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32ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 32e édition des Nuits Insolites se déroulera le samedi 18 février à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits en ce mois de Saint-Valentin. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic. A très bientôt !

 


De Les Nuits le 06/02/2023 15:45


128ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 128e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 20 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits comme bonne résolution pour 2023. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De Les Nuits le 12/01/2023 23:25


Sélections du mois


Félicitations à MadameMueller, Lossifovna, CacheCoeur et Juliette54qui remportent la Sélection Fanfictions Longues !

Et pour le mois de janvier, venez lire la Sélection Remus Lupin ! Vous pouvez découvrir ces cinq histoires et voter jusqu'au 31 janvier ici.

Persévérance, loyauté, courage… Les valeurs de Hermione Granger vous inspirent-elles ? Lors du mois de février mettez-les à l’honneur lors la Sélection Hermione Granger ! Vous avez jusqu'au 31 janvier pour proposer des textes (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/01/2023 19:18


31ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,


Nous vous informons que la 31e édition des Nuits Insolites se déroulera le vendredi 16 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits pour la dernière de 2022. vous inscrire !


Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.


A très bientôt !



De Les Nuits le 16/12/2022 12:52


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


127ème Nuit d'écriture


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Nous vous informons que la 127 édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 19 novembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire.
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De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Le Black inconnu par Javalia

[2 Reviews]
Imprimante
Table des matières

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Note d'auteur :

Seuls Tony, Phil et Maddie sont de mon invention. Les autres Black appartiennent tous à J.K. Rowling :)

Bonne lecture!
Une chaleur étouffante s’était abattue sur Beacon Hill en ce mois de juillet et les habitants de la rue où vivait Philip Black s’étaient tapis à l’intérieur de leur maison pour y trouver un peu d’air frais. Il était encore tôt, mais tout était à prévoir que l’endroit demeurerait désert pour le reste de la journée. La piscine serait probablement bondée à son ouverture à 13h.

Au numéro 3, un garçon de 17 ans, le protagoniste de cette histoire, était assis en indien sur son lit, un ordinateur portable sur les jambes et des écouteurs aux oreilles. Sa chambre était dans un état affreux, des tas de vêtements s’empilant au sol – il y avait le coin des vêtements propres et celui des vêtements sales – et des manuels scolaires reposaient dans un équilibre précaire sur le bureau à côté de romans policiers et fantastiques. Ses draps étaient enroulés au pied de son lit et il y avait des tasses vides sur la tablette de la fenêtre.

Phil grogna lorsque son frère Anthony, 21 ans, fit interruption dans sa chambre, sans cogner. Il lui lança un regard courroucé, mais l’ainé ne semblait pas s’en formaliser. Même s’il avait cogné, Phil ne l’aurait pas entendu puisqu’il s’était coupé du reste du monde. Légèrement de mauvaise humeur, Phil enleva ses écouteurs et appuya sur pause.

- J’ai trouvé ce que nous allons faire aujourd’hui! s’écria Tony, joyeusement.
- J’espère que cela n’implique pas de mettre le pied dehors. Est-ce que tu te rends compte que j’ai pris une douche il y a à peine deux heures et que je devrais en reprendre une autre? ronchonna Phil.
- Une vraie fillette! fit Tony. Non, tu vas adorer ce que j’ai en tête. Tu sais, je crois que je t’ai parlé de ce projet avant. De l’arbre généalogique de la famille.
- Celui que tu as commencé à l’université? Je croyais que tu avais abandonné.

Phil était presque déçu. Tony étudiait l’histoire à l’université et passait des heures à travailler sur des projets personnels, dont ce fameux arbre généalogique. Phil n’aimait pas particulièrement l’histoire. C’était même l’une des matières qu’il appréciait le moins à l’école. Et se voir forcer d’éplucher de vieilles archives poussiéreuses et puantes ne lui disait rien qui vaille en ce moment. Il préférait, et de loin, continuer à regarder Doctor Who sur son ordinateur portable, une série qu’il se faisait une plaisir de regarder pendant les vacances d’été.

