Jaune et Noir by Lillynovitch
Summary:

Lilly Arkensy est une élève de sixième année à Poudlard. Repartie à l'âge de 10 ans dans la maison Poufsouffle, elle mène une scolarité tout à fait normale jusqu'à aujourd'hui où elle apprend que sa Directrice de Maison le Professeur Chourave l'a inscrite à la délégation Poudlard qui serait envoyée à Beauxbâtons pour assister (et pourquoi pas participer ?) au tournoi des trois sorciers organisé cette année en France.

En pleine adolescence et remise en question de ses convictions, Lilly va faire une suite de rencontres qui pourront lui donner un nouveau regard sur le monde, alors que les Mangemorts, le Seigneur des Ténèbres et les forces du mal ne font que monter en puissance. 

 

Cette fiction ne tient pas cas de la Coupe de Feu et parlera finalement assez peu de Harry Potter et de sa lutte contre Voldemort. 

 

Je compte sur vos reviews et commentaires qui me feront très plaisir et m'aideront très certainement à progresser !


Categories: Romance (Het), Autres couples (Het) Characters: Blaise Zabini, Drago Malefoy, Gabrielle Delacour, Ginny Weasley, Jumeaux Weasley, Les Mangemorts, Personnage original (OC), Pomona Chourave, Theodore Nott
Genres: Aucun
Langue: Aucun
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Aucun
Chapters: 3 Completed: Non Word count: 5308 Read: 136 Published: 03/12/2021 Updated: 03/12/2021

1. Annonce by Lillynovitch

2. Susan by Lillynovitch

3. Voyage by Lillynovitch

Annonce by Lillynovitch
Author's Notes:

Je me lance pour mon premier chapitre. 

Soyez indulgents c'est la première fois que j'écris une fanfic.

Bonne lecture, je vous retrouve en bas ! :)

Par une fraîche journée d’automne, les traits encore tirés par une nuit compliquée, Lilly Arkensy traversait d’un pas vif le parc en direction de la serre du Professeur Chourave. Sa cravate jaune et noir, couleurs caractéristiques la maison qu’elle chérissait tant voletait au-dessus de son épaule. A 10 ans, elle avait été admise dans la maison Poufsouffle, reconnue pour ses valeurs de loyauté, de persévérance, de sincérité et de justice. L’humidité de l’air et le vent froid fouettaient ses joues blanches pendant que ses jambes la guidaient jusqu’aux portes de la serre. Son endroit favori dans le château, avec la bibliothèque.

- Miss Arkensy, j’ai presque failli vous attendre, lui dit une voix haut perchée provenant d’une épaisse touffe de feuilles rondes et marronées.

Elle entendait le bruit de cisailles qui taillaient vraisemblablement lesdites feuilles, certaines même bougeaient de gauche à droite.

- Toutes mes excuses Professeur, j’ai rencontré des difficultés... cette nuit. Lilly se précipitait derrière le monticule de feuilles pour y rejoindre sa directrice de maison.

Elle laissait son sac tomber à terre et se munit d’une seconde paire de cisailles afin d’aider le Professeur Chourave. Ce grand arbuste qui faisait bien trois têtes de plus que le professeur, bien qu’elle ne soit pas très haute, était un figuier d’Abyssinie. Lilly connaissait bien cet arbuste qu’elle avait appris à tailler dès sa deuxième année. C’est d’ailleurs en deuxième année qu’elle s’était trouvée une réelle passion pour les plantes et leurs usages. C’est ainsi qu’elle avait développé certaines prédispositions en potions, malgré un professeur Rogue sévère et intransigeant. Entre deux « clics » de cisailles, le Professeur Chourave s’enquit de connaître les raisons de la mauvaise nuit de son élève.

- Miss Bones vous donne encore du tracas à cause de ses ronflements ? Je lui ai pourtant dit de rendre visite à Madame Pomfresh pour lui trouver une potion adaptée. Vous n’êtes pas la première à vous plaindre des nuits sonores de votre camarade dit-elle d’un ton agacé, de sa voix aigüe et reconnaissable. Elle s’affairait devant son figuier, ses larges boucles brunes et argentées lui passant devant les yeux, sur lesquelles elle soufflait de temps à autre pour les écarter de son visage.

- Non, Professeur, Susan prend bien ses potions, et heureusement ! J’ai simplement entendu une rumeur hier soir pendant le dîner, au sujet de la délégation qui a été envoyée à Beauxbâtons le mois dernier.

