Hérodote au Club Med by Ocee
Summary:



Défi 1 : A Whole New World – Quand Tina découvre la communauté magique égyptienne, Newt tombe encore un peu plus amoureux d’elle...

Défi Créatures 1 : Ginny's Song – Quand un lecteur pas si anonyme de la Gazette déclare sa flamme à Ginny (drabble délire inspiré de AVPM)

Défi 3 : Hurts like hell – Quand Minerva chute pour la troisième fois...

Défi Créatures 3 : Crossroads – Quand la bravoure, l'amour et la jalousie guident Lily, James et Severus à la croisée des chemins... (drabbles)

Défi 4 : I'll be there for you – Quand James, Sirius et Peter se sont promis que cette soirée serait la dernière pour Remus...

Participation au concours d'Extraa et The Night Circus A vos claviers (cube) pour l’Académie Hérodote

 

Montage maison à partir de cette photo libre et d’une photo de Rami Malek (© Riker Brothers)

 


Categories: Les Animaux Fantastiques, Réponse aux défis, Autres couples (Het) Characters: Ginny Weasley, Les Maraudeurs, Lily Evans, Minerva McGonagall, Newt Scamander, Porpentina Goldstein
Genres: Amitié, Romance/Amour, Tragédie/Drame
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Les secrets bloups de l'acadébloup englougloutie, A Vos Claviers ³
Chapters: 5 Completed: Oui Word count: 5255 Read: 2676 Published: 23/06/2018 Updated: 25/08/2018
Story Notes:

Pour plus d'infos sur le concours A vos claviers (cube), rendez-vous sur le forum, partie "Les concours diaboliques".

 

 

1. Défi 1 : A whole new world by Ocee

2. Défi Créatures 1 : Ginny's Song (drabble) by Ocee

3. Défi 3 : Hurts like hell by Ocee

4. Défi Créatures 3 : Crossroads by Ocee

5. Défi 4 : I'll be there for you by Ocee

Défi 1 : A whole new world by Ocee
Author's Notes:
Contraintes du défi n° 1 :

- Vous devez écrire un texte dont le thème principal est le choc des cultures, entre votre (ou vos) personnage(s) principal (principaux) et une communauté étrangère
(note : désolée d’avance pour les éventuels clichés, j’ai essayé de faire quelques recherches rapides mais c’est vraiment pas une thématique que je maîtrise XD).

- Mention devra être faite de l’école dans laquelle vous avez été envoyée pour cet « A vos claviers »
(note : Académie perdue, retrouvée et nommée Hérodote en 2007)

- Votre héros devra découvrir une pratique de la magie qui lui est inconnue

- « ni oui, ni non, ni blanc, ni noir » Les mots oui, non, blanc et noir sont interdits.

- votre texte comprendra au moins un dialogue de 200 mots

- votre texte contiendra 800 mots au minimum.

En principe le compte est bon. Bonne lecture !
A whole new world


— Je vous demande pardon ? s’offusqua Tina.

Le sourire en coin de Newt s’accentua alors que le regard du marchand pétillait de malice. C’était tellement drôle de voir les yeux de Tina s’arrondir tour à tour d’émerveillement et de stupéfaction depuis qu’ils étaient arrivés en Egypte. La communauté magique américaine avait tendance à être un peu trop centrée sur elle-même ; tout était donc une découverte pour elle.

— Et vous ne réagissez pas, Monsieur Scamander ? s’étonna-t-elle en se tournant vers lui, les mains sur les hanches, en employant son nom de famille comme au bon vieux temps quand elle avait quelque chose à lui reprocher.

— Eh bien, j’avoue que je réfléchis, répondit-il le plus sérieusement possible. Cinq Hippogriffes, ce n’est quand même pas rien. Evidemment, si ça avait été Queenie, il m’en aurait proposé bien davantage en échange mais votre sœur n’étant pas là…

— Mais, mais… oh ! Vous – vous deux – vous êtes en train de vous moquer de moi, réalisa-t-elle soudain, libérant ainsi les éclats de rire des deux hommes. J’ai vraiment cru pendant un instant… Tout est si différent, ici ! Toutes ces couleurs, cette magie mystique si ancienne, cette chaleur tant humaine que climatique, et cette coutume de marchander tous les prix… Queenie aurait adoré ! Moi je… je suis un peu déboussolée, avoua-t-elle en rougissant malgré elle.

— Sottise ! Vous vous en sortez très bien… vous… c’est adorable, lui assura Newt en soufflant ces derniers mots avant de lui lancer furtivement un regard brillant.

— Vous… pensez-vous qu’il nous reste encore assez de temps pour finir notre tour du souk et pour aller voir les pyramides ? lui demanda-t-elle alors en se mordant subrepticement la lèvre inférieure, les joues rosies par l’émotion. J’ai l’impression qu’il y a encore tant à voir, tant à découvrir…

— Ah ! Si vous aimez apprendre, leur glissa le marchand, il faut aller voir la vieille Seshat ! Elle racontera à vous l’histoire de notre Académie perdue et de sa grande bibliothèque. Peut-être vous aurez alors envie d’aller nager avec les hippocampes pour la retrouver.

