Dans la peau du cafard by bellatrix92
Summary:

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Ou comment la rencontre de Rita Skeeter avec Walden Macnair a totalement changé sa vie...


Pour le meilleur ou pour le pire?


 


Image appartenant au Télégramme.


Categories: Romance (Het), Autres portraits de personnages Characters: Autre personnage
Genres: Guerre, Missing Moments, Romance/Amour
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Les Enfants perdus
Chapters: 2 Completed: Non Word count: 5622 Read: 319 Published: 26/03/2021 Updated: 31/03/2021
Story Notes:

Cette histoire est écrite dans le cadre des associations improbables, édition 2021.

Réception chez les Malefoy by bellatrix92
Author's Notes:

Coucou à tous!!! 

Avec ce premier chapitre, j'espère ne pas vous démotiver complètement car j'ai eu énormément de mal à l'écrire. 

Bonne lecture!

Elle vient d’entrer dans le manoir Malefoy et déjà elle lutte contre le trac, repassant dans sa tête l’intégralité des bonnes manières dont elle compte faire usage malgré le fait qu’elle maîtrise la chose sur le bout des doigts.
Dans le hall rutilant et soigneusement entretenu de ce petit château de Battle, haut lieu de sociabilité des sorciers de Grande-Bretagne, elle a la sensation de ne pas vraiment être à sa place malgré tous ses efforts pour se convaincre du contraire.

Debout juste à côté d’elle, Dolores ne semble pas en mener bien large non plus, les mains crispées sur sa petite pochette rose. Cependant, un sourire triomphant contenu à grand-peine laisse clairement deviner que cette adolescente de dix-neuf ans aux traits bien peu avenants a atteint son objectif.
Il faut dire que cette entrevue était largement inespérée, quoique largement méritée s’accordent-elles à penser, aussi Rita a t-elle pris soin de s’habiller pour la circonstance : Longue robe noire distinguée, mais plutôt avantageuse pour son physique, coiffée avec soin et légèrement maquillée.
Sur ses escarpins avec lesquels elle marche à son aise, elle paraît infiniment plus grande que Dolorès qui n’a pas délaissé son habillement rose bien qu’elle se soit aussi apprêtée.
Rita ne lui a rien dit, mais à côté d’elle sa cousine fait presque pitié.

C’est que Rita se sait séduisante lorsqu’elle s’arrange un peu, certes pas très belle mais suffisamment avenante pour plaire du haut de ses trente-trois ans, sachant que son culot naturel et son aisance en société feront le reste lorsque cela sera nécessaire.
Pourtant ce soir-là, et malgré son habitude de frayer avec n’importe quelle société depuis toutes ces années sans compter ses fréquents voyages en Amérique, Rita sent au plus profond d’elle-même le poids écrasant de ses origines sociales.
Aussi, elle se force à ignorer sa peur et affiche au contraire son air le plus convainquant et le plus serein tout en saluant la maîtresse de maison, la douce mais dit-on très avisée Hortense Malefoy.

Et à côté d’elle, Dolorès n’a certes pas son charisme, mais elle possède néanmoins l’avantage de travailler depuis plusieurs mois au Ministère avec le milieu qu’elles côtoient aujourd’hui. Et si l’échange qu’elle a avec la maîtresse de maison est assez neutre et très superficiel, elle n’en présente pas moins sa cousine à bon nombre de personnes toutes plus intéressantes les unes que les autres, une fois entrée dans la salle de réception.
Rita sourit avec satisfaction, cela faisait des années qu’elle attendait une occasion comme celle-ci de frayer avec l’élite. Car même si sa renommée est de plus en plus importante, elle n’en demeurait pas moins à l’écart de ce milieu-là.

