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Maintenance des sites


Bonjour à toutes et tous !


Pour nous prévenir un peu plus contre les bots, le serveur a besoin d'un petit redémarrage ! Le reboot traditionnel de 10h ce dimanche 25 septembre durera un petit peu plus longtemps, et au maximum une dizaine de minutes.



Merci de votre compréhension !


De Le CA et l'équipe technique le 23/09/2022 19:03


Ajout de nouveaux personnages !


Bonjour à tous et à toutes,


Les modératrices d'HPFanfiction ont le plaisir de vous annoncer que la liste de personnages a été complétée de A à Z ! La majorité des personnages de la saga sont maintenant à votre disposition pour les ajouter à vos résumés. Les personnages des Animaux Fantastiques et de L'enfant maudit ont également été étoffés. Si des personnages viennent à manquer, vous avez toujours la possibilité d'utiliser "Autre personnage Harry Potter/Animaux Fantastiques" ou "Personnage de Crossover".

Pour rappel, il existe un "Personnage original (OC)" pour catégoriser vos fics mettant en scène un de vos OCs. Pour les recueils de textes mettant en scène de multiples personnages, nous vous conseillons de les ranger dans "Autre personnage Harry Potter/Animaux Fantastiques". Enfin, certains groupes ont fait leur apparition, à savoir les Gryffondor/Poufsouffle/Serdaigle/Serpentard pour vos recueils sur les maisons ou les rivalités entre elles !

Attention ! Certains noms ont été modifiés : les personnages féminins mariés ont repris leur nom de jeune fille, pour ceux connus (ex : Bellatrix Lestrange est devenue Bellatrix Black, Molly Weasley est devenue Molly Prewett, etc...).

Nous vous encourageons à reclasser vos fanfictions en fonction des nouveaux ajouts, afin qu'elles trouvent plus facilement leur public. ;)

De L'équipe de modération le 17/09/2022 16:37


Sélections du mois


Le Jury des Aspics vous invite à lire sur les plus belles, les plus fortes, les plus merveilleuses Sorcières de la saga pour la rentrée de septembre avec la Sélection Femslash ! Vous avez jusqu'au 30 septembre pour lire les 11 textes proposés par les membres et voter par ici.

Et au mois d'octobre, jouez les Indiana Jones et partez à l’Aventure ! Il vous reste 15 jours pour proposer vos deux fanfictions favorites (ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.

Si les thèmes ne vous plaisent pas, souvenez-vous qu’il reste la Sélection Fanfictions longues pour occuper vos jours, vos nuits et votre année 2023 ! Jusqu'en décembre, venez découvrir 12 magnifiques univers ! Pour en savoir plus, rendez-vous ICI.

 

 


De Equipe des Podiums le 14/09/2022 23:00


30ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 30e édition des Nuits Insolites se déroulera le samedi 24 septembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir vous inscrire !
Les modalités de participation sont disponibles sur le même topic.

A très bientôt !
De L'équipe des Nuits le 10/09/2022 10:05


Concours d'écriture


Ici la voix...

La voix vous propose un concours Secret Story, pensé pour les membres les plus anciens du site comme ses plus récents utilisateurs ! Idéal pour apprendre à connaître de nouvelles personnes et découvrir la communauté HPFienne, autrices comme lectrices y sont les bienvenues ! La voix vous explique son projet plus en détails ici !
Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 28 septembre !




De La Voix le 05/09/2022 23:30


IRL Officielle


Bonjour à toutes et tous !


A l'occasion des 25 ans de la saga Harry Potter, l'association a décidé de marquer le coup en organisant une IRL officielle ! o/
Elle se déroulera du vendredi 30 septembre au dimanche 02 octobre 2022, au sud de Tours. Cette IRL est ouverte à toustes, lecteurs, auteurs, et membres de l'association. Vous trouverez plus de renseignements ici.
Nous avons hâte de vous rencontrer !

De Le Conseil d'Administration le 01/09/2022 18:12


Le Paradis de mon Enfer par Cassy

[71 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note de chapitre:

Bonjour à tous,

 

Comme promis, voici rapidement la suite du chapitre "Les Forces du Mal", avec une descente en enfer pour plusieurs personnages... En réalité, j'ai l'impression que lorsque l'on dit "descente en enfer", on s'imagine forcément des choses absolument horribles, mais j'ai plutôt vu ce chapitre comme une métaphore: c'est plutôt certains personnages que l'on considère comme "bons" qui explorent leur partie noire, et... ça peut surprendre!

