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Défaut d'envois des mails


Les hiboux se sont perdus !

Vous avez dû remarquer que les notifications (de nouveaux chapitres, de nouvelles reviews et autres) n'arrivaient plus dans votre boite email ! Effectivement, les hiboux sont en grève pour quelques temps. Notre équipe technique est sur le coup pour corriger le problème aussi vite que possible. Merci de votre compréhension !


Jim Kay pour Bloomsbury Publishing


De Le CA et l'équipe technique le 26/09/2022 17:05


Maintenance des sites


Bonjour à toutes et tous !


Pour nous prévenir un peu plus contre les bots, le serveur a besoin d'un petit redémarrage ! Le reboot traditionnel de 10h ce dimanche 25 septembre durera un petit peu plus longtemps, et au maximum une dizaine de minutes.



Merci de votre compréhension !


De Le CA et l'équipe technique le 23/09/2022 19:03


Ajout de nouveaux personnages !


Bonjour à tous et à toutes,


Les modératrices d'HPFanfiction ont le plaisir de vous annoncer que la liste de personnages a été complétée de A à Z ! La majorité des personnages de la saga sont maintenant à votre disposition pour les ajouter à vos résumés. Les personnages des Animaux Fantastiques et de L'enfant maudit ont également été étoffés. Si des personnages viennent à manquer, vous avez toujours la possibilité d'utiliser "Autre personnage Harry Potter/Animaux Fantastiques" ou "Personnage de Crossover".

Pour rappel, il existe un "Personnage original (OC)" pour catégoriser vos fics mettant en scène un de vos OCs. Pour les recueils de textes mettant en scène de multiples personnages, nous vous conseillons de les ranger dans "Autre personnage Harry Potter/Animaux Fantastiques". Enfin, certains groupes ont fait leur apparition, à savoir les Gryffondor/Poufsouffle/Serdaigle/Serpentard pour vos recueils sur les maisons ou les rivalités entre elles !

Attention ! Certains noms ont été modifiés : les personnages féminins mariés ont repris leur nom de jeune fille, pour ceux connus (ex : Bellatrix Lestrange est devenue Bellatrix Black, Molly Weasley est devenue Molly Prewett, etc...).

Nous vous encourageons à reclasser vos fanfictions en fonction des nouveaux ajouts, afin qu'elles trouvent plus facilement leur public. ;)

De L'équipe de modération le 17/09/2022 16:37


Sélections du mois


Le Jury des Aspics vous invite à lire sur les plus belles, les plus fortes, les plus merveilleuses Sorcières de la saga pour la rentrée de septembre avec la Sélection Femslash ! Vous avez jusqu'au 30 septembre pour lire les 11 textes proposés par les membres et voter par ici.

Et au mois d'octobre, jouez les Indiana Jones et partez à l’Aventure ! Il vous reste 15 jours pour proposer vos deux fanfictions favorites (ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.

Si les thèmes ne vous plaisent pas, souvenez-vous qu’il reste la Sélection Fanfictions longues pour occuper vos jours, vos nuits et votre année 2023 ! Jusqu'en décembre, venez découvrir 12 magnifiques univers ! Pour en savoir plus, rendez-vous ICI.

 

 


De Equipe des Podiums le 14/09/2022 23:00


30ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 30e édition des Nuits Insolites se déroulera le samedi 24 septembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir vous inscrire !
Les modalités de participation sont disponibles sur le même topic.

A très bientôt !
De L'équipe des Nuits le 10/09/2022 10:05


Concours d'écriture


Ici la voix...

La voix vous propose un concours Secret Story, pensé pour les membres les plus anciens du site comme ses plus récents utilisateurs ! Idéal pour apprendre à connaître de nouvelles personnes et découvrir la communauté HPFienne, autrices comme lectrices y sont les bienvenues ! La voix vous explique son projet plus en détails ici !
Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 28 septembre !




De La Voix le 05/09/2022 23:30


Dans le rire est notre salut par Sarambre

[5 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note d'auteur :

Bienvenue dans le monstre qu'est la premiere partie de Voyages! En 90 000 mots, Dans le rire est notre salut, traite des 4 premieres années des Maraudeurs à Poudlard.

Attention, cette fic a été ecrit en 2012-2013 et certaines informations fourni par Pottermore, entre autre, ne l'etait pas a l'epoque. (Je pense notament aux parents de Remus. Meme si vous allez voir, c'est très drole car je ne suis pas tomber si loin que sa de la realité!)

Oh et aussi, certains elements sont volontairement UA, mais vous allez vite vous en rendre compte ;)

Bonne lecture!

ps: le warning Gore est surtout pour une scene, je previendrais dans la note du chap en question!

Note de chapitre:

Prêts a decouvrir mes ptits maraudeurs? Accrochez-vous parcequ'on part pour Poudlard! Bonne lecture!

 

 

Comme chaque jour de cet été semblable à millions d’autres, le soleil se levait sur les terres de l’école de magie et de sorcellerie : Poudlard. Privé de ses élèves turbulents, le château semblait avoir cessé de respirer. Ignorant de ce que la rentrée prochaine leur réservait, les quelques professeurs restés sur place pour les vacances vaquaient à leurs monotones occupations.

Encore loin de l’école, quatre jeunes garçons étaient sur le point de recevoir une lettre qui allait changer leur vie et celles de chaque habitant de l’immense bâtisse magique. Personne ne s’en doutait alors, mais ces quatre petits sorciers allaient révolutionner l’art des farces et attrapes. Durant les sept années à venir, nul ne serait épargné par leurs hilarants méfaits.

Des respectables professeurs, y compris Dumbledore, aux morbides fantômes. Du plus petit première année au plus imposant septième année. Personne n’y échapperait, eux quatre y compris.

Des jours bien sombres s’annonçaient pour les gens dépourvus d’humour.

*****

Au cœur d’une certaine Forêt Interdite, une maison se dressait péniblement. La petite structure de pierres  semblait avoir connu de meilleur temps. De l’autre côté de la clairière, une cabane prête à s’effondrer n’arrangeait guère l’impression d’abandon de la demeure.

Loup, es-tu là ? Veux-tu me manger, Loup ?

Les paroles de cette vieille comptine sanglante inventée un matin brumeux après la pleine lune résonnaient dans la cabane délabrée. Les murs devenus rouge par le sang versé au fil des mois semblaient prêts à s’effondrer autour du maigre mobilier encore en une seule pièce. Sous le sang, d'étranges petites boules argentées apparaissaient sinistrement. Un vieux matelas éventré représentait le centre de gravité du désordre environnant.

Loup, as-tu faim ? Je suis ton prochain menu, Loup ?

Blotti dans un coin autant sinon davantage rouge sang, une petite figure fredonnait, l’air ailleurs. Les cheveux châtains couvrant sa tête semblaient la seule partie intacte de son corps.  Des lambeaux de tissus étaient les seules reliques d’un pyjama autrefois trop grand, cachant des cicatrices, souvenirs d'autres supplices, ainsi qu'un petit garçon aux yeux du monde.

Loup, où es-tu ? Tu approches, Loup ?

Soudain, la porte claqua et une femme au regard dur que les longs cheveux blonds emmêlés n'arrivaient pas à adoucir, apparut. Un morceau de parchemin dépassait d'un de ses poings serrés alors qu'elle posait les yeux sur l'enfant chantonnant toujours.

— Debout Loup ! Tu ne vas quand même pas croire que tu vas pouvoir dormir toute la journée !  Cria-t-elle en brandissant une fourchette en argent vers la forme allongée.

Feignant de n'avoir pas entendu l'interruption, la comptine se poursuivit.

Loup, es-tu affamé ? Mange-moi, Loup ?

Fulminant d'être ainsi ignorée, la femme jeta la lettre froissée  en direction de l'enfant avant de refermer violement la porte.

— Si ça lui fait plaisir de rester là-dedans, très bien!  Marmonna-t-elle en retournant dans la maison délabrée.

Loup, tu es là !

La comptine, devenue routine après la pleine lune, terminée, le jeune garçon tendit le bras vers le morceau de parchemin reposant dans une petite flaque de sang à moitié sec. S'asseyant en ignorant ses blessures, il décacheta l'enveloppe et déplia la lettre.

