La fin des illusions by Selket
Summary:


Teddy n'avait rien vu venir. Et pourtant cela faisait des semaines, des mois que lui et Victoire était devenu des étrangers l'un pour l'autre.

Aujourd'hui, c'était la fin des illusions.


Crédit image : libre de droit
Categories: Après Poudlard, Tedoire (Teddy/Victoire) Characters: Teddy Lupin, Victoire Weasley
Genres: Romance/Amour, Tragédie/Drame
Langue: Aucun
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Génération perdue, La saison du phénix
Chapters: 5 Completed: Oui Word count: 6647 Read: 1900 Published: 14/06/2020 Updated: 21/08/2020

1. La fille sur le canapé by Selket

2. Une simple signature by Selket

3. Collé à la retine by Selket

4. Un trou dans le coeur by Selket

5. Au bord de la mer by Selket

La fille sur le canapé by Selket
Author's Notes:



Il l’avait laissé se refermer sur elle-même. Elle s’était caparaçonnée, s’était fermée. Il l’avait laissé se replier sur elle-même.
Il n’avait rien vu venir, alors qu’elle s’éloignait de lui petit à petit. Elle s’était coupée de tous, et de lui surtout.
Tandis qu’il étendait un plaid sur le petit bout de femme qui dormait recroquevillée sur le canapé il se demanda quand ils s’étaient éloigné ? Depuis quand se voilaient-ils la face ? Quand leurs chemins avaient-ils cessés d’être unique ?

Au final, peut-être que c’était ça le problème. Ils avaient crus toutes leur vie qu’ils marchaient ensembles, main dans la main, sur une route, unique, tracée pour eux. Au vu des événements il fallait bien croire qu’ils s’étaient leurrés.
Ils étaient uniques. Deux entités distinctes contrairement à ce qu’ils avaient toujours cru. Contrairement à ce qu’on leur avait fait croire. Ils étaient Teddy et puis Victoire et non Teddy et Victoire. La nuance tenait à un seul mot, un minuscule mot, un mot qui suffisait pour changer tout.

Fatiguée, lasse de ces disputes et différences qui ne faisaient que s’accumuler, Victoire avait pris les choses en main, sans qu’il ne s’en rende compte.
Elle avait brisé son rêve de gamine en un coup sec de talon. Et par la même occasion elle lui avait broyé le cœur. Elle avait mis fin à une utopie. Un rêve qu’ils avaient trop longtemps fait tenir alors qu’il se muait petit à petit en cauchemar.

Depuis quand gardait-elle tout ça pour elle ? Comment avait-elle supporté ce naufrage sans broncher ?
Victoire avait toujours été douée pour garder ses humeurs, ses doutes et ses angoisses pour elle. Mais avant elle les lui confiait toujours. Il était le seul auprès duquel elle laissait les illusions tomber. Le masque se fissurer.
Depuis quand s’était-elle enfermée dans sa forteresse de solitude ? Depuis quand ne l’avait-il plus vraiment regardé ? Cela faisait bien trop longtemps que son regard glissait sur elle sans s’y attarder.
Avant elle ne pouvait rien lui cacher. Mais maintenant tout était différent.
Depuis quand fuyait-il leur appartement et ses responsabilités ? Et, l’avait-il un jour su ?

Il se sentait étouffé dans un mariage arrivé bien trop vite. Ils étaient encore jeunes. Ils avaient leur vie devant eux. Alors pourquoi avaient-ils fait ça ? Avait-il fait ça ?
Peut-être pour Victoire, sans aucun doute pour leur entourage. Six ans de relation pour eux c’était assez de temps pour ne pas faire un mariage précipité. Et puis après tout, leurs parents s’étaient mariés vite et jeune pour leur plus grand bonheur à tous. Mais Victoire venait tout juste d’avoir vingt-ans et lui n’en avait que vingt-deux.
Cela faisait trois mois qu’ils étaient mariés. Trois mois qu’ils étaient devenus des inconnus l’un pour l’autre. Du moins, il osait espérer que ça ne faisait que trois mois qu’un fossé s’était dressé entre eux.

Fatigué, confus, il regardait Victoire dormir sur le canapé de leur appartement. C’était sur ce même canapé qu’elle avait attendu toute la soirée qu’il rentre pour lui asséner le coup fatal.
Les larmes avaient creusé son fond de teint, ses cheveux étaient emmenés tant elle les avait entortillés. Elle faisait toujours ça Vic, quand elle disait enfin ce qu’elle avait sur le cœur. Angoissée, elle tournait de grosses mèches autour de ses longs doigts graciles. A contrario, lorsqu’elle était enthousiaste elle passait une main fébrile dans son impressionnante masse blonde ce qui faisait qu’elle se retrouvait presque systématiquement avec les cheveux dans les yeux.