 

Sur ce, je vous laisse à la lecture de ce chapitre :)

 

Cela faisait plus d'une semaine que ça s'était produit. Depuis, elle avait l'impression d'être tombée dans une spirale qu'il lui serait à tout jamais impossible de remonter. Elle se sentait engloutir par des forces qui la dépassaient complètement, par des pensées si noires qu'elles l'empêchaient de dormir la nuit, et par un état physique et mental si miteux qu'elle avait décidé de couper les ponts avec toutes les personnes qui l'entouraient. La blessure de Nelly s'était peut-être presque remise, mais son cœur, lui, était marqué à tout jamais. Elle avait l'impression que quelqu'un lui avait jeté un mauvais sort, et que tout ce qui lui arrivait depuis plusieurs semaines n'était qu'un vaste cauchemar. Un cauchemar dont elle aurait espéré se réveiller rapidement. Mais rien n'y faisait. Apparemment, c'était bel et bien sa réalité. Depuis que Remus l'avait attaquée, elle avait dû affronter la peur de se retrouver défigurée à tout jamais, le soulagement - futile - de savoir qu'une ramure de cerf l'avait sauvée, les questionnements de Madame Pomfresh, les mensonges qu'elle avait dû dire aux professeurs Dumbledore et Mcgonagall pour couvrir James, Sirius et Peter, le fait que ses amis soit se sentaient désolés pour elle et le faisaient constamment savoir, et le fait qu'elle était désormais en colère noire contre Lily, à qui elle n'adressait plus un mot et qui lui lançait des regards meurtriers dès qu'elle la croisait. De plus, ils avaient décidé - d'un commun accord avec sa directrice de maison et le directeur de Poudlard -de mentir au reste de l'école - et surtout à ses propres parents - pour expliquer le fait que Nelly et Remus avaient atterri à l'hôpital. Au fond d'elle-même, la jeune femme le comprenait. Si la vérité éclatait au grand jour, alors tout le monde saurait pour Remus, et le garçon serait à tout jamais moqué et évité. Mais Nelly en avait plus qu'assez de devoir expliquer aux élèves bien trop curieux comment une branche d'arbre leur était tombée dessus et de quelle manière le sort que Remus avait lancé pour l'éviter avait finalement ricoché sur les deux jeunes gens. C'en était presque risible à son goût, et pourtant Nelly avait perdu l'envie de rire. Mais le pire, ça avait été d'affronter Remus. D'affronter sa culpabilité, sa souffrance qu'elle avait pu ressentir jusqu'à travers les draps de son lit d'infirmerie. Depuis que tous deux étaient sortis, ils ne s'étaient plus adressé la parole et, à chaque fois qu'elle croisait Remus, le garçon avait la tête basse, était seul et semblait lui aussi en proie à ses démons. Nelly était partagée quant au garçon : une partie d'elle-même avait envie de lui pardonner, de le prendre dans ses bras et de lui dire à quel point elle le trouvait courageux et gentil. Mais elle en était incapable. Elle était incapable de pardonner à qui que ce fût, et encore moins à elle-même d'être dans cet état-là. En vouloir à la terre entière, repousser les gens était bien plus facile pour elle actuellement que d'engager la conversation. Car comment leur expliquer ? Comment expliquer qu'actuellement, elle avait l'impression d'être dans une spirale qui la tirait tellement vers le fond qu'elle ne s'en sortirait jamais ? Parfois, elle avait des petites bribes d'espoir, qui l'amenaient à se dire que tout irait mieux. Mais, à chaque fois, c'était balayé par un nouvel incident, qui lui rappelait à quel point rien n'irait jamais mieux. Ça avait été le cas avec la lettre que sa mère lui avait écrite le jour précédent : l'état de son père s'était aggravé, et celui-ci était finalement si mal en point qu'il ne serait pas présent pour la journée des parents à Poudlard. Et, ce qui inquiétait le plus Nelly, ça n'était pas de savoir que son père pouvait mourir à tout instant, ou de voir les efforts - vains - de sa mère de prétendre que tout irait mieux et qu'il ne fallait pas s'inquiéter. Ce qui inquiétait le plus la jeune femme, c'était de se rendre compte qu'elle ne ressentait plus rien. Elle n'avait pas pleuré depuis son moment de vulnérabilité avec Madame Pomfresh, n'avait plus ri depuis bien plus longtemps que cela, et, chaque soir, elle allait au lit - incapable de trouver le sommeil - avec la même impression de vide, qu'elle était incapable de combler. D'une certaine manière, crier, hurler sa douleur ou pleurer pendant des heures l'auraient plus rassurée que ce néant total qu'elle ressentait. Perdue dans ses pensées, elle rejoignait machinalement la volière, prête à envoyer sa lettre de réponse à sa mère où, sans aucune conviction, elle l'assurait s'être parfaitement remise de sa blessure causée par une branche d'arbre et ne pas être dérangée par le fait que son père ne serait pas présent la journée du 1er mai. C'était de purs mensonges. Nelly le savait, sa mère et son père le sauraient aussi. Mais c'était l'unique façon - pensa-t-elle. Car, s'il n'y avait plus les mensonges, alors à quoi se raccrocher ? La jeune femme entra dans la volière, donna la lettre à la première chouette qui l'approcha d'assez près et lui mit une noise dans sa bourse en guise de payement. Elle regarda la chouette s'éloigner, puis resta encore quelques instants à contempler le paysage. Bien que le vent ne cessait pas de faire frémir les branches des arbres et les désormais hautes herbes, les alentours de Poudlard regorgeaient toujours des paysages les plus sauvages et merveilleux que Nelly connaissait. D'une certaine manière, regarder le soleil se coucher sur les collines verdoyantes lui procura, pendant quelques secondes, un répit auquel elle voulait se raccrocher le plus longtemps possible. Alors qu'elle sentait les muscles de son visage se décontracter pour la première fois depuis plusieurs jours, elle fut contrainte de se remettre en alerte alors qu'un bruit dans l'intermédiaire de la porte de la volière la fit se retourner d'un coup sec. Elle avala sa salive péniblement en se rendant compte de qui c'était.