- Oh, j’ai simplement dû le mettre de côté. C’est Lisa qui m’a remis sur une piste, hier sur Facebook. Je lui avais parlé de l’histoire et elle a entendu parler d’une histoire semblable et elle m’a expliqué comment obtenir l’accès aux archives de l’orphelinat…
- De quoi est-ce que tu parles? coupa Phil.
- Je ne t’ai rien raconté du tout? s’étonna Tony. Tu vas adorer, je le sens. Si je n’ai jamais pu finir totalement le projet, c’est à cause de notre arrière-grand-père Black. Il était orphelin, tu te rappelles?
- Vaguement, répondit Phil, sachant que son père avait déjà abordé le sujet.
- Et bien, j’ai finalement finit par trouver l’orphelinat où il a grandi! s’exclama Tony, visiblement fier de lui. On devrait y aller ensemble!
- Et où est-ce qu’il est situé? demanda Phil.
- À Londres! répliqua-t-il, enthousiaste. Papa est prêt à me passer la voiture pour la journée, il est parti jouer au golf avec maman et les Allen, donc…

Phil regarda son frère parler de toute ce qu’il avait prévu de faire et il eut un soupir découragé. Tony Black était intarissable quand quelque chose relié à l’histoire surgissait. Malheureusement, il n’avait aucun moyen de se défiler. Tony refuserait de croire que Doctor Who soit plus intéressant que les racines familiales.

- Et Maddie? demanda Phil, plein d’espoir.
- Elle a déjà dit oui! répondit Tony avec un sourire.

Se rendre à Londres serait plus agréable avec leur petite sœur pensa Phil. À eux deux, ils pourraient contenir les ardeurs de Tony et peut-être qu’ils parviendraient à rentrer pour diner.

- Dépêche-toi de te changer, on part dans quinze minutes!
- Je n’ai pas dit oui, ronchonna le cadet.
- C’est comme si tu l’avais fait!

Et Tony se précipita hors de la chambre alors que Phil sauta sur ses pieds. Malgré son dédain pour la généalogie, Londres serait plus intéressant que Beacon Hill désert – les amis d’enfance de Phil étaient partis en vacances au bord de la mer. Avec un peu de chance, il pourrait semer son frère pendant une heure ou deux pour se promener.

Phil prit une douche rapide, se changea et mit tout ce dont il avait besoin dans ses bermudas avant de descendre au salon où Madeleine attendait déjà en se limant les ongles.

La benjamine des Black avaient des cheveux noirs, comme tout le reste de la famille d’ailleurs. Elle avait 15 ans et il était étonnant que Tony ait réussis à la convaincre de venir à Londres. Phil la soupçonna d’avoir le même projet que lui : semer leur frère pour se promener. Maddie avait demandé à se rendre à Londres pas plus tard que la semaine dernière pour faire les boutiques et leur mère avait refusé. La benjamine n’avait pas abandonné le projet par contre.

- Tony est déjà dans la voiture, l’informa-t-elle. Il ne tient plus en place. J’espère que tu as quelque chose à faire en attendant d’arriver à Londres.
- Hum…

Il attrapa la tablette électronique sur la table du salon pour toute réponse. Maddie haussa les épaules avant de prendre son sac qui était sur la table.

- Et bien, Londres, nous voici, dit-elle en poussant la porte.

Le trajet fut plus supportable que ce à quoi Phil s’attendait, car Tony était occupé à regarder la route, bien qu’il ait eu le temps de leur expliquer tout ce qu’il savait sur leur arrière-grand-père.

- Il a grandi à l’orphelinat de Stockwell. Le nom exact était Spurgeon’s. Il est né en 1918. Il s’est engagé dans l’armé dès qu’il a eu 18 ans et la guerre a éclaté en Europe peu de temps après. Il…

Et Tony avait décrit les endroits où il avait été envoyé, son régiment, etc. avant de dire qu’il était retourné en Angleterre pour s’installer dans le Surrey avec une infirmière française – Leoncine Durand - qu’il avait connu l’autre côté de la Manche. Puis, il avait eu des enfants, le dernier étant leur grand-père. C’était d’ailleurs lui qui lui avait raconté tout cela quelques mois plus tôt, sauf pour l’orphelinat où Tony avait dû faire des dizaines de téléphones avant de trouver l’endroit exact.

