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Maintenance des sites


Bonjour à toutes et tous !


Pour nous prévenir un peu plus contre les bots, le serveur a besoin d'un petit redémarrage ! Le reboot traditionnel de 10h ce dimanche 25 septembre durera un petit peu plus longtemps, et au maximum une dizaine de minutes.



Merci de votre compréhension !


De Le CA et l'équipe technique le 23/09/2022 19:03


Ajout de nouveaux personnages !


Bonjour à tous et à toutes,


Les modératrices d'HPFanfiction ont le plaisir de vous annoncer que la liste de personnages a été complétée de A à Z ! La majorité des personnages de la saga sont maintenant à votre disposition pour les ajouter à vos résumés. Les personnages des Animaux Fantastiques et de L'enfant maudit ont également été étoffés. Si des personnages viennent à manquer, vous avez toujours la possibilité d'utiliser "Autre personnage Harry Potter/Animaux Fantastiques" ou "Personnage de Crossover".

Pour rappel, il existe un "Personnage original (OC)" pour catégoriser vos fics mettant en scène un de vos OCs. Pour les recueils de textes mettant en scène de multiples personnages, nous vous conseillons de les ranger dans "Autre personnage Harry Potter/Animaux Fantastiques". Enfin, certains groupes ont fait leur apparition, à savoir les Gryffondor/Poufsouffle/Serdaigle/Serpentard pour vos recueils sur les maisons ou les rivalités entre elles !

Attention ! Certains noms ont été modifiés : les personnages féminins mariés ont repris leur nom de jeune fille, pour ceux connus (ex : Bellatrix Lestrange est devenue Bellatrix Black, Molly Weasley est devenue Molly Prewett, etc...).

Nous vous encourageons à reclasser vos fanfictions en fonction des nouveaux ajouts, afin qu'elles trouvent plus facilement leur public. ;)

De L'équipe de modération le 17/09/2022 16:37


Sélections du mois


Le Jury des Aspics vous invite à lire sur les plus belles, les plus fortes, les plus merveilleuses Sorcières de la saga pour la rentrée de septembre avec la Sélection Femslash ! Vous avez jusqu'au 30 septembre pour lire les 11 textes proposés par les membres et voter par ici.

Et au mois d'octobre, jouez les Indiana Jones et partez à l’Aventure ! Il vous reste 15 jours pour proposer vos deux fanfictions favorites (ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.

Si les thèmes ne vous plaisent pas, souvenez-vous qu’il reste la Sélection Fanfictions longues pour occuper vos jours, vos nuits et votre année 2023 ! Jusqu'en décembre, venez découvrir 12 magnifiques univers ! Pour en savoir plus, rendez-vous ICI.

 

 


De Equipe des Podiums le 14/09/2022 23:00


30ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 30e édition des Nuits Insolites se déroulera le samedi 24 septembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir vous inscrire !
Les modalités de participation sont disponibles sur le même topic.

A très bientôt !
De L'équipe des Nuits le 10/09/2022 10:05


Concours d'écriture


Ici la voix...

La voix vous propose un concours Secret Story, pensé pour les membres les plus anciens du site comme ses plus récents utilisateurs ! Idéal pour apprendre à connaître de nouvelles personnes et découvrir la communauté HPFienne, autrices comme lectrices y sont les bienvenues ! La voix vous explique son projet plus en détails ici !
Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 28 septembre !




De La Voix le 05/09/2022 23:30


IRL Officielle


Bonjour à toutes et tous !


A l'occasion des 25 ans de la saga Harry Potter, l'association a décidé de marquer le coup en organisant une IRL officielle ! o/
Elle se déroulera du vendredi 30 septembre au dimanche 02 octobre 2022, au sud de Tours. Cette IRL est ouverte à toustes, lecteurs, auteurs, et membres de l'association. Vous trouverez plus de renseignements ici.
Nous avons hâte de vous rencontrer !

De Le Conseil d'Administration le 01/09/2022 18:12


Le Paradis de mon Enfer par Cassy

[71 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note de chapitre:

Bonjour à tous!

Au moment où je poste ce chapitre, nous en sommes exactement à 33000 vues, et je voulais vous dire un grand MERCI. Ca compte réellement énormément pour moi et me motive pour la fin de cette Fanfic.

Je crois que je n'avais pas menti en disant que les chapitres allaient devenir plus "rapides", notamment dans les histoires qui se dénouent, ou pas...

Voici donc un chapitre qui je crois porte bien son nom: Implosion. J'ai mis un certain temps à l'écrire, car je voulais réellement faire ressentir cette ambiance "crescendo" et latente, où la tension finit par imploser de l'intérieur. A vous de me dire si c'est pari réussi ou pas!

 

Sur ce, Bonne lecture :D

 

Sa tête lui cognait et, pendant quelques secondes, il dut faire un effort magistral pour se souvenir pourquoi. Puis il regarda autour de lui : ça n'était pas les rideaux rouge sang habituels du lit à baldaquin. Ça n'était pas non plus les ronflements du dortoir des garçons de la salle commune de Gryffondor. Au lieu de cela, il y avait des lanternes qui, dans la pénombre du petit matin, éclairait toujours faiblement la pièce. Le faux feu de cheminée n'était à présent plus que des braises, d'où aucune odeur ne s'échappait. Des cadavres de bouteilles et de verres vides, dont les gouttes de liquides s'étaient cristallisées sur le tapis, jonchaient le sol. James se leva péniblement et, la vue floutée, mis ses lunettes afin de reprendre ses esprits. Il bâilla et s'étira, un fin sourire aux lèvres. La soirée de ses dix-sept ans avait bien été déontologique comme il l'espérait, mais pas de la manière dont il l'aurait pensé. Cependant, il ne se souvenait pas très bien de la manière dont elle avait terminé. Il fronça les sourcils, incapable de retrouver les derniers souvenirs de la soirée. Puis il entendit une faible respiration à sa droite, et sursauta à la vue de la crinière rousse qui se trouvait à côté de lui. Comment avait-il pu oublier qu'il s'était endormi avec Lily à ses côtés ? La jeune femme était encore assoupie. James se demandait quelle heure il pouvait bien être mais, au vu de son ventre qui le rebouillait encore, il se dit que cela ne devait pas faire si longtemps que la fête s'était terminée. En faisant attention à faire le moins de bruit possible, il se leva et alla dans la salle de bain se passer de l'eau fraîche sur le visage et la nuque. En se rendant compte que sa bouche était pâteuse et qu'il mourrait de soif, il but il lui sembla trois litres d'eau. Il revint dans le local et vit que Lily dormait toujours paisiblement. Alors, il s'approcha de sa pile de cadeaux et sourit : il avait vraiment la meilleure famille et les meilleurs amis qu'il soit. Il chérirait à jamais son nouveau balai, et était d'autant plus déterminé à gagner la coupe de Quidditch avec. Puis il regarda à nouveau la salle : la décoration avait été magnifique, mais désormais, ça ressemblait plutôt à un champ de bataille. Il fut tenté de lancer un sort pour que le tout se range rapidement, mais eut peur de réveiller sa petite-amie. Alors, il soupira et, prenant son courage à deux mains, s'attela à faire de l'ordre dans la pièce. Il rassembla d'abord les cadavres de verres et de bouteilles et les plaça dans la poubelle du local - qui ingurgitait les déchets à mesure que James les jetait dedans. Une fois terminée, l'objet laissa échapper un rot puissant, et le garçon s'arrêta de respirer quelques instants. Lily s'était tournée, mais toujours pas réveillée. En regardant le tapis avec dégoût, il lança cette fois-ci un sort de Recurvite - heureux de pouvoir enfin se servir de sa baguette en étant légal (bien que ce fût à l'intérieur de Poudlard). Il approcha ensuite le faux feu de cheminée et murmura :

-Finite Incantatem.

