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News

Concours poésie - Musique, Choixpeau !


Vous aviez peur de vous ennuyer cet été ? Tiiki vous propose un nouveau concours de poésie en vers : choisissez une année de rentrée et écrivez la chanson du Choixpeau magique !

Pour en savoir plus, c'est par ici.

Vous avez jusqu'au 1er septembre 2022 pour publier votre texte et l'ajouter à la série dédiée… juste à temps pour la Répartition !


De le 06/07/2022 16:56


Sélections du mois


Félicitations à Sifoell et Chrisjedusor, qui remportent la Sélection Fondateurs !

Ne partez pas trop vite en vacances ! En juillet, les Animaux Fantastiques (les films !) sont à l'honneur. Vous avez jusqu'au 31 juillet pour lire les 5 textes proposés par les membres et voter par ici.

Après cela, l'équipe prendra un mois de repos bien mérité. Mais elle revient en septembre sur le thème Femslash ! Vous avez deux mois (oui, deux mois !) pour proposer vos deux fanfictions favorites (ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.

On nous souffle dans l'oreillette que si vous voulez vous occuper en août, la Sélection Fictions longues continue. Il vous reste 6 mois pour découvrir 12 magnifiques univers ! Pour en savoir plus, rendez-vous ICI.




De Equipe des Podiums le 04/07/2022 17:49


Concours hommage à Barbara - Ma plus belle histoire


De plus loin, que nous revienne
L’ombre de nos amours anciennes,
Du plus loin, de la première écoute…


Durant l'été 2022 (juin à août), nous, Juliette54 et Amnesie, vous proposons de déclarer votre amour à Barbara.
En un concours en trois manches, nous vous proposons de (re)découvrir ses chansons et son univers. Le premier chapitre (de 500 à 5000 mots) doit être écrit et mis en ligne d'ici le dimanche 10 juillet à 23h et doit s'inspirer d'une chanson de Barbara de ton choix et du thème Ma plus belle histoire...

Pour t'inscrire, nous donner le lien vers ton chapitre et pour plus d'info, nous t'invitons à consulter ce post sur le forum HPF !

Notre plus belle histoire d'amour, c'est toi, Barbara...


De le 03/07/2022 11:03


125éme édition des Nuits HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 125e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 22 juillet à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Délaissez le temps d'une soirée la plage et les cocotiers,
votre clavier vous appelle, vous avez plein d'histoires à raconter !

Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt !
De Équipe des Nuits le 28/06/2022 07:52


Concours officiel HPFanfic


Les 25 ans de Harry Potter

 

L'équipe de modération HPFanfic vous propose un concours d'écriture afin de célébrer dignement les 25 ans de Harry Potter.

Vous avez jusqu'au 25 août 2022 pour publier votre texte ! Les votes seront lancés dans la foulée.

Laissez-vous tenter par l'aventure en suivant ce lien ! Vous y trouverez les différentes modalités de ce concours.

A bientôt !


De L'équipe de modération d'HPFanfic le 25/06/2022 17:25


Assemblée Générale Ordinaire 2022


Bonjour à toustes,

L'assemblée générale annuelle de l'association Héros de Papier Froissé est présentement ouverte sur le forum et ce jusqu'à vendredi prochain, le 24 juin 2022, à 22h.

Venez lire et discuter, et voter pour les candidats au conseil d'administration.

Bonne AG !
De Le CA le 17/06/2022 23:08


Full Wood Broomstick par AlbusDumbledore

[12 Reviews]
Imprimante
Table des matières

- Taille du texte +
Note d'auteur :

Voici une petite histoire dans le cadre du concours Sept années à Poudlard, organisé par LostInTheSun.

Cette histoire m'est venu plus rapidement que prévu et il s'agit de mon premier OS (la tension monte...ai-je réussi ?). Il s'agit également d'un petit hommage à ce film purement magnifique qu'est Full Metal Jacket. La "prière" d'Olivier, présente dans le résumé et à plusieurs reprises dans le texte, vient de ce film (sauf qu'il s'agit de Marines et de fusil dans le film).

