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128ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 128e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 20 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits comme bonne résolution pour 2023. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De Les Nuits le 12/01/2023 23:25


Sélections du mois


Félicitations à MadameMueller, Lossifovna, CacheCoeur et Juliette54qui remportent la Sélection Fanfictions Longues !

Et pour le mois de janvier, venez lire la Sélection Remus Lupin ! Vous pouvez découvrir ces cinq histoires et voter jusqu'au 31 janvier ici.

Persévérance, loyauté, courage… Les valeurs de Hermione Granger vous inspirent-elles ? Lors du mois de février mettez-les à l’honneur lors la Sélection Hermione Granger ! Vous avez jusqu'au 31 janvier pour proposer des textes (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/01/2023 19:18


31ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,


Nous vous informons que la 31e édition des Nuits Insolites se déroulera le vendredi 16 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits pour la dernière de 2022. vous inscrire !


Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.


A très bientôt !



De Les Nuits le 16/12/2022 12:52


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


127ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 127 édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 19 novembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire.
Profitez du nanovember pour (re)découvrir les nuits !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A bientôt !


De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Journée Reviews de novembre !


Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?

Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


Hermione au Pays des Merveilles par Kathleen

[1 Reviews]
Imprimante
Table des matières

- Taille du texte +
Note d'auteur :

Fic cadeau en l'honneur de l'anniversaire de Labige, un peu en retard, je m'en excuse. J'espère qu'elle t'amusera quand-même.
Note de chapitre:

Cette fic est la première d'une série de Il était une fois... Je créerai une série à cette fin.
N'hésitez pas à regarder régulièrement.
Hermione au Pays des Merveilles

Cela faisait plusieurs heures qu’Hermione était dans la bibliothèque du château à étudier ce livre d’Histoire de la Magie. Même si Hermione se passionnait pour les études, l’Histoire de la Magie n’était vraiment pas intéressante, surtout de la manière dont l’enseignait Binns. Hermione tournait les pages sans vraiment les lire en cajolant Pattenrond depuis quelques minutes, ce qui était vraiment étonnant venant d’elle. Elle commençait à papillonner quand un curieux élément attira son attention. Un peu plus loin, un élève venait de surgir. Mais ce n’était pas un élève comme les autres. Il était coiffé de deux grandes oreilles blanches et vêtu d’une redingote rouge. Surprise, Hermione se leva pour aller demander à cet élève ce qu’il faisait là, vêtu de la sorte quand il sortit une montre de sa poche, la lut, et s’écria :

- Je suis en retard ! Je suis en retard.

Et il se remit à se sauver. N’y tenant plus, Hermione s’écria :

- Attends ! hé là, attends !
- Je ne peux pas attendre ! Je suis en retard, lui répondit le curieux personnage en se retournant vers elle.

Hermione s’arrêta net de surprise à cet instant. Le lapin, c’était Ron. Ron n’avait pas attendu pour repartir en pleurnichant qu’il était en retard et Hermione s’empressa de le suivre, ne comprenant pas pourquoi un de ses deux meilleurs amis trouvait tout à coup cela intéressant de se déguiser en lapin. A force de le poursuivre dans les couloirs, la jeune fille le vit soudain disparaître dans un des nombreux passages secrets du château.

Elle le suivit et eut l’impression de s’enfoncer de plus en plus loin dans les profondeurs de l’école. Mais Ron, soudainement, disparut. Hermione se retrouva tout à coup dans une salle sans savoir ce qu’elle faisait là ni où se trouvait Ron, déguisé en lapin. Par ailleurs, le couloir par lequel elle venait de passer n’était plus ouvert.

- C’est bien ma veine ! Comment je fais, maintenant, pour sortir ?

C’est alors qu’une table apparut soudainement à côté d’elle. Sur cette table se trouvait une minuscule clé d’or. Hermione constata alors qu’elle était en fait entourée de portes et décida de tester la clé. Ses craintes se confirmèrent. Elles étaient toutes verrouillées et la clé n’en ouvrait aucune.

- Et maintenant, je fais quoi ? Une fille intelligente, tu parles ? J’aurais dû me douter que Ron était en train de faire une bêtise et j’ai foncé droit dedans. Quelle sotte !