Elle était belle Victoire. On la disait presque aussi belle que sa mère. Pourtant, lui la trouvait encore plus belle.
Pour lui Victoire c’était une beauté charmeuse là où sa mère était glaçante de perfection. Il y avait toutes ces petites choses qui n’appartiennent pas à Fleur Delacour et qui faisait de Victoire une beauté si parfaitement imparfaite. Les taches de sons, si Weasley, qui mangeait un petit nez retroussé. D’immenses yeux gris que Victoire s’amusait à orner de faux-cils qui changeait de couleur au rythme de ces émotions, comme un rappel à ses cheveux à lui.
Et puis il y avait cet énorme trait d’eye-liner qui courait sur les paupières ou qui venait s’imprimer autour de ses yeux en un délicat motif floral. Fleur Delacour ne s’était jamais maquillée. Sûre de ses charmes, elle n’avait jamais cherché à contrefaire ce que la nature lui avait donné. Mais pour Victoire le maquillage c’était autre chose, c’était une passion. Elle avait toujours aimé trouver le meilleur enchantement, la potion la plus adaptée, afin de perfectionner son maquillage. Elle aimait jouer avec son visage, déformer ses traits avec les poudres et autres artifices non magiques. C’était toujours avec un petit sourire mi-moqueur, mi-victorieux qu’elle acceptait les regards surpris et interrogateur des gens qui fixaient son maquillage.

Il ne sait pas vraiment comment elle s’était mise à se maquiller. Dans sa famille les artifices n’étaient pas vraiment de mise. Peut-être qu’au départ c’était pour moins ressembler à sa mère, un peu plus pour ressembler aux autres Weasley ? Mais à la fin c’était surtout pour devenir elle-même qu’elle usait et abusait de fard à paupières scintillants, de cils aux couleurs chatoyantes et de rouge à lèvres aux reflets irisés comme les ailes des papillons.
Mais jamais elle n’avait touché à ses cheveux blonds, ses cheveux d’un blonds pâles, presque gris comme la lune.


Ces mêmes cheveux qu’il caressait doucement alors que Victoire dormait en chien de fusil sur le canapé du salon. Il arrivait souvent à Victoire de s’endormir contre lui alors qu’ils trainaient dans le canapé mais c’était la première fois qu’il la voyait dormir seule dans leur immense canapé en cuir bleu canard.
Ce canapé qui avait été le premier meuble qu’ils avaient acheté lors de leur emménagement ensembles.

Incapable d’esquisser un geste de plus en sa direction, désemparé de la voir aussi brisée, le coeur broyé dans un étau, il tourne les talons et parti se réfugier dans leur lit. Ce soir sera la première nuit qu’ils ne dormirons pas ensemble.

Une simple signature by Selket
Author's Notes:


Maintenant qu’elle tenait le papier entre ses mains elle ne savait plus trop si elle avait pris la bonne décision.
Tremblante, elle se lève pour se refaire un peu de thé. Elle aurait pu le faire d’un simple coup de baguette, mais elle veut fuir le document qui repose toujours sur le plateau en verre de la table.
Fébrile elle plonge la boule en thé dans le liquide brûlant, ferme les yeux et attend les trois minutes d’infusions.
Le temps écoulé, elle sort la pince de l’eau en faisant deux, trois tours de tasses avant de bien secouer la pince. Amusée elle repense à grand-mère Molly qui déteste quand elle fait ça. À chaque fois, elle lui dit qu’elle maltraite le breuvage en agissant de la sorte.
Le sourire aux lèvres elle revient s'asseoir, mais à peine son regard se pose sur le papier crème que sa bonne humeur s’envole.

Elle savait très bien ce qu’elle s’apprêtait à faire, mais maintenant tout devient réel. Avec difficulté elle prend le parchemin en main avant de le relire pour la énième fois. Sous ses larmes les lettres se brouillent.
Oui, maintenant qu’elle tient le papier en main tout est plus réel. Elle se rend compte qu’elle ne peut plus reculer.
Elle prend une dernière respiration avant de dire adieu aux souvenirs. Puis, elle attrape sa baguette qui se trouvait à portée de main.

D’un simple accio elle attire une enveloppe à elle et y glisse le document qu’elle vient de signe. Doucement, lentement elle boit enfin son thé qui commençait à refroidir. D’un air distrait elle caresse de ses doigts fins le papier épais. Presque nostalgique elle contemple son alliance. Et soudain, tous les souvenirs heureux reviennent.
Avec douleur elle ferme les yeux et se laisse submerger par les regrets.

Puis, se reprenant, elle finit son thé. Le liquide brûlant lui arrache quelques nouvelles larmes.
Sa décision prise elle se décide à enfin cacheter l’enveloppe et tamponne dessus l’adresse de leur appartement.
Puis vidée de toute énergie elle s’adosse à sa chaise et caresse du bout des doigts les écritures gravées dans le tampon de bois.
Elle ne sait pas pourquoi elle l’a emporté dans ses affaires lorsqu’elle avait quitté l’appartement qu’elle partageait avec Teddy. Mais il est là, comme un rappel douloureux de leur vie à deux.