 Cher Mr Lupin,

Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au Collège Poudlard.

Je me permets de requérir un entretien dans votre demeure pour parler avec vous et votre chère mère, des précautions qui seront appliqués pour la sécurité de chacun en raison de votre condition particulière. ...

Remus Lupin, puisque c'était son nom, fixait les mots comme s'ils venaient d'une autre planète, ricanant amèrement à l'expression "chère mère".

*****

Au cœur de Londres, une sombre demeure se mêle aux maisons moldues d’un quartier mal famé. Passée l’imposante porte, un couloir sinistre se dévoile devant les yeux des courageux invités ou des malchanceux membres de la famille vivant sous ce toit. Evitant le pied de troll servant de porte-parapluie et les têtes d’elfes de maison servant de décoration macabre à l’ endroit, un garçon aux longs cheveux noirs et aux yeux gris tristesse se dirige silencieusement vers sa chambre. Sur la porte du même noir que les murs de la maison, un nom a été gravé en argenté : Sirius.

En poussant celle-ci, un bordel  familier accueillit le jeune garçon. Un grand lit aux tentures vert sombre siégeait au centre de la pièce, entouré de bandes-dessinées et autres jeux de cartes explosifs. Evitant d’un pas d’expert les piles à l’équilibre incertain, le dénommé Sirius, puisque c’est son nom, se dirigea vers l’imposante armoire de bois sombre. L’ouvrant, il fixa d’un regard terne son visage apparaissant dans le miroir fixé sur celle-ci. Une goutte de sang s’écoula de la coupure fraiche marquant sa joue. Gracieuseté de la chevalière portée à tout moment par son père.

Soudainement la porte se rouvrit et un petit garçon ressemblant à Sirius arriva dans la chambre.

— Ce n’était pas très inspiré de faire gonfler la Grande Tante Cassiopeia,  Siri !!  Fit-il remarquer sombrement en fixant le visage marqué de son ainé.

— Pour une fois, ce n’était même pas voulu.  Se contenta de répondre Sirius en essuyant du revers de sa main le sang et la larme traitresse qui s’était échappée.

Soupirant, Regulus choisi de ne rien ajouter à propos de  l’Accident . Il préféra tirer de sa chemise impeccable,  un Black négligé ça n’existera pas de mon vivant !  Disait leur arrière-grand-mère acariâtre du haut de ses 127 ans, une lettre légèrement chiffonnée.

— C’est arrivé pour toi juste après la correction par Père. Je crois que ça vient de Poudlard !  Déclara-t-il sans pouvoir cacher une pointe d’excitation.

L’espoir illumina le regard de Sirius quand il prit dans une main fébrile la lettre tendue. Poudlard signifiait dix mois par an loin de la sombre demeure et de ses parents.

Admirant un instant le sceau de Poudlard scellant l’enveloppe, Sirius la déchira sans ménagement.

 Cher Mr Black,

Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au Collège Poudlard. … 

*****

Au cœur de la compagne anglaise se dressait le Manoir des Potter, ses nombreuses fenêtres donnant sur un terrain de Quidditch laissé à l’abandon. Perché sur le bord d’une de celle-ci, un jeune garçon à la tignasse noire indisciplinée, regardait d’un air rêveur l’étendue d’herbe désormais sauvage. Dans le seul lit de la pièce, une vieille femme reposait, le visage troublé par la fièvre. Ses longs cheveux grisonnants, autrefois d’un roux flamboyant, s’étalait sur les oreillers moelleux disposé sous elle.

Soupirant une dernière fois, l'héritier Potter se leva, se dirigeant vers le lit où tentait de se reposer sa mère.  Cédant sans doute à un besoin d'affection, James se lova contre la forme endormie. Encore une journée passée au chevet de sa mère plutôt que de jouer au Quidditch comme tous les petits sorciers de son âge.

C'est dans cette position qu'un des elfes de maison du manoir le trouva. Triturant une lettre entre ses longs doigts, il s'approcha silencieusement de son jeune maitre.

— Maître James ? Vous avez reçu une lettre de Poudlard.  Murmura-t-il, se tordant une oreille d'une main à l'idée de réveiller sa Maitresse.

La réaction du jeune Potter fut instantanée. Se redressant d'un coup, il lança après coup un regard inquiet vers sa mère, mais celle-ci continuait de dormir sous l'effet de la fièvre qui la terrassait depuis quelques temps. Soulagé, James pris la lettre que lui tendait l'elfe.

Déchirant l'enveloppe, il se dépêcha de déplier son contenu, sautillant presque sur place d'excitation. Il aimait profondément ses parents et le manoir Potter mais Poudlard... et bien c'était Poudlard bien évidement !

 Cher Mr Potter,

Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au Collège Poudlard.

Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.

... 

*****

Dans un petit village au cœur de la compagne écossaise, une maison à l'aspect un rien tordu se dressait. Dans celle-ci, une famille ordinaire vivait paisiblement depuis de nombreuses années. Ordinaire? Peut-être pas. L'ainé des enfants et seul garçon, Peter, semblait attirer d'étranges phénomènes. Des fleurs poussaient en plein hiver dans le jardin municipal après qu'on l'y ait vu quelques jours plus tôt. Ceci n'était qu'un exemple parmi bien d'autres.

Mais pour le moment, le concerné n'avait que faire de toutes ses rumeurs, occupé qu'il était à profiter des dernières minutes de calme avant la tempête. Celle-ci avait pour nom Jenny et Tania Pettigrow, respectivement âgées de sept et quatre ans.

La chambre de Peter était décorée très simplement. Un lit à tiroirs longeait le mur opposé à la porte, une grande armoire était coincée entre un coin de la pièce et l'unique fenêtre. Un bureau et une étagère remplis de livres et autre jouets terminaient le tableau.

Comment chaque matin depuis le début des vacances, le silence de la nuit se termina par le vacarme provoqué par les jeunes sœurs du pauvre Peter. Il eut le temps d'entendre Jenny commenter bruyamment son programme de la journée dans la pièce à coté, avant que sa porte ne s'ouvre, frappant violement le mur. Mais son vrai cauchemar n'y fit nullement attention, se précipitant pour se jeter sur le lit, piétinant le pauvre garçon.

— Pettttt' ! ! C'est l'heureuhh ! Maman a dit debout ! !  Lui hurla dans les oreilles sa plus jeune sœur, Tania, ses tresses blondes à moitié défaites volant dans les airs alors qu'elle recommençait à sauter sur le lit.

— D'accord d'accord ! Arrête ! Je suis réveillé !  Répondit-il en tentant d'éviter de recevoir un coup de pied mal placé. Cet exploit réussi une fois de plus, Peter se dirigea vers la sortie de sa chambre... ou plutôt se fit tirer hors de sa chambre par le diable blond.

Quelques minutes plus tard, il était à moitié effondré sur la table, regardant d'un œil à moitié ouvert son petit déjeuner. Mais un événement était sur le point de changer ce matin ordinaire en journée extraordinaire.

En effet, la famille était réunie dans un calme relatif, prenant le temps de déjeuner tous ensemble, privilège des vacances et jours fériés, quand un... Hibou ? Oui un hibou, au magnifique plumage brun moucheté de noir, s'invita par la fenêtre ouverte de la cuisine.

Dans le chaos qui s’ensuivit, on put notamment entendre le cri excité du plus jeune membre de la famille.

— Je peux le garder ? Dites oui, dites ouiii ! ! 

Apres de longues minutes de folie, le calme revint enfin. Le hibou responsable de cette agitation se trouvait fièrement planté devant Peter, tendant une patte où était accrochée... une lettre ? Rendu perplexe par tout ceci, le jeune garçon tendit une main d'abord hésitante vers le morceau de parchemin. Voyant que l'animal ne bougeait pas, Peter se saisit de l'objet.

L'ouvrant et lisant les premiers mots, un regard d'immense surprise et de perplexité s'afficha sur son visage.

 Cher Mr Pettigrow,

Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au Collège Poudlard.

Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.

Etant donné vos origines de né de Moldus (personnes sans pouvoir magique), le professeur Flitwick viendra vous guider dans les démarches à entreprendre pour vous préparer à la rentrée scolaire le 1er septembre.

