La Fée des Fleurs by BILZ BREIZH
Summary:

Drago Malefoy a cinq ans. Il est très excité, il va peut-être passer une après-midi entière avec la Fée des Fleurs ! Mais Drago, tu as vingt-cinq ans et ce n’est pas la Fée des Fleurs qui t’a donné rendez-vous, c’est une employée du Ministère particulièrement zélée qui te convoque à son bureau. Et qui ne t’apprécie pas spécialement.


 



crédit : montage CANVA - images libre de droit


 


 


Categories: Romance (Het), Dramione (Drago/Hermione) Characters: Drago Malefoy, Hermione Granger
Genres: Comédie/Humour, Romance/Amour
Langue: Aucun
Warnings: Lemon soft
Challenges: Aucun
Series: Aucun
Chapters: 10 Completed: Oui Word count: 12391 Read: 4127 Published: 20/10/2021 Updated: 13/12/2021
Story Notes:

J’ai fait perdre la mémoire d’Hermione dans le fiancé d'Hermione Granger. Aujourd’hui, je fais perdre la mémoire à Drago dans cette ff.

 

1. Chapitre 1 - La Fée des Fleurs by BILZ BREIZH

2. Chapitre 2 - Retour au manoir by BILZ BREIZH

3. Chapitre 3 - L'amoureuse de Drago by BILZ BREIZH

4. Chapitre 4 - Un petit baiser by BILZ BREIZH

5. Chapitre 5 - La requête d'Astoria by BILZ BREIZH

6. Chapitre 6 - Drago grandit by BILZ BREIZH

7. Chapitre 7 - Les Wwoofers by BILZ BREIZH

8. Chapitre 8 - Ronan Le Gal 1 – Merlin 0 by BILZ BREIZH

9. Chapitre 9 - Hypnose et résultat by BILZ BREIZH

10. Chapitre 10 - Dernier chapitre dans lequel Drago ne finit pas sa tasse de Earl Grey by BILZ BREIZH

Chapitre 1 - La Fée des Fleurs by BILZ BREIZH

Lundi 4 avril 2005 – Saint Mangouste – Londres

Drago Malefoy ouvrit les yeux. Il faisait jour. Ce n’est pas mon lit, pensa-t-il. L’avait-on couché dans une chambre d’amis la veille ? Où était son ours en peluche ? Il mit ses mains devant ses yeux et elles lui parurent curieusement grandes. La chambre était petite, toute blanche. Il se leva et constata à quel point ses pieds étaient grands. Il releva le bas de son pantalon et s’étonna du duvet qui couvrait ses jambes. Le même duvet clair couvrait ses bras. Interloqué, il ouvrit une des deux portes de la chambre et se trouva dans une salle d’eau, face à son père, en pyjama. Il entendit l’autre porte s’ouvrir et une voix féminine s’exclamer :

- M Malefoy vous êtes réveillé ?

- Papa est ici.

L’infirmière le regardait l’air un peu inquiet.

- Je vous invite à regagner votre lit M Malefoy

Il se tourna vers l’homme. Ce n’était pas son père qu’il voyait mais son propre reflet dans un miroir. Il sentit ses oreilles bourdonner et l’infirmière eut juste le temps de le rattraper avant qu’il ne tombe sur le sol carrelé.

Quand il ouvrit de nouveau les yeux, il vit deux visages penchés sur lui. L’un, celui d’une jeune femme brune, était anxieux et l’autre celui d’une femme blonde d’une cinquantaine d’année débordait d’amour. Il s’arrêta sur la blonde.

- Maman ! Maman, je suis où ?

- Tu es à la clinique Sainte Mangouste mon chéri.

La femme brune lui sauta au cou.

- J’ai eu si peur Drago !

Il la repoussa vivement.

- Maman c’est qui ?

- Drago c'est moi, Astoria.

- N'importe quoi, Astoria c'est un bébé. Maman, où est papa ?

Narcissa lui tapota la main.

- Ton papa est parti mon chéri.

- Ah ? Il revient bientôt ?

La femme brune le regarda horrifiée.

- Tu ne te souviens pas de moi ?

Drago secoua la tête et agrippa le bras de Narcissa.

- Maman, on rentre ? J'aime pas ici.

L’infirmière partit et revint presque aussitôt avec un médicomage.

- Jeune homme, prenez mes mains et serrez-les bien fort, comme ça voilà. Trrrrès bien. Voulez-vous me dire votre nom ?

- Drago Malefoy

- Qui est cette dame ?

- C’est ma maman.

- Et cette charmante demoiselle ?

Drago haussa les épaules.

- Je sais pas. Mais elle raconte des menteries.

La jeune femme fit un drôle de bruit et quitta la pièce.

- Drago, vous savez où vous êtes ?

- A la clinique !

- Vous souvenez vous de l’accident ?

Drago secoua la tête.

- Pouvez-vous me dire votre âge ?

Le sorcier leva la main.

- Bientôt cinq ans !

Narcissa mit sa main devant sa bouche.

- Jeune homme, je vous invite à me suivre, nous allons faire quelques examens.

- Je veux pas de piqûre ! Maman !!!

 - Allons mon grand, va avec le gentil médicomage.

- NON ! MAMAN !

- Ecoute, Drago, je vais venir avec toi hein ?

Drago, rassuré, hocha la tête et suivit le sorcier. Quelques heures plus tard, un autre médicomage présentait les résultats des analyses à Narcissa, pendant que Drago dévorait une énorme part de jelly au kiwi, assis sur son lit, sous l’œil inquiet Astoria, recroquevillée dans un fauteuil

- Les fonctions motrices ne sont pas touchées. Cependant son développement intellectuel et magique est celui d’un enfant de cinq ans.

- C’est mon seul enfant, vous allez pouvoir le soigner ?

 - Madame…

A ce moment la porte s’ouvrit brutalement. A la vue de la visiteuse, une jeune femme brune en tailleur, Narcissa pâlit fortement et Astoria se leva précipitamment du fauteuil. Narcissa articula avec difficulté :

- Hermione, vous passiez dans le coin ?

- Sainte Mangouste a l’obligation de nous informer quand un sorcier subit ce type d’attaque. Drago, tu es convoqué vendredi au Département de contrôle et de régulation des créatures magiques, tu m’expliqueras comment tu as réussi à te faire mordre par un lycamède à pois* en plein Londres.

Astoria s’approcha de la sorcière et lui dit en chiffonnant le mouchoir qu’elle avait entre les mains.

- Hermione, Drago est encore sous le choc, cela peut attendre non ?

- Ça ne lui a pas coupé l’appétit en tout cas !

- Tu ne vas pas profiter de ce petit incident pour régler de vieux contentieux ?

- Astoria, tu m’accuses de partialité ?

- Non non, mais Hermione, Drago …il a …perdu la mémoire.

- Suite à une morsure de lycamède ? Astoria !

Narcissa intervint :

- Hermione, je vous assure, c’est la vérité.

Hermione s’approcha du jeune homme, qui leva le bras comme pour se protéger d’un coup. Il en fit tomber son dessert.

- Amnésique ? Je vois ça. Mesdames, bonne soirée, Drago à vendredi.

Une fois la porte fermée, Astoria se précipita sur Drago.

- Maman, la fille-là, je sais qui c'est !

Les deux femmes s’approchèrent de lui. Drago eut un grand sourire.

- C’est la Fée des Fleurs !

 

End Notes:

*créature magique issue de mon imagination, je vois ça comme une sorte de félin

Chapitre 2 - Retour au manoir by BILZ BREIZH
Author's Notes:

Warning : Astoria se montre entreprenante dans ce chapitre.

Mardi 5 avril 2005 – retour au manoir

Drago fut autorisé à rentrer chez lui le lendemain. Plus exactement Narcissa décréta que son fils serait mieux au Manoir qu’à Sainte Mangouste. Pour une raison inconnue, Drago mit beaucoup de mauvaise grâce à se préparer et s’arrêta brutalement dans le hall de l’institution, faisant tomber sa valise et manquant de faire tomber sa fiancée par la même occasion.

- Drago mais tu fais quoi ? demanda Astoria passablement excédée.

- C’est la Fée ! Elle est là, elle est là !

Astoria le visage fermé salua d’un mouvement de la tête la jeune femme, saisit la valise d’une main, son fiancé de l’autre et le tira fermement vers la sortie. Hermione, à l’autre bout du hall rosit et Néville qui avait vu toute la scène s’exclama :

- Alors ça !

- Quel comédien ce type.

- Tu penses que Malefoy simule la perte de mémoire ?

- Néville, tu te souviens de l’hippogriffe en troisième année ?

- Hermione, il n’a plus quatorze ans.

- Je me demande à quel point on change et à quel point on reste le même avec les années qui passent.

Une fois au manoir Drago apprit qu’il n’occupait plus sa chambre mais des appartements qu’il partageait avec Astoria. Il fila dans le parc dès qu’il put et on ne le revit qu’au dîner.

Drago dormait depuis un petit moment quand il sentit que quelqu’un déboutonnait le haut de son pyjama. C’était Astoria, qui portait une robe courte un peu transparente, tout à fait différente de celle qui la couvrait du cou au mollet juste avant.  

- Astoria, mais qu’est-ce que tu fais ?

- Alors comme ça on ne se souvient de rien ? On a oublié sa fiancée ? Tu vas voir, je vais te faire retrouver la mémoire, moi !

Astoria promenait ses mains sur lui et lui arracha sa veste de pyjama.

- Mon pyjama ! Pourquoi tu me l’enlèves ?

- Je n’ai pas de culotte !

- Alors va en mettre une. Et si une araignée te pique les fesses ?

Astoria le regardait d’une drôle de manière. Cette fille était peut-être folle. Quand elle glissa sa main dans son pantalon, il la repoussa et s’enfuit.

Drago entra en trombe dans la chambre de sa mère, trouva cette dernière couchée et il se glissa tout tremblant à côté d’elle.

- Drago, mais qu’est-ce que tu fais ?

- C’est Astoria ! Elle est méchante maman, elle a voulu me faire du mal !

- Te faire du mal, mais elle a fait quoi ?

Quelqu’un frappa à la porte restée ouverte.

- Narcissa ? Je peux vous parler ?

- Maman, chuchota Drago caché sous les draps, ne la laisse pas entrer !

Narcissa se leva, sortit dans le couloir et ferma la porte. Elle revint au bout de quelques minutes.

