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128ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 128e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 20 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits comme bonne résolution pour 2023. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De Les Nuits le 12/01/2023 23:25


Sélections du mois


Félicitations à MadameMueller, Lossifovna, CacheCoeur et Juliette54qui remportent la Sélection Fanfictions Longues !

Et pour le mois de janvier, venez lire la Sélection Remus Lupin ! Vous pouvez découvrir ces cinq histoires et voter jusqu'au 31 janvier ici.

Persévérance, loyauté, courage… Les valeurs de Hermione Granger vous inspirent-elles ? Lors du mois de février mettez-les à l’honneur lors la Sélection Hermione Granger ! Vous avez jusqu'au 31 janvier pour proposer des textes (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/01/2023 19:18


31ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,


Nous vous informons que la 31e édition des Nuits Insolites se déroulera le vendredi 16 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits pour la dernière de 2022. vous inscrire !


Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.


A très bientôt !



De Les Nuits le 16/12/2022 12:52


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


127ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 127 édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 19 novembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire.
Profitez du nanovember pour (re)découvrir les nuits !
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A bientôt !


De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Journée Reviews de novembre !


Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?

Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


En Provence insouciance par Bloo

[20 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

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Note de chapitre:

*entre sur la pointe des pieds*

Près de deux ans après avoir posté le premier chapitre, je reviens donc avec le deuxième de cette ficlet. Oui, je sais, ça craint pas mal niveau délai.

Depuis des mois j'avais la première partie de ce chapitre sur mon ordi, mais je n'arrivai pas à écrire la suite. Finalement, à croire que je suis dans une vague de motivation en ce moment, je viens enfin d'y mettre un point final (et j'ai même laissé 100 reviews, modifié sept chapitres du secret d'Effy et enfin avancé dans la réaction du mystère d'Effy, et oui, tout arrive). Bref, Mathilde, j'espère que tu aimeras toujours autant.

Bonne lecture !

— Dis, Lavande, est-ce que c’est toi qui as pris mon gilet ? s’agaça Parvati en ouvrant grand la chambre de sa meilleure amie.

La vision qui s’offrit alors à elle la stoppa net, dans l’embrasure de la porte, parce que la chambre était richement décorée, un lit à baldaquins, des tables de chevet en chêne massif, des reproductions de toiles impressionnistes au mur et un immense miroir à pied, devant lequel Lavande se tenait droite, stoïque.

Aussitôt, Parvati vit défiler sous ses yeux ébahis le souvenir de milliers d’après-midis partagés, d’autant d’éclats de rire, à enfiler autant de robes et autant de chapeaux et autant de maquillage et autant d’escarpins et à en rire, à en rire, en rire à en mourir. Elle ferma les paupières, savoura, parce que depuis la guerre, Lavande n’aimait plus les miroirs et portait beaucoup de noir et Parvati ne s’y retrouvait pas, n’y retrouvait pas son amie, non plus.

Aujourd’hui Lavande revêtait une robe qu’elle n’avait pas arraché à sa malle depuis près de deux ans, et Parvati la reconnaissait parfaitement : c’était elle qui la lui avait offerte l’été entre leur cinquième et leur septième année. C’était une robe d’un vieux rose délavé, la couleur préférée de Lavande, et elle n’avait pas de manches, seulement de fines bretelles et un généreux décolleté.

Elle ne cachait rien des terribles striures que la guerre avait laissées pour toujours dans la peau de Lavande, et qui couraient de son nombril à son menton, faisant, au-dessus de la poitrine et sur l’épaule gauche, un amas particulièrement saisissant qui paraissait encore à vif, si l’on y regardait de près.

— Oui. C’est moi qui ai pris ton gilet, souffla Lavande.

Et elle l’enfila par-dessus sa tête, s’efforçant d’ignorer la moiteur qu’elle ressentait, cette matinée d’été sous le soleil provençal. Elle l’enfila sur ses estafilades et les lèvres de Parvati s’affaissèrent – elle aurait dû se douter, que c’était trop beau être vrai, que Lavande ne voyait toujours pas sa beauté vraie.

— Tu es absolument splendide, dans cette robe, Lavande, murmura-t-elle en hasardant un peu puis un deuxième dans la direction de son amie.

Mais à sa grande surprise, Lavande ne se déroba pas, elle n’essaya pas non plus de repousser les mains que Parvati tendit vers elle. Elle la laissa les serrer fort entre les siennes, et la laissa l’embrasser sur le front, et la laissa même déboutonner le gilet, mais lorsque les doigts de Parvati effleurèrent les épaules frêles, Lavande sursauta. Elle croisa les bras contre sa poitrine à s’en couper le souffle, et ses jambes se mirent à trembler, alors, Parvati lui laissa volontiers son gilet, et se glissa derrière elle pour poser doucement sa tête sur son épaule – la droite, l’épaule droite, l’épaule lisse.

