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Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


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De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


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Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?

Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


Sélections du mois


Félicitations à AliceJeanne et TeddyLunard, qui remportent la Sélection Action/Aventure !

Vous voulez revenir dans le Futur ? Lors du mois de novembre c’est possible avec la Sélection Next-Gen ! Vous avez jusqu'au 30 novembre pour lire les 10 textes proposés par les lecteurs et les lectrices et voter ici.

Et pour le mois de décembre, le thème et les textes vous attendent déjà avec la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez découvrir ces 12 histoires jusqu’à la fin de l’année et vous pourrez voter à partir de décembre. Pour en savoir plus, rendez-vous ICI !


De L'équipe des Podiums le 01/11/2022 19:00


15ème Échange de Noël


Le traditionnel Échange de fics de Noël est de retour pour sa 15ème édition !



Et cette année, vous pouvez écrire et recevoir : des fanfictions Harry Potter, des histoires originales... mais aussi des fanfictions sur d'autres fandoms ! Envie de nous rejoindre ?


Ça se passe d'ici le 31 octobre sur ce topic du forum HPF !


De L'équipe de modération le 23/10/2022 17:22


126ème Nuit d'HPF


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De L'équipe des Nuits le 16/10/2022 11:07


Le Paradis de mon Enfer par Cassy

[71 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

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Note de chapitre:

Bonjour à tous!

Me revoilà avec un nouveau chapitre :D

J'ai beaucoup aimé l'écrire et le relire, je trouve qu'il est très important pour beaucoup de personnages. J'espère que vous l'apprécierez comme moi j'ai aimé le faire!

 

Bonne lecture :)

 

Elle n'avait dormi que deux heures. Sa tête lui cognait contre ses tempes. Elle n'avait même pas d'habits de rechange, et elle était frigorifiée. La peur - à la fois de tomber sur Sirius ou Cassidy, ou bien celle, pire, de rencontrer un Serpentard dans les couloirs - l'avait empêchée de se lever et de regagner son dortoir. Alors, elle était restée habillée sur le canapé froid, à tenter de trouver le sommeil. Elle avait dormi avec sa baguette contre elle. Lorsqu'elle se réveilla, Lily eut envie de pleurer. Et c'est ce qu'elle fit. Elle pleura, car elle était fatiguée. Elle pleura car elle n'avait pas eu de nouvelles de ses proches depuis deux semaines. Elle pleura car elle se sentait seule, incroyablement seule. Le poids du secret qu'elle venait de découvrir ne venait que s'ajouter à tout ce dont elle se refusait à parler, incapable de se montrer vulnérable devant autrui. Elle n'avait pas envie de retourner dans son dortoir, d'avoir à affronter Nelly et Alice et leurs questions inquisitrices. Elle n'avait pas envie d'aller en cours, de devoir faire face aux nouveaux sorts à assimiler, et à la honte qu'elle ressentait à chaque leçon de Défense contre les Forces du Mal. Elle n'avait pas envie de voir Sirius et Cassidy et de se sentir rougir en leur parlant. Elle n'avait pas non plus envie de voir James, heureux et dynamique, comme il l'était toujours, lui parler des cours de défense. Ce dont elle aurait eu besoin, ça aurait été de se glisser sous sa couette bien chaude et de dormir toute la journée, ses problèmes se réglant d'eux-mêmes. Elle regarda sa montre : il n'était que cinq heures trente. Elle soupira : si elle n'avait pas été Lily Evans, peut-être se serait-elle accordée cette journée de repos. À la place, elle sortit du local, monta les escaliers vers son dortoir, fit attention à faire le moins de bruit possible, se changea et s'apprêta pour ne plus ressembler à un zombie et gagna la Grande Salle, affublée de ses devoirs et parchemins à rendre auxquels elle voulait apporter ses dernières corrections. Le fait de se plonger dans ses cours eut l'avantage de l'empêcher de penser au reste. Ainsi, elle put finir le parchemin pour le professeur Mcgonagall, entrainer son sort de métamorphose de souris - qui devint presque parfait-, lire les consignes pour les prochains cours de potions ainsi que réviser le contrôle d'histoire qu'ils auraient dans la journée. Elle était en train de se repasser en tête les dates de la deuxième guerre des Trolls lorsque quelqu'un lui posa la main sur l'épaule, la faisant sursauter :

-On est bien matinale à ce que je vois !

C'était Remus. C'était probablement la première fois qu'elle lui trouvait l'air moins fatigué qu'elle-même.

-Oui, je n'arrivais plus à dormir, mentit-elle en ayant l'air joviale.

