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128ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 128e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 20 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits comme bonne résolution pour 2023. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De Les Nuits le 12/01/2023 23:25


Sélections du mois


Félicitations à MadameMueller, Lossifovna, CacheCoeur et Juliette54qui remportent la Sélection Fanfictions Longues !

Et pour le mois de janvier, venez lire la Sélection Remus Lupin ! Vous pouvez découvrir ces cinq histoires et voter jusqu'au 31 janvier ici.

Persévérance, loyauté, courage… Les valeurs de Hermione Granger vous inspirent-elles ? Lors du mois de février mettez-les à l’honneur lors la Sélection Hermione Granger ! Vous avez jusqu'au 31 janvier pour proposer des textes (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/01/2023 19:18


31ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,


Nous vous informons que la 31e édition des Nuits Insolites se déroulera le vendredi 16 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits pour la dernière de 2022. vous inscrire !


Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.


A très bientôt !



De Les Nuits le 16/12/2022 12:52


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


127ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 127 édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 19 novembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire.
Profitez du nanovember pour (re)découvrir les nuits !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A bientôt !


De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Journée Reviews de novembre !


Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?

Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


Que m'importe ! par Colleen Evermoore

[3 Reviews]
Imprimante
Table des matières

- Taille du texte +
Note d'auteur :

Pour les besoins de l'histoire, Gellert G. est de deux ans l'aîné d'Albus.

Je ferais également remarquer que l'on ne trouve aucune indication dans les livres sur le caractère d'Albus enfant, et que celui ci était probablement très différent de "notre" Albus Dumbledore.
Note de chapitre:

Bonjour / Bonsoir ! Je me lance dans une fic' à chapitres !

Fandom : Harry Potter

Warning :Aucun, pour ce chapitre, mais slash à venir.

Disclaimer : les lieux, le cadre et la plupart des personnages de cette fiction appartiennent à J..

La petite note (in)utile de l'auteur : D'abord, pourquoi ce titre, "Que m'importe ! " ? Parce que pour Albus : 'Que m'importe les jugements et les regards sur mes travers, je me fout de tout, je m'en fous, je me fout de toi... Et toi aussi, non ?'

O.K., j'avoue, il a l'air nettement moins sympathique quand il dit ça... ah, et au fait, cette fiction concerne Albus Dumbledore et retrace sa jeunesse à partir du jour où il reçoit sa lettre d'Hogwarts ( Poudlard, quoi...^^) Parce que j'ai toujours rêvé de lire une fiction sur sa vie. Parce que c'est un personnage terriblement vivant et que pour moi, il est réel, cet homme si bon, cet enfant brisé.

Parce que je l'aime. (Oulala, je m'égare là... XD)

Je parlerais aussi de sa liaison avec Grindelwald, qui va vite d'ailleurs devenir un des piliers de cette histoire. Voilà !

Après, si vous avez des questions, des idées (oh oui, donnez m'en !), vous pouvez m'envoyer un mail, un MP, ou mieux... Laisser une review ^^ !

Amicalement,

Colleen
10 Juillet 1892

Assis à califourchon sur une chaise, dans sa chambre, Albus resta quelques instants sans rien faire, à regarder la lettre posée sur son lit. Enfin… Enfin il allait partir d'ici, s'éloigner, et il ne les reverrait jamais, jamais plus, oh non, ça jamais ! Plutôt mourir.

Il se leva et saisit le petit poignard qui trônait sur une grossière table de bois. L'arme était assez petite, une dizaine de centimètres tout au plus, et le manche en était finement ouvragé, des arabesques argentées s'entremêlant sur la garde. La lame, aiguisée, était tachée de sang, et le petit garçon la regarda fixement durant de longues minutes, avant de la porter à ses lèvres pour essuyer les taches rougeâtres de sa langue.

Il prit la lettre, et d'un geste sec et précis déchira le dessus de l'enveloppe portant le cachet d'Hogwarts. Aujourd'hui, c'était son anniversaire. Il eut une grimace amère à cette pensée. Albus savait que ni Mère ni Aberforth ne songeraient à lui souhaiter, et quand à Ariana, eh bien… Il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir, n'est-ce pas ?

