la tête précipitamment lorsque Mrs Chatterton intervint.


- Miss Sherfields, puisque vous semblez vouloir participez, veuillez donc nous montrer comment exécuter le sort.


La jeune fille devint toute rouge. Elle maudit son voisin et la distraction qu’il lui apportait avant de se lever pour tenter de comprendre ce qu’il fallait qu’elle fasse, en se jurant que la prochaine fois, Drew pourrait aller voir ailleurs si elle y était.
End Notes:
Et voila !!! J'espère que ça vous a plu !!!! A bientôt !!! Et n'hésitez pas à me laisser une review !!
Chapitre 26 by Kiara Coper
Author's Notes:
Hey !!! Nan vous ne rêvez pas !!! Et voila un nouveau chapitre !!
Merci à Rosalie24 pour sa review !!! Bonne lecture à tous

Petit rappel Des personnages présents :
Selena Mongomery : 15 ans, Serpentard
Calum Newton : 15 ans, ami de Selena, Serpentard
Sam Becon : 15 ans, Serpentard
Ioan Lavrov : 16 ans, Serdaigle
Lynn Pettyjohn : 16 ans, Gryffondor
Chapitre 26



Calum continuait à parler, encore et toujours et ça faisait bien une demi-heure que Selena avait décroché. En fait, dès qu’elle était avec lui, son cerveau passait en mode automatique. Ce n’était pas par méchanceté, mais c’était comme ça, un point c’est tout. Elle n’arrivait pas à faire autrement. Certaines fois, pour son plus grand malheur, son attention était captivée par un mot et elle se mettait à entendre la conversation de son ami. Comme à ce moment.


- Et je lui ai dit que je n’étais pas d’accord. Je suis persuadé qu’une fois dans la potion, la grenouille n’explose pas mais elle cuit. Mais Reggie ne m’a pas cru. Alors j’ai testé, et Hoetmann m’a mis une retenu pour avoir fait exploser une grenouille, risqué d’intoxiquer mes camarades et blessé l’un d’entre eux. Bon, certes, Reggie avait raison, et Hoetmann m’avait peut-être interdit de mettre cette grenouille dans la potion, mais sincèrement ! Intoxiquer mes camarades ? Comme si j’allais intoxiquer quelqu’un. Et puis Reggie n’avait qu’à pas avoir raison. Ce n’est pas ma faute qu’il s’est penché pour regarder si la grenouille bouillait. J’admets que je l’ai aidé à se penché mais …

- Calum, j’étais là, j’ai vu.

- Oui, mais tu admettras qu’il aurait pu se contenter de me retirer des points et ne pas me mettre de retenue ! C’est exagérer quand même.

- Non, certainement pas. Tu l’as complètement mérité.


Calum la regarda, défait.


- T’es méchante Lena !


Et il explosa en sanglot, en la laissant en plan pour regagner son dortoir. Selena le suivit du regard, stupéfaite. Elle n’avait fait que dire la vérité.


- Hé bah, t’y es pas allé de main morte pour qu’il pleure comme ça !


Selena se retourna pour observer Sam Becon, un garçon de son année, s’assoir à côté d’elle. Ils n’étaient pas amis, mais contrairement à la plupart des gens, Selena pouvait le supporter. Et contrairement à Calum, elle pouvait avoir de vraies conversations avec lui.


- Je ne comprends pas ce qui le met dans cet état. Je n’ai fait que lui dire ce que je pensais.


Le garçon sourit et elle sentit une pointe d’agacement monter en elle.


- Quoi !

- Rien, je n’ai rien dit !

- Nan mais tu en a envie. Alors va-y ! Ne te gêne pas.


Sam était un marginal, à sa façon. C’était peut-être pour ça que Selena le tolérait. Et c’était probablement la raison qui faisait que lui cotoyait aussi bien les autres gars de leur promo que Calum. Il était le seul qui échappait aux blagues du comique de service. A sa façon, Sam inspirait le respect.


- Tu n’es pas douée avec les autres, Selena. Et même si Calum a une capacité hors du commun a accepter tes critiques et tes piques, il lui arrive de les entendre de temps en temps. Tu es son modèle et il ne comprend pas que tu ne l’approuve pas.

- Mais il avait tort.

- Effectivement. Mais tu aurais pu lui dire simplement que lui avait exagéré. Tu n’étais pas obligé de lui dire qu’il l’avait mérité. Calum le sait au fond de lui. Et si tu lui avais expliqué calmement, il aurait acquiescé. Il se fit toujours à ton opinion.


Et sans attendre qu’elle lui réponde, Sam reparti aussi vite qu’il était arrivé. Selena réfléchi à cette conversation pendant au moins une heure, avant de se rendre dans la Grande Salle pour manger. Perdue dans ses pensées, elle rentra dans la personne devant elle. Quel ne fut pas sa surprise (et sa joie) de voir Ioan.


- Tiens, pour une fois que ce n’est pas de ma faute ! Ça va ? Tu n’as pas l’air bien.


La jeune fille esquissa un petit sourire triste, se rendant compte par la même occasion qu’il était un des seuls à qui elle souriait, avant de lui répondre.


- J’ai fait pleurer un ami.


Ioan la regarda étonné, avant de lui sourire en retour.


-Hé bien tu n’as plus qu’à lui garder une place, lui donner un gâteau et lui demander pardon ! Et tout rentrera dans l’ordre.


Selena le remercia et se rendit à sa table. S’excuser n’était pas dans sa nature, mais elle se promit de faire un effort pour être gentille avec Calum et l’écouter réellement pour une fois. Malheureusement le jeune homme ne se montra pas du repas. Désemparée, elle décida de se rendre à la cuisine pour ramener un gâteau et se rendit dans sa Salle Commune. Elle hésita quelques instants, avant de se rendre dans le dortoir des garçons, ouvrant toutes les portes pour trouver celui où dormait Calum. Au bout du quatrième essai, elle le vit allongé sur un lit. Elle s’approcha et s’assit près de lui. Il ne bougea pas et elle fut obligée de poser le gâteau à côté de lui pour le forcer à reporter son attention sur elle.


- Tu ne l’as pas mérité. Enfin si mais … je n’aurais pas dû le dire comme ça.


En matière d’excuse, c’était le mieux qu’elle pouvait faire. Calum la regarda sans sourciller un instant avant de lui sourire franchement, comme il le faisait d’habitude.


- T’as peut-être raison ! Merci pour le gâteau. Tu sais que Reggie a un slip superman ! Regarde, il l’a laissé trainé par terre. Et t’as vu, mon coin de chambre est quand même un peu ranger ! Bon d’accord, il y a quelques livres qui trainent, et mes affaires qui ne sont pas toutes au sale, mais c’est quand même pas mal, hein ! D’ailleurs c’est la première fois que tu viens ici, nan ?


Selena sourit. Un vrai sourire si rare s’étira sur ses lèvres et elle comprit que, même si elle ne l’avait pas choisi, Calum était son meilleur ami. Il pouvait être soulant et barbant, mais quand il n’était pas avec elle, elle se sentait… seule. Le comble pour une solitaire qui normalement aimait ça.










Lynn n’avait pas pu s’empêcher d’y retourner. Surtout avec la soirée qui avait eu lieu quelques jours plus tôt. Elle l’avait redouté toute la journée et un coup d’œil sur Sully lui avait fait comprendre que ce n’était peut-être pas une bonne idée. Elle était persuadée qu’il se méfiait d’elle maintenant. Comme si elle risquait de lui sauter dessus au détour d’un couloir. Ou fondre en larme en le suppliant de l’aimer pour toujours. Ce n’était certainement pas son genre. La soirée s’était bien déroulé, l’alcool aidant un peu, mais ils n’avaient presque pas échangé, participant aux conversations générales sans pour autant se lancer dans les longs débats, comme ils en avaient l’habitude.

Alors dès la première heure du jour, alors que tous les autres dormaient, elle s’était levée pour se rendre dans la Salle Heartsbroken. Elle savait que son départ ne surprendrait pas les garçons, vu qu’elle avait l’habitude de se lever tôt, et elle n’aurait qu’à prétexter qu’elle était allée se laver pour éviter de sentir le Whisky-Pur-Feu. Et ayant été nommé préfète en arrivant à Poudlard, à la place de Forma, qui avait déménagé à la dernière minute sans prévenir l’école, elle avait le droit de se promener à toute heure ou presque.

Les jours qui suivirent, elle se rendit toutes les nuits dans la salle, pour profiter de l’ambiance apaisante, des glaces et du confort. C’était comme si, à chaque fois qu’elle s’asseyait dans un des sièges, toutes ses peines de cœur disparaissaient. Elle en ressortait ressourcée après une heure. Elle attendait seulement que ses deux amies s’endorment pour pouvoir s’y rendre en secret. Et des fois, comme ce jour-là, elle s’y rendait aussi pendant la journée, pour éviter une Cora trop obsédée par ses discussions sur la métamorphose avec Ned, et éviter d’être entrainée par Gwen aux quatre coins de Poudlard à la découverte des secrets du château.

Elle jeta son pot de glace, qui disparut instantanément dans la poubelle, comme s’il n’avait jamais existé. Elle récupéra ses affaires et sortit de la salle. C’était presque à regret qu’elle retournait chez les Gryffondors. Ça avait été sa maison pendant cinq longues années, mais maintenant, dès qu’elle voyait Sully, elle ne savait pas où se mettre et avait du mal à se sentir chez elle au milieu des autres. Perdue dans ses réflexions, elle ne vit pas le garçon qui s’avançait en lisant un livre et ils se percutèrent violemment.


- Pardon, s’excusa-t-il, alors qu’elle reconnaissait un des joueurs de Quidditch de Poufsouffle en septième année.

- Non, c’est moi, je suis désolée.


Il l’aida à se redresser et ramassa ses livres, en redonnant à Lynn les siens. Il lui sourit gentiment.


- Tu es une amie de Sullivan, c’est ça.


Le cœur de la jeune fille se compressa et elle se força à garder son sourire. Etaient-ils encore amis, ou ne l’étaient-ils que dans ses rêves, tel était la question.


- Oui.


Le Poufsouffle retint un sourire grimaçant.


- Il est doué au Quidditch, mais cette année, c’est nous qui gagneront.


La bonne humeur de Lynn revint et elle ne put s’empêcher de le trouver mignon.


-Ça, c’est ce qu’on verra. Je te souhaite bonne chance.


Après lui avoir souhaité une bonne soirée, elle repartit pour rentrer dans son dortoir, sans pouvoir s’empêcher de se retourner une dernière fois pour regarder le septième année s’éloigner.
End Notes:
Et voila, normalement le prochain chapitre devrait arriver plus rapidement !! n'hésitez pas à me laisser une review ça me fera plaisir !!
Chapitre 27 by Kiara Coper
Author's Notes:
Et me revoila pour un chapitre ... Désolé de l'attente !! J'ai pas d'excuse !! Merci à Rosalie24 pour sa review !!

Petit rappel Des personnages présents :
Edward Winchester : 16 ans, Pouffsoufle
Lynn Pettyjohn : 16 ans, Gryffondor
Cora Lupin : : 16 ans, fille de Teddy et Victoire, amie de Lynn, Gryffondor
Megan Potter : 13 ans, fille d'Albus et Jamie, Serdaigle
Hayden Potter : 14 ans, fils de James et Alice, Gryffondor
Ruben Lupin : 14 ans, fils de Teddy et Victoire, Gryffondor
Chapitre 27



Il avait longuement réfléchit et c’était l’unique solution. Puisqu’il n’y parvenait pas tout seul, il lui fallait demander de l’aide. En temps normal, il aurait refusé catégoriquement, mais une certaine jeune fille s’était immiscé dans ses pensées et il devait se l’avouer, il était prêt à prendre le risque de lui faire confiance.

Evidemment, il avait pesé le pour et le contre longtemps, avait changé trois fois d’avis, et avait même failli renoncer. Mais après une semaine, il en était venu à la conclusion qu’il fallait qu’il lui demande. Elle seule pourrait l’aider. Et d’une certaine manière, peut-être pas seulement à propos de son projet. Cora Lupin était bien la seule personne qui suscite son intérêt à ce point. Plus il analysait ses propres sentiments et plus il comprenait qu’elle ne le laissait probablement pas si indifférent que ça. Surement à cause du mystère qu’elle représentait, mais toujours était-il qu’il sentait certaines fois une sorte de lien avec elle.
Ned sorti précipitamment de la salle de classe inoccupée pour trouver la jeune fille. à cette heure-ci, elle devait être allée tirer son amie de la bibliothèque, et il la trouverait surement là-bas. Descendant les étages, il salua rapidement tous ceux qu’il croisait jusqu’à trouver la bonne personne. Comme prévu, Cora sortait de la bibliothèque, en trainant Lynn par le bras.


- Sérieux, arrête ! Il est pour dans deux semaines, ce devoir ! Je sais que tu n’as pas envie d’être dans la salle commune, mais là, faut vraiment que tu sortes !

-Lâche-moi, Cora ! Dans tous les sens du terme.


Les cheveux de la jeune fille virèrent au marron mais elle s’exécuta. Elle allait rajouter quelque chose quand elle apperçu Ned qui les regardait.


-Salut !

-Salut les filles. Lynn, ça te dérange si je t’emprunte Cora ? J’aurais besoin de ton aide.


La jeune fille rosie, et ses cheveux se raccourcirent, tandis que la métisse se mit à sourire, moqueuse.


-Absolument pas, au contraire ! Garde-la le plus longtemps possible.


Profitant de l’instant, elle les laissant, non sans avoir jeter des coups d’œil n’ayant rien de discret à son amie. Ned regarda Cora lever les yeux au ciel avant de ses retrouver vers lui.


-Le grand Edward qui aurait besoin de moi ? Surprenant ! Pour quoi exactement ?


Ned hésita un instant, mais c’était trop tard pour faire demi-tour. Son sérieux surpris la jeune fille, qui attendit patiemment qu’il parle.


-J’ai besoin de ta discrétion absolu. Si je pouvais me passer de ton aide, je le ferai, malheureusement, je suis à deux doigts de réussir et je ne vois pas ce qui coince.

-De quoi parles-tu ?


Pour le coup, sa curiosité était à son comble. Cora remit une mèche de cheveux derrière son oreille, en l’allongeant par réflexe et commença à suivre le jeune homme à travers le château, pour découvrir ce qu’il attendait d’elle. Il ne dit rien de tout le trajet, la menant jusqu’à une salle désaffectée. Il la fit rentrer et la regarda s’agenouiller près des livres qu’il avait emprunté.


-La métamorphose ? Tu as besoin de moi pour de la métamorphose ? Mais tu es aussi bon que …


Au fur et à mesure qu’elle regardait les livres, elle commençait à comprendre.


-Non, tu n’es pas sérieux ! Tu ne veux quand même pas …


Cora fut incapable de terminer sa phrase, regardant le jeune homme, ébahie. Ned se passa la main dans les cheveux, gêné. C’était la première fois qu’il décidait de faire confiance à quelqu’un comme ça. Il espérait sincèrement ne pas le regretter.


-Si. Et j’ai besoin de ton aide.










-Non. Je suis désolé mais c’est non.


Megan le regarda, stupéfaite. Elle secoua la tête.


-Je pense que tu n’as pas compris. Je voudrais juste que …

-J’ai parfaitement compris, Meg. Tu veux que je suive une de tes amies qui agit bizarrement. Et moi je te réponds que je ne le ferais pas.


La jeune fille se décomposa. Hayden savait qu’il lui avait fallu tout son courage pour lui demander ça. Malheureusement, il avait promis à Ruben qu’il refuserait, pour le bien de Megan.


-Pourquoi ?


Le jeune garçon se passa une main dans les cheveux, ennuyé. Certes il comprenait pourquoi il ne pouvait pas mais il n’avait pas le droit de lui dire que sa copine Juliet leur avait demandé de refuser.


-Parce que ça ne te ressemble pas, Meg. Tu as toujours été contre l’idée de suivre les gens. Alors que nous suivions une de tes amies n’est pas possible. Tu le regretteras un jour ou l’autre.


