Severus et le Revenant: by bellatrix92
Summary:

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Fin juin 1995, la mort dans l'âme et terrifié, Severus doit retourner auprès du Seigneur des Ténèbres.

 

Un moment qu'il a soigneusement préparé, mais qui ne le laissera probablement pas indemne.

 

 

 

L'image appartient à Warner Boss


Categories: Durant Poudlard, Epoque de Harry, Severus Rogue Characters: Albus Dumbledore, Jedusor/Voldemort, Professeurs de Poudlard, Severus Rogue
Genres: Guerre, Missing Moments, Polar/enquête
Langue: Français
Warnings: Scène(s) gore(s)
Challenges: Aucun
Series: Les Enfants perdus
Chapters: 3 Completed: Oui Word count: 10594 Read: 535 Published: 10/02/2021 Updated: 16/02/2021
Story Notes:

Une courte fic "Missing-moment" sur un des moments probablement les plus terrifiants de la vie de Severus Rogue. Deux à trois chapitres sont prévus.

Ce n'est pas la première fois que j'écris sur ce moment de la Saga qui m'a toujours beaucoup fascinée et que je trouve assez "pivot" dans les livres. Ce court passage m'avait frappée dès ma première lecture à 10 ans et c'est à mes yeux le moment où Severus Rogue est le plus attachant.

Cette fic est également l'occasion pour moi de travailler sur la posture du ministère durant la fin du 4 et le 5.

J'espère donc que cette histoire vous plaira.

Cette fic peut se relier à d'autres dans mon UA: la traitresse et la fille trop parfaite notamment, mais aussi Lucius Malefoy et la Chambre des secrets dont elle est la suite directe, du point de vue de Rogue, et Severus et la Rose blanche.

 

PS: Dans la catégorie "Titre à la con", on ne fait pas mieux. Bref, si vous avez mieux à proposer je suis preneuse.

altercation à l'infirmerie by bellatrix92
Author's Notes:

Note: dans ce chapitre, tous les dialogues appartiennent à JK Rowling de même qu'une partie du scénario: en effet il s'agit d'une réécriture d'un des chapitres de la saga.

 

Bonne lecture, j'espère que cela vous plaira!

 

Severus Rogue retournait auprès de Lord Voldemort la peur au ventre et persuadé d'être un homme mort. Mais il avait donné sa parole et rien n'aurait pu le détourner de sa mission à cet instant.

Ce n'était pas d'ailleurs une décision qu'il avait prise à la légère, en vérité cela faisait déjà des semaines qu'il préparait cet événement. Et il le faisait avec la même détermination farouche qu'un condamné préparant ses obsèques.

Pour dire vrai, il avait plus peur que jamais lorsque, après deux heures à sentir la brûlure intense sur son avant-bras, il toucha enfin sa marque pour transplanner depuis Pré-au-Lard.

 

Les souvenirs de la soirée qui venait de s'écouler le tourmentaient déjà littéralement. Il revoyait tous les événements de la première tâche, jusqu'au moment où il avait assisté impuissant au baiser du détraqueur administré à Barty Croupton par le propre garde du corps du Ministre.

Pas qu'il ait jamais apprécié l'ex-mangemort, il l'avait toujours considéré comme un fou-furieux en réalité et ne l'aimait pas du tout. Mais depuis le moment où il avait été liquidé, la conviction que Fudge effaçait délibérément des preuves ne l'avait plus quitté. Dans sa tête, le souvenir de ce qui avait suivi était encore parfaitement net :

 

- Attendez un peu qu'Albus Dumbledore apprenne tout cela ! Ne cessait de répéter Minerva tandis qu'ils descendaient le long des couloirs jusqu'à l'infirmerie, comme si elle avait été incapable de dire autre chose.

- C'est peut-être regrettable, mais c'est comme ça, Minerva, finit par répliquer Cornélius Fudge d'une voix forte.

- Vous n'auriez jamais dû l'amener dans l'enceinte du château ! s'écria le professeur de métamorphose totalement hors d'elle. Quand Dumbledore l'apprendra...