Instantanément, elle s'évapora et laissa place à l'habituel petite commode du local. Alors qu'il levait la tête en se demandant comment il allait faire redescendre les lanternes sans bruit, il entendit soudain :

-Eh bien, tu aurais pu m'en laisser un peu.

James baissa les yeux vers Lily et sourit. Elle se frottait les yeux, semblant avoir autant de peine à émerger que lui. Ses cheveux étaient en bataille et ses joues roses portaient les marques d'une soirée éméchée, mais il la trouvait incroyablement belle.

-Chez moi, il y a une règle : la personne qui installe n'est pas la personne qui range !

Lily rigola. Elle prit à son tour sa baguette, la pointa vers les lanternes et, avec un sort que James ne connaissait même pas, les fit descendre du plafond. Elles vinrent se poser délicatement sur le sol et, dans un « pop » sonore, s'évaporèrent.

-Bravo Miss Evans, dix points pour Gryffondor, sourit James.

Elle lui sourit à son tour et demanda :

-Alors, content de ta fête ?

-Très, dit le garçon en se dirigeant vers les restes de l'énorme et délicieux gâteau qu'Alice et Lily lui avaient concocté.

Il coupa deux tranches et fit voler la deuxième vers la rousse, qui l'accueillit avec des yeux satisfaits.

-Mais j'ai besoin d'une petite précision, demanda-t-il, la bouche pleine de crème pâtissière et de génoise. Comment exactement est-ce que la fête s'est fini ?

Il vit Lily froncer des sourcils :

-Tu ne t'en souviens pas ?

James avala péniblement l'énorme morceau qu'il avait dans la bouche et, en menaçant de s'étouffer, dit :

-Eh bien... Pour être honnête, je me souviens que Cassidy est devenue dingue - ce qui ne m'étonne pas tellement à vrai dire - que Sirius est parti les retrouver elle et Peter, et ensuite plus rien. Est-ce qu'ils sont revenus ? Tu sais s'ils vont bien ?

La rousse fronçait encore plus des sourcils, et le cœur de James se mit à battre : de quoi n'était-il pas au courant ? Qu'avait-il loupé ?

-Je crois bien qu'ils sont retournés dans leur dortoir, mais leur histoire avait l'air arrangée, finit par répondre vaguement sa petite-amie.

James hocha de la tête :
-Tant mieux. Aufaite, on est bien d'accord que ce que Cassidy a dit à propos de ce Fenwick de malheur... Je ne l'ai pas rêvé ?

En le regardant avec douceur mais aussi une certaine forme de désolance, Lily fit « non » de la tête. Soudain, James n'eut plus faim et poussa son morceau de gâteau, écœuré.

-J'irai le tuer, dit-il avec conviction.

Lily eut un rire nerveux puis changea de sujet :

-Et tu ne te souviens de rien du tout d'autre ? insista-t-elle.

James se sentit rougir. Qu'avait-il fait et surtout, comment était-ce possible qu'il l'ait oublié ?

-Pourquoi... Est-ce que toi et moi on a... Je veux dire...

Lily le regarda d'un air insondable pendant quelques secondes puis éclata de rire :

-Je voulais te faire marcher, dit-elle entre deux fou-rires. A vrai dire, après le départ de Sirius, Cassidy et Peter, le jeu s'est terminé. Alors, le prochain jeu que tu as inventé, c'est qu'à chaque fois que tu disais : buvez, on devait boire. Et... On va dire que tu étais le seul participant, et que tu l'as pris très au sérieux !

James planta son visage dans ses mains et secoua la tête, puis se mit à rire avec Lily.

-L'important, c'est que tu te sois amusé ! rigola-t-elle.

-Donc, toi et moi, rien ne s'est passé ?

Elle fit non de la tête :
-Oh, tu as bien voulu à un moment donné, mais j'ai à peine eu le temps de ramasser le verre que tu venais de faire tomber que tu t'étais endormi sur le canapé. Je n'ai pas tardé à te rejoindre.

-Et puis bon, je ne l'aurais pas oublié, dit-il avec un petit sourire en attirant Lily à lui.

Ils s'embrassèrent et James sentit une vague de chaleur dans son ventre. Comment était-il possible que la jeune femme sente autant bon après une telle soirée ? Il se dit que lui-même devait être particulièrement repoussant, et arrêta le baiser, gêné.

-Bon. Ce n'est pas tout, mais il faudrait que je retrouve Cassidy pour m'assurer qu'elle va bien, dit-il l'air sérieux.

Il vit le regard de Lily changer immédiatement, et ne trouva pas d'explication à cela.

-Je reste encore un peu ici, dit-elle d'une petite voix. Je termine de ranger tout cela. A toute à l'heure !

James lui fit un bisou sur la joue et s'en alla dans la salle commune, une sensation étrange au ventre, que Lily ne lui avait pas tout dit.

 

 