Et contrairement à ce qu’elle espérait malgré tout, Rita ne connaît pratiquement personne, ou si peu dans cet endroit splendide. C’est Dolores en fait qui leur a obtenu cette invitation à force de services rendus, une véritable aubaine pour leur carrière à toutes les deux.
Et surtout, une occasion sûrement unique dont chacune compte bien profiter, à sa manière.
- Ils sont intéressés par les journalistes, lui a expliqué sa cousine quelques jours plus tôt, alors qu’elle lui annonçait triomphalement qu’elle avait obtenu cette fameuse invitation.
- Tu penses ? A fait mine de s’étonner Rita.
- Oh oui, a répondu Dolores sur le ton de la jubilation. Et je ne suis pas étonnée à vrai dire, car plusieurs personnes m’ont parlé de tes écrits lorsque j’ai mentionné être de la même famille que toi. Tu es encore plus connue que je ne le pensais !

Dolorès est incorrigible lorsqu’il s’agit de graviter autour des hautes sphères, mais au moins ses manœuvres ont eu du succès.
Rita s’est d’abord enthousiasmée de la chose, ravie d’une si belle occasion, et puis l’enjeu derrière cette rencontre la rattrapée.
Peut-elle vraiment côtoyer ce milieu sans se ridiculiser ? Elle qui a tant de fois égratigné le ministère ? Ne s’est-elle pas déjà mise à dos la gent des Sang-Pur ?

Cela dit, elle a toujours fait en sorte de ne pas se les mettre à dos et le simple fait que sa cousine l’invite semble bien indiquer qu’elle n’a rien à craindre de ce côté-là.
En effet, Dolorès n’aurait pas pris la moitié d’un risque, elle qui espère un mariage prestigieux et s’élever au dessus de sa condition.

D’ailleurs, du haut de sa petite année d’expérience au Ministère, elle semble déjà très bien connaître certaines personnes qu’elle salue tour à tour juste après leur entrée dans la salle de réception, présentant Rita par la même occasion :
- Ma cousine Margareth Skeeter, reporter pour la Gazette du sorcier, dit-elle à chacune des personnes qu’elle croise.
- Rita, la corrige t-elle systématiquement tout en tendant la main à chacun et chacune pour échanger quelques civilités de base.

Elle commence à en avoir un peu le tournis, pourtant elle sourit franchement à présent, assez épatée à vrai dire par l’aisance de cette cousine pourtant beaucoup plus jeune qu’elle.
Oui, tout semble finalement plus facile qu’elle ne l’avait craint. En quelques minutes, elle obtient ainsi le contact du rédacteur en chef du très conservateur Quotidien de Walpurgis, une vraie surprise pour le coup.

- J’étais sûre qu’il viendrait te parler ! Triomphe Dolores à voix basse une fois l’homme occupé à d’autres conversations.

Rita ne répond rien mais sourit aimablement à un énième sorcier qu’elle lui présente. C’est que Dolores a toujours été douée pour établir le contact et s’imposer. Le Choixpeau n’a d’ailleurs pas hésité une seconde à l’envoyer à Serpentard lorsqu’elle a fait son entrée à Poudlard, c’est dans cette maison qu’elle a noué des amitiés, intéressées certes et cela se voit très bien aujourd’hui d’ailleurs, mais décisives.

Et les résultats sont là : Dolorès, malgré son jeune âge, a effectué un parcours professionnel sans faute au Ministère de la Magie dont elle est une des figures montantes. Ceci après seulement quelques mois de présence.

Elles saluent encore un nombre incalculable de personnes et discutent de manière plus approfondies avec quelques-unes. Le temps semble filer à toute vitesse à présent mais Rita n’en perd pas une seconde.

C’est ainsi qu’accompagnée de Dolorès, cette jeune cousine qu’elle s’est remise à côtoyer depuis sa sortie de Poudlard l’été précédent et surtout dans le but d’obtenir des informations sur le Ministère d’ailleurs, Rita tend bientôt sa main à un homme qui s’est avancé vers elles et qu’elle reconnaît de Poudlard, un ancien Serpentard bien-sûr.
L’homme serre franchement la main de Dolores, semblant parfaitement la connaître, Tandis que Rita ne peut s’empêcher de le détailler avec une certaine fascination. D’ailleurs, ils discutent quelques secondes avant que Dolores ne les présente, ce qui donne à Rita tout le loisir de l’observer avec attention.
Grand et sec, le visage aux traits rudes mais pas dénué d’attraits dans son style, il a son âge ou à peu près et elle ne peut s’empêcher de souvenir de lui ainsi que de son procès quelques années plus tôt, au terme duquel il a été acquitté comme un certain nombre d’autres qui se trouvent aujourd’hui dans cette même salle de réception.