- Maman, tu veux pas lui dire de partir ? Moi, je l’aime pas.

- Drago, mon chéri, tu vas te marier avec elle.

- Non non ! Je ne veux pas ! Tu sais, elle a enlevé mon pyjama et a voulu me pincer le zizi !

Narcissa prit une profonde inspiration.

- Elle a fait ça parce qu’elle t’aime beaucoup.

Face au regard interloqué de son fils elle continua :

- Quand un sorcier et une sorcière s’aiment beaucoup, ils dorment dans le même lit. Parfois avant de dormir, ils se font des bisous, des câlins, leurs habits les gênent alors ils les enlèvent. Le zizi du sorcier peut glisser dans le zaza de la sorcière et cela leur fait bien plaisir, c’est comme des chatouilles…

- BEURK ! Et si le zizi reste COINCE ?

- Cela n’arrive hum presque jamais. Drago, tu es le fiancé d’Astoria, elle s’attend à ce que tu lui fasses des câlins.

- Maman, pour de vrai, c’est pas elle mon amoureuse.

- Ah oui ?

- Mm-mm c’est une autre !

Narcissa ne sut pas qui était l’amoureuse secrète de Drago car il s’était endormi en suçant son pouce.

 

Mercredi 6 avril 2005 – la chambre de Drago

Drago jouait sur le tapis de sa chambre de garçon quand la porte s’ouvrit.

- Drago ! Ton ami est arrivé !

Drago leva le nez et considéra le nouveau venu avec attention.

- Tu es mon ami ?

- Oui, on peut dire ça, tu as l’air en pleine forme dis-moi.

- Comment tu t’appelles déjà ?

- Blaise, Blaise Zabini.

- Blaise …

Blaise s’approcha du jeune homme et s’assit sur le tapis. C’était terrible de voir Drago dans cet état et il tâchait de ne rien laisser paraître. Drago soupira :

- Astoria dit que tu sais ce qui s’est passé, c’est vrai ?

- Oui, j’étais avec toi.

- Raconte alors.

- J’ai déjà raconté à ta mère.

- Maman est au courant ? Elle ne m’a rien dit ! J’ai fait quelque chose de mal ?

Les yeux de Drago s’étaient remplis de larmes. Blaise aurait donné beaucoup pour être ailleurs à ce moment.

- Samedi dernier, nous avons fait une grosse soirée un peu déjantée tu vois le genre ?

- Ça veut dire quoi déjanté ?

- D’accord, heu nous voulions nous amuser et vous, mes amis de Poudlard, vous aviez chacun prévu un cadeau spécial. Je ne sais pas où tu as trouvé ce bébé lycamède mais cela a fait son petit effet. L’animal était très affectueux, on aurait dit un très gros chat. Tout allait bien, vraiment bien jusqu’à ce que la mère du petit apparaisse. Tu avais le lycamède dans les bras et la bête s’est jeté sur toi. C’est un miracle que tu t’en sois sorti vivant.

- Astoria elle dit que je vais avoir des ennuis.

- Les lycamèdes sont une espèce protégée, classée XXXX par le Ministère, nous n’avons pas le droit d’en posséder.

- Je vais aller en prison ?

- Non, non je ne pense pas. Je sais qu’Hermione Granger t’a convoqué.

- Hermione !

Drago rayonnait et répétait Hermione.

- Tu te sens bien ?

- La fille ! C’est comme ça qu’elle s’appelle ! Hermione Hermione !

- Oui oui

- En vérité Blaise, c’est la Fée des Fleurs.

- La Fée des Fleurs ?

Drago prit un livre sur son lit, l’ouvrit et montra une illustration à Blaise.

- Oui regarde.

- Drago, la Fée des Fleurs n’existe pas. C’est dans l’histoire Le Prince et le Serpent. Hermione a été à l’Ecole avec nous. Attends, tu as bien l’album de notre sixième année ?

Blaise chercha dans la bibliothèque de son ami et trouva le volume relié en cuir vert.

- Tiens la voilà, Hermione Jean Granger, Gryffondor.

Drago les sourcils froncés considéra quelques secondes la photographie de la jeune personne.

- Oui c’est elle, on dirait bien.

- Drago, tu te souviens de Granger ?

- Voui ! Elle est venue me voir à la clinique et elle m’a même donné une lettre ! A moi !

- Drago c’est une convocation qu’elle t’a donnée, elle veut te voir vendredi.

- Elle veut me voir ! Ah !

Comme Drago battait des mains, Blaise ajouta :

- Ce n’est pas une très bonne nouvelle. Elle ne va pas te louper. Je veux dire qu’elle est un peu fâchée contre toi.

- Ben pourquoi ?

- Quand nous étions à l’école, tu …tu l’embêtais.

- Je l’embêtais ! Moi ? Tu sais pourquoi ?

- Pour des bêtises.

- Oh ! Tu penses qu’elle est encore fâchée ?

- C’est possible.

- C’est pas grave. Je vais lui demander pardon. Après on pourra jouer ensemble. C’est la plus belle fille du monde entier de l’univers. Tu veux un chocogrenouille ?

End Notes:

Mais QUI est l'amoureuse secrète de Drago ?

A venir chapitre 3 - l'amoureuse de Drago

Chapitre 3 - L'amoureuse de Drago by BILZ BREIZH
Author's Notes:
Je vous préviens, Drago mérite une bonne baffe.

 

Vendredi 8 avril 2005

Drago Malefoy se présenta à la convocation d’Hermione accompagné de Daphné Greengrass, qui était à la fois son avocate, une vieille amie et la sœur d’Astoria. Ils attendaient dans le couloir, Drago une très grosse sucette à la main et tout son visage s’illumina quand Hermione ouvrit la porte de son bureau et les pria d’entrer. Une fois assis, Daphné lui mit discrètement la friandise dans la bouche, ce qui fut facile car il avait la bouche un peu ouverte depuis que ses yeux s’étaient posés sur son ancienne camarade.

- Hermione, mon client a perdu la mémoire et tel que tu le voies, il a cinq ans. Voici le certificat médical établi lundi.

- Le médicomage a dit ce matin que j’avais sept ans. Je sais faire ça : colora varia !

La tasse posée sur le bureau d’Hermione explosa, l’éclaboussant de café.

- Drago, donne-moi tout de suite ta baguette et demande pardon à Hermione.

- Paaardon. J’y arrivais ce matin, j’ai transformé mon bol vert en bol bleu. Si si c’est vrai.

Drago remit la sucette dans sa bouche.

- C’est bien, ton client récupère, il s’est réveillé lundi il avait cinq ans, et aujourd’hui il a sept ans. Bientôt il sera majeur, à défaut d’être adulte.

- Hermione, Drago a perdu la mémoire de cette soirée, le ministère ne peut pas le poursuivre.

- Pour le moment Daphné, pour le moment.

- Rien ne prouve qu’il ait été attaqué par un lycamède, ses blessures peuvent être celles d’un gros chien.

Drago dit la sucette toujours dans la bouche :

- Chi, ch’est la maman lycamède qui m’a mordu, pas un gros chien.

- Tu as retrouvé la mémoire toi ?

- Ch’est mon ami Blaise qui m’a raconté !

- Hermione, Drago raconte n’importe quoi.

- Ch’est pas vrai !

Drago se leva d’un coup et tira sur sa chemise. Daphné lui demanda :

- Tu fais quoi ?

-  Che fais lui montrer ma morsure.

- NON ! Je veux dire ce n’est pas utile, n’est-ce pas Hermione ? Rassis-toi Drago.

Daphné restait la même jeune personne discrète et timide qu’Hermione avait connu à Poudlard. La situation présente devait la mettre très mal à l’aise. Hermione la plaignit en son for intérieur, soupira et s’adressa à Drago :

- Tu sais quoi, j’aurais adoré ne plus jamais avoir affaire à toi. Daphné, dès qu’il retrouve la mémoire il sera entendu une nouvelle fois. Pour le moment, nous suspendons les poursuites.

- Ch’est mal de jouer avec les lycamèdes ?

- Les lycamèdes sont des animaux sauvages, pas des animaux de compagnie. Ils peuvent être très dangereux. Toucher un petit lycamède, c’est risquer que sa mère se détourne de lui. Et un petit sans sa maman meurt très vite.

- Oooohhh, che ne le referai plus chamais chamais alors.

 

Daphné prit Drago par la main.

- Allez viens toi, je vais t’offrir un jus de citrouille.

- Et un muffin ?

C’était plus que perturbant de voir le plus adorable des petits garçons dans le corps de son vieil ennemi. Vingt minutes plus tard, Hermione sortait de son bureau des parchemins à la main quand elle se heurta à un Drago tout essoufflé.

- Drago, tu n’es pas avec Daphné ?

- Nan ! Tu veux bien être mon amoureuse ?

Hermione l’attrapa par le bras et l’entraîna dans son bureau.

- Oh la la ! Est-ce que tu vas enlever mes vêtements ?

- Seigneur ! Mais qui t’enlève tes vêtements ?

- Astoria. C’est une fille qui s’est installée chez mes parents.

- Evidemment. Non je ne vais pas t’enlever tes vêtements.

- Tu veux bien être mon amoureuse ?

Drago Malefoy lui demandait d’être son amoureuse. C’était touchant, drôle, gênant, impensable.

- Tu sais, j’ai déjà un amoureux moi.

La nouvelle sembla beaucoup le chagriner.

- Bah, t’as qu’à en changer !

Daphné entra dans le bureau et lança :

- Drago, par Hadès ! Mais qu’est-ce que tu fabriques ici ? On rentre au manoir.

Instantanément, Drago prit une mine furieuse et s’assit par terre les bras croisés.

- Je veux pas aller au manoir !

- Astoria t’attend.

- Astoria, elle est nulle, elle sait même pas jouer au Quidditch !

Harry alerté par les éclats de voix dans le bureau de son amie arriva et considéra le groupe, Drago assis par terre, Daphné échevelée et Hermione un peu rouge.

- Hermione, c’est quoi le problème ?

Drago pointa un doigt accusateur sur Daphné.

- C’est Daphné ! Elle m’oblige !

Puis il se leva et s’approcha d’Harry.

- Ça alors ! Tu as quoi sur le front ?

- Hermione, tu m’expliques ? Et toi ne t’approche pas de moi !

- Drago a gardé quelques séquelles de son attaque.