La sensation était étrange : à la fois lorsqu'elle y repensait son bas-ventre venait la chatouiller, et à la fois elle se sentait vide et mal à l'aise. Cassidy ne savait pas bien pourquoi, mais elle était persuadée que Sirius et elle avaient fait une énorme erreur le soir précédent. Elle ne comprenait pas comment elle avait pu autant montrer ses émotions devant son frère, devant les autres Gryffondors. Elle ne savait exactement pourquoi, mais elle avait l'impression qu'elle et Sirius avaient passé un cap. Ça n'avait pas été comme les autres fois. Ça n'avait pas été un moment volé, où les deux jeunes gens se quittaient en feignant l'ignorance et en pouvant reprendre leur vie normalement. Cassidy était fatiguée. Elle était fatiguée de devoir combattre ses sentiments, de devoir les cacher, de devoir mentir. Et, le soir précédent, elle l'avait fait payer à Sirius. Elle ne sut pour quelle raison, mais elle avait l'impression qu'il en était de même pour le garçon. Il n'avait pas réagi comme les autres fois. Cette fois-ci, il semblait autant peu maître de la situation qu'elle-même. Lorsqu'elle s'était rhabillée rapidement et l'avait quitté tout aussi prématurément, Cassidy avait senti que quelque chose avait changé en elle, et qu'elle ne pourrait plus jamais redevenir l'adolescente insouciante qui ne faisait que tester ses limites et transgresser quelque peu les règles. Elle sentait qu'elle était face à un choix : soit elle dévoilait sa relation avec Sirius au grand jour, soit elle le quittait pour de bon. Et elle avait l'impression que les deux lui étaient impossibles. Elle se regarda dans le miroir : ses traits étaient tirés, elle avait considérablement maigri. Elle trouvait cela étrange, que lorsqu'elle était en bonne santé elle rêvait de perdre quelques kilos, et que lorsque sa santé était à déplorer et qu'elle avait perdu du poids, son unique rêve aurait été de retrouver l'appétit et le moral. Cette situation durait depuis beaucoup trop longtemps. Elle se sentit ainsi depuis beaucoup trop longtemps. Mais affronter le monde extérieur, les questionnements de ses camarades présents le soir précédent, de devoir revoir Sirius, peut-être revoir Benjamin dans la Grande Salle, lui paraissait impossible. Elle aurait voulu feindre une maladie, et rester dans son lit. Dans le même temps, elle savait qu'elle serait incapable de se reposer. Elle prit conscience que parfois il fallait prendre des décisions, et que parfois les décisions s'imposaient à elle. Et, à l'instant même, elle n'avait pas de choix que d'affronter la réalité. Elle se passait de l'eau sur le visage lorsque la porte de la salle-de-bain s'ouvrit à la volée. Ses muscles se crispèrent et elle sentit une colère lui monter dans le cou. C'était Dorcas. Tous les ressentiments qu'elle pouvait avoir se tournèrent immédiatement envers son ancienne meilleure amie. Qui ne lui avait pas fait confiance. Qui lui avait menti. « A qui tu as menti aussi », lui intima une voix qu'elle préféra enterrer momentanément. Cassidy avait envie que Dorcas s'excuse, pour qu'elle puisse enfin lui balancer au visage tout ce qu'elle avait à lui dire. Seulement, sa congénère n'en fit rien. Au lieu de cela, elle l'ignora avec superbe et, apparemment plus maîtresse de ses émotions qu'elle-même, se brossa les dents, fit sa toilette et sortit de la salle-de-bain comme si Cassidy n'avait pas existé. La jeune femme sentait ses mains trembler. Elle aurait eu envie de balancer son poing dans le miroir, mais elle était incapable de regarder une seconde de plus son reflet lui faire face, les joues rouges et les yeux embués. En trombe, elle sortir de la pièce, sortit du dortoir en claquant la porte et descendit les marches pour rejoindre la salle commune, les nerfs à vif.

-Hé Cass ! Attends une minute, je t'ai cherchée partout !

C'était James. Cassidy sentit son cœur battre encore plus fort et son bon sens quitter son esprit. Elle ne savait pas combien de temps elle allait encore tenir en étant ainsi sous pression. Les cheveux de son frère étaient mouillés et il sentait bon le parfum frais.

-Alors, hier soir, qu'est-ce qu'il s'est passé exactement ?

Il avait l'air de sérieusement s'inquiéter. Encore une fois, Cassidy trouva étrange d'avoir passé une partie de sa vie à vouloir que son frère soit plus là pour elle, pour le repousser lorsqu'il le faisait enfin. Plus sèchement qu'elle ne l'aurait voulu, elle répondit :

-J'avais mal à la tête. Je suis rentrée au dortoir.

Puis, en voyant l'air ahuri de James, elle demande plus doucement :

-Et la fin de soirée, comment ça s'est passé ?

-Eh bien, Lily m'a dit que je n'étais pas très glorieux... Pour être très honnête, je ne m'en souviens pas. Ça ne m'arrive jamais ! Je n'ai pas pu boire autant, si ?

Cassidy fronça des sourcils : il était vrai qu'il arrivait parfois à son frère de prendre un verre de Whiskey Pur Feu en trop lors de grandes occasions, mais il n'avait jamais été le genre à oublier une soirée, bien au contraire.

-Qu'est-ce que Lily en dit ? demanda-t-elle.

Il haussa les épaules :
-Elle est restée vague, mais elle avait l'air bizarre. Tu crois que j'ai fait quelque chose que je n'aurais pas dû ?

Cassidy eut la très désagréable sensation que ce n'était précisément pas James qui avait fait quelque chose qu'il n'aurait pas dû, et que tout cela tournait autour d'elle et de Sirius. Elle chassa cette pensée de son esprit et, en tentant un faux rire, répliqua :

-Je pense que tu l'aurais rapidement su si tu avais énervé Lily !

Il acquiesça et tous deux se mirent à parler de ses cadeaux tout en regagnant la Grande Salle, prêts pour le fameux brunch du dimanche. Sur les tables étaient disposés toute sorte de cakes salés, d'œufs au plat, de bacon, de toasts parfaitement grillés, de pancakes dégoulinant de sirop d'érable ainsi que d'énormes pots de jus de citrouille, de café et de thé. Cassidy en avait l'eau à la bouche, et fut ravie d'avoir retrouvé momentanément son appétit. Pendant quelques instants, elle se dit qu'elle avait encore dramatisé la situation, et que peut-être les émotions, événements récents ainsi que l'alcool ingurgité la veille ne l'avaient pas aidée à rationaliser. Elle était à nouveau avec son grand frère, en train de parler vivement de Quidditch et des stratégies à mettre en place en dévorant son assiette de toasts, bacon et pancakes. Peut-être que tout allait se remettre en ordre tout seul, sans qu'elle n'ait à prendre de décision drastique. Rassurée par cette pensée, Cassidy se resservit de jus de citrouille.

 

 

Il pensait avoir atteint le pic des émotions rarement ressenties la vieille lors de sa rupture avec Marlene mais, lorsque Sirius se réveilla ce matin-là, c'était avec la désagréable sensation d'être pris au piège qu'il se trouvait. D'ordinaire, le garçon restait maître de ses émotions et, surtout, maître de toutes les situations dans lesquelles il pouvait se mettre. Il lui arrivait bien entendu parfois de réfléchir à sa vie, à ses choix, et très rapidement il tournait ses pensées vers d'autres, qui l'angoissaient moins. Mais, depuis le début de sa septième année à Poudlard, Sirius avait perdu le sommeil bien plus de fois qu'il ne le pensait nécessaire pour un jeune homme de son âge. Et, désormais, c'était avec le dégoût de lui-même qu'il devait vivre, et l'impression absolument terrifiante de perdre complètement le contrôle. C'était ce qu'il s'était passé avec Cassidy le soir précédent. Dans sa relation avec la jeune femme, il avait toujours eu l'impression que c'était lui qui tenait les rênes, lui qui était maître du jeu. Ça restait toujours maîtrisé, plaisant, peut-être même quelque peu enivrant de côtoyer de si près le danger. Mais Sirius avait fait plus que le côtoyer : il avait joué avec le feu, et il avait la prenante impression qu'il était sur le point de perdre. La sensation ne l'avait pas lâché depuis qu'il avait vu Cassidy le soir précédent, ou plutôt qu'elle l'avait quitté. Elle était partie sans dire un mot, et Sirius aurait voulu qu'ils passent la nuit ensemble, qu'ils discutent sur la marche à suivre, qu'elle le rassure en lui disant que rien n'avait ou n'allait changer. Mais il savait pertinemment que c'était faux : tout avait changé. Depuis le moment où ils étaient venus à Poudlard, où ils avaient repassé une nuit ensemble à Halloween, depuis qu'ils s'étaient mis en couple avec deux Serdaigles, peut-être même depuis bien plus longtemps que cela, s'il était honnête envers lui-même. Mais, le soir précédent, ça avait marqué un point de non-retour : parce que Cassidy avait avoué des choses, avait montré des émotions que lui-même ne savait pas comment justifier. Puis, surtout, parce que depuis le soir précédent, il s'était rendu compte que c'était bien plus qu'un jeu. Qu'il avait besoin d'elle et qu'il ne pourrait jamais accepter de la voir aux bras de quelqu'un d'autre. Il se réveilla péniblement, les souvenirs des trop nombreuses Bièraubeurres dans la bouche. Après s'être habillé et en s'apprêtant à aller dans la salle-de-bain, il vit que Remus se levait à son tour de son lit à baldaquin. Le garçon avait l'air d'avoir passé une meilleure nuit mais semblait tout de même fatigué.