 

Cornelius Fudge balaya sa remarque d'un geste méprisant qui choqua Severus lui-même, ouvrit la porte de l'infirmerie et s'avança dans la salle à grandes enjambées, d'un pas qui se voulait sûrement magistral.

- Où est Dumbledore ? demanda-t-il d'un ton impérieux à Mrs Weasley qui le toisait avec réprobation, entre ses fils et Hermione Granger.

- Il n'est pas là, répondit-elle avec colère tandis que, derrière le rempart protecteur que formait la famille Weasley, Severus apercevait Harry Potter en train de se réveiller. C'est une infirmerie, ici, monsieur le ministre, et vous feriez bien de...

 

Mais la porte s'ouvrit à nouveau sur Albus Dumbledore qui entra à son tour d'un pas pressé.

- Que s'est-il passé ? demanda-t-il sèchement en regardant alternativement Fudge et le professeur McGonagall, visiblement étonné et presque agacé. Pourquoi tout ce bruit ? Minerva, je suis surpris de vous voir ici, je vous avais demandé de surveiller Barty Croupton.

- Il ne sert plus à rien de le surveiller, Dumbledore ! répliqua-t-elle d'une voix perçante. Monsieur le ministre s'en est occupé lui-même !

 

Severus avait déjà assisté à quelques crises de colère de Minerva, mais jamais il ne l'avait vue perdre à ce point le contrôle de ses nerfs. La colère couvrait son visage de plaques rouges tandis qu'elle serrait les poings et tremblait de fureur. Il lui faudrait en long moment pour retrouver suffisamment de calme et expliquer la situation, Cornelius Fudge lui-même n'y semblant absolument pas décidé.

Aussi Severus se décida t-il à parler :

- Quand nous avons averti Mr Fudge que nous avions capturé le Mangemort responsable des événements de cette nuit, dit-il à voix basse et choisissant ses mots de manière à ce qu'Albus saisisse les sous-entendus qu'il essayait de lui faire passer. Il a semblé estimer que sa sécurité personnelle était menacée. Il a insisté pour être accompagné d'un Détraqueur et il l'a fait entrer dans le bureau où Barty Croupton...

- Je lui ai dit que vous ne seriez pas d'accord, Dumbledore ! Tonna le professeur McGonagall, si nerveuse qu'elle tirait sur son col pour se donner un peu d'air. Je lui ai dit que vous n'accepteriez jamais de voir un détraqueur pénétrer dans le château, mais...

 

A présent, le torchon brûlait définitivement entre Minerva et le Ministère de la Magie qu'elle avait pourtant toujours soutenu et Severus était bien placé pour savoir que cela pouvait durer très longtemps.

C'est qu'en cette terrible soirée d'été, sa collègue venait de tomber de très haut après ce que Fudge venait de laisser commettre et il commençait même à se demander si, au fond d'elle et même si pour l'heure sa déconvenue s'exprimait surtout au travers d'une terrible crise de colère, elle n'entretenait pas à l'égard du ministre les mêmes soupçons que lui.

 

Au fond, que Cornelius Fudge ne veuille rien entendre, cela n'était guère étonnant au vu de sa légendaire couardise. Mais à présent, Severus doutait au plus profond de lui-même des véritables allégeances du Ministre de la Magie. Et si sous cette couverture de lâche se cachait en réalité le visage d'un véritable partisan du Seigneur des Ténèbres ?

Après tout, aucun des actes qu'il avait commis cette nuit n'aurait pu aller contre cette hypothèse et, bien que Severus ne soit pas vraiment du genre à avoir des conclusions hâtives, un tel comportement ne pouvait que l'alerter.

 

Même le fait que lui-même ait montré sa marque ne l'avait pas fait varier d'un iota sur sa position et, lorsque Cornelius Fudge tourna finalement les talons, Severus acquit la quasi-certitude qu'il visait juste.

