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Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


127ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 127 édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 19 novembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire.
Profitez du nanovember pour (re)découvrir les nuits !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A bientôt !


De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Journée Reviews de novembre !


Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?

Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


Sélections du mois


Félicitations à AliceJeanne et TeddyLunard, qui remportent la Sélection Action/Aventure !

Vous voulez revenir dans le Futur ? Lors du mois de novembre c’est possible avec la Sélection Next-Gen ! Vous avez jusqu'au 30 novembre pour lire les 10 textes proposés par les lecteurs et les lectrices et voter ici.

Et pour le mois de décembre, le thème et les textes vous attendent déjà avec la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez découvrir ces 12 histoires jusqu’à la fin de l’année et vous pourrez voter à partir de décembre. Pour en savoir plus, rendez-vous ICI !


De L'équipe des Podiums le 01/11/2022 19:00


15ème Échange de Noël


Le traditionnel Échange de fics de Noël est de retour pour sa 15ème édition !



Et cette année, vous pouvez écrire et recevoir : des fanfictions Harry Potter, des histoires originales... mais aussi des fanfictions sur d'autres fandoms ! Envie de nous rejoindre ?


Ça se passe d'ici le 31 octobre sur ce topic du forum HPF !


De L'équipe de modération le 23/10/2022 17:22


126ème Nuit d'HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 126 édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 21 octobre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
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A bientôt !


De L'équipe des Nuits le 16/10/2022 11:07


Closer par Lyssa7

[97 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note de chapitre:

Bonjour, je débute cette histoire avec appréhension puisqu'elle compte huit personnages principaux, un challenge que je me suis lancé ! Vous passerez donc d'un personnage à l'autre, sachant que chacun d'eux a sa propre histoire, ses propres secrets. Chacun d'eux a également sa bande d'amis qui seront les personnages "secondaires"( certains seront plus importants que d'autres). Tous ces personnages sont reliés par deux points communs : ils sont tous de la même famille, le clan Weasley-Potter et l'un d'eux va s'acharner à faire de leur vie un véritable enfer. Je crois avoir tout dit... C'est déjà pas mal, vous me direz ! Donnez-moi votre avis, c'est toujours utile ! ;)

Edit : Premier chapitre relu et corrigé.

"Nous ne sommes pas des héros, nous ne l'avons jamais été. Nous ne sommes pas courageux et loyaux et nous ne lutterons pas pour la survie de la communauté sorcière. Parce que notre propre survie compte bien plus à nos yeux, que nous sommes des adolescents égocentriques, paresseux et sans aucun respect." Fred II Weasley.

Le Poudlard Express
1er septembre 2023 : 10h50


Sa valise rouge à la main, Rose Weasley cherchait à distinguer son cousin dans la foule qui s'amassait sur le quai 93/4.

Ses parents ainsi que son frère la suivaient en discutant des dernières bévues d'Hugo, sa mère lui faisant ses dernières remontrances avant qu'il ne monte dans le Poudlard Express. Rose considérait son frère comme un cas désespéré malgré toute l'affection qu'elle lui portait, jugeant que l'influence de Fred Weasley, le fils de son oncle George et de sa tante Angelina, et de Lily Luna Potter, la fille de son oncle Harry et de sa tante Ginny, avait un impact dans son attitude provocatrice envers le corps enseignant. De plus, Hugo venait d'avoir dix-sept ans et ses hormones aidant, il délaissait de plus en plus ses études au profit des filles de Poudlard toutes maisons confondues.

Rose tourna un instant la tête pour voir que son frère acquiesçait à tout ce que lui disait leur mère, un comportement désabusé qu'il utilisait lorsqu'il voulait se sortir de la conversation au plus vite.

Rose leva les yeux au ciel et reprit sa recherche. Albus Severus Potter ne devrait plus tarder, et effectivement elle le vit s'avancer vers elle, un sourire amical au coin des lèvres. Derrière lui, James Sirius Potter paradait au bras de sa petite amie Katlin Bell, visiblement fier comme un paon. Rose avait appris qu'ils avaient finalement emménagé ensemble pendant l'été. Comme James lui adressait un signe de tête, elle en fit de même poliment. Ils n'avaient jamais été proches, le jeune homme étant bien trop immature à ses yeux, elle préférait de loin le calme rassurant d'Albus.

Un peu plus loin, Lily Luna Potter essuyait elle aussi les recommandations de ses parents comme Hugo avant elle. Rose aimait bien Lily mais elle aurait parié son sac de gallions que la jeune fille n'écouterait pas un traitre mot de ce que lui disait Harry Potter.

- Tu es encore plus belle que la dernière fois que je t'ai vu, Rosie ! la complimenta Albus en la prenant dans ses bras. L'air de la France te va bien, on dirait !
- Je t'en prie, ça fait ressortir toutes mes tâches de rousseur ! répondit Rose en rosissant tout de même sous le compliment. Et toi, la Californie ?
- Formidable... Entre les disputes de papa et Lily et les gratins de courgettes de maman, je n'ai jamais été aussi heureux ! ironisa Albus avec un rictus qui se voulait moqueur. Tu as vu Jane et Franck ? Apparemment, ils sont partis en vacances ensemble cet été, leurs parents avaient réservé dans le même hôtel en Espagne.

