S'identifier | | Identifiants perdus | S'enregistrer |
Lien Facebook

En savoir plus sur cette bannière

News

Concours officiel HPFanfic


Les 25 ans de Harry Potter

 

L'équipe de modération HPFanfic vous propose un concours d'écriture afin de célébrer dignement les 25 ans de Harry Potter.

Vous avez jusqu'au 25 août 2022 pour publier votre texte ! Les votes seront lancés dans la foulée.

Laissez-vous tenter par l'aventure en suivant ce lien ! Vous y trouverez les différentes modalités de ce concours.

A bientôt !


De L'équipe de modération d'HPFanfic le 25/06/2022 17:25


Assemblée Générale Ordinaire 2022


Bonjour à toustes,

L'assemblée générale annuelle de l'association Héros de Papier Froissé est présentement ouverte sur le forum et ce jusqu'à vendredi prochain, le 24 juin 2022, à 22h.

Venez lire et discuter, et voter pour les candidats au conseil d'administration.

Bonne AG !
De Le CA le 17/06/2022 23:08


124ème édition des Nuits


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 124e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 24 juin à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt !
De L'équipe des Nuits le 08/06/2022 18:45


Assemblée Générale 2022


Chers membres d’HPF,

Nous désirons vous informer que l’Assemblée Générale 2022 aura lieu du vendredi 17 juin 22h au vendredi 24 juin 22h sur le forum.

Seuls les adhérents à l’association peuvent voter, mais tous les membres sont encouragés à venir lire et discuter.

Au plaisir de vous y voir !

Le CA
De Les membres du CA le 06/06/2022 18:39


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Juliette54, Tiiki et Bloo, qui remportent la Sélection Drabbles !

Vous pouvez dès à présent commencer vos lectures pour élire en décembre prochain vos Fictions longues préférées. Vous avez 7 mois pour découvrir 12 univers qui ont conquis les lecteurs ! Pour en savoir plus et pour suivre notre planning de lectures, rendez-vous ICI.

En juillet, on compte sur vous pour la Sélection des Animaux Fantastiques ! Avec la sortie du troisième film, c'est de circonstance, non ? Vous pouvez d'ores et déjà proposer vos deux fanfictions favorites (ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) en vous rendant ici ou bien en répondant à cette news.

Et au mois de juin, remontez aux origines de Poudlard. Nous vous proposons six textes qui mettront à l'honneur, individuellement comme collectivement, ses Fondateurs : Godric Gryffondor, Helga Poufsouffle, Rowena Serdaigle, et Salazar Serpentard. Vous avez jusqu'au 30 juin pour lire et voter par ici.



De Equipe des Podiums le 05/06/2022 16:03


123ème édition des Nuits


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 123e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 21 mai à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt !
De L'équipe des Nuits le 13/05/2022 17:22


Ta trace après ton passage par Satchre

[14 Reviews]
Imprimante
Table des matières

- Taille du texte +
Note d'auteur :

Cet OS a été écrit dans le cadre du premier projet d'écriture du Fan Club de Miss Je-Sais-Tout.

Mon texte met en scène Hermione Granger et Ginny Weasley. Un défi de taille pour moi, je vous prie de me croire x)

Le rating a été choisi plus par précaution, à cause des quelques allusions qui étaient assez inévitables vu la "relation" entretenue.

Bonne lecture à tou(te)s !


Disclaimer: L'univers Harry Potter appartient à J. K. Rowling.

Et la sublime bannière en illustration a été réalisée par Kiwxi dans le cadre du projet Take a Picture. Encore merci à elle !
Note de chapitre:

La phrase qui apparaît intégralement en italique est issue du dernier chapitre des Reliques de la Mort.
Le soleil est déjà haut dans le ciel. Il a commencé à se répandre à travers la fenêtre et projette un large rai de lumière sur le lit à baldaquin.


Etendue sur le dos au bord du matelas, la tête tournée sur l'extérieur pour ne pas le voir, j'ose tout juste respirer, le plus discrètement possible. Je le devine cependant, je sens sa présence. Je sens ce corps, si proche et si lointain.

Je m'imagine sans mal ses paupières closes, ses lèvres légèrement entrouvertes, l'expression sereine des traits de son visage et la tache de couleur de ses cheveux sur l'oreiller. Malgré le drap blanc qui la couvre partiellement, la chaleur des rayons chauffe doucement cette peau délicate.

