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News

127ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 127 édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 19 novembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire.
Profitez du nanovember pour (re)découvrir les nuits !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A bientôt !


De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Journée Reviews de novembre !


Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?

Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


Sélections du mois


Félicitations à AliceJeanne et TeddyLunard, qui remportent la Sélection Action/Aventure !

Vous voulez revenir dans le Futur ? Lors du mois de novembre c’est possible avec la Sélection Next-Gen ! Vous avez jusqu'au 30 novembre pour lire les 10 textes proposés par les lecteurs et les lectrices et voter ici.

Et pour le mois de décembre, le thème et les textes vous attendent déjà avec la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez découvrir ces 12 histoires jusqu’à la fin de l’année et vous pourrez voter à partir de décembre. Pour en savoir plus, rendez-vous ICI !


De L'équipe des Podiums le 01/11/2022 19:00


15ème Échange de Noël


Le traditionnel Échange de fics de Noël est de retour pour sa 15ème édition !



Et cette année, vous pouvez écrire et recevoir : des fanfictions Harry Potter, des histoires originales... mais aussi des fanfictions sur d'autres fandoms ! Envie de nous rejoindre ?


Ça se passe d'ici le 31 octobre sur ce topic du forum HPF !


De L'équipe de modération le 23/10/2022 17:22


126ème Nuit d'HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 126 édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 21 octobre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A bientôt !


De L'équipe des Nuits le 16/10/2022 11:07


Sélections du mois


Félicitations à Fleur d’épine, Ella C, Eejil9 et CacheCoeur, qui remportent la Sélection Femslash !

Vous voulez de l’action ? De l’aventure ? Ce mois de Sélections est fait pour vous ! Le Jury des Aspics vous invite à lire sur ce thème en octobre avec la Sélection Aventure/Action ! Vous avez jusqu'au 31 octobre pour lire les 5 textes proposés par les lecteurs et les lectrices et voter par ici.

Et au mois de novembre, partez dans le futur avec la Next-Gen ! Vous avez jusqu’à la fin du mois d'octobre pour nous faire découvrir sur ce thème si vaste vos deux fanfictions favorites (ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots. Pour proposer des textes, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news !

Il y a également la Sélection Fanfictions longues pour occuper vos nuits d’insomnies ! Jusqu’au mois de décembre, venez découvrir 12 histoires incroyables ! Pour en savoir plus, rendez-vous ICI.

 

 


De L'équipe des Podiums le 03/10/2022 23:05


Baby I'm yours par SunonHogwarts

[4 Reviews]
Imprimante
Table des matières

- Taille du texte +
Note d'auteur :

Participation au concours La Mécanique du coeur proposé par Princesse.


Contraintes :
- Raconter une Saint-Valetin ratée.
- Un 14 février, ton histoire se déroulera.
- Un couple « canon », tu choisiras.
- Un personnage du nom de Valentin ou Valentine, tu feras intervenir.
- Un baiser raté, tu décriras.
- Dans ton texte les paroles d’une musique, tu glisseras.
- Dans ton histoire les mots « arthrose », « saucisson », « boule puante », « pervers » et « alcoolique », tu placeras.
- De l’humour, tu distilleras.




PrinceKido montage par Princesse
Note de chapitre:

Un gigantesque merci à M. et M. pour le dessin, qu'elles m'ont commandé pour mes 18 ans :hug: ♥

La chanson que j'ai choisi est Baby I'm yours des Arctic Monkeys.

A la veille de la Saint Valentin 1977, les couloirs de Poudlard ne laissaient pas deviner qu'une fête avait lieu le lendemain. Si le directeur et les professeurs attachaient beaucoup d'importance à Noël et à Halloween, aux sapins de la Grande Salle et aux immenses citrouilles qui pendaient du plafond, ils ne semblaient pas s’intéresser de près à la fête des amoureux. Le jour même, Dumbledore enchantait les buissons de roses qui avaient été morts tout l'hiver et les laissaient fleurir le temps d'une journée, mais rien de plus ne venait égayer l’événement.