... 

*****

Le premier septembre, une foule inhabituelle se pressait sur les quais de la gare de King Cross. Pour les yeux avertis, une bonne partie de cette foule avait un comportement bien étrange. Mais les Anglais n'étaient pas connus pour leur flegme pour rien. Un jeune homme tout de rouge vêtu, vit passer deux cages contenant ce qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à des hiboux, cela ne l'empêcha nullement de prendre son train à l'heure. Dix minutes plus tard, il avait mystérieusement oublié l'événement.

Car le Ministère de la Magie ne comptait pas seulement sur le légendaire flegme anglais. Comme chaque année, une véritable armée d'oubliator se mélangeait à la foule, usant habilement de sorts d'oubliettes silencieux, leur spécialité après tout, pour protéger le plus important secret de la communauté magique : leur existence tout court !

Parmi les centaines de personnes se pressant entre les trains, quatre jeunes hommes nous intéressent particulièrement. Justement, le premier montre le bout de son nez.

Remus Lupin trainait une vieille malle en direction de la fameuse barrière menant au Poudlard Express. Une de ses mains était bandée à cause de la précédente pleine lune ayant eu lieu quelques jours plus tôt. Il était seul, sa mère l'ayant déposé de mauvaise grâce à l'entrée de la gare avant de repartir, apparemment soulagée d'être débarrassé de lui pendant de nombreux mois. Elle espérait sûrement secrètement qu'il ne survive pas à une des nombreuses pleines lunes le séparant de la fin de l'année scolaire. Malheureusement pour elle, le risque était mineur grâce à la présence de l'infirmière hautement qualifiée et mise au courant de la situation du jeune Lupin, comme tous les professeurs, par le directeur Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore.

Traversant le passage magique, Remus ouvrit de grands yeux étonnés devant la vue s'offrant à lui. Sur le quai caché des moldus, une véritable fourmilière se déployait, les élèves montant dans les wagons du train, parlant lourdement avec leurs familles. Certains pourchassaient leur animal, là un chat froussard se terrait sur le toit, ici un crapaud sautait joyeusement de tête en tête, faisant pousser des cris d'étonnement et de frayeur sur son passage.

Slalomant entre les personnes, Remus parvint devant la porte d'un wagon, réussissant tant bien que mal à monter sa valise. Il partit s'installer dans un compartiment, n'ayant personne à saluer sur le quai, hélas.

Etant arrivé tôt sur les lieux, il trouva relativement facilement un compartiment encore vide. Choisissant de glisser sa valise sous son siège plutôt que de tenter de la monter dans l'espace prévu, Remus s'installa enfin, sortant un livre ayant connu de meilleurs jours de sa valise, il était prêt à attendre le départ du train, jetant de temps en temps un regard envieux vers les parents massés sur le quai, voyant leur progéniture les quitter, la larme à l'œil.

Mais intéressons-nous au suivant du groupe, Sirius Black.

Il était arrivé sur les lieux par transplanage accompagné par son père, à l'apparence aussi aimable qu'une porte de grange. Regulus avait eu beau faire des pieds et des mains, dans les limites des Black bien sûr, il n'avait pas eu le droit de les accompagner.

Apres des adieux glaciaux, l'héritier des Black se dirigea d'un pas digne vers le train... jusqu'à ce que le chat timide, ayant perdu sa timidité, ne lui saute à la figure depuis le toit. Poussant un cri à réveiller les morts, Sirius s'empêtra au passage dans sa malle et finit les quatre fers en l'air, le chat rejoignant tranquillement son maître. Pour un départ digne, il repasserait... Satané chat !

Le félin rejoignit son maitre, un petit garçon blond légèrement potelé, semblant étrangement fier de lui. Le père du jeune sorcier lui tapota sur l'épaule pour lui faire remarquer le retour du fugueur. Ayant le dos tourné lors de sa magnifique descente acrobatique, Peter le cherchait encore, un regard inquiet sur son visage. 

Ayant finalement retrouvé Machiavel, le jeune Pettigrow fit ses adieux à sa famille, ses sœurs s'accrochant à lui.

Mais alors que l'héritier Black disparaît finalement à l'intérieur du train, déjà le quatrième garçon qui nous intéresse apparaît. Flanqué de deux elfes de maison, l'un d'eux tenant sa malle, l'autre sa main. L’héritier Potter semblait à la fois heureux et triste d'être ici. Fixant la grande locomotive, il resserra sa main tenant celle de l'elfe.

— Jeune maitre ?  S'enquit l'elfe tenant sa malle en le voyant figé dans ses pensées.  Le train va bientôt partir.  Ajouta-t-il d'un ton informatif.

Secouant sa tête, emmêlant encore plus sa tignasse au passage, le jeune Potter se mit en route après un dernier regard légèrement apeuré vers les elfes et tout ce qu'ils représentaient : la sécurité et chaleur du manoir.

Finalement, le train se mit en route, entrainant ces quatre garçons et bien d'autres jeunes sorciers vers leur avenir. Vers l'école où ils accompliraient de plus ou moins grandes choses, vers le lieu qui deviendrait leur deuxième maison, pour certains le seul endroit qui méritera ce terme même.

Perdu dans son livre, Remus ne vit pas le jeune garçon blond trainer sa malle dans son compartiment. Ce n'est qu'au miaulement désapprobateur de Machiavel que Remus réalisa qu'il n'était plus seul. Curieux, il observa un moment l'autre garçon, occupé à calmer son chat qui semblait complètement terrorisé.

— Hum, tu ne devrais peut-être pas le mettre trop près de moi, les animaux ne m'aiment pas beaucoup...  Tenta Remus, sachant parfaitement pourquoi le félin s'agitait. Il grinça légèrement des dents en voyant l'autre garçon sursauter, ne l'ayant sans doute pas aperçu en entrant.

— Oh, j'ai eu peur ! Désolé je ne t'avais pas vu.  S'excusa Peter, passant une main gênée dans ses cheveux.  T'inquiète pas pour Machiavel, il n’aime juste pas être enfermé, ça le met de mauvaise humeur. Mais si je le libère, il va réessayer de se sauver comme tout à l'heure sur le quai.  Expliqua-t-il en calant finalement le panier du félin sur une banquette de l'autre côté du compartiment.  Il va se calmer tout seul si on l'ignore.  Ajouta-t-il en se dirigeant vers Remus.

Celui-ci le regarda approcher d'un œil légèrement méfiant. La bête qu'il était était-t-elle visible par tous? Les animaux le craignaient par pur instinct, comment réagiraient d'autres sorciers ? Sa mère, moldue de son état, semblait presque toujours ne voir que la bête en lui, n’apercevant qu'en de rares occasions l'enfant qu'elle avait enfanté, qu'elle avait chéri.

— Au fait ! Salut, Peter Pettigrow, se présenta l'autre garçon, faisant sursauter Remus à son tour.  Si on arrêtait les sursauts ?  Ajouta Peter d'un ton légèrement amusé.

— Oui... C'est une bonne idée. Répondit-il avant de se souvenir qu'il ne s'était toujours pas présenté. Hum bonjour, je m'appelle Remus Lupin. Ajouta-t-il en relevant la tête qu'il avait automatiquement baissée.

— Wow ! Tu as une drôle couleur d’yeux ! S'exclama Peter en les voyant pour la première fois. Le regard ambre se reporta aussitôt vers ses mains que Remus tordait nerveusement. Ses joues d'ordinaire d’un pâle maladif, se colorèrent de rouge en signe de sa gêne. Oh... euh Désolé ça m’a surpris c'est tout. C'est spécial mais ce n’est pas grave. Après tout, on est là parce qu'on est tous un peu spéciaux non ? Peter tenta de rattraper sa bourde.

— Oui... murmura d'un ton peu convaincu le jeune Lupin, mordillant sa lèvre inferieur. Toujours gêné par la remarque de l'autre garçon, il fit mine de se replonger dans son livre. Voyant cela, Peter s'installa sur la banquette d'en face, n'osant plus rien dire.

 Bien joué, Peter !  Pensa-t-il alors que Machiavel continuait de miauler depuis son panier.