— Je sais que ce n’est pas facile. Je ne prétends pas savoir d’ailleurs ce que tu peux ressentir, je ne sais pas ce que je ferais, moi, si j’étais à ta place. Mais je suis à la mienne. Je suis à la place de Parvati, ta meilleure amie, je suis à la place de Seamus et Dean qui t’attendent là, dehors, qui sont tes meilleurs amis aussi. Et en leur nom à eux, en mon nom à moi, je me permets de te dire : Lavande, tu es splendide, ton être est splendide, ce que tu es, tout ce que tu es est splendide alors ne te cache pas, nous, on t’aime comme ça. On t’aime en grand. On t’aime entièrement.

Alors, les larmes perlèrent sous les paupières, de Lavande, et de Parvati bien sûr, parce qu’elles étaient les filles qui pleurent, les filles qui gloussent, les filles qui se pâment et croient aux esprits aux pierres aux âmes, elles étaient les filles trop filles, les filles clichées, les filles ridicules, les filles superficielles, les filles artificielles et à la fin, elles étaient femmes. Elles étaient femmes guerrières résistantes survivantes combattantes, elles étaient deux.

Et à deux, tout était mieux : Lavande esquissa un sourire à travers les perles argentées qui dévalaient son visage.

— Et puis, entre nous, Love, tu ne vas pas me faire croire que Seamus n’a jamais vu ces cicatrices, non ?

Parvati vit son air mutin dans le miroir auxquelles elles faisaient face, toutes les deux, et presqu’en même temps, elle vit les lèvres de Lavande se pincer, ses yeux, de nouveau, s’embuer.

Elle pensait la faire rire.

Lavande ne lui cachait rien de sa relation avec Seamus – elle ne lui cachait rien du tout, ne l’avait jamais fait, et n’en aurait certainement pas été capable, elle paraissait ne ressentir ses émotions qu’à la condition de les partager. Et bien sûr, elle taisait le plus intime, elle aimait que certaines choses ne leur appartiennent vraiment qu’à eux, à Lavande et Seamus. Mais elles se disaient tout. Elles se l’étaient promis, un millier et peut-être même, un million de fois. Une fois, leurs belles paroles prononcées, elles s’étaient même embrassées, et Parvati avait confessé son attrait pour les filles. Il n’y avait plus jamais eu de vrai secret entre elles, depuis. Elles étaient les meilleures amies insupportablement clichées, et cela les ravissait.

Lavande aurait dû rire.

Elle aurait dû rire comme elles riaient à onze ans, à douze ans, à treize et quatorze et quinze ans, à seize ans, elles auraient dû rire comme riaient les enfants et les filles insouciantes qui, soudain, leur manquaient tellement.

— Lavande, il s’est passé quelque chose ? Avec Seamus ? se risqua Parvati.

— Non. Pas encore.

— Tu veux m’en parler ?

Et Lavande entendit : tu peux m’en parler tu dois m’en parler te confier et me laisser t’aider et me laisser t’aimer – Parvati n’avait simplement pas besoin de l’énoncer. Ça faisait si longtemps, des années, et toujours.

Avec Seamus, depuis leur première septième année, Lavande ne s’était jamais disputée. Ils avaient eu leurs moments, plus jeune, quand Seamus avait dénigré sa soudaine fascination pour la divination, quand elle avait craqué pour le beau et laid Gilderoy Lockhart, quand elle avait rompu sans le lui dire vraiment, au début de la cinquième, après que Seamus ait accusé Harry d’avoir menti. Mais depuis qu’elle avait été torturé par les Carrow, et qu’il l’avait libérée du cachot, et qu’enfin, encore, ils s’étaient embrassés dans le dortoir des garçons, à Gryffondor, Lavande et Seamus ne s’étaient plus jamais querellé. Et Parvati, comme toutes et tous leurs amis, avait d’abord pensé qu’ils n’en avaient de toute façon pas le temps. Il fallait survivre. Il fallait survivre, résister, il fallait survivre aux coups, aux sortilèges, aux chaînes, il fallait survivre le visage si tuméfié qu’on en perdait momentanément la vue, il fallait survivre et après –

Après.

Après : la bataille était passée, Lavande avait été grièvement blessée, et ses parents assassinés, et elle l’avait appris à son réveil, des semaines après, et elle s’était enfermée à Sainte-Mangouste quasiment tout l’été, et après – encore – il avait fallu survivre.