Jane Thomas et Franck Finnigan étaient leurs meilleurs amis et complétaient le quatuor qu'ils formaient depuis leur première année à Poudlard. Leurs parents étant amis de longue date, c'était tout naturellement que les deux amis étaient partis en vacances ensemble pendant l'été. Rose se demanda un instant si ces deux-là avaient réussi à tenir deux mois sans se disputer mais elle déchanta lorsqu'elle les vit arriver, Jane levant les bras au ciel en fusillant Franck du regard tandis que celui-ci lui riait carrément au nez.

- Je ne la supporte plus ! s'écria le jeune homme en parcourant les quelques mètres qui restaient, la laissant au beau milieu de leur dispute. Je vous assure qu'un an de plus avec cette fille va finir par me tuer, et je ne plaisante pas !
- Parce que tu crois que tu es supportable, Finnigan ? répliqua la jeune fille en arrivant à son tour, son teint métissée devenant d'un joli pourpre. Deux mois de vacances avec lui ressemble à un voyage en enfer !

Rose poussa un long soupir et jeta un coup d’œil à Albus qui haussait les épaules d'un air las. Cette année ne serait pas différente de la précédente pour eux, si ce n'était qu'elle était la dernière. La jeune fille passa une main dans ses cheveux roux, priant pour réussir à concilier ses études avec sa vie relationnelle qui, elle en était persuadée, ne serait pas de tout repos.

Alors que Jane et Franck continuaient de se lancer toutes sortes de reproches, Albus et Rose grimpèrent dans le train avec un signe de main pour leurs parents. Sur le quai, Hugo Weasley tentait d'échapper à l'emprise de sa mère du mieux qu'il le pouvait.


- Maman... Le train va bientôt partir et je te promets que je vais essayer de faire de mon mieux pour...
- Je ne veux pas que tu essayes Hugo, je veux que tu réussisses !
- Hermione laisse-le partir, ça va faire deux heures que tu es sur son dos, intervint Ron Weasley.
- Je ne suis pas sur son dos, Ronald ! fit Hermione Granger Weasley en se tournant vers celui-ci, furieuse.

Avec une pensée de gratitude pour son père, Hugo Weasley profita des chamailleries de ses parents pour leur fausser compagnie, rejoignant Lily qui lui faisait de grands signes sur la première marche du train.

- Tu as eu le droit au même traitement que moi on dirait... lui lança la jeune fille, une lueur malicieuse éclairant ses yeux d'un marron clair.
- Ne m'en parle pas... soupira Hugo. Ma mère a commencé dès le réveil cette année !
- J'envie vraiment Fred et les jumeaux par moments... dit Lily en l'aidant à monter sa valise. Oncle George ne lui fait jamais de leçons de morale à deux noises, et Luna et Rolf sont tellement dans les nuages qu'il pourrait y avoir un troupeau de centaures dans leur maison qu'ils continueraient à chasser les joncherunes !
- Tu oublies Leane et ses parents moldus qui partent en déplacement à travers tout le pays en lui laissant le champ libre ! renchérit Hugo.

Lily ne lui répondit pas et Hugo l'interrogea du regard. Sa cousine lui fit un signe de tête impliquant que la personne concernée était justement derrière lui. Hugo se retourna avec un sourire, prêt à accueillir la jolie blonde qu'était Leane Jones, sa meilleure amie, quand il s'aperçut qu'une larme roulait sur la joue de la jeune fille.

- Leane... commença-t-il doucement.
- La ferme, Weasley ! le rabroua-t-elle. Je ne veux pas de tes phrases toutes faites de petit garçon choyé par ses parents, d'accord ? Peut-être que vos parents vous prennent la tête, mais au moins ils sont présents pour vous. Je n'ai pas vu les miens de toutes les vacances, leur apprit-elle, sa voix se brisant sur les derniers mots. Mais j'ai l'habitude alors allons trouver ce compartiment vide, gavons-nous de sucreries et racontez-moi vos vacances en France et en Californie pendant que je me morfondais à Londres !

Leane Jones contrôlait rapidement ses émotions au point que ses amis s'en trouvaient quelquefois déroutés. Elle pouvait pleurer, se mettre en colère et rire aux éclats en quelques minutes. Hugo la connaissait depuis sa première année et il savait que la jeune fille cachait sa sensibilité sous un trop plein d'émotions, tout le contraire de Lily qui ne les montrait pas du tout.

Malgré cela, les deux filles se ressemblaient par leur fougue commune, leur anti-conformisme qui épouvantait les professeurs chaque fois qu'elles apparaissaient avec leur chemise remontée sur le ventre, et leur hypersensibilité qu'elles cachaient chacune à leur façon. Cependant, Lily était plus solaire que Leane qui préférait parfois s'isoler plutôt que d'être entourée d'amis et de connaissances diverses.

