Nuits des Chimères by Winter
Summary:

" L'astre, la déesse, le flambeau de la nuit. La lune. Les feux, les flambeaux de la nuit. Les étoiles. (Bern. de St-P.,Harm. nat.,1814)

 

Chimère (chi-mê-r') s. f. : Monstre qui jetait du feu par la gueule, et avait la tête et le poitrail d'un lion, le ventre d'une chèvre et la queue d'un dragon. [Chĭmæra - Χίμαιρα]

 

☾ Recueil de textes écrits lors des Nuits Insolites HPF.


Categories: Autres fics HP, Tranches de vie Characters: Ginny Weasley, Harry Potter, Hermione Granger, Ron Weasley
Genres: Comédie/Humour, Missing Moments, Romance/Amour
Langue: Anglais, Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Aucun
Chapters: 6 Completed: Oui Word count: 3872 Read: 726 Published: 20/07/2021 Updated: 19/05/2022
Story Notes:

Ce recueil regroupe mes textes préférés écrits lors des Nuits insolites HPF, vous pouvez me retrouver sur le forum sous le pseudo rowinter ☁︎

Les chapitres peuvent se lirent de manière indépendante. Lisez selon vos envies au grès des thèmes qui vous inspirent...

1. juillet 2021 - one by Winter

2. juillet 2021 - two by Winter

3. juillet 2021 - three by Winter

4. mars 2022 - three into one by Winter

5. mai 2022 - one by Winter

6. mai 2022 - two by Winter

juillet 2021 - one by Winter
Author's Notes:

☾ Nuit HPF juillet 2021

Défi (stylistique) : Votre texte n’est qu’une seule et longue phrase (au moins 50 mots).

Personnages : Lily Evans (écrite par Juliette54 ♥︎) et James Potter (écrit par moi)

[Lily Evans]

Eh oui, James, je peux te le demander, encore et encore – comme tu sais si bien me demander ce que tu veux, avec insistance et une lourdeur proche du poids du Calmar Géant – mais à chaque fois, tu oublies combien ça m’énerve, combien tu m’énerves à ne jamais – Seigneur, je ne mens pas, jamais – à ne jamais faire la plus petite chose que je te demande, alors que ce n’est quand même pas compliqué de penser à ce que moi je veux, une toute petite, une infime toute petite chose…

 

[James Potter]

— Mais Lily d’amour que j’aime de tout mon coeur, comment je pouvais savoir qu’en oubliant de baisser la cuvette des toilettes, je t’imposais mon mode de vie d’homme en t’obligeant à la toucher alors qu’elle est sale - ça je l’ai bien compris - cependant pas besoin de remettre en question notre couple pour une histoire de cuvette !

 

[Lily Evans]

… Eh bien baisse les deux, nom de nom, ce n’est pas surhumain de prendre cuvette et couvercle et de les baisser lentement – ou brusquement, à ta guise, tant que tu le fais – et de refermer ce toilette sale et puant – parce que monsieur il n’y a pas que la cuvette de sale – et d’ainsi éviter aux vapeurs putrides et nauséabondes de l’eau des toilettes de se déposer sur nos brosse-à-dents !

 

[James Potter]

— Stop, stop, pas besoin d’en dire plus, je suis dégouté à vie, oui à vie Lily, comment pourrais-je me laver les dents à nouveau quand je sais que je peux avoir du pipi sur ma brosse à dent tellement c’est répugnant, non Lily, c’est décidé, je vais arrêter de me laver les dents !

 

[Lily Evans]

… Mais qu’il est bête, c’est pas possible, c’est pas possible, mais qu’est-ce qu’il a dans le crâne, mais qu’est-ce que tu as dans le crâne, par Merlin, mais en plus d’être stupide, tu vas devenir cradoc, je te préviens, si tu continues tu peux dire adieu au bisou du soir et même à celui du matin !