A cet instant, Hermione remarqua, tout en bas, une minuscule zone couverte par des rideaux. Elle l’ouvrit et vit derrière une porte. Quand elle essaya la clé, celle-ci s’emboîta parfaitement dans la serrure. Hermione ouvrit la porte mais constata qu’elle ne pourrait certainement pas passer par là. Elle referma donc et se rapprocha de la table pour vérifier que rien ne lui avait échappé.

- Non mais vraiment ! Que je suis sotte d’avoir suivi Ron, que je suis sotte !

Hermione constata alors qu’elle avait effectivement oublié quelque chose sur la table. Une bouteille qui semblait bien curieuse et où était inscrit un curieux conseil « Bois-moi ! » .

- Comme si j’allais boire n’importe quoi, se dit Hermione. Non, mais ! Et si c’était Rogue qui m’avait donné cette potion bizarre ou si c’était du poison.

Mais en même temps, elle n’avait pas spécialement d’autre option. Quand elle but, elle fut soulagée de retrouver le goût du jus de citrouille, ce qui la rassura. Mais soudain, le goût se transforma pour donner de la tarte à la mélasse, puis de la Biéraubeurre. Tout étonnée à la découverte de ces mille saveurs, Hermione sursauta en se rendant compte que boire l’avait fait rétrécir. Elle se trouvait maintenant à parfaite hauteur de la porte. Néanmoins, elle se rendit compte qu’elle avait refermé et que la clé était restée sur la table.

- Non mais quelle sotte ! J’ai carrément oublié cette fichue clé ! Maintenant, je suis assez petite pour me sortir de là, mais je ne peux pas passer.

Elle s’assit sur une boîte qui traînait là, posa son couve sur sa jambe, sa tête sur sa main, et soupira en espérant que quelque idée lui vienne en tête. Soudain, elle se redressa comme si une aiguille avait été posée sur la boîte, une boîte qu’elle n’avait pas remarquée une seconde auparavant. Sur cette boîte était inscrite l’expression « Mange-moi ». Hermione soupira et saisit l’un des biscuits qui ressemblait à des Patacitrouilles.

- Ca ne devrait pas me faire de tort, se dit-elle en en croquant prudemment un bout.

Rien ne se passa. Convaincue, Hemrione mangea le biscuit dans son entier. Elle se mit alors à grandir, grandir, grandir, jusqu’à ce que sa tête heurte le plafond.

- Oh non ! Gémit Hermione en fondant en larmes. Mais ça suffit comme ça ! Maintenant, je veux sortir d‘ici.

Et elle pleurait, elle pleurait, elle savait que ça ne servirait à rien mais elle n’en pouvait plus. Ah il allait s’en prendre, Ron quand elle le retrouverait. Se déguiser en lapin pour l’entraîner dans une pièce dont elle ne pouvait sortir. Mais comment avait-elle pu être aussi stupide ? Ça ne lui ressemblait pas. Hermione pleura tant et tant que la salle fut bientôt complètement inondée sur plusieurs mètres.

C’est alors qu’Hermione aperçut, flottant à la surface de la mare d’eau qu’elle avait créé de ses larmes, la petite bouteille qui l’avait fait rétrécir. Déterminée à compenser l’effet du gâteau, elle la ramassa, en but tout le contenu restant. Aussitôt, elle ne devint pas plus grande qu’un insecte et tomba dans la mare dans un grand « Plouf ! » assourdissant. Elle nagea jusqu’à la porte et fut projetée de l’autre côté à travers le trou de la serrure.

Une fois de l’autre côté, le flot emporta la jeune fille sur une longue distance. Enfin, il la rejeta sur la berge. Là, elle se retrouva entourée de Poufsouffle portant des costumes de souris, de rats ou d’oiseaux qui regardaient avec un air d’adoration Gilderoy Lockart, revêtu d’un habit de dodo.Il ne ressemblait vraiment pas à l’amnésique enthousiaste qu’Hermione avait vu à Sainte Mangouste quelques jours auparavant, mais plutôt au Lokhart qui était leur professeur en Deuxième Année.

- Puisque vous êtes mouillés, il n’y a plus qu’à courir tout autour de mon trône pour vous sécher !