- Oui, morsures de lycamède, bravo Malefoy, on trempe dans ce type de trafic maintenant ?

Drago plissa ses yeux gris et demanda :

- Hermione, c’est lui ton amoureux ?

- Il a pris des drogues ou on a trop dosé les morphiniques ?

Drago la mine boudeuse regardait Harry des pieds à la tête et s’écria :

- Il est plus petit que moi !

Daphné très rouge dit :

- Drago ça suffit tu viens avec moi !

Drago, d’un pas, se plaça derrière Hermione.

- NON ! T’es méchante toi aussi !

Daphné et Harry sortirent chacun leur baguette. Daphné dit :

- Drago, tu vas me suivre bien gentiment ou je vais devoir dire à ta maman que tu n’es qu’un sale gosse pourri gâté.

- Narcissa doit déjà être au courant, fit remarquer Harry.

- Lui, je l’aime pas.

- C’est pas nouveau Malefoy.

Les éclats de voix avaient attiré les collègues et ils s’amusaient de la scène. Hermione prit la main de Drago et lui dit :

- Je vais t’emmener moi au manoir, qu’est-ce que tu en dis ?

Pour toute réponse il lui colla un baiser sur la bouche. Hermione se rappela qu’elle avait affaire à un enfant de sept ans ne le gifla pas mais lui dit en s’essuyant les lèvres toutes poisseuses du sucre de la sucette :

- Sur la joue Drago, sur la bouche c’est interdit.

Harry vit donc Hermione quitter le bureau en tenant Drago par la main. Ce dernier, triomphant, se retourna et lui tira la langue.

 

 

 

 

End Notes:

Bon, il simule ou pas ?

Chapitre 4 - Un petit baiser by BILZ BREIZH
Author's Notes:

Je vous préviens, les hormones travaillent ce pauvre Drago.

Samedi 16 avril 2005 – chez Ron et Hermione

Harry et Hermione avaient promis de ne pas parler travail mais dès que Ron tourna le dos ils revinrent sur le sujet.

- C’est donc Daphné Greengrass l’avocate de Malefoy ? Elle n’est pas rancunière.

- Je ne comprends pas.

- Tu n’es pas au courant ? Malefoy sortait avec Daphné à l’origine mais il a été surpris au lit avec la petite sœur par papa Greengrass. C’est une vieille famille de Sang Pur et ils ne plaisantent pas du tout avec ce type de chose. Malefoy a dû promettre d’épouser la pauvre jeune fille séduite, sous peine d’Avada Kedavra dans sa face.

- Pourquoi l’obliger à épouser Astoria plutôt que Daphné ?

- Daphné est de l’ancienne école contrairement à sa petite sœur. Daphné et Malefoy n’ont jamais …

- Ah. Pauvre Daphné.

- Je pense plutôt qu’elle l’a échappé belle. J’ai travaillé deux ou trois fois avec elle sur des affaires, franchement, cette fille est trop bien pour Malefoy. Comment ça s’est passé vendredi dernier ?

- Je l’ai ramené au manoir et nous avons joué au Quidditch sur plateau en mangeant des patacitrouilles.

- Je pensai que l’on servait des choses plus raffinées au manoir que des patacitrouilles.

- Drago a une caisse remplie de friandises dans sa chambre, un machin grand comme ça.

- Tu l’as suivi dans sa chambre et il t’a montré son machin ! Il est intenable ce sorcier.

- J’étais avec un garçon de sept ans, Harry.

- Tu as joué au Quidditch sur plateau ?

- J’ai même gagné deux parties.

- Tu as gagné deux parties contre Malefoy ? J’aurais voulu voir ça ! Comment Astoria prend les choses ?

- C’est dur pour elle, c’est son fiancé. Enlève ce sourire mauvais de ton visage.

- Ça ne te fait pas plaisir dans le fond ?

- Franchement, non. Drago s’imagine que je suis une fée, la Fée des Fleurs.

- Que c’est mignon ! Tu l’as revu ?

- Pas plus tard qu’hier, chemin de traverse, mais il a eu une réaction étrange.

- Ah oui ?

- Il est resté bloqué deux secondes puis il s’est sauvé à toutes jambes. J’ai pu parler à Narcissa, il est à dix ans.

Harry éclata de rire.

- Je crois que le Malefoy nouveau a un petit faible pour toi !

- Se faire mordre par un lycamède à pois ou même rayé ne rend pas amnésique.

- Va savoir ce qu’il a pris pendant cette fameuse soirée.

- Les analyses faites à Sainte Mangouste montrent un taux élevé d’alcool dans le sang mais pas trace d’autres substances.

- Les analyses ont pu être maquillées. Son futur beau-père a le bras long, plus long que celui de feu Lucius Malefoy.

Harry finit le verre qu’il avait dans ses mains.

- Cela ne me regarde sans doute pas mais est-ce que tout va bien entre Ron et toi ? Depuis des semaines j’ai l’impression que …

La porte de la cuisine s’ouvrit, interrompant net la conversation. Ron, un plat de petits sandwichs dans les mains s’installa entre eux.

- Ça va ? Je ne vous dérange pas ? Je peux partir si vous préférez.

 

Samedi 30 avril 2005 – Pré-au-lard

Hermione, dans un coin sombre du pub les trois balais pleurait discrètement dans sa bièraubeurre. Une voix familière la tira de ses pensées.

- Hermione ?

Drago s’assit en face d’elle. Comme elle essuyait ses yeux il lui demanda :

- Tu pleures ?

- Qu’est-ce que tu fais là Drago ? Ta maman est au courant ?

- Oui

La serveuse s’approcha.

- Jeune homme qu’est-ce que je vous sers ?

- Un whisky pur feu, s’il vous plaît.

- Un whisky pur feu pour moi, pour lui un jus de citrouille. Drago, tu as quel âge ?

Le sorcier bomba le torse.

- Seize ans.

- Menteur.

Toute l’assurance du Serpentard s’évapora.

- Presque quatorze.

- C’est bien, tu récupères. Tu te souviens de tes premières années à Poudlard ?

- Je n’ai aucun souvenir de l’Ecole, ni de Pré-au-Lard.

- C’était un privilège de venir ici quand nous étions élèves.

Drago doutait que la fée déguisée en sorcière devant lui ait jamais été une élève avec uniforme.

- Blaise m’a dit que nous n’étions pas amis.

- Non, pas vraiment.

- J’ai été méchant avec toi ?

- On peut dire ça.

- C’est pour ça que tu ne m’aimes pas ?

Hermione lui tapota le bras.

- C’est le passé.

- Tu veux bien sortir avec moi ?

Drago avait prononcé les mots très vite. Hermione rougit jusqu’aux oreilles.

- T’as bien rompu avec ce Ronald Weasley non ? C’est pour ça que tu te caches ici ?

- Tu m’as l’air bien au courant toi.

- Il suffit d’écouter les gens parler.

- Petite fouine.

Hermione se remémora que Drago avait été métamorphosé en fouine en quatrième année. D’autres souvenirs lui revinrent, plus ou moins plaisants. Le jeune homme remarqua son changement d’expression.

- Quoi ?

- Rien

Drago avança sa main vers la sienne sur la table jusqu’à la toucher et répéta :

- Tu veux bien sortir avec moi ?

- Drago, non, ce n’est pas possible.

- Et pourquoi pas ? J’ai très envie d’être ton amant moi.

Hermione pensa que Drago presque quatorze ans ignorait la signification exacte du mot amant. La suite lui prouva que non.

- On n’a qu’à prendre une chambre ici, ils en louent. J’ai ce qu’il faut dans la poche.

- Ce qu’il faut ?

Drago lui brandit sous le nez un paquet de préservatifs magiques*.

- J’ai le mode d’emploi avec la formule à dire dans l’autre poche !

- Cache ça toi ! Tu n’as même pas quatorze ans, à supposer que j’en ai envie, ce serait un viol.

- J’ai l’air plus vieux que toi.

- Peut-être mais moi je sais que tu as treize ans.

- Treize ans et demi – et ça ne dérange pas Astoria !

- Drago, tu couches avec Astoria ?

- Non non je te jure !

- Est-ce qu’elle te demande de faire des choses que tu n’as pas envie ? Drago ?

- …

- Tu as le droit de dire non.

- Elle dit qu’on est fiancé et maman ne veut pas lui dire de partir. Maman dit qu’il faut attendre que je sois majeur pour prendre ce type de décision. Heureusement Astoria ne me griffe plus.

- Astoria te griffait ?

- Quand je jouais avec Daphné et pas avec elle, elle me griffait ou me mordait.

- Par Merlin, quelle situation, un autre whisky Mademoiselle !

- Hermione, tu veux bien être ma petite amie ? On attendra que j’aie l’âge qu’il faut pour heu tu vois ce que je veux dire.

- Je vois parfaitement ce que tu veux dire et c’est non.

- Tu préfères qu’on se marie avant ?

J’hallucine d’avoir cette conversation avec Malefoy pensa Hermione.

- Je n’ai pas le droit d’avoir ce type de relation avec une personne dont j’instruis le dossier. Je dois être neutre et si nous avons une relation amoureuse, je ne le serais pas.

- Ben demande à un de tes collègues de s’occuper de mon dossier.

- Ce n’est pas possible.

- On se met ensemble après le jugement alors.

-  S’il y a jugement, c’est que tu auras retrouvé la mémoire et je t’assure qu’à ce moment tu n’auras plus du tout envie d’être avec moi.

Le visage de Drago rosit franchement.

- C’est toi qui ne veux pas ! Tu es encore fâchée à cause de nos embrouilles de l’école ! C’est juste pour ça que tu ne veux pas !

- Oui Drago, tu as raison. Je ne veux pas à cause de ça.

- C’était quoi nos embrouilles ?

Hermione lui prit la main.

- On en reparlera une autre fois.

- Alors…on va se revoir ? Tu veux bien ?

- Oui oui, on fait un tour ? Sais-tu que Pré-au-Lard a été fondé par Hengist de Woodcroft, un sorcier qui fuyait les persécutions moldues et qui a étudié à Poudlard ?

 

Jouer les guides touristiques à Pré-au-Lard eut la vertu d’alléger un peu le chagrin d’Hermione. Drago semblait pendu à ses lèvres et la frôlait autant qu’il pouvait.   

- Tu sais ce que c’est ?