Elle vit Remus la regarder les sourcils froncés, et elle détourna le regard. Le garçon eut l'air de vouloir lui dire quelque chose, puis il se ravisa. Il prit place en face d'elle :

-Ça ne t'ennuie pas ?

Elle fit non de la tête. Remus était probablement l'unique personne qu'elle avait envie de voir au moment présent. Elle décida de ranger ses devoirs, ses yeux se fermant pratiquement tout seuls, puis se servit de pain perdu et de mélasse, le petit-déjeuner venant d'apparaître devant leurs yeux. Elle se servait une immense tasse de café lorsque du bruit se fit entendre près des portes de la Grande Salle.

-Toujours aussi discrets, s'amusa Remus.

Lily sourit à contrecœur. Son pouls s'accéléra, et elle sentit sa tête tourner pendant un moment. Sirius fut le premier à s'asseoir : il ne semblait pas avoir mieux dormi qu'elle. A la manière dont il la salua, elle sut qu'il ne savait rien de ce qu'elle avait aperçu la nuit précédente. Elle en fut momentanément soulagée. Puis Peter prit place de l'autre côté de Remus. Il avait une mine épouvantable, et elle se demandait ce qu'il pouvait bien se passer dans sa vie. James fut le dernier à s'assoir, à ses côtés. Son sourire était grand, joyeux. Elle eut de la peine à lui rendre, mais se sentit tout de même apaisée lorsque leurs bouches se joignirent brièvement.

-Tu as bien dormi ? lui demanda-t-il.

-Moyennement, dit-elle.

-Ah oui ?!

-J'ai eu froid, répondit-elle pour éluder.

Machinalement, il vint lui réchauffer le bras. Le contact ne dura pas assez longtemps pour elle. Elle se rendait compte qu'elle avait besoin de quelqu'un, qui soit simplement là pour elle. Ils mangèrent leur petit-déjeuner, les conversations oscillant entre le programme de la journée et le prochain match de Quidditch. James parlait avec véhémence tandis que Sirius acquiesçait, beaucoup plus silencieux remarqua Lily. Elle-même s'efforçait d'engager la conversation avec Remus et de rester concentrée. Elle tenta à plusieurs reprises d'y intégrer Peter, mais ce fut peine perdue. Soudain, alors qu'elle se resservait pour la troisième fois de café, l'ambiance se fit beaucoup plus électrique. Franck venait de s'asseoir quelques mètres plus loin, seul. Avec les événements de la semaine et du jour précédents, Lily en avait presque oublié les agissements du garçon. Pourquoi venait-il s'installer autant près d'eux, elle l'ignorait. Remus et Peter le saluèrent gentiment, et Franck répondit par un grognement.

-Je m'en vais, annonça James qui s'était assombri.

Lily en profita pour le rejoindre. Elle fut ravie de voir que Sirius avait compris le message, et ne les avait pas suivis, bien qu'elle savait que lui aussi avait envie de fuir le Gryffondor. James lui prit la main, et elle fut rassurée par ce geste.

-Oh j'ai oublié ! Il faut que je vois Léane pour lui parler de la nouvelle stratégie pour le prochain match. Elle n'était pas là à l'entrainement et...

Lily s'arrêta et se mit sur la pointe des pieds puis embrassa James pour le faire arrêter de parler. Ils se trouvaient près d'une salle de classe, dans laquelle James les fit pénétrer et ferma la porte derrière lui. C'était devenu une habitude : étant donné qu'ils ne se voyaient que très rarement les deux, ces moments volés étaient devenus vitaux pour Lily, spécialement ce jour-ci. Elle lui mit la main sur la joue et l'embrassa. Elle le pressa contre elle. Elle voulait sentir qu'il la prenait dans ses bras, ce qu'il fit. Elle le serra contre elle, fort. Il sembla comprendre le message, et l'entoura de ses bras puissants. Elle se blottit quelques instants contre son torse et ferma les yeux. Cependant, cela lui donna immédiatement envie de dormir.

-Tu vas bien ? lui demanda-t-il gentiment.

-Juste fatiguée, dit-elle.

Il lui sourit et lui vola encore un dernier baiser avant de dire :

-Il faut vraiment que j'aille voir Léane. On se retrouve en classe ?

Puis il sortit en trombe de la classe. N'y tenant plus, Lily se laissa aller à un flot de larmes.