— Une école perdue sous l’eau ? Vraiment ? Ça a l’air passionnant ! Peut-être…

Tina se tourna vers Newt avec des étoiles plein ses grands yeux interrogateurs. Il était tout autant conquis par son enthousiasme qu’elle l’était par toutes ces découvertes culturelles. Dans ces conditions, comment pouvait-il lui refuser quoi que ce soit ?

— Je suppose que notre rencontre avec le sphinx de Monsieur Harmakhis peut attendre demain. Cela fait trois ans que personne ne parvient à résoudre ses énigmes, il tiendra bien une journée de plus pour nous !

Tina lui sourit largement et s’apprêta à le remercier lorsque son regard fut captivé par une nouvelle trouvaille, quelques étals plus loin :

— Oh ! Regardez ces plumes magnifiques, là-bas ! De quel oiseau exotique peuvent-elles bien provenir ?

— Hum, d’ici, je dirais qu’il s’agit de plumes de Focifère ! Leurs couleurs sont toujours à couper le souffle.

Déjà, Tina s’élançait pendant que Newt saluait le marchand comme il se devait avant de la rejoindre en zigzagant dans la foule, son éternelle valise à la main.

Avec tendresse, il l’observa appliquer les consignes qu’il lui avait apprises : d’abord, vaincre sa réserve et son habitude d’aller droit au but pour discuter afin de faire connaissance ; ensuite, faire un choix et demander le prix de la plume repérée. Amusé, il la vit hésiter une seconde, se retenant de lever les yeux au ciel devant le montant annoncé, puis se lancer pour en demander moins cher. Peu à peu, elle se prit vraiment au jeu et parvint à obtenir sa plume pour presque la moitié !

Elle était si fière et souriante lorsqu’elle se tourna vers lui pour la lui montrer qu’il en resta subjugué un instant. S’il en doutait encore, cette fois, c’était certain, elle l’avait définitivement ensorcelé, ne put-il s’empêcher de penser ! Il lui murmura un « splendide » sans équivoque qui lui colora à nouveau joliment les joues puis ils continuèrent leur balade en se lançant tour à tour des œillades enamourées.

Ils savaient tous les deux où ils en étaient de leurs sentiments mais ce voyage était pour eux l’occasion d’enfin se l’avouer. Lorsque Tina avait accepté immédiatement avec joie sa proposition de l’accompagner en Egypte, Newt avait eu l’impression qu’un Billywig venait de le piquer. Et, à son grand plaisir, l’effet de lévitation euphorique qui s’était emparé de lui ne semblait pas vraiment vouloir s’atténuer depuis.

À l’instant, il aurait volontiers écouté son envie de lui donner son bras en public pour poursuivre leur escapade si les coutumes égyptiennes ne l’en avaient pas empêché. Mais, respectueux, il se contenta de marcher à ses côtés et de la dévorer des yeux tandis qu’elle s’extasiait tantôt en chœur avec lui devant un majestueux phénix apprivoisé, tantôt s’étonnait de la fumée multicolore qui sortait par les oreilles des fumeurs de narguilés magiques.

Le temps s’écoula ainsi sans crier gare et la nuit qui tomba les prit un peu par surprise. Bien qu’elle n’en dît rien, la déception de Tina de n’avoir pu se rendre aux pyramides se lut sur son visage. Il savait à quel point elle avait hâte de voir ces monuments mystérieux, protégés par une magie antique qui tenait encore à distance même les meilleurs sorcières et sorciers de leur époque. Newt réfléchit donc rapidement et lui intima de l’attendre quelques minutes. Elle le vit retourner dans le souk magique puis revenir avec sa valise dans une main et un long rouleau sous l’autre bras.

Intriguée, elle le regarda ensuite dérouler à leurs pieds un joli tapis brodé aux couleurs chatoyantes. Comme s’ils n’étaient pas en pleine rue, Newt monta alors dessus et lui tendit la main pour qu’elle fasse de même. Elle haussa un sourcil, suspicieuse, jeta un coup d’œil aux alentours pour s’assurer que personne ne les observait et lui demanda sur le ton de la confidence :

— Vous me tendez la main ? Ici ? Et pour que je marche sur un tapis ? Quelle créature incroyable vous a encore piqué, Newt ?

— Ne vous en faites pas, Tina, dans cette circonstance, cela n’a rien de choquant. C’est même recommandé pour une première fois !

— Une première fois ?

— Vous avez confiance en moi ? insista-t-il en fixant son regard dans le sien et en avançant un peu plus sa main vers elle.

— Bien sûr… murmura-t-elle encore un peu sur la défensive tout en cédant malgré tout à sa requête, trop curieuse et attirée par les exubérances de son compagnon pour lui résister davantage.

Newt lui offrit alors l’un de ses plus beaux sourires, de ceux qui lui donnaient cet air enfantin qu’elle appréciait particulièrement.