Elle ne dort pas pourtant. Peut-être apprécie-t-elle le silence et le calme qui règnent dans le dortoir. Ou peut-être attend-elle seulement le bon moment. Pour partir, me laisser, encore.
Toujours est-il qu'elle ne dort pas. Si un soupir, un geste, un mot, m'échappait, elle tressaillirait. Bien malgré elle, son cœur se mettrait à cogner plus fort dans sa poitrine. Je le connais bien ce battement qui s'accélère brusquement.


La première fois, je me suis dit que ce n'était pas grave. Une minute d'inconséquence qui avait débouché sur un acte à oublier.

Je me revois encore descendre les escaliers menant au bureau du directeur. Je crois que j'ai eu suffisamment d'ennuis pour le reste de mes jours. Cette phrase me hante depuis des semaines. Et moi alors ? N'ai-je pas suffisamment suivis ceux d'Harry pour ne pas me retrouver ici aujourd'hui ? Il faut croire que non : il y avait ton regard dans la Salle Commune de Gryffondor, flamboyant comme à chaque fois que tu vis quelque chose à fond.

Je me souviens avoir vaguement grignoté un des sandwich apportés par Kreattur à la demande d'Harry avant de partir me coucher. J'ai hésité devant les portes des dortoirs : je ne voulais pas tomber sur Parvati et Lavande, être assaillie par les questions et paroles incessantes. Je ne savais pas pour Lavande à ce moment-là et je n'ai pensé qu'à ton dortoir où il n'y aurait personne d'autre.

Si j'avais su... Mais peut-on savoir à l'avance ? En tout cas, j'aurais voulu que tu ne me trouves pas à moitié dévêtue. J'aurais voulu qu'aucun flottement ne nous immobilise quand nous nous sommes trouvées ainsi face à face et j'aurais voulu ne jamais être emportée par notre folie.


Je me suis vraiment dit que ce n'était pas grave, tu sais. Un trop plein d'émotions, de détresse. Une séquelle supplémentaire et imprévue des combats et des morts étalés dans la Grande Salle.

On peut se trouver une excuse une fois. Mais ensuite ? Une deuxième, troisième, quatrième fois ? Je ne crois pas. De toute façon, je ne sais plus en quoi je crois. J'ai seulement mal de ton silence, de ton indifférence.

Parce que le jour te trouve comme avant aux yeux des autres. Ginny la courageuse qui aide autour d'elle autant qu'elle peut. Il faut dire que j'ai suivi ton attitude, me suis jointe aux autres pour m'occuper des morts, visiter les blessés, revenir régulièrement à Poudlard pour aider à la reconstruction.

Et je me suis égarée quelque part en chemin.
Entre ce dortoir des sixièmes années, le Terrier, Saint-Mangouste et la chambre de Lavande, entre Poudlard et ses recoins, les draps et tes bras.

Je suis perdue et j'ai besoin de comprendre. Mettre des mots sur nos gestes et trouver des explications. Je me sens seule dans ce lit, Ginny. Comme si tu n'étais pas là, pas concernée par tout ça. Quand je tourne la tête vers toi, je ne vois que ton dos et ce drap jeté sur tes hanches. Je ne vois que la colonne vertébrale qui se dessine sous ta peau et sur laquelle j'aimerais à nouveau faire courir mes lèvres.


Mon regard est fixé sur toi depuis quelques minutes quand je finis par tendre le bras pour effleurer d'une main timide le haut de ton crâne.

Mes doigts glissent lentement le long de ta chevelure rousse, éparpillée sur tes épaules, ton dos, l'oreiller et le matelas. Ils s'emmêlent dans tes interminables mèches et glissent délicatement entre elles malgré le léger tremblement qui les habite et que je ne parviens pas à contrôler.

Ne trouves-tu pas cela amusant ? La rigide Hermione ne maîtrise plus rien.
Ecoute-la... écoute-moi. Parce que je suis perdue dans ton silence qui pèse sur ma conscience plus encore que cette proximité anormale.

Ma voix s'élève doucement, à peine murmure lancé dans ta direction, chuchotement qui s'évanouit plus vite qu'un songe.