-Salut, lui lança Sirius avec un signe de tête. Bien dormi ?

-Plutôt, répondit Remus en bâillant. Et toi ?

Sirius haussa les épaules en se voulant nonchalant.

-Tu es venu te coucher directement après être parti ?

Le garçon sentit son cœur battre. Il ne réussit pas à regarder Remus dans les yeux en répondant :

-Plus ou moins.

Son ami ne répondit rien mais, lorsque Sirius releva la tête, il vit que Remus fronçait des sourcils et semblait bougon.

-La soirée s'est finie tard ? demanda-t-il en feignant l'indifférence.

-Plutôt, répondit Remus, soudain froid.

Sirius fronça à son tour les sourcils mais décida de ne pas mettre de l'huile sur le feu. Depuis la veille, il avait un très mauvais pressentiment quant à sa relation avec Cassidy, mais ce mauvais pressentiment s'élargissait désormais à ses amis. Est-ce que Remus était au courant de quelque chose ? « C'est impossible », pensa soudain la partie rationnelle de Sirius, qui se refit les événements de la veille dans sa tête, et conclut finalement que c'était sa tête qui lui jouait des tours. Dans le silence, les deux amis se préparèrent. Puis, alors qu'ils s'apprêtaient à sortir du dortoir, des grognements suivis d'un juron les retinrent. C'était Peter qui se levait. Sans qu'il ne sache exactement pourquoi, le cœur de Sirius se mit à battre plus fort, et il sentit le stress le gagner. « Tu étais censé aller le voir hier », lui intima la voix rationnelle, qui elle aussi perdait de l'ampleur. Il n'aurait su comment justifier le fait de partir sans attendre son ami, c'est pourquoi il suivit Remus et s'assit sur son lit respectif pour voir Peter se lever péniblement.

-Alors mec, tu vas mieux que hier ? lui demanda Remus avec douceur.

Sirius se sentit rougir, ce qui ne lui arrivait que rarement. L'unique chose à laquelle il avait pensé la veille et le matin même, c'était à mettre au clair la relation secrète et interdite qu'il avait avec Cassidy, alors que lui-même ne savait pas du tout ce qu'il recherchait. Pas une seule seconde il n'avait pensé à Peter, qui était aussi parti après avoir appris qu'Irina Patil, la fille dont il était apparemment amoureux, sortait désormais avec Benjamin Fenwick. Il vit Peter rougir encore plus que lui et hausser des épaules.

-Ça va, dit-il d'une petite voix.

Remus lui tapa la main sur l'épaule dans un geste réconfortant, mais Sirius en fut incapable. Il attendit que son ami soit habillé pour tenter une approche :

-Tu sais, dans trois jours, Irina aura jeter son dévolu sur quelqu'un d'autre. Tu ne perds rien.

Peter ne répondit pas et Remus le regarda d'un air que Sirius jugea méprisant. Il rougit encore plus.

-Et avec... Comment elle s'appelait déjà, Mélina ?

-Melinda, corrigea Remus froidement.

Sirius lui lança un regard noir et se tourna à nouveau vers Peter :

-Oui, Melinda. Ça n'a rien donné ?

Peter fit non de la tête, et donna l'impression qu'il voulait se transformer en rat et disparaître dans un trou. Remus regardait Sirius, comme s'il attendait qu'il montre qu'il était capable de réconforter son ami. Mais Sirius n'en était pas capable. Au contraire, il sentit une chaleur très désagréable lui monter jusqu'au cou.

-Tu trouveras quelqu'un d'autre, dit-il d'une petite voix, mais lui comme ses amis savaient pertinemment qu'il mentait.

-Pet', aujourd'hui on fera en sorte de trouver où est Melinda, et tu iras lui parler. D'accord ?

Peter sembla instantanément soulagé de la proposition de Remus, et sembla moins larmoyant lorsqu'il sortit du dortoir. Sirius regarda le second, qui évitait son regard. Pourquoi est-ce que Remus adoptait cette attitude envers lui ? Qu'avait-il réellement à se reprocher ? Il ne voyait pas très bien comment il aurait pu blesser son ami. Après tout, c'était James qui avait embrassé Nelly. Il voulut le lui demander, mais Remus dut le sentir puisqu'il se précipita hors du dortoir. Résigné, Sirius les suivit, son mauvais pressentiment occupant désormais l'entièreté de son corps.

 

 

 

Le petit-déjeuner se déroulait plutôt bien, et Cassidy en était heureuse. Elle était en pleine conversation de Quidditch, et avait l'impression que si elle pouvait passer cette journée en éloignant James de ses soupçons envers Benjamin, alors tout redeviendrait normal. Elle arrivait à calmer sa culpabilité en se disant que la nuit précédente était la dernière avec Sirius. A force de se le dire, elle parvenait même à le croire. Elle avait atteint un point de non-retour avec le garçon, et il lui serait impossible de revenir en arrière : il fallait qu'ils mettent un terme une bonne fois pour toute à leur non-relation. Revigorée par l'impression qu'elle avait enfin trouvé la force nécessaire pour faire ce qu'il fallait, elle fit part à James de ses doutes quant à la motivation de Mclaggen pour le poste de gardien.

-Peut-être que tu devrais enfin le laisser t'emmener boire un verre, et il serait plus enclin à être bon au Quidditch, dit James probablement dans une tentative de rigoler.

Mais Cassidy se sentit se tendre, car elle savait pertinemment où la conversation allait l'amener.

-En parlant de ça... Raconte-moi ce qu'il s'est réellement passé avec ce Fenwick de malheur.

Cassidy se sentit devenir moite et tangente. Elle avait pensé pouvoir l'éviter, mais elle se rendit instantanément compte qu'elle avait rêvé, qu'elle avait été naïve, ou même peut-être dans le déni. Après ce qu'elle avait révélé le soir précédent, elle aurait presque été vexée que James ne réagisse pas. En se raclant la gorge, elle répondit d'une petite voix :
-Je n'ai pas envie d'en parler.

Elle vit au regard de son frère qu'elle allait perdre cette bataille. James se renfrogna et respira bruyamment :

-En même temps, personne n'a compris. Tu t'es énervée contre Sirius et tu es partie précipitamment. Est-ce que Marlene a quelque chose à voir là-dedans ?

Cassidy sentit sa main trembler et fut incapable de manger quoi que ce fut de plus. Elle délaissa son assiette et, les joues fumantes, soutint le regard de James. Elle décida de choisir l'honnêteté, du moins jusqu'où elle était capable d'en faire preuve.