Survivre au deuil à l’absence à la culpabilité aux nuits sans sommeil aux journées sans sourire aux fantômes aux regrets Lavande avait survécu.

Ils avaient survécu, elles avaient survécu, et leur deuxième septième année, à Poudlard, avait été la plus amère, et la plus douce. Harry, Ron, Hermione, Neville, Seamus, Dean, Lavande, Parvati, la promotion 1998 devenue 1999 avait vécu un an entier entre les murs réparés les blessures pansées, et ils ne s’étaient jamais vraiment disputés. Il y avait trop à faire, désormais, il y avait même mieux que survivre il y avait : vivre. Il y avait vivre enfin et à huit l’adolescence qu’aucun mage noir, qu’aucun serviteur infiltré, qu’aucun Basilic, qu’aucun Détraqueur, qu’aucun tournoi piégé ni régime autoritaire ni tortionnaires ne pouvait leur voler.

En un an, ils avaient pris dix ans de maturité, et toutes les peines qui accompagnaient ce vieillissement prématuré, et Lavande et Seamus s’étaient aimés d’un amour vrai, entier.

Parvati réalisa que, pour elle aussi, ils étaient devenus un pilier, l’une des fondations de leur maison commune, de leurs futures colocations et aventures et joies des milliers de joies bien sûr, et elle craignit de le voir s’effondrer comme s’était effondrée déjà leur vie passée.

— Oui, je veux t’en parler, parce que je n’arrive plus à le garder pour moi et parce qu’il faut que je le dise aussi à Seamus, mais je ne sais pas comment. Je ne sais pas quand, comment, seulement que c’est moi qui dois le faire et lui dire, et que le plus vite sera le mieux, mais quand je le vois, je n’y arrive pas, ça ne vient pas, ça ne sort pas. Et moi…

— D’accord, Lavande, d’abord, tais-toi, la coupa Parvati.

Elle bondit devant son amie, l’arrachant à son reflet dans le miroir, et elle reprit ses mains dans les siennes et les serra jusqu’à ce que Lavande se détende tout à fait et les laisse retomber le long de son corps, même si ses doigts jouaient nerveusement avec le tissu de sa robe.

— Et maintenant : explique-moi.

— J’ai passé des examens à la fin de l’année.

— Oui, tu me l’as dit, à cause de tes insomnies.

— J’ai menti. Ce n’était pas qu’à cause de ça.

— Et à cause de quoi, alors ? Tu n’es pas malade, quand même ?

— Si. Si, je suis malade, Parvati. C’est ce qu’ils m’ont dit : que la dépression, c’est une maladie.

C’était un mot inattendu qui souffla si bien Parvati qu’elle entrouvrit légèrement les lèvres, cherchant les mots qui ne venaient pas, et devant elle, Lavande tapait du pied sur le parquet sans même paraître le remarquer.

Et Parvati remarqua.

À l’hôpital, les Médicomages avaient parlé de choc, des cinq phases du deuil, et quelques-uns qui avaient soigné déjà les victimes de la première guerre, de stress post-traumatique. Lavande en cochait certainement toutes les cases, l’addiction qu’elle avait développé aux potions de sommeil sans rêve n’avait fait qu’empirer la situation, et un matin, Parvati avait craint pour sa vie, parce qu’elle avait le regard si vide qu’elle la croyait partie, déjà, quelque part très loin d’ici.

Puis Seamus l’avait ramenée à leur monde, et à Poudlard, Parvati l’avait vu s’épanouir, certes avec plus de calme, plus en retrait que la Lavande d’autrefois, mais quand même, s’épanouir, c’était ce qu’on disait d’une fleur qui éclos et se dresse et Lavande avait fait ça éclore et se dresser en réapprenant à se lever et manger et dormir et sourire et parler et, un beau jour, à discourir devant une assemblée, à colorer le monde à sa magie informulée, à peindre, à chanter, à danser, à vivre.

Mais aussi il y avait eu : des yeux rougis, mis sur le compte de la fatigue, des verres d’alcool un peu trop remplis, et après tout, ils étaient nombreux dans ce cas mais aussi il y avait eu des repas évités des nuits agitées des départs précipités et des départs indécis lorsque les yeux de Lavande se perdaient soudain au loin et qu’elle n’entendait plus ne voyait plus. Et Parvati qui avait remarqué s’en voulut.

— Seamus, gémit soudain Lavande. Seamus, c’est pour ça, je ne peux pas lui dire parce qu’il va m’en vouloir. Il a déjà supporté tellement de choses. Il devait croire que c’était fini. Il devait croire que, maintenant, lui et moi, on serait quelque chose, autre chose que la somme de mes ennuis.