Note de chapitre:

Voici donc ma participation au concours de LITS. Je vous souhaite une bonne lecture ! Les dialogues en italiques sont issus de Harry Potter à l'école des sorciers et Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban

Full Wood Broomstick

 

 

 

 

 

Le soleil éclaire de mille feux le pavé blanc du Chemin de Traverse, si bien que je doive mettre une de mes mains devant les yeux pour ne pas être éblouis. Avec l’autre, je tiens fermement celle de ma mère pour ne pas être emporté par la foule. Du haut de mes onze années, je fais pâle figure à côté des élèves de Poudlard, et tous ces sorciers d’âges plus ou moins avancés me jettent un regard sans le moindre intérêt. Mais je vais leur montrer qu’Olivier Dubois n’est pas un sorcier insignifiant. Je ne sais pas encore comment, mais je vais les éblouir d’une façon ou d’une autre. Alors certes, il me va être difficile de devenir aussi célèbre que Harry Potter, mais je ferai de mon mieux.

Nous venons de sortir de chez Ollivender, où j’ai fait l’acquisition d’une magnifique baguette en bois de hêtre avec un crin de licorne à l’intérieur. Je me suis déjà rendu dans toutes les boutiques et j’ai acheté tous les objets cités dans la liste de Poudlard. Sur le chemin du retour – l'arche menant au Chaudron baveur est déjà visible – mon regard est attiré par un attroupement de jeunes sorciers. Je ralentis légèrement l’allure pour mieux voir ce qu’il s’y passe et lâche presque immédiatement la main de ma mère pour me précipiter devant la vitrine. Un nouveau balai venait de sortir, le Brossdur 7.

Ma mère réussit à me rejoindre et j’entends à peine ses réprimandes. Je dévore des yeux l’élégante silhouette du manche, les tiges finement coupées regroupées à l’arrière. Une pancarte indique ses caractéristiques, ainsi que son prix, extrêmement élevé. Les élèves de première année n’ont pas droit d’avoir un balais, c’était bien explicite dans la lettre de Poudlard, mais je ne peux m’empêcher d’être admiratif devant tant de pureté, d’élégance et de puissance.

Je me vois monter sur ce balai, l’enfourcher et fendre l’air à la vitesse de l’éclair. Je me vois jouer au Quidditch, le sport par excellence, et écraser tous mes adversaires. Je me retourne vers ma mère et déclarai d’une voix assurée et ferme :

« Je serai joueur de Quidditch maman !

─ Et bien je te souhaite de réussir mon chéri, » me répond-t-elle d’un sourire radieux sur le visage.


 

***

Partie 1

***

 

 

 

 

 

L’appréhension montait petit à petit. Je ne sais plus très bien quoi faire. Je me tiens là, devant Charlie Weasley, mon Brossdur 5 à la main. Les cours de vol l’année dernière se sont plutôt bien déroulés et je me suis découvert un véritable talent pour voler. Une fois l’été là, j’ai demandé à mes parents de m’offrir un balai afin que je puisse intégrer l’équipe de Gryffondor, étape indispensable à mon rêve.

Mes parents ayant des revenus modestes, ils n’ont pas pu m’offrir le balai de mes rêves. Mais qu’importe ! Je vais pouvoir réaliser mon désir le plus cher : jouer au Quidditch. J’ai réfléchis tout l’été, joué un peu avec mon père et j’en suis arrivé à la conclusion que gardien pourrait être le poste fait pour moi. C’est ainsi que le matin même du jour des sélections, c’est-à-dire quelques heures plus tôt, je suis descendu à l’aube dans la salle commune avec mon balai et la ferme intention d’intégrer l’équipe.