 

Cela faisait quelques jours qu'elle se sentait mieux, comme si elle prenait enfin ses propres marques à Poudlard. Elle se rendait compte qu'elle avait dépendu d'une seule personne depuis tellement de temps qu'elle en avait oublié qu'elle pouvait devenir amie avec d'autres. C'était ainsi que Nelly prenait son petit-déjeuner en compagnie d'Alice et d'autres Gryffondors de son année, la discussion animée autour des prochains cours de transplanage. Elle connaissait presque tous les élèves de son année, surtout les Gryffondors, mais avait l'impression de les découvrir pour la première fois. Durant six ans, elle était restée collée à Lily, l'invitant chez elle durant les vacances, allant passer quelques jours dans son monde moldu. Bien entendu, cela lui avait toujours convenu. Nelly était bien plus réservée, timide et renfermée que la rousse. Alors, elle s'était engrainée dans ce rôle de la meilleure amie de la première de classe. Lily était plus douée en tout : pour se faire des amies, pour se défendre contre ceux qui l'attaquaient, pour se faire aimer des professeurs. Elle-même, elle s'était souvent sentie invisible. Cependant, depuis le début de cette année et principalement sa relation avec Remus, ça avait changé. Elle commençait à se rendre compte de ses compétences à elle, du fait qu'elle aimait rencontrer de nouvelles personnes, du fait que les gens pouvaient l'aimer elle, sans passer par Lily. Bien entendu, si elle était honnête, elle avouerait que sa meilleure amie lui manquait parfois tellement que son ventre lui faisait mal. Mais la rancœur et le goût d'une soudaine prise de confiance l'empêchaient d'y penser trop souvent. Surtout, c'était la jalousie qui la tenait éloignée de son amie : car, si Nelly appréciait de prendre du temps pour elle, elle n'appréciait que moyennement le rapprochement de la rousse et de Remus. Le matin-même, elle les avait surpris à la Grande Salle en train de déjeuner ensemble. Elle s'était empressée de remonter dans la Salle commune et de prétendre y avoir oublié quelque chose pour attendre Alice. Ça la brûlait, à chaque fois qu'elle les voyait ensemble. Elle avait l'impression que la rousse la trahissait. Elle s'était même demandé si elle le faisait exprès. Elle se demandait ce que Lily penserait, si jamais elle venait à faire la même chose avec James. Une partie d'elle-même, qu'elle tentait de refouler de jour en jour, voulait essayer. Quoi qu'il en fût, Nelly était déterminée à terminer son année comme elle le souhaitait et, surtout, elle ne voulait plus laisser passer d'occasions. Elle attendait le rendez-vous d'avec Remus avec impatience, mais craignait aussi ce qu'il allait se passer. Les choses avaient été si compliquées entre eux, qu'elle ne savait même plus pourquoi elles l'étaient. Perdue dans ses pensées, elle ne remarquait à peine qu'Alice lui adressait la parole :

-Nelly ! Je te parle.

Elle sursauta :

-Désolée, j'étais perdue dans mes pensées.

-Oh je vois... On pensait sans doute au petit Remus ?

Nelly rougit et lança un regard aux autres Gryffondors, qui n'écoutaient plus leur conversation.

-Moins fort, intima-t-elle tout de même à Alice, qui semblait prendre un malin plaisir à la faire tourner en bourrique.

-Alors, qu'est-ce qu'il va se passer entre vous ?

Nelly haussa les épaules : elle n'avait sincèrement aucune idée.

-Je reformule : qu'est-ce que tu aimerais qu'il se passe entre vous ?

A réellement parler, la jeune femme ne le savait pas. Elle appréciait Remus, elle avait même parfois l'impression d'avoir besoin de lui. Il la faisait se sentir bien, se sentir appréciée, se sentir forte et confiante. Il avait toujours les bons mots. Cependant, elle ne pouvait s'empêcher de ressentir comme une distance entre eux deux. Comme si elle ne serait jamais cette personne-là pour lui. « Lily l'est », lui dit une voix, qu'elle s'efforça d'enfuir bien loin.

-Je préfère ne m'attendre à rien du tout, éluda-t-elle avec un petit sourire. Et toi alors ?

Depuis plusieurs jours, Alice semblait aller beaucoup mieux : elle était redevenue le boute-en-train qui faisait rire tout le monde. James l'aidait considérablement dans ses cours, et elle était redevenue la meilleure élève en soins aux créatures magiques ainsi qu'en divination, ce qui faisait incroyablement plaisir à Nelly - notamment dans le fait que Lily ne serait plus la seule à avoir les meilleures notes.

-Oh tu sais, j'apprends à être seule, répondit Alice avec un petit sourire triste.

Nelly le lui rendit : elle savait pertinemment ce que son amie devait ressentir, à chaque fois que Franck et Emmeline déboulaient dans les couloirs en se tenant la main. A réellement parler, Nelly ne les avait jamais vu rire ensemble ou avoir une vraie conversation. A chaque fois qu'elle les apercevait, il se tenaient la main, comme un couple de célébrités qui devaient en montrer le moins possible. Elle n'avait plus vu Franck sourire depuis des mois.