Aussitôt, les Poufsouffle obéissants se mirent à courir à toute allure autour du trône, entraînant Hermione dans leur folle chevauchée. Mais cette course était parfaitement inutile puisque le flot de la mer de larmes les submergeait dès que la marée remontait. Hermione tempêta contre la bêtise aigue de Lockhart puis s’éloigna, laissant les Poufsouffle s’épuiser en paix.

Elle marcha quelques mètres, et soudain surgit devant elle, deux Hagrid. Hermione regarda avec stupeur le garde-chasse dédoublé. Elle ne se souvenait pas du tout que Hagrid lui ai jamais dit qu’il avait un frère jumeau et elle ne pensait pas que ce fût le cas. Elle allait le questionner à ce propos quand un des Hagrid parla en la faisant sursauter.

- Si vous nous croyez en cire, payez votre entrée, lança-t-il.
- Et si vous nous croyez vivants, vous devez nous parler, c’est plus correct, ajouta l’autre.
- En effet, reconnut Hermione, troublée. Bon, ben ravie de vous avoir rencontrée. A plus tard !
- Ah, ça ne va pas, grommela le premier Hagrid. Les gens, quand ils se rencontrent, ne se disent pas au revoir mais bonjour.
- Ne saviez-vous point cela ? Il faut se présenter, répondit le second. Je suis Tweedle Dee.
- Et je suis Tweedle Dum, ajouta le premier.
- Heu… si vous voulez, je m’appelle Hermione Granger, répondit la jeune fille qui avait établi queces hommes n’étaient pas Hagrid et qu’ils ne la connaissaient pas. Je suis à la poursuite d’un lapin blanc, mais en fait c’est mon ami Ron, et…

Elle essayait de partir, mais Tweedle-Dee-Hagrid et Tweedle-Dum-Hagrid l’en empêchèrent.

- Vous n’allez pas vous déjà en aller !
- Alors que vous venez tout juste d’arriver !
- Je dois partir !
- Mais nous avons une histoire à vous raconter.
- Bon, bon… répondit maladroitement Hermione qui ne voulait pas être impolie.

Ils la forcèrent à s’asseoir et lui racontèrent une histoire bizarre avec un Morse, un charpentier et des huîtres, mais Hermione n’y comprit goutte. Elle finit par se faufiler à la lisière de la clairière pour filer à l’anglaise. Là, elle retomba sur Ron.

- Winky ! Grogna Ron ! Allez me chercher mes gants ! Tout de suite !
- Pardon ?
- Mes gants ! Je suis en retard ! hop hop hop hop hop !

C’était peut-être parce que Ron semblait convaincu mais Hermione se sentit obligée d’obéir. Elle se précipita dans la maisonnette que Ron lui indiquait.

- Un lapin qui m’envoie chercher des gants et qui me prends pour son elfe de Maison, grommela-t-elle. Bientôt, ce sera Pattenrond qui m’enverra faire ses courses.

Hermione avait beau chercher, elle ne trouvait pas les gants de ce mystérieux lapin-Ron. Mais elle tomba sur une boîte de biscuits. Sachant ce que les biscuits lui avaient fait la dernière fois, elle se dit qu’être un chouïa plus grande ne la gênerait pas. Elle croqua donc un bout de biscuit et en deux temps trois mouvements, ses bras passaient par les fenêtres et les jambes par l’escalier.

- Oh non ! Je n’avais pas pensé à ça.

Soudain, elle entendit une voix dans le jardin. C’était Lokhart qui s’approchait. Mais il était avec Ron qui poussa un cri en apercevant ses bras et ses jambes.

- Un monstre ! Un monstre dans ma maison !
- On va le faire sortir par la cheminée ! Proposa Lockhart avec enthousiasme.
- Bonne idée ! Bonne idée ! Allez-y ! S’écria Ron avec le même enthousiasme.
- Moi ? Allons ne dites pas de sottises. Ce qu’il nous faudrait, c’est hum… tiens, ce lézard par exemple.
- Un lézard, s’étonna Hermione en ouvrant la fenêtre juste devant ses yeux.