J’ai vu Charlie jouer l’année précédente et n’ai pu que constater l’immensité de son talent. On dit qu’il est un des meilleurs joueurs que Poudlard n’ait jamais eu, même meilleur que le père de Harry Potter, et sans doute qu’il le restera à jamais. En effet, on raconte que Harry Potter vivait chez des Moldus et il était peu probable qu’il puisse s’entraîner au Quidditch chez eux.

Jouer avec Charlie Weasley ne pourrait donc m’être que profitable. Sans oublier que c’était le frère de Percy, un garçon plein d’ambition de mon dortoir. Je peux avoir un contact direct intéressant.

 

Les sélections ont débuté depuis plusieurs heures déjà. Charlie jouant au poste d’Attrapeur, il n’a fait passer aucune sélection pour ce poste. Cependant, il a dû entièrement refaire son trio de Poursuiveurs. Et la moitié de l’école semble être venue. Charlie a dû user de son autorité pour faire évacuer le stade à ceux n’appartenant pas à sa maison, dont quelques Serpentard à ma grande stupéfaction. Il a remplacé un batteur puis est venu le tour des gardiens.

Charlie nous faisait passer chacun notre tour pendant que les Poursuiveurs tentaient de marquer des buts, en actions ou lors de penaltys. Mon tour arrive enfin. Tremblant légèrement, j’enfourche mon balai et prends la direction des trois poteaux. Je commence à décrire des cercles autour de chacun d’eux, attendant les attaques. J’arrête le premier tir, puis le second et le troisième. Le quatrième Souaffle me passe à quelques centimètres des doigts et entra dans l’anneau central.

Essayant de ne pas être submergé par la nervosité et la déception, je me concentre sur le Poursuiveur qui s’apprête à tirer un pénalty. Je visualise la balle partir sur ma droite et m’y dirige. C’est alors que le Souaffle change légèrement de direction pour foncer droit vers l’anneau central. Je tire le manche de mon balai le plus fort possible vers moi, mais ça ne sera pas suffisant.

Je réalise alors une roulade du paresseux et ne me tiens qu’à l’aide de mes jambes. Je tends les bras le plus possible et sens la balle cogner légèrement sur le flanc de ma main droite. Je ne réussis malheureusement pas à la stopper et ne peux que la suivre du regard. Mon visage commence à se dématérialiser petit à petit jusqu’à ce que je voie la balle frapper l’anneau lui-même, dans un léger bruit métallique, et rebondir dessus et repartir en sens inverse.

Je rétablis ma position et me tourne vers le bas du terrain où tous les élèves présents m’acclament tel un héros. Je repère Charlie me faire de grands signes et je descends le rejoindre. Il me prend dans ses bras musclés et me serre si fort que je jure entendre ma colonne vertébrale craquer en plusieurs points. En tout cas, le peu d’air de mes poumons en est intégralement expulsé. Après un temps qui me paraît interminable, Charlie me relâche et me tient par les épaules. Il me regarde droit dans les yeux.

« Olivier Dubois, tu es officiellement, et dès aujourd’hui, le gardien de l’équipe de Quidditch de Gryffondor. Félicitation à toi et j’espère que tu seras à la hauteur de ton exploit. »

L’émotion est si forte que je ne peux répondre sur le coup. Je sens les larmes me monter au visage, puis perler lentement sur mes joues. J’essaye en vain de les cacher. Je tiens mon balai, ne sachant pas si dois le lâcher et sauter de joie ou le serrer fort contre moi. La folie de ma sélection me suit jusqu’à la salle commune.

Je suis le plus jeune joueur de l’équipe et l’un des plus jeunes gardiens jamais sélectionnés. Je prends le temps d’envoyer une lettre à mes parents, pour les prévenir et leur faire partager ma joie. C’est la fête jusqu’à tard le soir – McGonagall a dû venir nous envoyer au lit – et c’est la tête pleine de rêves que je monte dans mon dortoir, maintenant fortement mon balais contre moi. Je le dépose sur le lit, me mets en pyjama et me glisse dans les couvertures.