— Et maintenant ? s’enquit-elle en hochant légèrement la tête, un petit sourire en coin.

— Maintenant, on s’assoit ! C’est plus sûr.

Son sourire s’élargit encore devant l’air complètement interloqué de Tina qui s’exécuta néanmoins.

— Si besoin, n’hésitez pas à vous accrocher à moi, déclara-t-il tout en approchant le bout de sa baguette du tapis.

— Pourquoi je… wooooh ! ne put-elle se retenir de crier alors qu’elle s’agrippa effectivement d’instinct au bras de Newt pour ne pas chavirer.

Au contact de la baguette magique, leur tapis s’était animé et avait pris d’office un bon mètre de hauteur.

— Qu’est-ce que… ?

— N’est-ce pas follement amusant ? Je crois qu’ils n’ont jamais traversé l’Atlantique mais les tapis volants sont le moyen de locomotion préféré des sorciers orientaux ! C’est bien plus pratique que les balais pour voyager à plusieurs.

— C’est… surprenant ! Mais pourquoi n’en avons-nous pas vu voler de la journée ?

— Il y a eu un peu trop d’abus en face des Moldus dernièrement. Il est vivement conseillé de ne voler que de nuit ou avec un sortilège de Désillusion en journée.

— J’imagine la tête de mes concitoyens si j’en ramenais un dans les rues de New-York, rigola Tina. Et où comptez-vous m’amener comme cela, Monsieur Scamander ?

— Il me semble que l’une des sept merveilles du monde aimerait vous rencontrer, Mademoiselle Goldstein. Il serait bien impoli de la faire attendre plus longtemps. Alors… prête pour une virée sous les étoiles ? s’enquit-il en plongeant son regard brillant dans le sien.

Comme envoûtée par le bleu de ses yeux d’ordinaire si fuyants, sans pouvoir les lâcher et sans hésitation, pour cette nuit et pour les mille autres à venir, elle lui répondit :

— Prête !

Pour toute la vie.
End Notes:
Alors, cette petite virée en Egypte, elle vous a plu ?
J’ai revu Les Animaux Fantastiques mardi dernier et c’est la première fois que j’écris sur Newt et Tina donc j’espère les avoir bien respectés.

Au cas où, je précise que la traduction du titre de cette fic par Disney, c’est Ce rêve bleu ;)
Défi Créatures 1 : Ginny's Song (drabble) by Ocee
Author's Notes:
Contraintes du défi créatures n° 1 :

- Que ce soit une ode au beurre de cacahuètes, l'expression torturée d'une romance haineuse et passionnelle ou la reconnaissance d'une amitié lumineuse, vous devrez écrire une lettre d'amour.

- Contrainte Bandelettes : Votre texte devra contenir un paragraphe dans lequel la première lettre de chaque phrase forme le nom complet de l'objet / le destinataire de la lettre.

- Merci de respecter le nombre minimum de mots sur les sites (vous pouvez également écrire un drabble 100 à 500 mots -> Dans ce cas là, merci de préciser que votre lettre est un drabble).

Dans le même temps, j’ai (re)découvert le projet Paper Gin du fanclub Ginny is B.I.T.C.H.Y. qui consiste à écrire des articles de presse de différentes formes pour le prochain anniversaire de Ginny, notamment un courrier des lecteurs. Même si j’ai écrit un drabble de moins de 500 mots, j’en ai écrit plus que les 250 souhaités pour ce projet donc je ne peux pas officiellement y participer mais je dis un grand merci au fanclub pour l’inspiration :3

Mon autre inspiration, of course, ce sont les fabuleux Starkid et leur spectacle A Very Potter Musical. Si vous ne l’avez pas encore vu ou si vous ne l’avez pas en tête, je ne peux que vous conseiller d’aller écouter au moins la chanson de Ginny pour apprécier le texte suivant à sa juste valeur (on en trouve quelques variantes dans la retranscription des paroles mais, l’important, c’est l’esprit général je pense ^^).

Bref, HP, ses dérivés et toute référence présente dans cette déclaration d’amour ne me rapportent bien sûr aucune noise, je ne fais que mixer le tout pour m’amuser en espérant que ça vous fera rire au moins un peu :mg:

Bonne lecture/écoute !

Note du 19 juillet : suite aux précisions apportées sur les règles qui n'étaient pas claires, j'ai modifié la fin de mon texte pour que l'acrostiche soit complet avec le deuxième prénom de Ginny. Sachant qu'au départ j'étais partie uniquement sur Ginny, puis sur Ginevra Potter, cette fin devient donc trèèès longue mais j'espère que ça passera quand même ^^'
Ginny’s Song




De : Lecteur anonyme
À : La Gazette du Sorcier - Courrier des lecteurs
Date : 11 août 2018

Ginny,

Pour tes 37 ans, je pourrais te dire que tu es grande et drôle et jolie,
Et que tu n’as pas à t’en faire car, oui, oui, tu as maigri
Mais… Ginny !