La jeune Potter commença à devenir toute rouge. Hayden ne put s’empêcher d’avoir un mouvement de recul. Lorsqu’elle se mettait en colère, elle pouvait faire aussi peur que sa mère. Megan était une jeune fille calme et posée mais il ne fallait surtout pas l’énerver.


-Ecoute, Meggie, je fais ça pour toi. Tu sais que ce n’est pas ton genre d’agir comme ça.

-Et toi ce n’est pas ton genre de te dégonfler.


Il leva les yeux en signe de paix.


-Je ne veux pas partir sur ce terrain avec toi ! Je suis désolé mais c’est non. Un point c’est tout. Et Rub te dira la même chose. Bye, Megan.


Et avant qu’elle ne puisse l’arrêter ou exploser, il fila. A peine avait-il tourné dans le couloir qu’une main l’attrapa et le tira dans un passage secret. Hayden sourit. Alors c’était ça le courage des Gryffondors ?


-C’est bon ? T’as refusé ?

-Ouais, mais la prochaine fois, je te laisse la gérer ! T’abuse quand même Ruben ! T’aurais pu venir avec moi.

-Tu sais bien que j’ai du mal à refuser quoi que ce soit à Megan, je ne pouvais pas rester.


Le jeune garçon passa une main dans ses cheveux tout décoiffés (comme tous les garçons depuis des générations dans cette famille) et sourit, moqueur.


-T’es un trouillard, c’est tout !

-La ferme, Hayd ! Je ne serais pas parti, t’aurais été le premier à m’envoyer me cacher.


Hayden Potter sourit de plus belle. Il n’était pas le fils de James pour rien.


-Possible, mais c’est tellement jouissif de te voir t’énerver !

-Crétin.


Eclatant de rire, il attrapa son cousin par le cou et le serra, tout en le secouant dans tous les sens.


-Laisse moi, Hayden ! En plus, on a entrainement dans vingt minutes ! Et le Capt’ain n’acceptera pas un nouveau retard.

-Tu rigoles ? Il nous aime trop pour nous gronder !
Le dernier arrivé est une poule mouillée.


Et sans attendre que Ruben bouge, il s’élança à travers le passage secret pour rejoindre le dernier étage ou se trouvait leur dortoir et leurs affaires de Quidditch. Comme toujours, grâce à ses ruses et ses coups foireux, Hayden arriva premier. Ruben lui jeta un coup d’œil furieux avant de récupérer son balai. Il ne se remit à lui parler que lorsqu’ils arrivèrent dans le Grand Hall, en attendant que les autres membres de l’équipe les rejoignent.


-N’empêche, Megan ne va plus vouloir nous parler.


Hayden soupira. Connaissant sa cousine, elle ne leur adresserait plus un seul regard tant que son problème avec son amie ne serait pas réglé et qu’elle ne regretterait pas d’avoir voulu recourir à l’aide des deux garçons.


-Ça, c’est sur !


Surprit par cette voix sortie de nulle part, les deux garçons se retournèrent, sur le qui-vive. Tori se tenait devant eux. La petite blonde adorable qui leur servait de cousine les regardait d’un air réprobateur.

Et comme toujours lorsqu’elle les regardait comme ça, ceux qui l’entouraient ressentaient ce petit pincement au cœur pour l’avoir déçu. Tori n’était pas la fille de Louis Weasley pour rien, et heureusement, l’effet du sang de vélane se dissipait au fur et à mesure des générations. Tori savait cependant tirer profit du peu qui lui restait.


-Alors, pourquoi vous l’avez mise dans cet état ?

-C’est pour son bien, Tori. Sincèrement. Et puis, tu comprendras quand tu seras plus grande.


Avant qu’elle ne puisse répondre et faire regretter à Hayden d’avoir été sec avec elle, il entraina son cousin à sa suite. La petite blonde n’était qu’en première année à Poudlard, et ce n’était pas ses affaires. Il suffisait juste qu’il arrive à la tenir suffisamment à distance pour en rester persuadé et espérer que Megan n’utilisait pas la jeune fille pour leur sortir les vers du nez.
Chapitre 28 by Kiara Coper
Author's Notes:
Hey !! Me revoila !! Merci à Rosalie24 pour sa review !!

Petit rappel Des personnages présents :
Keren Hamilton : 12 ans, soeur d'Harmony, Serdaigle
Travis Green : 12 ans, frère d'Eric, Serpentard
Bailee Green : 11 ans, soeur d'Eric, Gryffondor
Cora Lupin : 16 ans, fille de Teddy et Victoire, amie de Lynn, Gryffondor
Olga Ence : Bibliothécaire
Lynn Pettyjohn : 16 ans, Gryffondor
Edward Winchester : 15 ans, Pouffsoufle, surnom : Ned
Chapitre 28



Lorsqu’elle le vit s’approcher, Keren se mis en retrait. Il fallait toujours se méfier de cet abruti qui à la moindre saute d’humeur se défoulait sur elle. La jeune Serdaigle ne savait même pas pourquoi Travis Green l’avait pris en grippe. En tout cas, dès qu’il était dans le coin, elle faisait de son mieux pour qu’il ne la remarque pas. elle rentra la tête dans les épaules quand il passa à côté d’elle mais il se contenta de lui jeter un regard noir avant de se mettre plus loin le long du mur et d’attendre que le professeur de Métamorphose les fasse rentrer.

Keren soupira de soulagement. Elle détestait les cours en commun avec les Serpentards parce qu’elle appréhendait toujours de se retrouver avec Travis. Il lui avait déjà brûlé les cheveux en cours de potion, il avait fait disparaître sa jupe en Enchantement, et transformé sa trousse en souris cette année. Comme ils ne se connaissaient que depuis deux ans, la jeune Hamilton redoutait les années suivantes et les idées délirantes du garçon.
Heureusement pour elle, le cours se passa sans incident et elle put même se laisser aller à sourire avec ses amies de la coiffure improbable d’Elza.


-Elle se prend pour une Miss Univers ou quoi ?

-Elle n’a pas la classe des mannequins qu’on voit dans Sorcière Hebdo. Quelqu’un devrait lui dire pour qu’elle arrête de se ridiculiser.


Keren ne disait rien. Elle n’aimait pas critiquer, mais elle n’osait pas le dire à ses amies, de peur de les perdre. Alors elle se contentait d’essayer d’être diplomate.


-Moi je trouve quand même qu’elle est stylé, sa coiffure. Elle a dû mettre du temps pour la faire.


Ses amies se retournèrent vers elle, exaspérées.


-Evidemment qu’elle est belle sa coiffure ! Mais sérieuse, qui à 12 ans se coiffe comme ça, à part pour se faire remarquer ?


La petite Hamilton n’ajouta rien de plus et attendit juste la fin du cours. Elle décida d’essayer de voir sa sœur à la sortie de son cours – elle avait mémorisée son emploi du temps par cœur – et forte de cette résolution, elle se dirigea vers la sortie avec entrain. Elle ne vit pas le garçon qui s’était penché pour récupérer des affaires et lui rentra dedans de plein fouet, le faisant tomber par terre et s’étalant à son tour. Son sang se figea quand elle vit que c’était Travis qu’elle avait mis par terre. Ses « copines » lui adressèrent un sourire désolé et la laissèrent.


-Par Merlin tu ne peux pas regarder devant toi !


Il la saisit par l’uniforme et la traina hors de la classe. Elle se débattit et sentit ses larmes monter. Elle se maudit pour ça, se trouvant beaucoup trop faible. Trop faible pour se défendre contre Travis, trop faible pour envoyer balader ses soi-disant amies, trop faible pour affronter Poudlard tout simplement, sans y perdre quelques plumes.
Travis la plaqua contre le mur pendant qu’elle le repoussa, trop faiblement pour qu’il ne lâche prise.


-Tu commences vraiment à me prendre la tête Hamilton ! Sérieusement, je sais pas ce que je vais te faire mais tu vas le regretter.

-Et si tu ne faisais rien ?


Travis sursauta et relâcha légèrement la pression sur la jeune fille. Une petite brune aux yeux verts étrangement semblable à ceux du garçon les regardait, les mains sur les hanches.


-Dégage Bailee.


Bizarrement, le ton du garçon avait perdu son agressivité. La petite fille soupira.


-Trav. Combien de fois vais-je devoir te dire que ce n’est pas bien de frapper les gens.

-Je ne l’ai pas frappé.


Keren hallucinait, il n’y avait pas d’autre solution ! On aurait presque pu croire que Travis Green, la terreur des deuxièmes années, se ratatinait devant ce petit bout de fille de Gryffondor.


-Heureusement que je suis là, cette année, pour t’apprendre les bonnes manières ! Relâche là. Et excuse-toi.


Le garçon rechigna mais fini par s’exécuter.


-Désolé, j’y ai été un peu fort.


Certes il n’avait pas l’air du tout désolé, mais au moins il s’exécutait sans se faire taper dessus par son frère.


-Mouais, on s’en contentera. Si j’entends que tu as récidivé, Travis, je serais très déçue.


Le garçon leva les yeux au ciel et les abandonna sur place. Keren se tourna vers la dénommée Bailee.


-Salut, je suis la sœur de Travis et Eric ! Je suis désolé si mes frères sont de gros rustres, j’essaie de les éduquer au mieux mais c’est difficile. Si tu as un problème avec Trav, n’hésite pas à venir me voir.


Eberluée, Keren acquiesça. Ce n’est qu’en repartant qu’elle se dit qu’elle avait peut-être pour la première fois, la solution pour la tranquillité de sa scolarité.




OoOoOoO






La jeune fille marchait rapidement, perdue dans ses pensées. Ce n’était pas une bonne idée. Mais elle n’avait pas pu dire non. Ned n’avait pas eu tant à insister, elle avait cédé rapidement. Même si elle craignait de regretter. En plus, elle avait juré de n’en parler à personne, pas même à ses meilleures amies ! D’un côté, cette expérience l’excitait mais ça la terrifiait aussi. Et si tout ne se passait pas bien ?

Ned lui avait passé ses bouquins et elle voulait les étudier rapidement pour voir ce qu’il aurait pu oublier dans sa démarche. Elle rentra rapidement à la Bibliothèque et s’installa à la première table qu’elle trouva. Elle était en train de feuilleter le deuxième livre quand Mrs Ence s’arrêta à côté d’elle.


- Vous ! C’était vous !


Elle la dévisagea surprise, sans comprendre de quoi elle parlait.


- Ne faites pas l’innocente ! Ce sont les livres que je recherche partout depuis quelques semaines !

- Je ne comprends pas de quoi vous parlez, ces livres ne sont pas à moi…


Cora comprit que ce qui agitait tant la bibliothécaire était justement la provenance de ces livres, qui, à y regarder de plus près appartenait à la vieille femme.


-Je les ai trouvés dans une salle de classe désaffectée. Vous pensez vraiment que si je les avais piqués, je viendrais sous votre nez pour les consulter ?


La bibliothécaire resta un instant à réfléchir, avant de s’avouer que la petite avait raison.


-Très bien, je te crois, mais tu as intérêt à les reposer lorsque tu as fini !


Elle se dépêcha de terminer de les feuilleter avant de les rendre sous les yeux vigilants de la bibliothécaire. Ned n’allait pas être content d’avoir « perdu » ses livres. Mais elle au moins, elle ne l’avait pas balancé. Maintenant, il fallait qu’elle réfléchisse à comment se débrouiller. A quoi choisir surtout ! Deux choix s’offraient à elle. Soit elle empêchait Ned d’arriver à ses fins, en faisant croire qu’elle n’avait aucun moyen de l’aider, le protégeant par la même occasion, soit elle lui permettait de réaliser son rêve, même s’il était insensé, complètement fou et dangereux.


- Cora ! Je te cherche partout depuis une heure ! Qu’est-ce que tu fais ?


La jeune fille sursauta et se retourna précipitamment pour faire face à Lynn. Elle hésita un instant avant de la regarder misérablement. De toute façon, elle n’aurait jamais rien pu cacher à ses amies.


-Qu’est-ce qu’il y a ?


La jeune métisse s’inquiétait pour elle et elle aurait facilement réussi à la faire parler de toute façon. Elle vérifia qu’elles étaient seules dans le couloir pour lâcher ce qui lui pesait.


-C’est Ned. Il veut que se transformer en animagus. Et il veut que je l’aide. Lynn, je ne sais pas quoi faire !
End Notes:
Hope you enjoy ! N'hésitez pas à me laisser une review !!
Chapitre 29 by Kiara Coper
Author's Notes:
Bonne fête à tous !! J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira !!! Merci à Rosalie24 comme toujours pour ses supers reviews !!!! et bonne lecture !!
Chapitre 29




Eric jeta un coup d’œil derrière son épaule, discrètement, en entendant du bruit. Il soupira. Toujours cette Gwen de malheur qui les suivait. Ioan esquissa un sourire et Elyna leva les yeux au ciel. Par Merlin, quand elle avait une idée derrière la tête, la Gryffondore ne lâchait rien !


-Ne t’inquiète pas, Eric, c’est juste que je l’intrigue.

-Mouais, à mon avis, il y a plus derrière ça.


Ioan sembla paniquer un instant, mais bizarrement, c’était son ami qui semblait lui faire peur. Eric ne le comprenait pas. Quand est-ce que Ioan prendrait conscience que lui et Elyna étaient ses amis et qu’il ne leur faisait pas peur. Certes, il ne savait pas encore qu’ils avaient compris ce que cachait le garçon, mais bon.


-Sérieusement, ça ne peut plus durer.


Alors qu’il allait laisser ses amis pour dire deux mots à la jeune fille, le jeune homme l’arrêta.


-Eric, ça n’en vaut pas la peine ! Vraiment. Laisse-la se faire des films.


Il accepta de renoncer… pour le moment. Hors de question de se faire suivre partout par une fille, qui épiait le moindre de leur geste, même si elle était drôlement mignonne !

Alors qu’ils entraient enfin dans la Grande Salle, Eric prétexta devoir parler à sa sœur pour faire demi-tour et coincer celle qui les suivait depuis trop longtemps.


-Howles, la discrétion n’est pas ton fort alors arrête de nous suivre.


La jeune fille le défia du regard, prenant un air rebelle.


-Je ne vois pas de quoi tu parles.

-Mais bien sûr ! Ça fait deux semaines que tu nous suis. Ioan n’est pas une bête de foire.


Gwendolyn paru gênée, mais elle se reprit rapidement.


-Je n’ai jamais pensé ça. Et de toute façon je suis libre de faire ce que je veux. Et je ne vous suis pas, c’est juste que vous êtes régulièrement sur mon chemin.


Le garçon fut pris d’un fou rire, finissant de vexer la Gryffondore. Alors qu’elle s’éloignait a grande enjambées, il l'a rattrapé en s’essuyer les yeux.


- Ne m’en veut pas, Howles, mais c’est la pire excuse que j’ai jamais entendu.

-M’en fous !

-Qu’est-ce que tu es susceptible !


Elle s’arrêta enfin et lui fit face. Eric ne peut s’empêcher de détailler ses yeux, aussi claire que le lac prêt de sa maison.


-Je ne suis pas susceptible. Et puis d’abord, si tu ne veux pas que je fouine, c’est qu’il y a vraiment quelque chose à trouver.


Clignant des yeux, le Serdaigle ne s'y que répondre. La jeune fille lui répondit par un sourire victorieux, avant de s’éloigner définitivement.


-Si tu as trouvé, je trouverai. Et je saurai moi aussi garder le secret.




OoOoOoO






Aria regardait son amie voler sur son balai en soupirant. Lorsque Ginger jouait au Quidditch, elle s’ennuyait toujours. Et comme le premier match de la saison approchait, les entrainements étaient de plus en plus fréquents. Comme la pluie commençait à tomber, la jeune fille décida de retourner dans le château et de déambuler dans les couloirs. Comme elles n’étaient que deux filles de la même année chez les Poufsouffles, Aria n’avait pas énormément de monde à voir lorsqu’elle n’était pas avec Ginger. Elle pouvait bien sûr aller voir Megan, mais elle ne voulait pas embêter sa cousine. Alors Aria mentait aux autres en faisant croire qu’elle retrouvait des amis plus vieux qu’elle sans jamais préciser leur maison. Après tout, elle avait de la famille partout alors ils pouvaient vérifier.