-Salut, dit le garçon avec le même air nonchalant et posé, difficile à cerner.

-Salut, finit-elle par répondre, la gorge nouée.

Rosier resta quelques instants planté dans l'intermédiaire de la porte, à la regarder. Soudain, Nelly sentit ses joues commencer à lui picoter. Mais ça n'était pas déplaisant. Au contraire, elle avait l'impression que son corps se réveillait enfin d'une léthargie devenue insupportable. Pendant plusieurs secondes, les deux jeunes gens ne firent que se regarder. Nelly sentait ses joues devenir de plus en plus brûlantes, mais ne s'en sentait pas gênée. Ses doigts se contractèrent, tandis que son cœur se mettait à battre plus rapidement. Elle n'avait pas idée de ce qu'il se passait, mais elle voulait conserver les sensations qui la réveillaient le plus longtemps possible. Rosier, lui, semblait toujours aussi maître de lui-même, son expression ne laissant rien transparaître d'anormal.

-Tu attends ta chouette ? finit-il par demander sur le ton de la conversation.

Le cœur de Nelly retomba dans sa poitrine : en effet, elle devait avoir l'air stupide à attendre les bras ballants au milieu de la volière. Son regard tomba sur la lettre que Rosier tenait dans ses mains, et qu'il finit par donner à un vieux hibou qui lui tendit la patte avec humeur.

-Oh heu... répondit-elle en s'éclaircissant la gorge, non. Enfaite, j'étais juste en train de... De regarder le paysage.

Rosier la fixa un instant, et Nelly sentit son corps se réveiller à nouveau. Peu lui importait de paraître stupide. Ça n'était pas de cela qu'elle se préoccupait à l'instant. Le Serpentard finit par hocher la tête, puis il fit un mouvement pour s'en aller. Électrifiée à l'idée que le garçon allait lui échapper, Nelly bougea de la fenêtre et s'avança de quelques pas vers lui.

-Eh bien... Je devrais sans doute y aller, dit-elle en s'approchant de lui, la gorge plus nouée que jamais.

Rosier continuait de la regarder, et Nelly n'avait aucune idée de ce qu'il se passait actuellement en elle. C'était son corps qui dictait la partie, qui lui procurait des sensations dont elle n'avait même pas conscience. Elle fit un pas pour le contourner et, alors qu'elle s'apprêtait à le dépasser, elle le sentit. Elle sentit la main du garçon lui effleurer imperceptiblement le bras. Son cœur se mit à tambouriner avec délice dans sa poitrine, tandis que ses sens étaient à vif. Elle était désormais dos à lui, mais elle pouvait sentir qu'il venait de se déplacer pour ne laisser plus que quelques millimètres entre eux deux. Nelly ferma brièvement les yeux. Puis, alors qu'elle sentit à nouveau la main du garçon l'effleurer, quelque chose en elle vrilla. Soudain, elle ne fut plus que ressentis. Des ressentis plaisants, qui lui donnaient l'impression d'être vivante. Alors, sans penser aux conséquences, sans penser, tout simplement, la jeune femme se retourna et embrassa le garçon. Elle put sentir qu'elle l'avait déstabilisé dans la manière dont il tenait ses mains en l'air mais, très rapidement, le Serpentard se reprit. Alors ses mains vinrent se poser dans le dos de Nelly, l'attirant à lui de toutes ses forces. La jeune femme aimait cela. Elle avait l'impression de pouvoir lâcher toutes les émotions qu'elle retenait depuis bien trop longtemps. Ses lèvres étaient plus petites que celles de Remus, et sa manière d'embrasser différente. Mais Nelly ne voulut pas s'y attarder : si elle pensait à Remus, alors elle perdrait la sensation d'être à nouveau vivante. Mais, l'image du garçon désormais dans la tête, Nelly eut une idée. Sans penser aux répercussions que ses mots pourraient avoir, Nelly se détacha de Rosier qui, les yeux reluisants de désir, la regarda en fronçant des sourcils :

-On ne peut pas rester là, expliqua-t-elle, le souffle court en montrant d'un coup de tête les chouettes et les hiboux qui ne leur accordaient pas une miette de leur attention.

-Où ? demanda précipitamment Evan qui la gardait bien contre lui.

-Je connais un endroit, finit par dire Nelly.