 

[James Potter]

— Lily d’amour, stop, arrête ta diatribe, écoute-moi, viens là, oh qu’est-ce que je t’aime petite Gryffondor de mes rêves, même après tout ce temps tu marches à deux mille à l’heure, tu crois sincèrement que je dirai adieu aux bisous du soir et du matin juste pour ne pas baisser la cuvette des toilettes ?

End Notes:

Hello,

Pour ce premier texte écrit en nuit insolite de ma vie (oui rien que ça), j'étais avec Juliette54, dont je vous invite à lire les fics ♥︎ Nous avons écrit à quatre mains et c'était bien amusant, l'idée est partie d'une discussion eu beaucoup trop tard, cependant, nous nous sommes bien amusées à nous partager les personnages. Juliette a écrit Lily et j'ai écrit James.

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juillet 2021 - two by Winter
Author's Notes:

☾ Nuit HPF juillet 2021

Défi (stylistique) : Vous devez mentionner 5 fois le mot « lapin » dans des contextes différents.

Personnages : Sirius Black, Remus Lupin, Lyra Black (OC)

— Mon lapin…

— Arrête Sirius ! s’énerva le jeune homme.

 

Le Gryffondor éclata de rire ce qui fit se retourner quelques élèves de sixième année.

 

— C’est bien plus drôle de te faire rougir comme ça…

— Arrête Sirius, déclara Lyra avec une mine faussement sévère.

 

Son frère lui fit un clin d’oeil complice, il n’allait pas s’arrêter là. Mais avant qu’il n’enchaîne avec une prochaine boutade, Lyra et Remus se levèrent.

 

— Tu viens de te jeter dans la gueule du loup… commença la jeune fille.

— … tu devrais prendre tes jambes à ton cou et courir comme un lapin, poursuivit Remus.

 

Lyra se rapprocha de lui pour lui prendre la main alors que Sirius devant eux était passé de la surprise à l’hilarité la plus totale.

 

— Maintenant j’ai une faim de loup, nous devrions y aller très chère.

 

Remus sourit, fier de sa blague. Ils commencèrent à avancer vers la Grande Salle pour manger quand Sirius les arrêta, debout sur une chaise, parlant d’une voix forte qui attira les regards de toutes les personnes présentes dans la salle commune. 

 

— Je suis peut-être un chaud lapin, mais je ne pose jamais de lapins. Personne vous dira que passer la nuit avec moi ne vaut pas un pet de lapin ! Ceci-étant dit, j’ai les crocs !

 

Un tonnerre d’applaudissement saluèrent son discours. 

 

Bref, c’était un soir normal parmi tant d’autres à Poudlard.

End Notes:

Ce OC est tiré de ma fic longue Dark Paradise, Lyra Black est la soeur jumelle de Sirius, son histoire se passe donc lors de la première guerre dans un contexte d'aristocratie sorcière et bien sûr un peu de romance ^^

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juillet 2021 - three by Winter
Author's Notes:

☾ Nuit HPF juillet 2021

Défi (stylistique) : Écrire le texte sans finir la dernière phrase.

Personnages : Ginny Weasley, Harry Potter

Ginny se maudissait d’avoir pris des chaussures à talon. En même temps avec ces foutus pavés de Londres, rien ne convenait ! En plus il bruinait, ses cheveux légèrement ondulés allaient en pâtir. Et étant en pleine rue moldue, il était impossible de sortir sa baguette pour se couvrir. C’était quoi déjà le nom du truc moldu qui protège de la pluie ?

 

Para… Para quelque chose. 

 

Elle repéra la silhouette d’Harry qui était en bas d’un immeuble londonien, la tête entrée dans les épaules pour se protéger de la pluie. Immédiatement elle sentie un immense sourire gagner ses lèvres. Elle courut, ignorant ces maudits pavés et courut se jeter dans ses bras. 