Lilly était pensive, en effet sa nuit avait été agitée, et pour cause. Une semaine auparavant, juste avant Halloween, bon nombre de sixième et septième année avaient été envoyés à Beauxbâtons pour participer au Tournoi des Trois Sorciers. Le Ministère avait jugé trop dangereux d’envoyer de jeunes élèves, c’est ainsi qu’une cinquantaine d’étudiants de Poudlard âgés de plus de 16 ans, toutes maisons confondues, avaient été envoyés en France, afin de représenter l’école, et pourquoi pas, permettre au champion de Poudlard de gagner le Tournoi. Cette délégation, sur base de volontariat, avait été malheureusement constituée par une majorité de Gryffondor et de Serpentard. La raison était que les Serdaigle pensaient beaucoup trop à leurs résultats des B.U.S.E. pour se déconcentrer et bien travailler leurs A.S.P.I.C. et que la maison Poufsouffle n’abritait pas en son sein assez d’élèves suffisamment courageux et téméraires pour risquer leur vie dans un Tournoi aussi dangereux que le Tournoi des Trois Sorciers. Lilly n’avait pas remis en question son courage lorsque la question de partir ou non en France lui avait été posée, mais elle avait souhaité privilégier ses études, elle qui désirait au fond d’elle, devenir professeur de botanique.

 

- Une rumeur, Miss ? Le Professeur s’arrêtait dans sa taille et leva son visage rondouillet vers Lilly, essayant de pénétrer ses pensées de part son regard brun et perçant.

- J’ai entendu dire que, par soucis d’équité, les organisateurs du Tournoi présents en France auraient aimé que toutes les maisons de Poudlard soient représentées en nombre égal. Si j’ai bien compris... il y a trop de Serpentard et de Gryffondor, et pas assez de Poufsouffle et de Serdaigle, lui avoua-t-elle en réhaussant ses lunettes sur le haut de son nez fin. Elle fronça également les sourcils. Lilly savait ce que cela signifiait. Si les Serpentard et les Gryffondor étaient trop nombreux, et les autres, pas assez, cela donnerait lieu à des échanges, et non plus sur base de volontariat cette fois.

Le professeur Chourave se râcla la gorge pour éclaircir sa voix, et pris une profonde inspiration. Tout en reprenant la taille de son figuier, mais dans des gestes plus lents, plus contrôlés.

- Vous devez bien vous douter de ce qu’il va se passer Miss Arkensy. Il nous a été demandé, au Professeur Flitwick et à moi-même de dresser la liste de dix élèves de nos maisons que nous souhaitons envoyer à Beauxbâtons, dit-elle avec une voix plus calme et réfléchie, tout en baissant les yeux vers son petit tas de feuilles.

- Je suis sur cette liste, n’est-ce pas Professeur ? demanda Lilly, d’un ton déçu, presque attristé, car elle posait la question mais connaissait malheureusement la réponse.

- Je vous ai inscrite sur cette liste Miss Arkensy.

Son expression était brute, ferme, presque impassible. Lilly la dévisagea, essayant de comprendre les raisons qui avaient poussé sa directrice de maison à l’envoyer en France pendant près de 6 mois. Était- ce pour l’écarter de ses cours, la forcer à sortir le nez de ses ouvrages poussiéreux ? Voulait-elle se débarrasser d’elle ? Prenait-elle trop de place ? Lilly adorait l’herbologie, elle l’adorait tellement qu’elle pouvait passer des heures dans la serre sans s’en rendre compte. Était-elle devenue aussi envahissante qu’une balsamine ?

- Je vous ai inscrite car vous êtes une de mes meilleures élèves, si ce n’est la meilleure. Votre place est là-bas. Vous ne serez peut-être pas championne, mais vous représenterez dignement notre école. Vous représenterez dignement notre Maison. Vous comprenez ?

Lilly soupira, c’était donc ça la raison. Elle était tellement douée en classe, qu’elle méritait d’aller applaudir trois fous en quête d’adrénaline pendant 6 mois, en France, loin de tous ses repères et de tout ce qui faisait qu’elle se sentait chez elle. Est-ce qu’elle comprenait ? Oui, ou peut-être pas. Elle n’était pas sûre. Elle n’arrivait pas à saisir l’intérêt de partir là-bas. Elle ne voyait pas le but.

- Je pense que je comprends, j’ai du mal à l’entendre, mais je le comprends, dit-elle, résignée.

- Miss Arkensy, il y aura des cours là-bas, et une des plus belles bibliothèques de France. Vous pourriez apprendre des choses que vous n’apprendriez jamais ici. Ce n’est pas pour le Tournoi que je vous y envoie, soyez-en certaine.