Pourquoi elle le faisait, elle n'en avait pas idée. Peut-être qu'une partie d'elle-même voulait se prouver que malgré ce que Remus lui avait fait, elle pouvait encore se sentir vivre. Que le garçon ne serait pas le seul pour elle. Ou peut-être qu'inconsciemment, elle voulait lui faire autant mal que ce qu'il ne lui avait fait. Mais peu lui importait. Actuellement, l'unique chose qui comptait était de conserver la fièvre et l'exaltation que lui procuraient Rosier. Alors, elle lui prit la main et l'entraîna hors du château, bien déterminée à ne penser à rien et à prolonger le moment autant que possible.

 

 

Il avait souvent eu des périodes plus sombres que d'autres. Des périodes où il avait l'impression d'être un fardeau pour le monde, qu'il était impossible qu'on l'aime, qu'il était de trop sur cette terre. Mais jamais Remus ne s'était autant détesté que dans la semaine écoulée. Ainsi donc, il était réellement un monstre incapable de se contrôler. Il l'aurait tuée. Il le savait parfaitement. Le professeur Dumbledore, le professeur Mcgonagall et Madame Pomfresh le savaient aussi. Il l'avait très bien remarqué à leurs tentatives de minimiser les dégâts. « Blessés par une branche d'arbre ». Il trouvait cela grotesque que Nelly ait à mentir à ses parents sur la façon dont il l'avait conduit à l'infirmerie. C'en était presque devenu risible. Mais Remus avait perdu toute envie de rire. Il s'était complètement isolé. Peter avait bien tenté de lui parler, mais avait rapidement abandonné lorsqu'il s'était retrouvé face à un mur. Puis James s'y était mis : bien que Remus se sentait redevable envers le garçon, il était incapable de le lui dire. La responsabilité qu'il avait mise sur ses épaules était bien trop importante. Encore une fois, Remus pouvait se tarder d'avoir une amie comme Lily, qui lui vienne en secours malgré tout. Mais, lorsqu'il croisait la rousse, il baissait la tête et changeait de chemin. Car le garçon savait pertinemment que la jeune femme arriverait à lire entre les lignes, et il n'était pas prêt à affronter son regard de pitié, ou même de recevoir sa compassion. Il ne méritait aucune compassion. Il méritait que ses amis se détournent de lui et ne lui parlent plus. Mais le pire, c'était lorsqu'il croisait Nelly. Physiquement, la jeune femme s'était presque entièrement remise. Mais, Remus le sentait à travers les salles de classe, à travers la salle commune lorsqu'elle y était présente, quelque chose avait changé en elle à tout jamais. Et c'était de sa faute. S'il pouvait revenir en arrière, Remus le ferait. Non pas pour la pleine Lune, mais il reviendrait vers le moment où il s'était mis en tête l'idée stupide qu'il pourrait vivre comme les gens normaux, comme les gens bien. Qu'il pourrait essayer de séduire une fille, d'avoir une relation. Il reviendrait à ce moment-là pour ne pas refaire les mêmes erreurs. Pour épargner la peine aux autres de devoir le porter, de devoir lui pardonner sa monstruosité. Car, Remus s'en rendait compte à présent, c'était tout ce qu'il était : un monstre assoiffé de sang incapable de se contrôler. Il ne savait même pas pourquoi il tenait à finir ses études. De toute manière, personne ne voudrait l'embaucher. Peut-être qu'au fond de lui il n'osait pas encore plus décevoir ses professeurs qu'il ne l'avait probablement fait. D'une certaine manière, il était ravi d'avoir eu à mentir pour les autres : ainsi, le directeur de Poudlard avait accepté - avec grande peine - qu'il mente aussi à ses propres parents. Il n'osait pas imaginer à quel point son père aurait été déçu, voir même détruit, d'apprendre que son fils était presque devenu un tueur. La tête pleine des mêmes pensées qui le tourmentaient depuis plus d'une semaine, Remus passa le portrait de la Grosse Dame après une longue journée et ne fut pas surpris de découvrir une salle commune grouillante d'élèves tous plus stressés les uns que les autres. Au loin, il aperçut Alice qui faisait ses devoirs avec Lily mais, lorsque la jeune femme leva la main pour lui faire un signe, Remus détourna rapidement la tête. Il savait que s'il montait dans le dortoir il trouverait probablement Peter, voir même James, qui semblait se terrer dans son lit plus qu'il ne l'avait fait durant toute sa scolarité. Il n'était pas non plus prêt à leur faire la conversation. A la place, il se fraya un chemin à travers les cinquièmes années qui révisaient leurs BUSES en silence et trouva une place sur l'un des fauteuils près de la cheminée. Bien que le temps s'était radouci, Remus trouva un certain réconfort à se trouver aussi près d'un feu. A côté de lui, deux élèves de seconde année se bousculaient, mais le garçon n'avait pas assez de force pour les réprimander. Après tout, qui était-il pour dire aux autres de se calmer ?

-Allez faire ça ailleurs ! s'écria une voix qui fit presque sursauter Remus.