En les observant entrer dans un compartiment en riant à nouveau, Hugo se fit la réflexion qu'elles lui avaient terriblement manqué. Il aimait ses parents et sa sœur, mais il n'était lui-même qu'en étant entouré de ses deux meilleures amies.

Au fond du couloir, il remarqua Fred Weasley et Lorcan Scamander qui discutaient, leurs valises à la main. Avec un signe dans leur direction pour les inviter à le rejoindre, Hugo suivit les deux filles.


Fred Weasley répondit gaiement au signe de la main de son cousin Hugo avant de reprendre la conversation qu'il avait engagé avec Lorcan Scamander.

Aux côtés de son jumeau, Lysander lisait tranquillement un livre de Potions, adossé à l'une des fenêtres du train. Fred s'entendait bien avec Lorcan mais n'avait aucune affinité avec Lysander. Il ne faisait donc aucun effort pour l'intégrer dans leur discussion. De plus, Lorcan était dans son dortoir depuis six ans à Gryffondor tandis que Lysander appartenait à Serdaigle, une maison qui l'indifférait totalement bien que sa sœur en fasse partie.

- J'ai ramené quelques farces et attrapes de la boutique de mon père, tout est là-dedans ! dit-il en désignant sa valise. Ma mère ne voulait pas que j'emmène quoique ce soit, mais elle n'a absolument rien remarqué ! se vanta-t-il avec un grand rire qui ressemblait à un aboiement rauque.
- Génial, j'ai hâte de voir ça ce soir ! s'exclama Lorcan en lorgnant la petite valise au pied de Fred.

Fred tapa amicalement sur l'épaule de son camarade avant de s'éloigner rapidement. Il avait besoin de se retrouver seul avant de retrouver les autres, imaginant déjà l'ambiance étouffante de familiarité qui se dégagerait du compartiment de son cousin Hugo. Il y aurait sans doute Lily qui le questionnerait sur ses vacances avec enthousiasme, Leane qui lui proposerait une chocogrenouille par politesse, Lorcan qui le questionnerait à nouveau sur les marchandises de son père, et Hugo... Hugo qui riait sincèrement, qui vivait à cent à l'heure, qui profitait de la vie sans en laisser une miette.

Fred se retint de hurler pour sourire à l'une de ses connaissances qui passait à côté de lui dans le couloir. Encore une fois, il allait devoir faire semblant de se sentir bien, d'être ce type populaire qui organisait les meilleures soirées de Poudlard dans la salle sur demande ; le digne fils de son père, la parfaite réplique de son oncle Fred. Il n'était qu'une copie, il était Fred II depuis sa naissance, il était né pour être le deuxième exemplaire d'un homme que tout le monde regrettait.

Le jeune homme souffla, expulsant l'air de ses poumons pour se redonner une contenance. Il était fin prêt à entrer en scène, comme il le faisait chaque jour de sa vie. Du coin de l’œil, il vit son exubérante grande sœur Roxane Diane Johnson-Weasley décrire son séjour de rêve en Australie.
Pour Fred, le rêve était relatif.


- Absolument fantastique ! s'exclama Roxane Weasley en racontant son séjour en Australie à l'une de ses amies de Serdaigle, Mary Peters. Les garçons de là-bas n'ont absolument rien à voir avec ceux qu'on côtoie ici !
- Je t'envie, Roxane ! soupira son amie. Mes parents m'ont envoyé chez ma tante à quelques kilomètres de Londres... Les seuls garçons que j'ai eu l'occasion de voir avaient largement dépassé la trentaine, pouffa-t-elle doucement.

Roxane repoussa ses longs cheveux bruns en arrière d'un geste élégant et légèrement surfait. Elle aimait le regard de pure envie que lui jetait Mary et elle en profita encore un peu en lui contant les sorties sur la plage avec une bande d'amis qu'elle s'était faite en Australie. Mary Peters était devenue l'une de ses proches amies mais elle devait s'avouer qu'elle la considérait quelque peu comme un faire-valoir. Toujours prête à accourir au moindre de ses désirs, Roxane avait fait de la jeune fille une sorte d'esclave des temps modernes. Naïve et éperdue d'admiration, Mary ne remarquait rien malgré les tentatives de Peter Nott pour décrédibiliser Roxane.

Peter Nott... Serdaigle de son année, Roxane partageait avec lui la même bande d'amis. C'était tout ce qu'ils avaient en commun et leurs amis subissaient régulièrement les altercations des deux adolescents. Roxane reprochait à Peter Nott d'être quelqu'un de vicieux et lui rappelait souvent que son père, Théodore Nott, avait été à Serpentard et nourrissait des ambitions malsaines. Quant au jeune homme, il lui répondait avec le mépris qui le caractérisait que, malgré son air supérieur, elle n'avait pas participé à la bataille de Poudlard, sa réputation n'étant par conséquent bâtie que sur du vent. Les insultes fusaient suivies de près par les hurlements de Roxane qui ne supportait pas de perdre la face.

- Tu es une pitoyable actrice, Weasley !