Si je suis toujours ton héros et ton roi, comme tes parents s’appellent Arthur et Molly,
Alors, toi tu es mon héroïne et ma reine, ma Guenièvre,
Et si tu trouves cette déclaration un peu – ou même complètement – mièvre
S’il te plaît, pardonne-moi, tu sais comme on peut perdre l’esprit, quand on a eu dans la tête un bout de Voldy.

Tu es la Meghan Markle de mon royaume intérieur, et je suis le prince Harry de ton cœur,
Ginny.
Tu es aussi bonne que Bonnie mais bien plus sexy que Lorie, et pourtant c’était… ma meilleure amie !
Ginny.

Tu es plus adorable qu’un écureuil,
Tu peux en croire mon bon œil !
Ginny.
Tes cheveux sont roux comme ceux de… ton père, ta mère, tes frères et… ma mère !
Et tes yeux sont marron comme… ah, tu sais, ce truc qui est petit et marron… oui, comme un marron !

Ô !
Ginevra Molly Weasley Potter, première fille et septième enfant de ta fratrie,
Insoumise tête brûlée, reine des sortilèges de Chauve-Furie,
Gardienne malgré elle de la Chambre des secrets…
Mais en réalité protectrice des ennemis de l’héritier
Génie des Gryffondor et Poursuiveuse des Harpies
Briseuse des cœurs de Michael, Dean et Blaise Matui… euh, Zabini,
Mère des dragons James, Albus et Lily,
Ginny…

Ginny, Ginny, Ginny… quoi te dire de plus ?
Inutile de tourner en rond plus longtemps, ma puce.
Nul n’ignore qui je suis – malheureusement.
Et ce n’est pas faute d’avoir essayé de me cacher, pourtant.
Vraiment, tu sais comme j’ai horreur des paparazzis.
Rien que de voir des flashs me donne le tournis.

Alors je sais que tu comprendras mon embarras.
Malgré moi, j’ai bien écrit cette lettre pour toi.
On sait tous les deux que ceci est une erreur.
Les enfants ne vont pas me louper, ces farceurs.
Lily va la transformer à coup sûr en chanson.
Youpi, elle la fredonnera sans cesse avec les garçons !

Pourquoi alors t’ai-je ainsi ouvert mon cœur ?
Oh, Ginny, même si tu sauras me le faire payer, j’en ai peur.
Tu méritais bien pour ton anniversaire cette petite douceur.
Tu es tellement intrépide et flamboyante.
Encore hier, quand j’ai laissé traîner mes chaussettes, tu as été intransigeante.
Rien que d’y penser à nouveau, tout mon être déchante.
Oh oui, Ginny !


Oh, Ginny, Ginny, Ginny !
Je t’aime ma chérie.
Ton mari, Harry.

PS : pardon, on en reparle à la maison mais, oui, Ron a gagné son pari…
End Notes:
Pardon ? XD
Défi 3 : Hurts like hell by Ocee
Author's Notes:
Contraintes du défi n° 3 :

- Votre personnage devra TOMBER : tomber amoureux, tomber dans les pommes, tomber des nues, tomber de haut, tomber à genoux, tomber bien bas, tomber la chemise , etc.

- Le verbe TOMBER ne pourra apparaître qu'une fois maximum dans votre texte (sous n'importe quel(le) temps/conjugaison)

- Vous devez écrire minimum 100 mots consécutifs sur la douleur que ressent votre personnage lors de son atterrissage physique ou émotionnel. -> consécutifs = en un ou plusieurs paragraphes, non coupés par des dialogues, etc.

- Contrainte de mots : 500 à 1500 mots

En principe le compte est bon. Bonne lecture !
Hurts like hell


Avant ce matin-là, si on lui avait demandé quelles avaient été les chutes marquantes de sa vie, jusqu’à présent, deux lui seraient venues tout de suite à l’esprit. Minerva avait en effet la chance d’en avoir peu connu, mais leur intensité et leur caractère décisif les rendaient indélébiles.

~


La première lui avait coûté une commotion cérébrale, des côtes cassées et une rancune tenace contre les Serpentard sur un terrain de Quidditch. Rien qu’au souvenir de ce coup bas qui l’avait entraînée dans le vide, elle ressentait encore la rage et la douleur qui l’avaient assaillie à son réveil.

À cause de ce… tricheur, elle avait dû abandonner la partie en plein match – la finale ! – et elle s’était retrouvée alitée avec l’impression qu’un Éruptif lui était passé sur le corps. L’atterrissage avait été brutal à tous points de vue, l’assommant littéralement. La douleur avait été cuisante, amère. La nausée insupportable. Encore aujourd’hui. Elles l’avaient été d’autant plus lorsqu’elle avait appris que Gryffondor avait finalement perdu. On leur avait volé la victoire. On lui avait volé sa finale. Sa fierté avait été blessée et elle ne le pardonnerait jamais.