Alors que les deux garçons de deuxième année détalaient au pas de course, les joues rouges en laissant la vue libre sur le fauteuil du coin de la salle commune, Remus trouva Sirius avachi, un livre à la main. Le garçon semblait sur le point d'étriper quelqu'un, et Remus se sentit presque mal pour les deux garçons qui venaient de subir sa colère. Il fut tenté de s'éclipser, mais était certain que Sirius le remarquerait plus rapidement ainsi. Et puis, son camarade ne semblait pas être en disposition pour parler. A la place, Remus ouvrit son sac et prit ses devoirs d'arithmancie, qui commençaient à lui prendre la plupart de son temps désormais que Lily ne l'aidait plus à les comprendre. Alors qu'il se penchait sur un problème particulièrement compliqué, il entendit :

-Tu vas bien, vieux ?

Remus releva lentement la tête. C'était Sirius qui, caché derrière son livre, venait de lui poser la question. Le garçon prit un instant pour regarder son ami - ou son ancien ami, il ne savait plus très bien. Il y avait de cela une semaine, Remus ressentait une vive animosité envers Sirius. Désormais, il avait presque envie d'en rire. L'unique chose qu'il avait ressentie, c'était de la jalousie. De voir que Sirius, comme toujours, arrivait à ses fins peu importe la situation. Mais, actuellement, Remus n'était plus jaloux. Il était simplement désolé. Désolé d'avoir mis une responsabilité trop grande sur les épaules de Sirius. Désolé que celui-ci ait dû, pendant de nombreuses années, se sacrifier pour lui. Et, malgré le fait que Remus en avait voulu à Sirius pour les mauvaises raisons, avait arrêté de lui parler du jour au lendemain, ce dernier lui demandait comment il allait. Soudain, sans qu'il ne put le contrôler, Remus sentit ses yeux lui piquer, sa gorge se gonfler et des larmes menacer de couler. Alors, parce qu'il avait besoin de l'exprimer à voix haute, Remus dit :

-Je suis désolé Sir'. Désolé que pendant toutes ces années vous ayez dû porter le poids de ma malédiction. Désolé d'avoir pris parti pour James dans vos histoires qui n'étaient pas du tout les miennes. Désolé d'avoir été stupidement jaloux de ton succès avec les filles et de te l'avoir fait payer. Tu méritais mieux que ça.

Il l'avait dit d'une traite, en regardant le feu. Bien que le bruit alentour grouillait, Remus avait actuellement l'impression d'être plus seul que jamais. Mais, d'une autre part, il se sentait soulagé. Soulagé d'enfin faire amende honorable. Et, bien que rien ne puisse jamais excuser ce qu'il n'ait fait, il avait besoin que ses amis sachent à quel point il en était désolé. Il attendit quelques secondes, puis finalement tourna la tête pour affronter Sirius. A son grand étonnement, ce dernier s'était redressé, et le regardait comme s'il était devenu fou. Après un moment de battement, Sirius se mit à rire. D'un rire presque incontrôlable, mais où Remus n'y décelait aucune joie.

-Tu es... Tu es désolé ?! s'écria Sirius, désormais presque en colère. Tu es désolé que nous t'ayons complètement laissé tomber, et qu'à cause de nous Nelly ait failli mourir ? Toi, tu es désolé ? C'est complètement...

Sirius marqua une pause, et Remus ne sut que faire ou que dire. Il ne comprenait absolument pas ce qui était en train de se produire. Après de lourdes secondes de malaise, Sirius prit une grande inspiration et regarda Remus dans les yeux avant de dire, plus posé :

-Remus, tu as été un ami exemplaire. Probablement l'un des meilleurs que j'aurai jamais. Je ne t'ai jamais mérité. Je n'ai jamais mérité James. Tout ce que vous avez fait pour moi... J'en suis reconnaissant, mais vous n'auriez pas dû. Absolument tout ce qui s'est passé, avec James, avec toi, avec Cassidy... C'était de ma faute. Totalement et uniquement de ma faute. C'est moi qui suis désolé. Jamais je n'aurais pensé tomber un jour aussi bas que d'oublier une pleine Lune avec toi. Alors je m'excuse Remus. Je m'excuse de t'avoir laissé tomber.

Personne alentour n'aurait pu se douter de ce qui était en train de se jouer entre les deux amis, Remus en était persuadé. Pourtant, ce que Sirius venait de faire, le jeune homme en était honoré. Car il savait à quel point son ami était fermé lorsqu'il s'agissait de montrer ses sentiments, ou d'avouer ses erreurs. Lorsqu'il regardait dans ses yeux, Remus se demandait comment il avait pu se laisser aller à une émotion aussi futile que la jalousie. Sirius aussi avait ses croix à porter. Comme tout le monde. Remus aurait aimer assurer à Sirius qu'il ne lui en voulait pas - ce qui était le cas - mais il avait l'intuition que ça ne changerait rien à la culpabilité de son ami. Alors, à la place, il répondit simplement :

-Tu es excusé.

Sirius le regarda comme il ne l'avait jamais fait : Remus pouvait percevoir la reconnaissance jusque dans son regard. Il hocha la tête, se rappuya gentiment sur son fauteuil puis reprit son livre. Quelque peu gêné, Remus en fit de même.