Généralement dans ces moments, elle se contentait de se balader dans le château. Ce jour-là, elle avait décidé de faire de fond en comble tout le cinquième étage. Alors qu’elle papillonnait les yeux levé vers le ciel, elle se retrouva projeté par terre. Furieuse, elle se retourna vers celui qui l’avait bousculer.


-Tu peux pas regarder devant toi !


Elle vit trop tard que c’était Lenny Leroy, un Serpentard qu’il valait mieux éviter. Ce dernier l’attrapa par le col et la souleva.


-Comment tu me parles toi !


La jeune fille se débâtit, et tenta de le repousser.


-Lâche-moi, espèce de troll !


Lenny s’exécuta en la giflant. Aria fut propulser en arrière de nouveau et resta un instant sonnée.


-T’es la sœur de ce loser de Malfoy, et la cousine de ces bouffons de Potter et Lupin, hein !


Malgré la peur qui la tenaillait, Aria ne put que réagir.


-C’est toi le loser et le bouffon. Laisse Embry, Ruben et Hayden tranquille.


Leroy lui marcha sur la jambe, appuyant tout son poids dessus, la faisant gémir.


-Ecoute-moi, la môme. T’as intérêt à faire ce que je te dis. Je veux que tu me files dix gallions la prochaine fois qu’on se voit. Sinon, je t’assure que je vais faire de la vie de ton frère et tes cousins une misère. Ils vont regretter de faire partie de la même famille que toi.

-Qu’est ce qui me dit que tu as le pouvoir de faire ça ?


Un sourire sadique et purement méchant apparu sur les lèvres de garçon. Lenny n’était pas forcément un garçon intelligent. Mais il excellait dans le domaine de blesser les autres. Et presque autant dans l’art de ne rien prendre pour ses sales coups et faire accuser quelqu’un d’autre.


-Tu n’aurais qu’à regarder demain. Ou à écouter ton frère se plaindre. Et tu sauras que je suis quelqu’un qui tient parole.


Les parents du garçon étant très influent dans le monde des sorciers, ce dernier avait pris la grosse tête et était fier de pouvoir compter sur tous les élèves dont les parents devaient des sous aux siens. Aria savait qu’il lui suffirait de demander pour trouver un groupe qui l’accompagnerait dans ses idées de vengeance.

Le Serpentard enleva son pied de la jambe de la jeune fille et lui mis un coup de pied en passant à côté d’elle ; coup de pied qu’elle se prit dans la bouche et qui la fit saigner.


-T’as trois jours pour me les filer. Je t’attendrais vendredi soir en haut de la tour d’astronomie.


Aria le regarda s’éloigner et éclata en sanglot en essuyant le sang qui coulait de sa lèvre ouverte. Elle aurait eu les capacités de se défendre contre lui, elle en était presque sûre. Mais jamais elle ne le laisserait faire du mal à son frère. Personne n’avait le droit d’embêter Embry à part elle. Personne n’avait le droit de le blesser. Elle aurait voulu être plus forte, menacer cet imbécile de manière à ce qu’il se pisse dessus à chaque fois qu’il la verrait, et que plus jamais il ne dise un mot de travers sur sa famille.

Alors qu’elle s’appuyait contre le mur, elle senti qu’il avait changé. Une porte était apparue derrière elle. Intriguée, elle se releva et rentra dans la pièce. Elle y trouva un canapé rose bonbon, un tableau de boursouflet comme elle aimait tant, un lavabo et une petite table basse sur laquelle était posée des compresses, une pommade et une boite de patacitrouille. Elle désinfecta sa lèvre, passa de la crème cicatrisante dessus et s’en mis sur la joue pour atténuer la rougeur. Lorsqu’elle mangea une des patacitrouille, elle n’avait presque plus mal à la bouche. Une fois fait, elle se lava le visage pour se rendre présentable.


-Merci.


C’était probablement ridicule de remercier une salle, mais Aria avait le sentiment que c’est ce qu’il fallait qu’elle fasse. L’éclairage de la pièce grésilla et la jeune fille eu la conviction que pendant ces prochains jours, où elle risquait de se retrouver sur le chemin de Leroy, cette salle serait prête à l’accueillir, quel que soit l’étage où elle se trouve. Il lui suffirait d’être seule, et d’avoir besoin de réconfort.

Elle se dépêcha de se rendre dans sa salle commune pour être là, lors du retour de son amie, et surtout, ne rien laisser paraitre. Lorsqu’elle rentra dans son dortoir – après avoir tapé sur les tonneaux au rythme imposé et avoir traversé une salle rempli de joueur de quidditch dégoulinant et sales, qui riaient aux éclats – Ginger était en train de finir de s’habiller. Elle lui sourit.


-Parfait, t’es là ! On va pouvoir aller manger, je meurs de faim ! D’ailleurs tu crois pas que … Aria ? Qu’est-ce que tu t’es fait à la lèvre ?


La jeune fille senti la panique l’envahir. Elle n’avait jamais très bien sur mentir. Mais s’il y avait bien une fois où il fallait que ça marche, c’était celle-là.


-Je suis tombé dans les escaliers. Rien de très grave, mais j’ai quand même un peu saigné.


Voyant qu’elle la regardait encore bizarrement, Aria se força à prendre cet air innocent et joyeux qu’elle avait tout le temps.


-D’ailleurs ça ne serait pas arrivé si tu avais été là ! Du coup, pour la peine, tu me donneras une partie de ton dessert !


Ginger secoua la tête en souriant. En passant devant son amie, elle lui tapota la tête. C’était les seuls moments où elle appréciait d’être grande pour embêter son amie. Cependant, cela lui fit manquer la détresse qui se peignit un instant sur le visage d’Aria. Cette dernière se repris rapidement et lui emboita le pas. Elle avait tout le chemin jusqu’à la Grande Salle pour perfectionner son sourire innocent. Il ne manquerait plus qu’Embry se doute de quelque chose !
End Notes:
Je vous souhaite à tous un super nouvel an !!! Profitez bien !!! Et puis pour que mon année commence bien, n'hésitez pas à me laisser une review !!!!
Chapitre 30 by Kiara Coper
Author's Notes:
Hey !! Oui je sais ça fait longtemps !! Et j'en ai honte !! Mais je vais essayer de revenir plus régulièrement !! Je ne vous oublie pas en tout cas !! D'ailleurs merci à Rosalie 24 pour toutes ses reviews !!! Bonne lecture !!

Petit rappel Des personnages présents :
Lewis Page : 17 ans, ami de Sully, Lorby dit Lo, Gryffondor
Gwendolyn Howles : 16 ans, meilleure amie de Lynn, soeur de Sullivan, Gryffondor, dite Gwen
Sullivan Howles :17 ans, grand frère de Gwen, Gryffondor
Lynn Pettyjohn : 16 ans, Gryffondor
Olga Ence : Bibliothécaire
Neville Londubat : Directeur
Chapitre 30



Les elfes avaient, encore une fois, fait des merveilles. Il fallait juste qu’il évite Savannah, qui bien qu’elle l’apprécie, n’aurait pas aimé le voir se balader dans les couloirs avec une tonne de nourriture. Il se dirigea vers la Salle Commune de Gryffondor. Sully avait décidé de ne dormir dans la salle des Préfet que les week-ends, et après s’être concerté avec sa collègue pour éviter des situations gênantes comme celles qu’ils rencontrées. Ils se souvenaient tous de la fois où les garçons s’étaient fait une petite soirée entre eux, et avaient fini par un strip-poker sorcier. Savannah aussi s’en souvenait, parce que la pauvre était arrivée avec sa meilleure amie et était ressorti en courant à la vue de la moitié des gars en caleçon.

En rentrant dans la Salle Commune, Lewis eut la surprise de la retrouver presque vide. Seul Lynn, Gwen et Sully étaient posé sur les canapés du bas. Le garçon les salua et se rendit à son dortoir pour poser les aliments. Ce fut en voyant la pile de confiserie qu’il réalisa qu’il avait oublié les boissons. Il redescendit rejoindre ses amis avant sa nouvelle virée aux cuisines.


-J’ai zappé de prendre à boire !


Il s’affala dans le canapé espérant que quelqu’un se désigne pour y aller à sa place.


-T’es un boulet Lorby !


Lewis attrapa un coussin pour le balancer à la figure de Sully, mais ce fut Gwen qui poussa un cri de surprise en se le recevant dans la figure.


-Imbécile !

-Moi aussi je t’aime Gwen !


La jeune fille leva les yeux au ciel pendant que son amie riait et se leva.


-Bon, je vous laisse, je dois aller récupérer Cora !


Et sur ces belles paroles, elle abandonna le petit groupe. Lewis soupira et se redressa. Il fallait bien rattraper son erreur. Sully jeta un petit coup d’œil à Lynn et après une seconde d’hésitation, se leva pour rejoindre son ami.


-Attends Lorby, je t’accompagne.

-T’es pas obligé, tu peux rester avec Lynn ! Je me débrouillerais tout seul !


Il avait pris un ton théâtral, et fut surpris de voir que ça ne faisait même pas sourire son ami.


-Nan, je viens, tu vas en avoir un paquet à porter et ça va être compliqué.

-Bon bah, à plus Lynn !


La jeune fille répondit par un signe de tête à la salutation de Lewis, avant de replonger dans la contemplation de ses pieds. Ces derniers temps, elle semblait souvent perdu dans ses pensées. Alors qu’ils passaient le portrait de la grosse Dame, Lewis se retourna vers son ami.


-Dis-moi, Sib, elle ne va pas bien, Lynn ? Elle semble super stressé, toujours en train de bosser, alors qu’elle n’a ni BUSEs ni ASPICs.


Sully ne répondit pas tout de suite, de façon à ce que Lewis ne put s’empêcher de le dévisager.


-Ne me dit pas que quelqu’un de sa famille est mort, et qu’on affiche notre joie à tout va depuis un mois !

-Nan, pas que je sache en tout cas. Je … je ne sais pas vraiment.

-T’aurais dû rester avec elle pour la cuisiner ! Si c’est toi, je suis sûr qu’elle aurait craché le morceau.


Sully se racla la gorge, gêné. Peut-être qu’il savait quelque chose mais qu’il ne voulait pas partager parce que Lynn lui avait demandé de ne rien dire.


-Je ne pense pas qu’elle veuille en parler. Sinon, elle l’aurait fait.


Le jeune homme soupira. Sib avait sans doute raison, après tout, il la connaissait mieux que lui. Il espérait juste que ce qui tracassait la jeune fille finirait par s’arranger.





OoOoOoO






Pourvu qu’ils puissent parler ! Gwen s’était surtout éclipser pour permettre à Lynn et son frère de se retrouver enfin ensemble seul pour qu’une fois, ils puissent se rappeler qu’avant ils arrivaient à parler. Lewis allait partir chercher ses boissons et ils seraient forcés de faire un effort. Du coup, en attendant, Gwen n’avait plus qu’à se balader en attendant le couvre-feu. Mais surtout, elle voulait tester l’information qu’elle avait recueillie.

Elle se trouvait maintenant au septième étage, devant la tapisserie de Barnabasse le Follet. Elle passa trois fois devant en pensant à la salle-sur-demande. A la troisième fois, une porte apparue. Répriment un cri de joie, la jeune fille rentra dans la pièce tant convoitée. Elle avait l’impression d’être dans une grande cathédrale. De nombreuses étagères étaient présentes autour d’elle mais la plupart étaient calcinée. Les vestiges de la Grande Guerre, ça ne faisait aucun doute.

Déambulant dans les allées, un objet attira son attention sur une étagère. Un petit collier, une sorte de collier, avec un petit sablier au centre. Elle en avait entendu parler par son père, à cause de ton travail au ministère, ce qui fait que Gwen reconnu tout de suite le retourneur de temps. Un sourire se dessina sur le visage de la jeune fille. Elle tenait son moyen de bien s’éclater et de pouvoir espionner Ioan et ses amis à loisir. Plus d’impératifs, elle aurait tout son temps ! Elle mit le collier dans sa poche et continua d’avancer. Un autre collier, mais en terre cette fois, retint son attention. Elle le prit et le rangea avec l’autre.
Une demi-heure après, elle ressortait avec quelques babioles et objets, magique ou non. Gwen savait qu’elle avait signé pour de l’aventure, et espérait bien entrainer avec elle ses amies, pour les retrouver un peu, après ce début d’année mouvementé et très étrange.





OoOoOoO






Neville accueillit Mrs Ence avec un sourire, posant son livre sur son chevet, pendant qu’Hannah, qui l’avait rejoint pour la nuit, notait encore de nouvelles recette à concocter pour son auberge.


-Désolé de vous déranger.

-Mais non, Olga, c’est moi qui t’ai demandé de me faire un point.


La vieille bibliothécaire s’assit sur le fauteuil que lui indiquait son supérieur. Elle poussa un soupir, salua, Hannah et se retourna vers Neville.


-Les livres sont revenus. Miss Lupin les lisait il y a quelques jours, et dit les avoir trouvé dans une salle de classe abandonné.


Neville resta silencieux, se grattant la tête. Cette histoire l’inquiétait toujours autant. Certes, les livres étaient de retour, mais ils ne savaient toujours pas ce que celui qui les avait pris projetait.


-Qu’en a dit Blaire ?


Mrs Ence haussa les épaules. La professeure de Métamorphose avait dit avoir des hypothèses mais elle préférait ne rien avancer tant qu’elle n’était pas sûre.


-Très bien. Je te laisser aller te coucher. Et désolé de t’avoir fait venir si tard.


Neville regarda la bibliothécaire partir, légèrement inquiet. Il avait peur qu’un élève tente une bêtise et de ne pas pouvoir trouver à temps pour l’empêcher. Deux bras vinrent entourer sa taille.


-Tu te fais trop de soucis. Viens te coucher, Neville. Je suis sûre que tout ira bien.


Le directeur de Poudlard se laissa convaincre et suivit sa femme, tentant d’obéir et d’oublier cette histoire… du moins pour cette nuit.
End Notes:
Et voila !! j'espère que ça vous a plu !! N'hésitez pas à me laisser une review, ça fait toujours plaisir !!
Chapitre 31 by Kiara Coper
Author's Notes:
Et revoila nos chers amis !!!! J'espère qu'ils vous ont manqué !!! Merci à Rosalie24 pour sa fidélité sans borne qui me laisse toujours une review !!! J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira !!! Bonne lecture !!!

Petit rappel Des personnages présents :
Elliot Fawkes : 17 ans, ami de Sully, dit Erbi, Gryffondor
Pepper Fawkes 13 ans, sœur de Elliot, Serpentard
Katie Fawkes : 11 ans, petite sœur d’Elliot, Gryffondor
Tori Weasley : 11 ans, fille de Louis, Serdaigle
Rubeus Hagrid : Gardien des clés et des lieux
Olivia Proulx : 13 ans, amie de Megan, Serdaigle
Chapitre 31



Elliot soupira. Comme d’habitude, elles étaient en retard. Posé contre le mur, à l’entrée de la Grande Salle, le Gryffondor attendait ses sœurs. Comme d’habitude, à une semaine de Halloween, ses parents lui avait envoyé des confiseries à redistribuer entre eux. C’était la troisième année qu’il était obligé de partager ses victuailles, et la première qu’il devrait le faire en trois. Heureusement, pour compenser, Mr et Mrs Fawles avaient triplé le volume de sucrerie.

Un bruit de pas attira son attention, et une tête brune apparu. Pepper n’était pas bien grande, cachait trop souvent ses yeux bruns derrière ses cheveux, restait beaucoup trop silencieuse et agaçait prodigieusement Elliot qui ne savait pas comment agir avec cette petite sœur trop différente de lui. Contrairement à Katie et lui, elle était à Serpentard, et bien qu’il n’ait rien contre le fait qu’elle soit dans une maison différente, Elliot se disait que ce n’était pas pour rien qu’ils ne pouvaient se comprendre.


-Pas trop tôt ! Ça fait dix minutes que j’attends !