Et là, elle constata que Harry, vêtu d’une peau de lézard, s’apprêtait à monter pour la déloger. Hermione se dit tout de suite que ce n’était pas une bonne idée, mais elle ne voulait pas le crier trop fort. Et effectivement, quand Harry tenta de descendre, Hermione éternua et l’envoyer au loin.

- Désolée, Harry, s’écria-t-elle avec une moue ennuyée.

Mais quand Lokhart se proposa de faire brûler la maison, elle dut agir. Remarquant un jardin, elle cueillit un légume et le porta à ses lèvres. Un instant plus tard, elle était devenue aussi minuscule qu’une jeune pousse de printemps. Ron lapin, lui, toujours pressé, se remit à courir partout. Hermione tenta de le suivre, mais elle n’y parvint pas, trop petite pour ça. Elle courut dans la campagne et se retrouva soudain au milieu des fleurs, sauf que toutes les fleurs étaient à sa taille et avait la tête d’un membre de la Maison Serdaigle.

- Une nouvelle venue, s’écria Luna-Fleur.
- Chantons-lui quelque chose, ajouta Cho-Fleur.
- Une belle chanson plein de fleurs, précisa Padma-fleur

Et elles se mirent à chanter joliment. Hermione se sentit bien obligée de les écouter jusqu’au bout. Mais dès qu’elles eurent fini et alors qu’elles demandaient à Hermione de chanter à son tour, celle-ci s’excusa et se sauva en courant sous les rires des fleurs de Serdaigle. Soudain, à force de courir, elle se heurta à un gros champignon. Sue le champignon se trouvait une grosse chenille dont la tête n’était autre que celle de Severus Rogue.

- Professeur Rogue ? Tenta Hermione en se doutant qu’elle se trompait.
- Bonjour, petite ! Qui es-tu ?
- Ce matin, j’aurais pu vous répondre, soupira Hermione. Mais je ne sais plus trop qui je suis à présent. Tout est si fou autour de moi.
- Sottises, grommela Rogue de sa voix méprisante.
- Non, ce ne sont pas des sottises. C’est juste que… j’aimerais être un tout petit peu plus grande. Je trouve que dix centimètres est une taille un peu ridicule.
- Je fais bien dix centimètres, moi. Et je ne m’en plains pas.
- Oui… mais je n’en ai pas l’habitude.

Soudain, Rogue disparut dans un nuage de fumée. Hermione soupira. Elle se doutait qu’il n’allait pas lui tenir la conversation longtemps. Mais brusquement, Hermione entendit la voix de Rogue, provenant du ciel.

- Un côté vous fera devenir plus grande. L’autre au contraire vous rendra plus petite.
- Un côté de quoi ? Interrogea Hermione en levant les yeux.

Quelle ne fut pas sa surprise de voir Rogue pourvu d’ailes noires immenses et qui voletait au-dessus d’elle.

- Du champignon, répondit-il sur le ton de l’évidence avant de s’envoler.

Hermione récupéra des morceaux des deux côtés du champignon en se demandant lequel faisait quoi. Finalement elle croqua un bout d’un des champignons et grandit d’un peu plus d’un mètre trente.

- Parfait ! Gardons-les, on ne sait jamais.

Elle se mit de nouveau à la recherche de Ron. Il n’était pas question qu’elle laisse tomber. Et soudain, en arrivant à une croisée de chemins, elle soupira, ne sachant de quel côté aller.

- Et maintenant, je fais quoi ?
- Cela dépend de où vous voulez aller, suggéra une voix.

Hermione leva la tête pour apercevoir la tête de Dumbledore flottant dans les airs. Mais Dumbledore portait de curieuses oreilles de chat.

- Professeur Dumbledore ?
- Je suis le chat de Cheshire, annonça la tête flottante. Où désirez-vous aller ?
- Je… voudrais retrouver un lapin blanc.

Il était inutile de parler de Ron. Ce chat bizarre ne l’aurait pas compris, même s’il ressemblait au plus grand sorcier de ce temps.

- Je ne connais pas de lapin. Mais je connais un lièvre. La Hase de Mars.
- Elle est peut-être de sa famille, dit Hermione, logique. Où habite-t-elle ?
- Par là, lui indiqua la tête de chat de Dumbledore.