Elle se souvient du jour où toute heureuse elle avait montré à Teddy le tampon qu’elle avait fait graver de leur adresse et de leur deux noms.
Il avait sourcillé sans comprendre, mais lorsque qu’avec un grand sourire elle lui avait dit que ça serait plus simple pour le courrier il avait attrapé l’objet, avait attiré à lui de l’encre d’un accio lancé machinalement et avait tamponné le mur juste à côté de leur porte. Elle avait trouvé ça un peu dommage sur le coup à cause de la caution, mais lorsqu’elle avait vu leurs deux noms accolés et le sourire mutin de Teddy elle avait oublié tout ça. Il était comme ça Teddy, il lui faisait oublier ses idées trop terre à terre.
Alors au lieu de râler, elle s’était jetée dans les bras de son fiancé qui s’était dépêché de lui voler un baiser.
Cela avait été la première fois qu’ils s’embrassaient dans leur appartement.


***



Tout était allé très vite, trop vite.
Cela faisait moins d’une semaine que Victoire lui avait parlé de son envie de divorcer. Six petits jours qu’elle s’était endormie sur leur canapé alors qu’il avait rejoint leur lit, bien trop froid sans elle. Il aurait voulu leur laisser du temps, réfléchir à tout ça. Mais Victoire en avait décidé autrement.
Peut-être qu’elle n’avait pas tord. A trop attendre on ne faisait pas les choses et cela fait déjà bien assez longtemps que leur couple allait à vau-l’eau. Mais cela n’empêchait pas qu’il trouvait ça trop rapide.

Alors qu’il avait encore du mal à réaliser ce qui se passait, qu’il trainait dans leur appartement que Victoire avait déserté en entendant son retour, un hibou grand duc était venu toquer à la fenêtre du salon.
Il reconnut Mercure le hibou de sa femme. Fébrile, il décachette l’enveloppe sans prendre la peine de récompenser le messager.
À la vue de l'en tête il se décomposa, comprenant sans mal de quoi il s’agissait. Alors que jusque-là il avait espéré une porte de sortie, qu’il avait cru que les paroles de Victoire n’étaient que l’expression d’un mal-être qui guérirait, il comprit que tout cela était bien réel.
Pourtant il aurait dû le savoir, Victoire faisait toujours tout ce qu’elle disait.

Abattu, il se laissa choir dans le canapé aussi bleu que ses cheveux, enfin en temps normal. Maintenant ces derniers étaient devenus gris filasse sous le coup de l’émotion. Au fond de lui, il savait bien qu’il la voulait lui aussi cette séparation. S'il était aussi heureux que ça dans son couple il n’aurait pas trouvé toutes les excuses possibles pour éviter de se retrouver seul avec Victoire.
Oui, il n’était pas heureux dans ce mariage, mais ce n’est pas pourtant autant moins douloureux de savoir qu’ils allaient divorcer.

Victoire ça avait été toute sa vie pendant six ans. C’est long six ans. Il avait dix-sept ans lorsqu’ils s’étaient mis ensemble, et Victoire quatorze. Ils s’étaient construits ensemble.
Sans elle il se sentait incapable de faire quoi que ce soit. Ces premiers pas en tant qu’adulte il les avait faits avec elle. Elle avait toujours été là.
Ils étaient arrivés à être deux naufragés qui s’accrochaient désespérément l’un à l’autre. Lui plus qu’elle. Car sous ses dehors de fille fragile et frivole Victoire s’était quelqu’un de fort, ce n’était pas une Gryffondor pour rien. Si elle n’était plus là qui allait traîner ses peurs et ses doutes avec lui ? Qui sera là pour lui tendre la main à chaque fois qu’il voudra baisser les bras ?

A reculons en tâtonnant il attrape une plume qui trainait sur la table basse devant lui pour parapher le document.
Une fois fait il reste là immobile, surpris. Alors c’est si simple que ça ?
Il suffisait d’une signature, un simple gribouillage à la fin d’un parchemin pour mettre un terme à deux ans de vie commune ? Pour clore la page d’un mariage qui aura seulement duré trois mois ?
Un bout de parchemin à parapher, une enveloppe à cacheter, un hibou à renvoyer. Il aura suffi de cinq minutes pour faire toutes ses actions qui apportent le point final à une histoire qui aura duré six ans.