-Il a été odieux avec moi. Marlene en a parlé à Sirius, et j'ai eu l'impression que Sirius s'était moquée de moi. Il s'est avéré que ce n'était pas le cas. C'est tout.

-Odieux ? l'encouragea James, un peu plus doux.

Cassidy sentit les larmes lui venir immédiatement. Sa gorge se noua, et le fait que James ne la lâchait pas des yeux la faisait se sentir complètement bloquée. Impuissante, elle se mit à pleurer le torrent de larmes qu'elle retenait depuis bien trop longtemps. James semblait ne pas savoir quoi faire. Il la regardait les sourcils froncés, et avait l'air emprunté, voir même touché de la voir ainsi. Cassidy sortit un mouchoir et, en se forçant à se calmer, s'essuya les yeux.

-Dis-moi ce qu'il s'est passé très exactement.

Elle réfléchit à toute vitesse : elle n'avait pas besoin de lui parler de Sirius. Enfaite, parler de Benjamin garderait la conversation la plus loin possible du garçon. De plus, Cassidy en avait besoin. Lorsqu'elle voyait son grand frère la regarder avec autant de douceur et de compassion, elle sentit qu'elle ne pourrait plus tenir longtemps.

-Il a été horrible James. Il m'a mis la pression pour... Pour que l'on... Et une fois que c'était fait, il m'a jetée. Et il m'a humiliée. Il a à peine attendu un jour pour sortir avec Irina Patil et pour faire de moi la risée des Serdaigles. Je suis vraiment trop nulle, finit-elle dans un sanglot, pleurant à chaudes larmes.

Pendant plusieurs secondes, James ne dit rien. Elle avait de la peine à distinguer son expression ou même son état d'esprit à travers ses larmes. Puis il finit par poser sa main sur la sienne, ce qu'il ne faisait jamais. Il serra et dit avec une voix forte :

-Tu n'es pas nulle. Tu es loin d'être nulle. Fenwick, c'est vraiment un sale type.

Cassidy se sentit rassurée, et le contact avec son frère lui permit de retrouver une respiration normale. Inconsciente des regards qui désormais pesaient sur elle, elle se sentit soudain apaisée. Après s'être assurée qu'elle allait bien, James ôta sa main. Cassidy s'apprêtait à reprendre un pancake lorsqu'il assura d'une voix forte :

-Dès qu'il entre dans la Grande Salle, ce minable va payer.

 

 

 

L'ambiance était on ne peut plus étrange. Remus s'était senti bien depuis plusieurs jours, et il s'étonnait d'être désormais le plus heureux des Maraudeurs. Peter, dans son coin, ne disait pas un mot mais ne cessait de lancer des regards vers la table des Serdaigles, probablement en attente d'apercevoir Irina enlacée à Benjamin. Remus avait laissé tomber le fait de lui remonter le moral, et s'était dit que son ami avait peut-être besoin de trouver ses propres moyens pour passer outre cette déception amoureuse. Sirius, à ses côtés, fulminait et Remus ne lui accordait aucun regard. Il était en colère contre le garçon. Il n'avait pas envie de compatir pour lui, ou de lui demander comment ça allait. Au contraire, il ne savait exactement pour quelle raison, mais Remus avait l'impression que l'atmosphère actuelle y était pour beaucoup du fait de Sirius. Et il lui en voulait. Lily, Alice et Nelly étaient entrées dans la Grande Salle et les avaient rejoints. Les deux dernières semblaient légèrement en dehors de l'ambiance maussade de la Grande Salle, dont le ciel ombragé et les quelques gouttes discrètes ne venaient rien arranger. Elles parlaient entre elles et Remus lançait des regards par intermittence de dix secondes à Nelly, qui souvent lui répondait par un petit sourire. C'était grâce à elle qu'il ne se laissait pas entraîner par l'atmosphère lugubre que son groupe d'amis était actuellement en train de connaître. Remus regarda Lily : elle avait les joues rouges, le regard bas et semblait ailleurs. Son pressentiment qu'elle savait quelque chose que les autres ne savaient pas ne fit que s'agrandir, et Remus ne comprit pas immédiatement l'attitude de son amie. Il se promit de lui parler, une fois qu'ils seraient seuls à seuls. Mais les plus mis à mal étaient sans aucun doute Cassidy et James. La première avait pleuré, c'était indéniable. Remus avait remarqué que Dorcas s'était assise quelques mètres plus loin, près de filles de Gryffondor de sixième année. Il comprenait que la situation ne devait pas être plaisante pour Cassidy, et il aurait eu envie de la consoler. Elle touillait misérablement son petit-déjeuner, apparemment incapable d'en avaler une morse. Puis il y avait James. En face de sa petite sœur, le garçon avait les yeux meurtriers et il serrait sa fourchette tellement fort que Remus se demanda quand celle-ci allait plier. Il lançait régulièrement des regards vers la table des Serdaigles, assassin, et Remus comprit rapidement que cela avait avoir avec Benjamin. Le garçon ne comprenait pas exactement tout ce qu'il s'était passé depuis la soirée précédente, mais il avait un mauvais pressentiment sur l'issue de l'incroyable tension qui régnait dans le groupe. Soudain, il entendit Sirius respirer bruyamment à ses côtés et lancer violemment sa cuiller dans son bol en se frottant le visage. Remus tourna sa tête vers lui et lui lança un regard qu'il aurait voulu moins méchant. Sirius l'interrogea d'abord, puis le lui rendit, avec encore plus de férocité. Cassidy leur avait lancé un regard et, les yeux embués par les larmes, Remus eut l'impression qu'elle venait de prévenir Sirius, lequel baissa la tête. L'échange s'était fait rapidement, mais le jeune homme eut la désagréable impression qu'il n'était pas le seul à l'avoir remarqué. Seul James, les yeux résolument plantés vers les Serdaigles, ignorait tout de ce qu'il se passait dans son dos. Et soudain, tout parut clair à Remus. La situation qui s'étalait devant ses yeux physiquement : James leur tournant le dos, Cassidy et Sirius s'échangeant des regards entendus, Lily baissant les yeux, gênée et les autres s'interrogeant du regard, n'était en réalité qu'une reproduction de ce qu'il se passait dans la vraie vie, depuis longtemps si Remus en croyait son intuition. Il eut soudain de la peine pour James : le garçon venait de fêter ses dix-sept ans, il était très souvent la glue permanente qui liait tout le monde. Il était toujours présent pour ses amis, pour sa famille. Il était le précurseur des cours de défense, il était celui qui motivait les troupes. Et Remus avait bien l'impression que désormais, il était aussi celui dont tout le monde se fichait, lui compris. Il était en colère contre Sirius, peut-être même aussi contre Cassidy et Lily. Car le garçon venait de comprendre. Il venait de comprendre que l'intuition qu'il avait eue, depuis plus longtemps qu'il n'oserait l'avouer, s'avérait en réalité véridique. Il posait sa fourchette, incapable d'avaler une autre bouchée. Il s'apprêtait à sortir de table, pour aller dehors prendre de la distance avec tout cela et réfléchir à la meilleure manière d'aborder les choses et de calmer les tensions dans le groupe quand l'inévitable se produisit : Benjamin venait d'entrer dans la salle. Remus sentit tout son corps se tendre et, de la même manière que Cassidy, Lily et Sirius, il tourna la tête vers James. Celui-ci l'avait vu. Et Remus sentit que ça allait être impossible de le retenir.