Mais Seamus, Seamus savait.

Il avait deviné.

Il l’avait dit à Parvati, à Dean, qu’il lui semblait que Lavande vivait désormais sa huitième année à Poudlard comme une forme de déni et, qu’à sa sortie, les émotions enfouies, qui déjà ressortaient de plus en plus fréquemment à mesure que la fin de l’année approchait, il craignait que ces émotions refoulées ne lui explosent à la figure.

Parvati l’avait rassuré : Lavande était remise elle le savait elle le sentait et même elle l’avait lu dans ses feuilles de thé.

Dean avait abondé : ils n’auraient jamais dû la laisser sortir ainsi sans un suivi ni aucun d’entre nous à vrai dire mais je vais vous dire une chose les sorciers les sorcières vous n’avez vraiment aucune idée de ce qu’est un stress post-traumatique et de ce que sont des séquelles psychologiques et alors ne parlons même pas de la dépression.

— Oh, Lavande.

— Je suis absolument désolée.

— Non ! s’indigna Parvati. Non, non, c’est toi qui le suis, je suis désolée de ne pas avoir compris que…

— Que je n’avais jamais vraiment guérie ?

— Que tu n’avais pas encore guérie.

— Mais peut-être que je ne guérirai jamais. Peut-être… peut-être que ça prendra des mois, ou des années, ou même encore pire des décennies. Et moi, je ne veux pas imposer ça à qui que ce soit. Je ne veux pas imposer ça à Seamus.

— Parce que tu crois que Seamus ne t’aime qu’à moitié ? Qu’il ne peut pas t’aimer avec tes fêlures ? Tu crois que personne ne peut aimer en vrai, parce que je vais te dire un secret qui n’en est pas un, on a tous des blessures, tous, absolument tous. Mais Lavande, toi, tu crois en l’amour, alors tu sais qu’on aime envers et contre tout ça.

— J’ai cru en beaucoup de choses.

— Et moi, là, c’est toi que je ne crois pas : je ne crois pas, que tu ne crois plus. Ou alors regarde-moi, maintenant, regarde-moi droit dans les yeux et dis-moi que tu ne crois pas en Seamus, qui t’a emmenée à Santorin, qui t’a fait refait danser, qui t’a préparé tes tartines toute l’année avec ta confiture préférée. Dis-moi que tu ne crois pas en Seamus, pour qui tu as repris le duel, et appris tout un tas de sortilèges pour l’aider à passer son examen d’admission au bureau des Aurors. Dis-moi que tu n’as pas fait tout ça parce que tu crois en lui.

— Mais tu ne comprends pas.

Lavande se détourna, referma le gilet sur sa poitrine tandis que ses épaules se ratatinaient sur elle-même. Et Parvati n’essaya pas de la toucher ; son amie avait été une adolescente exagérément tactile mais la résistante s’était refermée. Lavande supportait à peine d’être effleurée lorsqu’elle avait remis les pieds à Poudlard, seules ses mains venaient parfois serrer celles de ses amis. Mais ses mains maintenant étaient enfoncées dans ses côtes et Lavande articula :

— Ce n’est pas en Seamus que je ne crois pas, c’est en moi. Je sais qu’il m’attendra. Je sais qu’il sera présent, et un soutien inestimable, et aimant en plus de ça, mais moi, moi qu’est-ce que je lui apporte, à Seamus ? Je lui apporte quoi si ce n’est mes larmes et mes crises et une absence absolue de perspectives ? Quel genre de personne affreuse voudrait lui infliger ça ? Quel genre de… quel genre de monstre est-ce que ça ferait de moi ?

— Lavande.

Parvati n’essaya pas de la toucher, mais elle vint se planter devant elle, et s’abaissa quelque peu la forçant à la regarder dans les yeux, et elle s’approcha, elle s’approcha encore, elle s’approcha si près qu’elle sentait le souffle de son amie sur son visage et alors, Lavande cessa de l’ignorer. Parce que Lavande était beaucoup de choses des choses jolies des choses impolies mais dans les yeux de Parvati elle ne s’était jamais défilée et n’entendait pas commencer même aujourd’hui.

— Tu dis n’importe quoi, murmura alors Parvati. Tu dis n’importe quoi, mais moi, je t’aime comme ça : et je t’aimerai toujours comme toi.

Silence. Dehors un chant d’oiseau. De l’eau qui s’égouttait au robinet de la salle de bain attenante. Une brise, légère, qui faisait se mouvoir les voilages aux fenêtres. Et les mains de Lavande qui se détendaient, descendaient de sa poitrine à ses reins à ses cuisses, qui effleuraient les bras de Parvati.