 

C'est sans doute l'une des raisons qui fit que Sirius oublia totalement l'existence de la fête. Jusqu'à ce que James la mentionne, allongé sur son lit, faisant tournoyer un avion en papier du bout de sa baguette.

 

« Vous faites quoi, vous, demain ? »

 

Peter rougit instantanément, Remus sourit, comme s'il était déjà fière de ce qu'il avait préparé, et Sirius fronça les sourcils.

 

« Hein ?

 

- Je pensais emmener Lula passer la soirée en haut de la Tour d'Astronomie. C'est un peu notre endroit.

 

- Donc vous la fêtez ? 

 

Remus hocha la tête.

 

« Frank et Alice aussi ? Demanda James.

 

- Évidemment. Pourquoi ? »

 

James fit tourner le petit avion sur lui-même.

 

« Je ne sais pas trop ce qu'en pense Lily. Je veux dire, elle est assez romantique, mais elle est bien du genre à ne pas aimer tout ce qui fait commercial. »

 

Il marqua les guillemets sur le dernier mot.

 

« Et toi ? »


James haussa les épaules.

 

« Moi je me fiche pas mal que ce soit commercial ou pas. C'est juste une occasion de passer une soirée sympa avec ma copine.

 

- Alors fais-le.

 

- Et si ça lui plaît pas ?

 

- Ça lui plaira forcément, puisque ça vient de toi », intervint Peter.

 

James sourit, d'un sourire mi heureux mi fière.

 

« Tu aurais simplement pu lui poser la question. C'est ce que j'ai fait.

 

- C'est vrai que je n'aurai pas su dire si Lula était pour ou contre. En fait, dans le groupe, il n'y a qu'Alice dont je sois absolument sûr qu'elle veuille le fêter. »

 

Remus hocha de la tête.

 

« Et toi Peter ? Demanda-t-il en faisant un demi sourire.

 

Les visages de ses amis se tournèrent instantanément vers lui, et le jeune homme rougit violemment

 

« Rien, dit-il en évitant leurs regards.

 

- Bien essayé, s'amusa James.

 

- Je suis sûr que tu vas en profiter pour aller parler à la Serdaigle.

 

- Mais de quoi vous parlez ?

 

- Je ne vois pas de quelle Serdaigle tu parles. »

 

Remus haussa un sourcil, l'air de lui dire qu'ils n'étaient pas dupes.

 

« Tu devrai aller lui parler, reprit James. C'est le moment parfait.

 

- Pourquoi c'est le moment parfait ? Essaye d'intervenir Sirius.

 

- Je n'oserai jamais, murmura Peter.

 

- Je vois pas pourquoi », soupira James.

 

L'avion fit un salto avant de venir se poser sur la poitrine de l'attrapeur.

 

« C'est facile, de parler aux filles. »

 

Il se retourna sur le côté, histoire de voir les visages de ses amis, et l'avion tomba au sol.

 

« Dis celui qui a essayé de parler à une fille pendant deux ans, répondit Remus en levant les yeux au ciel.

 

- Et regarde ou j'en suis aujourd'hui ! » S'exclama James en ouvrant les bras, un grand sourire sur le visage.

 

Remus secoua la tête d'un air désespéré.

 

« On se demande comment tu as fait. »

 

James protesta d'un « Eh ! » vexé, et Remus lui adressa une grimace moqueuse.

 

« La seule chose que j'espère, c'est que les deux anti-saint-valentin de l'année dernière ne jetterons pas de nouvelles boules puantes dans tous les endroits sympas du château et du parc, soupira le jeune homme. Du coup, tu as plan quand même ou pas ?

 

- Je pensais l'emmener dans la Salle sur Demande, ou alors-

 

- Dites, je pourrai savoir de quoi vous parlez ? » Intervint Sirius d'une voix forte.

 

Les trois garçons se tournèrent vers lui d'un seul geste.

 

« De demain, répondit James comme si c'était évident.

 

- Quoi, demain. »

 

James et Remus échangèrent un regard.

 

« On est le 14 », reprit Peter.

 

Sirius secoua la tête en les regardant, exaspéré qu'ils ne crachent pas le morceau.