-Et donc, quelqu'un en vue ? demanda-t-elle pour changer de sujet.

Elle savait pertinemment qu'Alice n'avait pas confiance en elle, pourtant, elle était persuadée que beaucoup de personnes la trouvait incroyablement attractive. La jeune femme haussa les épaules :

-Je n'y ai pas tellement pensé, mais je crois qu'en effet il est temps que j'ouvre un peu mon esprit.

Nelly éclata de rire.

-Je suis d'accord.

Les deux filles terminèrent leur petit-déjeuner et, plus moroses, rejoignirent la salle de cours de potions. Résignées, elles se souhaitèrent bonne chance et s'assirent respectivement à leur place. Le cœur de Nelly se mit à battre plus fort que d'ordinaire. Son indifférence n'en était plus une. Elle se força à respirer, ne sachant pas réellement ce qui lui arrivait. Lorsque son partenaire s'assit à ses côtés, elle comprit. Elle appréhendait de revoir Rosier. Depuis le début de l'année, elle était à ses côtés en cours de potions. Au départ, elle avait eu peur. Puis, lorsqu'elle s'était rendu compte qu'elle était plus douée que lui dans la matière et que ses fausses remarques n'étaient que pour impressionner Malefoy, la peur lui était passée. Après les réprimandes de Slughorn et l'apogée de la guerre entre Gryffondor et Serpentard, elle avait tout simplement choisi de l'ignorer, et il en avait fait de même. C'était devenu une habitude, et les cours de potions ne lui provoquaient aucune émotion particulière. C'était jusqu'à ce que Rosier ne décide de devenir avenant avec elle. Elle se dit que peut-être ce n'était qu'un pari, que ce n'était que la dernière fois. En essayant de calmer sa nervosité, le nez planté dans son livre, elle fut momentanément soulagée en se rendant compte qu'il s'asseyait en silence, comme à son habitude.

-Tu sais ce que c'est la potion d'aujourd'hui ?

Son cœur se mit à cogner contre sa poitrine, et elle n'osa pas relever la tête. Elle n'osait pas le regarder. Après plusieurs secondes, elle se mit à paniquer en se rendant compte qu'elle avait l'air stupide. Fermement pour se redonner une contenance, elle claqua son livre et le regarda dans les yeux. Ça lui était égal d'avoir les joues brûlantes et d'être probablement aussi rouge que sa cravate. Rosier la regardait comme s'il venait de poser la question la plus normale au monde.

-A quoi tu joues ? dit-elle d'une voix bien étranglée.

Rosier fronça les sourcils, et Nelly se rendait compte qu'il jubilait :

-Qu'est-ce que tu veux dire ? Je viens au cours de potion, comme d'habitude.

Nelly se sentit trembler. Il jouait avec elle, et elle lui donnait exactement ce qu'il voulait. Elle se détestait pour cela, mais elle n'arrivait pas à reprendre contenance.

-Non. D'habitude, on s'assied et on fait notre potion chacun de notre côté, en silence, siffla-t-elle, hors d'elle-même.

Rosier, détendu et calme, fit un geste des épaules et dit :

-Comme tu veux. Je pensais juste rendre le cours un peu plus agréable. Bonne préparation !

Puis il se mit à lire les consignes, bien plus concentré qu'il n'aurait dû l'être en temps normal. Nelly mit quelques secondes à décocher son regard de lui. A la fin du cours, ses tremblements ne s'étaient pas calmés.

 

 

Sa discussion avec Nelly l'avait chamboulée, bien qu'elle ne l'avait pas montré. Cela faisait un moment qu'elle éludait la question de ses amours, et que ses amis avaient bien compris que c'était mieux ainsi. La vérité, c'était qu'à chaque fois qu'Alice apercevait Franck, ça lui transperçait le cœur. Ça lui faisait tellement mal qu'elle aurait eu envie de ne plus jamais le voir. A chaque fois qu'il posait ses mains sur Emmeline, qu'elle les voyait s'embrasser, qu'elle le voyait continuer sa vie, comme si elle n'avait pas compté, comme s'ils n'avaient rien vécu. Elle se sentait rejetée, trahie, comme si personne ne pourrait jamais l'aimer. Elle-même ne se portait pas en grande estime. Cependant, le fait de devoir tout de même avancer, d'avoir des amis présents pour elle, d'avoir remonté ses notes et d'être devenue la meilleure en cours de divination et de soins aux créatures magiques lui avait remonté le morale. Elle avait pris conscience qu'elle ne pouvait pas tout remettre en question pour lui. Particulièrement du fait que lui-même ne semblait pas concerné le moins du monde par son bien-être. Elle avait enfin trouvé le courage d'envoyer une lettre à ses parents pour leur annoncer, rendant le tout encore plus réel, trop réel à ses yeux. Elle savait pertinemment que la réaction de son père n'allait pas être tendre envers Franck, mais peut-être en avait-elle besoin. Seulement, de là à s'imaginer avec quelqu'un d'autre, elle n'y arrivait pas. Pourtant, plus le temps passait où Franck gagnait du terrain sur elle dans une nouvelle relation, plus elle se disait qu'il était temps qu'elle ne réagisse. Et la conversation avec Nelly l'avait poussée un peu plus dans cette direction. C'était pourquoi elle se dirigeait, le cœur battant et les mains tremblantes, vers la salle commune de Poufsouffle. Elle n'avait plus envie de penser à rien, ni à la réaction de ses amis, ni à Franck, ni à quoi que ce fût. Elle le faisait pour elle-même, pour ne pas couler, pour ne pas perdre.