- C’est la cabane hurlante. C’est la maison la plus hantée du Royaume.

Une lueur étrange s’alluma dans les yeux gris du sorcier.

- On visite ?

- Nous ne pourrons pas rentrer. Les portes et les fenêtres sont toutes condamnées. Drago, qu’est-ce que je t’ai dit tout à l’heure ?

Drago venait de lui prendre la main.

- Personne ne nous voit.

Hermione ferma les yeux, s’abandonna à la sensation de douceur et de chaleur puis retira doucement sa main.

- Je ne me laverai plus la main. Tu me ramènes chez moi ?

- Tu n’as pas ton balai ?

- Non …je me suis arrangé autrement.

Ce Drago-là cachait quelque chose.

- Pourquoi ?

- Je … j’ai un peu de mal avec le balai encore.

- Tu étais pourtant un des plus doués. Tu ne me racontes pas d’histoire juste pour que je prenne sur le mien ?

- Sur la tête de ma mère, je ne mens pas. Astoria dit que j’ai le niveau magique d’un élève pas doué de première année.

Hermione le laissa à proximité du manoir.

- Personne n’est au courant de ton escapade non ?

- Personne.

- Ne refais pas ça d’accord ? S’il t’arrive quelque chose tu imagines ?

- Tu m’embrasses pour me dire au revoir ?

Hermione leva la tête pour poser un baiser sur sa joue. Il attendit qu’elle s’éloigne pour lui crier :

- La prochaine fois je préfèrerais un baiser sur la bouche ! Un vrai baiser SUR LA BOUCHE AVEC LA LANGUE !

 

 

 

End Notes:

*oui tout à fait des préservatifs magiques. C’est pour les sorciers.

 

A venir chapitre 5 - la requête d'Astoria

Chapitre 5 - La requête d'Astoria by BILZ BREIZH
Author's Notes:

Je vous préviens, Drago fait moins le malin.

 

Vendredi 20 mai 2005 – dans le bureau d’Hermione

Hermione attendait Daphné et le dernier certificat médical de Drago mais ce fut sa sœur vêtue tout en noir comme une veuve qui frappa à la porte.

- Astoria ? Qu’est-ce que tu fais là ?

- Je peux m’assoir ?

- Je t’en prie.

Hermione se souvenait de la grande asperge à tresses qu’Astoria était à l’Ecole. Aujourd’hui elle passait pour être une des plus belles sorcières du Royaume.

- Hermione, il n’y a plus d’évolution, depuis dix jours le développement de Drago est bloqué.

Hermione prit le certificat et lut seize ans à la ligne âge identifié.

- Tu te souviens du Drago de seize ans ?

- Vaguement, mentit Hermione.

- Ce n’est pas sa meilleure version, tu sais.

- Avant son amnésie, je n’ai connu aucune bonne version.

Astoria pâlit. Hermione l’avait toujours terrorisé.

- Je sais bien que vos relations ont été …difficiles mais dans le fond je crois qu’il avait de l’affection pour toi.

- De l’affection ? Tu plaisantes j’espère !

- Ou plutôt de …de l’admiration, voilà, c’est ça de l’admiration.

- Il le cachait bien.  

- Son père l’a littéralement broyé.

- Et cela excuserait son comportement ? Tu as une idée de ce que Harry a vécu dans son enfance ?

- Drago sous ses airs supérieurs cache un enfant apeuré, qui a besoin qu’on le rassure.

- C’est ta mission de vie ?

Astoria savait qu’Hermione était une personne sensée et sensible. Elle devait garder une solide rancune à Drago pour traiter si durement sa future femme.

- Drago depuis son retour de la clinique s’échappait continuellement. Nous avons fini par ensorceler le manoir. Mais depuis cela a freiné sa guérison.

- Peut-être devriez-vous lever le sort ?

Astoria fixa Hermione.

- Il s’échappait pour venir te voir toi. Est-ce que vous …

- Un petit garçon puis un très jeune ado est venu me voir parce qu’il croyait que j’étais la Fée de son livre. On a fini là ? J’ai du travail.

- Il y a un lien j’en suis sûre…ce n’est pas un hasard…il fait une fixation sur toi. J’étais à Poudlard aussi…je crois que toi seule peut l’aider…

Hermione se rejeta au fond de sa chaise.

- Et comment ?

- Reprends son dossier médical.

- Je ne suis pas médicomage.

- Non mais une sorcière puissante, ça oui.

- Qu’est-ce qui te fait croire que je vais avoir envie de t’aider ?

- Je te donnerai tout ce que tu demanderas, une donation à la SALE, un dessous de table, la création d’une association de protection des lycamèdes…

- Une statue à la gloire des moldus au beau milieu du parc des Malefoy ?

- Tout ce que tu veux mais je t’en prie Hermione, aide-moi.

A Poudlard, Astoria passait son temps à couver Drago du regard et à rougir quand dans sa grande mansuétude il daignait lui adresser la parole. Après tant d’années d’indifférence devenir sa fiancée après sa propre sœur tenait sans doute du miracle.

- Il ne se souvient toujours pas de toi ?

- Le mariage est prévu début septembre …tout est programmé, ma robe est prête, nous avons choisi le traiteur, le gâteau …

- Drago a affreusement mal choisi son moment pour devenir amnésique.

Astoria cacha son visage dans ses mains.

- Hermione, crois-le ou pas, Drago a sincèrement regretté ses agissements à ton égard. Il a fait des mauvais choix il le sait. Il essaie de devenir quelqu’un de meilleur. Ce n’est pas simple, car il est orgueilleux et fragile. Il est loin d’être parfait mais …

- C’est bon Astoria.

Astoria se leva plus morte que vive.

- Tu sais quoi, je l’aime bien le Drago de maintenant. Mais ce Drago-là n’est pas le vrai Drago Malefoy. Je vais t’aider à retrouver ton fiancé.

 

Samedi 21 mai 2005 – parc des Malefoy – dans des buissons

Drago, dans sa cachette entendait que l’on s’approchait de lui. Pas moyen d’être tranquille dans cette baraque. Quelqu’un posa sa main sur son épaule et il manqua de défaillir en reconnaissant la voix.

- Sympa comme endroit !

Il restait stupide quelques instants. Puis répéta c’est toi c’est toi en enlaçant Hermione.

- J’ai pensé à toi tout le temps mais je ne pouvais pas sortir d’ici.

Hermione lui passa la main dans les cheveux, surprise d’être émue de le revoir et encore plus surprise par la familiarité de son geste.

- Alors Drago, on fait un petit blocage ?

- Ils sont marrants les autres, comme si j’en faisais exprès !

- Que disent les médicomages ?

- Que peut-être je vais rester comme ça mais que peut-être je ne vais pas rester comme ça ! Comment tu m’as trouvé ?

- J’ai des pouvoirs incroyables et j’ai posé la question à l’elfe jardinier. J’aime bien ici.

- Oui, tu peux voir le parc sans être vu et il y a assez de place pour s’allonger et regarder le ciel.

Drago s’allongea et Hermione l’imita.

- Tu m’as manqué tu n’as pas idée. Et toi je t’ai manqué ?

Hermione eut un petit rire :

- J’avoue que cela me plaisait, que tu m’attendes après le travail.

- Tu as vu j’ai été discret, je ne veux pas que tu sois gênée par des rumeurs !

Ce n’était qu’à moitié réussi, ses collègues se demandaient tous avec qui elle pouvait bien avoir rendez-vous après le travail pour respecter pour une fois ses horaires de bureau.

- Drago, ça se passe comment avec Astoria ?

- Ça t’intéresse ? Tu es jalouse ?

- Astoria s’inquiète pour toi.

Le visage de Drago se ferma.

- Nous faisons chambre à part et même étage à part.  Elle dit que j’ai seize ans et qu’on peut en toute légalité avoir des rapports sexuels. Je ne veux pas !

- Tu as oublié comment on fait ?

- Ça fait rire Blaise.

Hermione devina que quelque chose le préoccupait.

- Il y a autre chose non ?

- Astoria m’a dit que je faisais moins de manière avant. Elle m’a dit que je l’ai déjà fait avec un autre sorcier, et même déjà fait à plusieurs. Tu crois que c’est vrai ?

- Je n’en sais rien et quand bien même ça change quoi ? Tant qu’on est consentant.

- Tu as déjà partouzé ?

Hermione hésita entre lui dire que cela ne le regardait pas et la vérité. Elle opta pour le second choix.

- Non. Mais nous ne sommes pas du même milieu Drago, dans le tien, ce sont des choses plus fréquentes.

- Tu l’as déjà fait avec une fille ?

- C’est quoi cet air vicieux Malefoy ? Non, je suis classique comme fille voire assez ennuyeuse.

- Je suis sûr que c’est faux.

- Demande à mon ex.

- C’est un abruti.

- Non !

- Si c’est un abruti. Il a laissé filer la Fée des Fleurs.

Ce n’était pas désagréable d’être allongée dans l’herbe avec un charmant garçon de seize ans qui vous prend pour la Fée des Fleurs. Hermione pensa à ses seize ans à elle. A cette époque elle était folle amoureuse de Ron mais ce dernier était bien trop occupé à faire du bien à Lavande Brown dans les coins sombres de Poudlard pour lui accorder beaucoup d’attention. Le temps passait décidemment bien vite.

- Hermione, j’ai fait quoi à dix-sept ans ? ça pourrait expliquer le blocage, personne ne veut rien me dire.

Hermione se tourna vers Drago et lui dit doucement :

- Tu as voulu tuer le directeur de Poudlard, Albus Dumbledore.

Drago pâlit au point que la jeune femme pensa qu’il allait se trouver mal.

- Tu étais un des plus jeunes Mangemorts de l’histoire.

- Mangemort ?

Hermione fit glisser le tissu de la manche de sa chemise sur son bras. Drago arrêta son geste.

- Hermione, ne le prends pas mal mais même avec toi je ne suis pas encore prêt à avoir des rapports.  

Drago avait pris son geste pour une approche. Hermione soupira :

- Le dessin sur ton bras, là, tu sais ce que cela signifie ?

- Une tête de mort, un serpent, un délire gothique ?

- C’était le signe de l’allégeance à Voldemort

- Voldemort ? Qui est Voldemort ?