Il déplia les feuillets, où une écriture un peu désordonné avait écrit :

« Cher Monsieur Dumbledore,

C'est aujourd'hui avec le plus grand plaisir que nous vous annonçons votre admission à la plus célèbre et renommée école de sorcellerie que-»

Il sourit, un grand sourire, un peu narquois, à la vue de ces lignes, et continua sa lecture, sans paraître le moins du monde troublé par les hurlements qui brisaient par moments le silence alentour.

« De nombreux élèves ont déjà fait leur apprentissage à Hogwarts, certains ayant brillamment réussi dans le monde comme Adèle Leconte, la plus que très connue écrivaine, ou Blathisdur O'Connor, devenu un préparateur de potions réputé du milieu.

Nous espérons ardemment que vous aussi saurez vous montrer à la hauteur de ces talentueux élèves, et qui sait ? Peut-être parviendrez vous à les surpasser… »

Oh ça, oui, il n'y avait pas de problèmes, il les surpasserait rapidement, ces pitoyables

pseudos-sorciers. Et gare à quiconque se trouverait sur sa route…

« -nous vous adressons nos salutations les plus sincères, soyez assuré de notre soutien tout au long de votre scolarité,

Armando Dippet, directeur d'Hogwarts. »

Le garçon aux cheveux bruns s'allongea sur son lit, en soupirant, presque totalement heureux. Il tendit ses paumes vers le ciel, et très rapidement, un nuage noir s'en échappa et l'encercla. La brume obscurcît la pièce entière, la plongeant dans une semi-pénombre et une atmosphère de pouvoir brut.

Il se mit à rire doucement, et peu à peu, son corps fut soulevé dans les airs, comme posé sur un matelas noirâtre. Il tendit ses mains plus encore et plissa les yeux, pour se concentrer plus fort, pour s'élever, pour planer… Pour ne plus rien ressentir que cette magie, que cette sensation de bien-être, pour oublier la semi-folle qu'était sa sœur, sa moldue de Mère si horriblement gentille…

« ALBUS ! ALBUS ! AALLBBUUS !, hurla une voix d'un ton hystérique, ALBUS ! »

L'enfant s'écrasa durement au sol et retint un cri de douleur tandis que toute sa magie le quittait d'un coup, le laissant épuisé et affaibli. Il aurait voulu dormir maintenant, aller se coucher pour pouvoir se reposer, au moins un peu, mais la voix hurlait toujours son nom et il se releva difficilement.

Aie. Son dos lui faisait terriblement mal, il ne sentait même plus ses jambes et sa tête… Oh, oh, oh… Il avait une de ces migraines ! Affreuse. Après tout, peut-être qu'il avait un peu trop forcé la dose aujourd'hui, car là, il se sentait vraiment mal.

« ALBUS ! ALBUS ! Pourquoi ne viens-tu pas ? ALBUS ! »

Sans prévenir, il se plia en deux en fut secoué de soubresauts tandis qu'il vomissait par terre. Ah, c'était très, très, très désagréable, cette sensation de se vider totalement.

« Ah… Putain…, gémit-il. »

Il se redressa et ses os craquèrent, alors qu'il s'empêchait d'hurler sous la douleur qui le traversait, qui pliait chacun de ses membres, qui le soumettait.

« Ah… Pff… Aie. Ouch. Ah, ça fait vraiment, vraiment mal. Ouh… »

Il se força à lever une jambe, oui, c'était ça, puis l'autre, oui ! Bien. Recommencer maintenant. L'une après l'autre toujours. Super. Allez, encore une fois, encore, deux ou trois pas. Non, surtout, surtout, ne hurle pas, ne gémis pas. Serre les dents, oui, voilà. Courage, tu y es bientôt.

Il arriva à la porte en boitillant et la poussa en rassemblant ses forces.

« Qu'y a-t-il, Mère ?, demanda-t-il presque en chuchotant.

-Albus ? Albus ? Où es-tu ?

-Je suis là Mère, je suis là… En haut, à l'étage, dit-il d'une voix éteinte.

-Oh Albus ! C'est… Je-

-Qu'y a-t-il ?

-C'est Aberforth ! Il veut te voir, il doit te parler.

-Dis-lui que j'arrive. Laissez-moi juste… juste un instant…seul…

-Qu'est qui ne va pas Al ?, demanda Kendra Dumbledore d'une voix angoissée. Tu sais que tu peux tout me dire !

-Je sais.