La jeune fille posa son sac à côté de son frère et se posa le long du même mur.


-Zabini nous a retenu pour une colle collective.


Le Gryffondor grogna, et un silence pesant s’abattit sur eux. Pepper s’obstinait à regarder ses pieds, tandis qu’Elliot fixait l’escalier en attendant la petite Gryffondore. Il n’était jamais très à l’aise avec sa sœur, ne sachant pas quoi lui dire.

Un éclat de rire caractéristique se fit entendre et un sourire se dessina sur le visage du garçon. Un petit bout de chou aux cheveux chatain était en pleine conversation avec ses amies. Son petit bout de chou. Katie tourna la tête vers eux et se mit à courir vers eux.


-ELLIOOOOOT ! T’as mes bonbons ?


Elle lui sauta dans les bras. Il rit en lui frottant la tête.


-Ne crois pas que tu vas en avoir plus en me faisant un calin !


Elle le relâcha, amusée.


-Zut, t’as tout compris ! Coucou Pepper !


Se retournant vers sa sœur, elle se mit sur la pointe des pieds pour déposer un bisou sur sa joue. Le premier sourire de la journée vint se poser sur les lèvres de la Serpentard. Seule sa sœur avait cet effet réconfortant.


-Allez, distribution, vous avez vos sacs ?


Les deux filles tendirent leurs futurs récipients en souriant et Elliot entreprit de les remplir. Une fois finit, Pepper s’empressa de partir pendant qu’Elliot retenait Katie. La petite le regarda avec curiosité.


-N’oublie pas que si tu veux des bons plans, tu peux me demander ! Tu ne veux toujours pas que je te dise comment aller dans la cuisine ?

-Naaan ! Je veux découvrir toute seule !


Elliot sourit et frotta la tête de sa sœur.


-Comme tu veux princesse.


Il la regarda repartir en souriant. Décidément, il n’y avait qu’elle pour le rendre gaga. Ce n’était pas pour rien qu’elle était son rayon de soleil.




OoOoOoO





La petite blonde reposa sa tasse de thé. Ses yeux électriques facinaient Hagrid, comme ceux de son père et de ses tantes avaient fait auparavent.


-Un gâteau Tori ?


Les yeux de la gamine s’écarquillèrent. Même si elle n’avait pas été briefée par sa famille avant, jamais elle n’aurait eu le courage d’accepter. On aurait même dit qu’un ver sortait de l’un d’entre eux.


-Non merci Hagrid. J’ai déjeuné tard.

-Alors, comment se passe ta première année ?


Un petit sourire s’étira sur ses lèvres. Tori avait attendu Poudlard toute sa vie, ou presque. Et elle était heureuse de retrouver ses cousins. Cependant, et elle ne l’aurait dit pour rien au monde, ses petites sœur, Lola et Daphnée lui manquaient. Certes, elle les reverrait pour noël, et Lola rentrerait à Poudlard l’année d’après, mais tout de même, elle aurait aimé avoir ses sœurs avec elle.


-Très bien. Je vois souvent Megan, c’est cool. Je croise les uns et les autres dans les couloirs, et mes camarades des classes sont gentilles. J’ai même sympathisé avec des Gryffondors.


Hagrid sourit. Voir les petits Weasley/Potter semblait être un véritable plaisir pour lui. Les petits-enfants/enfants/neveux/nièces de ses « élèves préférés » se faisaient un devoir de venir le visiter. Il fallait dire qu’il prenait de l’âge, et pas qu’un peu. Hagrid ne sortait guère souvent pour se rendre au château, mais Neville avait demandé à ce qu’il garde sa maison, et qu’il ait sa place à la table des Professeurs, même s’il n’en était plus un.


-Et toi, que fais-tu de tes journées ?

-Oh pas grand-chose… Je … cuisine. Oui, c’est ça, je cuisine ! D’ailleurs tu es sûre que tu ne veux pas prendre un petit gâteau ?


N’étant pas à Serdaigle pour rien, Tori senti qu’il y avait dragon dans caverne. Qu’Hagrid fasse des cachoteries, c’était étrange. Mais s’il ne voulait pas en parler…


-Non merci, mais c’est très gentil. Surtout si vous passez des journées entières à les cuisiner.


La petite pointe de culpabilité qui apparut dans le regard de son ainé lui fit plaisir. Ça lui apprendrait, tiens, à lui mentir effrontément.

On toqua à la porte et Hagrid se redressa d’un coup. Alors ça, pour être suspect, c’était suspect.


-Oh, euh… ça doit être une erreur.

-Pas de problème, Hagrid, je vais te laisser, il faut que je retourne voir mes amies.


Tori ramassa ses affaires et se leva en disant au revoir au garde-chasse. Lorsqu’elle ouvrit la porte, elle eut la surprise de se retrouver face à Olivia, une amie de Megan qui occupait le même dortoir qu’elle, et que la fillette croisait souvent dans la Salle Commune.


-Salut Olivia.

-Oh euh, coucou Tori ! Je ne savais pas qu’il y avait quelqu’un, désolé ! Je repasserais…

-Non, ne t’inquiète pas, je partais de toute façon.


Comme elle s’éloignait, Olivia l’interpella.


-Est-ce que … tu peux ne pas dire à Megan que tu m’as vu ?


Et voilà, elle était au cœur du mystère qui amenait sa cousine à faire la tête à son amie et à ses cousins. Elle hésita un instant, avant de faire face à la jeune fille.


-Je ne lui dirais rien. Parce que c’est à toi de le faire. Et si tu veux mon avis, tu devrais le faire rapidement.


Elle repartit trop vite pour voir Olivia baisser la tête, honteuse de faire des cachoteries à ses amies. Tori avait raison, il allait bien falloir qu’elle leur dise.
End Notes:
Et voila, j'espère que vous avez aimé !! N'hésitez pas à me laisser une review pour me dire ce que vous en pensez !!
Chapitre 32 by Kiara Coper
Author's Notes:
Hey !! I'm back !!
Bon je vais raconter ma vie pour une fois (ou pas) ya deux semaines je suis allée à Londres et j'ai fais le Studio Harry Potter !! C'était trop cool, je vous le recommande!!! Et après cette petite pub, un énorme merci à Rosalie 26 pour sa review !!
Sinon petit référence à Hermione dans ce chapitre !! Bonne lecture !!
Chapitre 32



Liam soupira. Ses amis ne pouvaient-ils pas juste accepter de s’apprécier ? Surtout que depuis qu’ils avaient escaladés jusqu’à la cime des arbres, ils avaient développé une sorte de respect mutuel ! Mais il fallait toujours qu’ils en fassent trop. Liam s’enfonça plus profondément dans le siège en attendant qu’ils reviennent. Chris et Craig avaient fait un pari débile, celui de s’introduire dans le dortoir des filles et piquer un objet. Le jeune garçon espérait presque qu’ils se fassent coincer. Ça leur aurait donné une leçon.

Cela faisait déjà un quart d’heure qu’ils étaient parti, et Liam s’ennuyait. Il en venait presque à se dire qu’il aurait dû aller avec eux. En attendant, il continuait essayait désespérément de faire voler une plume mais ça ne fonctionnait pas.


-Rho ! J’abandonne.


Il jeta la plume par terre et la vit avec frustration descendre tout doucement. Il aurait su comment lancer un sort de feu, il l’aurait brulé. Énerve, il croisa les bras et la regarda descendre doucement, comme pour le narguer. Soudain, une main l’attrapa, stoppant sa chute. Liam se redressa pour faire face à une grande sixième année, Lynn Pettyjohn. La jeune métisse lui sourit doucement.


-Il ne faut jamais laisser tomber. Je vais te montrer.


Elle s’assit sur une chaise qu’elle avait tiré à eux, les fauteuils étant tous occupé. Elle posa la plume sur ses genoux et pointa sa baguette dessus.


-Wingaaardium Leviooosa.


La plume s’éleva dans les airs sous le regard émerveillé du jeune garçon. Elle se dirigea vers lui et tomba sur ses genoux.


-Allez à toi. Réessaie.

-Wingaaardium Leviosaaaa.


Son outil de travail ne bougea pas d’un milimètre. Liam cligna des yeux, il sentait les larmes venir. Non seulement il n’y arrivait toujours pas mais en plus il se ridiculisait devant la gentille Lynn qui les aidaient régulièrement.


-Ne t’inquiète pas. Tu vas y arriver. Je pense que c’est parce que tu accentues mal ta formule. Ce n’est pas Leviosaaaa mais Leviooosa. Tu dois appuyer sur le ô, et non le a. D’accord ?


Le garçon acquiesça et se concentra. Il vida son esprit de tous ses échecs répétés, respira un grand coup et se lança.


-Wingaaardium Leviooosa.


Et enfin, elle s’envola, cette foutu plume qui lui posait problème. Il avait réussi. Fou de joie, il adressa un sourire éclatant à la jeune fille qui lui ébouriffa les cheveux en le félicitant, avant de rejoindre ses amis et partir de la Salle commune. Au moment il le portrait de la Grosse Dame se referma sur eux, Chris et Craig rejoignirent leur ami.


-J’ai gagné ! s’exclama Chris.

-Il a juste trouvé comment passer. A quelques secondes près, c’était moi qui le découvrais ce passage !


Liam et Chris levèrent les yeux au ciel. Puis Chris sourit et, avec un air de conspirateur tendit une petite figurine étrange, faite en terre et peinte en bronze.


-On a trouvé ça dans la chambre des filles de sixième année. T’as vu, il est drôle !


Les sixième année ? C’était Lynn et ses amies ! Liam senti la colère monter en lui. Alors que la jeune fille l’aidait gentiment, ses deux copains à lui la volaient. Il ne pouvait pas cautionner cela.


-Vous êtes des imbéciles. Je ne veux plus vous voir.


Il se leva et laissa ses deux amis, ahuris, le regarder sortir de la Salle Commune, sans comprendre quel lutin de cornouaille avait jeté un sort à Liam.





OoOoOoO






-MESDAMES ET MESSIEURS, CE SOIR C’EST GRAND CONCOURS DE KARAOKE !


Sully ricana, déjà bien éméché. Gwen avait pris l’organisation de la soirée en main, après que Finn soit allé vomir l’apéritif qu’il leur avait ramené. Et comme ils avaient acceptés, ils étaient obligés de se plier à sa volonté. Il devait déjà être 22h30, et Sully sentait qu’ils ne tiendraient pas forcément beaucoup plus longtemps. Elliot ronflait dans son coin, et Finn avait dû manger quelque chose de vraiment pas bon, parce que toutes les cinq minutes, il devenait vert et se précipitait vers la chambre de Sully pour mettre sa tête au-dessus de la cuvette. De leur coté, les filles n’étaient pas vraiment mieux. Cora essayait vraisemblablement de faire parler Lynn et sa sœur jouait la présentatrice TV sans personne pour l’écouter.


-PUISQUE C’EST COMME ÇA, A TOI L’HONNEUR FRANGIN !


Pris de court, le jeune homme s’exécuta pour chanter une pitoyable reprise des Strange Brother. Il finit même par se faire huer par sa sœur et commença à rire. Il croisa le regarde de Lynn et dans un réflexe stupide détourna le regard.

Lewis prit la suite et entreprit même de faire une chorée sur une horrible chanson de Célestine Mouldubec, ou quelque chose comme ça, une antiquité de la chanson anglaise sorcière. Cora et Gwen se lancèrent dans une interprétation d’une chanson moldue qui avait son heure de gloire, et une fois réveillé, Elliot se décida pour un tube de Hugo Weasley sous les applaudissements effréné de Cora, fan de son presqu’oncle. Sully n’en pouvait plus de se bidonner. Et puis vint le tour de Lynn. Pour se donner contenance, il se resservit un verre et entrepris de le boire lentement.


-Va-y balance celui-là. C’est un vieux chant moldu. Les amis, pour votre plus grand plaisir, je vais vous interpréter Honestly, de Kelly Clarkson.


Le chant commença et Sully se fit la remarque que Lynn chantait plutôt bien. Puis arriva le refrain et cela le fit désaouler.


« Would you face me, Make me listen to the truth even if it breaks me, You can judge me, love me, If you're hating me, Do it honestly. »


Lorsqu’elle prononça les dernières paroles du refrain, principalement la partie du « hating me », Lynn planta ses yeux dans ceux de Sully. Celui-ci senti une goutte de sueur couler le long de son front. Le message était clair. Certes, il lui avait foutu un râteau, mais par-dessus tout, il l’avait évité, il avait été incapable de la regarder en face, il l’avait, à certains moments, complètement rejeté. Et sous les yeux de ses amies, ultra gênées, elle lui faisait passer un message. Sully connaissait suffisamment Lynn pour savoir ce qu’il signifiait. « Tu ne m’aimes pas, ok, tu m’évites ? Tu ne me supportes plus ? Très bien, j’accepte, mais du coup, moi aussi, je te renie, si tu n’arrives pas à avoir le courage de me le dire en face ». Bon, elle n’aurait peut-être pas employé ses mots là, mais l’idée y était. Et malgré tout, Sully appréciait réellement Lynn. L’idée qu’ils ne soient vraiment plus amis lui était insupportable.

Pendant que les filles faisaient descendre leur amie, complètement vacillante par excès d’alcool, ou une extrême fatigue causé par ses insomnies inavouées ; que les garçons, qui n’avaient rien compris de l’importance du chant saluaient la chanteuse par une ovation, Sully se promis d’avoir une conversation avec la jeune métisse, et même très rapidement.
End Notes:
Et voila !! Une petite review ?? Promis c'est gratuit !! =D
Chapitre 33 by Kiara Coper
Author's Notes:
Hey ! Après une grande pause, me revoila ! J'espère que vous allez bien, dans cette situation un peu étrange ! Qui sait ça me permettra peut-être d'ecrire un peu plus !!

Petit rappel Des personnages présents :
Ruben Lupin : 14 ans, fils de Teddy et victoire, Batteur, Gryffondor
Hayden Potter : 14 ans, fils de James et Alice, Batteur, Gryffondor
Christopher Matthews : 11 ans, moldu à la base, Attrapeur, Gryffondor
Sullivan Howles : 17 ans, grand frère de Gwen, Siboulo dit Sib, Capitaine de quidditch et Gardien
Jena Scabior : 17 ans, Gryffondor
Cassandra Veridian : 17 ans, Poursuiveur, Gryffondor
Charles Dwight : 17 ans, ami de Sully, Cubber, Gryffondor
Chapitre 33



Comme toujours avant un match, il stressait. Hayden lui fit un clin d’œil et Sully lui ébouriffa les cheveux avant d’aller parler à Chris, le petit nouveau. Il était ridicule, à stresser encore, alors que c’était la troisième année qu’il était dans l’équipe, mais il était comme ça, et à toujours avoir peur de décevoir les autres (son père, sa sœur, ses amis, sa maison), et la liste s’agrandissait toujours plus, au fil du temps. Toujours plus de personne à apprécier, toujours plus de personne à décevoir.


-T’inquiète cousin ! On fait comme on a répété et tout va bien se passer.


Ruben acquiesça sans émettre un son et se concentra sur les portes qui allaient s’ouvrir dans quelques minutes. Il avait envie de vomir. Apparemment il n’était pas le seul car Sullivan fit apparaitre une bassine juste à temps pour le pauvre Christopher qui était pâle comme la mort. Il tapota maladroitement le dos du gamin et fit une grimace à Ruben en croisant son regard.


-Allez, les amis. On respire ! C’est le premier match de la saison. On est bon. Je vous assure qu’on a nos chances. On a étudié leur tactique, on sait que Koch est un gardien impitoyable mais il donne tout dans les premières minutes du jeu et fatigue au bout d’une demi-heure, trois quart d’heure. Et pour les Poursuiveurs, souvenez-vous que Proulx s’entend mieux avec Owen qu’avec Thornton. Elle aura plus tendance à lui faire la passe du coup. Et Chris, tu es petit et ça t’avantagera par rapport à Churchell qui aura plus de mal à se faufiler. Je compte sur vous, les gars. Allez, c’est à nous.