Maintenant que c’est fini il sent un poids s’enlever. Victoire avait fait parti de sa vie pendant trop longtemps. Il voulait oublier le passé, le Teddy d’autrefois. Malheureusement à chaque fois qu’il levait les yeux sur Victoire il n’arrivait pas à oublier. Sans Victoire il se sentait perdu, mais avec elle il ne se sentait pas mieux.
End Notes:
J'espère que ce chapitre vous a plu. Le suivant est en cours de correction et le 4eme chapitre en cours de correction. Il y aura normalement entre 4 et 5 chapitres de prévu.
Collé à la retine by Selket
Author's Notes:


Tout le monde était rassemblé au terrier. C’était l’un des traditionnels déjeuners dominicaux de la famille, et même si certains manquaient à l’appel, pour rien au monde Molly aurait dérogé à la tradition.
Cela ne faisait que quatre mois que lui et Victoire s’étaient séparés. Seulement un mois de plus que le temps qu’avait duré leur mariage.
 
Quatre mois, pour lui ça ne voulait rien dire. La blessure était encore profonde malgré ces quatre mois sans elle.
L’odeur de ses draps n’avait plus celle de Victoire. Il ne devait plus rentrer en apnée dans la salle de bain après elle de peur de se bruler les poumons avec les effluves de son parfum. Il n’y avait plus Victoire pour chantonner en cuisinant ni pour râler lorsqu’il laissait trainer son linge sale. Il n’y avait plus son corps chaud pressé contre le sien dans le lit et ses cheveux qui remplissaient la bonde de la douche.
Il n’y avait plus que lui et le silence dans leur, son appartement.

Et pourtant il lui fallait avancer, réapprendre à vivre seul. Alors il s’était cherché. S’était encore plus perdu maintenant qu’il était seul. Et doucement il se retrouvait, parce que tout seul c’est des fois plus simple.
Il n’avait plus rien du Teddy qui avait quitté Poudlard. Et cette épreuve n’y était pas pour rien. En quatre mois il avait eu l’impression de faire plus de choses qu’en quatre ans.

Il avait enfin quitté ce boulot qu’il détestait et qu’il avait accepté pour de mauvaises raisons. Il n’avait jamais voulu être auror. Mais c’est ce qu’on attendait de lui. Sa mère aurait été fière, Harry l’était. Et Victoire était heureuse de le croire épanoui. Il avait cessé de se mentir maintenant qu’il n’avait plus à mentir à celle qu’il aimait.
Alors, il avait tout plaqué malgré la lumière de déception qu’il avait cru voir briller dans les yeux d’Harry. Il ne voulait plus vivre pour les autres. Il avait fait ça bien trop longtemps.

Sûr de lui, du moins en apparence, il pénétra dans le salon du Terrier. Il ne voulait plus douter, il en avait marre de se cacher. Il voulait être Teddy, le Teddy qu’il aurait dû être depuis longtemps déjà. Alors c’est en relevant la tête qu’il s’apprêtait à accueillir les questions inquiètes sur son avenir.
 

***



Cela faisait maintenant quelques heures que le repas s’éternisait. Enfin décidé à lâcher la bombe il avait annoncé à tous son départ du ministère. Jusqu’à présent seul Harry était au courant et ils n’en avaient pas parlé depuis qu’il avait donné sa lettre de démission à son parrain.
 
Sans surprise ce fut Hermione qui fut la première à réagir.
 
-    Mais pourquoi donc tu as quitté ton travail Teddy ? S’écriât-Elle presque sous le coup de la surprise.
-    Je n’étais plus heureux dans ce métier, j’ai envie de faire autre chose, répondit-il timidement.
 
C’est avec chagrin qu’il se dit que ce n'est pas avec une telle réponse qu’il paraitrait sûr de lui.
 
-    J’espère au moins que tu as quelque chose d’autre en vue, s’enquit Hermione sans aucun tact.
 
Il avait l’impression que tout cela était en train de tourner en interrogatoire.
 
-    Pas vraiment. J’ai envie de prendre un peu de temps pour moi et réfléchir tranquillement à tout ça. Ma vie a pas mal changé ces derniers temps.
Un nuage passa. Il vit Victoire fermer douloureusement les yeux et les autres cacher leur malaise du mieux qu’il pouvait. Il ne voulait pas parler encore de son divorce mais si ça pouvait lui éviter d’être soumis à d’autres questions gênantes alors tant pis.
 
C’est Percy, d’une voix douce et calme qui rompis le silence gênant qui venait de s’installer.
 
-    Je ne doute pas que tu trouveras bien vite quelque chose qui te plaira. Quelqu’un reveut de la tarte ? Teddy ?
 
Il s’était attendu à ce que Percy se montre critique, comme Hermione, sur son choix de carrière mais il s’était trompé. Il n’avait posé aucune question, s’était contenté de hocher la tête lorsqu’il avait expliqué son choix avant de lui assurer son soutien. Il accueillit cette surprenant réaction avec joie et c’est en souriant qu’il lui tendit son assiette.
Hermione ne semblait pour autant pas vouloir s’en arrêter là, un regard en coin de Ron suffit pourtant à l’empêcher de continuer dans sa lancée.
Maintenant un peu plus rassurée c’est avec une inquiétude mêlée d’espoir qu’il tourna la tête vers son parrain. C’était son approbation qu’il recherchait avant celles des autres. Pendant les quelques minutes qu’avait duré l’échange il s’était tenu en retrait sans rien dire de ce qu’il pensait. Il était resté impénétrable comme lorsque Teddy avait officialisé son départ.
 