Il était là l’intérêt de ce déplacement. Le Professeur Chourave ne la punissait pas. En réalité elle lui offrait une opportunité unique d’apprendre, d’étudier. Un peu comme un stage à l’étranger ?

- Pour être franche professeur, je n’ai que faire des démonstrations sportives de nos écoles. Elle remontait à nouveau sa paire de lunettes dorée sur le haut de son nez.

- J’en ai bien conscience miss, ce n’est pas pour cette raison que je vous envoie à Beauxbâtons. J’aurais aimé vous l’annoncer dans d’autres circonstances, mais comme certaines rumeurs courent plus vite qu’un hippogriffe dans cette école...

 

Toutes les deux riaient de bon cœur, terminant la taille de leur figuier. De tous ses professeurs, Pomona Chourave était sans conteste sa préférée. Elle était directe, franche, ne machait pas ses mots et faisait toujours son possible pour tirer ses élèves vers le haut. Elle avait l’art de déceler le potentiel chez ses élèves, qu’ils soient de sa Maison ou pas. C’était sa vision de la justice, sa plus grande valeur. Celle qui faisait que l’on était un vrai Poufsouffle.

- Savez-vous quand cela sera rendu officiel ? Et quand devrai-je m’envoler vers Beauxbâtons ? demanda Lilly en rangeant les cisailles dans le tiroir prévu à cet effet. Les figuiers étaient dorénavant bien taillés, la récolte des feuilles servirait à préparer potions et onguents, et ils pourraient produire de belles figues au printemps.

- Nous avons rendu notre liste au professeur Dumbledore hier soir même. Une fois qu’il aura donné son aval, je suppose que vous devriez partir d’ici la fin de la semaine. Le Professeur Rogue et le Professeur McGonagall ont également dû établir la liste des élèves qu’ils souhaitaient voir rapatriés ici. Tout ceci doit être fait avant que les champions soient désignés.

- D’ici la fin de la semaine ? s’exclama-t-elle, choquée. Je n’avais pas du tout prévu cela, dit-elle pensive.

Elle se saisit de son sac, et remonta les passants, machinalement. Le Professeur Chourave lui tendit un sourire affectueux.

- Je sais que ceci semble précipité, et croyez-moi que j’aurais souhaité que cela se déroule autrement. Mais le Tournoi est fait d’imprévu Miss Arkensy. Je suis persuadée que vous brillerez par vos talents et votre détermination à Beauxbâtons. Vous avez beaucoup à apprendre des Français, mais rassurez-vous, elle fit une moue mutine, ils ont également beaucoup à apprendre de vous.

Lilly lui rendit son sourire, sans s’en rendre compte. Elle s’entendait si bien avec le professeur Chourave. Elle était maternelle avec elle, et même si elle se comportait de la même manière avec tous ses autres élèves, et particulièrement les élèves de sa propre maison, Lilly se plaisait à penser qu’elle avait une relation privilégiée avec sa directrice. Elle lui faisait une confiance aveugle, et si le professeur jugeait bon pour elle se partir en France pour le Tournoi, elle le ferait, que ceci l’enchante, ou non.

End Notes:

Voici donc votre rencontre avec mon personnage OC (et pas le dernier) qui va s'intégrer dans l'histoire de Poudlard.

Qu'en avez-vous pensé ? 

Susan by Lillynovitch
Author's Notes:

Je publie le deuxième chapitre dans la foulée. 

Vous allez pouvoir en apprendre plus sur Lilly, son cadre de vie et son caractère.

Bonne lecture :)

Entre les révisions, les cours de soutien aux élèves de première année, et son assistanat auprès du Professeur Chourave, la semaine était passée à une vitesse ahurissante. Les rumeurs et bruits de couloirs s’intensifiaient à mesure que la fin de semaine approcha. Puis le vendredi soir, au dîner, alors que l’on attendait avec impatience les mets concoctés par les elfes de maison affairés aux cuisines, le professeur Dumbledore fit tinter son verre de cristal à l’aide de sa cuillère et demandait l’attention de tous. Le brouhaha vacant dans la grande salle s’éteint peu à peu, et le silence se fit.

- Très chers élèves, vous n’êtes pas sans savoir que certains d’entre vous se sont envolés pour Beauxbâtons afin d’assister au Tournoi des Trois Sorciers. Cependant l’équilibre entre les maisons n’a pas été respecté c’est pourquoi, nous allons y remédier, proclama-t-il de sa voix claire et solennelle.

Des chuchotements couplés à des exclamations se firent entendre. Certains qui n’avaient pas entendus les on-dit dans la semaine se demandaient ce qui les attendait.