Les portes s’ouvrirent et Ruben vit que l’équipe de Serdaigle était déjà sur le terrain. Alors qu’il sortait, le commentateur énonçait leurs noms mais le jeune garçon n’entendait plus rien. Le bruit l’envahi, tout comme la pluie. Poussant un soupir, il se mit en mode combat, comme il aimait le dire. Plus rien n’avait d’importance sauf le poids de sa batte dans sa main, et Hayden à côté de lui. Le souafle fut jeté en l’air et Ruben s’éleva à sa suite. Tout se passa très vite et le mode automatique revint. Son corps se pencha tout seul pour s’élever à la recherche d’un cognar pour que Lyssander Owen lâche le souafle. Il manqua sa cible mais cela fit perdre quelques secondes à son adversaire qui, occupé à surveiller ses arrières se prit le cognar que lui envoya Hayden en face.

Les échanges entre les quatre batteurs qui se renvoyaient constamment les sales balles agressives en touchant de temps en temps leur cible continua pendant une heure et demie, ponctué de « GRYFFONDOR MARQUE ! » ou de « SERDAIGLE REPREND LE DESSUS ! ». Et enfin les mots tant attendu, alors que les deux attrapeurs se tenaient côte à côte et tendaient le bras.


-NON ! C’EST INCROYABLE ! IL L’A ATTRAPÉ !


Ça y est, c’était fini. En plus, Ruben avait loupé son dernier tir. Il était gelé. Tellement gelé qu’il n’arrivait pas à déterminer qui des deux attrapeurs avait eu le vif d’or. Il se dirigea comme les autres vers l’endroit où s’était écrasé leur mascotte comme aimait l’appeler Sullivan. Christopher était dans un sale état, tout boueux, mais une rangée de dents éclatantes prenait la moitié de son visage. Ruben sourit. Il n’avait pas besoin de voir les ailes dépasser du petit poing du gamin pour savoir qu’ils avaient gagnés. Il rejoignit ses amis et alors qu’il essayait de se faire une place pour être au centre avec son équipe, une main lui ébouriffa les cheveux. Il se retourna pour voir sa sœur lui sourire.


-Bien joué, petit frère. T’es le meilleur.


Il leva les yeux au ciel, mais pour rien au monde il aurait avoué qu’il était heureux du compliment.





OoOoOoO






Jena se recoiffa machinalement. Comme d’habitude, Charlie était en retard. En même temps, réussir à le séparer de ses amis cinq minutes était un exploit alors elle n’allait pas s'en plaindre ! Comme d’habitude, Cassie avait tout manigancé, la laissant en plan pour son devoir de Sortilège alors qu’elle avait du mal. Charlie qui était doué dans cette matière lui avait promis de l’aider.

La porte de la bibliothèque s’ouvrir et son ami entra. Le cœur de Jena fit un bon et se mit à battre plus fort dans sa poitrine. Non, non, elle n’en était pas amoureuse. C’est juste qu’il lui plaisait bien, mais de là à dire qu’elle l’aimait … C'était ce qu’elle répétait sans cesse à sa meilleure amie mais elle commençait à se rendre compte à quel point c'était faux. Il arriva avec un grand sourire et laissa tomber son sac sur la table.


-Alors p’tite tête, on est prête ?

-Arrête de m’appeler comme ça ! Surtout que si je demande de l’aide, c’est que je ne suis pas une “tête”.

-Mais si ! Tu seras toujours une tête Jena. Bon attaquons.


La jeune fille fut surprise de le voir redevenir sérieux aussi vite. Pendant une heure, il entreprit de lui expliquer les différents types de sortilèges d’enchantement, comment les combiner, les risques et les avantages de chacun. Jena prit des notes et lui posait des questions sur tout ce qui lui paraissait trop obscur. Malheureusement, arriva le moment où ils avaient fait le tour du sujet. Elle le remercia et contrairement à ce à quoi elle s’attendait, il ne s’empressa pas de partir rejoindre ses amis. Elle cacha un sourire et se dit que c'était sa chance de profiter un peu de lui.


-Alors, remis de ta beuverie de vendredi ?


Il éclata de rire. Ça n’avait rien du rire apaisant de Sully, ni de celui nasillard d’Elliot. Celui de Charlie ressemblait à un aboiement de chien, lourd, puissant et sans se soucier des autres autour.


-Presque ! Heureusement qu’on a eu le weekend ! Encore désolé pour le spectacle affligeant que tu as du supporter.


Lorsqu’elle s'était réveillée en pleine nuit, Jena avait décidé de faire un petit tour en bas pour récupérer un devoir oublié au coin du feu. Elle avait eu la surprise de découvrir Charlie à moitié déshabillé, ronflant comme un dragon, les bras serré contre sa bouteille. Amusée, elle s'était contentée de le couvrir de son pull avant de remonter. Il le lui avait rapporté le lendemain en la remerciant chaleureusement.


-Bah … je me suis juste demandé depuis quand tu avais un doudou.


Le jeune homme la poussa délicatement de l’épaule et elle failli se prendre le mur. Ils marchèrent quelques instants sans rien dire. Jena était presque gênée. Alors qu’elle allait trouver le premier sujet qui lui venait à l’esprit, Charlie la devança.


-Alors, comment ça avance avec Sully ? Ça fait un moment que je ne t’ai pas demandé.


Stupéfaite, elle s’arrêta d’un coup en plein couloir. Charlie ne se rendit pas compte tout de suite de sa réaction.


-Je ne ressens rien pour Sully, Charles.


Il la détailla et un petit sourire étrange vint se dessiner sur ses lèvres.


-Ouah ! Ok, pas besoin d’être aussi cérémoniale, je voulais juste t’aider ! Pas de Charles entre nous !


Jena leva les yeux au plafond mais ne sourit pas. C’était la dernière chose qu’elle voulait qu’il pense. Déjà que ce n’était pas facile de ressentir quelque chose pour un abruti pareil, mais si en plus il la mettait à l’écart parce qu’il pensait qu’elle était sur son meilleur pote (chose qui avait été vrai un jour mais plus depuis longtemps).


-Désolé ! C’est que lorsque Cassie t’as demandé de l’aide il y a deux ans, elle m’a fait une sale blague et je n’ai pas eu le courage de te détromper. Surtout qu’au final, on s’est bien marré.


Les souvenirs de leurs délires les firent rire un instant avant qu’elle reprenne.


-Je ne veux pas que tu crois que je traine avec toi juste pour approcher Sullivan. Je me marre bien avec toi, et si j’ai un j’ai pu ressentir quelque chose pour lui, c’est du passé maintenant.


Pendant un instant elle eut peur d’avoir fait une boulette et qu’il prenne ça comme une sorte de déclaration bizarre. Parce que malgré elle, ça ressemblait à ça. Mais Charlie lui tapota le dos maladroitement et elle respira mieux.


-Je te crois. Et ça tombe bien, j’aime bien passer du temps avec toi, p’tite tête.


Jena rougit légèrement et ils reprirent leur chemin, parlant de tout et de rien, sans savoir que derrière eux, caché dans un recoin, Cassandra s’arrachait les cheveux de voir qu’ils étaient passé à un cheveu de LA déclaration.
End Notes:
J'espère que vous avez aimé ! N'hésitez pas à dire ce que vous en avez pensé !
Chapitre 34 by Kiara Coper
Author's Notes:
Et me revoila !! Désolé pour l'attente !! J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira !! Bonne lecture !

Petit rappel Des personnages présents :
Christopher Matthews : 11 ans, Gryffondor
Craig Nott : 11 ans, Gryffondor
Elyna Macquarie : 16 ans, Serdaigle
Eric Green : 16 ans, Serdaigle
Ioan Lavrov : 16 ans, Serdaigle
Lynn Pettyjohn : 16 ans, Gryffondor
Sullivan Howles : 17 ans, Siboulo dit Sib
Chapitre 34



Il ouvrit les yeux péniblement. Quelque chose n’allait pas. Il se souvenait qu’il se battait avec l’autre abruti puis il était tombé, quelque chose s’était cassé et puis, plus rien. Il était toujours dans son dortoir. Il tenta de se relever, mais son bras le lâcha et il s’étala de nouveau par terre. Il ramena sa main devant lui pour la frotter énergiquement et eut la surprise de voir la chevalière de Nott sur son annulaire droit. Comment était-ce possible ? Craig ne s’en séparait jamais et il n’aurait pas réussi à la lui prendre. Observant autour de lui, il remarqua une masse sombre un peu plus loin. Il rampa vers son ennemi, ou ami, il ne savait plus très bien depuis quelques temps. Alors qu’il le secouait, Chris eut la stupeur de se retrouver face à son propre visage.


-Aaaaaaah !

-M’hurle pas dans les oreilles, par Merliiiaaaaaah !

-Qu’est-ce que tu fous avec mon corps !

-Et toi pourquoi t’es dans le mien ?


Ils se dévisagèrent avec stupeur. Ce n’était pas possible. Ils se retrouvaient dans le corps de l’autre.


-Oh non oh non oh non !

-Merde merde merde !


Les deux garçons paniquaient. Ce n’était pas possible. Il devait y avoir un problème quelque part… en vrai ils dormaient probablement encore. Ou alors… Chris regarda son propre visage en cherchant un contact visuel avec Craig.


-La figurine !


Il se dévisaga lui-même et bien que ce fut sa voix qui lui répondit, il ne reconnaissait pas les intonations, ses intonations.


-Quoi la figurine ?

-Celle qu’on a piqué à Gwendolyn… tu crois pas que…


Ses propres yeux dirigé par un autre s’agrandirent et sa bouche forma un O parfait.


-C’est parce qu’on l’a cassé ? Oh non c’est une malédiction ! Ce n’est pas possible, Père va me tuer…

-En fait, pour l’instant, c’est plutôt moi qu’il va tuer, vu que je suis dans ton corps, imbécile !


Craig se retourna vivement vers Chris et le fusilla du regard.


-Pas d’insulte moldu avec mon corps, je te prie !


Chris, en bon provocateur, lui montra son doigt.


-Oh, parce que je pourrais te salir juste comme ça ? Et si je fais ça tu dis quoi ?


Il se fourra le doigt dans le nez sous le regard horrifié du propriétaire du corps.


-Tu es complètement malade ! Arrête ça tout de suite !

-Alors arrête de me dénigrer. Qu’est-ce que ça peut bien t’apporter ?


Et comme une réponse à sa question, une foule de souvenir le frappa. Pas les siens, mais ceux de Craig.

Il vit un petit Craig jouer dans un parc immense avec un petit garçon. Puis son père fit sortir l’enfant et Chris comprit que c’était un moldu, et que le parc n’était que le jardin des Nott. Quelques autres souvenirs lui apprirent la solitude qui avait été celle de Craig, éloigné des moldus, rejeté par les enfants sorciers.


-Oh, je ne savais pas, désolé. Si ça peut te rassurer, je comprends. Moi, on m’a mis de côté parce que j’étais bizarre. Et mes parents n’apprécient pas que je vienne à Poudlard.


Craig, dans le corps de Chris, devint tout rouge.


-Qui t’as autorisé à lire mes souvenirs !

-J’ai pas choisi, figure-toi ! Alors calme toi, et prépare toi à te retrouver dans la même situation. Si tes souvenirs se débloquent, les miens aussi, j’imagine.


Son camarade de dortoir le regarda, horrifié. Est-ce que ça voulait dire qu’ils allaient devoir se faire passer l’un pour l’autre ?


-Il faut absolument qu’on arrive à retrouver nos corps !


Chris leva les yeux au ciel. Comme si ça lui plaisait à lui !


-Je ne te le fais pas dire. Maintenant, viens, on doit quand même aller en cours sans que personne ne se doute de rien. Parce que sinon, on risque gros, je pense.





OoOoOoO






-Je pense qu’il faut qu’on lui dise.
Son ami évita son regard.

-Eric, je suis sérieuse. Je pense qu’il faut lui dire qu’on sait. Et qu’on s’en fout ! C’est notre ami et on l’accepte comme il est. Si on ne lui dit pas, ça restera entre nous.

-Mouais…


Eric accepta enfin de la regarder dans les yeux.


-Ecoute, Ely, je commence à le connaitre, le bonhomme, et il va paniquer.

-Et si on lui dit rien, il va flipper toute sa vie qu’on le découvre par mégarde. Il ne pourra pas être tranquille.


Tirant son presque frère de son siège, Elyna se dirigea vers la sortie de la Salle Commune de Serdaigle. Eric rechigna mais finit par la suivre de son plein gré, ou presque. Elle soupira.


-C’est bon, c’est moi qui parlerait…

-T’es la meilleure !


Soulagé d’un fardeau, Eric prit le chemin vers la bibliothèque plus gaiement. Alors qu’ils y arrivaient presque, ils virent leur ami en grande conversation avec une Serpentard. Elyna sourit, ce n’était pas la première fois qu’ils se parlaient, et Ioan semblait beaucoup l’apprécier. En voyant ses amis, il lui dit au revoir et les rejoignit, l’air satisfait.


-Vous savez quoi ? La bibliothécaire a accepté que j’aille faire un tour dans la réserve demain ! Normalement c’est interdit aux élèves mais elle a accepté pour moi ! C’est fou ça.


Elyna respira un bon coup. Finalement c’était peut-être pas la meilleure idée qu’elle ait eu. Mais elle n’était pas une Macquarie pour rien. Elle respira un bon coup et se lança.


-Oui, Ioan c’est fou. Ecoute, on voulait juste te dire que … on sait.


Le jeune homme les regarda, surprit.


-De quoi ?

-Eh bien … on sait. Ton secret, on a compris que tu …

-VOUS N’AVEZ RIEN COMPRIS DU TOUT !


Une soudaine douleur enveloppa Elyna et elle entendit le cri d’Eric, lui confirmant que c’était bien à cause de Ioan. La tension qui lui vrillait le cerveau se relâcha et Ioan les regarda, horrifié.


-Je … je suis désolé.


Les deux Serdaigles regardèrent leur ami s’éloigner en courant sans pouvoir réagir. Eric avait raison… Ils auraient dû se taire.





OoOoOoO






Lynn faisait sa ronde en pensant au roman qui l’attendait près du feu et qu’elle pourrait lire une fois que ses amies se seraient endormies. Ses insomnies la narguant continuellement, elle avait cessé de se battre. Elle était fatiguée, mais rien n’y faisait. Elle savait qu’elle devait aller voir l’infirmière, mais ce n’était pas comme les autres insomnies qu’elle avait pu avoir. Là, elle savait ce qui l’avait causé.

Une main se posa sur son épaule et elle sursauta.


-Lynn…

-Le couvre-feu est passé, tu n’as rien à fai … oh, c’est toi.


Elle s’empressa de regarder ses pieds, paniquée. Depuis le karaoké, elle avait arrêté d’essayer d’établir un lien avec Sullivan. Elle refusait de le regarder, elle l’évitait. Evidemment, la jeune fille se doutait qu’elle allait devoir le côtoyer le lendemain, pour Halloween, mais elle ne s’attendait pas à ce qu’il vienne la voir.


-Est-ce que tu as un instant ?


Elle fut prise d’une envie de lui répondre comme avant, mais retint avec plein un « nan, nan je suis débordée, ça se voit pas ? ». Elle n’allait pas lui faciliter le travail.


-Pour ?


Sully, se passa une main dans les cheveux, gêné. Elle ne l’avait jamais vu comme ça, mis à part le jour où elle s’était déclarée.


-Parler.


Elle acquiesça et le suivit jusque dans une salle de classe abandonnée.


-Ecoute… je suis désolé.


Tout était toujours fluide avec Sullivan. Sa relation avec les autres semblait toujours couler de source. Pourtant, ce soir-là, il cherchait de l’aide auprès d’elle. Malheureusement, Lynn était trop blessée pour accepter de jouer le jeu.


-Tu fais bien.


Il devint encore plus nerveux.


-Lynn, je …


Elle craqua, ayant enfin l’occasion de lui faire part de son ressenti.