-    Percy a raison Teddy. Tu es encore jeune, tu as le temps devant toi pour savoir quoi faire, profite en.
 
C’est le sourire apaisant, plus que ses mots, qui calmèrent le jeune homme. Avec soulagement il se mit àˆ manger sa tarte aux myrtilles alors que les conversations reprenaient autour de lui sans qu’il s’en soucie guère.
Ce fut la voix d’Audrey qui le sortit de sa bulle.
 
-    Oh  ! Vic j’ai oublié de te le dire, j’ai vu Juliette MacDonald au travail elle te passe le bonjour.
-    C’est gentil ça, ça fait longtemps que je ne l’ai pas vu, elle va bien j’espère ?
 
Juliette MacDonald était une Gryffondor de la même année que Victoire et sa meilleure amie.
 
-    Oui rassure-toi si elle était à Saint Mangouste c’était juste pour mettre au monde un beau bébé. J’étais en charge de son accouchement, qui c’est très bien passé.
 
Il vit le visage de Victoire se crisper à l’entente des mots prononcés par sa tante. Victoire répondit joyeusement avec un sourire qu’il savait faux mais qui trompa tout le monde. Personne ne voyait les larmes qu’elle tentait de faire refluer et les minuscules crispements autour de sa bouche. Il était le seul à voir derrière son masque. Mais aujourd’hui il ne pouvait plus rien faire pour elle. Elle en avait décidé autrement. Alors il détourna pour la première fois le regard devant sa tristesse et continua àˆ manger et à faire comme si de rien n’était.
 

***


 
Elle avait mal. Elle aussi elle en avait rêvé de ce bébé. Combien de fois avec Juliette s’était-elle imaginé enceinte ensemble, demoiselle d’honneur de l’autre ? Mais avant même son mariage elles s'étaient éloignées. Un abime s’était crée entre elles, un ravin alimenté par les rêves avortés de Victoire.
Juliette avait eu la vie qu'elle rêvait avec son petit ami de l'époque de Poudlard alors que son couple s'enlisait de plus en plus. Elle avait bien tenté de rabibocher son amitié, comme son couple, lors de son mariage, mais là aussi elle avait échoué.
Juliette avait été sa demoiselle à son mariage elle était déjà enceinte et c’est avec un pincement au coeur que Victoire avait réalisé que son rêve en prenait déjà un coup. Lors de son divorce la peinture idyllique qu’elle s’était imaginée s’était définitivement déchirée et elle s’était éloignée de Juliette, elle ne voulait pas voir danser continuellement devant ses yeux les mirages de son ancienne vie. Et pourtant ils étaient toujours là, dansant devant elle.
 
Elle avait l’image de leurs baisers imprimés dans la rétine. Collés au fond de l’oeil. À chaque fois qu’elle fermait ses longs cils noirs elle voyait danser sur sa pupille leurs étreintes passées. 
Le temps s’en était allé, et son odeur avec lui. Elle n’avait plus que les souvenirs de ses bras pour lui tenir chaud sous sa couette et l’écho de sa voix dans le crâne pour lui tenir compagnie. 
Elle savait que c'était sa décision, que s’était elle qui avait fait ce choix mais cela ne l’empêchait pas d’être triste.
 
Parfois elle se disait qu’elle aurait bien préféré que ça soit lui qui assume que leur mariage allé à vau l’eau. Après tout c’était lui qui fuyait leur appartement et ses bras, lui qui ne lui parlait plus. Mais c’est elle qui avait décidé que les choses devaient changer.
ça aurait été plus simple pour elle s'il avait assumé ses actes. ça n’aurait pas été elle qui aurait à subir les regards pleins de reproches de sa famille. ça ne serait pas elle qui se prendrait les remarques à peine déguisées à chaque repas au Terrier. Elle n’aurait eu qu'à se pointer, la mine défaite et les yeux rougis pour qu’on la prenne avec pitié. Au lieu de ça on lui disait qu’elle avait tout foutu en l’air, qu’elle avait été bien bête à divorcer si vite et qu’elle aurait mieux fait de ne pas se marier si elle n’était pas si sûre d’elle. 