Trois heures plus tard, Drago, dans le bureau de son père, hésitait devant une caisse de livres qu’on venait de livrer au manoir. Les ouvrages venaient de la bibliothèque de Poudlard et du fond du Ministère. Tous traitaient de la bataille de Poudlard, de Voldemort et des Mangemorts. Astoria lui avait proposé de rester avec lui mais il avait refusé.

Il avait la soirée et même la nuit pour faire la connaissance du sorcier dont il avait l’apparence et quelques souvenirs.

 

End Notes:

A venir chapitre 6 - Drago grandit

Chapitre 6 - Drago grandit by BILZ BREIZH
Author's Notes:

 

Je vous préviens, ça devient chaud entre Hermione et Drago !

 

Dimanche 29 mai 2005 – Terrain de Quidditch


Drago devina qui venait de s’assoir à côté de lui sur l’herbe, en face de ce terrain de Quidditch, situé à quelques miles du Manoir.


- Tu étais un très bon joueur Drago, moins bon que Harry mais un sacré bon joueur tout de même.


Drago haussa les épaules. Hermione voulut lui passer la main dans les cheveux mais il eut un mouvement de recul.


- Qu’est-ce qui se passe ?


- Qu’est-ce qui se passe ? Je me demande comment tu acceptes même de me parler…


Hermione considéra le jeune homme, polo clair, pull sur les épaules, pantalon de costume, le type même du gendre idéal.


- Tu n’es pas vraiment lui.


- Comment c’était nous deux avant l’accident ?


- A l’Ecole tu étais clairement un suprématiste Sang Pur, doublé d’un snobinard.


- Et après l’Ecole ?


- Juste un snobinard.


- Alors nous n’étions pas vraiment amis.


- C’était même tout le contraire.


- J’ai quoi en commun avec celui que tu as connu ?


- Pour moi, juste le physique mais tu sais, nous n’avons pas gardé contact. Astoria te connaît mieux que moi


- Elle dit que son fiancé était quelqu’un de compliqué mais avec un bon fond.


- Astoria est amoureuse de toi, elle te voit meilleur que tu ne l’es.


Drago accusa le coup.


- Et toi, tu ne m’aimes pas ?


- Si, si, je t’aime toi mais …


- Mais ?


- Mais je ne devrais pas.


- A cause d’Astoria ?


- Non, parce que quand tu retrouveras la mémoire…


- Je retrouverai mes pouvoirs magiques.


- Tu redeviendras comme avant et ce sera affreusement gênant de penser qu’on a aimé passer du temps ensemble.


- Ah oui ? Alors ça, ça sera encore plus gênant !


Et il la saisit par le cou et écrasa sa bouche sur la sienne. Hermione voulut d’abord le repousser puis changea d’avis. Rapidement elle se retrouva allongée dans l’herbe à embrasser le jeune homme à en perdre haleine, comme deux adolescents mal élevés. Enfin même à dix-sept ans elle n’était pas du genre à se rouler dans l’herbe avec un petit ami. Ni à le laisser, ni vu ni connu poser une main sur un sein. Maintenant il l’embrassait dans le cou et c’est une main bouillante qu’il passa sous son pull léger, en même temps qu’il tentait de glisser un genou entre ses jambes. C’est à ce moment qu’elle le repoussa. Ils se rassirent dans l’herbe, haletants et tout décoiffés.


- Excuse-moi Hermione.


- Ce n’est rien.


- Pour moi, c’est beaucoup.


- Drago…


- Je t’aime.


- Ne dis pas ça !


- Et pourquoi pas puisque c’est vrai !


Hermione s’approcha de lui.


- Malefoy, espèce de sale petit cancrelat répugnant, où tu te caches ? Ce n’est plus drôle du tout. Je n’ai aucune envie de tomber amoureuse de ton jumeau angélique.


Drago posa sa tête sur son épaule.


- Hermione, emmène-moi dans le lit le plus proche et laisse-moi te faire l’amour. Si je m’y prends mal on recommencera jusqu’à ce que ce soit bien. Tu me diras quoi faire.


La proposition attendrit la jeune femme.


- Tu te souviens maintenant comment on fait ?


- Je me souviens de l’avoir fait mais pas avec qui. On va chez toi ou on va chez moi ?


- Les deux, je vais chez moi et toi chez toi.


- Pourquoi tu es venue me retrouver ?


- Ta mère s’inquiète pour toi, Blaise s’inquiète pour toi, même Pansy Parkinson est venue me supplier de t’aider.


- Pansy Parkinson ? L’amie de Daphnée ?


- C’était ta petite amie quand tu étais en cinquième ou sixième année.


- …


- Astoria aussi s’inquiète


Drago secoua la tête.


- J’ai demandé ce matin à Astoria de quitter le manoir.


- Tu n’as pas fait ça !


- Si, j’ai dix-sept ans, je suis officiellement majeur. Je fais ce que je veux.


- Tu es majeur mais tu dépends encore de ta famille financièrement.


- Oh ! Ils sont plein aux as !


- Drago, c’est surtout la famille d’Astoria qui est fortunée. Si tu n’épouses pas Astoria, tu vas devoir revoir ton train de vie.


- Je m’en fous.


- Si vous devez revendre le manoir, où tu vas vivre ?


- Avec toi.


- Je passe mes journées au ministère. Et toi tu feras quoi pendant ce temps ?


- Je me promènerai, je lirai, je ferai de la musique, je m’occuperai des enfants.


- Quels enfants ?


- Les nôtres. Et quand tu rentreras tu mettras les pieds sous la table parce que je me serais occupé de tout.


- J’aime bien ce programme. Mais tout ça, ce n’est pas toi. Drago Malefoy dirige le département import-export de G & M.  Et j’imagine que tu ne sais même pas cuisiner.


- Pfff


- Tu peux compter sur ta famille et tes amis pour gérer en ton absence mais tout ce que tu as construit va s’effondrer si tu ne retrouves pas rapidement la mémoire.


- Un mariage d’intérêt, un poste barbant, un vieux manoir…


- Je crois que Malefoy aime sincèrement sa fiancée, son métier et le manoir de sa famille, c’est une vie plaisante qu’il mène.


- Une vie où tu n’es pas.


- On ne vit pas que d’amour et d’eau fraîche. Drago tu as dix-sept ans, dans une semaine, un mois tu auras ton âge réel et tu verras les choses d’une autre manière.  


 


Jeudi 23 juin 2005 – Chez Hermione, Londres


Hermione trouva Drago assis devant sa porte en rentrant du travail.


- Drago, mais qu’est-ce que tu fais là ?


- On peut parler ?


Elle n’avait plus affaire à un adolescent. C’est bien un adulte que venait la voir. Elle se sentit soudain mal à l’aise.


- Oui, oui, si tu veux, laisse-moi dix minutes et on se rejoint dans le pub au coin de la rue. Qu’est-ce que tu en dis ?


- Tu ne veux pas me faire entrer ?


Hermione hésita une seconde avant d’ouvrir la porte et de lui faire signe.


- Pourquoi tu ne réponds plus à mes messages ?


- J’ai été pas mal prise ces derniers temps. Assieds-toi.


- Au point de ne pas trouver cinq minutes pour m’écrire ?


- Drago, je passe tout mon temps libre à essayer de comprendre ce qu’il t’arrive. J’ai dû lire une douzaine de livres, j’ai interrogé des dizaines de médicomages, des professeurs, des Moldus.


- Je préfèrerais que tu passes ce temps-là avec moi. Pourquoi tu me prives de ta présence ?


- Ça ne te passe toujours pas ?


- Non.


- Ça te fait quel âge ?


- Vingt-trois ans


- C’est l’âge que tu avais quand tu as commencé à fréquenter Astoria, tu te souviens de…


- NON


- Ecoute je comptais passer au manoir ce week-end, je crois avoir une piste, j’ai trouvé ça dans un traité d’enchantement.


Hermione prit un livre sur la table basse et l’ouvrit à la page marquée par une carte.


Si tu es amnésique / Va à Fendic


Tu te retrouveras / dans la maison en bois


L’ouvrage, relié en cuir fauve, devait avoir au moins cinq cents ans.


- Fendic ?


- Une petite ville, dans le nord de la France.


- Pourquoi tu es si pressée que je retrouve la mémoire ?


- Tu es un bon manager il paraît, tu manques à ton équipe. Et tu as des fiançailles à sauver.


- Et ton intérêt à toi, dans tout ça ?


- Plus vite tu retrouves la mémoire, plus vite tu sors de ma vie.


- Tu veux te débarrasser de moi !


- Je ne veux pas m’attacher à toi. Je n’en ai pas le droit.


- A cause de quoi ?


- J’ai l’impression d’avoir déjà eu cette conversation. J’ai engagé une procédure contre toi, tu es promis à une autre et on se déteste depuis qu’on se connaît.


- Alors je n’ai clairement aucun intérêt à retrouver la mémoire.


- Mais tu vas faire quoi de ta vie, dis-moi ? Refuser de retrouver la mémoire va avoir des conséquences sur tout ton entourage. Je te rappelle que ta mère n’a que toi. Elle a risqué sa vie pour toi.


- C’était son choix à elle. La seule chose que je souhaite, c’est être avec toi. Le reste n’a aucune importance.


- Ok, très bien, marions-nous et fabriquons quelques enfants. Il se passe quoi si un jour tu retrouves par hasard tes souvenirs et que tu redeviens celui que tu as toujours été ?  Tu me haïras d’avoir gâché ta vie et de t’avoir donné une progéniture de sang mêlé.


- L’amour que j’ai pour toi…


- Non, Drago, je t’en prie


- Je crois qu’il date d’avant l’accident. Je crois que je t’ai toujours aimé.


- Non, non.


- Tu n’es pas la seule à t’être renseigné sur l’amnésie. Je suis lui. Alors si je t’aime, c’est qu’il t’aimait aussi.


- Tu n’as rien à voir avec lui Drago. Quand tu retrouveras la mémoire…


- Je te dirai que je t’aime pareil.


Hermione secoua la tête.


- Il y a plusieurs cas de figure. Tu peux rester celui que tu es là maintenant, avec l’accès au souvenir de Malefoy. Ou bien Malefoy revient et a accès à ta mémoire. Ou alors et ça c’est très probable, Malefoy revient mais il perd tout souvenir de cette période.


- Tu crois que je vais oublier tous les moments que nous avons passé ensemble ?


- Quatre-vingts pour cent de chances que ce soit le cas.


Drago se leva, très pâle.