Hermione commença à avancer dans la direction désignée par le chat qui l’interrompit.

- Mais à cette heure-ci, elle doit être chez son amie, la Chapelière Toquée. Elles doivent prendre le thé là-bas.

Hermione se retourna pour prendre le chemin en sens inverse.

- Merci, Monsieur le…

Elle s’interrompit lorsqu’en se retournant, elle constata que le chat Dumbledore avait disparu. Haussant les épaules, elle s’avança vers le lieu d’habitation da la Chapelière Toquée. En s’approchant, elle aperçut Parvati et Lavande en train de boire le thé. Elle soupira. Si Parvati était la Hase de Mars, celle-ci n’était sans doute pas de la même famille que le Lapin Blanc qui était Ron. Mais enfin, peut-être les filles sauraient-elles où il était passé. Aussi Hermione s’assit-elle et attendit qu’on la remarque.

- Pas de place ! Il n’y a pas de place ! S’écria Parvati, apparemment affolée.
- Mais… il y en a beaucoup, la contredit Hermione.
- Veux-tu un peu de Biéraubeurre ? Proposa Parvati sur le ton de la conversation.
- Heu, volontiers, mais… je ne vois pas de Biéraubeurre, répondit Hermione, perplexe.
- Il n’y en a pas, affirma Parvati.

Hermione soupira. En Hase de Mars, Parvati était encore plus stupide que dans la réalité. Voilà maintenant qu’elle lui proposait quelque chose qu’elle n’avait pas. Et lavande avec son immense chapeau haut de forme qui n’arrêtait pas de la regarder.

- Tu aurais besoin d’une potion de Lissemplis, grommela-t-elle.

Hermione fut profondément vexée par tant de mesquinerie.

- Quelle grossièreté ! Lança-t-elle.
- Pourquoi est-ce qu’un phénix ressemble à un chaudron ? Rétorqua Lavande.
- Pourquoi un phénix ressemble à un chaudron ? Répéta Hermione, pensive, essayant de réfléchir à la question.

Le silence s’installa pendant un moment pendant qu’Hermione réfléchissait et que les deux autres buvaient leur thé. Finalement, Hermione allait renoncer quand Lavande, la Chapelière sortit une grosse montre et demanda :

- Quel jour sommes-nous ?
- heu… le 4, répondit Hermione, s’interrompant dans ses pensées.
- Elle retarde de deux jours ! S’indigna Lavande. Hase ! C’est ta faute ! Ce beurre était nul !
- C’était le meilleur, protesta Parvati.
- Alors c’est le couteau. Tu y as mis plein de miettes !
- Excuse-moi, Chapelière, répondit Parvati. Mais de toute façon, vu que le Temps est fâché, tu…
- Il est toujours six heures, mais le même jour, grommela Lavande.
- Le Temps est fâché ? Répéta Hermione, éberluée.
- La Chapelière a déplu au temps, expliqua Parvati, la Hase. Du coup, ici, il est toujours l’heure du thé. C’est pour cette raison qu’on a toute ces tasses. On n’a pas le temps de faire la vaisselle. Régulièrement, nous changeons.
- Mais, et quand vous avez fait le tour de la table ? rétorqua Hermione, logique.
- Cette discussion ne m’amuse plus, répondit Parvati. Changeons de conversation ! Avez-vous déjà vu un puits de mélasse ?
- J’ai déjà vu une tarte à la mélasse, commença Hermione. Mais un puits…
- Si tu ne comprends rien, tais-toi, lança Lavande.

Choquée par la grossièreté de la Chapelière à l’apparence de sa camarade, Hermione décida que le moment était venu de lever le camp. Ses hôtes ne semblèrent pas se soucier le moins du monde de son départ et elle partit donc sans se soucier d’eux.

Elle fit quelques pas avant de se retrouver face à un arbre particulièrement curieux. En effet, sur le tronc, était dessinée une ravissante porte juste à sa taille. Décidant que rien ne pouvait être plus étrange que ce qu’elle avait déjà vécu, Hermione décida de l’emprunter. Elle se retrouva dans un charmant petit jardin remplis de magnifiques rosiers blancs. Et autour de ces rosiers travaillaient activement tout un groupe de personnages en forme de cartes à jouer de toutes les couleurs et de toutes les valeurs. Armés de baguettes magiques, ils lançaient des « Colorus Ruber » sur les rosiers qui passaient d’un pur blanc nacré à un rouge sang.

