Le secret de Ron by Na11
Summary:

Et si Ron n'était pas celui que l'on croyait ?

Découvrez cette histoire invraisemblable et pourtant si cohérente avec l'oeuvre originale si on met de coté l'épilogue au combien plat du tome 7.


Categories: Voyages temporels Characters: Ron Weasley
Genres: Aucun
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Aucun
Chapters: 1 Completed: Oui Word count: 2841 Read: 903 Published: 30/08/2018 Updated: 03/09/2018

1. Chapitre 1 by Na11

Chapitre 1 by Na11

 

 

La guerre était finie depuis deux ans, Voldemort n’était plus, mais de nombreux Mangemorts couraient encore. Un jour, alors que Ron et Harry avaient acculé l’un d’eux dans son repaire, ils décidèrent d’entrer afin de le neutraliser. L’intérieur de la pièce unique comprenait un lit sommaire, une armoire défraichie, un bureau sur lequel trainait quelques bibelots et des parchemins et une chaise un peu bancale. La minuscule fenêtre ne laissait passer que peu de lumière en cette fin d’après-midi. Dès que Ron et Harry entrèrent, une pluie de sortilège s’abattit à l’intérieur de l’abri. Harry et Ron envoyèrent un maléfice au Mangemort planqué derrière le bureau alors qu’un éclair de lumière verte jaillit de sa baguette pour venir percuter un petit objet argenté présent sur le bureau. L’objet traversa la pièce, sa partie centrale tournoyant rapidement autour de son axe, atteint Ron en pleine poitrine et le fis subitement disparaitre. Les maléfices avaient atteint le Mangemort qui était à présent immobilisé. Harry ne put que constater la disparition de son ami.

 

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A l’instant précis ou l’objet argenté le percuta, Ron se senti comme happé par l’objet. La pièce sombre s’effaça de son champ de vision comme emportée dans un tourbillon. Il ne pouvait plus bouger, encore moins s’éloigner du petit bout de métal. Il était tout aussi incapable de crier ou même de respirer. Il avait l’impression d’être soumis à une pression écrasante sur chaque centimètre carré de son corps. La pression était telle qu’il finit par perdre connaissance.

A son réveil, il inspira un grand coup lui redonnant l’air dont il avait cruellement manqué juste avant. Il remarqua immédiatement qu’il n’était plus dans la masure du Mangemort mais dans une forêt. Il n’avait probablement pas été inconscient très longtemps car le jour tombait à peine. En regardant autour de lui, il ramassa l’objet argenté noirci qui était visiblement hors d’usage puis remarqua qu’un duel avait lieu un peu plus loin, à l’orée de la forêt, certainement Harry et le Mangemort. Il se précipita donc pour venir en aide à son ami.

Néanmoins, en s’approchant pour savoir quel sorcier viser, il ne reconnut ni Harry ni l’autre sorcier. En fait, il y avait même trois combattants. Ils avaient à peu près tous le même âge que Ron. L’un était blond doré, un autre roux et le dernier était plutôt châtain. Les sorts fusaient de toutes part jusqu’à ce qu’une jeune fille déboule de la maison d’à coté en suppliant que le combat cesse.

-          - Rentre immédiatement ! cria le châtain en se dirigeant vers elle.

Le blond et le roux jetèrent tous deux un maléfice mais la jeune fille s’interposa et reçu l’un des sortilèges de plein fouet.

-          - NON ! Hurlèrent simultanément le châtain et le roux.

Le châtain rattrapa la jeune fille dans sa chute. Il en lâcha sa baguette et s’effondra. Le roux quant à lui, après un instant de stupeur, visa le blond.

-          - Qu’as-tu fais ?

-          - Allons Al, cette fille est un poids pour toi, ce que nous allons faire vaut bien ce petit sacrifice, rétorqua le blond.

-          - Cette fille est ma sœur ! rétorqua l’autre.

Voyant qu’il n’arriverait pas à le raisonner, le blond envoya valser son compère à plusieurs mètre de là en direction de la forêt à deux ou trois mètres de là où Ron était caché en attendant de savoir comment réagir. Le roux atterrit lourdement dans une fosse envahie de ronces et le blond venait dans la direction de Ron. Visiblement le roux était assommé et à demi masqué par la végétation. Ron décida qu’il était temps d’intervenir. La fille et le châtain étaient toujours au niveau de la petite maison, le roux assommé dans une fosse, il ne restait plus que le blond.

-          - Stupefix !

Le blond para le sort aisément.

-          - Tu changeras d’avis Al ! cracha le blond avant de transplaner.