 

 

C'était officiellement le pire qui pouvait lui arriver : elle ne savait absolument pas comment agir pour que la situation ne se tasse. Elle regarda Sirius, affolée. Elle prit conscience que les autres personnes présentes sentaient que quelque chose se tramait, mais ça n'était pas l'important. Si James réussissait à parler à Benjamin, c'en était fini. Elle vit son grand frère se lever brusquement et réussit à lui attraper la manche de justesse.

-Arrête ça, dit-elle sèchement. Je ne t'ai jamais demandé de défendre mon honneur. Tu vas faire une scène.

Au regard que James lui lança, elle sut que c'était perdu d'avance. Son frère n'était pas particulièrement sanguin, il lui semblait même qu'elle le surpassait sur ce point-là. Mais lorsqu'il en était de ses amis ou de sa famille, voir même de sa fierté personnelle, personne ne pouvait l'arrêter. Elle savait pertinemment en se mettant avec Benjamin que la jalousie de James allait être attisée. Peut-être même l'avait-elle fait en partie pour cela... A l'instant même, elle le regrettait amplement. Elle se sentait coupable de tout ce qui était en train de se passer. Elle lança un regard noir à Sirius : lui aussi était coupable, peut-être même plus qu'elle. S'il n'avait pas joué à ce point-là, s'il n'était pas sorti avec Marlene, s'il ne l'avait pas titillé le soir précédent, rien de tout cela ne serait en train de se passer. Sirius le lui rendit, et elle en lui en voulait encore plus. Il se leva à son tour du siège et dit à James :

-Mec, ça ne sert à rien je t'assure. Ça lui donnerait raison. Allons nous entraîner au Quidditch, et on se vengera sur le terrain.

-Il a raison, renchérit Remus en se levant à son tour non sans lancer un regard lourd de sous-entendus vers Sirius. Fenwick n'attend que ça. Et puis, tu ferais une scène. Personne n'a besoin de ça.

Cassidy n'observait que son frère. Son cœur battait tellement fort qu'elle était incapable de dire quoi que ce soit. Mais il lui semblait que James hésitait. Elle avait même l'impression qu'il allait se rasseoir. Elle respirait à peine, ne souhaitant pas crier victoire trop tôt. Elle se sentait comme sur le bord d'un précipice, prête à tomber sans ne pouvoir rien faire, et elle s'accrochait au dernier espoir qu'il lui restait. Elle osait lancer un regard vers sa droite, et vit Lily au moins autant en alerte qu'elle-même, les joues fumantes. Alice, Nelly et Peter se tenaient en retrait, s'interrogeant les uns les autres du regard. Elle ne souhaita pas regarder à gauche, car elle savait que si elle voyait Dorcas observer la scène, sa colère à elle reprendrait le dessus, et alors elle n'aurait plus aucun moyen de retenir James.

-Je crois que vous avez raison, finit par dire le garçon, les joues rouges et les yeux assassins. Je ne vais pas donner à cet idiot fumant ce qu'il mériterait. Ou plutôt si, mais sur le terrain de Quidditch.

Alors que son cœur menaçait de tomber lourdement dans son ventre, Cassidy sentit les poings qu'elle avait tenu fermement lentement lâcher prise. Remus fut le premier à se rasseoir et, alors qu'elle voulut le suivre, la voix qu'elle entendit lui fit perdre tout espoir :

-J'espère que ce n'est pas moi que tu oses traiter d'idiot fumant, Potter ?

Benjamin approchait, un air suffisant sur le visage, Marlene et Irina sur ses talons. Apparemment, Emmeline se trouvait avec Franck et n'était pas de la partie. Mais peu importait à Cassidy, le fait était qu'elle ne savait réellement pas comment elle pourrait se sortir de ce guet-apens. Elle se sentait défaillir, impuissante face à quelque chose qui lui tombait dessus et qu'elle ne pouvait par aucun moyen arrêter. Elle n'osait pas regarder Sirius ou Remus, qu'elle sentait plus jugeant que ce qu'elle n'aurait pensé. Lily avait fait le tour de la table pour rejoindre James et se tenait désormais près de lui. Benjamin s'était approché de sorte à faire face directement au garçon, et le regardait avec mépris :
-Tu parles beaucoup Potter, mais qu'est-ce que ça donnera en face ?

-James, le professeur Chourave te regarde, prévint Lily sans donner d'attention au Serdaigle.

Cassidy vit James tourner légèrement la tête vers la table des professeurs.

-Dehors, dit-il durement en poussant Benjamin et en sortant en trombe de la Grande Salle.

Sans un regard envers Benjamin, Cassidy prit son sac à la volée et courut derrière son frère :

-James, c'est ridicule, rentre à la salle commune, ne lui donne pas ce qu'il veut, dit-elle d'un air implorant.

Son frère, plus déterminé que jamais, ne lui répondit pas. Il marchait avec fureur, et n'avait même pas pris la peine de sortir sa baguette. Cassidy comprenait que c'était grave. Plusieurs personnes les regardaient et chuchotaient sur leur passage, et la jeune femme était persuadée que certains curieux de la Grande Salle les suivaient de loin. Mais rien de tout cela ne comptait. Elle voulait simplement qu'il se calme, qu'il reprenne ses esprits, et surtout qu'il ne laisse pas à Benjamin le pouvoir de lui révéler ce qu'il n'était pas prêt à entendre. Cassidy était même prête à le lui dire elle-même, si cela pouvait éviter la scène qu'elle pouvait imaginer dans sa tête.

-Je n'ai pas besoin que tu défendes mon honneur, dit-elle plus fermement. Je vais lui parler. C'est mon histoire, laisse-moi.

Mais James n'écoutait pas.

-James ! cria-t-elle, je t'ordonne de t'arrêter !
Le garçon se planta devant elle :

-Qu'est-ce que tu ne veux pas que j'entende Cassy ? Ce n'est plus entre toi et lui. C'est entre moi et lui. Et je vais aller lui casser les dents !

Puis il repartit. Benjamin avait tout entendu, et il passa devant la fille, un petit rire ironique sur le visage. Sirius suivit, et n'accorda pas un regard à la jeune femme. Soudain, Cassidy sentit quelque chose changer en elle : ça faisait tellement longtemps qu'elle mentait, qu'elle était épuisée. Elle était épuisée de se battre pour qu'on la prenne en compte, de se battre pour qu'on la respecte. De se sentir comme si elle faisait tout faux, alors que d'autres ne semblaient pas se remettre en question. Elle était épuisée de mentir à son grand frère. De plus, elle avait plutôt l'impression d'être une victime dans cette histoire. A cet instant, Cassidy cessa de se battre : seuls les événements qui étaient sur le point de se produire allaient déterminer de la suite. Elle avait fait son possible, mais elle n'avait plus l'énergie pour se battre. Alors, elle suivit le reste du groupe au-dehors : une bise désagréable venait ébouriffer leurs cheveux et se faire écraser sur leur visage les faibles gouttes qui tombaient du ciel grisâtre. Le groupe s'arrêta aux abords du château, quelques spectateurs - qui ne faisaient plus semblant de les suivre sans intention - les regardant avidement.