Sans m’en rendre compte, je tiens mon balai contre ma poitrine, sous les couvertures. Je le serre fortement contre mon cœur, comme si le contact du bois réussissait à me rassurer, comme si le chatouillement des brindilles parvenait à me tranquilliser. C’est alors que sans m’en rendre compte, je me mis à parler seul à voix haute.

 

Ça, ce sera mon balai. Il y en aura beaucoup comme ça, mais lui ce sera le mien.

Mon balai, ce sera mon vrai copain, lui ce sera ma magie.

Il faudra que je maîtrise mon balai comme il faudra que je maîtrise ma magie.

Car sans moi, mon balai ne servira à rien. Et sans mon balai, je ne servirai plus à rien.

J’enfourcherai pour mettre dans le mille. J’aurai plus de précision que mon adversaire qui essaiera de me marquer.

Ce sera moi qui devrai le marquer avant qu’il ne me marque. Et je le ferai.

Je promettrai à Merlin de garder cette foi. Mon balai et moi-même seront les défenseurs de ma victoire.

Nous serons maîtres de nos adversaires. A nous deux nous serons les sauveurs de la ma magie.

Que Merlin veille jusqu’à ce qu’il n’y aura plus d’adversaire, mais la récompense.

Quidditch !

 

Ces paroles raisonnèrent dans le dortoir, dans mes oreilles, pendant encore quelques secondes, sans que rien ne vienne les perturber.

« Dubois, s’éleva alors la voix de Percy, si jamais tu nous refais encore ça, je dirai à mon frère que tu es fou à lier !

─ Laisse-le Weasley ! s’exclama la voix de McLoading. Fallait bien qu’il soit aussi fou pour faire un truc pareil… Une roulade du paresseux en première sélection… Du jamais vu !

─ Moi je dis que Full Wood Broomstick peut encore nous surprendre, déclara la voix de Jackson, un Né-Moldu. Rien ne nous permet de savoir ce que peut faire un fou tant qu’il ne s’est pas tué. »

Mes condisciples discutèrent, en silence, pendant encore une bonne heure avant de finalement s’endormir. Mais j’en avais que faire. Je savais ma destinée tracée et qu’au bout du chemin se trouver la victoire.


 

***

Partie 2

***

 

 

 

 

 

Le professeur Quirrell a beau être l’un des professeurs les plus sympas à Poudlard, il n’en restait pas moins un de ceux dont le cours est le plus difficile à suivre. Enfin, surtout depuis qu’il est rentré de la Forêt Noire il y a quelques mois. Certains de mes camarades l’ont eu en professeur d’Etude des Moldus, et ils m’affirment que ces cours étaient passionnants.

La Défense contre les Forces du Mal n’est pas la matière la plus compliquée enseignée à Poudlard, c’est même une des plus faciles. La difficulté résidait dans le fait que les professeurs changeaient d’une année sur l’autre – Quirrell est mon cinquième prof – à cause d’une malédiction qui planait dessus depuis des décennies.

Mais cette année, c’est encore plus difficile puisqu’il faut avoir la patience d’attendre que Quirrell termine ses phrases, en bégayant un mot sur deux, et ne pas exploser de rire lorsqu’il se reprend à plusieurs fois pour user du sortilège de désarmement. Dans la pratique, il fait plutôt des sortilèges informulés, ce qui l’aide certes d’avantage.

C’est alors que la porte s’ouvre au fond de la classe. Je suis le mouvement des autres élèves et découvre, passablement surpris, McGonagall qui se tient dans l’encadrement. Elle semble pressée, mais je ne perçois aucun signe de réprobation… Non, ça doit être quelque chose qui lui faisait vraiment plaisir.