-Salut ! Comment tu vas ?

Il l'attendait, et la jeune femme le soupçonnait de le faire depuis plusieurs minutes. Il semblait enthousiasme, presque joyeux de la voir. En essayant de ne pas se concentrer dessus, Alice ressentit un grand malaise.

-Je vais bien et toi ? dit-elle avec un petite sourire en lui faisant un maladroit signe de la main.

-Très bien, merci.

Alice prit conscience qu'elle était probablement le seul rendez-vous qu'Amos Diggory n'ait eu dans sa vie. Du moins, de l'initiative d'une fille. Cependant, elle avait senti à l'anniversaire de Lily qu'elle aurait pu lui plaire, et le baiser échangé ne l'avait que conforter dans cette direction. Et, bien qu'elle se sentit incroyablement égoïste de le penser, c'était ce dont elle avait besoin actuellement : de plaire.

-Qu'est-ce que tu aimerais faire ? lui demanda-t-il en s'approchant.

Elle eut un mouvement de recul, qu'il sembla percevoir. Elle lui sourit timidement et dit :

-On peut se promener ? Je connais des coins.

A vrai dire, elle était pressée de l'emmener loin du regard des autres, car elle n'était pas certaine de pouvoir assumer de sortir avec Amos. Le garçon accepta, et elle remarqua qu'il faisait tout pour la mettre à l'aise. Amos était gentil, le vrai genre de gentillesse dont Alice avait peut-être besoin. Elle se détendit et, en essayant de garder Franck le plus loin possible de son esprit, se mit à prendre plaisir à être en compagnie d'Amos.

 

 

Elle avait pris sa décision. Bien qu'au fond d'elle-même elle savait qu'elle ne faisait qu'accentuer sa situation, elle avait besoin de savoir. C'était plus fort qu'elle-même. Elle ressentait une forte tension, une peur tenace même, d'aller le retrouver. Dans le fond, si elle le faisait, c'est qu'elle savait qu'elle n'était pas directement en danger. Peut-être avait-il une énorme influence sur elle, mais elle savait pertinemment qu'il maîtrisait moins que ce qu'il ne faisait croire aux autres ses propres ressentis. La nuit était tombée, la pluie s'était enfin calmée, ne laissant que de petites gouttes perler sur les grandes fenêtres du château. Elle avait trouvé une excuse : elle le faisait toujours, et était en train de le rejoindre à leur endroit habituel, ou qui du moins l'était. L'initiative venait d'elle-même : elle lui avait envoyé un parchemin, avec l'heure exacte à laquelle il devrait se trouver présent. Elle savait pertinemment qu'il serait là. Si elle ressentait de la peur, c'était aussi une détermination nouvelle qui l'animait alors qu'elle déambulait dans les couloirs du troisième étage, là où personne ne venait jamais - pas même Miss Teigne ou Rusard - en passant devant les tableaux, certains déjà endormis ou d'autres en grande conversation philosophique qui faisaient qu'elle passait inaperçue. Elle avait l'habitude, que personne ne la voie. Cependant, elle savait que ça n'allait pas être le cas quelques minutes plus tard. Pour plus de précautions, elle tenait tout de même sa baguette bien en main, mais elle ne s'était pas retournée une seule fois : elle n'avait pas peur qu'on la suive. C'était elle qui allait vers le danger, et non le contraire. Les tempes battantes mais la main bien ferme sur sa baguette, elle ralentit le pas : il était déjà présent. Appuyé contre le mur pour se donner une contenance nonchalante, il la regardait avec un air suffisant, sûr de lui, comme à son habitude. Mais cette fois-ci, elle n'en démordrait pas. Elle ne se liquéfierait pas face à lui. Elle ne bégayerait pas. C'était elle qui avait le pouvoir : elle avait décidé de l'heure, de l'endroit, et il était venu, face à sa demande. Et elle était bien décidée à obtenir ce qu'elle souhaitait.

