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112ème édition des Nuits HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 112e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 22 mai à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt!
De L'équipe des Nuits le 13/05/2021 13:15


Sélections du mois


Félicitations à Amnesie, Guette et Wapa qui remportent la Sélection sur Regulus (aka le meilleur personnage de tous les temps) !

Pour juin 2021, place à la troublante Pansy Parkinson. Vous pouvez dès à présent proposer vos deux fanfictions favorites sur ce personnage en vous rendant ici ou bien en répondant à cette news.

Enfin, durant le mois de mai, suivez les pas d'une Traîtresse-à-son-Sang, la noble et audacieuse Andromeda Black-Tonks. Venez voter pour vos histoires préférées juste ici.

Très belles lectures à vous !


De L'équipe des Podiums le 02/05/2021 16:39


23ème édition des Nuits Insolites


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 23e édition des Nuits Insolites se déroulera le SAMEDI 1er MAI à partir de 20h. N'hésitez pas à venir vous inscrire !
Les modalités de participation sont disponibles sur le même topic.

A très bientôt !
De L'équipe des Nuits le 24/04/2021 16:26


Sélections du mois


À voter !

Les votes pour le thème de juin 2021 sont ouverts ! Venez choisir entre : Pansy Parkinson, Ordre du Phénix, Moldu, Folie ou Merope Gaunt.

Rendez-vous sur ce topic pour voter jusqu'au 30 avril 2021, 23h59.


De L'équipe des Podiums le 15/04/2021 17:37


111ème édition des Nuits HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 111e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 17 avril à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt!
De L'équipe des Nuits le 09/04/2021 16:31


Sélections du mois


Félicitations à Jalea, SourireSmagiqueS et Roxane-James qui nous ont fait rire aux éclats et qui remportent la Sélection Comédie avec leurs pépites !

Pour mai 2021, c'est au tour d'Andromeda Black-Tonks de briller. Vous pouvez dès à présent proposer vos deux fanfictions favorites sur ce personnage en vous rendant ici ou bien en répondant à cette news.

Enfin, durant le mois d'avril, voici le beau, le sombre, le torturé, le noble Regulus Black dans tous ses états. Venez voter pour vos histoires préférées juste ici.

Très belles lectures à vous !


De L'équipe des Podiums le 07/04/2021 23:36


Le Grain de Sable. par judith1

[89 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

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Note de chapitre:

L'histoire commence au milieu du tome 7, après le départ de Ron. Harry et Hermione sont seuls. Il fait froid, et pour trouver à manger, ce n’est pas toujours rose.
Les jours se succédaient, de plus en plus froids. Tous les matins, une abondante couche de givre couvrait le sol. Et tous les matins, Harry et Hermione se levaient dans l’atmosphère glacée, mangeaient un morceau s’ils avaient de quoi, et rangeaient la tente, s’installant d’un lieu à l’autre, collines, bois et landes, toujours aussi froids et toujours aussi déserts. Ils ne savaient ce qui était le plus dur entre le froid et la faim, l’un alimentant l’autre… Le manque de nourriture leur faisant lutter contre le froid de manière inefficace, le froid leur faisant ressentir la faim de manière plus cruelle. Ils savaient qu’ils prenaient des risques, mais eurent tendance de plus en plus à se rapprocher des villages et des habitations.