- Je vous demande le plus grand silence, je vous prie. Le Professeur Rogue et le Professeur McGonagall ci-présents ont demandés à cinq élèves de leur maison respective de céder leur place à cinq élèves de Serdaigle, et cinq élèves de Poufsouffle, expliqua-t-il alors que certains élèves de Serpentard se mettaient à heur le Directeur, et que d’autres Gryffondor haussaient le ton, estimant que c’était injuste.

- Ce n’est pas la faute des Gryffondor si les Serdaigle manquent de courage pour affronter le tournoi ! s’écria Ben Copper, un élève de cinquième année qui au vu de sa réplique, aurait bien souhaité prendre part au Tournoi.

- Ce n’est pas non plus celle des Serpentard si les Poufsouffle ne sont bons qu’à finir les plats et porter nos sacs plutôt qu’à représenter dignement l’école face à nos adversaires ! surenchérit un Graham Montague, un Serpentard qui semblait particulièrement aimer briller auprès de ses comparses, lorsque ceux-ci le flattaient grâce à des coups d’épaules et des acclamations.

Le reste de l’assemblée haussa le ton, entrainant diverses disputes superficielles entres les membres de chacune des maisons. Les Serdaigle et les Poufsouffle ne se laissaient pas faire face aux affronts des membres des autres maisons. On aurait même pu jurer voir des morceaux de pain voler de table en table.

- Silence ! la voix du Professeur Dumbledore surgit alors et emplit toute la salle comme un écho. Jeunes gens, je vous demande le plus grand des calmes. Il va de soi qu’à aucun moment nous n’avons sollicité votre opinion sur les échanges à venir.

Il s’éclaircit la voix puis reprit en annonçant la liste des Serdaigle qui avaient été choisis par le Professeur Flitwick. Vient ensuite la liste des Poufsouffle, et comme Lilly le savait déjà, son nom fut énoncé au milieu de quatre autres élèves qu’elle ne connaissait malheureusement pas.

- Maintenant que l’annonce est faite, je vous souhaite à toutes et à tous, un bon appétit.

Le brouhaha habituel de la grande salle reprit, et les élèves qui venaient d’être nommés discutaient entre eux de l’aventure qui les attendait en France. Lilly restait silencieuse face à son assiette, le regard de ses camarades fixé sur elle.

- Tu comptes compter le nombre de haricots que je mets dans ma bouche Susan ? dit-elle subitement alors que Susan la regardait bouche bée.

- Tu vas partir au Tournoi ? Mais depuis quand le sais-tu ? s’empressa-t-elle de lui demander.

 

- Le Professeur Chourave m’en a parlé plus tôt dans la semaine, lui répondit Lilly sans quitter son assiette des yeux.

- Mais tu n’as pas peur ? Je veux dire, c’est extrêmement dangereux comme concours.

Susan avait les yeux écarquillés. Son expression d’hébétude était la traduction même de sa nature profonde. Susan était une fille adorable, elle était dévouée à ses amis, toujours aux petits soins et à l’écoute de leurs moindres besoins mais elle pouvait parfois être un peu envahissante. Elle avait un an de plus que Lilly, était donc en septième année. Malgré ses dix-sept ans elle avait toujours son visage enfantin, mutin, cette façade curieuse et ses joues rondes. Elle s’était rapidement liée d’amitié avec Lilly lorsque celle-ci fit son entrée à Poudlard à ses dix ans, prétextant que les élèves de deuxième année se devaient de jouer le rôle de parrain des élèves de première année. Malheureusement, les années durant, les caractères de Susan et Lilly ont fait que les rôles s’étaient inversés.

Susan était craintive et hésitante, parfois même beaucoup trop naïve. Ceci devait certainement être mis sur le compte de son passif familial. En effet, un certain nombre des membres de sa famille avaient été assassinés par Voldemort et ses fidèles lors de la première guerre. Elle avait encore sa mère, mais c’était comme si elle n’avait plus personne. Barbara Bones était plongée dans la dépression depuis que son mari, et père de Susan, eût été torturé et finalement tué par un Mangemort du nom de Walden Macnair. Depuis Susan vit une crainte sans borne pour les forces du Mal, et ceux qui les représentent. On aurait pu penser que ceci l’aurait consolidée, lui aurait donné une soif de revanche et d’envie de lutter contre ceux qui lui avaient volé toutes ces parts de bonheur qui font que l’on évolue dans un cercle familial sain et chaleureux, mais ce n’en fut pas le cas. Susan s’était laissée se faire accabler par la vie et ses malheurs, et se renfermait dans ce cocon de repères et de sécurité que lui procurait Poudlard. Elle n’avait pas envie de lutter, elle ne voulait pas faire front et prouver que si le Mal lui avait enlevé de nombreux proches, ils ne l’auraient pas elle.