Lavande laissa cogner son front contre celui de son amie.

Elle inspira, expira, inspira et expira encore et Parvati lui dit :

— Quand tu seras prête, parle à Seamus. Et si tu as besoin de moi, de quoi que ce soit, je serai là pour toi.

— Merci, chuchota Lavande.

— C’est normal. Je ferais quoi, moi, si tu n’étais pas là pour me tresser les cheveux, pour recoudre mes robes et pour me tenir au courant de qui sort avec qui ?

— Et bien, pour tes cheveux, tu demanderais à Susan, ensuite et tu vas rire mais je te promets, je sais de source sûre que Michael est un as de la couture et enfin, pour les potins, je vais te dire un secret.

Lavande se pencha à l’oreille de Parvati, passa son bras autour de ses épaules et les fit pivoter sur elles-mêmes, face au miroir encore, qui leur renvoyait soudain l’image de leur adolescence : les joues roses, creusées par des fossettes et des rires, la main devant leur bouche, le regard en coin conspirateur et bien évidemment, des gloussements.

— Seamus est pire commère que moi.

Après ça, Parvati descendit rejoindre les garçons, qui avaient entrepris de préparer à la magie le déjeuner, mais s’étaient emmêlé dans leurs sortilèges ménagers puisque la table était dressée aux poivrons tandis que les assiettes en morceaux débordaient des saladiers. Elle fit voler les éclats de faïence dans leur dos pour les forcer à courir sous le soleil de Provence avant que Seamus n’ait la présence d’esprit de leur jeter un Reparo. Dean s’attela ensuite à l’épluchage des légumes, sifflotant, tandis que Seamus jetait Parvati sur ses épaules et prenait menaçant la direction de la piscine – mais c’était elle qui détenait la recette de leur dessert du soir, et lorsqu’elle le lui rappela, il la déposa, penaud, sur la chaise la mieux exposée au soleil.

Lorsque Lavande les rejoignit, elle s’était changée, préférant une robe blanche à manches bouffantes et un foulard en soie. Des fleurs étaient brodées sur le tissu, dont les tiges s’entortillaient de son buste à sa nuque, suivant le tracé des cicatrices dérobées. Parvati lui sourit, Dean aussi, Seamus l’embrassa sur la tempe et ils dégustèrent leur salade colorée dans une joyeuse cacophonie.

Et dans les jours qui suivirent, ils rirent pédalèrent grimpèrent achetèrent déambulèrent, et Dean et Seamus et Parvati se baignèrent, et Lavande se réveilla la nuit, obnubilée par les mots de l’infirmière, tétanisée, à l’idée de se confier.

Elle alternait les cauchemars et les insomnies depuis qu’elle s’était éveillée orpheline et balafrée dans les couloirs blafards de Sainte-Mangouste, et ces troubles s’étaient estompés, parfois, lorsqu’elle avait retrouvé sa maison à Poudlard, lorsqu’ils étaient arrivés tous les quatre en Provence. Mais très vite, et malgré les paysages splendides qui s’offraient à elle chaque jour, malgré les mets savoureux dont ils se régalaient à quatre, malgré les grandes histoires d’amour dont elle s’abreuvait sous le soleil doré, Lavande se réveilla en sursaut, la nuit, sans un cri sans un bruit, comme elle savait le faire, depuis.

À ses côtés, Seamus dormait, le drap en lin plié entre ses jambes. Il avait les sourcils froncés, et elle hésita à le secouer, parce qu’il feignait peut-être superbement l’insouciance au monde entier, mais elle, qui le regardait assoupi, elle savait. Seamus repoussait trop bien les ombres à chaque seconde de la journée pour leur résister à la nuit tombée.

Elle aurait aimé lui en parler : mais elle ne savait pas même aborder ses bleus à elle.

Alors, comme la nuit d’avant, et comme celle d’avant aussi, Lavande prit le gilet de Seamus et s’esquiva le pas feutré. Elle emprunta le sentier qui menait à la crique, les pieds nus, appréciant la tiédeur du sable et la caresse des graminées qui poussaient sauvagement. Sur la plage, elle inspira expira inspira expira, et jeta derrière elle le gilet de Seamus. Elle inspira expira inspira expira inspira expira, se rappela Parvati qui les croyait plus intimement liés qu’ils ne l’étaient pas vraiment, Seamus et elle, parce qu’elle n’avait jamais retiré sa longue robe de nuit lorsqu’ils s’aimaient, et même si les lumières étaient éteintes et les yeux de Seamus, brillants d’un amour débordant.