Le Seigneur des Ténèbres avait déjà commencé à agir, avant même de retrouver un corps. Et nombre de ses pions étaient déjà placés au sein du Ministère.

 

Parvenu devant la porte de l'infirmerie, Cornelius Fudge s'arrêta soudain, comme s'il se trouvait sur le point d'oublier quelque-chose. Il fit alors volte-face et revint vers le lit de Harry Potter que le fracas de la violente altercation avait réveillé malgré son épuisement.

- Ton prix, dit-il au garçon avec froideur.

 

Severus lui-même se sentit choqué et ce n'était rien en comparaison de tous les autres. Cornelius Fudge sortit de sa poche un sac d'or qu'il laissa tomber sur la table de chevet.

- Mille Gallions, ajouta t-il avec morgue. Normalement, il aurait dû y avoir une cérémonie, mais étant donné les circonstances...

 

Le ministre enfonça son chapeau melon sur sa tête et sortit de l'infirmerie en claquant brutalement la porte derrière lui, sous les regards médusés et atterrés de tous ceux qui avaient assisté à la scène.

Dès qu'il eut disparu, Dumbledore se tourna vers le groupe rassemblé autour du lit de Harry Potter.

- Il y a du travail, dit-il avec gravité et Severus faillit lui répliquer que c'était un euphémisme. Molly, j'espère ne pas me tromper en estimant que je peux compter sur vous et sur Arthur ?

- Bien sûr que vous le pouvez, répondit la mère Weasley avec détermination, malgré sa pâleur horrifiée. Arthur sait très bien à quoi s'en tenir avec Fudge. Il n'a jamais eu d'avancement au ministère à cause de son affection pour les Moldus. Fudge trouve qu'il n'a pas le véritable orgueil des sorciers.

 

Severus hocha imperceptiblement la tête. Si au départ il avait été tenté de mépriser Arthur Weasley, ce sentiment avait disparu au bout de quelques années lorsqu'il été devenu évident que le plus grand protecteur des moldus du Ministère de la magie anglais connaissait de la Magie noire bien plus qu'il ne le laissait paraître au premier abord. Tout le monde savait pertinemment qu'il n'avait pas son pareil pour détecter et neutraliser les objets ensorcelés à des fins de malveillance et, quelque-part, cela forçait le respect de Severus.

Ce n'était pas pour rien si son fils aîné était devenu briseur de sorts.

Si on ajoutait à cela le fait qu'il ait même réussi à mettre Lucius Malefoy en mauvaise position... Nul doute que Arthur Weasley aurait pu faire un brillant mangemorts si ses choix l'avaient orienté vers ce genre de milieu, un chasseur d'artefacts et un informateur hors-pair.

 

Oui, nul doute qu'à présent il formait un des meilleurs soutiens de Dumbledore au Ministère, à condition de ne surtout pas être évincé et Severus craignait fort que Fudge s'empresse de le faire à présent.

- Il faut que je lui envoie un message, disait déjà Dumbledore à Mrs Weasley. Tous ceux qui sont prêts à accepter la vérité doivent être immédiatement avertis et Arthur est bien placé pour contacter ceux qui travaillent au Ministère et qui ne sont pas aussi aveugles que Cornélius.

 

Mais s'agissait-il véritablement d'aveuglement ? Songea douloureusement Severus.

- Je vais aller voir papa, annonça cérémonieusement Bill Weasley. Je pars tout de suite.

- Parfait, approuva Dumbledore. Raconte-lui ce qui s'est passé. Dis-lui que je prendrai bientôt directement contact avec lui. Mais il devra se montrer discret. Si jamais Fudge pense que je mets mon nez dans les affaires du ministère...

- Comptez sur moi, dit Bill.

 

Il donna une tape sur l'épaule de Harry, embrassa sa mère, mit sa cape et sortit d'un pas vif. De tous les enfants Weasley, il était le seul à qui Severus n'avait jamais mis une seule mauvaise note ni ôté un point et il ne doutait pas qu'en ce moment-même, le jeune homme avait parfaitement cerné la situation.