Quelques wagons plus loin, l'ambiance s’apprêtait à devenir orageuse. Dans le compartiment, une jeune fille à la chevelure rousse tressée et aux grands yeux verts discutait calmement avec un garçon. Celui-ci avait des cheveux noirs qui tombaient sur son visage et cachaient en partie son teint de cadavre réchauffé. Ils semblaient discuter de leurs différents futurs cours.

— Les cours d'enchantement ont l'air terriblement intéressants, il doit y avoir tellement de sorts différents à apprendre ! S'exclama avec enthousiasme la jeune fille.

— Peut-être mais Lily, l'art des potions est beaucoup plus subtil qu'un simple tour de baguette ! Répondit-il avant que le bruit de la porte s'ouvrant bruyamment ne lui fasse tourner la tête vers le nouveau venu.

Dans l'encadrement de la porte du compartiment ne se tenait nul autre que Sirius Black, soignant son ego blessé par les griffes de Machiavel. Reconnaissant la présence des deux autres sorciers d'un seul signe de tête, il traina tant bien que mal sa malle dans le compartiment, s'asseyant sur une banquette de l'autre côté de celui-ci, ne prêtant nullement attention aux autres occupants des lieux.

Le silence lourd régna sur le compartiment durant quelques minutes quand soudainement la jeune fille rousse se leva et se dirigea vers Sirius, malgré les protestations silencieuses de son ami. L'héritier Black la regarda approcher d'un œil méfiant, frottant machinalement une griffure sur sa joue.

— Salut, je m'appelle Lily Evans. Et toi ? Se présenta-t-elle en se plantant devant lui. Lily retenait tant bien que mal sa gêne alors que le regard noir d'acier la fixait longuement avant qu'il ne lui réponde.

— Sirius Black. Marmonna-t-il avant de retourner à l'étude poussée du paysage. Après s'être couvert de ridicule, il n'avait nullement envie de sociabiliser avant que cela ne soit strictement nécessaire. Pas déstabilisée pour un sou, Lily continua.

— J'arrive toujours pas à croire que c'est la réalité ! On se dirige vers une école de magie ! S'exclama-t-elle en sautillant légèrement sur place d'excitation.

— Sang de bourbe hum ? Devina Sirius sans même tourner la tête vers elle. Sois gentille, oublie-moi ! C'est mieux pour tout le monde. Ajouta-t-il en lui lançant un regard à glacer le sang.

Lily fronça les sourcils face à ses paroles mais elle n'eut pas le temps de réagir, son ami l'avait fait pour elle. Se déplaçant silencieusement, il pointa sa baguette dans le visage de Sirius.

— Retire ce que tu viens de dire ! Menaça-t-il, son regard noir sans fond fixant celui d'acier de l'héritier Black. Celui-ci repoussa d'un doigt le bâton de bois, il se leva, dominant l'autre garçon d'une demi-tête.

— Hum... Nope. Pourquoi tu t'énerves ? Pitié, ne me dis pas que je suis tombé sur un compartiment rempli de sangs de bourbe ! Répliqua-t-il en soupirant d'ennui.

La dispute naissante fut soudainement interrompue par l'arrivé d'un troisième garçon. Celui-ci observa la situation d'un regard curieux mais néanmoins nerveux.

— Hum, je dérange ? Demanda-t-il timidement en se mordillant la lèvre inferieur. Il déglutit visiblement devant les deux regards noirs qui le fixèrent soudainement. Mais c'est la jeune fille qui répondit.

— Non, tu ne déranges pas, on avait fini. Déclara Lily lançant un regard glacial à l'héritier Black avant de s'adresser à son ami. Viens Severus, tu avais raison, il ne vaut pas la peine d'être connu. Sur ces mots, elle l'entraîna vers leurs places mais pas avant qu'il ne lance un dernier regard meurtrier a Sirius.

— Humm, l'ambiance a l'air d'enfer ici ! J'ai loupé quoi ? S'exclama James, ayant envoyer sa timidité au placard. Il se laissa tomber sur la banquette faisant face à Lily et Severus. James Potter au fait, enchanté ! Se présenta-t-il après coup.

Un sourire fleurit sur le visage de Lily en entendant son ton enjoué.

— Lily Evans et lui c'est Severus Snape. Ne fais pas attention, il est un peu grognon d'habitude, alors après la discussion qu'on vient d'avoir... Expliqua Lily en souriant devant la grimace que sa remarque ne manqua pas de provoquer chez son ami.

— J'imagine bien, les Black ne sont pas connus pour leur amabilité. Informa James en lançant un regard critique en direction de Sirius. Il l'avait tout de suite identifié. Les cheveux noirs, les yeux d'acier et le port de tête d'aristocrate poussiéreux ne laissaient guère de doutes sur l'origine du garçon.

— On ne t'a pas demandé ton avis, Potter.  Répliqua ledit garçon, fixant d'un regard meurtrier le groupe. Dans sa tête, Sirius pesait les avantages et inconvénients d'aller chercher un autre compartiment. Avantages ? Quitter cette armée de sangs de bourbe et Potter. Inconvénients ? Risquer de trouver pire encore ! Sans compter qu'il fallait trainer sa malle avec lui. Non décidément, mieux valait les ignorer et profiter du paysage en attendant d'arriver.

C'est ainsi que le voyage se passa, Lily et James faisant connaissance entre deux grognements de Severus alors que Sirius tentait de perfectionner son regard de tueur, ignorant totalement la petite voix dans sa tête qui écoutait la discussion et mourrait d'envie d'en faire partie. Si Père apprenait qu'il parlait avec des sangs de bourbe... Sirius ne préférait pas penser à la correction qui l'attendrait à son retour Place Grimmaud.

Mais retournons voir dans le compartiment de Remus et Peter. Celui-ci était sur le point de tenter une deuxième approche du jeune Lupin après sa magnifique gaffe.

— Hum … Tu sais à quoi ça ressemble Poudlard ? Questionna-t-il en tentant de lire le titre du livre que tenait l'autre garçon. Mais celui-ci l'abaissa en réaction à la question.

— Je... Je crois que ça doit ressembler à un immense château, apparemment. Répondit Remus, hésitant légèrement au début, surpris par la question. Il tritura les pages de son livre, voulant s'y replonger pour tenter d'oublier la présence de Peter. Mais celui-ci ne semblait pas vouloir abandonner.

— D'accord... D'autres personnes dans ta famille sont sorciers ? Tenta-t-il finalement. Autant essayer de faire plus ample connaissance. Mauvaise tactique s'il en croyait le regard triste qui avait soudainement pris place sur le visage de Remus. Celui-ci mit un long moment avant de répondre, semblant perdu dans ses pensées.

— Mon père l'était. Ma mère est moldue. Expliqua-t-il en très peu de mots. Peter acquiesça, remarquant l'emploi du passé.

— Moldu... C'est quand on n’a pas de pouvoir magique c'est ça ? Apparemment je suis le seul sorcier dans la famille. Avoua-t-il.

Apres ce court échange, le silence reprit sa place. Remus faisait semblant de lire son livre pendant que Peter regardait défiler le paysage, jetant de fréquents coups d'œil sur le jeune Lupin.

Apres une longue journée à travers le pays, le Poudlard Express arrivait enfin en vue de Pré-au-Lard. Sur le quai, un géant attendait alors que des calèches sans chevaux étaient garées tout près.

Quelques minutes plus tard, le train s'immobilisa finalement et les élèves se précipitèrent sur le quai.

— Les premières années, par ici ! Les premières années ! S'éleva la voix du géant par-dessus le vacarme provoqué par les centaines d'élèves se dirigeant tant bien que mal vers les calèches. Dans cette confusion totale, les plus jeunes élèves se frayèrent finalement un chemin vers le géant.

— B'jour, moi c'est Hagrid, Gardien des Clés et des Lieux de Poudlard. Pour votre première arrivée à Poudlard, vous allez passer par le lac, c'est la tradition. Alors suivez-moi et ne trainez pas, vous êtes attendus ! Expliqua-t-il une fois les enfants réunis autour de lui. Ils ressemblaient à des bambins à côté du demi-géant.