-Arithmancie ? demanda Sirius par-dessus les pages cornés du volume.

Remus acquiesça avec un soupir :

-Une peine perdue.

-Pourquoi tu as choisi cette option ?

-Je pensais que ça me donnerait l'air intelligent.

-Et ça marche ?

-Absolument pas.

Remus releva la tête et reconnut l'air mutin qui était propre à Sirius.

-Aufaite, dit-il à son ami, tu tiens ton livre à l'envers.

Après avoir pouffé avec Sirius, Remus tourna sa tête vers le feu et, pour la première fois depuis longtemps, se sentit un peu plus léger. Une pensée folle lui traversa l'esprit que, peut-être, il pourrait aller s'excuser chez toutes les personnes qui comptaient pour lui. Et, comme Sirius, peut-être qu'elles lui pardonneraient. Peut-être que Nelly lui pardonnerait....

 

 

Elle ne réfléchissait plus à rien. Et c'était ça qui lui faisait le plus de bien. C'était son corps qui parlait à sa place, qui pensait pour elle, qui dictait la marche à suivre, qui prenait les décisions. C'était animal. Il n'y avait rien de rationnel là-dedans. Car, si Nelly se laissait aller ne serait-ce qu'une seconde à sa raison, elle se tannait mentalement pour ce qu'elle était en train de faire. Comment avait-elle pu amener Evan Rosier de Serpentard dans la cabane que Remus lui avait faite découvrir, elle n'en avait aucune idée. Mais ce qu'elle savait, c'était qu'elle était incapable d'arrêter. A mesure qu'il l'embrassait et la poussait à lui, elle sentait qu'elle perdait une partie d'elle. Peut-être était-ce la partie raisonnable, qui faisait les bons choix. Mais c'était aussi celle qui souffrait, qui hurlait à l'intérieur. Et, actuellement, elle n'existait plus. Il n'y avait que ses mains puissantes qui appuyaient dans son dos. Il n'y avait que ses cheveux qu'elle sentait sous ses doigts à mesure qu'elle approfondissait leur baiser en l'attirant à elle. Peu lui importait que ce soit Evan Rosier. Elle n'avait même pas à le regarder. Juste à le sentir. Et elle sentait qu'il en était de même pour lui. Ils ne s'étaient pratiquement pas parlé. Elle l'avait juste emmené, presque en courant, vers la cabane, puis l'avait directement embrassé pour s'empêcher de penser. Le jeune homme avait tout de même pensé à lancer un sort afin qu'ils restent tous les deux au chaud, mais c'était tout. Ce qu'il se passait entre eux n'était pas né d'une longue romance. C'était animal. D'une certaine manière, Nelly avait l'impression que c'était une partie d'elle qu'elle avait réprimée toute sa vie qui désormais s'éveillait. Elle se rendait compte qu'Evan l'avait toujours attirée. Inconsciemment peut-être, mais la manière dont son corps réagissait face au sien était le fruit de plusieurs mois de déni. Elle ne s'était jamais sentie aussi libérée. Si elle pouvait ressentir, Nelly était persuadée qu'elle aurait peur d'elle-même à l'instant même. Car elle avait l'impression de ne plus du tout se contrôler. Rosier dut le sentir car, pendant un instant, il arrêta le baiser. Nelly se sentait vaciller, comme si elle avait bu de l'alcool.

-Tu es sûre que tu veux faire ça ? finit-il par demander.

La jeune femme aurait presque eu envie de rire. Un Serpentard venait de lui demander si elle était sûre de vouloir coucher avec lui. Ça lui paraissait insensé, irréel. Elle avait toujours pensé le garçon uniquement capable de cruauté. Mais elle l'avait quand même attiré dans la cabane de son ex petit-ami... D'une certaine manière, sa question la rassura. Elle reprit quelque peu son souffle, mais ne se laissa aucune chance d'hésiter. En le regardant dans les yeux, elle dit :

-Oui. Mais personne ne doit être au courant. Compris ?

Rosier eut un sourire carnassier lorsqu'il s'approcha d'elle et lui murmura à l'oreille :

-Compris.

Puis il lui mordit le lobe et, sans ménagement, lui ôta son haut. Elle-même le pressa à enlever son pull, et fut ravie de presser sa peau nue contre la sienne. Le garçon n'était pas spécialement musclé, mais elle sentait qu'il pourrait la soulever comme de rien, et c'était de cela dont elle avait besoin. D'être entourée de bras plus forts qu'elle, qui puissent la porter, au sens littéral comme au sens propre. Elle avait besoin de s'abandonner et, aussi paradoxal que ça pouvait paraître, Rosier semblait être le garçon parfait pour cela. Car, Nelly fut étonnée de se rendre compte qu'elle s'en fichait de ce dont elle pouvait avoir l'air, de ce qu'elle faisait, ou disait. Elle laissait son instinct lui dicter la marche à suivre, et c'était bon. Alors que le garçon la coucha par terre et vint appuyer son poids sur elle, Nelly entoura ses jambes autour de sa taille, en continuant ses baisers. Elle sentait les mains du garçon devenir insistantes, et l'invita à déboutonner son pantalon, pour continuer la découverte de son corps. Elle avait l'impression de brûler. Elle aurait aimer qu'ils restent ainsi, en s'embrassant, lui sur elle, sans parler, pour toujours. Comme cela, ses ennuis n'existaient plus. La douleur n'existait plus.