-Alors dis-moi ! Tu es malade ? Tout va bien ? »

Albus s'appuya au chambranle de la porte et passa une main sur son front d'un air las, tandis que des gouttes de sueur y perlaient. Il toussa contre sa paume et vit sans surprises que du sang s'échappait de sa gorge.

« Non… Tout va bien… Je… Je suis juste un peu fatigué… »

Il referma la porte et fut secoué par une forte toux et le liquide carmin s'échappa à nouveau de ses lèvres. Il porta la main à sa bouche pour s'empêcher de vomir à nouveau et flageola sur ses jambes, cherchant désespérément une pris à laquelle il pourrait s'accrocher, quelque chose à quoi se retenir, vite ! Sa main trouva le dossier de sa chaise et il le tint tandis que son visage, déjà pâle de nature, prenait une teinte cadavérique.

Ses yeux se révulsèrent et son corps se ploya en avant, sans qu'il puisse l'en empêcher cette fois-là. Il avala sa salive, avec difficultés et en cet instant, oui, il se dit qu'aujourd'hui, il était bien malade…

Il frappa de son poing la table lorsque ses jambes le lâchèrent, furieux d'être si faible, furieux de s'être mis dans cet état alors que c'était censé être le plus beau jour de sa vie !

Il grinça des dents, maudissant cette faiblesse, cette idée stupide qu'il avait eue de faire de la magie maintenant et son foutu corps qui ne l'avait pas prévenu qu'il était en train de se vider de ses forces !

Pff. Et ça espérait devenir un grand sorcier ? Eh bah, il était beau, le futur mage aux pouvoirs sans limites !

Et en plus, cet idiot d'Aberforth avait encore besoin de lui…

On ne pouvait pas le laisser un peu tranquille ? Oui, il était en colère, terriblement en colère, contre lui, contre sa mère, son frère, contre le monde entier, contre tous ceux qui avaient l'audace d'exister ! Sa rage suintait de toutes les pores de sa peau et il aurait voulu hurler, hurler pour se soulager un peu de la pression qu'on lui mettait.

Hurler qu'on lui foute la paix une bonne fois pour toutes, parce que là, il en avait assez, il n'en pouvait plus et qu'ils aillent tous se faire foutre !

Al se mit à sangloter sur le sol, en entourant de ses petits bras le pied de la table, ses frêles épaules secouées par la douleur.

Il ne savait même pas vraiment pourquoi il pleurait, il voyait juste que ça faisait un bien fou.

Et puis il se releva, parce qu'Aberforth l'attendait, et puis, il faudrait bien qu'il aille le voir à un moment ou un autre, non ? Cela devait être à propos d'Ariana, ou de son départ pour Hogwarts.

Ah oui, son départ. Il avait failli l'oublier, ça. Il allait falloir qu'il le dise à Mère, et puis, il faudrait aller lui acheter ses affaires, des chaudrons, des vêtements moldus, quelques robes de sorciers, parce que les siennes étaient usées et puis, hum…

Ah aussi, des plumes, parce que sans plumes, pour écrire et prendre des notes… Il demanderait également s'il ne pouvait pas avoir deux ou trois livres supplémentaires, car même si en lisant L'Histoire d'Hogwarts il avait appris que l'école possédait une gigantesque bibliothèque, eh bien, on ne savait jamais, n'est-ce pas ?

Une baguette magique. Rien qu'à y penser, il en souriait d'avance. Oh, ça allait fantastique d'avoir sa propre baguette ! Il pourrait faire plein plein plein de magie sans même se fatiguer !

Finalement, avoir onze ans, c'était quand même vraiment super.

Il rouvrit la porte et sortit de sa chambre, en vacillant encore un peu. Enfin, il arrivait déjà à marcher et se sentait mieux, il ne fallait pas trop en demander non plus…

Il descendit les escaliers, doucement, en s'appuyant à la rampe, comme le faisait Tante Honoria lorsqu'elle leur rendait visite, ce qui d'ailleurs, se faisait de plus en plus rare, il l'avait remarqué, depuis que Père était à Azkaban.

Il ouvrit la porte d'entrée et sortit dans le champ, où il savait qu'il trouverait Aberforth.