Elle demande à Quirrell si je peux quitter le cours. McGonagall demandant l’autorisation pour quitter un cours… Je rêve certainement. Et ça tombe sur moi en plus, quelle chance ! Quirrell donne son accord et je vais rejoindre la Directrice de ma maison. En sortant du couloir, je crois avoir laissé mes entrailles derrière moi : à côté de McGonagall se trouve Harry Potter, le Harry Potter, tenant un des vieux balais de l’école dans sa main et se demandant bien ce qu’il lui arrivait.

Que fait-il ici ? Pourquoi McGonagall a-t-elle besoin de moi, ou de lui ? Nous suivons la professeure dans les longs couloirs de l’école, sans réel but précis. Je jette des coups d’œil intrigués au jeune Potter. On dit que son père a été un extraordinaire Poursuiveur, un des meilleurs que Gryffondor n’ait jamais eu.

McGonagall s’arrête devant la porte d’une salle de classe et l’ouvre sans même frapper. On y découvre Peeves, occupé à nous dévoiler son savoir sur un tableau, qu’elle chasse d’une réplique. Elle nous invite à entrer puis ferme la porte derrière nous.

« Potter, je vous présente Olivier Dubois. Dubois, je vous ai trouvé un Attrapeur. »

Les paroles de McGonagall me traversent lentement, se font analyser par mon cerveau puis découlent dans mon sang telle une potion d’Allégresse. À moins que mon ouïe ne me joue un tour, elle vient de résoudre mon problème le plus ennuyeux : trouver un remplaçant à Charlie Weasley, parti il y a plus d’un an.

« Vous parlez sérieusement professeur ?

Très sérieusement, » affirma McGonagall.

Elle me décrit l’exploit que vient de réaliser Potter, à savoir récupérer un Rapeltout jeté dans le vide à quelques centimètres du sol. Potter semble ne pas comprendre ce qui lui arrive. McGonagall précise mon rôle de capitaine, obtenu depuis le départ de Charlie, pendant que j’étudie minutieusement le Survivant.

Il a en effet la carrure idéale pour un Attrapeur : petit et léger. Il sera sans aucun doute très rapide, d’autant plus si ce que me raconte McGonagall est vrai : les vieilles Etoiles Filantes de l’école n’était pas la référence en matière de balais, et réussir cet exploit avec ce matériel… Qu’est-ce que ça pourrait être avec un balai haut de gamme ?

McGonagall m’assure qu’elle fera le nécessaire pour lui fournir un balai dès que possible. Je peux lui faire confiance : s’il y a bien une personne, à Poudlard, qui souhaite remporter la Coupe de Quidditch encore plus que moi, c’était bien Minerva McGonagall. Sous ses apparences strictes et sévères se cachait une supportrice acharnée du sport noble. Si elle a regretté le départ de Charlie, ce n’est pas parce qu’il était parti chasser le dragon. C’est bien parce qu’elle avait perdu le meilleur joueur de son équipe.

McGonagall nous libère et je vais rejoindre mes amis. Je croise Fred et George dans l’un des couloirs du septième étage, ne cherchant pas à savoir quel méfait ils vont encore bien pouvoir inventer, et leur fais partager la nouvelle. Avec Potter, nous allons former la meilleure équipe que Poudlard n’ait jamais vue depuis des décennies. Nous allons écraser Serpentard et je rabattrai le clapet de ce troll qui fait office de capitaine chez eux, Marcus Flint.

Le reste de la journée passe à une vitesse si lente que j’ai cru ma mort arriver. Un véritable supplice. La sonnerie libératrice sonne enfin et je me précipite dans la Grande Salle pour dîner. Puis regagne mon dortoir et, pour la première fois depuis ma nomination en tant que capitaine, je sors mon balai de ma malle et le prends avec moi dans mon lit. Le contact était toujours aussi enivrant.

 

Ça, c’est mon balai. Il y en a beaucoup comme ça, mais lui c’est le mien.