 

— Salut toi…

— Salut beau gosse…

 

Il sourit avant de l’embrasser tendrement. Il avait plein de manières de l’embrasser. Ceux pour dire « je t’aime », ceux pendant l’amour, ceux après une dure journée… Elle les connaissait par coeur, et ce soir, elle sentait qu’il avait envie d’une bonne soirée, loin du travail et de ses problèmes. 

 

— On y va ? proposa t-il.

 

Il lui tendit son bras et sortit un appareil moldu, long, comme un bout de bois.

 

— Comment ça s’appelle ?

— Un parapluie.

— Ah oui, voilà.

 

Son coeur se gonfla d’amour quand elle le vit sourire malicieusement, il trouvait ça toujours drôle de lui apprendre des éléments de moldus. Pour ce soir, elle lui accordait quelques secondes de moqueries. Juste quelques secondes. 

 

Le repas se passa tout en douceur, c’était toujours bien avec Harry, elle le connaissait depuis si longtemps. Puis ils transplanèrent au Square Grimmaurd. Ron et Hermione devaient déjà être couchés, ils firent donc attention à ne pas faire de bruits, mais Ginny se sentait d’humeur joyeuse, tout la faisait rire, le dernier verre de vin

End Notes:

Je fais partie de l'équipe des nuits, j'avais proposé ce thème en pensant à Nos étoiles contraires de John Green. Les personnages sont fascinés par un livre qui ne se finit pas. À la fois horrible et génial je trouve, donc voici mon interprétation.

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mars 2022 - three into one by Winter
Author's Notes:

☾ Nuit HPF mars 2022

1. Défi (scénaristique) : Un phénomène météorologique rare doit survenir.

2. Défi (stylistique) : Votre texte est écrit à double sens.

3. Défi (scénaristique) : Explorer les 5 sens (et pourquoi pas 6 ?).

Personnages : Hermione et Ron

Hermione plissa les yeux devant son pare-brise qui était obstrué par la buée et la pluie. Il pleuvait à torrent actuellement, et même avec les essuies-glace au maximum de leur capacité, elle ne parvenait pas à gagner en visibilité. La ventilation était au maximum, mais la petite voiture de location n’était pas très puissante.


 


Alors elle roulait doucement. 


 


Pourtant, quand elle avait quitté Ron un peu plus tôt, il faisait encore un grand soleil. Elle avait eu le temps de rouler vers Portree, la ville principale de l’île de Skye, au nord de l’Angleterre. L’Ecosse, elle connaissait, elle avait l’habitude de ses sautes d’humeur ponctuées par des averses incroyablement fortes et puissantes. 


 


Cependant, d’habitude, ça se calmait plus vite. 


 


À Portree, elle avait fait quelques achats de nourriture, de quoi tenir depuis leur maison de location, perdue dans la vallée, au bord de la falaise. C’était leur refuge à tous les deux depuis deux semaines maintenant, ils ne la quittaient que pour faire des courses, et pour aller à la poste. Hermione écrivait à ses parents de longues lettres, après la guerre, elle avait longtemps maintenu le silence sur les événements passés. Les mots n’avaient pas pu franchir ses lèvres, alors elle s’était tue.


 


Alerte météo, la tempête Gero s’approche du territoire anglais. Attention à vous, chers citoyens, les météorologues enregistrent des vents recors dépassant les 100 miles par heure. Ne prenez pas la route et restez chez vous, ne prenez pas la mer et contactez les secours en cas de débordement des eaux. Le Ministère a fait part de ses recommandations : « Tous les habitants sur le territoire écossais doivent rester chez eux. Il est fort probable que des coupures d’électricité soient à prévoir, munissez-vous de lampes ou bougies ainsi que d’un bon livre ! » Nous allons donc poursuivre avec Depeche Mode, I feel you, pour nous porter jusqu’à demain. Bonne soirée à vous, il est dix-neuf heures trente, nous sommes le 10 janvier 2005 et vous êtes sur BBC Sound.