— J'aime tes cheveux... ils sont beaux, colorés... tellement soyeux...

Mes mots sont hésitants, comme craintifs dans le silence. J'ai peur de ta réaction, peur de la colère ou de la pitié qui pourrait t'envahir. Peur d'hâter ton départ. Mais j'ai besoin de rompre ce calme anormal, besoin que cette dure attente s'arrête enfin.

J'ai peur, Gin. Et je ne peux m'empêcher de parler, de continuer dans l'espoir de te retenir, au moins un peu. Au moins pour aujourd'hui...
Alors les mots s'échappent, plus insaisissables que le vent, plus ridicules encore que ce qu'ils semblaient dans ma tête.

— Quand je t'ai rencontré la première fois, j'ai tout de suite remarqué tes cheveux. J'aurais voulu avoir les mêmes.

— Ils n'ont pourtant rien d'extraordinaire. Même longs, ça reste des cheveux de Weasley : lisses, plats et roux.

Ta voix claque dans la pièce. Pas vraiment froide, ni totalement distante, seulement neutre. Atrocement neutre.
Ta voix claque et glisse entre nous ce prénom porteur de malaise, de gêne. Il s'immisce dans nos esprits et dresse une barrière coupable dans notre lit. Ce prénom qui appartient à un autre Weasley et qui me ramène à ma honte.

* * * *

Sa réponse ramène le silence, brutalement. Mais pas le calme.

L'atmosphère devenue lourde, suffocante, il flotte à présent entre elles tous ces non-dits et cette culpabilité. Du moins pour Hermione.
Car tout cela glisse sur Ginny comme l'eau sur un cape imperméabilisée.


Les yeux ouverts, le regard posé sur les particules de poussière qui tourbillonnent dans la lumière, elle n'arrive même pas à se maudire pour le fantôme qui, à cause d'elle, vient d'envahir leurs draps. A quoi bon essayer de feindre ? Elle est parfaitement consciente de la présence de son amie, de la chaleur de son corps, si proche du sien. Tout comme elle sait ce qu'il en est réellement une demie heure après leur séparation, quand elle a quitté cette pièce sans hésitation ni regret et que Hermione pleure un chagrin qui n'a pas de raison d'être.
Elle n'a pas le coeur à feindre.

Alors cette fois, immobile, une main écrasée entre sa joue et l'oreiller, l'autre pressée contre son torse, elle attend le bruissement des draps et le départ de Hermione. Elle attend que ce soit son amie qui déserte cette chambre pleine de remords, cette pièce témoin de leurs dérapés licencieux. Elle attend que ce soit la deuxième protagoniste qui arrête ce mauvais drame.

Elle pense à Ron qui rentrera ce soir pour enlacer sa petite-amie. Son frère qui se trouve dans une boutique de farces et attrapes à tenter de soutenir une moitié de l'entité indissociable que formaient les jumeaux Weasley. Des heures de faux sourires et de douleurs masquées.

Elle pense à Harry qui sera bientôt là, de retour de sa visite quotidienne chez Andromeda. Son petit-ami à elle, le héros adulé de tous pour avoir vaincu Voldemort, et qui, à cette heure-ci, prend soin d'un enfant orphelin pendant qu'elle le trompe avec celle qu'il aime comme une sœur.

Elle pense à sa mère qui la frapperait de toutes ses forces puis se mettrait à hurler, encore plus fort, qu'elle ne l'a pas élevée ainsi.

Elle pense à tout ça, à ce qu'elles risquent de perdre aussi. Et elle attend le départ de Hermione. De toute façon, il fallait bien que ça cesse, non ?


Mais elle n'entend pas le moindre bruit. Jusqu'à ce que les doigts qui avaient fui sa longue chevelure, comme électrocutés par la honte, ne reprennent leur tâche. Et Ginny frissonne sous cette caresse vaporeuse.

— Moi, je les trouve très jolis.

A nouveau ce n'est qu'un timide murmure, discret comme pour échapper à une oreille parasite. Si discret qu'il en devient faible.
Et déjà il est condamné à ne pas atteindre sa cible. Parce que Ginny refuse de s'interroger plus en avant, de penser à ces sentiments qui la hantent contre son gré.

— Je crois que j'ai fini par oublier que les miens ne seront jamais pareils. C'est bête, hein ?