-Je savais que tu reviendrais, lui dit-il soudain.

Elle le détestait. A mesure que son désir pour lui ne menaçait d'exploser, une haine tenace se développait dans son ventre. Elle pouvait le voir, comme peut-être elle ne l'avait jamais vu : imbu de lui-même, méchant, manipulateur. Ça lui donnait des frissons. Dorcas regarda Mulciber dans les yeux, ce qui normalement était une épreuve pour elle, et dit d'une manière plus assurée qu'elle ne le pensait même :

-C'est drôle, j'ai plutôt l'impression que c'est toi qui es venu.

Il haussa un sourcil et eut un hoquet de surprise. Il n'avait définitivement pas l'habitude que l'on s'oppose à lui. Puis, d'un coup de pied, il se poussa du mur et s'approcha de quelques centimètres. Dorcas en aurait eu envie, mais elle ne recula pas, se contenta de serrer plus fort sa baguette. Mulciber déplaça son regard vers sa main et, avec un rire ironique, dit :

-Je vois que tu es venue équipée.

-J'ai cru comprendre que tu aimais bien attaquer les gens dans les couloirs.

Il la regarda avec dédain :

-Tu es plus facilement impressionnable que ce que je ne croyais.

Elle savait ce qu'il faisait : il voulait la diminuer pour ne pas avoir à répondre de ses actions. Elle n'allait pas le laisser faire.

-Sans doute. Et toi bien plus mauvais que je ne croyais.

Mulciber ne répondit pas, mais elle vit son rictus s'amenuiser. Il la défiait du regard, impassible.

-Jusqu'où tu serais allé ? demanda-t-elle de but en blanc.

C'était une question qui lui avait brûlé les lèvres. Soudain, elle se sentit à nouveau tremblante, mais peu lui importait. Elle avait besoin de savoir. Mulciber, qui jusque-là avait gardé ses bras croisés, les décroisa et avança encore. Elle ne bougea pas, ne détourna pas ses yeux des siens. Il eut un petit sourire, presque admiratif, envers sa personne. Pendant quelques secondes, elle se demanda si la tension qui régnait entre les quelques centimètres qui les séparaient n'allait se matérialiser, tant elle était palpable. Elle n'arrivait presque plus à respirer, mais n'arrêterait pas avant d'avoir sa réponse.

-Tu veux vraiment le savoir ? murmura-t-il avec un sourire à la fois moqueur, comme souvent, mais aussi charmeur.

Elle ne pouvait pas le laisser gagner, pas en étant aussi près du but. Lorsqu'il fit un geste pour lui caresser le bras, elle le repoussa vivement et le menaça de sa baguette. Il perdit instantanément son sourire et la regarda presque avec méfiance :
-Je ne rigole pas. Je te demande une réponse honnête : dans les couloirs, jusqu'où tu serais allé ?

Les yeux de Mulciber passèrent de la baguette à Dorcas, puis de son regard, à la baguette à nouveau et enfin il la regarda et dit, avec un soupir :

-Je dois avouer, c'est la première fois que tu m'impressionnes.

« Il le fait exprès, il utilise sa méchanceté pour te déstabiliser ». C'était la première fois que Dorcas pouvait compter sur sa confiance en elle, qui désormais dominait ses pensées et même son corps qui, bien qu'à vif et menaçant d'exploser, ne tremblait pas.

-Et ce ne sera pas la dernière si tu ne me donnes pas ce que je veux, dit-elle durement, son regard qui se transformait en revolver.

Mulciber arqua un sourcil, et reprit son air inquisiteur, débordant de confiance. Les bras détendus, il avança encore de quelques pas, jusqu'à ce que la baguette de Dorcas ne touche son torse. Pour la première fois, la jeune femme fut déstabilisée et bougea, mais elle ne recula pas, se contentant d'attendre la suite. C'était un jeu. Un jeu dangereux, qui allait déboucher sur un choix, soit de sa part à lui, soit de sa part à elle. Et elle était incapable de dire exactement ce qu'elle ferait avec les informations qu'il lui donnerait. Il l'avait bien compris, puisqu'il dit :

-Et toi, Dorcas, jusqu'où tu irais ?

C'était rare qu'il ne l'appelle par son prénom. Sa peau entière en frissonna. Elle se mit à respirer bruyamment, en quête du souffle qui lui manquait.