La jeune fille se retourna lentement, prête à l'affronter. Il lui semblait que Peter avait pris quelques centimètres et elle tiqua quelques secondes en se rendant compte qu'elle était plus petite que lui avant de planter ses yeux d'une couleur ambrée dans le regard noir du jeune homme. Une grimace de dégoût se plaqua sur les lèvres de Roxane, son sourcil se haussa dangereusement et Mary Peters, sentant la tempête arriver, choisit ce moment précis pour s'éclipser.

- Qui t'as permis de m'adresser la parole ?
- Eh bien, on dirait que ta tête n'a toujours pas désenflée, répliqua Peter d'un ton doucereux. Qui te dit que j'ai besoin de ta permission pour exprimer mon avis ?
- Exprime-le quelque part où quelqu'un en aura quelque chose à faire, Nott. Je n'ai pas de temps à perdre avec toi le jour de la rentrée, déclara la jeune fille en se détournant théâtralement.
- Tu oublies sûrement que nous n'avons pas le choix.

Roxane ne releva pas sa dernière phrase, sachant pertinemment qu'il avait raison. Comme chaque année, et de mauvaise grâce, ils partageraient leur compartiment en essayant de se placer le plus loin possible l'un de l'autre.

En le suivant dans le couloir du Poudlard Express, Roxane croisa le regard de Molly Weasley, sa cousine, qui s'affairait à nettoyer son insigne en prévision de la réunion des préfets. Aucune des deux ne fit le moindre geste pouvant laisser penser qu'elles se connaissaient ou appartenaient à la même famille.


Molly Weasley contempla une dernière fois son insigne avant de le ranger soigneusement dans sa valise. Elle ne le remettrait que plus tard lorsque la réunion des préfets commencerait, espérant devenir préfète en chef. Après tout, qui était mieux qualifiée qu'elle ? Molly respectait le règlement à la lettre, et ne blaguait pas avec le couvre-feu. Plus d'un élève la craignait dans Poudlard, avec raison, puisque la jeune fille n'était pas réputé pour sa sympathie. Il lui paraissait tout simplement improbable que le titre de préfète en chef soit attribué à une autre personne.

Molly avait toujours privilégié ses études au détriment de tout le reste. Elle était entrée à Poudlard avec une seule idée en tête : décrocher ses ASPICS avec le maximum d'Optimal. Elle n'était pas là pour se faire des amis.

Son père lui avait répétée maintes fois qu'elle seule pouvait construire son avenir et satisfaire ses ambitions. Comme lui, Molly souhaitait entrer au ministère et grimper les échelons jusqu'à atteindre un poste de magistrat.

Remontant ses lunettes rondes sur son nez, elle releva la tête avec détermination. Elle était prête à tout pour atteindre le projet qu'elle s'était fixée quitte à en piétiner quelques-uns sur son passage. Si l'on regardait bien, elle n'était pas si différente que cela de sa sœur Lucy malgré leurs tempéraments aux antipodes l'une de l'autre.

Plus jeune d'une année, Lucy était plus sociable qu'elle, plus manipulatrice aussi. Lucy aimait s'entourer de sa cour, Molly détestait tout contact humain. Aussi rousse que sa sœur était brune, les yeux d'un vert pâle tandis que Molly les avaient bleu outremer. Les deux sœurs se rejoignaient finalement sur un seul point : si elles voulaient quelque chose elles l'obtenaient, de gré ou de force.

Lucy avait déjà revêtu l'uniforme des Serpentards et se dirigeait vers elle.

- Toujours personne à qui parler, Mollynette ?
- Ne m'appelle pas ainsi, répondit sèchement Molly, les lèvres pincées.
- Décidément, tu es d'un ennui mortel ma chère sœur. Pas étonnant que personne ne t'approche, continua Lucy qui ne sembla pas déstabilisée par l'orage qui se profilait dans les yeux bleus de Molly.
- J'ai décidé que personne ne m'approche !
- Bien entendu... souffla Lucy, un rictus narquois se dessinant sur ses lèvres maquillées d'un rouge vif.
- Si tu as terminé ton petit discours mensuel qui nous coûte à toutes les deux, je t'invite à aller faire ton petit numéro de langue de vipère autre part, finit par dire Molly en secouant légèrement la main, agacée.
- Fais attention... Papa n'est plus là pour veiller sur toi.

Sur cette menace implicite, Lucy repartit dans l'autre sens en adressant un sourire calculé à chaque personne qui croisait son chemin.

Molly était crainte pour son autorité et son sérieux à Poudlard, mais Lucy la surpassait de loin lorsqu'il s'agissait de mettre quelqu'un à terre pour parvenir à ses fins.

Reprenant sa valise bleue en main, Molly Weasley la regarda s'éloigner avant de se décider à chercher un compartiment où elle pourrait lire tranquillement.


Lucy Weasley referma la porte de son compartiment et alla s'asseoir près de la fenêtre, jetant un œil à Scorpius Malefoy qui paraissait perdu dans ses pensées.

Elle savait que le jeune homme briguait le poste de préfet en chef cette année, et elle était certaine qu'il allait l'obtenir. Rien ne leur résistait jamais bien longtemps chez les Serpentard et, bien qu'elle ait eu du mal à s'y faire les deux premières années, elle avait fini par s'intégrer parfaitement à sa maison et était même devenue une personnalité connue parmi les élèves de Poudlard.