Depuis quelques temps, il ne faisait plus attention au paysage, tant il s'y était habitué. Les grands arbres bordant les barrières lui paraissaient à leur place, et le fait qu'ils soient tout à fait perdus au milieu de nulle part, sans habitations alentour était pour lui tout à fait normal. Cela aurait même paru bizarre à ses yeux, d'autres habitations.

Il aperçut un petit chemin sur sa gauche, recouvert de broussailles et de mauvaises herbes, et s'y engagea d'un pas encore un peu boitillant.

De temps à autre, s'il ne faisait pas attention, il se prenait une branche dans le bras, ou alors se faisait piquer par les orties qui jonchaient le sentier. Il aurait bien voulu faire comme d'habitude, en activant sa magie pour l'entourer d'une sorte d'aura et éviter ces petits désagréments, mais là, il était vraiment trop fatigué. Et ça commençait à l'agacer, ces petites piqûres constantes, et puis, qu'est-ce qu'elles foutaient là, ces racines ? Pas étonnant qu'il se soit écrasé déjà trois fois au sol si la nature se liguait contre lui ! Ce n'était quand même pas sa faute !

« ABERFORTH !, hurla-t-il, rouge pivoine, TU NE POUVAIS PAS CHOISIR UNE PLANQUE PLUS PRES DE LA MAISON, PARCE QUE LA, JE COMMENCE A EN AVOIR ASSEZ DE TE COURIR APRES ! »

Une forme surgit des buissons et lui tapota l'épaule et Albus sursauta violemment.

« AAHH !

-C'est moi que tu cherches ?, demanda une petite voix. Il fallait le dire plus tôt, parce que je t'observe depuis tout à l'heure…

-A…Aberforth ! Ne t'avise plus jamais de me refaire ça, j'étais à moitié mort de peur !

-Pff. Trouillard.

-C'est moi que tu traites de trouillard, gamin ?, questionna Albus en lui ébouriffant les cheveux.

-Ouais. Et fais pas ça, ça m'énerve, j'suis plus un bébé, dit Aberforth d'un ton glacial et dédaigneux en se dégageant.

-Mère m'a dit que tu voulais me parler ?

-L'appelle pas Mère ! Elle t'a déjà dit pleins de fois qu'elle préfère Maman… »

Albus toussota et fronça légèrement les sourcils.

« Et donc ? Qu'y a-t-il que tu aies de si important à me dire ?

-Eh bien, c'est pour quand tu recevras la lettre d'Hogwarts, le jour de tes onze ans, je-

-Je l'ai déjà reçue.

-Ah ouais ? Il était quand ton anniversaire ?

-C'est aujourd'hui, répondit froidement Albus.

-Ah, O.K. Oui, donc, je disais, avant que tu ne me coupe… »

Il jeta un regard noir à son frère aîné qui fronça encore plus les sourcils.

« -que je voudrais que tu te débrouilles une fois là-bas pour trouver Papa, aller le voir, et le faire sortir d'Azkaban.

-Et pourquoi ferais-je ça ?

-Parce que si tu ne le fais pas, Al, je dirais à Maman à quel point tu es froid avec moi et Ariana, et je raconterais à tout le monde ce que tu sais faire avec ta magie… Tu ne voudrais pas, hein ?, persifla le petit garçon. »

Albus lui jeta un regard horrifié et déclara d'une voix entrecoupée par les sanglots qui le secouaient à présent :

« Tu…Tu comprends… Tu comprends ce que tu fais, A…Aberforth ? Mais… Qu'est ce qui s'est passé… Qu'est-ce que j'ai loupé ou-

-C'est ta faute, Al, murmura Aberforth. C'est ta faute si je suis comme ça…Ta faute… »

Son frère aîné se cacha le visage de ses mains et les larmes roulèrent sur ses joues, tandis que son cœur était rongé par la culpabilité. Aberforth avait raison, après tout n'avait-il pas pensé que c'était fantastique de partir d'ici ? Ne les avait-il pas tous maudits ? Oh, tout, tout était de sa faute, de sa propre faute…

« Al ? Al, promet maintenant… Promet, pour rattraper tes fautes… Je te pardonnerais, si tu promets… »

Oh oui ! S'il promettait, alors, alors que peut-être, un jour, il se sentirait moins coupable, oui, il fallait qu'il le fasse !

« Tout…Tout ce que tu veux…que tu voudras… »

Aberforth se pencha vers lui et lui caressa la joue d'un geste tendre, un grand sourire aux lèvres. Ce geste fit pleurer encore plus Albus qui saisit la main de l'enfant et la serra en levant son visage tourmenté vers le sien.