Suivant celui-ci comme des canetons suivraient leur mère, les futurs nouveaux élèves de Poudlard se dirigèrent vers le bord du lac où les attendaient des petites barques à l'aspect peu reluisant.

— On ne va pas couler en traversant là-dedans ? Demanda l'un des élèves d'un ton septique devant l'apparence de leur moyen de locomotion.

— Jamais entendu parler de Magie ? Répliqua simplement Hagrid en décrochant les barques du rivage. Quatre par barques et deux doivent venir avec moi. Ajouta-t-il.

Dans une certaine confusion, les jeunes sorciers se répartirent dans les barques. Celles-ci se mirent à avancer d'un coup, en faisant tanguer plus d'un.

Dans une barque, Lily, Severus et James discutaient calmement alors que Sirius, encouragé par Hagrid à aller avec eux, boudait à l'arrière de l'embarcation.

— Attention, levez la tête, on va bientôt apercevoir le château de Poudlard. Les prévint Hagrid après quelques minutes de traversée. Et en effet, après un virage le long d'une paroi rocheuse, apparut Poudlard.

Le château était illuminé de mille feux, projetant des ombres dansantes sur le parc l'entourant. Au loin, on pouvait apercevoir un étrange arbre agitant ses branches avec entrain. Une nuée de chouettes s'envola des arbres bordant la Forêt Interdite pour rejoindre la tour où résidait la volière.

— Pas mal hum ? Commenta Hagrid, un sourire réjoui caché dans sa barbe touffue.

Dans une des barques, l'héritier Black était toujours en train de bouder, ignorant la vue se dévoilant devant lui mais aussi trop distrait. Occupé qu’il était à s'imaginer perçant des trous dans les crânes de Potter et de Snape, Sirius ne remarqua nullement qu’un tentacule s'enroulait sournoisement autour d'un bras qu'il avait négligemment laissé trainer dans l'eau sombre du lac. Une première pression du tentacule le fit légèrement penché vers le bord de la barque. Alors que ses yeux s'agrandissaient de surprise face au mouvement soudain, une deuxième tentative le fit basculer par-dessus le bord et directement dans l'eau sans fond. Sirius n'eut que le temps de laisser échapper un cri dont il niera plus tard l'existence avant de sombrer en direction des profondeurs du lac.

Inconscient de l'agitation provoquée par sa chute, il décida sur un coup de tête que s'il devait mourir d'une manière aussi stupide, il en profiterait au maximum. C'est ainsi que Sirius se retrouva nez à nez avec le célèbre calamar géant de Poudlard, un sourire idiot, les joues gonflées tentant de garder le peu d'air que la chute surprise lui avait permis d'avoir.

Il était en train de tenter de le chatouiller quand une immense main l'attrapa presque par la peau du cou, le ramenant à la surface. Sirius fit un signe d'au revoir à la grosse bestiole qu'il trouvait particulièrement charmante avant que sa tête ne sorte de l'eau.

— Trop cool ! Je peux y retourner ? Demanda-t-il après avoir repris son souffle. Hagrid lui lança un regard réprobateur en le hissant dans sa propre barque, marmonnant qu'il préférait l'avoir à l'œil, plutôt que dans celle de Lily, James et Severus.

— Oh, c'était quoi cette bête ? Tu l'as vue de près ? Questionna un Peter, surexcité par les événements, oubliant totalement que lui et Sirius ne se connaissaient ni d'Eve ni d'Adam.

— Le calamar géant de Poudlard, tout le monde le sait. Tu sors d'où ? D’une grotte ? Répondit Sirius de son ton le plus aimable... Ou pas. Soudain, une main d'Hagrid cogna le dos de Sirius, le projetant en avant et directement dans l'eau. Encore une fois.

— Oups, je t'avais pas vu, s'excusa le demi-géant en repêchant l'héritier Black une seconde fois.

*****

Après toutes ces péripéties, ils arrivèrent enfin au bord des escaliers menant à Poudlard. Ils montèrent calmement les marches sinueuses serpentant le long de la paroi puis, toujours guidés par Hagrid, ils débouchèrent sur un autre escalier menant cette fois-ci à une grande pièce au très haut plafond : le Hall d'entrée. Ils passèrent rapidement devant les immenses portes de la Grande Salle actuellement fermées mais ne dissimulant rien de l'agitation de l'intérieur, les autres élèves prenant place aux quatre longues tables et surveillés par les professeurs depuis leur table surélevée. Le garde-chasse les pressa d'entrer dans une petite pièce en côté.

— Attendez ici, le professeur McGonagall ne va pas tarder à venir vous chercher. Expliqua Hagrid avant de les laisser seuls dans la pièce.

Les quelques minutes suivantes parurent s'être transformées en heures pour les jeunes élèves, chuchotant entre eux et émettant les hypothèses les plus folles sur la méthode pour les repartir dans les différentes maisons.

Nombres d'entre eux sursautèrent quand un curieux personnage apparut soudainement au-dessus d'eux.

— Héhéhé mais que voit donc Peeves ? De nouvelles proies toutes fraiches pour ses farces bien sûr ! Caqueta-t-il en les survolant. Quelques fois, il s'approcha d'un visage, faisant loucher l'élève ciblé par son regard calculateur.

— Peeves ! Du vent ! S'exclama soudainement une femme à l'air sérieux, pointant son regard exaspéré sur l'esprit frappeur. Attends au moins qu'ils soient répartis avant de les terroriser ! Ajouta-t-elle à demi-mot.

Une fois l'esprit frappeur disparu, non sans tirer la langue au professeur, celle-ci se tourna vers les élèves.

— Bienvenue à Poudlard ! Commença-t-elle, leur lançant un regard sévère. Le banquet de début d'année va bientôt commencer mais avant que vous ne preniez place dans la Grande Salle, vous allez être répartis dans les différentes maisons. Expliqua-t-elle avant de continuer. Une oreille attentive pouvait entendre que son discours avait été parfaitement rôdé par les nombreuses années.

— Cette répartition constitue une cérémonie très importante. Vous devez savoir, en effet, que tout au long de votre séjour à l'école, votre maison sera pour vous comme une seconde famille. Vous y suivrez les mêmes cours, vous y dormirez dans le même dortoir et vous passerez votre temps libre dans la même salle commune. Les maisons sont au nombre de quatre. Elles ont pour nom Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard. Chaque maison a sa propre histoire, sa propre noblesse, et chacune d'elle a formé au cours des ans des sorciers et des sorcières de premier plan. Pendant votre année à Poudlard, chaque fois que vous obtiendrez de bons résultats, vous rapporterez des points à votre maison, mais chaque fois que vous enfreindrez les règles communes, votre maison perdra des points. A la fin de l'année scolaire, la maison qui aura obtenu le plus de points gagnera la coupe des Quatre Maisons, ce qui constitue un très grand honneur. J'espère que chacun et chacune d'entre vous aura cœur de bien servir sa maison, quelle qu'elle soit. Je vous conseille de profiter du temps qui vous reste avant le début de cette cérémonie pour soigner votre tenue. Termina-t-elle, son regard critique survolant les jeunes sorciers qui pour certains gigotèrent nerveusement.

Une fois le professeur McGonagall retourné dans la grande salle, un silence rempli de tension s'éleva sur le groupe. Ils se regardèrent du coin de l'œil, l'un rajustant sa cape, l'autre tentant de se recoiffer. De longues minutes s'écoulèrent ainsi avant que la porte ne se rouvre.

Rendus silencieux par la nervosité, ils suivirent le professeur qui les mena d'un pas décidé à travers les grandes portes, remontant l'allée centrale jusqu'à s'arrêter devant la table des professeurs où un chapeau à l'aspect miteux reposait sur un tabouret bancal.

Pendant la traversée de la salle, des murmures d'admiration s'élevèrent des futurs élèves, malgré la nervosité, alors qu'un par un, ils levaient la tête et découvraient le plafond magique.  Un magnifique ciel étoilé, sans un nuage en vue, les accueillit. Un élève en particulière lança un regard nerveux à la lune, en forme de croissant, avant de rebaisser le regard, fixant obstinément le tabouret à la place.