 

« La Saint-Valentin », élucida Remus.

 

« Oh » fut la seule chose que Sirius fut capable de prononcer.

 

« Vous avez prévu de le faire, vous ? » Questionna James.

 

Un regard silencieux de son ami lui répondit.

 

« Sirius ? Demanda Remus. Tu n'as... Tu n'as pas oublié, n'est-ce pas ? »

 

Sirius passa une main dans ses cheveux, et il lui fallut tous les efforts du monde pour regarder Remus et reprendre son éternel sourire sûr de lui.

 

« Tu me prend pour qui ?

 

- Pour Sirius », lança Peter depuis son lit.

 

Sirius lui lança un regard noir et Peter haussa les épaules.

 

« Tu as oublié, s'exclama James.

 

- Chhht, chuchota Sirius, comme si quelqu'un risquait de les entendre.

 

- Donc... s'aventura Remus. Tu ne sais pas si Evy tient à le fêter ou pas.

 

- Eh bien... On en a pas vraiment parlé... » Répondit Sirius d'un air gêné en passant sa main dans sa nuque.

 

Remus leva les yeux au ciel.

 

« Vous auriez dû.

 

- Eh, ça ne fait qu'un mois ! On a pas eu le temps de parler de tout, surtout pas de ça !

 

- C'est important, quand même », enfonça Peter.

 

Sirius lui jeta un nouveau regard noir.

 

« Pas tant que ça.

 

- Un peu, osa James en lançant un regard à Remus.

 

- Oh, d'accord, j'ai merdé ! Mais elle aurait pu m'en parler aussi !

 

- Peut-être que ça veut dire qu'elle s'en fiche.

 

- Ou qu'elle a oublié.

 

- Ça m'étonnerait, quand même », grimaça Peter.

 

Un petit silence tomba sur le dortoir et Sirius poussa un grognement.

 

« Qu'est ce que je vais faire moi maintenant ? »

 

James, Remus et Peter le regardèrent enfoncer sa tête dans son matelas et échangèrent un coup d’œil. Voilà qui annonçait une Saint-Valentin de tout repos.

 

***

 

« Aie. »

 

Alice pouffa et Mary lui adressa un regard noir.

 

« Alors, c'est l’arthrose avant l'âge ? Se moqua Lula en la regardant s'étaler sur son lit.

 

- Ahah. Très drôle.

 

- Je sais. »

 

Lily leva les yeux au ciel en secouant la tête.

 

« Sérieusement, on est déjà allongées sur nos lits à 22h. Pas étonnant qu'on commence à avoir mal aux articulations. Bientôt on deviendrait dures d'oreille.

 

- Mais non, c'est juste qu'on garde des forces pour demain. »

 

Lily réitéra son mouvement des yeux.

 

« Des forces ? Demanda Alice. Pourquoi ? »

 

Lula et Mary fixèrent leur regard sur elle avec de grands sourires qui en disaient long.

 

« Oh ! » S'exclama Alice.

 

Elle rougit.

 

« Bande de pervers.

 

- Quoi ? S'indigna Mary. Il n'y aurait que les mecs qui auraient le droit de faire des blagues vaseuses ?

 

- Tu sais que ce n'est certainement pas moi qui vais dire ça. Mais la Saint-Valentin est censée être une fête romantique. On est pas obligés de penser à ça.

 

- Ça, comme tu dis, peut-être très romantique.

 

- Avec ce sourire sur ton visage ? »

 

Lily éclata de rire devant la moue boudeuse de Mary, et la porte de leur dortoir s'ouvrit. Evy afficha instantanément un grand sourire en entendant ses amies.

 

« De quoi vous parlez ? Demanda-t-elle en rejoignant le lit de Lula.

 

Elle se laissa tomber dessus, faisant rebondit la jeune fille.

 

« De qui va se faire qui où, répondit Mary avec toute la subtilité qui la caractérisait.

 


- Intéressant, s'amusa Evy en se plaçant en tailleur. Et ?

 

- Et on venait de décider que la Saint-Valentin peut se fêter sans s'inquiéter de ça, intervint Alice.