-Tu sais quoi, Sullivan. Moi aussi je suis désolée. Je suis désolé d’avoir tout gâché. Je suis désolée de t’avoir mis dans une mauvaise position, je suis désolée de ne pas avoir su t’expliquer qu’en vérité, je n’attendais pas ta réponse ce soir-là, mais que je voulais juste être sincère avec toi. Je suis désolée de ne pas être la « Lynn » que tu croyais connaitre. Et tu veux que je te dise, tu m’as brisé le cœur.


Sully déglutit tout au long de son discours. Il ne savait plus où se mettre ni quoi dire.


-Oui, c’est une formulation stupide que je déteste mais elle est vraie. Tu m’as brisé le cœur. Pas en me rejetant, en me foutant un râteau, ça je m’y attendais. Non, tu m’as blessée lorsque tu m’as tourné le dos, lorsque tu n’as pas été capable de me regarder en face, lorsque tu m’as abandonné sur le canapé parce que tu avais soudainement un devoir à faire, et que accessoirement tous les autres étaient parti. J’ai essayé de me comporter le plus normalement avec toi, et évidemment que ce n’était pas facile. Mais tu as tout empiré en prenant de la distance.


Sa voix tremblait mais elle tenait bon. Lynn ne comptait pas verser une seule larme devant lui. Question de fierté.


-Alors si tu me détestes, si tu ne me supportes plus, parce qu’en réalité je n’étais que la meilleure amie de ta sœur et que je te gonfle à essayer de m’accrocher à une amitié qui n’a jamais existé, dis le moi clairement. Si de temps en temps, tu n’en peux plus de ma tête, alors fait moi je ne sais quel signe pour que j’évite de me retrouver dans ta présence. Et si tu m’en veux d’avoir tout foutu en l’air, pardonne-moi. Mais ne me punis pas, je le fais suffisamment moi-même.


Elle lui faisait enfin face. Lynn semblait s'être retrouvée enfin, sans plus être qu’une ombre mais bien la Lynn Gryffondorienne. Sully, lui, donnait l’impression d’arriver dernier à la coupe de Quidditch. Il se racla la gorge et leva les yeux vers elle.


-Je… hum, c’est bon à savoir tout ça. Mais j’imagine que je l’aurais su si j’avais pris le temps de te parler avant. Euh, comment dire… Je suis un imbécile ? Ouais, c’est ça. Je ne te déteste pas, au contraire. Je t’apprécie vraiment Lynn, mais je ne sais pas comment gérer ça. Je … je voudrais remonter le temps et t’empêcher de me parler, mais je crois que c’est un peu égoïste, vu le courage qu’il t’a surement fallu pour le faire. Je … ne suis pas encore capable d’être comme avant. Je sais que je réfléchis trop mais je ne veux pas, je sais pas… être amicale et que tu … enfin tu vois ? Je ne veux pas te blesser.


Elle ne répondit pas tout de suite. Une partie d’elle était soulagée, l’autre voulait se mettre en boule. Evidemment, elle aurait rêvé qu’il lui dise qu’en vérité, ça l’avait fait réfléchir et il commençait à éprouver quelque chose pour elle, mais Lynn était intelligente, elle savait que ce genre de fantasme n’existait pas dans la réalité.


-Tu sais quoi ? Ce que j’éprouve ne te regarde plus. Ça t’a regardé le temps que tu me répondes, mais maintenant, ça ne te concerne plus. Quels que soient mes sentiments, c’est mon problème tant que je ne viens pas les étaler devant toi. Alors si tu as envie qu’on soit ami, ne t’en empêche pas juste parce que je pourrais éprouver quelque chose pour toi. Je ne te demande pas de venir me faire la bise tous les matins et de me taper la discute. Mais rien qu’un bonjour, ça serait déjà pas mal. Et si un jour je te saoule, dis le moi clairement. Ne m’évite pas, en te retrouvant incapable de me regarder dans les yeux, parce que je ne comprendrais pas et me connaissant, si tu enchaines ces moments-là, je vais préférer couper les ponts.


Il acquiesça. Ils restèrent un moment sans rien dire, à se regarder, avant que Lynn rompe le contact.


-Bon, maintenant, il va peut-être falloir y aller, sinon on va se demander où on est passé.

-Tu as raison. Désolé d’avoir été un tel crétin.


Les bonnes vieilles habitudes revenant, Lynn lui pardonna sur le champ.


-C’est … c’est pas grave. Tant que tu ne recommences pas.
End Notes:
Et voila !! Enfin la discussion entre Lynn et Sully !! J'espère que ça vous a plu !! N'hésitez pas à laisser une petite review !!!
Chapitre 35 by Kiara Coper
Author's Notes:
Coucou !! Me revoila !! J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira !! Bonne lecture !

Petit rappel Des personnages présents :
Embry Malefoy : 13 ans, fils de Rose et Scorp, frère jumeau d'Aria, Serpentard
Aria Malefoy : 13 ans, fille de Rose et Scorp, soeur jumelle d'Embry, Poufsouffle
Finn Keegan : 17 ans, Flobster dit Flob, Gryffondor
Lynn Pettyjohn : 16 ans, Gryffondor
Duncan Scott : 17 ans, Poufsouffle
Christopher Matthews : 11 ans, Gryffondor
Craig Nott : 11 ans, Gryffondor
Liam Blair : 11 ans, Gryffondor
Chapitre 35



Pour une fois que ce n’était pas lui qui était en retard… Mais qu’est-ce qu’elle foutait ? Embry tournait en rond dans leur couloir favori, s’inquiétant de plus en plus. Sa sœur était vraiment étrange ces derniers temps. Enfin, elle l’avait toujours été, mais là, c’était pire que d’habitude !
Un bruit de pas se rapprocha et il se retourna en se composant un regard contrarié pour pas qu’elle voit qu’il s’était inquiété.


-Désolé, Coly ! J’ai pas vu le temps passer.


Il leva les yeux au ciel en la serrant contre lui.


-Je t’ai déjà dit de ne pas m’appeler comme ça !


Elle s’écarta de lui avec un petit sourire moqueur.


-Quoi ? T’aimes pas être mon petit Colibry ! Ça finit comme ton nom pourtant !

-Oui bah caca, ça fini comme le tien, et c’est pas pour autant que je t’appelle comme ça.


Alors que son sourire s’agrandissait, Embry remarqua que les yeux de sa sœur étaient rouges. Comme elle se retournait déjà pour le devancer au repas, il l’attrapa par le bras.


-T’as pleurée ?

-Aie ! Tu me fais mal.


Elle s’était dégagée violemment et Embry ne sut comment il devait réagir. Elle le regarda un instant et il vit passer une grande détresse dans ses yeux. Il tendit la main vers elle, mais elle recula précipitamment.


-Désolé. C’est juste que je me suis cognée et j’ai un bleu là où tu m’a attrapée. Et mes yeux rouges c’est la fatigue. J’ai passée deux nuits blanches pour finir un devoir et je suis crevée. Ginger n’a pas arrêté de me dire que je ressemblais à un vampire.


Le garçon hésita un instant. Il n’était pas très démonstratif, et n’acceptait les câlins de sa sœur que pour se dire bonjour, mais là, elle en avait besoin. Elle n’allait clairement pas bien. Il tendit les bras vers elle, et elle s’y réfugia pour se serrer contre lui.


-Si tu veux m’appeler Coly, vas-y.


Elle trembla pendant quelques secondes avant de murmurer.


-Je ne suis pas faible, je ne veux pas de tes faveurs. De toute façon, si j’ai envie je t’appelle comme ça, même si tu ne veux pas.

-Non, tu n’es pas faible.


Il avait compris que c’était important pour elle. Alors il le lui répéta jusqu’à ce qu’elle se calme et arrête de trembler. Lorsqu’elle se recula, elle lui adressa un sourire larmoyant.


-Je suis même forte. Et je laisserais personne te faire du mal.


Il lui rendit son sourire, tristement, comprenant que quelque chose clochait vraiment chez sa sœur mais qu’elle ne lui en parlerait pas.


-Oui tu es forte. Et moi aussi, je ne laisserais personne te blesser.


Il n’entendit pas sa réponse, qui fut aussi légère qu’une respiration.


-C’est trop tard.


Ils reprirent le chemin du repas, elle avec ses secrets, lui avec sa culpabilité de ne pas pouvoir faire plus.





OoOoOoO






Finn quittait la Grande Salle au milieu du repas pour rapporter ses victuailles au dortoir. Sully avait levé les yeux au ciel en voyant les réserves de son ami, sachant que ce n’était que sa première « fournée ». Mais Finn s’en moquait. Grâce aux passages secrets, il parvint rapidement jusqu’à sa chambre et laissa son butin pour redescendre tranquillement. Alors qu’il s’approchait de la Grande Salle, il entendit des chuchotements. Intrigué, il dévia de son parcours pour s’aventurer dans un couloir, et trouver deux silhouettes assises en train de papoter gaiement. Quelle ne fut pas sa surprise quand il reconnut celle qui lui faisait face.


-Lynn ? Tu ne vas pas manger ?


Elle releva la tête, surprise, et s’il ne la connaissait pas mieux, il aurait pu dire qu’elle était gênée d’avoir été trouvée en telle compagnie. En même temps, ce n’était pas très étonnant, surtout quand on connaissait Duncan Scott. Que pouvait bien faire la jeune Gryffondore avec un crétin pareil ?


-Oh, euh si ! C’est juste que j’ai croisée Duncan et on s’est arrêté pour parler. J’arrive tout de suite. A la prochaine Duncan.


Alors qu’elle s’éloignait, le Poufsouffle fusilla du regard le jeune homme, qui lui répondit par un sourire mesquin. Qu’est ce qui avait déclenché une guerre sans merci entre les Gryffondors de septième année et le Poufsouffle ? Finn n’en avait plus aucune idée. Mais il n’aimait pas voir ses amies s’approcher de l’autre. Il ne pouvait s’empêcher de se méfier de lui.


-Vous êtes ensemble ?


Finn et la subtilité, ça faisait deux, et généralement, c’était apprécié des autres, mais pour une fois, Lynn semblait vouloir être partout sauf avec lui.


-NON ! Je veux dire, non, on ne sort pas ensemble. C’est juste qu’on s’est télescopé plusieurs fois cette année, et on en a profité pour parler un peu. Duncan est sympa.


Par respect pour elle, le jeune homme retint un ricanement bien méprisable, comme à chaque fois que quelque chose était à propos Scottillard, alias Duncan Scott. Lynn le remarqua cependant et fronça les sourcils.


-Tu ne l’aimes pas beaucoup, je me trompe ?

-Disons, que nous ne sommes pas les meilleurs amis du monde. Allez, va rejoindre les filles pour profiter du repas, je crois qu’elles te cherchaient tout à l’heure !


Lynn sourit et lui tira la langue.


-Je pourrais dire la même chose pour toi.

-Eh bah nan ! Parce que moi, j’y suis déjà allé et j’ai commencé à faire mes réserves.


Elle leva les yeux au ciel et rejoignit ses amies. Finn la regarda faire, légèrement inquiet. La jeune fille semblait avoir beaucoup changé ces derniers temps, et il espérait sincèrement que ce n’était pas à cause du Poufsouffle. Il se rassit avec sa bande et après une seconde d’hésitation, se lança, provoquant presque la mort de Sully par étouffement, et les regards abasourdis des autres.


-Les amis, je crois qu’il va falloir faire attention à Lynn parce qu’elle fréquente Scottillard.





OoOoOoO






-Tu es sûr de ce que tu fais ?

-Evidemment que non ! Mais c’est toujours bon d’essayer.


Craig se frotta les mains. Enfin, il frotta celles de Chris, plutôt, puisque ça faisait au moins 36 heures qu’ils avaient échangé de corps. Il souffla ostensiblement devant l’idée de son camarade, qui lui répondit sans même le regarder.


-Arrête un peu de prendre des airs hautains, ça ne me va absolument pas !

-Imbécile.

-Crétin.

-Scrout à pétard.

-Face de fion.

-STOOOOOP !


Liam craquait encore. Il se leva et se mit entre ses deux amis.


-C’est à cause de bêtises comme ça que vous vous retrouvez dans cette situation. Alors maintenant arrêtez ! Vous êtes stupides tous les deux. Et en plus aucun d’entre vous n’êtes doué pour vous faire passer pour l’autre.


Les deux garçons baissèrent les yeux, tout penaud. Ils échangèrent un regard et Craig se fit la réflexion que c’était la dispute qui avait la moins d’entrain depuis qu’ils se connaissaient. Peut-être parce qu’ils avaient appris à se respecter et surtout à connaitre des moments intimes de la vie de l’autre à travers cet échange de corps. Liam avait raison, ils devaient arrêter.

Cette aventure déroutante et flippante les avait liés à jamais. Craig se leva et enleva la colle des mains de son camarade… de son ami, et pointa la baguette sur les restes de la statue et pria pour que ça marche. Il n’avait jamais jeté ce sort, mais il fallait que ça marche.


-Reparo.


Les morceaux restèrent à leur place. Chris lui sourit et comme depuis la veille, ça lui fit bizarre de se retrouver face à son propre visage.


-On essaie ensemble.


Ils pointèrent leurs baguettes sur l’objet de leur malheur et récitèrent la formule plusieurs fois, avant que les morceaux se recollent. Soudain, tout tourna autour d’eux et Craig s’évanouit, comme la première fois.
End Notes:
Et voila j'espère que ça vous a plu !! A bientôt et n'hésitez pas à laisser une petite review !!
Chapitre 36 by Kiara Coper
Author's Notes:
Après une très longue pause (et j'en suis désolée !) voici la suite !!! J'espère que ça vous plaira et que vous retrouverez Ioan, Lynn et leurs amis avec plaisir !!

Petit rappel Des personnages présents :
Ioan Lavrov : 16 ans, Serdaigle
Lynn Pettyjohn : 16 ans, fille de moldus, Gryffondore
Olivia Proulx : 13 ans, Serdaigle
Megan Potter : 13 ans, fille d'Albus et Jamie, Serdaigle
Juliet Abberline : 13 ans, Serdaigle
Chapitre 36




Ioan avait désespérément cherché un endroit où se cacher et ses pas avaient fini par l’amener dans cette salle, comme si elle l’avait appelé. Il avait passé ses derniers jours à se cacher de ses amis. Il était devenu un pro pour arriver le dernier en classe et en ressortir le premier. Ça faisait une semaine qu’il les évitait et il avait mis trois jours à trouver cette salle magique. Elle était apaisante, avec ses paysages nordiques, son canapé en cuir marron et sa cheminée, la même que celle chez sa mère. Ça lui donnerait presque le courage d’entendre ses seuls amis lui dire en face qu’il était un monstre et qu’ils ne voulaient plus le voir. De fait, ils ne le voyaient déjà plus.

Il était plus de 23h et Ioan s’était dit qu’exceptionnellement, il pouvait bien passer la nuit-là, plutôt que d’attendre que ses colocataires s’endorment pour pouvoir aller se coucher. Un plaid apparu à côté de la pile de coussins qui jouxtait le canapé. Parfait, il n’avait plus qu’à se coucher.

Alors qu’il était allongé depuis quelques minutes, l’atmosphère de la chambre changea. Un fauteuil et une table apparu et la cheminée sembla hésité entre le style gothique et le style victorien. La poignée de la porte bougea et mis un instant avant d’ouvrir la salle sur une jeune métisse. Ioan était stupéfait. Normalement, la porte n’apparaissait que lorsqu’il se tenait devant le coin. Comment quelqu’un d’autre avait pu entrer.

La jeune fille poussa un cri en le voyant, avant de se reprendre, réalisant que ce n’était pas une embuscade et que le jeune homme était tout aussi surprit qu’elle.


-Que… Qu’est ce que tu …


Elle s’arrêta en pleine phrase, réalisant qu’il était probablement là pour la même raison qu’elle.


-Oh, je … euh …


Comme le jeune bulgare ne réagissait toujours pas, pétrifié à l’idée qu’on l’ait retrouvé, elle mit un moment avant de reprendre.


-Tu es Ioan Lavrov, c’est ça ? Je crois que mon amie Gwen, enfin Gwendolyn, a fait ta connaissance.