« Promet.

-Je promets. »

Aberforth pencha sa tête vers celle de son frère et embrassa délicatement sa joue, se délectant de cette fraîcheur sous ses lèvres, et des larmes d'Albus qui coulaient, qui coulaient pour lui. Il parsema le visage de son grand frère de petits baisers.

« Tu… Tu es si gentil, Aberforth ! Je… Pardon…

-Je te pardonne, Al… »

La gentillesse était vraiment la pire forme de manipulation qui soit, et Aberforth l'avait compris. S'il voulait qu'Al se sente coupable, ni le chantage, ni les menaces ne marcheraient. Mais par contre, la douceur… La douceur poussée à un point ultime…

Et puis, c'était si bon, si agréable d'embrasser ce frère au visage torturé. Il repoussa légèrement Albus qui se laissa faire, avant d'essuyer la poussière sur son corps.

« Je… On devrait rentrer, non ?, murmura Albus.

-Oui, rentrons. »


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C'était le grand jour. Albus était parti ce matin, ses poches et sa bourse remplies de gallions, et il allait se rendre sur le chemin de Traverse. Seul. Parce que Mère devait rester avec Ariana. Aberforth lui avait proposé de l'accompagner, mais Mère avait refusé, et Albus s'en était senti un peu rassuré, sans vouloir se l'avouer. Parce que maintenant, son frère le mettait mal à l'aise. Il lui faisait presque peur.

Alors oui, Al était content d'être seul. En plus, il pourrait faire tout ce qu'il voulait, aller où bon lui semblerait. Et ça, c'était jouissif.

Savoir qu'ici, plus personne ne pouvait le contrôler, qu'il était seul maître de ses envies.

Il avisa un magasin à sa droite, portant le nom Au royaume des hiboux et décida d'entrer. Il avait envie d'un animal de compagnie, et un hibou lui paraissait vraiment un bon choix. Utile, beau, et assez intelligent. En plus, après réflexion, il se dit qu'il était certainement plus sûr d'avoir son propre convoyeur, pour les lettres confidentielles, au lieu d'utiliser ceux de l'école, qui se révèleraient certainement moins professionnels.

Il eut un petit rire et poussa la porte, avant de se retourner pour saisir la poignée et l'empêcher de claquer.

Il n'avait rien contre les portes qui claquaient, il détestait juste en faire lui-même claquer une.

Albus regarda autour de lui, les yeux écarquillés. Mon Dieu ! Il n'y avait vraiment que des hiboux dans cet endroit ! Les volatiles lui donnèrent l'impression d'être des milliers, et bien qu'ils fussent tous enfermés dans leurs cages, il eut un petit pas de recul et ne put s'empêcher d'être un peu, un tout petit peu, effrayé…

Il vit une jeune femme derrière le comptoir, au fond de la boutique, et s'avança vers elle, en lançant des regards méprisants aux hiboux, car après tout, il n'avait pas à trembler devant de vulgaires oiseaux. Pff. Il avait failli se faire avoir.

« Mademoiselle ?

-Hum… »

La jeune femme releva les yeux du roman qu'elle lisait, qui avait l'air passionnant à en voir son air absorbé, et leva les yeux vers lui.

Al resta un instant choqué, incapable de bouger, à la regarder, et le regard de la fille se durcit. Elle aurait eu un visage tout à fait banal sans cette immense balafre qui partait du coin de son œil pour rejoindre la commissure de ses lèvres, la défigurant de manière horrible.

« Je… Je…, bégaya l'enfant. »

Il se reprit et rendit son visage et sa voix tout à fait neutres, quoiqu'un peu froids pour continuer :

« Je voudrais acheter un hibou.

-Ah. Non, sans blague ?, ricana la vendeuse, faisant ressortir la cicatrice.

-Je me passerais volontiers de vos commentaires, mademoiselle, avec tout le respect que je vous dois, déclara Al d'un ton maintenant glacial.

- Quelle espèce ?