Encore le silence. A croire qu'il n'y a plus que ça entre elles : des gestes inappropriés, du silence et de la honte.

— Mais j'aimerais pouvoir les toucher comme ça tout le temps, murmure encore plus bas Hermione.

Peut-être y a-t-il aussi des phrases en trop. Ridicules et insensées...

Pourtant, là où sa raison voit clair, son corps pétrifié lui hurle autre chose. Elle veut ignorer sa respiration qui se coupe, l'air qui semble incapable d'irriguer à nouveau ses poumons et son cerveau. Elle sait que Hermione n'ose émettre le moindre son, effrayée à l'idée de briser l'aveu. Et, dans ses cheveux roux, ce contact toujours aussi tendre.


La main coincée sous sa joue se retrouve brusquement libérée quand Ginny pivote sur son autre flan. Un fourmillement désagréable lui indique que le sang se remet à circuler normalement dans ses veines. Mais elle n'y prête pas attention : Hermione est encore plus proche d'elle.

Elle se rend tout de suite compte que les yeux de son aînée scintillent plus que d'ordinaire, comme si des larmes commençaient à les embuer. Les beaux yeux noisette de Hermione, ces yeux dans lesquels pétillent constamment intelligence et curiosité, et qui actuellement paraissent surtout refléter l'interrogation. Et une attente coupable.

Ginny touche la joue de son amie du bout des doigts. Un effleurement qui se transforme en une caresse plus appuyée. Elle hésite à peine avant de se redresser sur son coude et de se rapprocher du visage qui lui fait face.

Elle ne prend pas le temps d'agir comme son amie l'espérait sans doute. Ce n'est pas une émotion tendre qui la guide. Ses lèvres ne chatouillent pas un bref instant la joue, qui appartient à ce visage anxieux ; elles ne s'écartent pas légèrement pour laisser un léger souffle taquiner la mâchoire de l'autre. Non. Il n'y a aucune douceur dans le regard qu'elle lance à la brune, aucun aveu quand elle l'embrasse férocement.

* * * *

Je suis d'abord déboussolée par son silence, puis tellement surprise par sa réaction que je me laisse faire. Je me contente de donner à cette fille que mon meilleur ami aime follement ce qu'elle réclame. Ses lèvres pleines se pressent contre les miennes, si fines, et je ne peux m'empêcher de fermer les yeux.

Je ne proteste pas quand Ginny me pousse brutalement contre le matelas. Je ne dis rien quand son corps se plaque violemment contre le sien. Aucun son ne s'échappe de mes lèvres quand je sens ses doigts s'enfoncer férocement dans ma peau. Je me laisse seulement emporter par cet effrayant flot de sensations.

Je sens qu'elle n'a pas envie d'ajouter quoique ce soit. J'aimerais qu'elle soit sur la même longueur d'ondes que moi, que l'on se comprenne. Je voudrais qu'elle lance un fier « au diable Ron, Harry et tous les autres » et qu'elle me dise qu'elle se fiche d'eux. Au moins pour les minutes à venir. Au moins le temps que ses lèvres quittent ma bouche pour se perdre dans mon cou, le temps que ses lèvres caressent ma peau et partent sur mon corps...


Malgré mes efforts, un gémissement m'échappe, te fait sourire. Tu appuies plus longuement ton baiser au creux de mon épaule et j'ai envie de disparaître pour que tout s'arrête, pour ne pas recommencer encore une fois cet acte d'amour qui finira par tout détruire.

Mais je garde les yeux clos. J'aurais tout le temps après pour nourrir mes remords et ma honte.
Il ne me restera que ça de toute manière. Et ta trace après ton passage.

Alors je serre fort mes paupières et imagine un instant que tu te moques de tout le reste. Au moins pour les minutes à venir.
Note de fin de chapitre :

Et voilà. J'espère que je ne me suis pas trop ramassée avec ce challenge, que j'ai réussi à montrer à quel point Hermione se sent perdue, et j'espère que ça vous a plu. J'attends tous vos commentaires avec impatience.

Et n''oubliez pas : les reviews sauvent les bébés zèbres perdus dans la savane ;)
Merci de m'avoir lu et à bientôt, j'espère ! :D
Vous devez s'identifier (s'enregistrer) pour laisser une review.