- Minerva, dit Dumbledore en se tournant vers elle. Je veux voir Hagrid dans mon bureau le plus vite possible. Et également, si elle consent à venir, Madame Maxime.

 

Minerva acquiesça d'un signe de tête, à présent presque totalement calmée bien que le rouge s'attarde encore sur certaines parties de son visage, et elle sortit à son tour de la salle. Son visage éprouvé et son souffle encore court ne laissait cependant pas de place au doute : ce qui venait de se produire l'avait sérieusement ébranlée et elle mettrait du temps à s'en remettre.

- Pompom, dit alors Dumbledore à Madame Pomfresh. Voudriez-vous être assez aimable pour descendre dans le bureau de Maugrey ? Vous y trouverez une elfe de maison du nom de Winky qui doit être dans un grand état de détresse. Faites ce que vous pouvez pour elle et ramenez-la aux cuisines. Dobby s'occupera d'elle.

- Très bien, répondit Poppy un peu étonnée.

 

Elle aussi quitta la salle et Severus comprit que le directeur venait de congédier tous ceux qu'il souhaitait tenir à l'écart de certaines informations. Un nœud d'appréhension se forma dans son estomac.

Albus Dumbledore s'assura que la porte était bien fermée et que les pas de Poppy Pomfresh s'étaient éloignés avant de reprendre la parole. Quel secret s'apprêtait-il donc à révéler en cet instant précis ?

L'absence de Minerva semblait soudain pesante à Severus mais il se souvint qu'elle ne faisait pas partie de l'Ordre, aussi proche de Dumbledore soit-elle et même si sa réaction de ce soir semblait consommer avec le Ministère qu'elle avait servi si longtemps une rupture définitive.

 

- Et maintenant, dit Dumbledore qui semblait en être arrivé aux mêmes conclusions que lui. Il est temps pour deux d'entre nous de se reconnaître tels qu'ils sont. Sirius... Voudriez-vous reprendre votre forme habituelle ?

 

Severus frémit rien qu'en entendant ce prénom et le gros chien noir qui se tenait à côté de Harry Potter leva les yeux vers Dumbledore puis, en un instant, se métamorphosa en un homme qu'il connaissait bien... Et qu'il détestait.

Mrs Weasley poussa un hurlement et fit un bond en arrière.

- Sirius Black ! s'écria-t-elle, l'index pointé sur lui, soudain terrifiée.

- Arrête, maman ! s'exclama Ron Weasley, ce qui lui valut un regard interloqué de la part de sa mère. Il n'y a aucun danger !

 

Severus, lui, n'avait pas crié ni fait de bond en arrière, mais c'était uniquement parce que ce qu'il ressentait à cet instant allait bien au-delà d'une réaction visible. Il croisa le regard d'un de ses pires ennemis qui se tenait à présent face à lui, guère plus avenant, et contempla le visage de Sirius Black avec un mélange d'horreur et de colère.

- Lui ! gronda-t-il à l'adresse de Dumbledore. Qu'est-ce qu'il fait ici ?

- Il est ici parce que je l'ai invité, répondit fermement le directeur. Tout comme vous, Severus. Je sais que je peux compter sur vous deux. Le moment est venu d'oublier vos anciennes querelles et d'avoir confiance l'un dans l'autre.

 

Albus ne pouvait pas parler sérieusement, c'était impossible, songea Severus. Il n'avait pas le droit de lui imposer une telle chose. Aussi il resta parfaitement immobile, se contentant de toiser Black avec animosité.

- À court terme, reprit le directeur avec une certaine impatience dans la voix. Vous pourriez vous contenter de ne pas vous manifester d'hostilité ouverte. Vous allez commencer par vous serrer la main. Vous êtes du même côté, désormais. Nous n'avons pas beaucoup de temps et, si les rares personnes qui connaissent la vérité ne s'unissent pas dès maintenant, il n'y aura bientôt plus d'espoir pour aucun d'entre nous.