-Je… Je ne sais pas trop, hésita-t-il. Je n'y connais pas grand-chose… »

Elle le regarda d'un air ouvertement mécontent et il se dit, que vraiment, il n'aimait pas cette femme et son caractère de chien. Alors, par pure provocation, le petit garçon déclara en relevant le menton :

« En fait, le hibou est un second choix. Je recherche et veux un phénix. »

Il rit intérieurement de l'air ébahi qu'arbora la vendeuse et esquissa un sourire arrogant en relevant un de ses sourcils :

« Est-ce vraiment si étonnant, mademoiselle ? »

La femme sembla se reprendre et déclara d'un ton encore un peu perturbé :

« Non, non, je… Nous en avons un dans la Serre, vous avez de la chance. C'est très rare mais un oriental nous en a rapporté un, qu'il avait trouvé en Amérique, parce que, vous comprenez, Fumseck, c'est le nom du phénix, est terriblement agressif et tente de mordre quiconque l'approche. Voyez vous-même ce qu'il m'a fait, dit-elle avec rancœur.»

Albus la regarda, horrifié à son tour, en songeant qu'il s'était pris à son propre piège, et quel piège ! Un phénix psychopathe l'attendait derrière cette petite porte arrière, alors qu'il aurait si facilement pu acheter un hibou sans voir ce monstre, qui avait complètement défiguré cette fille…

Le voir, oui, car évidemment, il n'allait pas repartir avec ce tueur dans les bras ! Il allait prendre ce gentil hibou blanc, là, qui avait l'air si gentil.

La vendeuse lui fit signe de la suivre et il s'exécuta. Ils parcourent ensemble les quelques mètres qui les séparaient de la porte dans le silence le plus complet. Albus était pâle comme la mort et dans ses yeux bleus, on pouvait lire la terreur la plus complète.

Pourtant, ça aurait été si facile de dire « non », de faire demi-tour. Si facile, mais lâche. Et si Al admettait avoir bien des défauts, non, il n'était pas lâche.

« Vous avez peur ?, questionna la fille avec un petit rire moqueur. Vous êtes d'une blancheur…

-Je n'ai pas peur, dit Albus en reniflant dédaigneusement. Je suis simplement très curieux… Cela doit être magnifique, non ?, un phénix… Fascinant… »

Et il se rendit compte que tous ces mots, il les pensait de tout son cœur. Un phénix…

Ils poussèrent la porte, et la première chose qu'entendit Albus, ce fut des geignements. Il regarda dans la direction d'où s'échappaient ces bruits, intrigué, et ne remarqua donc pas que la vendeuse était sortie, le laissant seul dans la Serre.

La chose qui produisait ces sortes de pleurs releva la tête et plongea ses yeux dans ceux du garçon. Le phénix… Oh, ces yeux ! Oui, c'était ça, c'était fascinant, ce regard qui reflétait ces siècles d'existence, tout ce savoir, ce savoir infini contenu dans ces deux yeux… sans même s'en rendre compte, Al tendit sa main en avant, comme pour toucher la bête.

Il hurla. Il l'avait brûlé et ça faisait mal, mal, si mal ! Oh, putain, pourquoi est-ce que personne ne lui avait jamais dit que les phénix pouvaient cracher du feu ! Pourquoi est-ce qu'on ne lui avait jamais dit que ça faisait si mal, les brûlures ?

Et ce connard de phénix qui restait à le regarder sans bouger, Albus aurait juré qu'en son for intérieur, il se délectait de sa souffrance !

« T'es qu'un sale con, souffla-t-il en direction de l'animal. En plus, t'es même pas beau, mentit-il. »

A cet instant, il crut vraiment, vraiment, vraiment, que Fumseck, puisque ce monstre avait un nom, le comprenait, tant la bête avait l'air furieux. Il chuchota, d'un ton doux :

« Allons… Ne te fâche pas, j'ai compris la leçon… »

Il eut une grimace douloureuse en direction de sa main calcinée.

« Tu sais quoi ? Je crois que tu vas venir avec moi. Tu vaux mille plus qu'un hibou, et puis, s'il faut te l'avouer, j't'aime bien. »

Il commença à reculer en arrière tout en continuant à regarder le phénix dans les yeux et sentit son dos heurter la poignée de la lourde porte de chêne. A tâtons, il la poussa de sa main indemne de toutes blessures et sortit de la Serre. Il se retrouva face à la vendeuse défigurée et la regarda fixement, comme déconnecté de la réalité.