Mon balai, c’est mon vrai copain, lui c’est ma magie.

Il faut que je maîtrise mon balai comme il faut que je maîtrise ma magie.

Car sans moi, mon balai ne sert à rien. Et sans mon balai, je ne sers plus à rien.

J’enfourche pour mettre dans le mille. J’ai plus de précision que mon adversaire qui essaie de me marquer.

C’est moi qui dois le marquer avant qu’il ne me marque. Et je le ferai.

Je promets à Merlin de garder cette foi. Mon balai et moi-même sont les défenseurs de ma victoire.

Nous sommes maîtres de nos adversaires. A nous deux nous sommes les sauveurs de la ma magie.

Que Merlin veille jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’adversaire, mais la récompense.

Quidditch !

 

Une nouvelle fois, les paroles sont sorties sans que je puisse les contrôler, telle une prière. J’entends du mouvement dans le dortoir, signe que mes condisciples sont montés eux aussi rejoindre le confort d’un lit douillet.

« Ca y est… Après trois ans d’absence, Full Wood Broomstick a encore frappé ! s’exclame Jackson

─ Olivier, je sais que tu es capitaine. En revanche, tu sais que je suis préfet et que j’ai le pouvoir de te mettre en retenue si tu introduis des idées bizarres allant contre le règlement dans la tête de tes joueurs.

─ Laissez-le le pauvre ! renchérit McLoading. Il vient de recruter Potter dans son équipe. La victoire nous ait assurée. »


 

***

Partie 3

***

 

 

 

 

 

La tension règne dans les vestiaires. Le championnat va se jouer au prochain match. Mais jamais il n’a été aussi serré. Pour la première fois depuis ma nomination à la tête de l’équipe, je ne peux faire de discours. Je me contente de regarder simplement mes coéquipiers se préparer.

Harry est celui qui a le plus la pression, son visage affiche appréhension et détermination, mais on a l’impression qu’il risque de s’effondrer à tout moment. Nous devons impérativement gagner par plus de deux cents points d’écart si nous voulons gagner la Coupe. Or, le Vif d’Or ne rapportant que cent cinquante malheureux petits points. Serons-nous capables de marquer plus de cinq buts que Serpentard ? Harry réussira-t-il à attraper le Vif d’Or avant ce crétin de Malefoy ?

Il est vrai que l’équipe adverse monte des Nimbus 2001, mais l’Éclair de Feu de Harry est notre arme absolue. Avec lui, on peut réussir à surpasser les Serpentard. Et puis, nous avons déjà prouvé l’année précédente qu’une bonne équipe n’est pas forcément une équipe qui monte les meilleurs balais du monde. Mais la victoire avait été juste. Serpentard nous avait littéralement écrasés dans les duels aériens. Cette fois-ci, ça sera différent.

Il s’agit de mon dernier match de Quidditch à Poudlard.

J’ai déjà envoyé des lettres de motivations à différents club britanniques, et même à un club américain. Je ne peux décidemment pas quitter Poudlard sans avoir gagné une seule fois la Coupe. On nous l’a volée les deux années précédentes alors que nous aurions dû la gagner haut la main. Cette année, les Détraqueurs ont tenté de nous barrer la route, mais un championnat favorable nous a permis d’y croire encore.

 

Suivi de mon équipe, je rentrai sur le terrain de Quidditch, sous les acclamations de tout Poudlard, ou presque. Serdaigle et Poufsouffle arborent les couleurs rouge et or qui sont les nôtres. J’entends à peine Lee présenter notre équipe, puis celle de Serpentard. Madame Bibine nous demande, à Flint et à moi, de nous serrer la main mais nous essayons plutôt de briser les phalanges de l’autre.