Susan Bones n’était pas comme cela, et ça Lilly l’avait très bien compris. Lilly prenait les gens comme ils étaient, même s’ils pouvaient parfois être à l’opposé de ses convictions. Elle ne jugeait pas, n’entrait pas en conflit non plus. Alors elle prit volontiers l’amitié que Susan lui avait offerte, même si occasionnellement, voire souvent, elle avait envie de la secouer de la sommer de se battre et de grandir.

Lilly finissait de couper son morceau de gigot puis répondit :

- Je n’ai pas l’intention de me porter volontaire voyons. Je vais saisir cette chance pour passer du temps à la bibliothèque, travailler mes A.S.P.I.C aussi.

- Je trouve que tu travailles beaucoup ces derniers temps, on ne te voit quasiment jamais dans la salle commune, Korbey et Minly aimeraient te donner des biscuits qu’ils cuisinent mais très souvent, tu n’es pas là, se plaignait Susan.

- Alors cela en fait plus pour vous, lui dit Lilly en souriant. Les biscuits des elfes sont divins, je le sais, et je les adore, mais j’ai d’autres priorités et je ne peux pas me permettre de prendre du retard. J’ai trop de lacunes dans certaines matières, et me laisser aller me ferait prendre trop de retard.

- Ils seront tristes de te voir partir pour la France.

Korbey et Minly étaient des elfes de maison travaillant dans les cuisines de Poudlard. Ils avaient pris l’habitude de rendre visite aux élèves de Poufsouffle dans leur salle de commune après les repas afin de les gâter de petits plats, de boissons chaudes et très souvent de biscuits. Ils s’étaient également pris d’affection pour Lilly et ses camarades de sixième année qu’ils prenaient plaisir à gaver comme des

 

oies pour Noël. Les Poufsouffle traitaient bien les elfes de Poudlard, ils n’avaient jamais remis en question les conditions de travail que leur conféraient leur poste, mais toutes leurs interactions se faisaient dans le respect et la bienveillance à leur égard, ce qui n’était pas le cas avec tous les élèves de l’école.

- Ils trouveront bien d’autres bouches à nourrir, mais, rassure-moi, je ne suis tout de même pas l’estomac le plus en demande dans cette Maison ? demanda-t-elle en riant.

- Non bien sûr que non, Ernie McMillan est bien plus gourmand que toi ! Et je dois reconnaître que j’adore emporter dans mon lit les biscuits violets que Minly prépare les week-ends, avoua-t-elle en se léchant la lèvre inférieure.

Une fois son assiette finie, Lilly rassembla le peu d’affaire qu’elle avait avec elle et se leva, pour partir en direction de sa chambre.

- Tu pars déjà ? Ne me dis pas que tu vas encore à la bibliothèque, demanda Susan la bouche pleine.

- Je dois me coucher tôt, demain c’est le départ pour Beauxbâtons, lui répondit Lilly en remontant ses lunettes, je ne connais même pas les autres, j’espère que la bibliothèque là-bas est très grande et très vaste car je vais avoir beaucoup de temps pour étudier.

- Tu m’écriras, pas vrai Lilly ?

- Aussi souvent que possible, je te le promets. Et ne me regarde pas comme ça ! On dirait que tu vas te mettre à pleurer.

Susan avait en effet les yeux humides, et son nez rond se teintait de rose, comme s’il était lui aussi, prêt à s’humidifier. Elle secoua la tête, avalant ce qu’il restait dans son verre d’eau puis se reprit.

- Désolée, mais tu vas me manquer je crois. Ce ne sera pas pareil sans toi ici.

- Toi aussi tu vas me manquer Susan, lui répondit Lilly dans un sourire affectueux. Révise bien, et si tu as besoin d’aide en botanique...

- Je t’écrirai ! lui dit-elle en la coupant. Maintenant file, je ne veux pas te retarder.