Rita frissonne en se souvenant des crimes odieux dont tous ces gens étaient accusés.
- Walden Macnair, la salue soudain l’homme en lui tendant la main avec un drôle de sourire, comme s’il ne la remettait absolument pas mais savait l’avoir déjà vue. A qui ai-je l’honneur ?
- Rita Skeeter, répond t-elle en souriant. Enchantée.
- Skeeter vous dîtes ? L’interroge l’homme. Ce nom me dit quelque-chose, pourtant ce n’est pas une de nos familles anglaises...

Elle sent les poils de ses bras se hérisser sous l’effet de la crainte qu’elle ressent soudainement. C’est même une certitude et elle en est sûre à présent : elle ne souhaite vraiment pas être l’ennemie de cet homme.
Son regard, autant que son visage tranchant et son sourire froid l’intimident, sans toutefois lui ôter cette étrange et malsaine fascination qu’elle éprouve pour son interlocuteur.

Elle s’efforce de penser qu’elle n’a rien à craindre de lui. Ce n’est pas elle qui, pour le coup, a signé l’article du procès de ce type. Il lui semble se souvenir que ce vieux barbon de Rodney Smith s’en est chargé, un baroud d’honneur avant son départ à la retraite. Rita, elle, en a écrit beaucoup d’autres à cette époque, dont plusieurs qui ont assis sa réputation, mais pas celui-ci.

- Ma famille a longtemps vécu en Amérique, répond t-elle à Walden en essayant de donner à sa voix un accent tranquille. Car nous en sommes plus ou moins originaires et ceci explique sans doute cela.
- Oh… Souffle l’homme. Mais vous, vous vivez ici ?
- Bien sûr, répond t-elle. J’ai grandi ici et fait toute ma scolarité à Poudlard et il me semble que votre nom ne m’est pas non plus inconnu… Il est possible que nous nous soyons déjà croisés d’ailleurs.

Bien sûr elle brode, elle le fait toujours face à ces gens et Dolores également puisqu’elle non plus ne peut se targuer de faire partie d’une ancienne et prestigieuse famille.
Tandis qu’avec Walden Macnair, ils commencent à discuter, elle observe que, autour d’elles, les groupes se forment peu à peu dans l’assistance et que sa cousine rejoint rapidement d’autres connaissances à elle, la laissant seule face à Walden Macnair.

Génial, pense t-elle non sans appréhension.
- Quel âge avez-vous ? Lui demande soudain l’homme, non sans intérêt. J’ai bien le souvenir de vous avoir croisée à l’école en effet, à présent que vous me le rappelez, mais il me semble que vous étiez dans l’année supérieure.
- C’est possible, répond t-elle. Je suis née le 2 avril 1951, à Boston aux États-Unis. Donc je suis entrée à l’école en septembre 1962.
- Et moi je suis de décembre, répond l’homme avec un sourire cette fois-ci un peu plus avenant. De la même année mais j’ai fait ma rentrée un an plus tard.

Il ajoute sur un ton un peu amusé :
- C’est vrai que votre accent américain s’entend un peu maintenant que j’y prête attention.
- Ma famille a longtemps vécu aux États-Unis, répond fièrement Rita. Car ma mère qui est américaine y exerce le métier de romancière.
- Romancière ? S’étonne Walden Macnair en face d’elle.

Il semble avoir parlé plus fort qu’il ne le souhaitait, autour d’eux les conversations semblent soudain s’atténuer et Rita prend alors conscience qu’elle est observée. Était-ce prévu ? Tout semble indiquer que oui en tout cas car plusieurs personne se rapprochent, comme si elles espéraient mieux entendre.
Et parmi toute cette assistance qui s’intéresse bientôt à elle en particulier, les frères Malefoy ne sont pas en reste.
- Seriez-vous donc la fille de Mrs Skeeter ? Demande alors Ignacius Malefoy, non sans surprise. La reine du polar sorcier ?
- Oui, répond Rita qui se sent soudain marcher sur des œufs. C’est bien ma mère.