Et Lavande inspira expira inspira expira inspira expira inspira expira, et derrière elle elle laissa, ensablée tiédie adoucie, la robe dont elle ne s’était pas départie.

Inspire expire inspire expire inspire expire insp

Elle fit un pas en avant, un autre et un autre encore, pénétra la Méditerranée qui, cette nuit, avait la saveur infinie de l’océan. Puis, les poils dressés sur sa peau striée, Lavande se mit à courir, à courir, à courir encore, et quand l’eau lui éclaboussa la poitrine, les épaules, la nuque, elle plongea toute entière. Et surtout elle revint à la surface, s’étendit sur le dos, ses cheveux autour d’elle comme un halo. Elle vit les mêmes étoiles qui avaient veillé Seamus et Dean sans que Parvati et elle ne le sachent, et quelque part, elles savaient, ils savaient aussi. Mais, lorsqu’elle reprit la direction de la maison, il lui sembla que cette Lavande-là, Lavande marquée mais fière Lavande qui se dressait en Provence, il lui sembla que cette Lavande restait accrochée à la plage le soir, au noir, parce que ses pieds avaient à peine passé l’entrée qu’elle remit à la hâte sa robe trempée et le gilet de Seamus.

Ainsi emmitouflée, elle reprit sa lecture dans le canapé, rêvassa s’assoupit se réveilla engourdie. Et le soleil se leva, ses premiers rayons percèrent à travers les persiennes et les baies vitrées. Lavande se hâta alors de regagner leur chambre, à Seamus et elle, et se prépara à feindre le repos et surtout l’enthousiasme d’un jour nouveau.

Elle ne vit Dean qu’à cet instant-là – quand elle manqua de lui rentrer dedans et qu’elle vit aussitôt qu’il avait le visage aguerri de celui qui s’était levé depuis longtemps.

— J’étais aux toilettes, bredouilla-t-elle aussitôt.

— Elles sont de l’autre côté, Lavande.

— C’est vrai. Elles sont de l’autre côté.

Lèvres, inspirer, nez, expirer, lèvres, les mordiller, nez, saccadée saccadée, doigts, crispés, ongles, dans la peau.

— Ne le dis pas à Seamus, souffla alors Lavande.

— Que quoi ? Que tu as des insomnies ? Que tu n’as pas dormi ici depuis trois nuits ? Il le sait bien. Parvati le sait, je le sais, et Seamus le sait aussi.

Elle refusa de l’entendre. Elle préféré ignorer son ami, ignorer Dean, le contourner et gravir la volée de marches qui menaient à l’étage à la chambre au temps de remettre son masque et de reprendre son plus beau rôle. Mais elle n’atteignit même pas l’escalier – Dean lâcha comme le couperet –

Que –

— Seamus sait tout, Lavande.

Seamus –

Il sait –

Tout.

Et Lavande : Lavande ne pouvait pas le croire.

C’était impossible, c’était un coup monté, Dean bluffait en espérant lui faire avouer son secret. Ou bien, Parvati le lui avait dit, elle le leur avait dit à tous les deux tandis qu’ils jouaient à se couler les uns les autres dans les eaux claires et que Lavande n’avait que la nuit noire pour plonger, seule.

Mais lorsque Lavande se retourna, et planta son regard dans les yeux noirs de Dean, elle sut aussitôt qu’il ne lui avait pas menti. Elle sut, aussi, que ça n’était pas Parvati, parce qu’évidemment que ça n’était pas Parvati, que ça n’était pas Dean ni Seamus, c’était elle. C’était elle, elle était malade, cernée, amaigrie, elle étouffait dans des vêtements trop couvrants, elle s’échappait la nuit en se croyant aussi discrète que Seamus, mais ils savaient, oui, ils savaient. Sinon, Dean ne l’aurait pas regardée ainsi. Il ne l’aurait pas regardé avec pitié avec des yeux qui disaient Lavande, je suis tellement, tellement désolé pauvre de toi.

— Il sait, parce qu’il te regarde, Lavande. Il sait parce qu’il te regarde, et parce qu’il s’inquiète pour toi, et parce qu’il t’aime. Et c’est pour ça que, Parvati et moi, on sait aussi. C’est parce qu’on t’aime nous aussi.

Lavande, hésitante, fit un pas devant elle, un autre, mais elle laissa assez de distance entre Dean et elle pour qu’il ne puisse la toucher, même en tendant son bras vers elle. Et quand même, elle refit un pas, se sentit nauséeuse, pensa qu’à chaque fois que son pied frôlait les tomettes c’était l’enfer qui s’approchait, malgré tous les efforts qu’elle avait fait pour y échapper, malgré les trésors d’efforts déployés par ses amis, pour elle, pour rien, en vain.