Sauf qu’elle n’était pas la seule en tord. Teddy était tout aussi responsable qu’elle de leur échec. Mais les gens préféraient fermer les yeux sur ses erreurs, car lui il avait été laissé de côté. Il n’était que la victime. Et pourtant, elle aussi s’était sentie si seule quand Teddy l’abandonnait dans leur appartement pour partir en vadrouille elle ne savait où, parfois pour plusieurs jours.
Mais c’était elle qui avait demandé le divorce alors elle n’avait pas le droit de se plaindre, ni de pleurer. Elle avait fait son choix. Mais l’avait-elle vraiment eut ?
En attendant, elle avait l’image de leurs échecs imprimés sur sa rétine et des souvenirs pleins le coeur.

Un trou dans le coeur by Selket


Il ne savait pas pourquoi aujourd’hui ses pas l’avaient guidé à la chaumière des coquillages. Depuis son divorce avec Victoire il n’y était plus retourné. Mais là, un an après, l’envie c’était fait désir. Après tout cette maison avait été aussi un peu la sienne. Son adolescence s’était en partie déroulée entre ces murs donc il connaissait presque chaque fissure par coeur.
Fleur l’avait accueilli avec un sourire, le même qu’autrefois, et une tasse de thé, comme d’habitude. Il avait accepté le mug avec un pincement de nostalgie. Bill avait levé la tête de son journal, souri et c’était replongé bien vite dans sa lecture. Il avait l’impression que rien n’avait changé, que Victoire descendrait de l’escalier en vitesse pour lui sauter dans les bras. Mais aujourd’hui, il n’y avait plus le sourire lumineux de Victoire pour l’accueillir. Alors qu’il jetait un regard vers l’escalier il ne vit rien d’autre que les fantômes du passé. 

- Tu vas bien Teddy ? S’enquit gentiment son ancienne belle-mère alors qu’elle s’accoudait au comptoir, une tasse à la main elle aussi.
- Je suis un peu fatiguée avec mon nouveau travail, mais je vais bien.
- Ah oui, c’est vrai Harry m’en a parlé, tu as commencé cette semaine c’est ça, s’enquit-elle avec bienveillance.
- Oui, ce n’est que le début mais ça me plaît.
- C’est le plus important lui, répondit Bill derrière lui.

Oui, c’était le plus important. Il savait bien que tout le monde n’avait pas compris son nouveau choix de carrière et certains ne le soutenaient pas dans cette voie. Lui qui avait été préfet, l’élève le plus populaire de Poudlard, un des plus séduisants aussi, avait toujours été promis à un grand avenir. Alors qu’il finisse par travailler dans une poste à pré au lard était vu par certains comme un énorme gâchis. Mais il y avait Harry et sa grand-mère derrière lui et c’est tout ce qui lui suffisait.
Il aimait son travail. Il avait toujours aimé les animaux, les rapaces plus que les autres et lorsqu’il avait vu dans la gazette du sorcier cette annonce demandant un soigneur pour les nombreux hiboux postaux il avait sauté sur l’occasion.
Son travail ne consistait pas qu’à soigner, et nourrir les nombreux hiboux de l’escadron volant de pré au lard, il était aussi en charge de rafistoler ceux qui revenaient blesser de leur mission, de sélectionner chaque jour ceux qui allaient pouvoir partir délivrer les nombreux colis et lettes des habitants de pré au lard et faire se reproduire les meilleurs d’entre eux pour entretenir le cheptel de toutes les postes du pays. Oui, il aimait vraiment son travail dans lequel il s’épanouissait et regrettait un peu d’avoir suivi la voie vers laquelle on l’avait poussé en raison de ses excellents résultats scolaires.

Une fois sa tasse bue il se décida à bouger. Bill et Fleur vaquaient à leur occupation sans se soucier de lui. Seul, avec son fond de thé froid, il avait l’impression d’étouffer dans la maison. Mais pourquoi donc avait-il voulu venir là ?
Peut-être l’envie de se raccrocher à son ancienne vie. Cette semaine avait été riche en changement pour lui. Il avait décroché un nouveau travail et avait enfin quitté l’appartement qu’il avait partagé avec Victoire. Il ressentait encore le sentiment étrange qu’il l’avait envahi lorsqu’il avait effacé leur nom qu’il avait tamponné sur le mur afin de laisser son ancien logement vide de tous souvenirs et traces du passé. Effacer cette trace avait été plus difficile qu’il ne le pensait. 

La tête pleine de souvenirs, de remords aussi, il se dirigea vers la mer, le vent battait ses tempes et ses cheveux bleues virevoltaient autour de lui. Il en avait cure, les fines mèches qui lui retombaient parfois en travers des yeux ne le gênaient pas. Il n’avait pas besoin de voir pour suivre le sentier à travers la dune. Combien de fois avait-il, gamin, dévalait cette dune avec Dominique pendant que Victoire riait derrière eux en tentant de les rattraper alors qu’ils filaient vers la plage ? Alors que les souvenirs continuaient d’affluer, toujours plus nombreux, il s’arrêta pour souffler en espérant, vainement, reprendre ses esprits. Mais il n’y avait rien à faire le vent charriait autant d’embruns que de souvenirs. Ils étaient là, tout autour de lui, à lui coller la peau, à laisser une empreinte salée sur ses lèvres et à lui poisser les cheveux. Il s’éloigna de la côte pour s’enfoncer un peu plus dans les terres dans son désir de fuir la mer.