Intriguée, Hermione reconnut sur le visage de certaines cartes Drago Malefoy, Crabbe et Goyle, ses acolytes, et même le Serpentard qui était capitaine de l’équipe de Quidditch et dont elle ne se rappelait plus le nom. En tout cas, ce qui était sûr, c’était que les jardiniers en forme de carte de ce jardin étaient des Serpentard. La jeune fille s’approcha de la carte qui avait la tête de Malefoy et qui était un trois de trèfle.

- Excuse-moi, mais pourquoi changes-tu la couleur de cette fleur ? L’interrogea-t-elle.

Elle fut extrêmement surprise quand le trois de trèfle fut très aimable avec elle. Il lui expliqua que les jardiniers avaient planté des rosiers blancs par erreur, que la reine les voulait rouges et qu’il fallait en changer la couleur avant qu’elle ne débarque et ne leur coupe tous la tête. Hermione trouva que cette règle était bien bizarre, mais elle ne fit pas de commentaire.

Soudain, la reine fut annoncée et toutes les cartes Serpentard qui étaient dans le jardin tombèrent à plat ventre sur le sol. Quand Hermione vit la reine, elle ne put étouffer un cri de surprise en constatant qu’il ne s’agissait de nulle autre que de Dolores Ombrage. Mais songeant que ce n’était probablement pas Ombrage mais une reine qui coupait la tête à tout va, Hermione s’inclina dans une gracieuse révérence.

La reine fit s’arrêter le cortège qui comprenait son carrosse où siégeait à côté d’elle le roi, au visage de Rusard, et sa suite de soldats cartes à jouets au visage de Serpentard. Hermione le savait parce qu’elle avait déjà vu tous ces visages à Poudlard. La reine Ombrage, pour sa part, comprit instantanément ce qu’il s’était passé. Elle se tourna vers ses soldats.

- Qu’on leur coupe la tête ! Ordonna-t-elle.

Hermione n’aimait pas vraiment les Serpentard, mais ça ne voulait pas dire qu’elle était d’accord pour leur infliger ça. Mais avant qu’elle ne put objecter quoi que ce fût, la reine se tourna vers elle.

- Qui êtes-vous, mon enfant ?

La question lui semblait plutôt incongrue venant de son professeur de Défense Contre les Forces du Mal, mais ici, tout était généralement incongru.

- Mon nom est Hermione, Votre Majesté, dit-elle avec politesse, essentiellement dans le but de ne pas se faire couper la tête.
- Savez-vous jouer aux échecs versions sorciers ?
- Oui, commença Hermione, mais généralement, je…
- Merveilleux ! L’interrompit la Reine. Accompagnez-nous !
- …ne suis pas très douée, acheva Hermione dans un inutile murmure.

La reine sembla enchantée d’apprendre à toute sa Cour qu’elle organisait un tournoi d’échecs version sorcier et que ce serait ses propres soldats qui tiendraient lieu de pions. Trèfle et Pique pour les Noirs, Cœur et Carreau pour les blancs. Très vite, ce fut la débandade. Comme personne ne voulait avoir la tête coupée, les pions adverses de la reine ne prenaient pas et les pions de la reine ne se laissaient pas traîner hors du plateau quand un pion un peu trop casse-cou essayait de le faire. Au milieu du tumulte apparut dans les airs la tête de Dumbledore. Hermione, ravie, lui sourit.

- Bonjour, Monsieur le Chat de Cheshire.
- Alors, comment trouves-tu le jeu ?
- Oh, c’est la pagaille. Et puis la reine…

Ombrage passa derrière Hermione.

- …est si douée qu’elle est sûre de triompher. Il vaut mieux arrêter de jouer.
- Mais à qui parlez-vous, jeune fille ? Demanda le roi à tête de Rusard.
- Au chat de Cheshire, répondit Hermione, tout naturellement. Chat de Cheshire, je vous présente le roi.
- Enchanté, Chat du Cheshire, dit le roi. Je vous autorise à me baiser la main.
- Non, merci, répondit le chat Dumbledore sans se départir de son sourire.
- Comment ? Mais comment osez-vous ? Ma chère, ce chat est insolent avec moi, lança Rusard à Ombrage. Que préconisez-vous ?
- Coupez-lui la tête, suggéra la reine Ombrage.