 


Elle baissa le volume de la radio, savourant toutefois la mélodie réconfortante de cette chanson qui traversait les âges. Au même moment, une violente bourrasque l’obligea à remettre les deux mains sur le volant, bon rappel à l’ordre qu’elle était en pleine tempête. Elle décida de ralentir un peu plus, mis les feux de brouillard, car avec les pleins phares, elle ne voyait décidément rien, et poursuivit la route sans céder au stress.


 


Car le stress, elle en avait connu.


 


Le temps avait beaucoup passé depuis la guerre, elle avait repris ses études, trouvé un travail, appris à vivre sans avoir peur de demain, ou presque et surtout apprendre à vivre avec Ron. Puis leurs premiers « je t’aime », les premières nuits passées ensemble, leurs premières disputes, leurs premières réconciliations, leur mariage… Tout ça l’avait fait mûrir, elle s’était sentie presque prête à tourner la dernière page qui la ramenait à la guerre, presque. 


 


Ron avait fait des études d’auror avec Harry. Ils étaient maintenant de jeunes diplômés, et réalisaient leurs premières missions. Il lui semblait qu’il aimait bien son travail. Non ?


 


Ces quelques jours ici, perdus en pleine campagne écossaise, vide de civilisation, pleine de nature et d’air frais, ce n’était à l’origine que pour quelques jours. Juste histoire de découvrir le pays et puis entre leurs deux agendas de ministres, c’était compliqué de partir plus qu’un week-end, alors voyager loin…


 


Puis le week-end s’était transformé en trois jours, puis en semaine, et ils avaient finalement appelé leur boss pour demander une permission de trois semaines.


 


Dans cette petite maison au bord de la mer, ils avaient entamé leur dernière étape avant de tourner la page avec la guerre et ses horreurs. La journée, ils pouvaient la passer à dormir, à parler, à faire l’amour, à manger, à lire, à regarder un film moldu, à ne rien faire aussi… 


 


Sur cette route de campagne plongée dans le noir et secouée par les vents de la tempête Gero, Hermione sentit une urgente envie de revoir Ron, ici et maintenant. Elle se força à se concentrer très fort sur la route devant elle, ce n’était pas le moment de se prendre un mouton.


 


Ses journées, elle les passait aussi à écrire. Les mots qu’elle ne parvenait pas à dire, elle les écrivait, parfois, c’était de longues phrases sans virgules, parfois, c’était un enchaînement de mots sans réel début ni fin. 


 


Elle envoyait le tout à ses parents, arrivant enfin à leur dire ce qui depuis tout ce temps, la pesait. À chaque lettre envoyée, elle se sentait plus légère, comme apaisée. Aujourd’hui elle avait envoyé la dernière, non pas qu’elle avait tout dit, non elle doutait en arriver là un jour, mais parce qu’aujourd’hui elle commençait un nouveau chapitre de sa vie, et que le passé, il était temps de le laisser dans le passé.


 


Aujourd’hui, c’était le présent et un peu le futur aussi, mais surtout elle avait l’impression que le ciel lui jetait un gros seau d’eau sur la tête, comme pour être bien sûr qu’elle était réveillée.


 


— Bah oui, marmonna t-elle. Je suis bien là et je compte bien vivre maintenant, merci du rappel, j’ai compris.


 


Il lui sembla alors que la pluie était un peu moins forte. Juste un peu.


 


Elle crut voir des yeux briller dans le noir, des moutons sûrement, c’était courant dans cette région reculée. Toute l’île était un véritable champ de moutons. 


 


Quand elle arriva, elle avait mal partout de s’être tant crispée sur le volant. Elle tremblait aussi un peu, avait faim et mourait d’envie de se blottir bien au chaud contre Ron.


 


Celui-ci arrivait en courant, chargé d’un ciré jaune et d’un parapluie qui se retourna avec une nouvelle bourrasque. Même un sort n’empêcherait pas d’être trempé avec une telle tempête.