Plus d'un élève sursauta alors que le chapeau s'animait. Ouvrant une fente qui lui servait de bouche, il se mit à chanter.

Vous devez sans doute vous dire que je paye pas de mine ?

Je suis poussiéreux, j'ai peut-être des mites,

Mais je suis un Choixpeau pensant !

Un jour de grand calme, Godric ce fou,

Décida de me retirer de sa tête.

S'adressant aux autres fondateurs, il déclara :

Avec l'intelligence et la sagesse de Rowena,

Avec la ruse et l'ambition de Salazar,

Avec la gentillesse et la loyauté d'Helga

Et avec ma bravoure et mon courage,

Désormais le Choixpeau Magique,

Répartira tout élève voulant étudier,

L’art de la magie et de la sorcellerie à Poudlard !

C'est ainsi que mon but dans l'Histoire fut décidé.

Maintenant, posez-moi sur votre tête,

Et je vous dirai à qui vous ressemblez le plus,

D'Helga Poufsouffle, de Rowena Serdaigle,

De Salazar Serpentard ou de Godric Gryffondor.

Alors que la dernière note s'éteignait,  un tonnerre d'applaudissements résonna jusqu'au plafond magique.

Une fois le silence de retour, le professeur McGonagall s'avança, un parchemin à la main.

— Quand je dirai votre nom, vous vous assiérez sur le tabouret et je mettrai le Choixpeau sur votre tête. Expliqua-t-elle avant de commencer la liste.

—  BLACK, SIRIUS !

Sirius s'avança d'un pas digne des Black, malgré ses habits trempés par l'eau du lac et son visage couvert de griffures. Jetant un regard critique au Choixpeau, il s'assit de mauvaise grâce sur le tabouret. Le professeur McGonagall posa l'objet sur sa tête et aussitôt le noir se fit.

— Hum, une nouvelle génération de Black ? Une longue lignée de Serpentard, peu de familles peuvent rivaliser dans ce domaine, à part peut-être les Malfoy il est vrai... Voyons voyons... De l'arrogance, oh oui, beaucoup d'arrogance. Tu as un don pour désobéir à ton père, n'est-ce pas jeune Sirius ? Orgueilleux mais possédant un étonnant esprit malicieux. Hum... Non... Je ne pense pas que ça soit ta place. Tu montres patte noire mais tu es un mouton blanc au milieu des Black... Oui, pourquoi pas... GRYFFONDOR !!

La décision de Choixpeau en surprit plus d'un, Sirius en premier.  Lentement, il se leva du tabouret, se dirigeant vers la table des rouge et or. Une phrase tournait dans sa tête alors qu'il s'asseyait au bout de la table. Son père allait le tuer ! Le massacrer ! L'éviscérer ! Qui a dit qu'un garçon de 11 ans ne pouvait pas être l'exagération même ?

Quand le silence revint enfin dans la grande salle, le professeur McGonagall toussa pour se dégager la gorge avant de continuer à appeler les élèves par ordre alphabétique. Successivement, CASTLE ISAAC  Serpentard ! , DELACOUR XENIA  Serdaigle ! , GREENGRASS DEBORAH Serpentard, etc... Une certaine Lily Evans finit à Serdaigle.

Jusqu'à ce qu'enfin :

— LUPIN, REMUS !

Remus s'avança, se triturant toujours les doigts. Assis devant toute l'école assemblée, le Choixpeau recouvrant sa vision fut un soulagement. Mais il eut aussi un sursaut quand celui-ci se mit à parler dans sa tête :

— Hum... Voilà quelqu'un d'intéressant ! Ton esprit est très particulier jeune lycan. Mais la bête comme tu l'appelles n'a pas grand-chose à y jouer. Voyons cela... Une très forte curiosité hum ? Une soif de connaissance malgré ton isolement forcé... Serdaigle peut-être ? Non je ne pense pas que cela te soit bénéfique. Il t'a fallu énormément de courage pour accepter l'offre du directeur, jeune Remus... Oui je pense avoir trouvé : GRYFFONDOR !!

Repassant les paroles du Choixpeau, Remus se dirigea vers la table des Gryffondor, la tête dans la lune...  Il s'assit en face de Sirius, observant la table. Les plats très brillant mais vides  ressemblaient dangereusement à de l'argent, pensa le jeune Lupin.

Mais déjà, le professeur recommença a appeler les élèves. Rapidement c'est les noms commençant par P qui arrivèrent.

— PETTIGROW, PETER !

Légèrement nerveux devant toute cette assemblée, Peter se dirigea néanmoins d'un pas sûr vers le tabouret. Il aperçut Remus lever un regard curieux avant que le Choixpeau ne recouvre ses yeux.

— Hum... Un né moldu hein ? Tu as beaucoup de curiosité à propos de ce nouveau monde n'est-ce pas ? Mais tu es aussi très loyal et courageux. Poufsouffle peut-être ? Non tu t'y ennuierais rapidement, il te faut un endroit plus vivant... GRYFFONDOR !!

Plutôt content du résultat, Peter alla rejoindre Remus à la table des Gryffondor. Au même moment c'était le tour d'un certain garçon à la tignasse incoiffable.

— POTTER, JAMES !

L'appelé s'avança à son tour vers le Choixpeau, souriant insolemment au professeur McGonagall avant de s'asseoir.

— Oh un Potter, cela fait longtemps que je n'en ai plus réparti ! Pas beaucoup de doute à avoir, tu es l'exemple parfait de... GRYFFONDOR !!

A son tour, James rejoignit la table des rouge et or, laissant une place vide entre Black et lui.

Quelques secondes plus tard, Severus Snape finissait à Serpentard. Quelques derniers élèves et enfin la répartition se termina. Le professeur McGonagall ramena le Choixpeau et le tabouret dans la petite pièce dont l'accès se trouvait derrière la table des professeurs, en attendant que l'objet magique retrouve sa place dans le bureau du directeur.

*****

Dans la Grande Salle, le silence reprit lentement sa place alors que le directeur Dumbledore se levait pour son discours.

— Bienvenue à vous, anciens et nouveaux étudiants ! Une nouvelle année à Poudlard est sur le point de commencer, j'espère que vous avez bien profité de vos vacances pour oublier tout ce que vous aviez appris l'année dernière ! Commença-t-il joyeusement. Des éclats de rire lui répondirent alors que le professeur McGonagall s'éclaircissait bruyamment la gorge. Hum oui oui c'est très bien, je sais que vos estomacs crient famine donc je terminerai simplement par ces quelques mots: Chaussette, farfadets et bon appétit ! Termina-t-il en claquant des mains une fois, faisant apparaitre des montagnes de nourriture sur les plats jusqu'à maintenant vides.

Remus, comme les autres premières années, regarda l'immense choix de nourriture avec étonnement. Mais aussi une part d'inquiétude. Des plats en argent, sérieusement ? Préférant en avoir le cœur net que de s'en méfier pour rien, il avança une main tremblante et toucha du bout du doigt le plat le plus proche de lui. Son geste était passé inaperçu dans l'agitation mais le petit cri de douleur que le contact provoqua, attira quelques regard sur le jeune Lupin alors qu'il ramenait précipitamment sa main contre lui.

— C'est chaud... Expliqua-t-il simplement en se retenant de mettre son doigt à la bouche. Une brûlure d'argent sur la main faisait mal mais il préférait ne pas ajouter une langue brûlée par les particules d'argent sur sa brûlure. Essayant d'ignorer la douleur grandissante qui ne s'arrêterait pas avant qu'il ne puisse se laver la main, enlevant en même temps toute fine particule d'argent collée à sa brûlure, il soupira d'envie en regardant la nourriture devant lui.

Manger ou risquer d'être intoxiqué à l'argent ? L'estomac de Remus protesta bruyamment alors qu'il testait ses couverts. Heureusement ceux-ci n'étaient pas en argent. En prenant la nourriture au milieu du plat sur le dessus, il pourrait la manger, non ? Se dit-il en se triturant les doigts. Finalement, son estomac soit damné, le jeune Lupin préféra ne pas prendre le risque. Apres tout ce n'était pas la première fois qu'il irait dormir l'estomac vide...

— Tu ne manges pas ? S'étonna Peter, la bouche débordante de poulet.