- Tu passes samedi au manoir ?


- Oui.


- Alors à samedi.


- A samedi.


Drago se dirigea vers la porte d’entrée, accompagné par la jeune femme. Hermione, en y repensant plus tard, se demanda qui des deux embrassa l’autre, sans doute le firent-ils dans un même mouvement. Drago avait dû repérer où était sa chambre pendant qu’ils discutaient dans le salon car il la porta sans poser la question jusqu’à son lit.


Hermione savait à peine qui était l’homme qui la faisait sienne encore et encore dans la pénombre de sa chambre mais il était inconcevable que ce fut Malefoy, le Mangemort, le Serpentard, le Sang Pur. Car jamais Malefoy n’aurait observé sur son visage avec autant d’attention l’effet de chaque baiser, de chaque caresse, de chaque coup de reins comme il le faisait lui.


Et Hermione savait encore moins qui était cette femme avec lui dans la chambre obscure, qui tendait à ses baisers ses lèvres, ses bras, ses seins, son ventre. Cette femme qui ne faisait pas que se donner mais qui prenait elle aussi encore et encore tout le plaisir que son corps mince d’aristocrate pouvait procurer.

End Notes:

Hermione, ce n'est pas bien, mais qu'est-ce qui te prend ? (à part Drago...ok je sors)

Chapitre 7 - Les Wwoofers by BILZ BREIZH
Author's Notes:

Je vous préviens, le langage peut être un peu cru.

Samedi 25 juin 2005 – Salon aux murs violets – Manoir des Malefoy

Rien dans l’attitude d’Hermione ne laissait deviner qu’elle et Drago étaient devenus amants deux jours plus tôt. Depuis son arrivée, elle lui avait à peine adressé la parole. Elle ne se doutait pas que justement cette froideur mettait la puce à l’oreille de Narcissa.

- Hermione, vos supérieurs vous accordent une dispense d’activité de deux semaines renouvelable.

Hermione se dit que l’argent facilitait bien les choses

- Bien entendu, tous les frais du voyage seront à notre charge. Je pensai me joindre à vous.

- Non Maman, ce n’est pas utile.

Hermione resta sans réaction.

- Je veux dire, Maman, tu gères l’intérim à G & M.

- Nous pouvons partir dès lundi.

Hermione avait dit cela sans regarder Drago dans les yeux. Bon, c’était sûr ces deux-là avaient fait des bêtises ensemble. Narcissa se demanda si c’était plutôt une bonne ou plutôt une mauvaise nouvelle. Elle décida que c’était une bonne chose.

- Bien, je ne sais comment vous remerciez Hermione. Je vous laisse.

Narcissa quitta le salon et dès qu’elle franchit la porte, Drago saisit la main de la jeune sorcière et la porta à sa bouche.

- Darling…

- Ecoute, Drago…

- Je n’ai pas arrêté de penser à ce qu’il s’est passé jeudi soir.

- C’est quelque chose qui n’aurait jamais dû arriver. Je suis désolée.

Drago lâcha sa main.

- Si tu veux te persuader que c’était une erreur c’est ton problème. Ne compte pas sur moi pour aller dans ton sens.

- J’ai commis une faute professionnelle.

La pire chose pour Hermione Granger. Il lui avait fait commettre une faute professionnelle. Il devait sacrément lui plaire donc.

 

Lundi 27 juin 2005 - sur le ferry

Installés au comptoir d’un des bars du ferry, Hermione et Drago regardaient une carte.

- Fendic, c’est curieux tout de même.

- Pas tant que ça, c’est en plein Brocéliande, ce territoire a un lien direct avec un prestigieux Serpentard.

- Merlin ?

- C’est ça.

- Tu es vraiment brillante Hermione.

La sorcière rosit.

- C’est la seule piste que j’ai identifié.

Drago s’attarda sur le profil de la jeune sorcière, qui semblait bien pensive. Il avait un peu de mal à se concentrer sur ce qu’elle disait. Il lui dit :

- Je sais qu’avec toi je suis entre de bonnes mains (et j’ai adoré quand tu les as posés sur moi).

- (Ses grandes mains, il sait s’en servir) Tu es gentil. Nous arriverons en France demain vers neuf heures. Nous allons avoir droit à un petit-déjeuner français, café, croissants, beurre et confitures. C’est plutôt gourmand.

- Ça a l’air (ce sont tes petits seins qui sont gourmands).

- (Pourquoi faut-il qu’il soit aussi séduisant ?) Les croissants sont fabriqués à base de beurre, après en avoir mangé, tu as les lèvres toutes luisantes.

- Ah oui ? (Comme après que je t’ai léché la minette)

- (Ne pas regarder ses lèvres, ne pas penser où il a posé ses lèvres jeudi soir) Il existe aussi la version salée, fourrée de béchamel.

- Une version salée, c’est original (c’est toi que j’ai envie de fourrer).

- (Ce qui est original, c’est d’être blond à ce point) J’aime moins, tu en as plein la bouche après.

- Il faudra que je goûte. (Cela n’avait pas l’air de te déranger, d’en avoir plein la bouche l’autre soir)

- (Ne pas penser à ce que j’ai pris dans ma bouche jeudi soir) Le plus drôle, c’est que le croissant, ce n’est pas français d’origine mais autrichien. C’est pour ça qu’on parle de viennoiserie.

- Vraiment ? (Il y a quelque chose dans mon pantalon qui devient croissant quand je suis près de toi)

- (Mais ça l’intéresse vraiment ce que je raconte ?) Tu peux tremper ton croissant dans ton café en société, cela passe en général.

- Si je le fais demain matin, je ne passerais pas pour un mal élevé ? (J’ai très envie de tremper mon croissant dans ton café, Darling)

- (Et crier dans mon lit comme si je l’écorchais vif, c’est bien élevé ?) Non. Mais tu sais, cela reste tout de même le petit-déjeuner amélioré du dimanche, les autres matins, c’est plus classique, céréales ou baguette.

- Comment tu sais tout ça ? (Dommage que tu ne veuilles plus jouer avec la mienne, de baguette)

- (C’est le meilleur coup du Royaume et je ne referai plus jamais l’amour avec lui, ma vie est NULLE) J’ai passé plusieurs étés en France avec mes parents.

Hermione lui lança un drôle de regard.

- (J’ai envie de vomir) Je vais aller me coucher Drago, je me sens un peu barbouillée, le bateau …

- Tu es un peu pâlotte (Si ça se trouve, je l’ai mise enceinte ! Ma mère va me tuer !)

Drago hésita avant de lancer :

- J’ai passé la soirée de samedi avec Astoria. Elle m’accorde une seconde chance.

- Je suis contente pour toi. C’est une fille bien Astoria.

- Je ne lui ai pas dit pour nous deux.

- Tu as bien fait. Ce n’est pas utile et cela risquerait de la chagriner. Bonne nuit.

 

Hermione dans sa couchette se félicita de la tournure qu’avaient pris les choses. Ils avaient commis un faux pas mais ils réussissaient à passer au-delà comme des adultes. Bientôt Drago allait redevenir Malefoy et tout redeviendrait comme avant. Et si elle pleurait là maintenant c’était juste à cause de la fatigue.

 

Mardi 28 juin 2005 – campagne de Fendic

Drago n’avait aucune envie de prendre un autre transport moldu aussi insista-t-il pour voyager via portoloin une fois arrivés en France.

Ils se trouvèrent sur une route caillouteuse, entourés de champs. La campagne était paisible, l’air doux. Hermione désigna le clocher de l’église, en contrebas.

- Allons vers le bourg, nous avons plus de chance de croiser quelqu’un qui pourra nous renseigner.

- Vingt-sept …quatorze…dix-huit …

- Tu comptes quoi Drago ?

- Le nombre de vaches dans les prés, c’est apaisant.

Le bourg aussi était très calme, à cette heure-là les enfants étaient à l’école, les adultes au bureau ou aux champs. Une dame âgée les renseigna.

- Oui, vous trouverez une maison en bois en face du presbytère.

En effet, ils trouvèrent une maison en bois dressée au milieu des autres maisons en pierre.

- Nous y sommes Hermione, et maintenant, que faisons-nous ?

Hermione allait appuyer sur la sonnette quand on ouvrit la porte. C’était une femme d’une trentaine d’année, très souriante.

- C’est vous ! Nous vous attendions ! Entrez donc ! Nous allons prendre un café sur la terrasse. A coffee on ze terrasse ?

- Nous parlons français.

- Tant mieux ! Alors, vous vous intéressez à la permaculture et à l’agroécologie ? Je m’appelle Marie et voici mon mari, Erwan.

Drago plissa ses yeux gris et Hermione répondit avec un franc sourire :

- Enchantée, vous savez la permaculture nous passionne depuis des années. Votre maison en bois est magnifique.

- C’est celle de mon beau-frère. Lui et sa femme sont en voyage, ils reviennent dans quelques jours, pendant ce temps, nous nous occupons des poules et du chat. Vous allez pouvoir poser vos affaires dans le grenier, c’est l’espace aménagé pour les wwoofers. Vous arrivez au moment des salades et des épinards !

 

End Notes:

Wwoof : « World wide opportunities on organic farms » (offres d’emploi mondiales dans les fermes bio). Le wwoofing repose sur l’échange. Les hôtes offrent la nourriture, l'hébergement et les occasions d'apprendre contre une assistance en maraîchage, jardinage ou tout autre travail agricole.

Chapitre 8 - Ronan Le Gal 1 – Merlin 0 by BILZ BREIZH
Author's Notes:

Je vous préviens, il n'est pire aveugle que celui ou celle qui ne veut pas voir.

 

Vendredi 1er juillet 2005 – Fendic, dans la maison en bois en face du presbytère

Dans le grenier aménagé en dortoir Hermione en pyjama massait Drago, allongé torse nu sur un lit.

- Oui oui comme ça appuie fort là, ah que diable allais-je faire dans cette galère ?

- Vois le bon côté des choses, nos hôtes sont charmants et la cuisine est délicieuse.

- Ils nous prennent pour des journaliers ! Si je revois encore un ver de terre ou une brouette, je vomis.

- Drago, par être exact, ils nous prennent pour des wwoofers, ce qui est à distinguer des contrats à durée déterminée. Demain, c’est samedi, pas besoin de se lever à l’aube.

Drago gémit puis soupira :

- C’est plus compliqué que prévu.