Puis vient le coup de sifflet annonçant le départ du match. Je me précipite vers mes buts et commence ma ronde habituelle autour des anneaux. Alicia lance la première attaque, qui est malheureusement avortée. Mais Angelina rattrape le Souaffle et marque. Flint la heurte de plein fouet, manquant de la désarçonner, et seul la distance empêche madame Bibine d’entendre ce que je vocifère. Fred s’en mêle et au final, chacune des deux équipes obtient un penalty.

Alicia marque le sien puis Flint se charge de tirer celui de Serpentard. Son regard en dit long sur sa détermination de gagner coûte que coûte. Il arme puis tire sur ma droite. Je plonge aussi vif que l’éclair et parviens à bloquer le tir. J’entends une explosion de joie émaner du stade alors que le soulagement se repend dans tout mon corps.

Le match reprend et Serpentard ne tarde pas à commettre une nouvelle faute. Cette fois-ci, c’est Katie qui marque. Le Souaffle circule à une vitesse folle, mais Flint réussit à le prendre à Angelina et il fonce droit vers mes buts. Je plonge malheureusement trop tard et je sens la balle effleurer mes gants.

Je jure intérieurement, pestant contre moi-même. Il n’est déjà pas facile de marquer cinq buts, si je me mets à prendre des buts, la victoire va devenir impossible.

 

Le match sombre de plus en plus dans la violence et les coups bas. Serpentard ne recule devant rien, allant jusqu’à taper sur la tête d’Alicia avec une batte. On marque de nouveau puis à nouveau quelques minutes plus tard. Je parviens à bloquer entre temps deux tirs de Flint. Après le cinquième but, l’un des batteurs de Serpentard profite que Fred et Georges soient occupés à protéger Katie pour m’envoyer un Cognard dans le ventre. Une violente douleur irradie dans tout mon abdomen, accompagnée du choc de la surprise.

Madame Bibine accorde bien entendu un penalty, tandis que je reprends difficilement ma respiration. On marque de nouveau quelques secondes plus tard. Nous sommes en train de prendre un ascendant certain sur Serpentard, nous dominons totalement le match. C’est alors que je crois mon cœur s’arrêter : Harry fonce droit vers une petite balle dorée, suivi de près par Malefoy. Ce-dernier lui attrape alors les brindilles de son balai, arrêtant net sa course. Je pousse les plus violents jurons qui ma passent à l’esprit pour qualifier cette misérable petite crotte de troll des montagnes. Un penalty nous est accordé, mais Alicia le rate complètement.

Serpentard se retrouve galvanisée et repart à l’attaque. Les trois Poursuiveurs se présentent seuls face à moi, l’un d’eux se prend un Cognard tandis que Flint fonce dans ma direction. Il s’apprête à tirer, j’anticipe son mouvement, mais cette enflure décide de la passer à Montague qui a tout le champ libre pour marquer.

Angelina repart à l’attaque et toute l’équipe de Serpentard, à l’exception de Malefoy, se précipite alors vers elle pour lui barrer le chemin. Je vois Harry modifier sa trajectoire et foncer vers l’équipe de toute la puissance de son Éclair de Feu. L’effet est immédiat car l’équipe adverse se disperse instantanément, permettant à Angelina de marquer. Puis je sens mon cœur s’arrêter une nouvelle fois : Malefoy vient de repérer le Vif d’Or et fonce droit vers lui. Harry se remet en route et fend le terrain si vite qu’il devient une longue trainée rouge et or.

« VAS-Y HARRY ! hurlé-je. MANGE-LE ! »

Tout se passe si vite que je ne comprends pas immédiatement. Harry se rapproche de plus en plus de Malefoy, tel un boulet de canon. Rien ne semble pouvoir entraver  sa lancée, pas même le Cognard qu’on lui envoi. Il file dans la direction de Malefoy, rtrrapant son retard comme s’il n’a jamais existé. Les deux sont désormais genoux à genoux.

Puis Harry lâche complètement son balai et se jette en avant, repoussant le bras de Malefoy, tandis que sa main droite se referme sur la petite balle dorée.