Ce soir-là, alors que la constellation d’Orion et l’étoile de Sirius brillaient déjà d’un éclat glacé, le sac en perles autour du cou d’Hermione et la cape d’invisibilité dans la poche de Harry, ils partirent pour une expédition de la plus haute importance, dont dépendait au minimum leur dîner du soir. Ils s’approchèrent le plus discrètement possible du corps de ferme qui constituait leur objectif, dont les bâtiments bas semblaient se ratatiner au sol pour mieux lutter contre le froid. Ils firent le tour de l’arrière de la bâtisse, et trouvèrent enfin une cabane en planche qui était l’objet de leur quête : le poulailler…
« Coooooot, cot, cot, codeeeeec ! »
« Chut… tenta inutilement Harry, en s’approchant du nid d’une poule. Aïe ! »
« Tu t’y prends mal » se moqua Hermione. Harry se suça le doigt meurtri par un bec agressif, tandis qu’Hermione avait déjà ramassé deux œufs et glissé prestement des pièces de monnaie à leur place.
« Tu crois que je finirais à Askaban si je jetais un Sortilège Impardonnable à une poule ? »
« Harry ! »
Harry pointait sa baguette sur la poule, qui gonflait ses plumes et son jabot en le fixant d’un œil noir.
« Non seulement je me vengerais, mais on pourrait améliorer l’ordinaire… ».
Il avait envie d’être Sirius, transformé en chien de préférence. Il n’aurait pas laissé une plume de la poule en question, qui ne l’entendait pas de cette oreille. Tandis que Harry tendait la main vers le nid, la poule se jeta de nouveau sur lui. Au grands maux, les grands remèdes :
« Stupefix ! »
La poule se raidit, et Harry put enfin ramasser un troisième œuf.

« Ca ira comme ça. Si on commence à leur stupéfixier toutes les poules… » dit Hermione.
« Non, répondit Harry en se dirigeant vers un autre nid, il nous en faut au moins une demi-douz… »
« Quelqu’un vient… l’interrompit Hermione, Enervatum ! ». La poule se réveilla, et fit un raffut que Harry et Hermione mirent à profit pour se faufiler sous la cape d’invisibilité
« Lààààà, qu’est-ce qu’il y a ? » dit une petite femme replète, en entrant dans le poulailler
La poule stupéfixiée puis réveillée avait excité ses voisines, qui se mirent à caqueter de concert et à voleter dans tous les sens. La fermière commença à faire le tour des nids, ramassait un œuf après l’autre, et tomba sur une pièce de monnaie.
« Tiens : une poule aux œufs d’or ! » dit-elle, amusée. A ce moment précis, une poule bouscula Harry qui chancela en s’agrippant à sa cape d’invisibilité, découvrant alors une Hermione rouge comme une pivoine. La fermière la considéra, interdite.
« Bonsoir. » articula Hermione avec un sourire jusqu’aux oreilles, digne de la publicité d’une marque de dentifrice.
« C’est vous qui avez mis ça dans le nid ? »
« Oui » acquiesça Hermione en montrant les trois œufs qu’ils avaient pris.
« Vous ne pouviez pas frapper à la porte, comme tout le monde ? Croyez-vous que je vous aurais refusé quelques œufs ? »
« Nous ne voulions pas déranger… »
« Je préfère que vous me dérangiez moi que mes poules… », dit la femme avec bonhomie.

Elle continua à faire le tour des nids. Harry, toujours sous la cape, se faufila silencieusement dehors, se mit à côté de la porte, et retira la cape d’invisibilité, attendant qu’elles sortent à leur tour. Lorsque la femme eut rempli son panier, elle sortit du poulailler, suivi par Hermione. Harry s’avança, faisant comme s’il n’était pas entré dans le poulailler…
« Bonsoir, madame. »
« Ah, vous êtes deux en fait ? Décidément, j’ai de la visite ce soir… »
« Merci pour vos œufs. » dit Harry.
« Vous en voulez d’autres ? »
« Non, merci, Oui, avec plaisir ! » les voix de Harry et de Hermione s’étaient mêlées, donnant une réponse incompréhensible. La femme sourit :
« Il fait trop froid pour discuter ici, venez plutôt dans la maison. »
Harry et Hermione se consultèrent du regard, et acceptèrent de la suivre.