L’angoisse qu’elle éprouve à l’idée de l’admettre lui donne le vertige. Mais à son grand soulagement, le Sang-Pur lève son verre, un geste d’hommage subtil mais marqué qui n’échappe pas à Walden Macnair.
- Célèbre ? Demande t-il intrigué et vaguement impressionné, tandis que Lucius Malefoy, l’aîné de la famille, s’approche à son tour pour écouter son jeune frère.
- Une sommité, répond le châtelain. Depuis plusieurs décennies elle tient la tête de gondole chez Fleury et Bott. Plus d’un livre par an si je ne m’abuse… Et c’est bien écrit.

Rita a le tournis à présent, et son cœur cogne contre ses côtes. Elle hoche modestement la tête et Dolorès s’empresse d’acquiescer derrière elle :
- Quarante-deux ouvrages à son actif, dit-elle avec enthousiasme de sa voix aigrelette. Je les ai tous lu, comme une grande partie des sorcières anglo-saxonnes d’ailleurs .
- Narcissa en est à son dixième, répond alors Lucius Malefoy à la grande surprise de Rita qui n’en espérait pas tant. J’y ai moi-même jeté un œil et je dois dire que c’est plutôt divertissant… Et intéressant aussi, du policier bien à l’américaine même si je préfère les ouvrages contenant un peu plus de noirceur. D’ailleurs ceux qui s’inspirent de faits réels gardent bien l’esprit des affaires qui les ont inspirés.
- C’est de la littérature féminine… Souffle Rita mal-à-l’aise. C’est plutôt adapté à un imaginaire féminin.
- Mais tout de même, répond alors une femme d’une voix douce. Ce ne sont pas des ouvrages pour jeunes filles en fleurs.

Rita se retourne et tombe sur Hortense Malefoy accompagnée de sa belle-sœur, la splendide Narcissa. Sur ces deux-là elle écrirait bien mais, par prudence, elle n’a jamais osé.
- J’aime bien ces romans, poursuit la jeune femme. La logique et la déduction occupent une bonne place, c’est crédible, les personnages sont très attachants et les criminels plutôt terrifiants… J’ai adoré Le mystère de la photographie sans tête.

Rita acquiesce mécaniquement, sa mère a sorti ce roman il y a trois ans et elle-même doit s’avouer que c’est un de ses plus réussis. Du coin de l’œil, elle voit Hortense Malefoy adresser à son mari un regard discret mais entendu, assorti d’un sourire. Le châtelain la laisse s’éloigner avant de la suivre discrètement. Pour quelle raison ? Difficile à dire mais les conversations reprennent de plus belle sans se soucier d’eux.

A présent, les activités de ses parents font l’objet d’une grande curiosité et, il lui semble, d’un sentiment d’admiration. Elle étouffe pourtant un soupir de soulagement lorsque la conversation finit par changer de sujet, mais pas très longtemps car bientôt l’attention se reporte à nouveau très vite sur elle et on s’intéresse bientôt à ses origines familiales.
Il semblerait bien qu’elle soit le clou de cette soirée, mais pourquoi ?

Quant-à sa généalogie, c’est un sujet plutôt sensible car les Skeeter sont en partie d’origine américaine… Mais pour dire vrai, cela leur sert surtout à dissimuler qu’ils sont une famille de sorciers assez récente.
Rita choisit donc de laisser parler Dolorès, une experte en matière de dissimulation, se contentant de sourire largement derrière chacune de ses remarques.

Rita sait qu’elle ne doit pas prétendre être de sang-pur, ce serait suicidaire. Quatre générations plus tôt en effet, un sorcier né-moldu de ce nom est entré dans le monde magique américain avant d’émigrer en Angleterre mais, depuis, les Skeeter mettent en avant leurs ancêtres sorciers de ce pays (Selwyn, Ombrage et Goyle). Ils brodent également en évoquant leurs origines étrangères, généralement assez peu connues des gens de ce pays.
Toute cette habile manœuvre fait qu’on a tendance à les considérer comme une vieille famille. Et, en cet instant, cela convient parfaitement à Rita, tout comme le fait que la célébrité de sa mère soit bien moindre au Royaume Uni et, surtout, que les gens ne fassent pas forcément le lien entre elles lui a toujours convenu…
Mais à présent elle doute. Était-ce vraiment la bonne stratégie ?