Et puis, tout à coup, il comprit, et la colère monta d'une flèche en son petit corps, son esprit d'enfant bouillonnant :

« Vous m'avez laissé seul avec Fumseck !, accusa-t-il en la pointant du doigt. J'étais tout seul et il aurait pu m'arriver n'importe quoi ! Vous êtes complètement irresponsable !, cria-t-il à tue-tête. »

Il rougit furieusement lorsqu'il se rendit compte qu'une dizaine de personnes au moins avaient les yeux braqués sur lui et murmura d'un ton furieux :

« Non mais ça va pas quoi ! Vous avez quoi dans la tête ! »

Il renifla dédaigneusement et fit un geste en direction de la porte de chêne.

« Vous pouvez aller l'attraper, s'il vous plaît ? »

La jeune femme blêmit et déclara, complètement affolée et semi-hystérique :

« Mais pourquoi ?

-Bah, je le prends ! »

Albus haussa les épaules comme si tout ceci coulait de source et ajouta :

« Je vous avais bien dit que je voulais un phénix, non ? »

Et il se dit que même si Fumseck promettait d'être un compagnon particulièrement désagréable, rien que pour la tête de cette vendeuse si arrogante, tout cela en valait bien la peine.


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Al sortit de la librairie, lessivé. Il n'en pouvait plus des cris incessants de ce stupide animal, pitié, qu'il se taise ou il allait l'étrangler !

Il avait été à la boutique de prêt à porter, pour acheter quelques robes de sorciers. Il en avait acheté plusieurs, toutes noires, à part deux, une verte et une bleu azur.

Il avait longuement hésité pour la verte, parce que s'il n'allait pas à Serpentard et se retrouvait à Gryffondor, cela serait franchement mal vu par ses camarades. Et puis, il s'était dit : De toute façon, avec un père à Azkaban, les Gryffondors me haïront déjà. Quant aux Serpentards, mon sang suffit pour me juger. Alors, vu que de toute manière, je ne serais pas le bienvenu, que m'importe !

Il s'était rendu au magasin de balais magiques, car il projetait bien de jouer au Quidditch. Il s'était acheté un balai correct, mais sans plus, car après tout, s'il était doué, cela suffirait.

Il était rapidement entré dans le magasin de botanique, Stern et Word, pour y chercher les quelques plantes demandées pour la Botanique. Il y avait aussi pris d'autres plantes, très rares, qu'il avait voulu prendre sans trop savoir pourquoi. Il verrait bien…

Evidemment, Albus était allé s'acheter un stock de plumes et de parchemins. Il en avait profité pour refaire aiguisé son petit poignard, car il trouvait la lame un peu émoussée, ces derniers temps.

Et à chaque fois, les gens l'avait dévisagé d'un drôle d'air en voyant Fumseck.

Pas seulement les vendeurs, non ! S'il n'y avait qu'eux, il aurait pu le supporter… Non, il y avait aussi tous les badauds, les autres clients, les enfants de son âge ou les plus âgés. Tout le monde le regardait.

Et il détestait être ainsi le centre de l'attention, juste parce que c'était étrange de voir un phénix, et si rare, et si intriguant ce gamin à l'air farouche.

Rah.

Bon, il ne lui restait plus qu'à acheter sa baguette magique et il en aurait enfin terminé. Courage. Et puis, il avait vraiment envie d'avoir une baguette.

Il regarda le seul magasin où il n'était pas entré. Une pancarte indiquait fièrement en lettres d'argent le nom du propriétaire, et étrange contraste avec celle-ci, dans la boutique plongée dans la pénombre, on pouvait apercevoir un vieil homme s'agiter à faire il-ne-savait-trop-quoi.

Al s'avança et entra bravement chez Wireless, en poussant le petit chariot où se trouvaient ses achats devant lui. Au moins ce sale phénix s'était tu, c'était déjà ça de gagné. Lorsqu'il vit le vieil homme se retourner pour lui faire face, Albus déclara d'emblée, d'un ton un peu las :

« Oui c'est un phénix, et oui il est à moi, et cette sale bête s'appelle Fumseck. »


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Note de fin de chapitre :

Alors ? =)

Souvenez vous que si les larmes sont le salaire des héros, les reviews sont le salaire des auteurs de fics '... ^^

Vive le FIC ! (Front d'Incitation aux Commentaires, vous savez ce que vous avez à faire...)
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