- Ta guérison a un lien avec cette maison, c’est sûr.

- J’ai cru que nous allions trouver quelque chose dans leur champ ou dans le jardin de cette maison. Nous faisons peut-être fausse route depuis des jours. Il y a une autre maison en bois, à côté de la rivière.

- C’est peut-être une plante que nous n’avons pas encore identifiée ou une pierre.

- Erwan nous a présenté tous les végétaux et minéraux du terrain.

Hermione regarda les deux piles de livres posées à côté de son lit, l’une très haute faite de manuels sur la permaculture et l’agroécologie et l’autre plus petite d’ouvrages ésotériques sur le pouvoir des plantes et pierres locales. Ils n’avaient rien trouvé.

- Maintenant j’aurai plus de considération pour nos jardiniers. Quel métier ! Ah !

- Tu as une belle écorchure, attends, je dois avoir quelque chose dans mon sac.

- AH !

- Drago, je n’ai encore rien fait.

- J’ai peur que ça pique.

- Ça ne va pas beaucoup piquer.

- Mmmm !

Hermione vit Drago frissonner et dit sans arrière-pensée :

- Tu as vraiment un joli corps.

- Tu n’avais pas remarqué jeudi de la semaine dernière ?

Drago regretta immédiatement ses paroles. Hermione se leva du lit et se glissa dans le sien, placé de l’autre côté du grenier.

- Erwan nous prête sa voiture pour aller à Brocéliande demain.

- Hermione…

- Je sais conduire. Le coin est très beau. Je ne connaissais pas la Bretagne.

- Ça n’a pas compté pour toi ?

- C’est arrivé et je ne sais pas bien pourquoi.

- Cela a peut-être un lien avec le fait que nous nous aimons.

- Non.

- Non quoi ?

- Nous ne nous aimons pas. Tu aimes Astoria et moi, je ne t’aime pas.

Drago quitta son lit et s’agenouilla près de celui d’Hermione.

- Je t’aime. Et toi aussi tu m’aimes. Pourquoi tu compliques tout ?

- Je ne t’aime pas.

- Tu mens.

- Tu es fiancé à une autre. Retourne dans ton lit.

- Avoue que ça t’a plu autant qu’à moi !

- Peut-être étais-je juste sensible à ta technique ?

- Tu as pris mon pénis dans ta bouche ! Ne me dis pas que tu fais ça le premier soir avec tous tes partenaires !

- C’est vrai, samedi soir je n’ai pas sucé Néville. Mais c’est un garçon plus impressionnable.

- Tu as couché avec un autre type samedi ! Tu es vraiment une …

Hermione saisit sa baguette et la pointa sur le sorcier.

- Une quoi s’il te plaît ?

Drago les larmes aux yeux ne répondait pas. Hermione continua :

- Tu m’as insulté tant de fois…

- Alors j’ai eu tort.

- Ecoute moi bien, je suis libre, je fais ce que je veux de mes nuits. Tu as bien couché avec Astoria samedi soir non ? Tu es bien toujours son fiancé ?

Drago se prit la tête dans les mains.

- Samedi soir je n’ai rien pu faire avec Astoria. Nous avons essayé mais j’étais bloqué. C’est avec toi que je voulais être. C’est avec toi que je veux être.

Ils restèrent silencieux une minute. Puis Hermione l’attira vers elle.

Quand Drago se réveilla le lendemain matin, Hermione n’était plus dans le lit. Le clocher de l’Eglise sonnait dix heures. Quand il descendit dans la cuisine, Erwan lui demanda s’il avait bien dormi avec un sourire si vicieux que Drago se demanda si le sort d’assurdiato avait été suffisant. Une autre journée commençait et peut-être une nouvelle vie.

 

Samedi 2 juillet 2005 – dans le jardin de la maison en bois de Fendic

Hermione qui avait bu trop de chouchen avait envie de pleurer. Drago lui avait l’air de passer une très bonne soirée.

- Darling, Brocéliande vous a plu ?

Celle qui lui demandait cela, c’était Célia, la femme de Ronan. Célia et Ronan étaient les propriétaires de la maison en bois. Ils avaient fait leur connaissance à leur retour de Brocéliande. Célia appelait Hermione Darling sans malice car c’est ainsi que l’appelait sournoisement Drago.

- Oui, c’est très beau. Nous avons visité le Château de Trécesson puis les Forges, nous avons pique-niqué à côté de la Fontaine de Jouvence et nous nous sommes recueillis sur le Tombeau de Merlin. Je suis épuisée.

- Tiens prends un petit gâteau. Les fondants au chocolat sont la spécialité de Ronan.

Ronan était le frère d’Erwan et lui ressemblait comme un jumeau. Il précisa :

- Chérie, ma spécialité c’est l’hypnose ericksonnienne.

- L’hypnose ?

Célia gloussa :

- Mon mari est thérapeute. Ce type d’hypnose permet de travailler avec l’inconscient.

Hermione devint toute pâle.

- Et peut-être de retrouver des souvenirs ?

Ronan s’approcha d’elles.

- C’est tout à fait possible.

- C’est ça c’est ça ! Seigneur ! Seigneur !

Drago s’approcha à son tour.

- Darling, est-ce que ça va ?

- Ronan pratique l’hypnose erickonnienne, il peut ouvrir les portes de ton inconscient !

Drago devint encore plus pâle qu’Hermione, tandis que Erwan regardait avec perplexité ce couple d’Anglais un peu coincés, tellement différents des wwoofers habituels. Drago travaillait dans les champs en chemise blanche et malgré la chaleur, Darling ne montrait jamais ni épaules ni genoux.

- Si tu veux Drago, nous ferons une séance demain matin.

Hermione un gâteau à la main, un verre dans l’autre regardait ses pieds. Plus tôt dans la journée elle avait fini par se persuader que Merlin lui-même sortirait de son tombeau pour rendre la mémoire à Drago et la féliciter par la même occasion.

La solution était tellement évidente que son aveuglement à ne pas la voir heurta sa rationalité. Elle l’avait parfaitement vu à leur arrivé mardi, la plaque dorée sur la porte à côté de la sonnette qui précisait que Ronan Le Gal pratiquait l’hypnose et elle connaissait parfaitement les vertus de cette technique sur les pertes de mémoire.

 

End Notes:

Des pronostics sur la suite ?

Au plaisir de vous lire BB

Chapitre 9 - Hypnose et résultat by BILZ BREIZH
Author's Notes:

Je vous préviens, l'hypnose, ça marche !

Dans le grenier Hermione s’endormit à peine couchée, en bavant un peu sur le pyjama de Drago. La semaine avait été épuisante et la journée interminable. La tenir toute détendue dans les bras, c’était bien aussi se dit Drago. Il pensa alors à tout annuler, à rester à jamais dans ce village avec sa belle, à se reconvertir dans l’apiculture et à laisser moisir Malefoy dans les caves de son inconscient. Ils passeraient leurs samedis soir avec Erwan et Ronan, ils joueraient de la musique dans le jardin et discuteraient sans fin de la nécessité de réduire leur empreinte carbone et d’autres sujets moldus.

Hermione bougea un peu dans son sommeil et il put contempler son visage sérieux de guerrière. Née dans une famille de Moldus, elle avait travaillé dur pour devenir une grande sorcière. Ce qu’il imaginait, ce n’était pas le destin d’Hermione Granger et il sut qu’il allait bien la faire cette séance d’hypnose, et c’est parce qu’il la comprenait et qu’il l’aimait profondément qu’il allait accepter de faire quelque chose qui risquait de l’éloigner d’elle pour toujours.

Drago sentit que le sommeil le gagnait à son tour. La séance était prévue pour dix heures. C’était peut-être la dernière nuit qu’il passait avec elle.

 

Dimanche 3 juillet 2005 – Fendic, dans le cabinet de Ronan

Drago allongé sur le divan entendait distinctement la voix de Ronan qui comptait à rebours :

10…9…8…

Le sorcier descendait un escalier en pierre.

7…6…5…4…

Cet escalier lui semblait familier. Il finit par arriver devant une porte, une lourde porte en bois et en fer.

3…2…1…

La porte s’ouvrit. Devant lui se tenait un jeune homme aux cheveux blonds presque blancs, pâle, extrêmement élégant qui lui fit signe d’entrer. Malefoy.

Drago se retrouva dans un salon meublé d’uniquement deux fauteuils. Il prit place dans l’un pendant que son double prenait place dans l’autre. Il sentait la vibration de grands pouvoirs magiques et une douleur profonde. Malefoy lui prit la main et toucha deux points blancs qu’il avait comme lui près du pouce.

- Tu sais ce que c’est ?

- Non.

- Le souvenir d’un coup de cane …Papa en avait une avec une tête de serpent, ce sont les crocs qui ont laissé la marque. Il était très à cheval sur l’obéissance et la discipline. Tu t’en souviens.

- Je me souviens d’une raclée monumentale …parce que …parce que …

Drago se rendit compte qu’il avait oublié.

- Parce que Papa avait appris que tu avais joué avec Elliot et Dexter. Il te l’avait déjà interdit parce que c’était des petits moldus, donc de petits vauriens. Tu étais le fils Malefoy. Le plus dur cela n’a pas été les coups, tu en avais déjà reçu, mais la menace de perdre l’affection de Papa. Je préfère ne pas avoir de fils plutôt qu’avoir engendré un traître à son sang. Papa savait ce qui était bon pour toi. Je t’ai enfermé ici à ce moment et j’ai pris ta place.

Malefoy continua :

- Je suis devenu le fils qu’il voulait avoir, celui allait prendre sa suite. Je t’entendais parfois, tu étais comme un voisin éloigné un peu bruyant. Puis je t’ai oublié. J’ai oublié même ton existence.

Drago regardait son double si raide et si froid.

- Puis il y a eu elle. J’ai rapidement senti le danger. Et toi tu es devenu comme fou.

Malefoy sourit :

- Elle m’irritait. Elle me plaisait. Mais vers mes quatorze ans c’est devenu plus profond. Elle n’avait rien de moins qu’une Sang Pur et même par certains côtés elle possédait bien plus de qualités que quantité de mes cousines ou amies.

- Je savais que tu l’aimais aussi.

- Nouer une relation même amicale avec elle m’aurait conduit tout droit à Durmstrang. Alors…

Malefoy saisit Drago par le bras et plongea son regard dans le sien. Il se vit et il la vit à douze ans, à quatorze ans, à quinze ans.