A présent, la jeune fille pouvait se vanter d'être aussi populaire que James Sirius Potter trois ans auparavant, que Rose Weasley et sa générosité à toute épreuve, ou encore que Hugo et Fred avec leurs frasques légendaires. A sa façon, bien entendu... Parce que Lucy n'était pas gentille, n'avait pas un humour ravageur, n'était même pas incroyablement belle. Non, elle avait simplement su jouer des coudes pour se faire une place parmi l'élite et le revendiquait chaque jour. Il n'était pas question qu'elle perde ce qu'elle avait gagné difficilement en usant de manipulations diverses et de menaces sous-entendues, elle ne le supporterait pas...

- Ne te fais aucun souci, tu l'auras ce poste de préfet en chef, dit-elle, s'adressant à Scorpius. Aucun autre préfet ne t'arrive à la cheville.
- Même pas Potter ? la nargua Scorpius sachant parfaitement qu'il parlait de son cousin.
- Surtout pas Potter, répondit-elle en haussant les épaules. Il n'en a pas l'étoffe et tu le sais très bien, Malefoy.

Scorpius Malefoy acquiesça lentement, les paroles de la jeune fille s'insinuant lentement en lui. La jeune fille savait comment gérer son petit monde et, vu son sourire, elle était décidée à ce que le poste lui revienne.

Pas qu'ils étaient réellement amis mais ils appartenaient tous deux à Serpentard et, même si Lucy portait le nom des Weasley, il avait appris à respecter ses talents.

En face d'eux, Elisabeth McKenzie avait le regard tourné vers la fenêtre et ne décochait pas un mot, se parant de son habituel mur de glace.

Il était étrange de voir ces trois-là ensemble, dans le même compartiment. Lucy était plus jeune qu'eux mais elle avait suffisamment d'assurance pour en faire l'impasse. Scorpius Malefoy et Elisabeth McKenzie lui ressemblaient par leurs manigances, leurs mimiques dédaigneuses, et Lucy aimait se dire qu'ils étaient le trio le plus respecté de Poudlard. Il suffisait d'une phrase de l'un d'eux pour détruire une réputation et la plupart de leurs camarades jouait des pieds et des mains pour entrer dans leurs bonnes grâces.

- J'espère que tu ne vas pas nous refiler des maladies après avoir revu les membres de ta famille cet été, fit Scorpius avec une moue de dégoût.
- J'ai pris soin de me tenir éloignée, répondit Lucy avec un petit rire. De toute manière, aucun d'eux ne veut plus m'approcher depuis que je suis entrée à Serpentard, et je fais tout ce qu'il faut pour que cela continue. Leur gentillesse sirupeuse me ferait vomir... lâcha-t-elle, sa bouche se tordant en une grimace.
- Ils devraient savoir que la gentillesse n'a jamais inspirée le respect.

Elisabeth McKenzie avait tourné la tête, posant ses grands yeux verts sur Lucy. Elle avait parlé d'un ton neutre, sans émotions, comme à chaque fois qu'elle daignait ouvrir la bouche.

C'était le genre de fille qui ne parlait que si elle le jugeait nécessaire, usant de manières aristocratiques que Lucy admirait secrètement. Malgré le temps qu'elle passait avec elle, Lucy ne la connaissait pas réellement et elle était quasiment certaine que personne, pas même les parents d'Elisabeth, ne recueillaient ses confidences.

- Effectivement, McKenzie, acquiesça Lucy en ne cessant pas de la fixer. Mes cousins sont braqués sur leurs grands principes, mais je suis certaine que chacun d'eux dissimule quelque chose et n'est pas aussi blanc qu'ils veut le laisser paraître. Cette année, rien ne m'amusera plus que de découvrir ce qu'ils cachent derrière leur apparence bien lisse et de l'utiliser contre eux...
- Tu comptes détruire la réputation de ta famille ? interrogea Scorpius, visiblement surpris.
- Oui... Mais j'aurais besoin de vous cette fois-ci, avoua Lucy, grisée par un enthousiasme malsain. J'ai passé l'été à y réfléchir et je peux vous assurer qu'aucun d'entre eux ne s'en relèvera...

Scorpius Malefoy posa un doigt sur ses lèvres signe d'une profonde réflexion. L'idée de mettre la famille Weasley plus bas que terre le séduisait, Lucy en était consciente. Ses cousins avaient passé leur temps à lui faire comprendre qu'il ne serait jamais du bon côté de la balance, que les idéaux de son père avant son naissance avaient décidé de la personne qu'il était. Malefoy n'attendait que le bon moment pour se venger des préjugés marqués au fer rouge sur son front et Lucy venait de lui donner les clefs pour assouvir ses pulsions.

Lucy n'était pas certaine de convaincre Elisabeth McKenzie mais elle pariait sur son besoin maladif de respect pour qu'elle lui accorde son aide. Les coups d’œils mauvais et les quolibets de Hugo Weasley n'avaient pas dû échapper à la belle brune puisqu'elle hocha la tête juste après Scorpius Malefoy.