-Vas-y Fenwick, toi qui parles beaucoup pour quelqu'un d'aussi stupide, montre-moi de quoi tu es capable.

Tout le monde était sur le qui-vive : Sirius et Remus se tenaient de part et d'autre de James, de même qu'Irina et Marlene aux côtés de Benjamin. Lily se tenait entre les deux groupes, la seule avec sa baguette levée. Cassidy était en retrait, incapable d'agir ou de dire quoi que ce soit, ou même de regarder Alice, Nelly et Peter qui lui lançaient des regards affolés.

-Regardez-moi ça : Potter, le grand justicier de Poudlard, répondit Benjamin avec un rire bruyant et ironique. Dis-moi seulement, est-ce que tu penses réellement que tu es le roi de cette école ?

Son ton était condescendant, presque empreint d'une fausse pitié. James dut le percevoir, car il avança brusquement de plusieurs centimètres en faisant face à Benjamin, qui avait cette fois-ci sortit sa baguette :

-Ferme-la Fenwick. Arrête avec ton faux air supérieur. Regarde, je te fais face et lequel a sorti sa baguette ? C'est toi. Parce que la vérité, c'est que seul, tu n'es absolument rien. Je m'en contre-fiche d'être le roi de cette école. Et c'est là la différence entre nous !

Cassidy sentait que Benjamin perdait gentiment sa fausse confiance en lui et, momentanément, elle fut ravie de voir la tournure de la dispute : James était plus sûr de lui que jamais, et la jeune femme comprenait désormais la situation comme si tout était devenu plus limpide. Benjamin ne l'avait jamais réellement appréciée, c'était un fait. Ce n'était pas elle qui était sorti avec lui pour embêter son frère, c'était l'inverse. La vérité, c'était que le Serdaigle était jaloux de James et de Sirius. Et, encore une fois, Cassidy avait été le dommage collatéral dans les émulsions que provoquaient les Maraudeurs.

-Tu veux qu'on se la fasse version moldue, maintenant que ta chère et tendre en est une ?

Plusieurs exclamations se firent entendre dans les courageux qui s'étaient approchés pour voir l'issue de l'incartade. Lily se tourna vers Benjamin, les yeux fusillant, et Cassidy sut que son frère allait perdre toute retenue. Seulement, Remus et Sirius semblaient désormais aussi furieux que lui, et que peu enclin à le retenir.

-Espèce de lâche ! rugit James. Comment tu oses utiliser les mêmes arguments que les Serpentards ?!

-Oh oui, j'oubliais : vous les Gryffondors, les « courageux » - Fenwick avait craché le terme avec le même rire qui devenait presque hystérique - vous êtes persuadés que tout est soit noir, soit blanc. Tu penses par exemple que toute ta bande est mieux que les autres, et que nous ne sommes que vos sous-fifres, pas vrai ?

Cassidy savait parfaitement où Benjamin voulait en venir, et elle sentit son cœur battre plus fort que jamais. James ne semblait pas avoir compris l'allusion :

-N'importe quoi ! C'est toi qui crois ça ! Tu ramènes toujours ça comme si j'avais voulu te défier. Mais la vérité Fenwick, c'est que je n'ai rien à défier. Tu parles comme si nous étions en compétition, mais il n'y a aucune matière à faire la compétition. La vérité que tu n'as jamais pu supporter, c'est que je suis meilleur que toi en tout.

Cassidy entendit vaguement plusieurs personnes acclamer les paroles de son frère, mais elle savait que ça venait de détruire tout espoir que Benjamin ne dévoile pas ce qu'il ne savait. Le jeune homme avait reculé d'un pas, incapable de masquer son dégoût et sa haine pour James. Puis il lança un regard assuré envers Marlene et Irina et, en reprenant son air de confiance, il dit en la regardant :

-C'est ce que tu crois Cassidy, que ton frère est meilleur que tout le monde en tout ?

Elle fut incapable de répondre mais le fusilla du regard, elle-même sentant la haine la prendre à la gorge.

-Remarque, continua-t-il avec un petit rire, j'espère que la frigidité n'est pas de famille et que tu es la seule Potter qui en fait preuve.

Sans que personne ne put rien faire, le poing vengeur et furieux de James vint s'abattre violemment sur le visage de Benjamin, dont une giclée de sang s'échappa de son nez. Cassidy crut même qu'une de ses dents s'était évanouie dans l'herbe haute et la boue sous leurs pieds. Irina poussa un petit cri et retint Benjamin dont le corps avait failli trébucher. Puis Marlene s'avança et hurla, hystérique :

-Ce n'est sans doute pas lui que tu devrais frapper, grand malade !

Cassidy eut envie de lui sauter dessus, mais savait que ça ne changerait rien à l'issue de cette fin de matinée. Sirius, quant à lui, semblait penser qu'il pouvait encore changer quelque chose puisqu'il s'avança vers la jeune femme et lui dit :

-Marlene, ça n'a rien avoir avec toi. Reste en dehors de ça.

Il semblait implorant et Cassidy n'en fut que plus énervée. Comment osait-il jouer la carte du calme ? Marlene semblait penser la même chose lorsqu'elle le regarda comme si elle se demandait s'il était sérieux ou pas :

-Ne t'avise plus jamais de m'adresser la parole, Black, cracha-t-elle.

Cassidy avait l'impression qu'ils menaient tous un combat qui n'avait pas lieu d'être. Ce n'était que la somme de jalousies enfantines, de peines de cœur et de mensonges maladroits qui les avaient amenés là. Elle avait l'impression qu'ils devraient mettre cette énergie à combattre des forces bien plus noires. Mais personne ne l'aurait écoutée si elle avait eu le courage d'émettre son opinion. Benjamin se relevait péniblement et venait de lever sa baguette en hurlant :

-Stupéfix !

-Protego ! lança presque instantanément Lily, ce qui fit ricocher le sort sur Irina qui tomba à la renverse.

Marlene hurla à son tour et plusieurs filles présentes se lancèrent sur la jeune femme. Benjamin la regarda mais ne broncha pas, la baguette toujours levée vers James qui n'avait toujours pas sorti la sienne, à l'inverse de Remus. Sirius se tenait toujours au plus près de son ami, et semblait aussi affûté qu'un chien près à prendre la fuite au pas de course.

-Regarde ce que tu as fait ! hurla Benjamin, désormais incapable de gérer ses émotions.

-Ne t'en prends pas à elle, dit durement James. C'est entre toi et moi. Abaisse ta baguette et viens m'affronter, lâche !
Benjamin hurla et fonça sur James, sa baguette tombant mollement au sol. Les deux garçons se mirent à se taper dessus avec force et maladresse, les coups partant sans qu'aucun d'eux ne semblent savoir ce qu'ils faisaient. Remus s'était poussé sur le bas-côté et tentait de les raisonner. Lily, en se sentant probablement coupable d'avoir lancé le sort, était accroupie près d'Irina et tentait de faire jeter le sort d'Enervatum qu'ils avaient tant travaillé en classe, mais Cassidy voyait que ses mains tremblaient. Autour, de plus en plus d'élèves s'étaient rassemblés mais aucun d'eux ne réagissait. Cassidy, de même, était incapable de réagir. Elle regardait son frère et Benjamin se battre, tandis que Sirius avait lui aussi foncé droit sur le Serdaigle. Désormais à deux contre un, celui-ci semblait en mauvaise posture et la fille en eut presque pitié pendant quelques secondes.