- Comment est-ce que tu comptes trouver nos arrières-arrières-grands-parents? demanda Maddie en jetant un coup d’œil à son portable qui lui indiquait qu’elle avait reçu un message. Ils sont morts et ceux qui les ont connus aussi. En plus, il est orphelin, il a peut-être été abandonné sur le pas de la porte…
- Les gens laissaient leurs enfants parce qu’ils ne pouvaient plus s’en occuper, répliqua Tony. Il avait peut-être des frères ou des sœurs qui sont arrivés en même temps que lui. Si on commence par là, ça pourrait nous donner un bon indice. Qui sait, on va peut-être trouver des cousins éloignés!
- Il n’a jamais été adopté? demanda la benjamine. Je trouve ça moche.
- Les gens avaient autre chose à faire avant qu’élever les enfants des autres, répliqua l’aîné. On ne peut pas les blâmer pour cela. Aujourd’hui, c’est différent, les enfants sont pris en charge par le gouvernement et sont placés dans des familles d’accueil.
- Je trouve cela quand même triste qu’il n’est pas eu de foyer où grandir. Les orphelinats devaient être horribles. J’ai entendu dire que les enfants se faisaient donner des coups de bâtons ou de ceintures…
- Comme dans toutes les familles à l’époque, répliqua sagement son frère.
- Et en plus, continua Maddie, l’ignorant, vivre la guerre à un si jeune âge…

Phil les écoutait d’une oreille distraite tout en regardant Londres. Ils devaient se rendre sur le site de l’ancien orphelinat pour pouvoir y consulter le dossier. Phil ignorait que c’était possible, mais Lisa Livingston, une amie de Tony qui étudiait aussi en histoire, lui avait expliqué la procédure. Ainsi, Tony avait obtenu et rempli les documents nécessaires qu’il conservait précieusement dans une pochette.

Tony leur apprit que l’orphelinat avait déménagé à Canterbury après que celui de Stockwell ait été affecté par les bombardements sur Londres pendant la Seconde Guerre mondiale. Heureusement, les archives étaient restées à Stockwell, du moins, tout ce qui concernait les orphelins du site de Stockwell. Et leur arrière-grand-père avait grandi sur ce site.

- Nous venons consulter un dossier, annonça joyeusement Tony en se précipitant vers le comptoir dès qu’ils eurent mis le pied dans la porte. J’ai remplis la documentation requise, tout est en règle.

La personne derrière le comptoir était une jeune femme qui était probablement étudiante à l’université. Elle leur demanda de l’attendre pendant quelques minutes et revint avec un épais dossier.

- Est-ce que c’est une bonne ou une mauvaise nouvelle? demanda Maddie, curieuse.
- C’est un dossier plus petit que la moyenne, expliqua l’employée. Il contient le dossier médical et scolaire également. Si vous voulez faire des photocopies, vous pouvez me faire signe.

Les trois Black la remercièrent avant de s’installer à une vieille table.

- Vous êtes prêts? demanda Tony, fébrile.
- Lis, ordonna Maddie en roulant les yeux.
- Marius Nigellus Black, lut Tony. Né le 3 juin 1918. Arrivé à Spurgeon’s le 4 juin 1929
- Il avait onze ans! s’étonna Maddie, qui avait la bosse des math. Tu avais dit qu’il avait grandi à l’orphelinat.
- C’est ce que papa m’a dit! protesta Tony. Il pensait presqu’il était né ici. Grand-père avait l’air de dire la même chose!
- Et bien, cela nous sera utile pour trouver d’autres membres de la famille, dit Phil ce que son aîné approuva.
- Amené par la gendarmerie. Dit avoir été abandonné par ses parents.
- C’est horrible, fit Maddie. Comment est-ce qu’il a pu être abandonné à cet âge?
- C’est ce que je me demande…
- Lisez vous-même, ordonna Tony, en ayant assez de se faire interrompre.