 


— Ça va ? cria t-il. 


— Oui, oui.


— C’est la folie cette tempête. J’avais peur pour toi sur la route !


 


Elle sourit et le suivit en courant, tentant tant bien que mal de se protéger de la pluie. Une fois rentrés, le calme de la maison faisait un contraste saisissant avec la tempête qui se produisait dehors. Quand elle revint, changée dans des vêtements bien secs, Ron avait chauffé une soupe et l’attendait dans le salon.


 


— Tu as pu faire tout ce que tu voulais ?


— Oui, c’est envoyé.


— Cool.


 


 


*****


 


 


— Tu as pu faire tout ce que tu voulais ?


— Oui, c’est envoyé.


— Cool.


— J’ai acheté de quoi tenir plusieurs jours, on a eu de la chance, avec cette tempête, je doute que demain les routes soient praticables…


 


Ron approuva d’un hochement de tête, il venait de boire une autre gorgée de soupe et celle-ci lui avait fait une petite moustache sur le haut des lèvres. Hermione retint un rire. Il surprit son regard et passa un coup de langue avec un grand sourire.


 


— Et sinon ?


— Je suis allée à la pharmacie aussi.


— Tu es malade ?


 


Oh non, loin de là…


 


 


*****


 


 


— Et sinon ?


— Je suis allée à la pharmacie aussi.


— Tu es malade ?


 


Elle eut un sourire. C’est drôle, dans la voiture avec la musique assourdie par le bruit de la pluie et la peur de ne pas arriver en un seul morceau, elle en avait eu plein des idées de discours. Mais une fois face à Ron, tout s’était envolé. 


 


Par où commencer ?


 


Elle inspira un grand coup et se décida à prendre une nouvelle gorgée de soupe. Elle gagnait du temps, elle savait qu’il le savait, cependant, elle appréciait qu’il ne la brusque pas. Il la laissait trouver ses mots.


 


Bien.


 


— Non, je ne suis pas malade.


 


Il ne répondit pas, l’incitant en silence à poursuivre. Il était devenu fort à ce jeu là. Formation d’auror ou maturité de l’âge ou de celui qui a grandit trop vite ? Elle n’aurait su dire…


 


— J’avais du retard. Je voulais m’assurer…


 


Elle ne finit pas sa phrase. C’est drôle, elle ne savait pas exactement ce qui l’avait poussée à aller à la pharmacie. Des retards de règles, elle en avait eu plein. L’anxiété parait-il pouvait troubler le cycle. Cette fois-ci pourtant… Elle l’avait senti différemment. Ils avaient cessé la contraception depuis un an maintenant. Ils laissaient le temps faire son oeuvre, ne cherchant pas à calculer quand elle ovulait, si c’était le moment propice ou autre. Non, ils avaient continué de faire l’amour quand ils le voulaient, conservant une part de mystère et d’hasard qui fait la beauté de la vie.


 


Elle eut soudain chaud, le contact du bol de soupe contre ses mains devenait de trop et elle décida de le poser devant elle. Ron n’avait toujours rien dit et elle sentit qu’il ne dira rien tant qu’elle ne finirait pas sa phrase. Elle plongea ses yeux dans les siens, inspira profondément avant de lâcher cette phrase qui allait tout faire changer :


 


— C’est positif. Je suis enceinte. 


 


Pas de réaction. Elle a peur un instant qu’elle n’ait pas prononcé la phrase à voix haute, que c’était dans sa tête, puis elle remarqua une larme au coin de son oeil. En fait, il ne savait pas quoi dire. Elle non plus. Elle commença à pleurer doucement, jusque là, elle n’avait pas vraiment réalisé, c’était Ron et ses émotions qui rendait tout plus concret. C’était son rattache à la vie, au monde réel, au bonheur. 