Avec délectation, Lucy s'installa dans le fond de sa banquette et dévoila son plan pour renverser la vapeur à leur avantage.


Lily Potter attrapa une chocogrenouille dans le sachet avant de la porter à ses lèvres.

A sa droite, Hugo avait engagé une discussion passionnée sur le Quidditch avec Lorcan, les deux garçons étant respectivement aux postes de gardien et de batteur dans l'équipe de Gryffondor. En face, Leane tentait de parler des cours de Potions avec Lysander ayant remarqué le livre qu'il tenait quelques minutes plus tôt. Quant à Fred, il semblait perdu dans ses pensées et affichait un sourire figé.

Lily aurait tenté de savoir à quoi pouvait songer son cousin si elle n'avait pas été troublée par la présence de Lorcan à ses côtés.

La cuisse du jeune homme entrait de temps en temps en contact avec la sienne et Lily ne savait comment réagir, ses joues rougissants de gêne. Devait-elle se décaler ? Sans doute le remarquerait-il et en conclurait justement que leur proximité la gênait... Et puis, Lily était transportée par la sensation grisante que cela entraînait, les frissons qui parcouraient son corps.

Deux ans qu'elle était complètement et irrémédiablement amoureuse de lui. Deux ans de sous-entendus et de tentatives de séduction maladroites qui n'aboutissaient jamais. Elle avait voulu passer à autre chose, l'oublier une bonne fois pour toutes pendant l'été. Elle avait cru réussir. Elle s'était trompée au plus haut point. A sa simple vue, son coeur battait à une vitesse qu'elle n'aurait jamais pensé possible et, quand il l'avait embrassée sur la joue, elle avait failli défaillir de bonheur.

La jeune fille s'infligea une claque mentale et reprit contact avec la réalité. Elle l'avait vaguement entendu lui adresser la parole.

- Lily ?
- Excuse-moi, je réfléchissais, s'excusa la jeune fille en rosissant alors qu'il plongeait ses yeux bleus dans les siens. Qu'est-ce que tu disais ?
- Hugo me disait que tu comptais postuler pour l'un des postes de poursuiveur cette année ? interrogea Lorcan, une lueur d'intérêt dans le regard.
- Oui, j'y pense de plus en plus, répondit la jeune fille dans un sourire qu'elle espérait charmeur.
- Cool ! On fera forcément une bonne équipe ! s'exclama le jeune homme en lui tapant soudainement sur le bras dans une accolade presque virile.

Le sourire de Lily s'éteignit et elle acquiesça avant de se tourner pour poser sa tête contre la fenêtre.

Lorcan ne parut pas se rendre compte du changement d'attitude de la jolie rousse et recommença sa discussion sur le Quidditch avec Hugo. Celui-ci lorgna discrètement du côté de sa cousine avec un peu de compassion. Leane avait interrompu sa conversation avec Lysander et tendit le sachet de chocogrenouilles à Lily qui le prit sans dire un mot.

Lysander releva les yeux sur elle lui aussi et observait la jeune fille du même regard bleu que son frère jumeau. Un air doux passa sur son visage avant qu'il ne dise :

- Tu as bonne mine, Lily. Comment se sont passées tes vacances ?

Lily sursauta avant de tourner la tête vers lui. Il était rare que Lysander lui adresse la parole même s'il était déjà venu passer quelques jours au Terrier avec sa famille.

En vérité, il la mettait plutôt mal à l'aise quand il posait son regard insondable sur elle. Pourtant, il ressemblait trait pour trait à Lorcan avec ses yeux bleu clair, ses cheveux blonds aux reflets légèrement cuivrés, ses traits fins et sa grande taille. Les seules différences résidaient dans la carrure de Lysander, plus fine que celle de Lorcan, et dans son air rêveur constamment sur son visage lorsqu'il n'étudiait pas.

Hormis leur apparence, les jumeaux n'avaient rien en commun. Lorcan était insouciant et doté d'un humour ravageur alors que Lysander était d'un naturel sérieux et trop calme selon Lily. Lorcan était sportif et jouait au Quidditch depuis sa plus tendre enfance, Lysander préférait les livres et avait le vertige. Évidemment, le choixpeau magique avait envoyé Lorcan à Gryffondor et Lysander à Serdaigle à leur arrivée à Poudlard, les séparant plus encore qu'ils ne l"étaient déjà par leurs différences.

- Plutôt bien, répondit platement la jeune fille en haussant les épaules, cherchant à deviner pourquoi Lysander s'intéressait soudainement à elle.

Un frisson lui parcourut tout à coup l'échine tandis qu'un petit sourire apparaissait sur les lèvres du jeune homme. Mettant ce bref instant sur le compte d'un courant d'air dû à la fenêtre ouverte, Lily détourna les yeux. Vraiment, ce type la mettait mal à l'aise et elle ne pouvait même pas s'en expliquer les raisons.

Jetant un œil discret par dessus son épaule, elle put constater qu'il l'observait encore, promenant ses yeux bleus sur elle sans aucune gêne. Heureusement, la vieille dame et son chariot de friandises passa à ce moment-là dans le couloir et Lily, trop heureuse d'y trouver une échappatoire, s'empressa de sortir du compartiment.