A refusé de dévoilé le nom de ses frères et sœurs. Refuse de raconter où il vit. Les gendarmes n’ont pas trouvé ses parents. Personne ne le cherche.
En bonne santé générale.
Sait lire et écrire. Parle le français.
Enfant étrange. Très secret. Ne sait pas comment agir avec les autres. Poli.
Déprimé à son arrivé. Voir travail attaché.


- C’est tout? demanda Maddie, déçue.
- Non, il y a une lettre, répondit Tony. Un travail scolaire Écrire une lettre à un parent.
- C’est de manquer de tact que de demander à des orphelins de faire un travail pareil! s’offusqua la benjamine.
- J’imagine que c’était dans un but imaginaire, répondit Tony. Voyons voir si notre Marius a crée quelque chose de totalement imaginaire… J’imagine que s’il y a une note à son dossier, c’est qu’elle est importante.

Marius avait une fine écriture, propre et précise comme les constatèrent les enfants Black.

À qui de droit,

Mort.

C’est ce que je suis pour vous. Nous ne nous reverrons plus jamais et c’est ce que nous voulons tous. Vous continuerez votre vie comme si je n’en avais jamais fait partie.

Vous m’avez rejeté.

Ce soir-là, je suis parti avec les vêtements que j’avais sur le dos et j’ai marché jusqu’à Charing Cross Road où on m’a trouvé pendant la nuit. Des inconnus m’ont témoigné plus de sympathie que vous alors que votre sang coule dans mes veines. J’ai été recueilli et même si ma vie n’est pas facile, la pire journée que j’ai vécue ici est toujours plus facile que le meilleur jour passé sous votre toit.

Je veux vous maudire. Je le souhaite de toute mon âme. Je souhaite que vous viviez ce que j’ai vécu. Je vous souhaite la peur. Vous deviez avoir peur. Un jour, vous vous effondrerez. Vous mourrez tous et ce jour, le monde sera libéré de vous et de votre folie.

Mais vous ne saurez rien de tout cela puisque vous m’avez mis à la porte froidement. Pendant des semaines, j’ai cherché à comprendre. Je n’avais rien fait de mal. Je ne faisais qu’exister. Et ce simple fait vous était insupportable.

Alors, je continuerai d’exister. Je n’éviterai pas Square Grimmauld. Je passerai devant avec fierté. Je serai quelqu’un de bien. Je serai quelqu’un qui ne rejettera pas les autres. Je serai quelqu’un de plus grand et plus noble que vous.

M. P. B.


Les trois membres de la famille Black se regardèrent avec consternation.

- Qu’est-ce qui s’est passé? demanda Tony, à voix basse. Pourquoi…
- Ça n’a pas l’air d’une lettre imaginaire, constata Maddie.
- Il n’y a rien d’autre? questionna Phil.
- Des relevés de notes. Le dossier médical. Quelques travaux scolaires, ajouta Tony en feuilletant le dossier. Mais nous avons un indice.
- Square Grimmauld.
- Les cimetières entourant Square Grimmauld, corrigea Tony. Il suffit de trouver la famille Black.

Les deux autres hochèrent la tête et Maddie fit une recherche sur son portable pour trouver les cimetières à proximité de l’endroit.

- Le cimetière de St-Pancras et d’Islington, annonça-t-elle, mais il est énorme…
- Cela n’a pas d’importance. Nous allons chercher, coupa Phil, maintenant emballé par l’histoire.

Et bien vite, les trois Black prirent le chemin pour se rendre au cimetière. Tony jubilait de voir l’enthousiaste et la détermination de ses cadets; il savait qu’ils plongeraient dans l’aventure. À leur arrivé, l’endroit leur sembla presque désert. Il était très silencieux et même les touristes qui le visitaient avaient un air respectueux sur le visage.

- Séparons-nous, dit Tony en regardant le plan du cimetière. C’est vrai que c’est immense. Si vous trouvez quelque chose, criez.
- Tu ne connais pas la technologie? demanda Maddie, en roulant les yeux. Tu fais tellement années 90.
- La ferme, 2000.