Lilly tourna les talons et se dirigeait vers le couloir hors de la grande salle puis dévalait les escaliers en direction la salle commune près des cuisines. Une fois rendue dans sa chambre elle se saisit de sa grande valise brune, et y enfourna tous les vêtements qu’elle jugeait utile d’emporter. Cela pouvait aller d’une paire de jeans, à de gros pulls d’hiver, évidemment elle n’oubliait pas sa cape noire brodée de l’écusson jaune. Elle pensait également à prendre de grosses paires de chaussettes, de bonnes chaussures de marche et des bottes de pluie. Quel temps fait-il en France ? Et Beauxbâtons, c’est où exactement ? Des questions qu’elle n’avait pas réellement pris le temps de se poser entre l’annonce faite par sa directrice de Maison et cet instant. Elle se munit ensuite de certains livres de cours et de babioles que ses parents lui avaient offertes. Pour finir, elle mit sa baguette dans l’étui dont sa grand- mère lui fit cadeau à Noël dernier, étui qu’elle prit soin de ranger dans un coin de la valise, près de parchemins vierges, de sa plume favorite et de son pot d’encre. Elle s’assit alors sur le bord de son lit et pris soin de jeter un sort a son baldaquin qui l’isola de tous les bruits extérieurs afin de passer une dernière et bonne nuit dans ce dortoir qu’elle connaissait par cœur.

End Notes:

Il fallait bien intégrer quelques noms connus de Poufsouffle ! 

J'ai particulièrement aimé intégrer des elfes de maison dans le récit, et de parler de l'importance qu'ils ont aux yeux de notre maison jaune et noir. 

Troisième chapitre imminent ;)

Voyage by Lillynovitch
Author's Notes:

C'est l'heure du grand départ pour Lilly, tout droit direction la France.

J'introduis également un autre personnage OC. Ne vous inquiétez pas ils n'y en aura pas tant que ça.

Bonne lecture :)

Au petit matin, bien avant même que les oiseaux se réveillent, les dix élèves choisis par leurs directeurs respectifs étaient fin prêts, bagages en main, et près de la grande porte. Hagrid le garde-chasse, trop peu matinal, était accoudé à une gargouille qui elle aussi avait l’air bien endormi. On entendait des pas dans l’escalier, il s’agissait du minuscule Professeur Flitwick accompagné du Professeur Chourave qui s’empressaient de rejoindre leurs élèves afin de leur donner les dernières recommandations.

- Les Serdaigle avec moi, dit le Professeur Flitwick, et soudainement la bande s’approchait de lui les uns derrière les autres.

- Les Poufsouffle, s’enquit également le Professeur Chourave.

Ils se mirent tous également en rang d’oignon et cette dernière se racla gorge.

- Bien, maintenant que vous êtes tous prêts, vous allez pouvoir partir pour Pré-au-Lard, accompagnés par Hagrid. Une fois là-bas vous prendrez place à bord du Poudlard Express qui vous amènera jusqu’en France. Le trajet pourra être long, prenez le temps de vous reposer.

Elle marmonnait quelque chose entre ses lèvres et scruta tous les élèves qui chuchotaient entre eux. Soudain, Hagrid qui semblait sortir de sa nuit fit sursauter une Serdaigle en prenant la parole.

- Bonjour à tous, nous allons y aller. Dépêchons, nous ne sommes pas en avance.

Les portes s’ouvrirent et marchant d’un pas léger, la joyeuse troupe dévala la pente qui menait jusqu’au grand portail, où se situaient les calèches qui les attendaient pour les porter jusqu’à Pré-au- Lard. Le soleil se levait à peine, et l’air était bien plus frais qu’en journée. Lilly fourra son nez dans son écharpe, tentant de se le réchauffer en soufflant dans le tissu. De temps en temps cela lui causait de la buée sur ses lunettes, mais tant qu’elle arrivait à distinguer les silhouettes de ceux qui la devançaient, elle ne s’en souciait pas.

- Pressez le pas derrière ! s’écria Hagrid sa voix tonitruante.

En effet à l’arrière deux jeunes Poufsouffle avaient le pas trainant, il était sûrement trop tôt pour eux pour faire une balade si matinale.

- Tu ne marches pas droit, entendit Lilly à côté d’elle.

C’était la voix d’un jeune homme, et lorsqu’elle tournait la tête, elle s’aperçut que c’était un élève de sa maison.

- Je n’y vois rien avec toute cette buée... lui répondit Lilly visiblement un peu gênée d’avoir l’air si empoté. C’est déjà difficile de tenir le rythme à cette allure, alors sans y voir.

Le jeune homme sourit d’abord, puis laissait échapper un petit rire compatissant, enfin, il tendit sa fine baguette noire vers elle et lança un sort.

- Nonebula !

Toute la buée disparût instantanément de ses verres, et elle pût enfin distinguer le visage de la

silhouette qui venait de lui rendre un sacré coup de main. - Je te remercie ! lui dit-elle, reconnaissante.