— Vous savez tout… et vous m’aimez ? murmura-t-elle.

Heureusement, Dean avait l’oreille fine, et il avait saisi à la volée les mots qui étaient voilés, parce que Lavande pleurait. Elle ne l’avait pas réalisé, d’abord, que sa vue se brouillait et que ses lèvres tremblaient. Le conflit lui avait appris un millier de choses, comme d’attacher ses cheveux de sorte à ne pas en laisser un seul derrière elle lorsqu’elle pénétrait les cachots délivrer ses amis, ou de se désillusionner, et aussi, à pleurer en silence. À pleurer en silence, pour ne pas offrir aux Carrow la satisfaction d’un cri, et même d’un gémissement. À pleurer en silence, pour épargner les amis, qui alors auraient pleuré aussi. À pleurer en silence, parce qu’à force les larmes avaient un chemin tracé sur les visages émaciés, si bien qu’elle oubliait parfois, ils oubliaient souvent, qu’elles étaient là, tapies.

— Tu sais, la guerre, on n’en parle pas, parce qu’on s’imagine que ne pas en parler c’est la dépasser. Mais la vérité c’est qu’elle nous a tous abîmés. Et on se veut des grands, des géants, des combattants, et dans le fond, on n’est que des soldats de papier, qui plient sans se casser, mais qui gardent des striures.

Et Lavande sourit.

Ces mots-là, cette métaphore, c’était si poétique, si incongru, si Dean, qu’elle les revit soudain tous les quatre. Ils avaient onze ans et faisaient vraiment connaissance dans leur salle commune, un samedi soir, ils avaient douze ans, se jetaient de la neige à la figure et riaient et riaient et riaient, ils avait treize ans, se confiaient désormais leurs joies comme leurs peines et Dean lui dessinait son lapin et Seamus s’exclamait qu’ils devraient adopter à eux quatre un animal qui serait en garde alternée l’été, mais ils ne s’accordaient ni sur le prénom, ni sur la couleur de son pelage, ni certainement sur la race, alors Parvati boudait et Lavande la prenait dans ses bras. Ils avaient quinze ans, seize ans, dix-sept ans, elle cousait ses propres vêtements, Seamus battait des records d’endurance autour du lac, Parvati dansait jusqu’à la nuit tombée sur les épais tapis de leur dortoir et Dean, Dean était un peintre un artiste un poète, qu’ils chargeaient à l’unanimité d’illustrer les photographies que leur offrait Colin à chaque fin d’année et qu’ils consignaient dans un album doré.

— Ne crois surtout pas que, si tu vas mal, on va se débarrasser de toi et te laisser tomber. Parce que c’est juste le contraire qui va se passer.

— Tu veux dire que je ne vais plus avoir une minute sans voir vos têtes à tous les trois ? Par Merlin, ça va être long, je crois, répliqua Lavande.

Dean sourit aussi.

Lavande était drôle. Malgré elle, parfois, mais en pleine conscience la plupart du temps. Elle faisait preuve de beaucoup d’auto-dérision et maniait l’ironie à la perfection et il avait longtemps trouvé injuste les camarades d’autres années, ou d’autres maisons, qui ne les réduisaient Lavande et elle qu’aux filles qui gloussent, parce qu’il avait lui-même pouffé un millier de fois sous les yeux rieurs de son amie.

Lavande était drôle, mais ce matin aux aurores, elle pleurait à travers ses rires ou riait à travers ses larmes, et tout se mélangeait : Seamus savait, elle était en dépression, ils étaient en Provence, Dean, Lavande, Parvati, Seamus sous les orangers et dans les couloirs de Poudlard et Colin, Colin était mort, ses parents étaient morts, l’odeur du thym et du romarin lui chatouillait les narines depuis la fenêtre qu’elle avait laissé entrouverte, elle sentait aussi l’eau de mer où s’ébrouaient ses amis, le sable, qui avait enseveli d’autres amis dans la terre de son pays, et Lavande riait, pleurait, vivait.

Mais Dean sentit qu’il pouvait la toucher, qu’il pouvait la prendre dans ses bras alors il s’avança, l’amena contre sa poitrine et, lorsqu’elle s’agrippa finalement à son gilet, il la serra très fort contre son cœur, posant sa tête sur ses longs cheveux blonds, il était plus grand qu’elle et d’ailleurs, Lavande était dressée sur la pointe de ses pieds. Il la laissa pleurer, ne dit rien, mais sa main droite faisait de petits ronds dans le dos de son amie, et la gauche démêlait ses boucles encore humides. Dean et Lavande étaient soudain une île, où se levait un jour nouveau qu’habillaient dans le ciel des écharpes lumineuses, Dean et Lavande étaient une île, et un port, des amis.