— Je n'ai pas vraiment faim. S'excusa Remus en prenant néanmoins la carafe, en verre heureusement, de jus de citrouille pour remplir son verre.

Le repas sembla durer des heures pour le jeune Lupin. Il tenta de passer le temps en observant discrètement ses nouveaux compagnons de dortoir. Le garçon en face de lui, Sirius Black s'il se souvenait bien, triturait sa nourriture plus qu'il ne la mangeait, un air pensif sur le visage.  Il semblait avoir peur de quelque chose, pensa Remus. Plus d'une fois pendant le repas, il prit une inquiétante couleur verte avant de se reprendre, buvant à petites gorgées son jus de citrouille.

Tournant son attention ailleurs, Remus posa son regard sur Peter qui se goinfrait à côté de lui. Mais cette vision lui rappela son estomac quasiment vide et il détourna rapidement le regard. Il tomba finalement sur James Potter, quelques places plus loin. Celui-ci mangeait tranquillement mais semblait triturer un objet dans sa poche. Il regardait aussi autour de lui d'un air curieux et croisant le regard de Remus, ils échangèrent un sourire timide.

Finalement, la nouvelle torture personnelle de Remus prit fin en même temps que le directeur Dumbledore se relevait.

— Bien bien, maintenant que nos estomacs sont repus, j'ai l'horrible tâche de vous parler de choses plus sérieuses. Comme chaque année, l'accès à la Foret Interdite est, vous vous en doutez grâce à son nom, interdit ! Toute personne s'y introduisant sera sévèrement punie, si on la retrouve avant les créatures peuplant la forêt, j'ai bien peur de devoir le préciser... Il marqua une pause, laissant l'information faire son chemin dans la tête des élèves.

— Bien, ceci étant dit, je rappelle qu'une liste des objets interdits se trouve dans le bureau de notre très cher concierge, Mr Rusard, et que la magie dans les couloirs est interdite. Une dernière chose avant que vous puissiez retrouver vos lits, les sélections pour les équipes de Quidditch devront avoir lieu d'ici la fin septembre, les capitaines sont encouragés à entrer rapidement en contact avec leur chef de maison. Voilà je crois en avoir terminé avec les informations barbantes mais nécessaires. Bonne nuit et a demain ! Termina Dumbledore en se rasseyant. Il discuta un instant avec le professeur McGonagall avant de se sauver par la porte située derrière la table des professeurs alors que les élèves se dirigeaient dans un bruit monstre vers les grandes portes.

Dans la foule des élèves, Remus prit son temps pour atteindre le hall d'entrée, s'arrêtant à côté des portes. Ignorant les élèves qui se dirigeaient vers leurs salles communes, il s'appuya contre le mur, à moitié dans l'ombre des bougies flottantes, attendant la personne charger de l'amené dans le bureau du directeur comme cela avait été prévu il y a quelques jours par chouettes.

Au bout de quelques minutes, c'est nul autre que le professeur McGonagall qui le rejoignit.

— Venez monsieur Lupin, le directeur vous attend à l'infirmerie. Annonça-t-elle avant de le mener en direction de la dite infirmerie. Remus lança un regard curieux aux différents tableaux décorant les couloirs, certains semblaient le suivre du regard, allant même jusqu'à se déplacé de cadre en cadre.

Ils arrivèrent finalement devant la porte de l'infirmerie, que le professeur McGonagall ouvrit avant de laisser passer son élève. Dans la pièce aux murs d'un blanc étincelant, deux rangées de lits aux draps tout aussi blancs s’étalaient dans tout l'espace. Au bout de la pièce, un bureau était à moitié caché par un paravent.

Près de celui-ci se tenait le professeur Dumbledore ainsi qu’une femme portant un tablier blanc et qui devait être l'infirmière. Suivant le professeur McGonagall, Remus s'avança vers le bureau.

— Ah voici le jeune Remus ! Commença le professeur Dumbledore en direction de l'infirmière. Monsieur Lupin, je vous présente Poppy Pomfresh, l'infirmière de l'école. Présenta-t-il avant d'enchainer sur le but de leur présence.

— Comme nous en avons discuté avec votre mère cet été, plusieurs mesures ont été mises en place pour la sécurité de tous, y compris vous, Remus.  Je vais laisser madame Pomfresh vous expliquer et vous montrer où vous passerez les pleines lunes. Mon bureau est ouvert si vous avez des questions bien sûr. Expliqua le professeur Dumbledore avant de céder la place à l'infirmière.

— Madame Pomfresh vous conduira à votre salle commune quand vous aurez fini. Ajouta le professeur McGonagall avant de se diriger vers la sortie de l'infirmerie avec le directeur, après un dernier bonne nuit.

Aussitôt, Remus se tourna vers l'infirmière en triturant sa brûlure nerveusement, ce qui n'échappa point au regard de faucon de celle-ci.

— Qu’est-ce que vous avez là, monsieur Lupin ? Demanda-t-elle en prenant la main de Remus pour l'examiner. La brûlure, toute petite au départ, s'était gentiment étendue le long du doigt.

— Les plats sont en argent... Expliqua-t-il à voix basse, fixant ses chaussures. Au même moment, son estomac décida de se rappeler à lui.

— Professeur Dumbledore ! Rappela aussitôt l'infirmière. Mais celui-ci s'était déjà arrêté en entendant la réponse du jeune garçon. Invitant le professeur McGonagall à partir devant lui d'un mouvement de tête, il se rapprocha du bureau.

— Il semblerait qu'on ait oublié un détail crucial. Je m'en excuse, Remus. Dit-il en observant la main du jeune Lupin. Puis d'un coup de baguette, il fit apparaitre une assiette remplie de sandwiches sur le bureau. Sans demander son reste, Remus commença à manger d'une main, pendant que madame Pomfresh appliquait une pommade après avoir soigneusement nettoyé la brûlure pour supprimer toute trace restante d'argent.

— Malheureusement, je ne pense pas qu'on puisse faire quelque chose pour les plats en argent, pas cette année en tout cas... Une idée Pompom ? Expliqua le directeur, un air désolé sur le visage.

— Faire apparaitre ses repas directement dans son assiette. Si on lui pose des questions, un régime spécial serait une bonne raison, il n'est pas très épais. Proposa l'infirmière après avoir longuement observé Remus. Celui-ci était trop occupé à calmer son estomac pour être gêné.

— Parfait ! Confirma le professeur Dumbledore en passant machinalement une main dans sa barbe. Encore désolé pour cet incident. S'excusa-t-il une nouvelle fois à l’intention du jeune sorcier. Apres un signe de tête de celui-ci, la bouche pleine, le directeur quitta finalement l'infirmerie.

Profitant de ce que son jeune patient terminait son souper tardif, madame Pomfresh effectua un rapide examen complet de l'état de santé de celui-ci. Elle fronça les sourcils en voyant le nombre de vieilles blessures plus ou moins bien guéries, mais elle fut néanmoins soulagée de constater qu'aucune trace d'argent ne se trouvait dans le sang du jeune sorcier, possible conséquence de sa brûlure.

— A chaque pleine lune, vous devrez venir ici au minimum une heure avant le lever de la lune. Je vous conduirai à l'endroit où vous passerez la nuit et je reviendrai vous chercher au matin. Expliqua-t-elle une fois qu'il eut fini de manger. Elle fit apparaitre un verre de jus de citrouille pour l'aider à faire passer ses sandwiches avant de continuer. Il y a une chambre privée si vous souhaitez éviter les curieux pendant que vous récupèrerez.

S'assurant qu'il ait bien tout compris, elle alla rapidement récupérer une potion dans l'armoire derrière son bureau avant de la tendre au jeune sorcier.

— Ce n’était pas totalement une excuse pour vos repas, vous êtes vraiment un peu trop maigre, monsieur Lupin. Vous allez donc me faire le plaisir de prendre cette potion à chaque repas jusqu'à nouvel avis. Ordonna-t-elle en le fixant sévèrement. Une fois que Remus se fut exécuté, elle ajouta : Maintenant, suivez-moi, le château doit être désert désormais. Je vais vous montrer ou vous passerez les pleines lunes.