 

Il était sacrément grand, plutôt très fin, le visage émacié, presque taillé à la serpe. Il avait les cheveux châtains qui lui tombaient légèrement sur le front et les yeux. Vêtu de sa cape brodée d’un blaireau jaune et noir et d’une écharpe assortie, il lui tendit la main pour se présenter.

- Avec plaisir, je suis Jasper...

- Raywood, le coupa-t-elle en lui serrant la main.

Il fut surpris qu’elle connaisse son identité, et lui sourit, pris de court.

- Nous y voilà ! gronda Hagrid, il y a deux calèches, montez dedans, allez allez. Elles vous emmèneront directement à la gare de Pré-au-Lard. Je vous retrouve là-bas.

Un par un, les élèves prirent place à bord des calèches, et à leur surprise, ils se retrouvaient tous à peu près mélangés. Lilly était tout de même restée avec Jasper Raywood qu’elle venait donc de rencontrer. Une fois tous installés, les calèches se mirent en route pour la gare. Pendant ce temps, Jasper fixait Lilly avec une drôle d’intensité.

- Alors, tu sais comment je m’appelle ? demanda-t-il.

Il semblait déstabilisé par cette nouvelle. Lilly lui sourit en remontant ses lunettes sur le haut de son nez, puis se frottant les épaules de ses mains gantées lui répondit :

- Bien sûr, tu es Jasper Raywood, septième année. Pourquoi es-tu si surpris ? Tu ne connais pas mon nom ?

- Pour être franc, non, lui répondit-il gêné.

Depuis le temps qu’elle était à Poudlard, elle avait appris à connaître le nom de tous ses camarades, du moins ceux qui avaient relativement le même âge qu’elle, même si elle n’avait pas vraiment tissé quelque lien que ce soit avec eux.

- J’ai la mémoire des noms et des visages, ça doit être pour ça, mais effectivement nous ne nous étions jamais parlé jusqu’à présent. Je crois savoir que tu es arrivé en troisième année c’est ça ?

Jasper écarquilla les yeux, décidément, Lilly semblait tout connaître sur lui et il n’avait pas l’air si rassuré qu’il essayait de montrer.

- Tu me ferais presque peur, c’est exact. Comment peux-tu retenir tout ça ?

- Parce que les nouveaux élèves sont rares, surtout en cours de cursus, expliqua-t-elle, je suis Lilly Arkensy, sixième année.

- Je suis enchanté de te connaître Lilly Arkensy. Après tant d’années il était temps !

- Il n’est jamais trop tard pour les rencontres, lui répondit-elle dans un sourire.

Le reste du trajet vers Pré-au-Lard se fit dans le silence. De temps en temps on entendait quelques exclamations à propos du froid et du vent, mais Lilly restait en boule sur son siège, avec hâte d’arriver à la gare pour se mettre dans un des compartiments du Poudlard Express, bien au chaud. Jasper restait silencieux lui aussi, il avait l’air d’être moins mortifié par l’air glacé du matin, et laissait son regard divaguer vers le paysage alentours, posant parfois les yeux sur Lilly, sans buée sur ses lunettes, assise juste en face de lui.

Hagrid était bien à côté du Poudlard Express comme il l’avait annoncé quelques minutes plus tôt. Le train était fumant, bruyant, prêt à dévorer les kilomètres qui reliaient l’école et Beauxbâtons. Quelques

 

coups de klaxon se firent entendre, signe qu’il était sur le point de partir, les élèves se précipitaient donc vers les marches menant à l’entrée des wagons.

- A votre arrivée en France, le Professeur Dumbledore vous retrouvera sur le quai. Bon voyage ! hurla Hagrid qui tentait de couvrir les alertes bruyantes du train dont le départ était imminent. Il leur fit un geste de la main, et le départ fût prononcé.

A bord du train, Lilly s’installait dans un compartiment vide, comme la plupart des wagons. Les élèves n’étant que dix, ils s’étaient légèrement dispersés, restant à deux ou trois dans chaque compartiment.

- Je peux m’installer ici ? demanda Jasper qui se présentait à l’entrée.

Lilly qui venait de retirer sa robe de sorcière, et de poser sa grande valise sous l’assise, releva la tête en sursautant. Elle réhaussait à nouveau ses lunettes sur son nez et l’invita à s’asseoir face à elle.

- Ma valise est trop grosse, elle a du mal à rentrer, dit-elle en poussant de toutes ses forces sur la valise, lui donnant une légère suée.