Hermione soupira, la reine n’était vraiment pas du genre à y aller par demi-mesures. Mais il n’était pas temps de penser à ça. Il fallait sauver ce chat. Le roi Rusard était parti chercher le bourreau. Et ils revenaient en courant. Mais le bourreau s’interrompit en voyant la tête du chat flotter en l’air.

- Je ne peux pas.
- Comment ça, vous ne pouvez pas ? Exécutez-moi ce chat !
- Je ne peux pas décapiter une tête qui n’est accrochée à rien !
- Tout ce qui a une tête peut être décapité !
- Ca suffit maintenant, ces chamailleries, gronda la Reine. Sinon je fais couper la tête de tout le monde.

Un instant de silence suivit cette phrase comme si tout le petit monde craignait pour sa tête. Et puis, tout d’un coup, le roi Rusard s’écria, sous le regard ravi du chat :

- Demandons à Hermione !
- Oui, approuva le bourreau, c’est à Hermione de décider.
- Retournons jouer, Votre majesté, proposa Hermione. Si on ignore ce chat, il finira par s’en aller.
- Judicieuse petite fille, commenta la Reine.

Ils se remirent donc à jouer et à tricher ouvertement. Mais soudain, Hermione ne put s’empêcher de s’énerver.

- Mais attrape cette maudite Reine, bon sang, puisque je viens de te l’ordonner !

Elle mit aussitôt les mains sur la bouche en entendant ce qu’elle avait dit. D’ailleurs, la Reine semblait carrément enfler de fureur. Hermione avait l’intuition que la blessure au dos de la main de Harry n’était rien en comparaison de ce que cette Ombrage pouvait faire. Aussitôt, ses pires doutes se confirmèrent.

- Coupez-lui la tête !

Hermione se retourna et fila par la direction d’où le cortège était venu, du jardin qui se trouvait devant le château de la reine. Ce jardin était en fait les prémices d’un immense labyrinthe. Hermione n’hésita pas un instant, sa vie lui étant plus chère que tout le reste, elle fonça dans le dédale.

Une fois à l’intérieur, Hermione se sentit encore plus oppressée. Elle avait pris un peu d’avance sur ses poursuivants, mais elle les entendait dans le labyrinthe. La reine qui ordonnait qu’on lui coupe la tête dont la voix lui provenait alternativement de la gauche et de la droite. Le frisson des feuilles quand les cartes Serpentard passait dans les allées voisines. Et dans tout ce groupe, pas un allié, personne à qui elle pourrait se rattacher.

Soudain, elle arriva dans un cul de sac. C’était fini, elle était cuite. Elle se retourna pour voir entrer les soldats. Tout était perdu. Elle se retourna à nouveau vers la haie, ayant l’espoir que ce cul de sac était un cauchemar, et elle croisa alors le regard du lapin blanc Ron qui lui sourit et lui parla avec douceur.

- Il faut te réveiller, maintenant, Hermione.
- Hein ? Fit, Hermione, peu sûre d’avoir compris.
- C’est l’heure, réveille-toi !

Hermione ouvrit les paupières et sentit la main de Ron sur son épaule. Le jeune homme avait sûrement fait bouger son dos pour la réveiller. Elle bâilla et s’étira tandis que Ron lui souriait. Incrédule, elle constata qu’elle s’était tout simplement endormie sur son livre d’Histoire de la Magie.

- J’ai fait un rêve bizarre ! S’écria-t-elle, encore sous le coup de l’émotion.
- Allez viens ! On va dîner, lui répondit Ron en partant en direction de la Grande Salle.

Et en le regardant trottiner pour se rendre à la Grande Salle, sans qu’elle sut exactement pourquoi, Hermione ne put s’empêcher de repenser au Lapin Blanc.
Note de fin de chapitre :

J'espère que ça vous a plu ! N'hésitez pas à critiquer.
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