Depuis ce jour, guidée par ce sentiment d’injustice, son esprit de compétition était décuplé et une profonde envie de revanche coulait dans ses veines. Peu importe la manière et le nombre de matchs, elle ne se lasserait jamais de voir les défaites de Serpentard.

~


Sa deuxième chute n’avait rien de comparable, si ce n’est un certain ancrage, la profondeur des sentiments. La passion. Elle était une personne entière. Fidèle. Ainsi, lorsque son cœur s’était épris de quelqu’un pour la première fois de sa vie, ce fut sans commune mesure.

Sa rencontre avec Dougal l’avait complètement chamboulée. Elle l’avait tellement aimé que c’en était encore douloureux. Toute la joie qu’elle avait pu éprouver à ses côtés, toutes ces sensations indescriptibles qui avaient vibré en elle, la propulsant tel un sortilège de Lévitation vers des sommets insoupçonnés… tout cela s’était transformé en un poignard empoisonné lorsqu’elle avait réalisé.

Aussitôt arrivée chez elle, alors qu’elle venait de vivre le moment le plus magique de sa vie, alors qu’elle lui avait dit oui, cela l’avait frappée. Une chape de plomb l’avait tout à coup étouffée, la faisant descendre sans ménagement du nuage sur lequel Dougal et elle étaient montés. Elle avait dû se rendre à l’évidence.

Cet amour, aussi fort fût-il, était voué à l’échec, comme celui de ses parents. Jamais il ne l’aurait suivie à Londres. Et jamais elle n’aurait pu abandonner la magie. Elle n’aurait pas pu renier qui elle était. Elle aurait fini par le regretter, et par lui en vouloir… Le lendemain, la peine qui avait oppressé sa poitrine au moment où elle avait dû revenir sur son engagement avait été égale à celle qui avait submergé les yeux de Dougal à sa déclaration. Il n’avait pas compris, et elle n’avait pas pu lui expliquer. Le souvenir de leur amour intense mais condamné à l’oubli lui vrillerait ainsi le cœur pour toujours.

~


Avant ce matin-là, donc, il y avait eu deux chutes.

Mais depuis l’arrivée du courrier et ces quelques mots déposés sans mise en garde par sa mère, au détour d’une phrase voulue anodine, il y en avait trois.
Oui, depuis ce matin, elle avait l’impression d’être en chute libre et c’était un miracle qu’elle ait réussi à garder contenance toute la journée, à se retenir.

Notre voisin Dougal McGregor s’est marié avec la fille d’un autre fermier moldu.

Ce soir-là, sitôt son dernier cours fini et sa porte refermée, elle s’écrasa enfin. Elle qui pensait cette plaie cicatrisée, cet amour enfoui canalisé, elle se retrouva en larmes dans sa salle de classe, incapable de contenir plus longtemps les sanglots qui la secouaient, et plus seule que jamais.

Il s’était marié. Marié. Ce mot s’insinuait, résonnait en elle comme une dague en plein cœur, ravivant cette douleur qu’elle pensait derrière elle.
Elle avait envie de crier son désespoir mais elle se l’interdisait. Alors elle suffoquait. Heurtée. Comme deux ans auparavant, elle n’arrivait plus à respirer.
Elle aurait voulu lui en vouloir, s’en prendre à lui pour apaiser son cœur meurtri, trahi. Mais elle ne pouvait pas, elle le savait. Elle méritait d’être rongée de l’intérieur. Elle avait créé elle-même son propre malheur. C’était elle, qui avait anéanti leurs espoirs, et même si elle avait souffert plus que de raison lorsqu’elle avait rompu leurs fiançailles, elle se rendait compte qu’elle avait brisé Dougal plus encore.

Au fond, à la douleur qui s’était propagée en elle toute la journée et qui irradiait de sa poitrine, elle comprit qu’elle avait toujours un peu espéré malgré elle. Elle s’était voilé la face en pensant l’histoire classée mais lui n’avait pas pu.
Pour elle, la séparation n’avait été qu’une chute à retardement. Même si elle avait cru mourir de chagrin la première fois, il lui semblait que ce n’était rien comparé à ce couperet final.
Pour lui, la séparation avait probablement été un anéantissement. Même s’il l’avait aimée autant qu’elle, parce qu’il l’avait aimée autant, il n’avait pas pu lui pardonner cet abandon et avait finalement réussi à tourner la page. À l’oublier.

Ainsi, désormais, c’était bel et bien fini.
Et elle était effondrée.
Elle venait de tomber de haut en beauté.
End Notes:
J'aime beaucoup le passé de McGo révélé sur Pottermore. Je pensais que ça pouvait bien coller avec les contraintes de ce défi mais bon, avec le temps qui presse et cet effet redondant, je n'ai pas l'impression d'avoir vraiment réussi à faire un texte à la hauteur... J'espère au moins que ça n'était pas trop pénible à lire ! Heureusement, Dumby arrive ensuite pour la consoler un peu :'3
Défi Créatures 3 : Crossroads by Ocee
Author's Notes:
Contraintes du défi créatures n° 3 :

- Pour cette épreuve-ci vous devrez écrire 4 drabbles, ou double-drabbles, au choix !