Ironiquement, si Maddie avait connu la technologie un peu plus, elle aurait découvert qu’il y avait un moyen de chercher les gens enterrés dans le cimetière via internet.

Tony lui donna un coup de coude avant de s’engager vers le fond du cimetière. Maddie prit la gauche et Phil prit donc la droite.

Le cimetière de St-Pancras et d’Islington couvrait une superficie de 190 acres et des centaines de milliers de personnes y étaient enterrées comme Phil put le constater lui-même. Il regarda les noms sur les pierres tombales pendant ce qui lui semblaient des heures. Il regardait les veuves de guerre, les tombes sans nom, les enfants morts le jour même de leur naissance, les familles entières… S’ils ne trouvaient pas aujourd’hui, tout était à parier que Tony insisterait pour revenir. Il recevait quelques messages de sa sœur qui tenait à partager des découvertes notamment les sculptures accompagnant les épitaphes (dont celle avec une montgolfière) et des encouragements de la part de son frère.

- Recherchez-vous quelqu’un? lui demanda une voix alors qu’il lisait une épitaphe datant de 1878.

Phil sursauta et leva les yeux vers un homme qui avait l’âge d’être son grand-père. Il semblait travailler ici, à l’entretien de l’endroit d’après ses vêtements de jardinage. Il émanait de lui une certaine sagesse et le garçon sut qu’il pouvait lui faire confiance et qu’il aurait réponse à ses questions.

- Les Black, répondit Phil. Je cherche mes ancêtres.

L’homme le regarda, surpris. Il fronça les sourcils et il semblait à Phil que celui-ci était en proie à un dilemme intérieur.

- C’est bien la première fois que l’on me demande quelque chose à propos de cette famille, commença-t-il, lentement.
- Ils ne sont pas enterrés ici? demanda Phil, dépité.
- Au contraire. Ils ont un mausolée à eux entre les rues Parkers et Releigh. Personne n’y a été enterré depuis un bon moment et personne ne vient entretenir l’endroit. On a payé le cimetière pour cela pour les cent prochaines années. Alors, je vais mettre des fleurs à tous les ans, précisa-t-il.
- Génial, fit Phil, enthousiaste. Merci!
- Mais c’est possible que vous ne trouviez pas le mausolée, ajouta-t-il, rapidement. Il est difficile à remarquer.
- Je suis certain que je vais le trouver, dit Phil en souriant.

Et il pritt soin d’envoyer un message à son frère et sa sœur.

Il se dirigea vers les rues que le jardinier lui avait indiquées – le cimetière étaient parcourus par plusieurs rues et des voitures y étaient stationnées tellement l’endroit était vaste - et vit le mausolée à l’ombre d’un immense chêne. Il était noir et luisant contrairement aux autres qui étaient blancs. Il était haut et aucune croix ne le surmontait. Des noms étaient gravés sur la porte d’une couleur argent, avec des dates de naissances et de morts. Si Phil avait pris le temps de regarder la décoration, il aurait pu remarquer que des serpents étaient gravés sur les murs dont les yeux étaient de petites émeraudes.

La noble et très ancienne maison des Black lu Phil.

Toujours pur surmontait les noms et Phil se demanda le sens de ces mots. C’était du français et Phil sut qu’il était définitivement au bon endroit en se rappelant que Marius parlait le français selon son dossier à l’orphelinat.

Il avait l’étrange sentiment de connaître cet endroit. Tony lui dirait que c’était un sentiment relié au fait de se trouver en présence de sa famille. Phil lu les noms gravés sur la porte.

Licorus Draco 1808-1872, époux de Magenta née Tripe 1806-1883

Cygnus Hyperion 1829-1851, époux d’Ella, née Max 1827-1899

Sirius Licorus 1845-1853

Phineas Nigellus 1847-1925 époux d’Ursula née Flint 1845-1930

Cygnus Marius 1889-1943 époux de Violette née Bulstrode 1890-1945

Pollux Sirius 1912-1990 époux d’Irma née Crabe 1910-1988

Walburga Cassiopée 1925-1985 épouse d’Orion 1929-1979

Regulus Arcturus 1961-1979


- Ce sont eux! s’écria Phil lorsque son frère et sa sœur s’approchèrent, ayant reçu son message. Regardez, il y en a un qui a Marius comme deuxième prénom…

Pour une raison que Phil ne comprit pas, Tony et Maddie ne semblaient pas aussi enthousiastes. Ils avaient même l’air effrayés.