Ils entrèrent dans la maison, la cuisine, tout ce qu’il y avait de plus Moldue, semblait être la pièce principale. Une belle flambée ronflait dans la cheminée de pierre à droite, une porte à gauche devait mener au reste de la maison. Au fond de la pièce, se trouvaient un buffet rustique et un évier de pierre, au dessus duquel se découpait une minuscule fenêtre. Un plafonnier un peu rétro à abat-jour de verre pendait, assez bas, au dessus d’une lourde table de bois qui occupait le centre de la cuisine. Sur le buffet, trônait un poste de télévision volumineux à tube cathodique, qui aurait fait hausser des épaules Dudley Dursley et son écran plat dernier cri.
« …nières nouvelles, ce temps froid et sec devrait persister encore pendant plusieurs jours. Seuls des brouillards locaux sont à craindre, rendant difficile la circulation… Soyez vigilants, ces brouillards sont impossibles à prévoir de façon précise, et sont épais au point de rendre les personnes déprimées et maussades. Ils ont provoqué plusieurs accidents de la route, dont un carambolage qui a impliqué aujourd’hui vingt-huit véhicules sur l’auto… »

« Tu peux baisser le son, Sarah, s’il te plaît ? » dit la femme en entrant.
« Oui, maman. Oh, bonsoir ! »
« Bonsoir. » dirent d’une même voix Harry et Hermione à une jeune fille petite, de 16-17 ans, à la longue chevelure aussi noire que celle de Harry. Sarah se dirigea vers le poste, et tourna le bouton du volume.
« Bon, alors, ces œufs ? »
La femme prit une boîte dans laquelle elle posa délicatement une douzaine d’œufs, qu’elle referma et donna à Hermione. Hermione lui tendit quelques pièces de monnaie, que la femme refusa.
« Nous tenons à payer, madame. »
« Allons, ce n’est rien… »
Harry intervint :
« Laissez-nous vous régler, s’il vous plaît, et si ce n’est pas abuser, cédez-nous une miche de pain ou un kilo de pommes de terre, ensuite nous partirons. »
La femme les considéra alors :
« Ca fait combien de temps que vous n’avez pas pris un vrai repas chaud ? »
Harry en eut des crampes à l’estomac. Il réalisa qu’avec leurs cheveux mal coupés et leurs vêtements négligés, ils ne devaient pas avoir des têtes de personnes en pleine forme et bien nourries… un silence gênant s’installa.
« Ne vous faites pas prier… asseyez-vous, je vais préparer le repas. Pendant ce temps, Sarah, si tu pouvais aller chercher quelques provisions qu’ils emmèneront avec eux ? »
Hermione était de plus en plus rouge. Harry, des yeux, la suppliait d’accepter, puis décida de parler pour elle :
« Merci, vous êtes très aimable. »
Ce n’était pas prudent, mais maintenant qu’elle connaissait leurs visages, prendre un repas ne serait pas plus ni moins dangereux.

Sarah revint les bras chargés de victuailles : un poulet, un jambon cuit, une grosse miche de pain, plusieurs kilos de pommes de terre, d’oignons, de carottes et de choux, des pommes et deux litres de lait.
Harry se croyait au paradis…
« Oh, zut, ça ne va pas être simple pour que vous emportiez tout ça ! » dit Sarah.
« Si, si, nous y arriverons, dit Hermione. Merci. »
Elle fouilla son porte monnaie, et posa d’autorité quelques billets sur le buffet, calculant à l’estime la valeur de ce trésor, et profita de la seconde où elle tournait le dos à Sarah pour faire apparaître un sac de supermarché, dans lequel elle mit les provisions de Sarah.

« Pourquoi êtes-vous si généreuses avec nous ? » demanda Harry.
« Parce que vous n’êtes pas les seuls à être en fuite… répondit la mère de Sarah. Il se passe de drôles de choses dans le pays… »
Harry était sidéré, il ne voulut pas en savoir plus, il valait mieux partir sur le champ, tant pour elles que pour eux-mêmes.
« Il ne faut pas que nous restions, vous prenez des risques avec nous. »
Il se dirigea vers la porte.
« Je ne veux pas savoir qui vous êtes, ni qui vous court après, mais si je peux vous aider un tant soit peu… Restez le temps du repas. »
Le silence tomba à nouveau, on n’entendait que le poste de télévision qui, en sourdine, débitait les nouvelles du jour, pas très réjouissantes du reste :
« Deux personnes ont trouvé la mort, hier à Piccadilly, à leur domicile. Les portes et les fenêtres étant fermées, et n’ayant pas sur eux d’indices sur la cause de leur mort, on suppose qu’ils ont été victimes d’une intoxication au monoxyde de carbone. Nous rappelons que ce gaz incolore et inodore se répand dans les habitations munies d’une chaudière à gaz mal réglée et mal ventilée. Les accidents de ce type s’étant multipliés ces derniers mois, nous vous invitons tout spécialement à… »