- Vous avez le droit à une marge d'erreur de 10 % sur le nombre de mots de chaque drabble (donc entre 90 et 110 mots par drabble et entre 180 et 220 par double drabbles )

- Vous posterez tous vos drabbles en un seul chapitre

- Contrainte Patchwork : même si les drabbles n'ont pas de rapport entre eux, le dernier mot d'un drabble devra être le premier mot du drabble suivant.

- Contrainte Divinité : La liste ci-dessous rassemble quelques unes des trèèès nombreuses divinités vaudoues : pour chaque drabble vous choisirez une divinité de cette liste et devrez écrire un drabble sur ce dont il est le dieu / la déesse. Par exemple, si vous aviez pu choisir le Baron Samedi ou Maman Brigitte, dieux de la Mort et du Sexe (c'est très résumé) vous pouviez écrire un drabble qui parle de la Mort ou un drabble qui parle de Sexe, vous n'avez pas à écrire sur la divinité elle-même.

Liste des Lwas choisis

-Erzulie Freda, Déesse de l'Amour (également associée - sous différents aspects - aux Prostituées, à la Jalousie, à la Guerrière qui défend les femmes et les enfants) (…)
-Legba, esprit de la Réflexion, des Croisements (…)

Bonne lecture !
Crossroads


S’il y avait bien une chose qu’elle détestait, c’étaient les injustices. Elle avait trop souffert elle-même du rejet injustifié de Pétunia pour accepter que d’autres fassent les frais d’une brutalité qui l’horripilait. Pourquoi sans cesse se blesser les uns les autres ? Elle ne le supportait pas alors, c’était plus fort qu’elle, quand elle voyait un abruti comme Potter s’en prendre à son ami, la guerrière en elle se levait. Elle ne pouvait pas laisser faire sans agir, elle se devait de lutter, de prendre sa défense. Elle était prête à se battre pour les causes justes. Il fallait bien que quelqu’un ose s’opposer à lui.

Lui était tourmenté. Il n’arrêtait pas de penser à elle. Dessiner ses initiales, partout la suivre du regard, chercher à l’impressionner… Il ne pouvait pas s’en empêcher. Elle l’obsédait. C’était à la fois un délice et un supplice de la voir chaque jour, mais si loin de lui. Il voulait plus. Il voulait être à ses côtés lorsqu’elle rayonnait. Etre celui qui la faisait rire. Et goûter ses lèvres jusqu’à en perdre la tête. Il voulait la serrer dans ses bras lorsqu’elle pleurait. Etre celui qui la consolait. Et sécher ses larmes d’une caresse. Alors, il était prêt à se lancer. Si c’était ça l’amour, il était prêt.

Prêt à riposter contre Potter, il l’avait toujours été. Dès leur première rencontre, il avait compris et l’avait haï. Ce fils à papa arrogant pensait que tout lui était dû. Et, jour après jour, il l’avait vu rafler la mise, être adulé, être pardonné. Pendant que lui devait continuellement lutter pour être apprécié. Oui, dès le début, il avait senti qu’il était sa plus grande menace, son ennemi juré. Et il le prouvait aujourd’hui en essayant de lui ravir Lily. Alors, il laissa sa jalousie le gagner, l’envahir, gronder en lui pour lui donner la force de se libérer de l’Entrave lancée, pour mieux se venger.

Venger Severus valut à Lily un poignard en plein cœur. Ainsi, il avait choisi son camp. Et brisé leur amitié.
Venger Lily valut à James un orgueil blessé. Ainsi, elle avait semé les graines de sa réflexion. Et de son changement.
Se venger valut à Severus des représailles puis des remords éternels. Ainsi, il avait commis un impair impardonnable. Et séparé leurs routes pour toujours.
En cet après-midi ensoleillé, au bord du lac, ce qui aurait pu n’être qu’un énième combat anodin resterait gravé à jamais comme le pire souvenir de l’un. Des trois ? Un instant, un croisement. Et leurs destins furent scellés.
Défi 4 : I'll be there for you by Ocee
Author's Notes:
J’ai l’idée depuis le début de la semaine mais je me suis évidemment posée au dernier moment pour l’écrire (pas envie qu’AvC se finisse…) Du coup, ce texte vient d’être écrit d’une traite, j’espère n’avoir rien oublié XD

Contraintes du défi n°4 :

- Votre texte devra parler de Fin. Fin d’une époque, fin d’une vie, fin d'une galère, fin de la guerre, fin des haricots…

- Devront être mentionnés : Un livre, un tableau, un instrument de musique, un animal, un maléfice, une date, un pays. L’un de ces sept éléments devra avoir une importance capitale, les autres peuvent être tout à fait anecdotiques.