Albus Potter s'interrompit dans sa conversation avec Rose en voyant sa sœur sortir de son compartiment aussi vite que si elle avait un troll aux trousses. Il ne fut pas surpris de la voir se diriger vers le chariot de friandises et repartir avec un sac rempli à ras bords.

Albus ne pouvait s'empêcher de s'en faire pour sa petite sœur, la surprotégeant au risque de la perdre. Plus elle grandissait, plus elle souhaitait s'éloigner, ne voyant en lui que le frère possessif qui n'hésitait pas à raconter à leur père ses dernières bêtises. Albus poussa un profond soupir. Non, il n'était pas comme James et son incroyable aptitude à tout relativiser sans jamais s'inquiéter de rien.

- Ils finiront par comprendre... dit Rose en posant sa main sur son épaule dans un geste réconfortant. Laisse-leur un peu de temps, d'accord ?
- Tu y crois vraiment ? demanda Albus avec un sourire ironique. Ils ne sont pas comme nous, Rosie. Les études passent au second plan pour eux. Poudlard n'est qu'un vaste terrain de jeu à leur yeux !
- Et ce n'est pas à nous de nous en occuper, Al. Écoute, nous entrons en dernière année et nous avons nos examens à la fin de l'année... Nous avons aussi nos responsabilités de préfets !
- C'est ma sœur... fit Albus d'un air contrarié.
- Justement, tu n'es pas son père, conclut Rose avec fermeté. Pense à toi pour une fois, tu veux bien ?

Albus ne répondit pas à sa cousine, reconsidérant sous un nouvel angle ce qu'elle venait de lui dire. Il savait qu'elle avait raison mais il n'arrivait pas à se faire à l'idée d'abandonner sa petite sœur, encore trop jeune et trop naïve. Poussant un second soupir de résignation, il s'avança dans le long couloir du train, s'apprêtant à rejoindre la réunion des préfets en compagnie de Rose.

- Prête à affronter Malefoy ? demanda-t-il, une grimace se dessinant sur ses lèvres.
- Même si je ne l'étais pas, ça ne changerait rien, fit Rose en secouant la tête d'un air déterminé.
- C'est vrai... Mais si tu pouvais penser à mes oreilles, je t'en serai très reconnaissant, plaisanta Albus en prenant un ton plus léger.
- Je ne te garantis rien, Al, dit Rose avec un clin d’œil amusé. D'autant que plus les années passent, plus l'imbécilité de Malefoy évolue, je ne peux pas cautionner ce fait !
- Je te remercie de prêter une si grande attention à ma santé intellectuelle, Weasley.

Scorpius Malefoy se tenait derrière eux, n'ayant rien manqué de leur conversation. Son regard passait de Rose à Albus, une lueur dangereusement glacée éclairant ses yeux gris. Loin d'être impressionné par les effets de manche de l'orgueilleux Serpentard, Albus lui répondit par un sourire narquois et attrapa le bras de sa cousine pour lui manifester son soutien.

- Je vois que tu n'as pas réussi à patienter cinq minutes de plus pour me voir... rétorqua simplement Rose, une moue boudeuse aux lèvres. Je suppose que ton cerveau n'est pas assez développé pour faire preuve d'une once de patience.
- Il l'est assez pour remarquer que tu as pris des formes cet été, fit Malefoy, la lueur glacée laissant place à une étincelle de défi alors qu'il se rapprochait lentement d'eux.
- Preuve de plus qu'il ne l'est pas, répliqua Rose avec un automatisme qui fit sourire Albus.

Albus ne put s'empêcher de constater que la jeune fille, tout comme son père avant elle, avait le bout des oreilles rouges. Rose pouvait faire croire à n'importe qui que les paroles de Malefoy ne l'atteignaient pas, mais pas à lui.

Au fur et à mesure des années, le niveau avait chaque fois augmenté d'un cran et Scorpius Malefoy ne s'était pas gêné pour utiliser le changement physique de Rose à son avantage. Bien sûr, la jeune fille ne se laissait pas faire et répliquait vertement à ses attaques.

Au grand étonnement d'Albus, Malefoy ne rétorqua pas. Toutefois, tout en passant près de Rose, il lui effleura la main et la jeune fille rougit jusqu'aux oreilles.


Rose Weasley écoutait distraitement ce que lui disait Albus. Le comportement de Malefoy n'était décidément pas normal... Son intuition féminine lui ordonnait de se méfier de lui tandis que son corps, ce traître, demandait déjà que ce contact puisse donner lieu à d'autres.

Pour Rose, nul doute que Scorpius Malefoy était attirant avec ses cheveux blonds presque blanc, ses yeux gris acier, sa mâchoire anguleuse et ses fossettes qui relevaient ses lèvres fines chaque fois qu'un rictus se formait. Mais, même s'il était très séduisant, la jeune fille n'oubliait pas à qui elle avait affaire et ce qu'il pouvait faire pour parvenir à ses fins. La jeune Moïra Dinks en avait fait l'expérience en cinquième année après que Scorpius l'ait séduite délibérément avant de la quitter sans aucun remords. Malefoy était un être vil, imbu de lui-même, manipulateur, sournois... Il était un excellent Serpentard tout comme son père avant lui.

