Et alors, on attend pas Patrick? by bellatrix92
Summary:

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Ou les tribulations d'un auror français, un poil vieux jeu et franchement beauf, après une mission en Angleterre.

 

Car Patrick a un caractère qui ne laisse personne indifférent, qu'on l'aime ou qu'on le déteste. Son côté bravache, son orgueil à fleur de peau et sa bravoure inconditionnelle... Autant de choses qui reviennent lorsque les autres parlent de lui.

 

Mais qui est vraiment Patrick et qu'est-ce qui se cache derrière la rude façade qu'il affiche?

 

 

Montage réalisé avec une image appartenant à Pathé Distribution


Categories: Tranches de vie, Romance (Het), Univers Alternatifs Characters: Personnage original (OC)
Genres: Amitié, Guerre
Langue: Français
Warnings: Lime
Challenges: Aucun
Series: Les Enfants perdus, La Guerre des Sorciers, Les chroniques du Blocksberg
Chapters: 4 Completed: Non Word count: 3275 Read: 563 Published: 12/02/2022 Updated: 12/02/2022
Story Notes:

Les quatre premiers chapitres ont été écrits dans le cadre de la nuit érotique du 12 février 2022 (et si vous vous demandez pour certains où se cache l'érotisme, hébien c'est normal!).

 

Mais c'était surtout l'occasion de brosser le portrait d'un personnage qui me trottait depuis un moment dans la tête. 

Mesdames et Messieurs, voici l'histoire de l'illustre et inénarable Patrick Tillois (aussi appelé Casanova ou "le Seigneur des Beaufs") à l'occasion)!

A travers les stores by bellatrix92

 

La lumière qui filtrait à travers les stries des stores semblait intense dans la pénombre ambiante, et elle se reflétait de manière très crue sur le corps d'Audrey qui s'était assise et reprenait doucement son souffle tandis que lui faisait de même allongé entre les draps. Il devinait sans aucune hésitation qu'il avait les joues aussi rouges que les siennes.

Et redressée comme elle l'était à ses côtés, la jeune femme ressemblait à une statue grecque, et lui adorait ses adorables petits seins ronds qui la faisaient ressembler à une Venus antique, d'autant qu'elle en avait le visage et le port.

Audrey avait pourtant déjà repris son air sérieux tandis qu'elle examinait les tatouages qui ornaient son corps, ainsi que ses cicatrices. Elle faisait toujours cela, tentant de saisir ce qu'elle ne pouvait comprendre chez lui.

 

Pourquoi avait-elle succombé à son charme ? Il n'aurait su le dire car il ne comprenait pas les femmes, aussi souvent qu'ils les fréquente. Bien sûr, il savait qu'il n'était pas dénué de charisme, malgré sa calvitie déjà prononcée qui l'avait parfois fait surnommer « le moine » dans son unité d'aurors spécialisés mais pas toujours finauds.

Il avait une démarche souple et rapide qui interpellait souvent ceux qui ne le connaissaient pas, et une prestance qui intimidait bon nombre de personnes. De là découlait ses attraits, et le charme qu'il possédait. Quant-à ses blessures de guerre, il ne les exposait pas en public, inutile donc de leur attribuer ce mérite.

Une cicatrice en forme de croissant, vestige de la morsure de l'un de ces maudits loups animagus était visible sur son bras droit en ce début de matinée. Mais dès lors qu'il revêtirait son uniforme, elle disparaîtrait au dessous, tout comme le reste.

 

Ses tatouages, la seule excentricité qu'il s'était autorisée. Il en était bardé de haut en bas, mais pas sur les mains ni sur le visage.

Un dragon sur l'épaule et le bras droit cachait une grave brûlure qu'il avait reçue lors de sa première année de service, un phénix sur l'épaule gauche lui rappelait de quelle manière il avait été sauvé par miracle lorsqu'une accromentule l'avait mordu sur le mollet droit, mollet sur lequel elle était aujourd'hui dessinée de manière stylisée.

Quant-au loup qu'il s'était fait tatouer dans le dos, s'il cachait une profonde griffure qui avait également failli l'emporter, il faisait toutefois également référence à ce damné Delfuego et à un maléfice qu'il lui avait envoyé, bien des années plus tôt, alors qu'il combattait aux côté d'Albus Dumbledore pour protéger les accès de Poudlard donnant sur la Forêt interdite.

Qu'est-ce qu'Audrey pouvait comprendre de tout ceci, elle qui était moldue ? Rien. Pourtant sa curiosité ne semblait pas avoir de limite et c'est d'une main douce qu'elle caressait à présent le phénix sur son épaule.

Soudain elle le regarda dans les yeux :

- Je ne connais pas cet oiseau, dit-elle. Qu'est-ce que c'est ?

- Un phénix, répondit-il. Celui-ci s'appelle Fumseck.

- Tu le connais ? Demanda t-elle.

- Si l'on peut dire.

 

Pouvait-on connaître un phénix ? Se demanda t-il franchement.

 

Il en doutait, même Albus Dumbledore en personne semblait prendre ses précautions avec l'oiseau, quoique celui-ci lui soit lié.

Nerveusement, il attira Audrey contre lui et c'est avec un sourire qu'elle vint se coucher à son côté tandis qu'il lui caressait ses cheveux :

- Faut-il toujours que tu scrutes mes cicatrices ? Lui murmura t-il.

- Elles sont intrigantes, répondit la jeune femme. Je ne comprends pas comment tu as pu les avoir. On dirait que tu t'es battu contre des créatures extraordinaires et qu'elles ont failli gagner.

 

Si seulement elle savait... Songea t-il avec amertume. Si elle savait à quels combats il s'était livré, à quelle violence lui et ses frères d'armes s'étaient exposés, combien étaient morts en service dans ce pays... Et surtout pourquoi.

Cela ferait bientôt six ans que toutes ces horreurs avaient pris fin et que lui-même, après une longue convalescence due à sa blessure, était resté fixé en Angleterre sans bien savoir pourquoi, vivotant et se contentant d'un boulot d'auxiliaire et de consultant auprès du Ministère. Bien-sûr, cela avait ses avantages et en premier lieu celui de la liberté. Il l'appréciait chaque jours, notamment lorsqu'il s'éveillait aux côtés de la jolie femme qu'il serrait à présent contre lui.

 

Car Audrey Adrian était belle, pas très intelligente certes, complètement ignorante même... Mais c'était une femme bonne et douce, aimante avec son petit garçon, soigneuse dans sa manière d'être et de tenir son foyer, travailleuse... D'énormes qualités qui lui faisait regretter à lui qu'elle ne soit ni de son rang ni de son monde.

Pourtant, et il en devenait chaque jour un peu plus conscient, il avait besoin d'autre-chose que de cette silhouette magnifique se découpant dans les rais de lumière du volet.

Son pays lui manquait, ses frères d'armes, ses missions... Le sens de sa vie lui manquait.

 

Et quand il regardait le ventre de sa compagne qui commençait tout juste à s'arrondir, alors que lui-même planifiait déjà sa fuite (il ne pouvait appeler cela autrement), la culpabilité lui pinçait le cœur. Pourtant il savait qu'il ne resterait pas, qu'il ne pourrait pas s'y résoudre.

 

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