- Un personnage devra briller par son absence. Les autres personnages pourront l'évoquer, parler de lui, penser à lui, mais lui même ne pourra pas être physiquement présent dans votre histoire. Les flash-backs narratifs ne sont autorisés que s'il n'apparaît pas non plus; il ne pourra exister qu'à travers les paroles / actes / pensées de vos personnages.

- Par conséquent, le texte ne pourra pas être écrit à la première ou la seconde personne, uniquement à la troisième.

- Dans votre dernière phrase OU votre première phrase le mot « fin » devra apparaître.

- Contrainte de mots : 1000 mots minimum

Bonne lecture !
I’ll be there for you


Après avoir lancé un énième regard anxieux vers le portrait de la grosse dame, James soupira de soulagement. C’était idiot, il le savait, mais il ne pouvait pas s’empêcher de redouter le pire. Alors, à chaque fois que la gardienne de l’entrée de la salle commune pivotait, il était aux aguets, craignant qu’une mauvaise nouvelle n’arrive. Cette soirée lui paraissait interminable… et pourtant elle ne faisait que commencer !

— Ne t’en fais pas, le rassura Sirius, occupé à accorder une guitare. Il ne lui est rien arrivé durant ces quatre dernières années alors pourquoi ça changerait ce soir ?

— Je ne sais pas comment tu fais pour être si calme pendant que… Au moins d’habitude, on s’entraîne, ça me change les idées ! Peter, t’en as encore pour longtemps ? Tu es sûr que tu ne veux pas un coup de main ? s’impatienta James.

Il s’approcha de son ami pour lire par-dessus son épaule, fit une moue devant les pattes de mouche qui ne recouvraient encore que la moitié d’un parchemin et soupira en prenant le premier livre qui se trouvait sur la pile devant lui.

— La dernière fois que tu m’as donné un coup de main, répliqua Peter, McGonagall a cru que j’avais copié sur toi et elle n’a pas arrêté de m’interroger à tous les cours suivants. Alors, non, merci, je préfère le finir seul celui-là.

— Mais on est tellement proches du but ! trépigna James. On s’était promis qu’il n’aurait plus à être seul pour la prochaine pleine lune. Ça me tue de le savoir tout seul là-bas pendant qu’on se tourne les pouces.

— Et on s’est promis de finir ensemble ! Et puis tu l’as dit, on y est presque, on ne va pas faillir à notre promesse. Je te parie que Remus aura la surprise de sa vie lorsqu’il va revenir cette fois. Laisse Peter tranquille, plus vite il aura fini, plus vite on s’y remettra.

James soupira mais acquiesça en reposant l’ouvrage de métamorphose sur la table. Il n’avait clairement pas la tête à lire, et puis il maîtrisait déjà tous les sorts qui se trouvaient dans ce bouquin de toute façon.

— C’est quoi cette guitare, déjà ? demanda-t-il en venant se rasseoir à côté de Sirius.

— C’est celle d’un gars de septième année, Stubby Boardman. Il trouve qu’on se ressemble et il veut qu’on monte un groupe de musique ensemble. Il est persuadé qu’on ferait un carton et qu’on pourrait même faire une tournée en Europe.

James regarda son ami étrangement, se demandant en quoi ce projet pouvait l’intéresser. Sirius ne lui avait jamais parlé d’une quelconque envie de faire de la musique, et encore moins de se trouver de nouveaux potes. Et puis le déclic se fit :

— Boardman, c’est celui dont les parents sont de riches Moldus, non ?

Sirius ne retint pas le sourire en coin qui pointa à ses lèvres lorsqu’il lui répondit par l’affirmative en échangeant avec lui un regard de connivence.

Être membre d’un groupe de musique qui pourrait se produire dans le monde moldu ? Parfait moyen de faire enrager Walburga Black !

— J’espère que tu penseras encore à nous quand tu seras assiégé par tes groupies françaises ! Si tu envoies une carte postale à ta mère, j’en veux une aussi.

— Faux frère ! Tu me laisserais aller affronter seul autant de dindes écervelées ? T’aurais intérêt à venir en France avec moi pour les amadouer pendant que je me concentrerais sur mon art, oui !

— Les amadouer ? Je leur lancerais discrètement des maléfices de bloque-jambes, oui. Pas question qu’elles me touchent, elles ne m’intéressent pas, affirma James avec une grimace de dégoût avant de lancer un coup d’œil vers le groupe de filles assis au fond de la salle.

Sirius remarqua son soudain silence et leva les yeux de sa guitare pour observer son ami. Remus le lui avait pourtant bien dit l’autre jour mais, buté, il n’avait pas voulu le croire. Et pourtant, il devait bien reconnaître que le plus sage d’entre eux avait vraisemblablement vu juste…

— Alors comme ça, Remus avait raison ! lâcha-t-il, désinvolte.

— Raison pour quoi ? demanda machinalement James sans détourner le regard.

— Tu en pinces pour Evans !

James donna l’impression de s’être pris un coup de poing dans l’estomac et faillit s’étrangler avec sa propre salive :

— Qu… quoi ?

— Tu regardais qui, à l’instant ?

