Tu n'es pas comme les autres ! by CacheCoeur
Summary:

Photographie de Engin Akyurt, unsplash.

 

Tu te souviens de Sally-Anne Perks ?

Non ? 

Ce n’est pas grave. Personne ne t'en voudra. 

Tout le monde l’a oubliée ou l’oubliera. Sauf Théodore Nott.

 

[Recueil exclusivement écrit lors des Nuits HPF]

 


Categories: Romance (Het) Characters: Theodore Nott
Genres: Amitié, Guerre, Romance/Amour
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Les Nuits d'HPF
Chapters: 22 Completed: Non Word count: 26053 Read: 2375 Published: 19/05/2020 Updated: 22/05/2022
Story Notes:

你好 !

L'intégralité de cette fanfiction sera écrite pendant les nuits HPF. C'est mon nouveau "défi": écrire sans trop planifier, en ayant tout de même une ligne directrice, mais en me laissant porter. C'est assez inédit pour moi, car j'ai pour habitude d'écrire intégralement toutes mes histoires/fanfictions avant de les publier... Donc c'est un peu comme si je partais dans des contrées inexplorées ! 

Globalement, on ne sait rien de Sally-Anne Perks. La pauvre bichette n'apparaît que lors de la cérémonie de répartition de Harry. Elle est donc de la même année que lui. Nous ne connaissons pas ni sa maison, ni pourquoi elle a soudainement disparu (lors des BUSES elle n'est pas appelée pour passer l'examen) - moi je pense surtout que J.K Rowling l'a totalement zappée. Enfin bon, voilààààà. 

 

LES NUITS : 

Là où tout commence by CacheCoeur
Author's Notes:

Ce "chapitre" a été écrit pendant la 99ème nuit HPF, sur le thème "courbature". 

 

 

Mai 1998

 

Théodore se réveilla avec des courbatures. Il essaya de les compter, de les visualiser, de commander à son corps de lui faire moins mal. Il grimaça dans son lit, en se retournant péniblement. Il n'avait jamais été très sportif. De toute façon, il n'était pas fait pour les activités collectives. Il n'avait jamais été très doué pour s'intégrer dans un groupe.

 

« Théodore, tu n'es pas n'importe qui ! Tu n'es pas comme les autres !  », répétait son père. Un sang-pur, ça devait tenir son rang. Le lit et ses dents grincèrent et crissèrent en même temps. Son épaule le faisait souffrir. La veille, il s'était endormi en étant tellement crispé, que son corps tout entier était plié et replié sur lui-même, en autant de fois qu'il le pouvait. Il avait mal au ventre. Il pencha la tête à gauche, puis à droite pour détendre sa nuque, endolorie. Son cou était douloureux. Ses muscles pulsaient, pourtant fatigués. Tout le faisait souffrir. Ses os hurlaient presque autant que les voix dans sa tête, celles qui ne voulaient pas se taire et s'égosillaient en permanence, comme s'il était leur agresseur, leur adversaire, leur meurtrier. Dès qu'il fermait les yeux, il y avait des éclats de lumières verts, des sorts mortels, qui ricochaient sur les murs de Poudlard...

 

Théodore se redressa. Il posa ses deux jambes sur le sol. Ça tanguait un peu. Il avait sûrement trop bu. Il s'ancra un peu plus sur la terre ferme, mais ses mollets, eux aussi, le faisaient souffrir. Il expira par la bouche, bruyamment. Ça n'apaisa en rien ses épaules tendues, son dos noué, son cou bloqué, ni même ses jambes, verrouillées.

 

Il se mit à rire.

 

Hier, la bataille de Poudlard avait eue lieu. Il n'y avait pas participé. Lui, fils de mangemort. Lui, qui avait toujours défendu la suprématie des sang-purs. Hier, il avait eu peur. Pourtant, il n'avait jamais été du genre lâche. Il détestait ça, les gens lâches, ceux qui se cachaient. Lui, il ne s'était jamais défilé, n'avait jamais fait semblant d'être quelqu'un d'autre.. Mais hier, il n'avait pas voulu choisir.

 

Il trouvait ça ridicule d'avoir mal parce qu'il s'était plié de peur et d'horreur toute la nuit. Il se demanda si elle en avait, des courbatures. La dernière fois qu'il l'avait vue, Sally-Anne Perks était en train de courir dans la direction opposée à la sienne, vers le danger, en souriant.

 

Théodore bougea une dernière fois. Quelque chose craqua en lui. Il ferma encore une fois les yeux et se concentra sur toutes ses courbatures. Il les compta. Compter, c'était concret, ça avait du sens. Les chiffres étaient vrais. Tout le reste, ce qui s'était passé hier, l'était aussi. Mais il n'était pas encore prêt à l'admettre. Alors, il se concentra sur ses courbatures, en se demandant si Sally-Anne Perks en avait, ou si elle était morte.  

 

Cette histoire est archivée sur http://www.hpfanfiction.org/fr/viewstory.php?sid=37472