Il la regardait faire en souriant, prenant le temps lui aussi de ranger son bagage, et de retirer sa robe de sorcier pour se mettre plus à l’aise. Comme ils pouvaient s’y attendre, la température était bien plus acceptable dans le train, et ne sachant pas combien de temps le trajet prendrait, autant s’installer confortablement. Un gros « clac » provenant de l’assise venait d’informer Lilly que la valise était calée, et bien calée. Elle ne bougeait plus, craignant d’avoir cassé quoique ce soit.

- Et bien, je crois qu’elle ne risque pas de s’envoler celle-là ! dit Jasper en riant.

- Merlin, j’espère que je n’ai rien abîmé, répliqua Lilly en portant ses mains à sa bouche.

- Tu ne dois certainement pas être la première, et encore moins la dernière à avoir des bagages aussi volumineux.

- Non ça c’est certain, mais je ne savais pas quoi emporter ! On ne nous a rien dit... toi ta valise est minuscule.

Elle jeta un regard soucieux vers la malle de Jasper, constatant en effet qu’elle faisait la moitié de la taille de la sienne.

- J’y ai jeté un sort de rétrécissement avant de partir, je suis comme toi, je ne savais pas quoi prendre comme vêtements ou comme objets nécessaires alors j’ai pris à peu près tout ce que j’avais et j’ai tout emballé dans mon petit balluchon.

Lilly restait silencieuse, admirative, en se sentant même un peu bête.

- J’aurais dû y penser !

- Au retour tu feras comme moi, ce n’est pas grave.

Il lui jetait un regard serein et rassurant lorsque tout à coup, ils sentirent une sensation dans leur ventre qu’ils n’avaient jusqu’alors jamais connu. Leurs entrailles se serrèrent, et leur souffle se coupa.

- Mais qu’est-ce que...

- Lilly, regarde ! s’exclama Jasper qui montrait du doigt la fenêtre.

Le train semblait s’élever dans les airs, ils voyaient la gare de Pré-au-Lard au loin, et montaient peu à peu vers les nuages, traversant les forêts environnantes à une vitesse qui leur semblait irréelle.

 

- Le Poudlard Express vole ? Je n’ai jamais vu ça ! s’écriait Lilly, le nez collé à la vitre. C’est impressionnant, on va arriver en France beaucoup plus vite que prévu finalement.

Une fois leur corps accoutumé à l’altitude et aux mouvements du train flottant dans les airs, les deux camarades s’installèrent confortablement sur leur banquette. Ils continuaient de discuter vivement tous les deux, apprenant à se connaître l’un et l’autre.

Jasper racontait à Lilly comment il avait fini par atterrir à Poudlard en troisième année, alors que Lilly en était à sa seconde. Il arrivait tout droit de Nouvelle-Zélande, ses parents étaient tous les deux infirmiers et avaient pris leur poste à Sainte Mangouste pour se rapprocher de leur famille maternelle qui vivait à Londres. Jasper était donc d’origine britannique mais avait passé toute son enfance à l’autre bout du monde, de l’autre côté du globe. Ils parlaient également des cours, de leurs matières préférées, des professeurs qu’ils aimaient le moins. Il lui avoua alors avoir une préférence pour la Défense Contre les Forces du Mal, ainsi que les Sortilèges, même s’il avait été quelque peu déstabilisé par les changements récurrents de professeurs au poste de Défense. Son professeur favori était le Professeur Trelawney :

- Je ne comprends jamais rien de ce qu’elle raconte, mais elle me fait rire, lui avait-il alors dit en riant.

Lilly, elle, ne la supportait pas. Durant toutes sa scolarité, elle n’avait pas réussi à trouver son troisième œil, sa faculté divinatoire. Lilly aimait le concret, le palpable, les faits. Tout ce qui était à l’opposé de la divination était bien trop ésotérique pour elle.

- A force d’épaissir les verres de ses lunettes on ne verra plus ses yeux ! En revanche je suis sûre qu’avec ses loupes elle peut très certainement voir ce que nous ne voyons pas, ça ne fait aucun doute.

Ils éclatèrent alors de rire tous les deux, en regardant par la fenêtre les paysages défiler à une vitesse ahurissante. De ce qu’ils constataient, ils avaient traversé la Manche depuis un moment déjà, ce qui voulait dire qu’ils volaient dès à présent au-dessus des terres françaises, et que leur arrivée, ou atterrissage pour être plus exact, était imminent.

End Notes:

Bientôt l'heure d'arriver à l'Academie Beauxbâtons !

Qu'avez-vous pensé de Jasper ? 

N'hésitez pas à me laisser vos retours ça m'aide énormément.

Le quatrième chapitre arrive bientôt.

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