 

Severus songea avec amertume qu'il les prenait encore pour des adolescents, ou alors qu'il vieillissait et devenait totalement gâteux. Cependant, ni lui ni l'autre n'eurent le courage de refuser.

Très lentement mais en continuant de se lancer des regards assassins lui et Black s'avancèrent l'un vers l'autre et se serrèrent la main, pendant une fraction de seconde qui, Severus le savait, leur parut durer une éternité à tous les deux.

- Ça suffira pour l'instant, dit Dumbledore en se plaçant entre eux comme s'il craignait juste après cela un débordement de folie. À présent, j'ai du travail pour vous deux. L'attitude de Fudge, bien qu'elle ne soit pas surprenante, change tout. Sirius, il faut que vous partiez immédiatement prévenir Remus Lupin, Arabella Figg, Mondingus Fletcher, tous les anciens. Restez caché chez Lupin pour le moment, je vous contacterai là-bas.

- Mais..., bredouilla Harry Potter que ce départ semblait profondément chagriner.

- Tu me reverras très bientôt, Harry, assura Black et Severus détourna les yeux. Je te le promets. Mais je dois faire ce que je peux, tu comprends, non ?

- Oui, répondit Harry Potter d'une voix assez peu convaincue. Oui... Bien sûr.

 

Black lui saisit la main et la serra brièvement, puis il fît un signe de tête à Dumbledore, se transforma à nouveau en un gros chien et sortit de la salle en actionnant la poignée de la porte avec sa patte. Un instant plus tard, il avait disparu et c'était un véritable soulagement. Cependant, il fut de courte durée.

Le directeur de l'école se tourna alors vers lui et Severus serra les dents. Il avait déjà compris et aurait voulu que cette scène ait lieu sans témoin et il se sentait comme mis à nu.

 

- Severus, dit Albus Dumbledore d'une voix presque hésitante. Vous savez ce que je dois vous demander. Si vous y êtes prêt...

- J'y suis prêt, répondit Severus.

 

Le moment était donc venu et il aurait soudain souhaité que cela n'arrive jamais, mais il avait donné sa parole et il n'avait pas le choix. Il n'était pas un lâche et c'était une chose à laquelle il tenait.

Tandis qu'il sortait, silencieux comme une ombre, il sentit le regard plein d'appréhension que lui jetait Albus. Mais lui ne pouvait pas. Il n'avais pas le droit de se laisser aller à l'angoisse, il devait le faire, et pour cela apaiser son esprit.

 

Le trajet dans le château à présent silencieux lui parut durer une éternité, et en même temps filer en quelques secondes. C'était une étrange et inquiétante sensation à vrai dire et il huma plusieurs fois l'air du parc tandis qu'il se dirigeait d'un pas déterminé vers le Saule cogneur.

Même si rien n'aurait du l'empêcher d'emprunter le Grand portail devant lequel il voyait à présent Cornelius Fudge s'entretenir avec Filius Flitwick et Pomona Chourave, qu'il tentait visiblement d'attirer dans son camps, la chose le répugnait.

Et puis, la discrétion était sans doute ce qu'il pourrait y avoir de mieux dans son cas.

 

Il s'engagea dans le passage après avoir immobilisé les branches de l'arbre, la mort dans l'âme, et le remonta d'un pas qui lui sembla terriblement lent, craignant à tout instant que son courage ne flanche.

D'ailleurs il faillit s'arrêter dans la cabane hurlante et seuls les mauvais souvenirs qu'il en avait gardé le persuadèrent de continuer son chemin.

 

Enfin, il sortit dans l'air nocturne de Pré-au-Lard qu'il respira à pleins poumons, la poitrine soudain prise de tremblements. Il se sentait à cet instant plus vivant qu'il ne l'avait jamais été, signe que ce n'était peut-être plus pour longtemps.

Après avoir totalement et aussi soigneusement que possible vidé son esprit et poussé un ultime soupir d'appréhension, il toucha sa marque et transplanna, laissant l'horrible sensation d'étouffement l'envahir.

 

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