Ron ne compris pas le sens de cette phrase mais le plus urgent était de retourner vers le roux au cas où celui-ci aurait le réveil un peu bagarreur. Il revint sur ses pas là où était le roux. En tombant, le malheureux avait percuté une roche masquée par une fougère avec sa tête. Vu la quantité de sang qui poissait la roche et la fougère, il avait dû mourir sur le coup. Ron décida donc de le laisser là pour le moment et d’aller voir le châtain et la jeune fille.

Lorsque Ron s’approcha, le châtain ramassa prestement sa baguette, releva la tête, ses yeux embués par les larmes et le menaça.

-          - Je te préviens Al, ne t’approche pas où je ne réponds plus de rien.

-          - Je ne sais pas qui vous êtes mais je ne m’appelle pas Al, répondit Ron.

Une expression de surprise traversa le visage du châtain qui s’essuya les yeux rapidement.

-          - Excusez-moi, je vous ai pris pour lui. Qui êtes-vous ?

-          - Je suis Ron, Ronald Weasley.

Les deux hommes baissèrent leur baguette. Le châtain avait l’air abattu et n’avait visiblement plus envie de se battre. Ron se demandait si le petit objet métallique qui l’avait touché plus tôt n’était pas un portoloin ou quelque chose dans le genre.

-          - Où sommes-nous ? demanda Ron.

-          - A Godric's Hollow. Le centre-ville est dans cette direction, nous sommes à la lisière du village.

C’était curieux, le repaire du Mangemort se trouvait bien à Godric's Hollow mais il ne reconnaissait rien. Que c’était-t-il donc passé ?

-          - Où sont les deux salopards qui l’ont tuée ? demanda le châtain en désignant la jeune fille dans ses bras.

Ron fut tiré de sa rêverie il ne savait pas que la jeune fille était morte elle aussi. Elle devait avoir 14 ou 15 ans. Elle semblait seulement inconsciente.

-          - Le roux est mort dans une fosse un peu plus loin et le blond s’est enfui en transplanant.

Il se dégagea du corps de la jeune fille avec une infinie délicatesse et se dirigea vers le lieu indiqué par Ron. Il ramena le cadavre du roux et le posa à côté de la fille avec beaucoup moins de précautions.

-          - Au fait je ne me suis pas présenté, je m’appelle Abelforth. Là, c’est ma sœur, Ariana et mon frère Albus…

Cette révélation fit un véritable choc à Ron. Ca ne pouvait pas être une coïncidence ! Il connaissait bien une fratrie Abelforth, Ariana et Albus mais c’était impossible… Une question lui échappa alors des lèvres.

-          - En quelle année sommes-nous ? fit-il d’une voie blanche.

-          - Eh bien vous ne savez ni où vous êtes ni quand ? Vous avez l’air un peu pommé. Nous somme en 1900.

Cette réponse eu l’effet d’un incroyable coup de poing sur Ron, son cerveau tournait à l’accéléré. Il n’avait pas été touché par un portoloin, mais un retourneur de temps. En examinant l’objet qu’il sortit de sa poche, il se souvenait de ce qu’Hermione lui avait dit à propos des retourneurs de temps. Premièrement, il était extrêmement dangereux de les utiliser car il ne fallait surtout pas influer le cours des évènements futurs au risque de se supprimer soi-même du futur ou pire encore. Deuxièmement, ils ne pouvaient permettre de retourner que quelques heures en arrière et il faudrait être fou ou complètement désespéré pour vouloir remonter plus loin (visiblement Hermione ne connaissait pas ce retourneur de temps là). Enfin le ministère détruisait tous les retourneurs de temps qu’il trouvait mais visiblement celui-là était passé entre les mailles du filet.

Ron devint livide, s’il saisissait la situation, il avait fait un bon dans le passé de cent ans ! Un siècle ! Il ne risquait peut-être pas de se croiser lui-même avant au moins quatre-vingts ans mais il n’avait aucune chance non plus de rattraper sa ligne de temps car même s’il vivait au-delà de cent vingt ans, il aurait un siècle de trop ! Il était donc condamné à vivre le plus reclus possible afin de rencontrer le moins de personnes possible, que ses actes aient le moins de conséquences possible, en somme, de ne pas influencer l’avenir…