Sans s’en rendre compte il se dirigeait vers l’endroit favori de Victoire. Alors que les dunes cédaient la place à la terre et que la végétation se faisait de plus en plus dense il entendit un rire. 
Il aurait dû tourner les talons, ne pas aller dans la direction d’où venait le bruit tant ce rire lui cisaillait le coeur, mais il ne pouvait pas résister à son envie de la revoir.

Elle était belle Victoire, solaire et rayonnante avec sa robe jaune comme les crocus autour d’elle qu’elle tentait vainement de ne pas écraser sous ses pas aériens.
Une capeline sur sa tête, les cheveux au vent et sa robe qui se balançait autour d’elle comme une immense corolle, elle avait l’air jeune Victoire. Elle faisait enfin ses vingt et un an.
Là, au milieu de ce chant de fleur jaune-orange, elle exposait ses bras nus aux rayons du soleil et son sourire à la vue de tous, enfin à la sienne.
Elle était belle Victoire tandis qu’elle retrouvait son âme d’enfant le temps d’un instant, le temps d’une vie. Elle avait laissé ses soucis derrière elle, ses envies d’être grande au placard et elle se contentait de vivre, enfin. 

La voir comme ça lui donnait envie de pleurer. Il sentait sa gorge se nouer, ses yeux le piquer et sa bile lui brûler l’oesophage. Il aurait voulu avoir le talent de Dean et l’immortaliser alors qu’elle bougeait en délicatesse au milieu des fleurs en offrant au soleil cruel son délicat visage. 
Doucement, elle bougeait, marchait, la tête au vent au milieu de ces fleurs qu’elle aimait tant. On aurait dit qu’elle dansait tandis que ses cheveux dessinaient une traînée blonde derrière elle.
Elle était si belle Victoire que ça lui donnait envie de vomir.
Il voulait l’embrasser, la prendre dans ses bras, lui dire qu’elle lui avait manqué. Mais alors qu’il la voyait là, si heureuse, juvénile, enfin débarrassée de ses doutes, il ne s’en sentit pas le courage. Il ne voulait pas la briser une deuxième fois. Alors il fuit. Il fuyait à nouveau comme il l’avait toujours fait avec elle. Il la laissa derrière elle pour une énième fois.
Il tourna les talons non sans la regarder une dernière fois. Elle ne l’avait pas vu, elle dansait toujours au milieu des fleurs. Et lui, il entreprit de remonter en direction de la chaumière aux coquillages avec un goût amer dans la bouche, les larmes prêtes à couler et un trou dans le coeur.

End Notes:
J'espère que cet avant dernier chapitre vous plait.
Au bord de la mer by Selket
Author's Notes:


Ils regardaient la mer, seuls alors que le jour finissait de se lever. Assis sur un banc, l’un à côté de l’autre, ils faisaient face à la mer. Derrière eux des pierres tombales se dressaient comme pour leur rappeler qu’aujourd’hui on était le deux mai.

Ce matin, il s’était rendu au cimetière à l’aube pour fleurir les tombes de son père, sa mère et son grand-père dans le cimetière moldu du village où sa grand-mère résidait. Il avait prévu d’y revenir plus tard avec cette dernière, mais il aimait ce moment qui n’appartenait qu’à lui, et puis il savait que ça faisait plaisir à sa grand-mère de voir les tombes propres et fleuries. À chaque fois elle les lui montrait avec un sourire en lui disant « tu vois comme tes parents étaient appréciés ».
D’habitude Victoire l’accompagnait toujours, mais cette année il y était allé seul pour la première fois depuis bien longtemps. Ça lui faisait drôle d’être là, seul, sans sentir la main de Victoire dans la sienne.

Alors qu’il pleurait, il avait senti quelqu’un s’approcher de lui. Il avait un instant cru que sa grand-mère avait découvert son secret ou que son parrain était venu le retrouver, mais lorsqu’il sentit la personne poser une main délicate sur son épaule il sut que c’était Victoire. Sans même se retourner pour la regarder, il s’était laissé aller dans ses bras et avait enfouit son visage dans ses bras pour mieux pleurer.
À l’abri de ses bras, il avait chuchoté :
- Je suis désolé Victoire pour tout ce que je t’ai fait.
Ces mots qu’il avait si souvent lui dire ne l’apaisèrent pas pour autant, alors qu’il était là, devant la tombe de ses parents, le parfum de Victoire flottant autour de lui, il se sentait si désemparé.
- Moi aussi.
Sa réponse avait été emportée par le vent et le laissa là les bras ballants à contempler les traits délicats de son ex-femme. Il ne savait pas ce qu’il avait espéré, mais les mots prononcés ne furent pas ceux escompter, pourtant que dire de plus ?