Harry écoutait, le regard bêtement attiré par l’écran qui montrait une ambulance dans laquelle des pompiers glissaient deux corps étendus sur des civières. En fait de monoxyde de carbone, un sortilège de mort avait dû passer par là, c’était certain à quatre-vingt dix pour cent… La femme aussi fixa le poste, et prit la parole :
« On ne compte plus le nombre de chaudières mal réglées en Angleterre depuis quelques mois… »
« Maman, tu ne vas pas recommencer avec ça ? » lui demanda sa fille.
Harry se demanda jusqu’à quel point cette femme connaissait l’étendue du problème.
« Sarah, ne plaisante pas avec ces choses-là. La panique recommence, comme il y a une vingtaine d’années, et personne ne sait plus quoi penser. A cette époque-là aussi on parlait de brouillards, d’accidents, et d’intoxications anodines. J’ai avalé les explications des media les unes après les autres, jusqu’à la mort des Johnson. »
« Je connais cette histoire par cœur, maman, tu crois que ça va les intéresser ? »
Harry était plutôt avide de connaître cette histoire, mais il s’efforça d’inviter la femme à en dire plus sur un simple ton poli et détaché :
« Si, je vous en prie, madame. »

La femme les invita à nouveau à s’asseoir, et cette fois Hermione et Harry prirent place à table. La femme prit alors un saladier et une douzaine d’œufs. Cassant la coquille d’un premier œuf sur le bord du récipient, elle raconta :
« Les Johnson étaient nos plus proches voisins, ils habitaient à huit cent mètres, environ, ils avait un fils, Henry, qui avait trois ans de moins que moi. Je m’entendais bien avec lui. Adolescente, il m’a annoncé qu’il n’irait pas dans le collège de la région, mais qu’il allait rentrer dans un établissement privé, où il serait pensionnaire à l’année. Il me manquait car j’étais fille unique, mais je le voyais à Noël et l’été. Il ne me racontait pas ce qu’il y faisait, mais ça avait l’air de le passionner. »
Les œufs tombaient un par un, et scandaient son récit.
« … L’été qui a suivi son diplôme de fin d’études, les mauvaises nouvelles se multipliaient, mais elles ne nous touchaient pas de près. Henry était néanmoins extrêmement nerveux. Il tournait comme un lion en cage, il me disait qu’il avait des projets de vie, mais ne pouvait les mettre en œuvre, et en attendant mieux, aidait ses parents à faire tourner la ferme. J’étais triste pour lui, mais je ne voyais pas comment l’aider. Et ce soir là, fin juillet, la catastrophe est arrivée. Il a tambouriné à ma porte, affolé et sale. Ses vêtements étaient déchirés, il semblait s’être battu. Il m’a dit qu’il était obligé de fuir, qu’il était menacé, il me demandait juste un sac de couchage et quelques provisions. Je lui ai posé des questions, mais il n’a pas répondu et m’a demandé de ne pas dire que je l’avais vu, pas même à la police, pour ma sécurité et celle de mes parents. Il m’a laissé là… Il n’est jamais revenu. »

Elle cassa à nouveau un œuf. Ses mains tremblantes laissèrent tomber la coquille dans le saladier.
« … Le lendemain, on a su que ses parents avaient décédé dans leur lit, sans raison apparente. Henry demeurait introuvable. De mauvaises langues ont prétendu qu’il était pour quelque chose dans la mort de ses parents. Mais l’enquête n’a rien donné qui puisse accréditer cela. Ils ont conclu à une intoxication au monoxyde de carbone et ont entrepris des recherches pour retrouver Henry… Je n’ai rien dit à qui que ce soit. Les accidents se sont calmés trois mois après, vers la Toussaint, (Harry ressentit un coup dans la poitrine) mais entre-temps, Henry avait été retrouvé mort au nord du pays, à nouveau sans raison apparente, à la fin du mois de septembre. »
Elle acheva son récit :
« Et qu’on ne me parle pas de gaz délétère… Henry avait peut-être fait un feu de bois pour se réchauffer, mais il est mort en rase campagne, pas à l’intérieur d’une pièce fermée. »
On entendait l’omelette crépiter dans la poêle. Hermione était blanche comme un linge, à l’audition de l’histoire de ce sorcier d’origine Moldue qui avait été contraint de se battre, n’avait rien pu faire pour ses parents, et avait été finalement rattrapé par les Mangemorts.