Seulement voilà, c’était visiblement trop tard. Albus était étendu, mort, à ses pieds alors qu’il ne devait mourir qu’à la fin du siècle. Comment était-ce possible ? Il n’était pas intervenu avant qu’Albus ne percute ce fichu roché. De qu’il savait de cet évènement par Rita Skeeter, seule Ariana était morte ce soir-là. Si le passé venait d’être modifié alors il était déjà trop tard pour son avenir à lui. Si Dumbledore n’existait pas, il n’y aurait aucun moyen d’arrêter Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Cette pensée tétanisa Ron. Il ne devait pas se terrer dans un coin perdu, il devait essayer de réparer les dégâts. Mais Dumbledore était mort. Trop tôt. Beaucoup trop tôt. Irréversible. S’il voulait agir, perspective nettement plus encourageante que devenir un ermite, il lui fallait une identité. En effet, Ronald Weasley n’existe pas encore et un contrôle rapide de la généalogie des Weasley aurait tôt fait de le démasquer. Une identité inventée de n’importe quelle famille de sorcier aurait le même résultat. Avec un nom moldu, il risquait encore plus gros surtout qu’il ne savait pas trop comment étaient perçus ceux issus de famille moldues mais quelque chose lui disait qu’ils étaient certainement encore moins bien traités qu’à son époque. Usurper l’identité d’un autre sorcier était sa dernière solution qui avait pour inconvénient qu’il finirait tôt ou tard par devoir rendre des comptes au veritable propriétaire de l'identité …

A moins que celui dont il prend l’identité ne soit mort !

Et justement, Dumbledore est mort. Mais c’est impossible, Ron n’a jamais eu le talent du professeur, il n’est pas assez brillant pour remplacer l’homme étendu parterre et qui aurait dû devenir le seul sorcier à pouvoir tenir tête à Voldemort !

Ron eu alors un déclic. Et si l’histoire n’avait pas encore été modifiée ? Après tout, il n’avait encore rien fait ! Si Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore était bien mort ce soir-là et que quelqu’un avait utilisé son identité par la suite ? Si ce quelqu’un était lui ? Une foule de détails lui revint en mémoire concernant l’ex-directeur de Poudlard. Il aimait les friandises et surtout les chocogrenouilles comme lui, il était roux, comme lui (d’après les souvenir dont Harry a été témoins en tout cas), les yeux bleus comme lui, il était plutôt grand, comme lui…

Ron fut pris de vertiges. Il avait toujours rêvé d’être reconnu (comme d’avoir une carte de chocogrenouille à son effigie), d’être le meilleur (le miroir du Rised le montrait) mais de là à être Dumbledore, c’était une autre histoire. Pourtant tout concordait. Dumbledore était célèbre pour avoir découvert les douze propriétés du sang de dragon, or Ron les connaissait par-cœur depuis des années, ce qui était inévitable quand on a un grand frère qui étudie les dragons. Il n’avait même pas besoin de se procurer le sang pour découvrir les propriétés, il lui suffisait d’être le premier à les publier. Dumbledore était aussi connu pour avoir arrêté Grindelwald mais, si Ron ne se souvenait pas exactement en quelle année, il se souvenait que Rita avait critiqué Dumbledore pour ne l’avoir arrêté que tardivement, donc il savait qu’il aurait le temps de se préparer à ce combat plus tard. Il savait aussi que Dumbledore était devenu professeur de métamorphose avant l’arrivée de Jedusor. Il se demandait pourquoi diable aurait-il choisi cette matière mais il n’avait peut-être pas eu le choix. En tout cas, s’il avait visé juste, il connaissait à présent la ligne de conduite à suivre.

-          - Comment s’appelle celui qui s’est enfui ? demanda Ron pour avoir une confirmation.

-          - Grindelwald, un ami d’Albus que je qualifierais de peu recommandable.

-          - Avant de transplaner, il a dit que je changerais d’avis et il m’a appelé Al lui aussi.

-          - Il a dû vous confondre comme moi tout à l’heure. Il commence à faire sombre, vous lui ressembler pas mal et vous êtes tous les deux en cape noir alors la confusion est facile.

En effet, en regardant mieux l’homme gisant il y avait une vraie ressemblance. Pas étonnant que même son frère s’y soit laissé prendre. D’autant que lui venait de nul par (enfin si, du futur en fait) et personne ne s’était attendu à son irruption.

En conclusion, seul Ron et Abelforth était au courant de la mort d’Albus. Même Grindelwald ne savait pas.