Un silence s’abat sur le stade tandis que Harry hurle sa joie. Puis un grondement suivi d’une véritable explosion envahit les tribunes. Je me précipite vers mon héros, des larmes de joie que je n’arrive pas à contenir coulant le long de mes joues. Nous sommes rejoins par le reste de l’équipe et nous entamons plusieurs tours d’honneur. On hurle à s’en briser la voix, tandis que nous redescendons au sol, où une marée humaine se dirige vers nous.

On nous hisse en héros, certains sont même jetés en l’air. Même Percy perd le contrôle et laisse exploser sa joie, et McGonagall pleure tellement qu’elle pourrait remplir le lac sans aucun effort. Nous montons les gradins en direction de Dumbledore, qui nous attend avec la Coupe de Quidditch face à lui. Il arbore un sourire que je ne lui aie jamais vu.

Il ne fait aucun doute qu’il est fier de notre équipe et sans doute qu’il est au moins aussi heureux que nous. Il me tend l’immense coupe que je brandis dans une nouvelle explosion de joie, suivie par le reste de l’équipe et les supporters. Je me tourne vers Harry, dont les yeux affichent une joie incroyable, un bonheur infini, et je lui passe la coupe qu’il attrape et brandit à son tour.

Le stade se mis alors à scander : « Potter ! Potter ! Potter ! Potter ! ».

Chacun des joueurs de l’équipe a droit de brandir la coupe et à son nom scandé par toute l’école et les différentes personnes venues assister au match. Nous sommes portés en triomphe jusqu’à la tour de Gryffondor, où l’on fait la fête jusqu’au lendemain matin. Fred et George s’éclipsent quelques heures et reviennent les bras chargés de Bièraubeurre et autres mets succulents.

McGonagall ne fait aucun commentaire et accepte volontiers d’ouvrir la première bouteille. Elle fait jaillir le liquide ambre et asperge tous les élèves à proximité d’elle, secouant la bouteille comme une possédée. Je monte me coucher, alors que le soleil s’est déjà levé depuis un moment, tire les rideaux pour ne pas être dérangé et regagne mon lit.

Je me rends compte alors que je tiens toujours mon balai. Je plonge dans mes draps, le serrant fort contre moi, savourant la victoire, l’euphorie accompagnant la victoire et la fierté d’avoir tenu ma promesse.

 

Ça, c’était balai. Il y en avait beaucoup comme ça, mais lui c’était le mien.

Mon balai, c’était mon vrai copain, lui c’était ma magie.

Il fallait que je maîtrise mon balai comme il fallait que je maîtrise ma magie.

Car sans moi, mon balai ne servait à rien. Et sans mon balai, je ne servais plus à rien.

J’enfourchais pour mettre dans le mille. J’avais plus de précision que mon adversaire qui essayait de me marquer.

C’était moi qui devais le marquer avant qu’il ne me marque. Et je l’ai fait.

J’ai promis à Merlin de garder cette foi. Mon balai et moi-même étions les défenseurs de ma victoire.

Nous étions maîtres de nos adversaires. A nous deux nous étions les sauveurs de la ma magie.

Que Merlin veillât jusqu’à ce qu’il n’y eût plus d’adversaire, mais la récompense.

Quidditch !

 

« Olivier, je suis tout aussi heureux que toi que nous ayons gagné la Coupe, mais cela ne veut pas dire que j’accepte que tu te fasses passer pour un fou.

─ Laisse-le Percy. Nous lui devons bien ça, balaya McLoading.

─ Il lui en a fallu du temps, concéda Jackson, mais ça y est : on peut dire que la Coupe est désormais à Full Wood Broomstick. »

Note de fin de chapitre :

Voilà, mon premier OS terminé. Vous le trouvez comment ? Je sais qu'il est un peu long et que la forme est un peu bizarre. N'hésitez pas à laisser le moindre commentaire, positif ou négatif.

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