-Je te veux, murmura soudainement Rosier à son oreille tout en agrippant l'une de ses cuisses et en passant son autre main dans ses cheveux.

Nelly l'attira encore plus à lui, agrippa ses cheveux et resserra sa prise autour de sa taille avec ses jambes, et, dans un souffle exaltant, répondit :

-Je suis à toi.

La partie rationnelle de Nelly, qui s'était tue, eut soudainement peur de se rendre compte que c'était absolument le cas.

 

 

Le même sentiment l'avait habité la journée durant. Elle se sentait légère, comme si rien ne pouvait lui arriver. Pourtant, Dorcas était plus seule que jamais : souvent, elle mangeait en quatrième vitesse pour pouvoir finir à temps les piles de devoirs qu'elle avait, puis rejoignait les cours et s'asseyait en silence, en tentant d'écouter du mieux qu'elle le pouvait les professeurs qui les abreuvaient de conseils pour leurs ASPICS. Il lui arrivait d'échanger des mots avec ses congénères de Gryffondor, et parfois même de passer du temps avec Alice, qui semblait être la seule à prendre régulièrement de ses nouvelles. Mais, en règle générale, Dorcas savait pertinemment qu'elle passait inaperçue. Et peu lui importait. L'unique personne pour qui elle souhaitait compter était désormais à elle. Depuis que Mulciber lui avait confirmé ce qu'elle voulait entendre depuis tellement longtemps, Dorcas avait l'impression de revivre. D'une manière inédite. A chaque fois que quelque chose se produisait : qu'un professeur rajoutait un devoir qui lui provoquait un stress intense, qu'un de ses camarades de classe ne lui adresse pas la parole ou qu'elle devait passer son déjeuner toute seule, Dorcas n'avait cas penser ou regarder Mulciber, pour que son ventre ne la chatouille et qu'elle se sente à nouveau allègre, légère. C'était dans ce même état d'esprit qu'elle se trouvait alors qu'elle revenait d'une séance de révisions pénibles de la bibliothèque, d'où Madame Pince l'avait chassée car elle avait eu l'audace d'ouvrir une barre chocolatée. Alors qu'elle mangeait sa friandise distraitement, Dorcas atteignit la Grosse Dame, lui dit le mot de passe et entra, ravie de voir que la Grosse Dame semblait l'avoir remarquée plus rapidement que les Gryffondors qui attendaient aussi devant le portrait. Elle passa le trou, puis se retrouva dans une salle commune plus remplie que jamais. Elle parcourut les alentours : il y avait énormément d'élèves de cinquième année, le nez planté dans leurs révisions de BUSE, ainsi que des élèves de septième année, qui faisaient exactement la même chose pour les ASPICS. Mais il y avait aussi des élèves plus jeunes, qui jouaient à des partis de Bavboules et se faisaient réprimander par les plus grands pour le bruit. Au coin de la salle, près du feu, elle vit Remus et Sirius - eux aussi dans leurs révisions. Elle fut tentée de les rejoindre, mais se rappela qu'elle n'était pas aussi proche d'eux qu'elle le pensait. Alors, Dorcas se fraya un chemin parmi la foule, dans le but d'accéder à son dortoir d'où elle pourrait poser ses affaires. Soudain, elle s'arrêta net, et le sentiment de légèreté s'envola aussitôt. Elle se retrouva nez à nez avec Cassidy. Dorcas arrivait en cours à faire comme si elle n'existait pas et, la plupart du temps, les deux filles étaient tellement prises par leur emploi du temps qu'elles ne se croisaient pas. Le fait de se retrouver, sans être préparée, devant son ancienne meilleure amie lui fit remonter toute la culpabilité qu'elle pouvait ressentir.

-Salut, dit-elle d'une petite voix, pas bien sûre de savoir pourquoi elle avait ouvert la bouche.

Cassidy la regardait froidement. Dorcas lui trouva quelque chose de changé. Elle avait l'impression que la jeune Potter, de par tout ce qu'il s'était passé, s'était endurcie, refroidie. Dorcas en eut des frissons dans le dos.

-Salut, répondit de manière glaciale Cassidy, et alors Dorcas sut que c'était perdu d'avance.