-Je ne sais pas, dit-elle sincèrement. Mais j'ai besoin de savoir, et je n'arrêterai pas jusqu'à ce que tu m'aies dit.

Il voulut encore une fois la toucher et mettre une mèche derrière son oreille, mais elle réagit rapidement : elle déplaça sa baguette vers le cou du garçon et appuya. La tendance s'inversait : elle était en contrôle de la situation, et il était à sa merci. Elle vit qu'il le comprenait, puisqu'il abandonna tout air ironique et embobineur et dit :

-Très bien. J'aurais bien amoché ta copine. Rien ne m'aurait fait plus plaisir que de la voir essayer de se défendre, et surtout, de voir James Potter venir à sa rescousse pour enfin donner à ce petit con ce qu'il mérite.

Cette fois-ci, Dorcas tremblait. Elle devait lutter pour ne pas pleurer. Mais après tout, c'était des choses qu'elle savait déjà. Le dire à voix haute ne faisait que de les rendre plus réelles. Ce qui lui faisait peur, en revanche, c'était que ça ne la décevait pas réellement, c'était que ça ne lui donnait pas envie de fuir, de savoir qu'il aurait attaqué Cassidy. Car il n'y avait qu'une seule chose qu'elle voulait vraiment savoir :

-Et moi ? Tu m'aurais fait quoi ?

Elle appuyait de plus en plus fort et elle remarqua son inconfort, mais n'arrêta pas. Elle voulait lui faire mal d'une manière ou d'une autre. Lui faire comprendre que selon sa réponse, il n'allait pas s'en tirer indemne. Mulciber le savait, elle le sentait. Elle le sentait peut-être plus sincère qu'il ne l'avait jamais été.

-Si tu t'étais interposée, j'aurais fait en sorte que tu ne puisses pas te mêler au combat. Mais je ne t'aurais pas blessée, et les autres non plus.

Il avait dit le tout d'une manière implacable, bien que forcé par la pression de la baguette qui, Dorcas le voyait, commençait à lui brûler le cou. Sa propre tension devait transparaître jusque dans le bout de sa baguette. Avec peine et en sentant son corps se détendre presque instantanément, la respiration toujours bruyante, elle abaissa l'objet, gentiment, pour faire comprendre à Mulciber qu'il n'avait pas intérêt à faire un geste déplacé. Le garçon obtempéra et regarda l'objet jusqu'à ce que Dorcas ne l'abaisse complètement. Lui aussi respirait plus intensément qu'à l'habitude. C'était probablement le plus vulnérable que Dorcas ne l'avait jamais vu. Soudain, elle se sentit stupide : elle avait sa réponse, mais qu'est-ce que cela changeait ? Qu'est-ce qu'elle allait faire à présent ? Mulciber le perçut, et elle sut : elle sut que la situation allait à nouveau s'inverser, et qu'elle serait à nouveau coupable de le laisser prendre le pouvoir sur elle. Désormais plus confiant et séducteur que jamais, le Serpentard avança vers elle. Il la regardait de toute sa hauteur, mais elle n'avait toujours pas baissé les yeux. Si sa haine s'était momentanément calmée, une partie d'elle-même - qu'elle avait peut-être réveillé pour de bon- ne comptait plus subir la situation.

-Alors, ravie ?

-Non, dit-elle, sincère. Chaque nerf de mon corps te déteste.

C'était la première fois qu'elle le disait à voix haute, mais elle aurait voulu être moins suave en le disant. Mulciber eut un sourire carnassier, et ses yeux s'étaient allumés de cette lueur qui les caractérisaient, quand il savait pertinemment qu'il obtiendrait ce qu'il voulait :

-Tant mieux.

Sans crier gare, le Serpentard lui fit sauter sa baguette des mains, qui tomba avec un bruit sourd dans le couloir. Il la plaqua contre le mur et, plus durement que jamais, l'embrassa. Dorcas non seulement se laissa faire mais lui agrippa les cheveux, tirant dessus pour lui faire comprendre que chaque parcelle d'elle-même se détestait de faire ce qu'elle faisait. Puis, Mulciber remonta sa robe pressement. Dorcas se sentit défaillir. Peut-être aurait-il toujours ce pouvoir sur elle, et peut-être devait-elle l'accepter. Le fait était qu'elle n'avait pas peur d'être là, avec lui, en plein milieu d'un couloir. Peut-être de la manière la plus étrange qu'il soit et sans qu'elle ne put l'expliquer, elle se sentait actuellement en sécurité, en confiance avec lui. C'était pourquoi elle pouvait s'abandonner complètement. Elle lui agrippa le menton pour accentuer leur baiser, devenu plus suave, plus sensuel. Puis le garçon délaissa sa bouche pour goûter à son cou, pour déboutonner sa chemise et découvrir sa poitrine. Dorcas le pressa : peu lui importait qu'ils ne fassent cela au milieu du couloir, elle voulait qu'il comprenne que désormais, elle contrôlait aussi la situation. Mulciber l'accepta et, en la soulevant d'un coup sec, enroula la jeune fille autour de son corps, dans une danse sensuelle qui, sous certains angles, pouvait s'apparenter plutôt à un combat. Désormais, Dorcas avait l'impression qu'ils s'appartenaient mutuellement.