 


Lui aussi pleurait franchement maintenant. Il l’embrassa, la serra dans ses bras, l’embrassa à nouveau sans cesser de répéter des « Je t’aime » qui la fit frémir.


 


Blottie, contre ses bras, alors que la tempête faisait rage au dehors, elle repensa à ce cours de professeur Slughorn, aux trois odeurs qu’elle avait sentit à l’époque : l’herbe fraichement coupée, le parchemin et son odeur à lui.


 


À l’époque, elle ne le savait pas, mais c’était l’odeur du bonheur.


 


Maintenant, elle le savait. 

End Notes:

Du ronmione (comme Ju' elle aime) et puis on tarabistouille pour intégrer les thèmes à l'histoire. Ou alors c'est l'histoire qui intègre les thèmes ?

winter

mai 2022 - one by Winter
Author's Notes:

☾ Nuit HPF mai 2022

Défi (stylistique) : Commencer votre texte par une métaphore.

Personnages : Harry Potter, Hermione Granger, Ginny et Ron Weasley

— I’m feeling blue.

 

— Unless you are like this girl in Willy Wonka's Chocolate Factory, I doubt that. 

 

 

 

Harry looked at Hermione without smiling. 

 

 

 

— Sorry, she said while turning red. Keep it fun Hermione, keep it fun. 

 

— You don’t have to change yourself to be someone different just to… Seduce him…

 

— I’m not! 

 

— Oh come on, you stoped pinching your lips when we don’t do our homework…

 

— I changed.

 

— And I’m one of the Beatles.

 

 

 

She laughed. He liked to see her laughing, it was not common. Not after all the year they’ve been through. Today was a sunny day, one of these warm days of autumn while you perfectly know that you must enjoy these day before the cold of winter. So they went to the park and decided to study. 

 

 

 

That was the original plan. 

 

 

 

Then, some people came with brooms. Ron found it much more interesting that his shit of paper talking about an herb which makes people blue.  

 

 

 

Oh… That color again. Blue.

 

 

 

Ginny left immediately and was flying with so much grace that no one wanted to compete against her. 

 

 

 

Only left on the ground: Harry and Hermione.

 

 

 

One feeling blue. The other one being funny.

 

 

 

— Ron did not disagree only because…

 

— Because of what? Dean said he liked funny girls. No, he said, grils who knows how to have fun! Ron did not disagree, I I totally understand. I know I’m not. And their’s no harm on working on that. 

 

— Hermione…

 

 

 

She looked at him. How could she not trust herself after everything they’ve been through? They saved a whole fucking country from the darkest wizard of all time ! Why did she have to compare herself all the time like that?

 

 

 

— You know that he…

 

— Don’t say it.

 

 

 

He had touched a sensitive point. So he stoped talking and just touched her arm as a « I’m here » kind of message. 

 

 

 

— And you? What about the blue?

 

 

 

Mmmh… Talking with other people about their feelings was kind of easy. The opposite, not really. 

 

 

 

— She will never forgive me for breaking up before going and accept to go back together.

 

— I would not be so sure about that, said Hermione with a nice smile. 

 

 

 

Ron was coming back to them. He layed on the grass and opened again his book.

 

 

 

— Hermione, can you help me with this chapter? I’m not sure I’m getting it completely.

 

 

 

She exchanged a look with Harry. They both knew that never Ron would have been interesting in an herbology book.

 

 

 

A proof of love…

 

 

 

A clear one. 

 

 

 

Harry stood up and walked on direction of the castle. Everyone had their eyes on the sky looking at Ginny scoring again. He did not hear the exclamations of disappointment. Well, he did not interpret them like that. He just thought it was the game going on.

 

 

 

Then a little hand slipped in his.

 

 

 

A proof of love…

 

 

 

Not so clear, or maybe…

 

 

 

— Still in your head with your demons? she said. 

 

 

 

He stopped, his heart was beating so fast, it was crazy. 