C'est ainsi qu'ils se retrouvèrent à sortir du château. Une fois dans le parc, madame Pomfresh prit la direction de l'étrange arbre qu'on pouvait voir agité ses branches de manière tout sauf naturelle. Ils s'arrêtèrent à bonne distance et Remus observait l'arbre tenter de réduire le nombre d'oiseaux du parc quand la voix de l'infirmière le sortit de ses pensées.

— Ceci est un Saule Cogneur. C’est une espèce d'arbre magique très rare et le professeur Dumbledore a fait le bonheur de votre professeur de botanique en l'achetant pour Poudlard. Mais il a un but beaucoup plus important que de rendre fou de joie notre collègue : il empêchera toute tentative de vous rejoindre. Expliqua-t-elle avant de conjurer une très longue branche. Ceci est l'unique méthode pour passer. Elle accompagna ses mots en pressant la branche contre un nœud sur le tronc de l'arbre. Aussitôt celui-ci sembla comme s'endormir, ses branches s'effondrant en direction du sol tel un saule pleureur.

— Nous pouvons entrer maintenant. C'est à ce moment-là, que Remus aperçut pour la première fois l'entrée d'un tunnel situé au pied de l'arbre. Rapidement, ils s'engouffrèrent dans celui-ci. Il était temps car l'ouïe ultra développée du jeune Lupin entendit rapidement l'arbre se remettre à fouetter l'air. Un long tunnel sinueux s'avançait devant eux.

Apres de longues minutes de marche, seulement éclairés par la lueur de la baguette de l'infirmière, ils arrivèrent devant une porte en bois tout simple.

— Bienvenue dans la nouvelle cabane de Pré-au-lard ! Nous nous trouvons à la sortie du village, un peu à l'écart des autres habitations. Toutes les portes et fenêtres sont magiquement fermées. Expliqua-t-elle pendant que Remus faisait un rapide tour des lieux. On voyait tout de suite que la cabane n'était pas prévue pour être spécialement confortable. Oh il y avait un des lits les plus agréables que Remus ait rencontré mais le mobilier était sommaire et minimal. Personne ne se faisait d'illusion sur l'état de celui-ci après quelques pleines lunes.

— Et les murs ? Demanda-t-il en notant l’étonnante absence des points d'argent familiers. Incrustés d'argent comme ma mère l'avait exigé comme condition pour ma venue à Poudlard ? Ajouta-t-il presque pour lui-même.

Cette remarque sembla grandement déplaire à madame Pomfresh.

— Magicalement protégés eux aussi. Ici, nous possédons des méthodes disponibles beaucoup moins barbares que celles de votre mère. Répliqua-t-elle.

*****

Pendant ce temps-là, dans un des dortoirs de la tour de Gryffondor, les trois nouveaux camarades de Remus découvraient les lieux.

Quatre lits à baldaquins aux lourdes tentures rouge bordeaux étaient accolés aux murs de la pièce. Chacun était accompagné par une petite table de chevet en bois. Les malles des quatre garçons étaient rassemblées au centre de la pièce, attendant que ceux-ci choisissent leur lit.

Sirius Black fut le premier à s'avancer dans la pièce. N'accordant pas un regard à ses nouveaux camarades, il traîna tant bien que mal sa malle jusqu'au lit le plus proche de l'unique fenêtre. Il s'effondra sans cérémonie sur son lit, une litanie continuant de hanter son esprit : son père allait le tuer ! Lentement, en prenant son temps !

Ne suivant pas du tout l'exemple de Black, bien sûr, James fut le suivant à choisir son lit. Il prit celui près de la porte, a l'opposé de Sirius. Les deux sangs purs échangèrent des regards meurtriers depuis leurs lits respectifs.

Peter était resté planté à l'entrée du dortoir, observant leur manège. Un miaulement soudain le sortit de ses pensées. Se précipitant vers les deux malles restantes, il aperçut le panier de Machiavel, jusqu'à maintenant caché par les grandes malles. Evitant les coups de griffe du chat rancunier, Peter lui ouvrit tant bien que mal le panier. Aussitôt le diable réincarné en félin bondit sur un des deux lits restants, fixant de son regard ambré l'héritier Black. Résigné à ce que Machiavel choisisse son lit pour lui, Peter amena sa malle vers le-dit lit.

Un long silence prit possession du dortoir pendant de nombreuses minutes, les trois garçons s'observant plus ou moins à découvert. Finalement ce fut Peter qui brisa le silence d'une voix hésitante.

— Hum, où est Remus ? S'étonna-t-il tout haut.

— Qui ? Oh le garçon qui était à coté de toi ? Demanda James, triturant nerveusement quelque chose caché dans sa poche. Après que Peter ait confirmé qu'ils parlaient bien de la même personne, il ajouta : Je ne sais pas, pas vu depuis la fin du festin.

— Il s'est peut-être perdu ? Se hasarda Peter, tentant de chasser Machiavel de son coussin. Le chat était en train de généreusement décorer l'objet de ses poils noir et roux. On ne devrait pas prévenir un professeur ? Proposa-t-il.

— Bah, avec un peu de chance, il croisera un fantôme qui lui fera une peur bleue. Ou mieux : Peeves ! Fut la contribution très utile de Sirius à la conversation. N'attendant pas la réaction des deux autres, il tira les tentures autour de son lit, ne prenant pas la peine de sortir un pyjama de sa malle. A quoi bon ? Ce n'était pas comme s'il allait réussir à trouver le sommeil en attendant son futur assassinat par son propre père.

Voyant Peter en train de se ronger les ongles pour le jeune garçon qu'ils venaient de rencontré, James tenta de le rassurer :

— T'inquiète pas, même s'il est perdu, il va bien finir par tomber sur un professeur. Ils font des rondes pour attraper les rebelles du couvre-feu, y parait. Expliqua-t-il en omettant qu'il tenait ses informations d'un ancien rebelle justement. Tout ce que son père pouvait raconter a ses amis quand il ne savait pas que son fils écoutait derrière la porte... Mais si demain matin il n’est pas là, on préviendra McGonagall. Okay ? Ajouta-t-il néanmoins.

Plus ou moins satisfait, Peter se prépara néanmoins à dormir, chassant à deux reprises Machiavel de son lit avant d'enfin rabattre les couvertures sur lui et de fermer les yeux en tentant de dormir malgré la tension restant dans l'air du dortoir.

Une fois à l’abri relatif de ses tentures fermées, James sortit enfin l'objet qu'il n'avait cessé de triturer dans sa poche. Une petite peluche représentant un vif d'or, d'une taille idéale pour tenir dans une main. Le jeune sorcier caressa pensivement une aile argentée pendant un long moment avant d'enfin succomber à l'appel de Morphée.

Relativement longtemps après que plus un bruit n’ait retenti dans la pièce, Sirius entrouvrit ses tentures d'un rouge lui rappelant cruellement qu'il se trouvait dans un dortoir de Gryffondor et non Serpentard. Marchant rapidement, mais attentif à ne pas faire de bruit, un frisson lui traversa le dos quand, arrivé à la porte de la salle de bain attachée, il jeta un regard derrière lui et vit une bille d'ambre le fixant. Ce chat est flippant ! Pensa Sirius en fermant la porte de la salle de bain.

Enfin seul, il s'appliqua à rendre le maigre repas qu'il avait réussi à manger pendant le festin, la peur de son père ayant finalement vaincu son estomac. Son orgueil lui avait permis de tenir jusqu'à ce moment.

Quand Remus arriva enfin dans le dortoir, une heure après le couvre-feu, le silence régnait dans la pièce. Il traîna plus ou moins silencieusement sa malle vers le dernier lit disponible. Son approche fit fuir Machiavel qui avait élu domicile sur son coussin. Il se prépara pour dormir sans remarquer le regard d'acier l'observant à travers la fente des rideaux.

 

 

Note de fin de chapitre :

Alors? Tout le monde est bien arrivé dans son dortoir? Prêt pour le premier jour de cours?

Je posterais le premier chap dans quelques jours, le temps de vous laissez digirer ses presque 10 000 mots! (les autres chap sont moins long, la moyenne est plutot à 3 000 mots! )

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