Elle posa le plat sur la table, et mit de généreuses portions dans les assiettes.
« A table ! » dit la femme
« C’est vrai, on ne va pas se laisser abattre ! » rebondit Sarah
Alors que sa mère lui lança un regard noir, Harry pouffa de rire, ce qui invita Hermione à se détendre un peu et retrouver des couleurs.
Ils gardèrent le silence en mangeant, la préoccupation provoquée par l’histoire fit place petit à petit au plaisir simple venu d’une nourriture de qualité dont ils n’avaient pas goûté depuis le travail d’artiste de Kreattur.

Après le repas, Harry se laissa aller au coin du feu, dans un état de bien-être et de détente qu’il n’avait pas connu depuis longtemps. Il entendit Hermione passer dans la pièce à côté, vraisemblablement pour un besoin pressant... Il s’assoupissait plus ou moins, et tentait de résister au sommeil
« Bon, allez secoue toi un peu, grommela-t-il pour lui-même, ce n’est pas comme ça que tu auras la peau de Voldemort… »

Harry sursauta, le cœur battant, il n’avait pas la certitude d’avoir prononcé réellement le nom tabou, mais il se leva d’un bond, tous les sens en éveil.
« Quelque chose ne va pas ? » demanda Sarah.
Ne pas les affoler pour rien, ne pas rompre le secret magique… Harry fixait la porte dans une incertitude insupportable, à tel point qu’il fut presque soulagé lorsqu’il entendit un craquement sonore à l’extérieur de la bâtisse.
La femme saisit son attitude aux aguets, et lui demanda :
« Il faut nous attendre à une agression au monoxyde de carbone, n’est-ce pas ? »
Ils s’étaient compris à demi-mot.
« Oui. »
« Fuyez avec votre amie par l’arrière de la maison, je vais tenter de les retenir. Je ne vous demande qu’une chose : emmenez Sarah avec vous. »
« Non, répondit Harry, c’est moi qui ai… déréglé votre chaudière. Ce n’est pas à vous d’en payer les frais. Vous ne pouvez rien contre eux ! »
« Je peux les retenir. »
A cet instant, des coups violents se firent entendre à la porte. La femme se dirigea vers la porte pour l’ouvrir, et Harry tenta de l’en empêcher :
« Non ! »
Trop scrupuleux sur le secret magique, il avait sorti trop tard sa baguette de son jean : avant qu’il puisse ensorceler la porte, elle l’avait déjà ouverte, et s’avançait dehors :

« Qu’est-ce que vous voulez ? »
« C’est vous qui avez prononcé le nom du Seigneur des Ténèbres ? »
Harry hésitait sur la conduite à tenir. Absolument pas décidé à fuir, il se demandait comment sauver cette femme aussi ignorante de la nature du danger qu’elle courait que consciente de son intensité. Sarah était à côté de lui, complètement paniquée. Harry lui fit signe de ne faire aucun bruit. Le dialogue entre la femme et les agresseurs continuait :
« Est-ce une façon de frapper à la porte ? Vous pourriez être plus aimables ? »
« Qui cachez-vous ? »
« Personne, je vis seule dans cette maison depuis la mort de mon mari. »
Ce mensonge ne tiendrait pas à la moindre fouille éventuelle de la maison. Elle ne cherchait qu’à gagner du temps, Harry le savait.
« Hé bien on va voir ça tout de suite… Laissez-nous entrer. »
« N’avancez pas. »
Un ‘bang’ retentissant précéda le bruit d’une chute. Sarah tressaillit et Harry décida d’agir et de servir de chèvre. Après un signe de tête à Sarah, complètement dépassée, il tourna sur lui-même et transplana au jugé dans la cour, derrière les hommes qui le recherchaient.
« Laissez-la, c’est moi que vous cherchez ! » dit-il en pointant sa baguette.