 

 

 

— Yeah…

 

— I wish I could do like Luna says, just take them and throw them away. 

 

— Me too.

 

 

 

She laughed, and he joined his laugh to her.

 

 

 

— You’re funny.

 

— Thanks, like Hermione?

 

— Oh… she said ruling her eyes. She has to stop focusing on that. Can’t she see that Ron loves her since… I can’t even remember since when he felt for her!

 

— He is studying herbology with her, I think she has a little clue. 

 

— Hmmmm… Yeah… A little clue. 

 

 

 

She had her look that made him always feel weak in his legs. This look could set a fire in all his body. And she was still not taking back her hand. What did that mean?

 

 

 

— And you, do you have a clue?

 

 

 

What?

 

 

 

— Hm… About what?

 

 

 

She came closely, so close that he forgot to breath again. God she was beautiful. Their lips were so close…

 

 

 

— Do you think that if I kiss you your demons will go away for a while?

 

 

 

Harry always had been proud to be a Gryffindor. This day was no exception. He had to be worth it.

 

 

 

So he took all his courage and said:

 

 

 

— What if we try?

End Notes:

J'adore cette expression "I’m feeling blue." sauf qu'elle ne fonctionne pas en français. Du coup, je me suis lancée en anglais. Puis, je n'arrivais pas à me décider entre un hinny et ronmione, "pourquoi choisir ?" m'a dit Alena ?

winter

mai 2022 - two by Winter
Author's Notes:

☾ Nuit HPF juillet 2021

Défi (stylistique) : Ecrire un total de 333 mots exactement.

Personnages : Harry et Ginny Potter

Des mauvais rêves, il ne cessait jamais vraiment d’en faire. Cela venait par vague. Plusieurs nuits d’affilé, il pouvait en faire, être hanté par son enfance et la guerre. Puis, des mois paisibles pouvaient suivre. 


 


C’était l’été, il faisait si chaud qu’entre dedans et dehors, on ne voyait pas de différence la nuit. Harry se réveilla en sursaut, trempé de sueur et tremblant, il s’obligea à s’asseoir sur le bord du lit pour garder les yeux ouverts. S’il les fermait, il revoyait son cauchemar et…


 


Non.


 


Il but de l’eau tiède qui reposait sur sa table de nuit et hésita à se lever pour prendre une douche fraiche.


 


Un mouvement derrière lui, lui fit tourner la tête. 


 


Ginny, enceinte de six mois, dormait profondément, une main posée sur son ventre. Ses cheveux tombaient en cascade devant ses yeux, il la trouvait si belle, endormie comme ça, avec un air paisible sur le visage. Quelques cheveux étaient collés à son front à cause de la chaleur. Il réfréna son envie de dégager son beau visage. Si elle dormait, tant mieux. 


 


Il se leva, prit cette fameuse douche et revint bien plus apaisé. Après un cauchemar, son cerveau tournait toujours en boucle les images qui le hantaient. Il détestait cette phase d’angoisse qui suivait le réveil. Se lever l’avait bien réveillé, et au moins, il ne ressassait plus tout ça. Il se rallongea, fixant le plafond, tout en entendant au loin les grillons qui chantaient leur comptine de l’été. 


 


Puis un mouvement…


 


Ginny se colla à lui, lui prit la main et la fit passer sur ses épaules pour la poser sur son ventre. Il pouvait sentir le bébé bouger, la respiration de Ginny…


 


C’était la vie… Et l’amour. 


 


Le calme prit place dans son coeur peu à peu. 


 


Et malgré la chaleur, malgré le passé et les cauchemars qui ne cesseraient jamais vraiment de le hanter, Harry s’endormit, paisible. 

End Notes:

Un vrai casse-tête pour faire rentrer toutes les émotions en 333 mots. J'aime toujours autant finir sur une note qui fait sourire. Et du Hinny bien entendu ♡

winter

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