- Qu’est-ce qui se passe? demanda Phil, son sourire disparu. Vous n’êtes pas contents?
- Tu dis que c’est le mausolée des Black?
- C’est ce que je vous dit!
- Phil, commença doucement Maddie. Il n’y a rien là. Est-ce que tu es sûr que tu vas bien? Tu as peut être eu trop chaud au soleil… C’est peut-être la faim. On n’a toujours pas déjeuner…

Phil ouvrit la bouche, stupéfait. Il regarda successivement le mausolée et sa sœur et son frère qui affichaient maintenant un air soucieux.

- Vous… vous ne voyez pas. Mais le jardinier…

Phil toucha la pierre pour se convaincre qu’elle était bien réelle. Il pouvait la sentir sous ses doigts, il ne s’agissait donc pas d’un mirage. Et il commença à comprendre… Ce n’était pas la première fois que Philip Black voyait des choses que sa famille ne voyait pas.

- On devrait peut être aller boire un thé glacé, commença Maddie alors qu’il avait le dos tourné. Tu as besoin d’air frais… Et de manger aussi.
- Non, coupa Phil. Tout est logique. Tout se tient.

Il fit face aux deux autres avec un immense sourire.

- Les Black étaient des sorciers!

Philip Black s’était toujours demandé pourquoi est-ce qu’il en était un depuis le jour de ses onze ans et maintenant, il avait la réponse! Son cerveau fonctionnait à plein régime à faire les liens entre les différents éléments.

Marius Black était probablement un Cracmol. Il avait quitté sa famille sorcière pour la communauté moldue lorsqu’il n’avait pas reçu la lettre de Poudlard le jour de ses onze ans! Il s’était adapté à la communauté moldue et il avait marié une de leur membre et c’était pourquoi ses enfants n’étaient pas sorciers. Marius ne leur avait jamais parlé de leurs grands-parents parce que ceux-ci n’avaient rien à ficher des Moldus.

Flint, Bulstrode, Crabbe… tous ces noms appartenaient à des Serpentards, probablement des pro Sang-Pur à l’époque et Marius ne valait pas mieux qu’un Moldu à leurs yeux. Il était une abjection. Indigne. Abomination. Infamie. Tâche. Échec. Déshonneur, se rappela Phil. Marius était quelqu’un avec qui sa famille ne voulait pas être associée. Ils l’avaient donc fait disparaitre de leurs vies et l’avaient envoyé chez les Moldus…

Comment étaient les Black aujourd’hui? Étaient-ils des pro Sang-Pur? Regulus et Orion étaient-ils des Mangemorts morts pendant la première guerre?

Il aurait un tas de choses à demander à Ted dans sa prochaine lettre. Celui-ci, venant d’une famille de sorcier, saurait où chercher les réponses à ses questions. Mais Phil ignorait encore que dans quelques jours, il recevrait la visite d’Andromeda Tonks, née Black qui serait surprise de se trouver un lointain cousin dans une famille dont elle pensait le nom disparu à jamais et que dans trois semaines, il aurait le grand Harry Potter dans son salon, trop heureux de trouver quelqu’un à qui donner les clés du 12 Square Grimmauld.

Mais en attendant, il devait expliquer ce qu’il savait à Tony et Maddie, eux qui le regardaient avec des yeux ronds.
Note de fin de chapitre :

L'orphelinat où a atterrit Marius a bel et bien existé à Stockwell, Londres. Il a été ouvert 1869.
St. Pancras and Islington Cemetery est la propriété des borough de Cadmen et d'Islington, ce dernier abritant Square Grimmauld. Environ un million de personnes y sont enterrées depuis sa création en 1854.
Il existe effectivement des sites pour trouver l'endroit où une certaine personne est enterrée. C'est aussi intéressant que Facebook, sinon plus.
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