La jeune femme lui passa devant sans un autre regard, et Dorcas se retourna pour la voir s'échapper par le trou du portrait. Elle fut soudain prise d'une très grande tristesse. Cassidy avait été sa seule et unique amie, et elle l'avait sacrifiée. Au fond d'elle, Dorcas espérait de toutes ses forces qu'elles redeviendraient amies. Peut-être même s'était-elle fait des idées. Mais la réalité était tout autre : la fin de l'année, de Poudlard, approchait dangereusement, et Cassidy semblait en avoir fini avec elle. Alors qu'elle entrait dans le dortoir et qu'elle posait précipitamment ses affaires, Dorcas tenta de penser à autre chose que son amitié avec Cassidy, mais le fait de la revoir, et de devoir supporter sa rancœur avait rappelé à la jeune femme à quel point son amitié lui manquait. Elle sortit en trombe du dortoir, plus déterminée que jamais à retrouver son sentiment d'allégresse. Elle se fraya à nouveau un chemin à travers la foule, passa le trou du portrait et se dirigea d'un pas décidé vers les cachots. A mesure qu'elle marchait, elle retrouva les chatouillements dans le ventre, le sentiment de légèreté, de plaisir. Mulciber ne lui avait pas demandé de la voir ce soir-là. Mais Dorcas s'en fichait : au fil des conversations avec le Serpentard et des questions qu'elle lui posait, elle avait plus ou moins compris l'emploi du temps du garçon. Et, elle le savait, ce soir-là il y avait de grandes chances qu'il se trouve dans la salle de bain réservée aux préfets des Serpentards. Comment il avait obtenu le mot de passe, elle préférait ne pas le savoir. Mais le fait était qu'il l'y avait déjà emmenée... Et Dorcas espérait de toutes ses forces lui faire une surprise. Elle se sentait fébrile rien qu'en y pensant, enveloppée de la même sensation exaltante qu'à chaque fois, peut-être même plus désormais qu'elle était sûre que les sentiments de Mulciber étaient réciproques. Son esprit bien loin du ton froid de Cassidy, Dorcas atteignit les cachots et, en devant se cacher à deux reprises derrière une statue pour qu'aucun Serpentard ne la voie, elle se dirigea sur la pointe des pieds vers la porte de la salle de bain de la maison verte et argent, dit le mot de passe en murmurant et pénétra dans l'immense salle de bain ornée de pierreries ancienne. Dorcas avait vu juste : l'eau était en train de couler. Mulciber y était probablement déjà. Elle sourit à cette pensée. En essayant de faire le moins de bruit possible pour pouvoir le surprendre, elle avança sur la pointe des pieds, la vue brouillée par l'immense buée que l'eau brûlante avait provoquée. Alors qu'elle avançait à tâtons, elle entendit soudain un bruit. Elle s'arrêta net et, sans réellement savoir pourquoi, se mit de côté. Puis elle entendit un autre bruit. Elle tendit l'oreille, et ça lui donna l'impression que deux personnes s'embrassaient. Soudain, son cœur se mit à battre contre ses tempes : et si elle s'était trompée, si ça n'était pas Mulciber qui était dans la salle-de-bain ? A priori, les deux personnes présentes ne l'avaient pas entendue, elle pourrait donc facilement s'éclipser. Les joues brûlantes et l'esprit embrouillé à l'idée de se faire prendre, Dorcas s'apprêtait à rebrousser chemin lorsqu'elle entendit :

-Enlève-le.

Elle s'arrêta net et son cœur tambourina plus fort que jamais dans sa poitrine. Elle pouvait presque sentir le sang affluer vers son cerveau. Elle sentit ses mains devenir tremblantes, ainsi que ses lèvres. Ses yeux se remplirent presque immédiatement de larmes. Elle ne pouvait pas se tromper. Elle le connaissait désormais si bien, pensait tellement souvent à lui que c'était impossible qu'elle ne reconnaisse pas sa voix. Sur le point de défaillir, Dorcas renonça à rebrousser chemin et, au contraire, s'aventura à travers la buée de la pièce, en rasant les murs, les bras croisés et plus tremblants que jamais. Alors qu'elle ressentait une vive douleur au niveau de la poitrine tant son cœur battait fort, son monde sembla s'écrouler d'un coup autour d'elle. Elle les distinguait désormais : il y avait bien deux personnes présentes, et ces deux personnes s'embrassaient. Et c'était bien Mulciber qu'elle avait entendu. Elle reconnut vaguement la fille comme étant Erin Midawes de Serpentard, mais ça lui était égal. Elle ne pouvait détourner son regard du garçon. Alors, ses yeux laissèrent échapper les larmes qu'ils venaient de retenir, son cœur retomba d'un seul coup dans sa poitrine et les tremblements cessèrent, pour ne laisser place qu'à un manque de force qui poussèrent ses bras à lui tomber lâchement le long du corps. Et, alors qu'elle continuait d'observer Mulciber embrasser puis ôter les vêtements d'Erin, Dorcas sut qu'elle avait tout perdu. Elle sut qu'elle venait de toucher le fond.

 

 

Note de fin de chapitre :

Et voilà! Qu'en avez-vous pensé?

La dernière partie de cette "trilogie" qui marque un peu une pause dans toutes les autres histoires qu'il y avait en cours (James/Lily, les ASPICS, la fin de Poudlard, les amitiés brisées, etc.) arrivera sous peu aussi.

Petit indice: il portera le nom d'un des élèves de Serpentard... Je vous laisse à vos suspicions ;-)

A bientôt pour un nouveau chapitre :D

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