-Ravie de l'effet provoqué, j'imagine ? entendit-elle hurler par-dessus les remontrances de Remus, les huées de la foule présente et les sanglots des amies d'Irina qui désormais hurlaient sur Lily. En se rendant compte que c'était Marlene qui venait de lui parler, Cassidy vit rouge et fut incapable de faire fonctionner sa raison plus de temps. Elle fonça à son tour sur la jeune femme, à même ses mains et sentit des touffes de cheveux quitter son crâne. Elle lança son premier coup de poing, et eut l'impression que la mâchoire de Marlene venait de se briser sous sa main désormais douloureuse. Elle fut presque tentée de s'excuser, mais la Serdaigle lui sauta dessus, et les deux jeunes femmes continuèrent à se battre, impitoyablement, jusqu'à ce qu'elles n'entendent Remus hurler :

-ARRÊTEZ, VOUS ALLEZ VOUS ENTRETUER !

Cassidy et Marlene arrêtèrent momentanément de se battre, et la première vit un Benjamin très mal en point. James et Sirius semblaient avoir perdu complètement leur raison, et elle vit principalement dans les yeux du second une haine qui lui fit peur. Elle eut envie de pleurer, de s'excuser lamentablement, de dire que tout était de sa faute. Elle n'avait pas envie que Benjamin ne termine à l'infirmerie. Il était stupide, c'était vrai. Mais il ne méritait pas qu'on le batte jusqu'au sang. James regardait ses mains, et semblait ne pas se reconnaître. Immédiatement, Cassidy délaissa Marlene et alla rejoindre son grand frère. Elle lui mit la main sur l'épaule et dit :

-Je t'ai dit, ça ne sert à rien. Il faut arrêter cela. On s'en va !

Sirius regardait le sol, la respiration haletante, mais Cassidy fut incapable de le regarder. Benjamin avait les mains posées sur ses genoux, et du sang s'échappait en grosses gouttes de son nez et de sa bouche. Alors que Cassidy s'apprêtait à entraîner son frère plus loin, elle entendit à nouveau son rire ironique.

-Tu penses vraiment que tu vas t'en sortir comme ça ?

-Je m'excuse que ça en soit arrivé là, dit Cassidy d'une voix forte pour raisonner Benjamin. Tu as raison, je n'ai pas été la hauteur. Maintenant, c'est terminé. On n'a pas besoin d'en arriver à de telles extrémités.

-Oh peut-être que c'est ce que tu espères. Et peut-être que je t'aurais écoutée, si tu n'avais pas aussi bien joué ton jeu de petite fille innocente.

La tête et les dents ensanglantées de Benjamin lui donnaient un air dément. James le regardait, prêt à bondir, mais Sirius s'était mis sur le côté, la tête toujours basse. Lily s'était relevée, toujours près d'Irina, mais avait monté sa baguette.

-Pauvre petite Cassidy, toujours dans l'ombre de son grand frère. Tu n'as pas de vraie amie, elles t'utilisent toutes, pas vrai ? Et les garçons ne peuvent pas t'approcher sinon, le grand James Potter s'occupe de défendre l'honneur de sa sœur. C'est dommage que ce grand James Potter soit assez stupide pour ne pas voir ce qu'il se passait sous ses yeux pendant tout ce temps.

Cassidy sentait que la foule entière retenait son souffle. Les yeux de James avaient changé : il lui semblait qu'un éclair tout aussi dément venait d'y passer, et la jeune femme eut peur.

-Potter, Potter. Toi et moi, on n'est pas si différent. Ce qu'on déteste, c'est qu'on nous prenne pour des idiots. Pourquoi crois-tu que tes amis soient si prompts à te laisser te pavaner dans le château sans demander leur moment de gloire ?

-Tais-toi Fenwick, sinon je te fais sauter une autre dent.

Benjamin rigola encore :

-Oh tu vas probablement casser une autre dent, mais pas la mienne. Réfléchis Potter. Pourquoi est-ce que tu penses que ta petite sœur est sortie avec moi ? Au même moment où ton grand ami est sorti avec Marlene ?

Cassidy sentait qu'elle n'aurait aucune chance face à lui. Et elle sentit le regard meurtrier de James changer. Son air était insondable, impénétrable. Il semblait prendre conscience de quelque chose qu'il aurait voulu croire impossible.

-La ferme Fenwick, tu essayes de te rattraper parce que tu sais qu'on t'a battu.

Cassidy aurait eu envie de frapper Sirius. Comment osait-il faire le malin dans un tel moment ? Benjamin semblait penser la même chose, et il éclata d'un rire faussement joyeux :

-Tiens donc. Il ouvre enfin sa bouche. Tu veux que je lui dise, ou tu veux que ce soit toi ?

James ne regardait plus Benjamin. Il regardait désormais Sirius. Cassidy était incapable de parler. Personne ne parlait plus.

-Bon, eh bien il semblerait que je me sois trompé... Les Gryffondors ne sont décidément pas les plus courageux. Ton grand ami, il se tape ta petite sœur dans ton dos. Depuis longtemps, si j'en crois mes sources. Et ils ont voulu tous nous berner, en prétendant sortir avec deux Serdaigles. Seulement, Marlene n'était pas si stupide. Et surtout, on avait désormais une source sûre à Gryffondor. Franck nous a confirmé tout ce que nous avions besoin de savoir. Tout ce que tu es le seul à n'avoir pas su, Potter.

C'en était terminé. Cassidy le savait. Sa colère, sa crainte, sa douleur, tout s'était évaporé. Maintenant que la vérité était sortie, elle se sentait vide. L'unique chose qu'elle souhaitait était de rentrer se coucher, et de ne penser plus à rien. Elle avait l'impression de lâcher quelque chose qui la détruisait depuis trop longtemps.

-Mec, tu ne vas quand même pas croire ce qu'il...

-C'est vrai ? coupa James en regardant Sirius dans les yeux.

-Il veut nous diviser, et ce n'est pas l'endroit pour...

-Sirius, regarde-moi dans les yeux et réponds par oui ou non : est-ce que c'est vrai ?

Cassidy vit Sirius l'implorer du regard, mais elle ne lui serait d'aucune aide. Puis, après de longues secondes d'attente agonisante, le garçon répondit, les yeux bas et la voix rauque :

-Oui.

Puis James s'en alla, les laissant pantelant. Les rumeurs des conversations avaient repris, mais Cassidy était incapable de les entendre. Elle était incapable de regarder qui que ce soit. James savait enfin la vérité.

 

Note de fin de chapitre :

C'était un chapitre que j'avais en tête pratiquement depuis le début de la Fanfiction. Il est très important et marque un tournant considérable.

A bientôt pour un nouveau chapitre,  tout aussi bouleversé...! :)

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