C’est à ce moment-là que Ron pris une décision à la fois audacieuse, courageuse et prétentieuse. Il stupefixa Abelforth, se débarrassa du corps d’Albus Dumbledore, plaça le corps inanimé d’Abelforth sous Ariana tel qu’il était avant de la déposer au sol et utilisa un sortilège d’amnésie sur d’Abelforth afin de lui faire oublier sa rencontre avec Ron avant de transplaner. Il était devenu suffisamment habile avec les sortilèges d’amnésie pour savoir qu’à son réveil, Abelforth conclurait qu’il avait perdu connaissance en réalisant que sa sœur était morte et que Albus et Grindelwald était parti après leur combat. Abelforth comme Grindelwald croiraient Albus toujours vivant et Ron, devenu Albus, reviendrait plus tard pour tenter de se faire pardonné auprès de ‘’son’’ frère ce qui lui vaudra d’avoir le nez cassé le jour de l’enterrement d’Ariana.

Le chemin était long et semé d’embuche, mais il savait qu’il pouvait y arriver. Après tout, il s’était vu à l’œuvre sans le savoir.

 

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Après que le Mangemort ait été livré au ministère, une enquête révéla des traces de magie temporelle. Les parchemins présents sur le bureau montraient que le Mangemort travaillait sur un retourneur de temps capable de remonter non pas quelques heures mais beaucoup plus longtemps. Le ministère avait beau en avoir détruit un maximum, il arrivait d’en trouver encore chez des sorciers qui les avaient cachés. Puisque le Mangemort travaillait encore dessus, c’est que l’objet magique n’était pas encore au point. Autre point inquiétant, Ron ne s’était pas manifesté depuis sa disparition. Il aurait dû revenir dès qu’il avait rattrapé son temps, or cela faisait plus de deux jours qu’il n’avait pas donné de signe de vie.

Une semaine plus tard, alors qu’elle se morfondait de l’absence de Ron, Hermione reçu une lettre par hibou spécial. C’était un service un peu particulier et rarement utilisé. En effet, ce service permettait d’envoyer du courrier à un destinataire précis mais aussi à une date précise. En générale on préfère plutôt que le courrier arrive le plus rapidement possible et si Hermione en avait déjà entendu parler, elle l’avait complètement oublié. Elle déplia le papier épais avec une écriture fine et élégante.

 

Cher Hermione,

Ma disparition à du te paraitre quelques peu brutale et j’en m’en excuse. Comme tu as dû le constater, j’ai été victime d’un retourneur de temps. Un puissant retoutrneur de temps comme tu n’en as jamais vu. J’ai fait un saut dans le passé de cent ans ! Je suis donc au regret de t’annoncer que nous ne nous reverrons plus car je suis mort au moment où tu lis ces lignes. Ne soit pas triste pour moi mon amour car j’ai eu une vie bien remplie. J’ai eu la chance de nous croiser toi, Harry, moi-même, tout le monde. J’ai même eu le privilège de revoir tous nos amis qui ont été emporté durant la guerre, lors de mes dernières années de vie. Vous me manquez tous mais je suis heureux car je sais que vous avez un avenir.

Portez-vous bien.

Je t’aime Hermione et je n’ai jamais cessez de t’aimer.

Ron.

 

Hermione était en larme. Elle avait enfin des nouvelles de Ron mais elle ne pouvait pas s’en réjouir, elle devait aussi maintenant faire son deuil car il lui annonçait qu’il était mort. Dès que ses larmes avaient commencé à se tarir, elle contacta Harry pour lui faire part de ces nouvelles, lui qui se sentait si coupable de ce qui était arrivé à Ron. Quelques minutes plus tard Harry transplana.

-          - Salut Hermione, tu m’as dit que tu avais un truc important et urgent à me dire. De quoi s’agit-il ?

Hermione, les yeux rougis lui tendi la lettre sans prononcé la moindre parole. Harry la pris et la lut. Il était bouleversé et ne put retenir quelques larmes. De tristesse et de bonheur.

-          - Je me demande qui était-il à notre époque, demanda-elle, est-ce qu’il nous aurait vu au mariage de Bill ?

-          - Enfin Hermione, tu ne reconnais pas l’écriture ? Avant que je n’ouvre la lettre et que je comprenne qu’elle était de Ron, je croyais que c’était une lettre de Dumbledore : même écriture, même papier que celui de Poudlard !

Hermione en resta bouche bée et arracha la lettre des mains de Harry pour la relire. Ils comprirent pourquoi Dumbledore avait été à la fois si proche et si distant de leur trio, pourquoi il faisait entièrement confiance à Rogue, pourquoi il était si discret et mystérieux, pourquoi on ne lui connaissait aucune vie sentimentale. Beaucoup de choses s’expliquaient enfin. Maintenant, il leurs paraissait même étrange de ne pas avoir fait le rapprochement avant : Ron est Dumbledore.

 

End Notes:

Dites-moi ce que vous en pensez. Surtout, si vous voyez des incohérences, n'hésitez à me le signaler.

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