Personne ne t’a demandé ton avis, à toi, espèce de Sang-de-Bourbe…*

Granger, je te signale qu’ils sont décidés à s’en prendre aux Moldus. Tu as envie de montrer ta culotte en te promenant dans les airs ? Si c’est ça que tu veux, tu n’as qu’à rester où tu es… Ils viennent par ici et je suis sûr que ça nous ferait tous bien rire.**

Tu plaisantes, Weasley ? Tu ne vas quand même pas me dire que quelqu’un a demandé à ça de l’accompagner au bal ? Une Sang-de-Bourbe aux dents de lapin ?**

Donc, Granger, je t’enlève cinq points pour avoir été grossière avec notre nouvelle directrice.***

Malefoy avait été une ordure avec elle. Soudain il entendit des hurlements. Une peur terrible le prit, qui lui tordit l’estomac jusqu’à la nausée. Malefoy qui tremblait autant que lui secouait la tête.

- C’est quoi ça Malefoy ?

Et soudain il vit Malefoy debout, dans le salon de ses parents, proche de l’évanouissement. Il avait l’air d’avoir dix-sept ou dix-huit ans.

- Tu mens, immonde petite Sang-de-Bourbe, et je le sais !****

C’était la tante Bellatrix qui pointait sa baguette vers Hermione en larmes sur le sol !

- REPONDS-MOI ! ENDOLORIS !****

 

Drago Malefoy ouvrit les yeux. De nouveau il était dans le bureau de Ronan, sur le divan rouge. Il eut juste le temps de saisir la corbeille à papier avant de vomir dedans. Il entendit que quelqu’un quittait précipitamment la pièce. Ronan lui tapota l’épaule :

- Ça va aller ça va aller.

C’était une bonne chose qu’Hermione ait ainsi quitté la pièce. Il n’avait aucune envie qu’elle le voie sangloter comme un petit enfant.

 

End Notes:

*Harry Potter et la Chambre des Secrets - JK Rowling

**Harry Potter et la Coupe de Feu - JK Rowling

***Harry Potter et l'Ordre du Phénix - JK Rowling

****Harry Potter et les Reliques de la Mort - JK Rowling

Chapitre 10 - Dernier chapitre dans lequel Drago ne finit pas sa tasse de Earl Grey by BILZ BREIZH
Author's Notes:

Je vous préviens, c'est le dernier chapitre.

 

Mardi 6 septembre 2005 – Ministère de la magie – 15h00

- Bien, dit le juge, l’affaire est classée. Nous levons toutes les poursuites engagées contre vous.

Daphné tapota affectueusement le bras de Drago Malefoy. Ce dernier tourna la tête vers Hermione Granger, qui ne lui accorda pas le moindre regard.

A la fin de la séance d’hypnose, Drago décida de tout avouer à Ronan. Enfin tout ce qu’il était en mesure d’entendre.

- Il y a sept ans, Hermione a été agressée devant moi par une personne armée et je n’ai rien fait.

- Elle t’en a voulu ?

- Je ne sais pas, à ce moment, nous n’étions même pas amis.

- Tu as craint pour ta propre sécurité ?

- J’étais tétanisé.

- Vous en avez reparlé ?

- Non

- Il n’y a pas que ça, n’est-ce pas ?

- C’est exact. D’autres choses me sont revenues.

J’ai révélé son identité en 1998 alors qu’elle était recherchée, j’ai dit répondu oui à la question n’est-ce pas cette dénommée Granger ? J’ai répondu OUI !

- Tu ne veux pas en parler ?

- Je ne préfère pas.

Ronan posa sa main sur son épaule.

- Ce que tu traînes comme culpabilité est tellement lourd que ton cerveau a préféré l’oublier quelques mois. Tu as eu droit à des vacances. Est-ce que tu identifies l’élément déclencheur de ton amnésie ?

- J’ai été attaqué par un gros … chien.

Drago renifla :

- Les vacances sont finies.

Ronan proposa un café à Drago. Célia dans la cuisine paraissait un peu gênée.

- Célia, tu sais où est Hermione ? Je pense que je lui ai fait un peu peur tout à l’heure.

- Elle a laissé un mot pour toi.

- Un mot ? Elle n’est pas là ?

- Elle est partie avec sa valise.

Drago,

Tu as retrouvé la mémoire, je viens d’envoyer un hibou à ta mère. Ma mission est accomplie. Tu es en mesure de t’organiser pour ton retour. Je reviendrai vers toi plus tard au sujet du lycamède.

Hermione

Arrivé en Angleterre Drago apprit qu’Hermione venait d’accepter une mission en Ukraine.

Il fut d’abord occupé à reprendre en main son département et à rattraper in extremis quelques bourdes commises en son absence. Puis Astoria le quitta. Il conserva tout de même son poste à G & M car son ex-beau-père lui gardait une réelle affection, tout comme Daphné. Il n’essaya pas de reprendre contact avec Hermione.

Drago avait trouvé le petit lycamède dans le jardin de l’hôtel où Blaise Zabini avait organisé sa fête. Il avait pris la bête pour un chien et comme l’animal cherchait les caresses, il avait décidé de l’emmener avec lui en se promettant de trouver son propriétaire plus tard. C’est en entendant la bête glapir qu’il identifia sa réelle nature. Il pensa le garder le temps de la soirée puis contacter le lendemain le service de régulation des créatures magiques. Il n’eut pas le temps de la faire car la mère du petit enragée lui planta les crocs dans le flanc. La douleur fut telle qu’il en perdit connaissance.

Fin août le nom du trafiquant fut révélé par lettre anonyme, ce qui corrobora sa version. Le trafiquant reconnut avoir vendu trois des cinq lycamèdes capturés en Asie et en avoir laissé échapper deux à Londres, une femelle et son petit. Drago ne faisait pas partie des acheteurs et fut donc reconnu non coupable d’achat d’espèces protégées.

 

Mardi 6 septembre 2005 – bureau d’Hermione Granger

En ce dimanche de juillet, Hermione avait assisté à la séance d’hypnose. Quand elle comprit que Malefoy était de retour, elle préféra fuir.

Depuis ce jour, elle ne l’avait pas revu. Quand elle apprit sa rupture avec Astoria, elle tâcha de n’associer aucune émotion à cette nouvelle. La journée avait été horrible. Mais pour autant, elle n’avait aucune envie de rentrer chez elle. Il était bientôt 21h00. Ils étaient rares les employés à être encore présents dans les bureaux, aussi fut-elle un peu étonnée quand elle entendit marcher dans le couloir. Quelqu’un poussa sa porte. Drago Malefoy. Hermione pointa sa baguette vers lui.

- Qu’est-ce que tu fais ici ?

Drago s’immobilisa, très pâle. Hermione répéta :

- Qu’est-ce que tu fais ici ?

Drago dit avec difficulté :

- Je voulais te parler. J’étais certain de te trouver ici.

Ce n’était pas la façon de parler de son amoureux de l’été ni tout à fait celle de son vieil ennemi.

- Tu veux me parler de quoi Malefoy ?

- Je voulais d’abord te remercier pour ton aide.

- C’est Astoria que j’ai voulu aider, elle ne supportait plus de voir dans cet état.

- J’ai retrouvé tous mes souvenirs et j’ai gardé ceux d’avril à juillet.

Hermione ne manifesta aucune réaction. Mais Drago fit sa main se serrer jusqu’à blanchir. Il avança alors d’un pas vers elle

- Ne t’approche pas de moi ! Tu es rentré dans ces bureaux de manière illégale je peux te…

- Hermione, je voudrais juste te serrer dans mes bras.

De surprise, Hermione baissa sa baguette.

- Tu es d’accord ?

Hermione hocha la tête et se retrouva contre lui. Elle reconnut son odeur et des larmes lui vinrent aux yeux.  

- La personne avait qui tu as été ce n’est pas vraiment moi. C’est un double que mon cerveau a créé, et qui ressemble à celui que j’ai peut-être été il y a longtemps.

La jeune femme le repoussa brusquement.

- Tu t’imagines que je ne le sais pas ?

- L’idée d’être ton petit-ami me terrorise.

- Sois rassuré, je ne te le demande pas. Sors de mon bureau.

- Astoria m’a quitté.

- Je sais. Tout le monde le sait.

- Elle m’a quitté parce qu’elle savait que je n’arrêtais pas de penser à toi. Je suis fatigué de faire semblant. Je suis effrayé par ce que je ressens pour toi.

- Consulte Drago, c’est peut-être une séquelle de ton agression.

- J’aimerais bien. Mais ce que je ressens pour toi date de bien avant.

Hermione rougit.

- Tu n’as pas idée à quel point c’est dur pour moi de te dire tout ça.

- Ton jumeau avait plus de facilité à s’exprimer.

Drago sourit.

- Ma psychomage dirait que c’est classique d’avoir un double plus extraverti, plus fort et assuré.

Le sorcier sortit un tissu de la poche de sa veste et le tendit à la jeune femme. L’objet, un chouchou rouge et rose ne lui dit d’abord rien. Mais en voyant la phrase brodée, tu es comme une sœur, elle reconnut le cadeau que lui avait cousu et offert Ginny pour son treizième anniversaire. Elle l’avait perdu lors de la coupe du monde de Quidditch en 1994.

- Tu l’avais pris pour me jeter un sort ?

- Non. Je l’avais pris et gardé parce qu’il était à toi.

- Toi, mais qui es-tu à la fin ?

- Ce qui est sûr c’est que je ne serai jamais plus celui qu’on m’intimera d’être. Je peux t’offrir un verre ?

- Tu as vu l’heure ? Nous sommes mardi.

- Si tu me fais un thé chez toi cela me va.

- Et puis quoi encore Malefoy ?

- Oh Hermione, tu me feras tout ce que tu voudras après le thé.

Chez elle, Hermione n’attendit pas que Drago finisse son thé pour l’emmener dans sa chambre. Une fois dans le lit, comme elle défaisait les boutons de sa chemise, il lui dit :

- Tu es sûre ? Si tu savais ce que j’ai envie de te faire …

- Et qu’est-ce que tu as envie de me faire s’il te plaît ?

- J’ai envie de t’épouser.

 

 

End Notes:

 

Merci pour les lectures

Et un bisou spécial pour les reviewers;-)

 

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