Il passait d'ailleurs le plus clair de son temps avec Lucy Weasley, la cousine de Rose. Pour la jeune femme, rien ne pouvait être plus significatif de la personnalité de Malefoy. Lucy était la personne la plus mauvaise qu'elle connaissait et elle savait, malgré leurs liens de parenté, que sa cousine n'hésiterait pas à la piétiner si elle se dressait sur son chemin. A Poudlard, nombre de ses camarades avaient subi ses foudres et avaient vu leur réputation détruite d'un jour à l'autre par la faute d'une simple rumeur lancée par Lucy. Qui aurait cru qu'une petite rousse aux yeux vert pâle et aux innombrables tâches de rousseur, au rire si cristallin et aux jupes à fleurs deviendrait aussi machiavélique ?

- Tu devrais resserrer un peu ta cravate, Rosie, lui conseilla Albus avec un sourire.
- Oh ! fit-elle en constatant que sa chemise baillait, révélant sa peau laiteuse. Tu fais bien de me le dire, Malefoy serait capable de l'utiliser contre moi.
- Ne fais pas attention, répondit Albus avec un haussement d'épaules. Tu es vraiment jolie Rose, de plus en plus chaque année et je suis certain que cet imbécile ne sait plus comment agir avec toi à cause de ça.

Rose eut un sourire de remerciement pour son cousin. Albus Potter était le seul qui savait trouver les mots justes lorsqu'il sentait la jeune fille anxieuse ou mal à l'aise. Il était conscient que les formes féminines de Rose qui se développaient un peu plus chaque été engendrait un mal-être chez elle, et il faisait tout ce qu'il pouvait pour la rassurer.

Passant son bras sous celui de son meilleur ami, Rose eut une pensée pour son frère Hugo qui devait sûrement imaginer de nouvelles techniques pour mettre Minerva McGonagall, la directrice de Poudlard depuis plus de vingt ans, hors d'elle. Il fallait dire qu'il était excellent dans ce domaine...


Hugo Weasley attrapa son uniforme dans sa valise et l'enfila rapidement. Le Poudlard Express ne tarderait plus à arriver en gare, les laissant ensuite monter dans des diligences tirées par les sombrals. Il ne les avait jamais vu et s'en estimait heureux en connaissant la légende de ces créatures qui, disait-on, apparaissaient à ceux qui avaient côtoyé la mort.

Près de la fenêtre, Lily n'avait plus desserré les dents après la conversation qu'elle avait eu avec Lorcan Scamander. Hugo en comprenait parfaitement les raisons bien que sa cousine ne lui ait jamais parlé ouvertement de ses sentiments. Il s'étonnait que Lorcan n'ait pas encore compris mais il était aussi conscient que son ami n'était pas particulièrement sentimental et que, même s'il avait découvert l'amour que lui portait Lily Potter, il n'aurait su qu'en faire.

Hugo n'en était pas mécontent et trouvait en Lorcan un complice lorsque les deux jeunes hommes décidaient d'effectuer une opération séduction, celle que le grand roux appelait modestement "La fille de la semaine". Si Lily était devenue la petite amie de Lorcan, qui aurait partagé ses activités aussi bien que le faisait son ami ? pensait Hugo assez égoïstement.

Fred ? Sans doute pas, son cousin ne s'intéressait pas particulièrement aux filles, plus adepte de l'organisation de soirées alcoolisées, de la fourniture des farces et attrapes en provenance directe de la boutique de son père et des escapades nocturnes dans la forêt interdite.

Lysander ? Idée ridicule, considéra-t-il en jetant un coup d’œil blasé au Serdaigle qui resserrait sa cravate bleu et bronze.

- Tu es prêt, Hugo ?

Le jeune homme se retourna sur Leane Jones dont le sourire illuminait son visage et ses yeux d'un bleu plus clair encore que les siens. Il ne put s'empêcher de lui sourire à son tour en hochant la tête, enthousiaste.

- Et comment ! Que notre sixième année commence ! s'exclama-t-il en l'embrassant sur la joue.
- Tu crois que McGonagall y survivra ? demanda la jeune fille avec un petit rire.
- Elle a survécu à la guerre, non ? intervint Lily Luna en se faufilant au milieu de ses amis et les prenant tous les deux par le bras. Et à nos parents, ce qui n'était pas une mince affaire !

Lily esquissa une moue moqueuse et tous trois partirent dans un éclat de rire.

Derrière eux, Lorcan desserrait sa cravate rouge et or en maudissant celui qui avait inventé ce vêtement proche de la torture. Lysander attendait patiemment que les trois amis sortent du compartiment et Fred tentait de porter du mieux qu'il le pouvait sa valise pleine à craquer de babioles en tout genres.

En sortant du train, il profita du fait qu'on ne fasse pas attention à lui pour s'éclipser du groupe.

 

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