— Je peux te confier un secret ? chuchota Dean.

— Tu sais bien que oui.

— Quand j’étais petit, j’ai eu peur du noir. Pendant vraiment, vraiment très longtemps. Et avant d’entrer à Poudlard, je me suis défié de ne plus dormir sans une veilleuse, pour être digne de partir, et j’ai sincèrement cru que le Choixpeau m’avait réparti à Gryffondor juste pour ça.

— Tu avais réussi.

— Mais depuis la guerre, j’ai de nouveau peur du noir, et des endroits clos, alors je ne dors qu’avec la lumière allumée.

— Et ? souffla Lavande en enroulant ses bras à son tour dans le dos de son ami.

— Et je m’en suis tellement voulu, je m’en veux encore, parce que c’est comme un retour en arrière, c’est comme si j’étais redevenu l’enfant qui ne se croyait pas même capable d’entrer à Poudlard et encore moins à Gryffondor.

— Pourtant tu y es entré. Tu es entré à Poudlard, à Gryffondor et, pardonne-moi cet excès de dramatisme, mais je crois bien que tu es même entré dans l’histoire.

— Voilà. Parfaitement. Alors ça ne peut pas être un pur recul en arrière si je connais déjà le chemin pour en sortir, non ?

— Mais est-ce que Dean enfant avait autant de fantômes avec lui ?

— Est-ce que Dean enfant avait des amis aussi formidables qu’aujourd’hui ? Assurément pas. Et la Lavande enfant ?

— Oh, Dean. Non, non, bien sûr que non, et bien sûr que oui vous êtes formidables. Tu es formidable.

Elle ne dit plus rien, c’était sa façon à elle de lui donner raison, mais elle resserra sa prise et aussi ses paupières entre elles et les larmes cessèrent de dévaler ses joues blanches. Elle n’entendit ni Seamus, ni Parvati descendre les escaliers, mais Dean les vit, lui, et il fit un clin d’œil à Seamus qui répondit par une moue exagérément boudeuse. Il prétendit même le viser du bout de sa baguette, et certainement, Seamus connaissait désormais un tas de sortilèges particulièrement désagréables, mais Dean connaissait assez son ami pour le charrier et tendre ses deux mains devant lui, l’air de rien, l’air mutin.

Parce qu’ils étaient Dean, Lavande, Parvati et Seamus.

Et que c’était eux quatre contre les démons de leur monde.

— On sera toujours avec toi, Lavande, affirma Dean en prenant le visage de la jeune femme entre ses deux mains, leur étreinte relâchée. Seamus aussi – surtout Seamus. Comme moi je sais que vous, que toi, tu seras toujours là. Et c’est vrai qu’il y aura encore un millier d’obstacles peut-être à surmonter, mais tu ne seras pas seule : tu seras même quatre fois plus forte.

Lavande sourit, se hissa à nouveau sur la pointe des pieds, et déposa un baiser sur la joue de Dean qui, avant qu’elle ne file vers la cuisine, lui tendit son gilet pour remplacer celui de Seamus, gorgé d’eau salée. Elle le revêtit aussitôt, s’éclipsa, et Parvati descendit avec Seamus, Dean la serra contre lui à son tour tandis que Seamus lui serrait fort la main. Ensemble, ils rejoignirent Lavande et préparent le déjeuner, des pancakes, et évidemment, évidemment, Parvati fit voler les assiettes derrière les garçons avant d’être plongée dans la piscine.

Ils se jetèrent ensuite tous les trois dans la Méditerranée. Lavande, elle, se tint en retrait sur la plage, et ils ne la poussèrent pas, ne l’éclaboussèrent même pas, mais prirent garde à se relayer auprès d’elle et, chacun à leur tour, ils la contemplèrent éblouis. Parce que Lavande n’avait même pas pris de maillot de bain, mais elle revêtait enfin la robe que lui avait offerte Parvati, et qu’elle épousait ses cicatrices, qui étaient son courage et sa beauté vraie.

Note de fin de chapitre :

Merci d'avoir lu !

Bon, j'espère que la fin n'est pas trop gnangnan... Cela dit, Lavande va en baver pendant quelques années encore.

N'oubliez pas de me laisser vos impressions, bonnes comme mauvaises, c'est la seule récompense de l'auteur ainsi qu'une réelle motivation pour continuer à écrire :)
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