 

- Eh ! Tu as décidé ! »

 

Alice leva les yeux au ciel et les deux jeunes filles se lancèrent dans un débat déjà entendu des centaines de fois. Evy décrocha. Son sourire avait disparut, et elle détourna le regard.

 

« Evy ? Coupa Lily, et les quatre paires d'yeux se posèrent sur elle. Ça va ? »

 

Evy rendit son regard à son amie et força un sourire.

 

« Oui, bien sûr. »

 

Mary fronça les sourcils.

 

« Ne crois pas que tu vas t'en sortir comme ça. »

 

Evy poussa un soupir et se résigna. Elle préférait leur en parler, de toute façon, que de le garder pour elle.

 

« C'est juste que... je ne sais pas quoi faire demain.

 

- Comment ça ? Demanda Mary en fronçant les sourcils. Nos journées sont déjà bien occupées. »

 

Lula leva les yeux au ciel et Lily lui jeta un regard incrédule.

 

« Oh ! Comprit Mary. D'accord.

 

- Comment ça, tu ne sais pas quoi faire ? Questionna Lula en se tournant vers son amie.

 

- Eh bien... On en a pas vraiment parlé... Je ne sais pas trop ce qu'il pense de la fête, ni s'il compte faire quelque chose.

 

- Vous êtes en couple, et c'est la fête des couples, dit Alice. Pourquoi est-ce qu'il ne ferait pas quelque chose ?

 

- Tout le monde ne la fête pas. C'est guimauve, et romantique et... »

 

Elle s'interrompit un instant et poussa un soupir.

 

« Et je sors avec Sirius. »

 

Un petit silence s'installa.

 

« Et... ? Reprit Alice en levant un sourcil.

 


- Et il n'est pas vraiment du genre à aimer la Saint-Valentin ! Il n'est pas comme James ou Remus, ou Frank. Avec eux c'est évident, vous savez qu'ils ont préparé quelque chose.

 

- Ouais, ça serait plutôt l'inverse, s'amusa Lula. C'est lui qui m'a demandé si je voulais la fêter.

 

- On en a pas parlé non plus avec James, essaya de la rassurer Lily.

 

- Mais tu sais qu'il va faire quelque chose. C'est évident ! C'est James ! Alors que moi c'est... Sirius. »

 

Le silence reprit sa place. Personne ne pouvait argumenter avec ça.

 

« Et toi ? Demanda Mary. Qu'est ce que tu veux ? »

 

Evy haussa les épaules.

 

« Allez, tu as forcément un avis », insista Alice.

 

La jeune poursuiveuse hésita un instant.

 

« Je n'ai pas besoin de ça pour savoir qu'il tient à moi, finit-elle par dire. Mais...

 

- Mais ? L'invita à continuer Lily.

 

- Mais je trouverai ça bizarre qu'il ne fasse rien. Je m'en fiche, en fait, c'est une fête un peu stupide. Mais ça me blesserait qu'il n'ait rien prévu. »

 

Ses amies échangèrent un regard, et Lily poussa un soupir. Connaissant Sirius, la réponse était absolument imprévisible.

 

***

 

 

Sirius n'avait jamais autant appréhendé un petit-déjeuner. Enfin, mis à part ceux de Square Grimaud. Il fronça les sourcils et secoua la tête. Ce n'était vraiment pas le moment de penser à ça. Ces gens ne méritaient pas son attention. Quelqu'un de beaucoup plus important, dans ce château, devait occuper ses pensées aujourd'hui.

 

Il mit encore plus de temps que d'habitude à se lever, à s'habiller et sortir de la torpeur du sommeil.

 

« Sirius, c'est ridicule, finit par soupirer Remus. Tu peux toujours improviser quelque chose. »

 

Sirius lui jeta un regard noir et Remus soupira à nouveau. Improviser. Mais bien sûr. Déjà qu'il n'était pas doué pour organiser des surprises, s'il fallait en plus qu'il s'y prenne le jour même...

 

Avec une lenteur exaspérante, il descendit les marches de l'escalier, traversa la Salle Commune et passa le portrait. James trépignait d'impatience derrière lui.