Comme s’il se réveillait, Ioan réagit enfin. Avec le plus de dignité qu’il pouvait avoir en pyjama rayé, il tenta de faire comme si la gryffondore ne portait pas de chemise de nuit à fleur.


-Oui, enchanté. Tu es Lynn Pettyjohn ? Hum, je t’en prie, assis toi.

-Non, je …je ne vais pas te déranger.


Il lui désigna le fauteuil qui faisait partie de l’univers apaisant de Lynn. La jeune fille hésita et finit par s’y installer. Chacun se dévisagea sans savoir quoi dire pendant un moment. Puis, Lynn étant une gryffondore, finit par se lancer.


-Euh, tu connais cette pièce depuis longtemps ?


Ioan sonda Lynn pour savoir si c’était une question piège mais compris que la jeune fille tentait seulement de faire la conversation.


-Ça fait trois jours.

-Oh, moi je l’ai découverte au début de l’année. C’est une salle agréable. Et au moins, maintenant, j’ai bien la confirmation qu’elle s’adapte à celui qui y est.


Elle désigna la cheminée, qui illustrait parfaitement ses propos.


-Cette pièce est souvent utilisée ?


Lynn haussa les épaules.


-Je n’en avais jamais entendu parler avant.


Ils échangèrent un petit sourire gêné, redoutant autant l’un que l’autre la fameuse question, celle de ce qui les avait amenés à découvrir cette salle.


-Je vais te laisser…

-Tu peux rester si tu veux. Enfin, je suis sûre que la salle peut nous fournir de quoi nous installer confortablement à deux. Je veux dire, si tu es là, c’est que toi non plus tu n’as pas envie de rentrer dormir dans ton dortoir.

-C’est pas vraiment ça.


Ioan la regarda, attendant la suite. Lynn soupira et se cala mieux, attrapant une couverture pour se couvrir et s’installant à son aise. Finalement, c’était peut-être plus simple d’en parler avec quelqu’un qui ne la connaissait pas.


-Je dors mal en ce moment, je fais des insomnies à répétition, et je ne me sens vraiment bien que quand je me repose ici. Je n’arrive pas mieux à m’endormir mais je suis apaisée.

-Je comprends ce que tu veux dire. Tu veux boire quelque chose ?


Ils se regardèrent un instant avant d’éclater de rire. On aurait presque pu croire qu’ils étaient chez Ioan, mais si on devait leur servir quelque chose à boire, ce ne serait ni Ioan, ni Lynn, mais la salle. Cette dernière fit d’ailleurs apparaitre deux bièraubeurres. Ce n’était pas vraiment ce qu’ils avaient en tête en pensant à des boissons, surtout à cette heure-ci, mais ils s’en contentèrent et au bout de quelques minutes, ils se mirent à parler de tout et de rien.

Leurs verres se remplirent d’eux même pendant au moins une heure, leur déliant la langue de plus en plus, et ils finirent par aborder d’eux même les sujets qu’ils avaient absolument voulu éviter. Enfin, presque. Lynn ne donna pas plus de détail sur Sully, ni sur le fait que c’était du frère de sa meilleure amie dont elle était tombé amoureuse, ni sur la complicité qu’ils avaient, avant. Ioan, lui, n’expliqua pas quelle était la « particularité » qu’il avait, disant seulement qu’il était maintenant sûr que ses amis le détestaient. Et bien qu’il ne puisse rien faire pour l’aider, il promit à Lynn que si elle avait besoin, il serait là pour elle. La jeune fille, de son côté, lui conseilla de faire face. Car, tant qu’il ne saurait pas vraiment ce que voulait dire ses amis, il se pourrirait la vie. Et que si ses amis réagissaient vraiment comme il le pensait, Lynn serait prête à aller les voir pour leur dire ce qu’elle en pensait.

Ils finirent par s’endormir, épuisés, après s’être juré de se confronter à Eric et Elyna pour Ioan, et de tenter de faire des efforts pour arranger ses insomnies, pour la jeune fille, sous la menace du bulgare qui promit d’aller voir l’infirmière si elle ne le faisait pas. Ils étaient maintenant enfin prêts à partir sur des nouvelles bases.





OoOoOoO






Elle avait fini par supplier Hagrid de la laisser dire la vérité à ses amies. Meg ne lui parlait plus du tout et Juliet commençait à montrer aussi qu’elle était blessée des secrets d’Olivia. La jeune fille se sentait seule et elle n’en pouvait plus. Le demi-géant avait fini par accepter qu’elle emmène ses amies, et maintenant qu’elles la suivaient dans un silence de mort, Liv n’était plus vraiment sûre que ça suffise pour retrouver l’amitié qu’elles avaient avant. Elles arrivèrent devant la cabane d’Hagrid et Olivia toqua. La porte s’ouvrit sur ce dernier.


-Bonjour, les filles… enfin, bonsoir. Comment allez-vous ?


Devant le mutisme et la méfiance des amies d’Olivia, Hagrid se retrouva un peu désarçonné. Meg soupira, et sans regarder ni l’un ni l’autre, elle se lança.


-Qu’est ce qu’on fait ici ?

-Hum, hé bien, il semblerait que vous ne vous parlez plus, les filles, et c’est comme qui dirait un peu ma faute. Olivia m’a donc demandé de pouvoir vous révéler ce qu’elle fait. Suivez-moi. Et n’en parlez pas.


Hagrid les emmena vers la forêt interdite, sous l’œil stupéfait de Meg et Juliet. Cette dernière cru même qu’elle allait s’évanouir de terreur, (après tout, la forêt interdite ne l’était pas pour rien). Mais elle ne pouvait pas renoncer si près de la vérité. Meg serra les dents, et releva la tête. Contrairement à ses cousins, elle avait toujours tout fait pour rester sérieuse, pour ne pas trop enfraindre les lois et bien qu’Hagrid était avec elles, elle avait l’impression que c’était LA bêtise à ne pas faire. Une main se glissa dans la sienne et elle sursauta.

Olive avait attrapé ses deux amies, pour les réconforter, se rappelant parfaitement lorsqu’elle avait dû y aller pour la première fois. Pendant un instant, elle eut peur qu’elles la rejettent, mais après quelques instants, l’une comme l’autre lui serra la main en retour.


-On y est presque. Maintenant, faites attention à ne pas faire trop de bruit, vous pourriez les effrayer.


A peine Hagrid avait-il terminé sa phrase que les filles retenaient leur souffle. Devant leurs yeux, une horde de licorne était tranquillement installée, et elles ne purent manquer d’observer la présence de poulains. Trois adorables bébés licornes vadrouillaient de l’une à l’autre, trébuchant encore de temps en temps. Les deux filles étaient subjuguées. Comment Olivia avait-elle fait pour réussir à garder cela pour elle ? Jamais aucune des deux n’auraient réussi à garder le secret. C’était trop beau pour être vrai.


-Ils étaient plus nombreux quand Olivia les a trouvé mais certains n’ont pas survécu à l’attaque de cette foutu bestiole.


Et alors que ses deux amies regardaient, émerveillées, ces magnifiques créatures, Olive retrouvait enfin ses amies, qu’elle avait commencé à perdre lors de cette rencontre improbable avec ces forces de la nature, quelques semaines auparavant. Un seul de leur regard suffit à lui faire comprendre que les soirées allaient recommencer et que la première, probablement le soir même serait consacré à libérer tous les secrets qu’elle gardait depuis plus d’un mois. La jeune fille sourit, enfin apaisée. Finalement, avoir des secrets, ça n’était pas aussi cool que ça.
End Notes:
Et voila j'espère que ça vous a plu !! A bientôt et n'hésitez pas à laisser une petite review !!!
Chapitre 37 by Kiara Coper
Author's Notes:


Petit rappel Des personnages présents :
Cora Lupin : 16 ans, Gryffondore
Lynn Pettyjohn : 16 ans, fille de moldus, Gryffondore
Gwendolyn Howles : 16 ans, Gryffondore
Aria Malfoy : 13 ans, fille de Rose et Scorpius, Poufsouffle
Ginger Lockwood : 13 ans, Poufsouffle
Lenny Leroy : 14 ans, Serpentard
Chapitre 37



Gwen était complètement tarée de les avoir entrainé la dedans. Bon et elles étaient complètement folles de l’avoir suivi, évidemment, mais quand même…


-Allez, les filles !

-Gwen, je n’aime pas espionner comme ça, commença la jeune métamorphomage.

-Et surtout, c’est vraiment irrespectueux pour Ioan.


La véhémence de Lynn surpris ses deux amies. Gwen finit par capituler. Enfin, presque.


-Bon, d’accord, on ne se cache pas dans la salle à côté mais on peut essayer de se mettre un peu plus loin. Je veux juste savoir comment il a fait pour se réconcilier avec ses amis, alors qu’ils ne se sont pas adressé la parole pendant plusieurs jours.


Comme Lynn semblait avoir cette histoire à cœur, la blonde se retourna vers elle.


-Ecoute, si tu dis qu’on exagère, alors on arrête. C’est juste que j’ai envie de tester le retourneur et ça serait le moment parfait pour… S’il te plait, Lynn ! Cora !


Les deux jeunes filles se consultèrent du regard avant de rendre les armes. De toute façon, Gwen arrivait toujours à avoir gain de cause. Et elles la suivaient toujours dans ses idées foldingues.


-Ok, mais pas d’excès.


Gwen se mit à sautiller partout, et Cora soupira. Pourvu qu’il n’y ait pas de casse ! Même si elle aimait ces moments, elle avait toujours peur que quelque chose dégénère ou qu’elles se fassent prendre. Probablement l’héritage Weasley.
Les trois filles s’accordèrent. En revenant deux heures plus tôt, elles ne risquaient pas de se croiser, puisqu’elles étaient en Métamorphose. Ensuite, Lynn était allé aux toilettes pendant qu’elles avaient flâné, Gwen et elle, en réfléchissant à ce qu’elles allaient pouvoir faire pour Noël. Certes, on n’était qu’en novembre, mais pour ce genre de soirée, il fallait prévoir tôt ! C’est là qu’elles avaient vu Eric, Ioan et Elyna passer devant eux, bras dessus, bras dessous comme si ces deux dernières semaines n’avaient jamais existées.


-Très bien. On s’est retrouvé ici à 18h40 environ. Donc il faudra qu’on reprenne d’ici, Abel m’a demandé de l’attendre avant de manger, il voulait qu’on parle. Je crois que Sully leur fait faire trop d’entrainement et il espère que je puisse intervenir.


Un bruit se fit entendre près de sa commode, et Cora se retourna, pendant que Gwen passait le collier autour de leurs cous respectifs.


-Vous avez entendu ?

-Surement un esprit frappeur, se moqua Lynn.

-Allez les filles, rendez-vous il y a deux heures.


Elle s’esclaffa et tout tourna autour d’elles. En deux temps trois mouvements, elles avaient voyagé dans le temps.


-Bon, alors ils semblaient revenir des cachots. Comme leur cours de Potion termine à 17h, on a (Gwen regarda son réveil) dix minutes pour arriver là-bas. Vite, les filles, au premier passage que vous connaissez !


Les trois jeunes filles se mirent à courir, se précipitant entre les quelques raccourcis qu’elles connaissaient et les escaliers pour arriver, essoufflées, dans les couloirs du cachot. Alors qu’elles soufflaient comme des bœufs, Cora entendit du bruit.


-Chuuut les filles, je crois qu’on les a trouvés.


Rapidement, elles se mirent à raser les murs, et s’avancèrent à pas de sombral jusqu’au bout du couloir. Comme prévu, elles y trouvèrent Ioan et ses deux amis.


-Je suis désolé … du vous écouter et … chance de … pas fait confiance et … regrette.

-Qu’est-ce qu’il a dit ?

-J’en sais rien, ils sont trop loin.


Gwen soupira de dépits et Cora leva les yeux au ciel, avant de sortir les oreilles à rallonge, que malgré elle, elle prenait partout.


-T’es un génie, Coco !

-Du coup, je vous laisse me dire ce que vous aviez à me dire.


Elyna et Eric se regardèrent, avant de sourire à leur ami. Ce fut le jeune homme qui reprit.


-Tu sais, Io, on a fini par comprendre. On n’est pas à Serdaigle pour rien et on te côtoie depuis la rentrée. Et je pense que vu ta réaction, et au vu de ton changement d’école, ça n’a pas dû être facile pour toi de vivre avec ta … particularité. Mais nous, ça ne nous dérange pas. Et on n’en parlera pas.


La jeune Serdaigle renchérit.


-Tout ce qu’on veut c’est pouvoir passer du temps avec toi. Et puis, du moment que Mr Hoetmann t’aide à la maitriser et que tu ne l’utilise pas sur nous intentionnellement, y a pas de problème.


Ioan trembla un instant avant de serrer ses deux amis dans ses bras. Un cri de surprise échappa à Elyna, mais il fut vite oublié. Cora se redressa, et tira ses amies pour les forcer à repartir et éviter d’être surprise par les trois Serdaigles. Elle n’avait pas compris grand-chose de cet échange. D’ailleurs, vu l’air frustrée de Gwen, cette dernière n’en avait pas tiré ce qu’elle espérait. Par contre, Lynn semblait heureuse.


-Qu’est ce qui te fais sourire comme ça ?

-Rien, je suis contente qu’ils se soient réconciliés, c’est tout !


Ses deux amies froncèrent les sourcils. Certes, Lynn aimait les bonnes nouvelles, mais là, c’était surprenant, sachant qu’elle ne côtoyait aucun des trois concernés.


-Crache le morceau, Lynn !


Gwen se lança à la charge. Elle n’aimait pas quand elle ne comprenait pas et s’accrochait dès qu’un bout de gras lui était laissé.


-Mais il n’y a rien, c’est juste que … j’ai eu l’occasion de parler avec Ioan et je l’ai poussée à avoir cette conversation avec ses amis et je suis contente qu’il m’ait écouté.

-Tu l’as croisé ? Ou ça ? Qu’est-ce qu’il t’a dit ?


Lynn secoua la tête avec un petit sourire.


-Secret défense, désolé.


Gwen se renfrogna et Cora éclata de rire. Ce n’était pas souvent que Lynn réussissait à garder pour elle des infos que leur meilleure amie souhaitait obtenir. Elles se dirigeaient tranquillement vers les étages supérieurs. Alors qu’elles arrivaient presque dans le hall, Lynn les força à se plaquer contre le mur. Un groupe de Poufsouffle en dernière année passa devant eux et l’un d’eux, Duncan, si Cora ne se trompait pas, les prévint qu’il ne resterait pas longtemps, car il devait retrouver une fille.


-Tu parles de Lynn Pettyjohn ? Purée c’est l’amour fou, mec. Tu passes ton temps à lui courir après !

-N’importe quoi, disons juste que …


La phrase se perdit tandis qu’ils s’éloignaient et que les deux gryffondores se retournaient, les yeux écarquillées vers leur amie.


-Attend, mais t’es pas allée aux toilettes tout à l’heure ? T’allais le retrouver ?


Cora était vexée que Lynn leur ait caché. Pourtant cette dernière semblait aussi abasourdie qu’elles. Elle avait bien de la chance d’être métisse parce que sinon elle aurait probablement viré à l’écarlate.


-N…non ! Je veux dire je l’ai bien « retrouvé » mais pas comme vous l’entendez ! Je suis allée aux toilettes et je l’ai croisé sur le chemin de l’allée. On a discuté, comme d’habitude, mais c’est tout. Je n’avais pas prévu de le rejoindre.


Gwen sourit, moqueuse.


-Eh bien, apparemment, tu ne l’as pas « croisée » par hasard. Tu l’apprécie ? Vous allez vous mettre ensemble ?


Lynn se figea, paniquée.


-Non, enfin je ne crois pas, et puis il l’a dit lui-même qu’il ne ressentait rien pour moi. De toute façon, je ne vois pas pourquoi il m’aimerait !

-Tout simplement parce que t’es belle, gentille et intelligente !


Gwen n’avait pas demandé si elle « aimait » Duncan, et Cora comprenait. Lynn était loin d’avoir complètement tourné la page. Les filles parlèrent du Poufsouffle pendant le chemin du retour et c’est naturellement qu’elles se retrouvèrent dans la salle commune. Alors qu’elles s’apprêtaient à monter, on appela Gwen. En se retournant les filles se glacèrent en faisant face à Sullivan qui les salua.