— N’importe quoi, je…

Sirius haussa un sourcil, amusé :

— Tu… ?

James ouvrit la bouche pour s’apprêter à répliquer mais il se retrouva sans savoir quoi dire. Il ferma et ouvrit la bouche alors deux ou trois fois avant de se tourner vers Peter :

— Alors, Peter ? Ça avance ?

— Si Remus était là, il dirait que tu essayes de noyer le Strangulot ! s’amusa Peter. J’ai tout entendu, je veux connaître la réponse, moi aussi.

— Quoi ?! Mais travaille, au lieu d’écouter aux portes, aussi ! Remus compte sur nous. Dépêche-toi !

— Tu me diras où tu vois une porte, murmura Peter en ricanant dans sa barbe.

— J’ai entendu ! répliqua James en lui faisant les gros yeux.

— Mais tu n’as toujours pas répondu, enchaîna Sirius, le regard malicieux.

— Et d’abord, ça veut dire quoi « Remus avait raison ! » ? Qu’est-ce qu’il t’a dit au juste ? C’est Evans qui lui a raconté des salades ? Pourquoi il ne m’en a pas parlé ? Ah, c’est malin de me dire ça ce soir, alors qu’il n’est pas là ! Il va m’entendre, à son retour.

— Merlin, t’es vraiment sur les nerfs, ce soir ! Evans ne lui a rien dit, que je sache. Il a juste remarqué que tu la couvais bien trop souvent du regard pour que ce soit anodin.

— Ah ? C’est tout ? se calma James dont les joues rosirent légèrement. Mais ça ne veut rien dire ça. C’est… c’est juste sa nouvelle coupe de cheveux. Elle me rappelle quelqu’un comme ça, mais je n’arrive pas à trouver qui.

— Hum… si tu le dis, capitula Sirius pour cette fois, comprenant que son ami ne savait pas lui-même où il en était.

— Remus aurait dû me le dire, quand même, marmonna James en se remettant à torturer un coussin sans y prendre garde, comme au début de la soirée.

De ses trois amis, Sirius était sans conteste le plus proche de lui mais, quand il s’agissait de se confier sur certains sujets plus… sentimentaux… Remus était son premier choix. Sirius se posait moins de questions que lui, c’était vraiment un sujet qui lui passait au-dessus alors, il était moins à l’aise pour lui en parler, il ne voulait pas l’ennuyer avec ça. Remus était plus à l’écoute. Et puis d’eux quatre, c’était celui qui avait l’air de comprendre le mieux les filles.

Il jeta un nouveau coup d’œil discret à Evans, se mordit intérieurement les joues et puis soupira. Remus lui manquait encore plus, maintenant ! C’était malin.

Comme si cela pouvait l’apaiser, il sortit le petit calendrier lunaire qu’il avait dans la poche. Il n’était pas encore minuit alors il n’avait pas mis de croix à cette journée du samedi 20 septembre 1975. Il avait vraiment espéré que c’était celle qu’il entourerait plutôt d’un cercle victorieux.

Évidemment, il y a trois ans, quand ils avaient fini par comprendre que Remus était un loup-garou et qu’ils avaient eu cette idée, ils ne savaient pas vraiment jusqu’à quelle date cela les mènerait. Ils avaient vite compris que ça leur prendrait du temps, beaucoup de temps. C’était seulement en fin d’année dernière, lorsque leurs efforts avaient commencé à réellement payer qu’ils s’étaient fixé cette date comme dernière échéance. Et il voulait vraiment que cette fois soit la dernière que Remus aurait à endurer seul. Rien que d’imaginer la souffrance que son ami devait ressentir, ça…

— J’ai fini ! s’exclama Peter avec un grand sourire.

À ces mots, James et Sirius se levèrent d’un bond, à l’unisson – démontrant que Sirius n’était pas aussi détaché qu’il essayait de le faire croire, au fond. Ils se fixèrent en se souriant, parfaitement conscients de ce à quoi ils pensaient.

Et, sans plus tarder, les trois amis se ruèrent vers leur dortoir, bien décidés à découvrir enfin à l’abri des regards en quel animal chacun d’eux allait pouvoir se transformer. Bien décidés à ce que cette date soit marquée au fer rouge dans leur mémoire et dans celle de Lunard.

Oui, ce soir, c’était la naissance des Maraudeurs.
Ce soir, Cornedrue, Patmol et Queudver allaient se révéler.
Le cerf, le chien et le rat allaient rejoindre le loup-garou.
Ce soir, c’était la fin de la galère pour Remus.
La fin de sa solitude les soirs de pleine lune.
End Notes:
J'espère que vous avez passé un bon moment à leurs côtés ! Un jour, j'écrirais cette fic longue sur eux, un jour...

Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui ont pris le temps de lire ces histoires, de me laisser une trace de leur passage et parfois même d'avoir voté pour elles ! Ça fait chaud au coeur. Et, évidemment, un grand merci à Extraa et Nighty pour l'organisation de ce super concours ♥
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