Elle frémit d’anxiété en pensant à l’ouvrage que la vieille femme est en train de sortir. S’il paraît en Angleterre, vu les propos qu’il contient sur la pureté du sang, il ne sera clairement pas du bon côté du vent.
Elle n’a rien osé dire à Dolores d’ailleurs, de peur que celle-ci ne la considère d’emblée comme perdue. Après-tout, elle n’ignore pas que ses relations familiales sont avant-tout intéressées et conditionnées et que cette fille-là est en train de s’échiner à vendre son propre père... A la moindre faiblesse, elle l’abandonnera.

Rita la laisse un peu parler de sa généalogie puis raconte elle-même son histoire. Elle est née au États-Unis et elle aurait pu étudier à Ilvermorny, mais ses parents sont rentrés en Angleterre peu avant ses onze ans lorsque son père a investi dans une salle de spectacle dans ce pays : l’Avalon Theater qui se trouve sur le chemin de Traverse.
La référence provoque une note positive dans l’assistance, puisque les lieux sont réputés pour leur bon goût et leur « bonne société ». C’est un bon point pour elle et elle le sait parfaitement. Alors autant en profiter.

Au bout d’un moment qui lui paraît une éternité, l’assistance rassurée sur sa respectabilité se remet à vaquer à ses propres occupations et Rita peut enfin reprendre la discussion où elle l’avait laissée avec Walden Macnair. Malgré la crainte qu’il lui inspire, elle se sent étrangement plus à l’aise pour discuter avec lui plutôt qu’avec n’importe qui d’autre dans cette assemblée si élitiste.
D’ailleurs, lui aussi semble préférer sa compagnie mais, cela, elle peine à se l’expliquer.

Mystérieux et elle veut en savoir plus, comprendre. Habilement, elle oriente donc la discussion afin d’en apprendre plus sur son fascinant interlocuteur…
Non sans remarquer au passage que sa poitrine ne le laisse pas indifférent. Il semblerait bien qu’il s’agisse d’un homme...
- Ainsi, dit-elle sur un ton enjôleur. Vous êtes une pièce maîtresse du département de régulation des créatures magiques...

Il hoche la tête sans parvenir à dissimuler la fierté que le compliment à provoqué en lui et il bombe le torse, laissant deviner des muscles plus saillants qu’on ne le devinerait au premier abord.
La place est bonne, elle le comprend très bien, tout comme elle a deviné de quelle manière il l’a obtenue rien qu’en le voyant discuter avec l’aîné de leurs hôtes tout-à-l’heure.

Il n’y a pas à dire, une amitié avec Lucius Malefoy est un bien des plus précieux et elle-même se félicite d’ailleurs de s’être montrée plutôt conciliante avec lui lors de son procès.
Mais pour l’heure, plutôt que de relever ce point sensible, elle lui renvoie un regard charmeur assorti d’un sourire conquérant.
- J’imagine, dit-elle. Que pour ce métier il faut être un homme aux reins solides !
- Vous n’imaginez même pas à quel point, souffle t-il avec un sourire étrangement carnassier en se rapprochant un peu plus d’elle.

Non, vraiment, il ne manque pas de charme maintenant qu’elle fait un peu plus sa connaissance. Même si ce qu’il lui raconte sur son métier la fait frissonner de plus belle, elle n’arrive pas à faire taire cette fascination, peut-être un peu morbide, qu’elle éprouve pour lui.
Rita aime les hommes de caractère et il semblerait bien que cette fois-ci elle soit servie.

Elle n’avait pas prévu cela, mais ils ne se quittent pas de toute la soirée. Et c’est sous le regard triomphant de Dolorès que, quelques heures plus tard, le bourreau du Ministère se propose pour « la raccompagner ».
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