Les hommes firent volte-face. Harry ne voyait pas leurs visages, il ne distinguait que leurs trois silhouettes éclairées à contre-jour par la lumière sortant à flot de la porte grande ouverte. Dans le même temps, il sentit sa cicatrice le brûler sauvagement : cela ne voulait dire qu’une chose : Lord Voldemort en personne était là, et venait de se rendre compte de sa présence. Avec trois baguettes pointées sur lui, dont celle du Seigneur des ténèbres, Harry n’en menait pas large. Il se demandait pour la n-ième fois ce que devenait Hermione, et vit du coin de l’œil des étincelles rouges luire quelque part à l’étage de la maison. Elle était là ! Cela le décida à attaquer.
« STUPEFIX ! »
Les deux sortilèges de Harry et d’Hermione partirent presque en même temps. Les directions opposées semèrent la confusion chez les Rafleurs. Harry eut le temps de voir la fenêtre d’Hermione exploser et l’une des silhouettes tomber avant de se retrouver projeté au sol. Un instant après, il vit l’un des deux Rafleurs restant debout tenir leur hôtesse en otage.
« Bien, mon petit, maintenant tu vas arrêter de jouer les héros, et nous donner gentiment sa baguette. Nous sommes bien d’accord, tu veux qu’elle soit épargnée n’est-ce pas ? »

La femme, blanche comme un linge, fit un signe de dénégation dont Harry ne tint pas compte. Très lentement, il tendit sa baguette par la poignée à son acolyte, quand venant de sa gauche, contre toute attente, un puissant sortilège dont il ignorait la nature souffla leurs agresseurs. Pour la deuxième fois, Harry se retrouva projeté à terre, et distingua vaguement un rayon de lumière verte. Il entendit un cri de femme, Sarah ? Il eut du mal à reprendre ses esprits.
Quand il se redressa, les trois hommes avaient disparu sans demander leur reste, et il vit Sarah agenouillée auprès de sa mère. Elle tourna son visage vers lui, les larmes coulaient sur son visage, manifestant un chagrin pudique.
« Il l’a tuée… »
Le Rafleur qui la tenait avait eu le temps de terminer son œuvre avant de s’enfuir comme un lâche. Harry s’approcha de Sarah :
« C’est de ma faute, je suis désolé… ».
« Je ferai tout pour que tu arrives à tes fins, Potter. » lui murmura-t-elle rapidement, à travers ses larmes.
Interloqué qu’elle connaisse son nom et quelque chose de ses projets, il posa une main sur son bras, dans une dérisoire tentative de consolation. A cet instant, un éclair de douleur d’une violence extrême lui traversa la tête de part en part.
« Lâche-la, elle est à moi ! »

Harry en avait presque oublié la personne qui avait chassé les Rafleurs. Il tourna la tête, mais ne vit qu’une silhouette indéchiffrable, rencognée dans l’ombre.
Un ‘bang’ retentissant écarta Sarah sans ménagement. Harry n’eut pas le temps de s’indigner. Il ressentit une douleur qui le fit s’effondrer au sol, d’une intensité telle que Voldemort lui apparut presque incompétent en la matière. Recroquevillé à terre, il hurla à s’en arracher les cordes vocales, tandis que le feu d’un sortilège Doloris se répandit dans son corps, et entendit de très loin les voix de Sarah et d’Hermione :
« Maman, Maman !!!!! »
« Expelliarmus ! »
Harry eut à peine le temps de reprendre ses esprits. Hermione, tenant fermement le bras de Sarah qui se débattait, le saisit par la main, et tourna sur place. Ce fut avec soulagement qu’il s’enfonça dans les ténèbres oppressantes.
Note de fin de chapitre :

Naturellement, un petit mot me fera plaisir... Et pour ceux qui auront apprécié, comme pour les autres, rendez-vous demain pour le chapitre 2.
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