 

 

Elle essayait par tous les moyens d'être rationnelle. De penser rationnellement. Ça lui empêcherait de fuir, de défaillir, de faire une erreur. Ça devait normalement l'empêcher de ressentir cette boule dans le ventre, qui n'avait absolument rien d'agréable. Alors elle se rappelait les raisons : elle en avait toujours rêvé. Pour la première fois de sa vie, c'était elle que l'on voulait, et pour elle. Non pas pour son nom de famille. Elle ne se sentait plus le garçon manqué qui n'avait aucune place dans ce monde. Il la désirait, en tant que fille. Cassidy avait toujours su que Benjamin était trop bien pour elle. Elle ne comprenait toujours pas comment il pouvait rester avec elle, alors qu'il avait des filles comme Emmeline Vance à ses côtés. Mais le fait était qu'il l'avait choisi. Elle aussi se devait de le choisir. Une chance comme cela, elle n'en aurait plus dans sa vie. Si elle ne le faisait pas, elle finirait seule, elle le savait. Avoir peur, c'était normale. Sans compter le fait qu'ils s'étaient disputés la veille. Et puis, il y avait eu Sirius... Elle devait combattre chaque parcelle de son corps pour ne pas penser à lui. Car il était dans le passé. Il ne lui apporterait rien de bon. Elle voulait une relation solide. Elle voulait être aimée. Et Benjamin pouvait lui donner cela. Elle avançait, les jambes flageolantes, à travers les couloirs. A chaque fois qu'elle croisait quelqu'un, elle espérait qu'il l'arrêterait pour parler, afin notamment de s'assurer qu'elle en était toujours capable. Son cœur cognait contre ses tempes. Elle avait les mains froides, mais elle suait en même temps. Son ventre se tordait à mesure qu'elle avançait, de moins en moins sûre de sa décision. « Tu dois le faire », lui intima une voix implacable. Il l'attendait, de la même manière que le soir précédent. Il était froid, ne montrait que peu d'émotion. Elle tenta de lui faire un petit sourire, mais même ses joues s'étaient figées.

-Tu es venue, lui dit-il, implacable.

Elle hocha la tête sans être capable de répondre quoi que ce fut. Elle ne remarquait à peine qu'elle se tenait les manches de son pull. Il la regarda de haut en bas : elle portait une jupe plus courte que d'ordinaire, avait mis du parfum et s'était légèrement maquillée. Il lui sourit enfin, mais Cassidy ne se sentit pas réconfortée pour autant. Elle avait envie de pleurer, et ça ne la fit que paniquer d'autant plus. La vérité, c'est qu'elle aurait voulu lui en parler, mais elle savait pertinemment qu'il s'en irait si c'était le cas. Elle n'avait pas confiance en lui pour comprendre ce qu'elle ressentait. Alors, elle prit une grande respiration et, lorsqu'il s'approcha pour l'embrasser, elle ferma les yeux. Sirius apparut brièvement dans sa tête, mais elle le repoussa loin, très loin. Comme le jour précédent, le garçon la pressa contre le mur et passa sa main sous sa jupe. Cette fois-ci, elle le laissa faire. Mais ça ne lui faisait pas les frissons d'excitation, ça ne venait pas lui chatouiller le ventre. A la place, elle avait froid et son ventre lui faisait mal. Alors qu'il l'entrainait dans la salle commune de Serdaigle et puis dans son dortoir, elle ne remarqua à peine les décors alentours, ou les personnes qui leur adressaient des regards entendus. Elle ne pouvait parler. Elle entendait le souffle de Benjamin contre son oreille comme s'il était lointain. Cassidy avait abandonné : elle avait abandonné, car, ce qu'elle était en train de faire, ça n'était qu'une petite partie de son esprit qu'elle croyait rationnelle qui le lui avait quémandé. Mais son corps, lui, criait que ce n'était pas ce qu'elle voulait. Trop tard, Cassidy comprit qu'elle avait fait le mauvais choix.

 

Note de fin de chapitre :

A bientôt pour un nouveau chapitre !

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