Sans un mot de plus, ils s’étaient dirigés vers la sortie pour aller se poser sur la rambarde pour regarder l’aube comme ils l’avaient toujours fait. Patiemment, ils attendaient que le jour se lève pour qu’enfin cette journée appartienne totalement à Victoire.

Ils regardèrent les dernières étoiles s’éteindre et lorsque la nuit céda totalement le pas au soleil, il chuchota à Victoire :
- Joyeux anniversaire Vic.
Cette dernière lui sourit avant de se lever du banc, de s’étirer et de transplaner.


***



Aujourd’hui encore, ils contemplaient la mer, ensemble, ils regardaient la nuit tomber. Ils étaient assis sur la barrière qui courait le long du front de mer.
Il faisait froid pour ce mois de mai. À côté de lui, Victoire frissonnait malgré sa parka, l’apercevant, Teddy l’attira contre lui pour essayer de lui prodiguer un peu de sa propre chaleur.
Du coin de l’œil, il regarda si son vélo était toujours derrière lui. Voyant qu’il était bien là, il reprit sa contemplation de la mer.
Le visage contre son torse Victoire le regardait furtivement. Sentant son regard peser sur lui, il baissa son visage sur le sien. Avec amusement, il vit ses joues se teinter de rouge. Doucement, il chassa une des longues mèches blondes qui barrait sa joue tandis que Victoire évitait toujours son regard. Ils étaient bien là à regarder la mer, comme autrefois, avant que tout cela arrive. Avant leur divorce.

L’espace d’un moment, il eut l’impression de se revoir adolescents, du temps où ils partaient en vélo se promener le long de la mer.
Quand il sentait que Victoire était prête à exploser, il filait chercher le vélo qu’il laissait toujours à la chaumière aux coquillages. Quand elle l’apercevait faire le tour de la maison pour se diriger vers la remise, Victoire sortait vite de la demeure pour le rejoindre. Elle grimpait sur le porte-bagage, passait ses bras autour de sa taille et il s’élançait sur le sentier à toute vitesse. Il adorait ses moments, Victoire riait aux quatre vents tandis que ses longs cheveux blonds s’agitaient derrière eux telle une oriflamme.

Aujourd’hui, il ne savait pas ce qui lui avait pris. Il s’était senti mal et c’était rendu à l’appartement de Victoire à vélo, en l’apercevait elle était descendue en courant comme elle le faisait jadis, était montée sur le porte-bagage du vélo, et ce même si son éternel petit coussin bleu avait disparu. Si elle n’avait pas ri comme autrefois, ses cheveux blonds avait quand même dansaient autour d’eux pendant qu’il se dirigeait vers la côte qui n’était pas loin. Victoire n’avait jamais pu vivre loin de la mer, c’était une enfant de l’écume.

Il aimait ses promenades, il avait l’impression de voir le vrai visage de Victoire. Alors qu’elle était là, blottie contre lui, le visage rougi par le froid et des émotions contradictoires qui dansaient dans ses yeux, il sentit cette bouffée d’amour à l’état pur lui brûler les entrailles. Il avait envie de pleurer tant ce sentiment était fort. Il n’avait jamais ressenti un tel amour avant. Pourtant, c’était toujours Victoire. Son premier amour, celle qui avait fait naître des papillons dans son ventre. Celle qu’il s’était promis d’aimer jusqu’au bout.
Même le jour de leur mariage il n’avait pas ressenti un tel flot dévastateur. Non ce jour-là il avait juste senti cette lassitude qui l’habitait depuis déjà quelques mois.
Leur mariage n’avait été qu’une erreur. Ils s’étaient tous les deux leurrés, ils s’étaient mariés car c’était ce qu’on attendait d’eux, car ils ne pensaient pas pouvoir faire marche arrière et qu’annuler leur mariage sonnait le glas de leur relation sans vouloir s’avouer que la flamme s’était déjà étiolée. Victoire et Teddy une si belle histoire d’amour. Un amour de lycée, qui était éternel. On avait attendu d’eux la même chose qu’Harry et Ginny, que Ron et Hermione. Et eux, pour des raisons différentes, avaient joué le jeu. Ils voulaient y croire, c’était tellement plus facile.
Ils s’étaient aimés, s’étaient mariés, et s’étaient détruits. Mais aujourd’hui, alors que l’aube se levait, qu’il tenait Victoire au creux de ses bras, il avait l’impression qu’une deuxième chance était possible.
End Notes:
Et voilà cette fic est finie. Je suis contente d'avoir pu écrire cette histoire depuis le temps que je voulais parler du divorce de Victoire et Teddy !
Cette histoire est archivée sur http://www.hpfanfiction.org/fr/viewstory.php?sid=37527