-Vous rentrez tôt ! Je croyais que vous aviez Métamorphose ! Vous avez sèché ?

-Hum d’une certaine façon, mais pas vraiment non. Bon, on te laisse frangin, on est en plein conseil de guerre.


Gwen attrapa ses deux amies et les tira vers leur chambre. Une fois rentrée, un rire nerveux gonfla en Cora, jusqu’à exploser, entrainant ses deux sœurs de cœur avec elles. Les trois jeunes filles profitèrent de ces instants volés pour resserrer leurs liens, partageant potins et sentiments, et tout ce qui leur passait par la tête. A tel point que lorsqu’elles entendirent des pas s’approcher de leur porte, elles mirent quelques secondes à se rappeler qu’elles n’étaient pas censé être présente. Gwen se jeta sous son lit tandis que Lynn et Cora se précipitèrent dans la commode de cette dernière.

Elles s’entendirent se disputer, argumenter, et réagir sur l’idée d’utiliser le retourneur de temps. Cora ne pu s’empêcher de se pencher pour essayer de s’apercevoir. Elle grimaça. Elle ne pouvait pas être si pale, c’était forcément la lumière du jour qui jouait avec ses perceptions. Alors que leurs moi-passé étaient en train de se passer le retourneur de temps autour du cou, Cora perdit l’équilibre. Lynn la tira de justesse et les deux jeunes filles se réceptionnèrent dans un boum suspicieux que l’autre Cora entendit. Elles n’eurent qu’à attendre quelques minutes avant de pouvoir sortir en toute tranquillité.


-C’était trop cool, on recommence quand ?


Cora secoua la tête pendant que Lynn éclatait de rire. Décidément Gwen avait encore prévue de leur en faire voir de toutes les couleurs. Et la jeune fille ne pouvait s’empêcher de redouter le pire…





OoOoOoO






Aria lui faisait de plus en plus peur. Sa meilleure amie avait changé et Ginger n’arrivait pas à comprendre ce qui se passait. Embry semblait être du même avis et il était aussi désemparé qu’elle. Qu’arrivait-il à Aria pour qu’elle se mette de plus en plus à pleurer sans raison, à s’énerver et piquer des crises. Certes, elle avait toujours eu son caractère mais rien ne s’était jamais passé comme ça.

Ginger la regarda sortir en plein cours la tête haute, alors qu’elle venait de se mettre en colère parce qu’elle ne parvenait pas à réussir son sort. Même Mrs Chatterton ne parvint pas à l’arrêter et faire revenir la jeune fille dans la classe de Sortilège. Lorsque le cours termina, la jeune Poufsouffle s’empressa de rattraper son amie pour tenter une fois de plus de la faire parler. Mais Aria restait muette commune tombe. Tout ce qu’elle consenti à lâcher fut un « C’est l’heure de ton entrainement ».

Ginger serra les dents. Qu’importe le Quidditch, son amie souffrait et elle n’arrivait à rien pour l’aider. Elle se changea, mais au moment où elle quittait la salle commune avec ses coéquipiers, elle sut ce qu’elle devait faire.


-Ed ?


Son capitaine se retourna vers elle, la faisait rougir de l’intensité de son regard.


-Oui, Gin ?

-Je suis vraiment désolé de te demander ça que maintenant mais est-ce que je peux louper l’entrainement ? Aria ne se sent pas bien et j’aimerai rester à ses côtés.


Le jeune homme sourit et ébouriffa les cheveux courts de son attrapeuse préférée.


-Pas de problème Ginnygin. L’amitié avant tout. Après tout, tu n’es pas à Poufsouffle pour rien.


Un grand sourire envahi le visage de Ginger, tout comme le soulagement.


-Merci Cap’tain ! Je te revaudrais ça !


Elle partit en courant vers la salle commune, mais au lieu de rentrer pour retrouver Aria, elle se cacha. Elle n’eut qu’à attendre quelques minutes avant que celle-ci ne sorte et la jeune attrapeuse s’empressa de la suivre discrètement. Aujourd’hui, elle allait trouver une solution aux problèmes de sa meilleure amie.

Ginger fila la Malefoy dans tout Poudlard, jusqu’au cinquième étage. Plus elle s’en approchait, plus le dos d’Aria se voutait. La petite brune s’arrêta suffisamment loin pour ne pas être repérée et vit rapidement la grosse brute de Serpentard qu’elle détestait arriver et brutaliser son amie. Horrifiée, elle vit Aria sortir des galions et se prendre une gifle. Elle resta tétanisée, n’osant pas intervenir et ne pouvant se remettre à bouger que lorsque le monstre fut hors de portée. Alors qu’Aria se relevait tant bien que mal, apparemment en pleure, Ginger réussi enfin à se précipiter sur elle. La tête que fit sa meilleure amie lorsqu’elle l’aperçu, entre la terreur et le désespoir lui fendit le cœur. Elle aurait dû intervenir, elle aurait dû mettre une grosse raclée à cette ordure, ce mangemort de première.


-Aria… je…

-Ne dis rien … à Embry ! Sinon … c’est à lui … qu’il va … s’en prendre.


De gros sanglots la secouaient et Ginger se mit elle aussi à pleurer, pour être incapable de protéger son amie. Elle prenait tout sur elle, dans l’espoir qu’on laisse son frère tranquille et encaissait coup sur coup depuis probablement quelques temps. Ne pouvant se retenir, elle se jeta sur la petite blonde cendré pour la prendre dans ses bras. Des larmes coulaient de leurs joues et lorsqu’elles se furent calmées, Ginger ne put que remarquer qu’elles n’étaient absolument pas présentables et qu’elles ne pouvaient pas descendre vers les autres dans cet état. Aria se relevait déjà et lorsque Ginger voulu l’arrêter, elle l’entraina vers une impasse qui laissa rapidement apparaitre une porte. Pour avoir eu l’occasion de se rendre chez les Malefoy et plus précisément dans la chambre d’Aria, la jeune attrapeuse eut l’impression qu’elle venait d’y transplaner, mis à part l’absence de lit et l’impossibilité de transplaner dans l’enceinte de Poudlard.


-On est où ?

-Ma salle de réconfort.


La jeune Poufsouffle n’osa pas demander plus mais elle attrapa une boite de mouchoir et en tendit un à son amie.


-Il faut que tu en parles à Embry.

-NON !

-Aria, tu ne peux pas le laisser continuer comme ça.

-Je ne veux pas qu’il s’en prenne à Em !

-Et tu crois que ton frère est d’accord pour qu’il s’en prenne à toi ?


Aria ne répondit pas, désespérée. Elle finit par supplier son amie du regard.


-Je t’en prie, Gin, ne lui dit rien. Promets le moi.

-Certainement pas.

-Promet ! Et la semaine prochaine, je … je tiendrais tête à Leroy et je lui dirais que c’est finit, je ne lui donnerai plus rien.

-Aria…

-PROMET LE MOI !


Devant l’air décidé de la jeune fille, Ginger serra les dents et fit ce qu’elle voulait le moins au monde. Elle promit. Ou plus précisément, elle fit deux promesses. Une à Aria, et la deuxième à elle-même, celle de trouver comment contourner sa promesse pour ne pas laisser le Serpentard impuni. Car il était hors de question qu’il s’en sorte comme ça, foi de Poufsouffle.
Chapitre 38 by Kiara Coper
Author's Notes:


Petit rappel Des personnages présents :
Cora Lupin : 16 ans, fille de Teddy et Victoire, Gryffondore
Edward Winchester : 16 ans, Poufsouffle
Travis Green : 12 ans, Serpentard
Bailee Green : 11 ans, Gryffondore
Elsa Heartwright : 13 ans, Poufsouffle
Chapitre 38



Il n'arrivait pas à y croire. Il avait réussi. Enfin ! Et tout ça, c'était grâce à Cora. Il fallait absolument qu'il le montre à la jeune fille. Se retransformant, il sortit en courant de la salle de classe qui était devenue son repaire et couru jusqu'à la Grande Salle. À cette heure-ci, elle devait être en train de manger.

Il la repéra à peine la porte passée, en train de rire avec ses amies, en tirant sur une mèche qu'elle allongeait inconsciemment. C'était une habitude qu'elle avait et qui le faisait sourire. Il ne pouvait s'empêcher de trouver ça mignon. Sa chevelure était bleu-turquoise et à travers le côté excentrique que ça lui donnait, il ne la trouvait que plus belle. Et peut-être que pour la première fois depuis longtemps, il s'était attaché à quelqu'un, réellement.


-Cora ! Il faut que tu viennes, j'ai quelque chose à te montrer !


La métamorphomage tourna la tête et lui adressa un grand sourire qui fit palpiter son cœur. Ses copines de leur côté le regardèrent avec suspicion, mais le jeune homme s'en fichait.


-Oh, Ned ! Ok, j'arrive. Les filles, vous pourrez m'apporter du dessert ?


Elle se leva et lui emboita le pas. Il était tellement excité qu'il avait envie de lui prendre la main pour qu'ils courent jusqu’à la salle de classe.


-J'ai réussi. Ça y est. Tu avais raison, j'avais mal compris la phrase sur la technique de visualisation. Sans toi … il faut vraiment que tu voies !

-Félicitation Ned ! C'est quel animal ?

-Tu vas voir !


Il finit par lui attraper la main pour accélérer. Une fois dans la salle, il la fit s'assoir sur une chaise.


-Bon, je … ça va peut-être prendre un peu de temps, je n'ai réussi qu'une fois pour l'instant. Mais ça en vaut le coup, promis !


Elle lui sourit et l'angoisse de la voir s'impatienter et partir avant qu'il n'ait pu se transformer – angoisse dont il n'avait même pas conscience – disparut.


-Pas de problème, prends ton temps.


Il ferma les yeux et fit le vide. Il fallait qu'il trouve cette paix qui le déconnectait de tout sauf de lui. Se perdre en lui-même n'était pas très difficile, il avait passé toute sa vie à le faire, mais atteindre cet état demandait quelque chose de plus. Il commença à visualiser sa maison. Pas celle où il habitait avec son beau-père, mais celle de son enfance. Le seul endroit où il s'était senti chez lui, vivant, heureux. Il ne se contenta pas de l'imaginer, mais se projeta dedans.

Soudain, il entendit le feu crépiter, il sentit la chaleur le réchauffer, l'odeur d'une bonne soupe aux courgettes, la recette préférée de sa mère avant qu'on arrête son père et que sa vie soit complètement foutue. Il était persuadé que s'il ouvrait physiquement les yeux il allait voir père en face de lui, en train de lire le journal. Pourtant, ça faisait quelques années qu'il était mort.

Une fois qu'il fut sûr qu'il avait atteint le point de concentration ultime, il partit à la recherche de cette partie de son être, celle qui reliait tout être vivant. C'était comme s'il était connecté à tous ceux qui se trouvaient dans le château.
Humains, animaux, végétaux, tous étaient reliés. Il pouvait ressentir physiquement la présence de Cora. Et à un instant, la transformation commença.

Ce n'était pas vraiment douloureux, mais pas très agréable non plus. Il tomba à quatre pattes et eut l'impression de sentir son corps fondre. Il savait qu'en moins d'une seconde, il serait un animal, mais il avait l'impression de sentir tous les changements. Les poils qui poussent, les os qui rétrécissent, les dents et les oreilles qui s'allongent. Et voilà, il était devenu, pour la deuxième fois de sa vie, un renard des neiges.

Lorsqu'il se tourna vers Cora, elle le fixait, les yeux écarquillés, la bouche grande ouverte, stupéfaite.


-Trop mignon !


Elle battit des cils pendant qu'il s'avançait vers elle, et ne put réprimer un mouvement vers sa fourrure blanche.


-Tu es trop beau !


Elle s'accroupit et se mit à le caresser. Un frisson le parcourut. Elle ne réalisait pas ce qu'elle était en train de faire ni les sensations que ça lui procurait. Sans qu'il ne puisse s'en empêcher, sa queue se mit à bouger et un bruit entre le grognement et le ronronnement sortit de sa gorge. Il fallait qu'elle arrête sinon, il allait craquer.
Parce que ce n'était pas n'importe quelles mains qui le touchaient, mais les siennes. Il se retransforma instantanément et la main de Cora se retrouva dans ses cheveux. La jeune fille rougit et ses cheveux passèrent du bleu au violet. Elle retira précipitamment sa main et se mit à balbutier.


-Je suis désolé, je n'ai pas réfléchi, je voulais … je veux dire … tu es … enfin le renard … je …


Ned sourit et posa une main dans son cou, son pouce caressant doucement sa joue. Cora cilla et rougit d'autant plus. Il vit son regard tomber sur ses lèvres et sourit avant de se pencher vers elle. Il s'arrêta à quelques centimètres de sa bouche, pour lui laisser une dernière chance de le repousser, mais la jeune Lupin avait déjà fermé les yeux. Il posa ses lèvres sur les siennes et sous la douceur de sa peau, il eut l'impression de revivre, pour la première fois depuis que son monde avait éclaté.





OoOoOoO






-Travis !


Soupirant le garçon s'empressa d'accélérer le pas.


-TRAVIIIIIIIIS GREEEEEEEEN !


Et merde. Il s'arrêta et se retourna vers le petit bout qui lui fonçait dessus.


-Oh, Bailee, je ne t'avais pas entendu.


Arrivée devant lui la petite fille lui donna un coup de pied dans le tibia.


-Mon œil ! Alors, t'as dit quoi aux parents ? Tu rentres pour Noël ?


Il lui jeta un regard froid et reprit son chemin.


-Trav ! Réponds-moi !

-C'est Eric qui t'a dit qu'il fallait absolument ma réponse ? Ou les parents ?

-C'est moi qui veux savoir si je vais pouvoir passer du temps avec mon frère.


Un léger sourire se dessina sur les lèvres du Serpentard. Heureusement que Bailee était là. La vérité, c'est qu'il ne savait pas ce qu'il ferait sans elle. Depuis qu'il était à Serpentard, ses parents avaient pris de la distance avec lui, quant à son frère ça datait de bien avant.


-Pas sûr, Bailee. Elsa reste aussi, alors … voilà.


Il ne se retourna pas, préférant ignorer l'air blessé qu'avait surement sa petite sœur. Ce n'était pas qu'il privilégiait sa meilleure amie – sa seule amie – à sa petite sœur, mais il n'avait pas envie de retrouver l'ambiance de la maison. Pourquoi rentrer quand la seule qu'il allait vraiment côtoyer était sa petite sœur qu'il pouvait voir toute l'année.

Ils marchèrent en silence jusqu'à ce que Bailee craque et le frappe dans le dos avant de s'enfuir.


-T'es qu'un gros nul !


Et voilà, il avait encore fait pleurer quelqu'un. Ce n'était pas sa faute, pas comme s'il en avait envie. Seulement, c'était comme ça qu'il était. Son regard passa sur Keren Hamilton qui souriait en suivant ses copines au loin. Quelque chose chez elles l'insupportait. Ces filles étaient fausses. Hypocrites. Et Travis détestait ça. Keren n'était pas pire que les autres, mais sans qu'il sache pourquoi elle l'irritait encore plus. La faire pleurer ne le satisfaisait pas plus que ça, mais chaque fois qu'ils se confrontaient, le garçon perdait la tête et tout ce qu'il renfermait retombait sur la Serdaigle. Ce n'était qu'à la vue de ses larmes qu'il prenait conscience qu'une fois de plus, il était allé trop loin.

Un coup d'épaule le fit dévier de son chemin. Il se retourna, furieux, prêt à dégainer, pour se retrouver devant le sourire éblouissant et la coiffure farfelue d'Elsa.


-Bah alors, on est dans la lune ? T'as fini ton devoir de potion ? Je peux copier sur toi ?


Travis sourit et prit le chemin de la bibliothèque avec son amie, essayant d'oublier les larmes de Bailee, sachant parfaitement que ça ne serait pas la dernière fois qu'il la ferait pleurer.
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