 

« Patmol, finit-il par dire. Si tu n'avance pas plus vite que ça, tu n'auras plus jamais besoin de te demander ce que tu dois faire pour cette foutue fête ! »

 

Sirius accéléra presque l'allure.

 

« Peut-être que je vais aller manger mon petit-déjeuner aux Cuisines, finit-il par suggérer. Histoire de pouvoir réfléchir à tête reposée.

 

-Et histoire de ne pas la croiser », élucida Remus.

 

Sirius fit la moue.

 

« Patmol ! S'exclama James. C'est pas classe du tout !

 

- Depuis quand est-ce que je suis classe ? S'indigna Sirius. Et puisc'est pas vrai, c'est juste qu'on peut taper dans le saucisson, en bas, alors qu'ils ne l'envoient pas sur les tables au petit dej'.

 

- Oh par Merlin, soupira James. Remus, je te le laisse.

 

- Je ne vois pas le problème, reprit Remus. Tu vas la voir, tu l'embrasse, comme d'habitude, tu lui dit « Joyeuse Saint-Valentin ma chérie » -

 

- Je ne l’appelle pas ma chérie.

 

« Joyeuse Saint-Valentin tout court », et tu l'emmènes dans un endroit joli et calme ce soir.

 

- Et après tu prend les choses en main », renchérit James.

 

Sirius eut un petit sourire en coin.

 

« Ça je sais faire, dit-il en se redressant, les mains dans les poches de son jean. Je suis même très doué.

 

- Oh Merlin, soupira à son tour Remus. J'abandonne.

 

- Oh, ça va, si on peut plus rigoler.

 

- Evite de lui sortir la même blague. Tu pourrai passer une sale journée.

 

- Et ne pas avoir l'occasion de « prendre les choses en main » ce soir », imita Remus.

 

Sirius se renfrogna. Il ferait vraiment mieux d'aller manger aux Cuisines. Trop tard. La porte de la Grande Salle se découpait déjà devant eux, et il n'était plus temps de faire demi tour.

 

« Joyeuse Saint-Valentin, se répétait-il en boucle. C'est pas si compliqué. »

 

Mais la boule dans le creux de son estomac le contredisait. C'était quelque chose dont il n'avait pas fait part à ses amis. Depuis le moment où il s'était souvenu de cette stupide fête, elle ne l'avait pas quitté. Sirius n'avait jamais fêté la Saint-Valentin. Il n'avait était en couple qu'une seule fois à cette période, avec Marlène, et c'était à l'époque où ils se rendaient compte qu'ils feraient mieux de se séparer. De toute façon, malgré leur affection profonde l'un pour l'autre, il n'y avait jamais vraiment eu de romance entre eux. Alors ça n'avait pas eu d'importance.

 

Cette année, pour la première fois, il devait se poser la question. En un mois de relation, il avait eu le temps de se rendre compte que ce qu'il avait avec Evy devait être l'une des choses qu'il chérissait le plus au monde. Il n'aurait jamais prit le moindre risque de le gâcher. Mais ça, cette fête, toute cette atmosphère dégoulinante, c'était trop pour lui.

 

Une petite voix dans le fond de sa tête lui siffla que ce n'était pas la seule raison, et il la fit taire d'un mouvement de tête brusque.

 

Evy était assise entre Mary et Lula, en face de Lily, Frank et Alice. La boule dans son ventre sembla redoubler de volume. Il détestait cette sensation.

 

Il ralentit le pas et regarda ses amis prendre les filles dans leurs bras. A cet instant précis, il aurait aimé disparaître dans le sol.

 

Evy tourna le regard vers lui, et il n'eut plus d'autre choix que de s'avancer. Elle se leva de sa chaise pour l’accueillir et son sourire calma quelque peu la tension de son corps.

 

« Salut », sourit-il en se baissant pour déposer un baiser sur ses lèvres.

 

« Joyeuse Saint-Valentin, se répétait-il. Joyeuse Saint-Valentin. »

 

Mais pas un mot de plus ne franchit ses lèvres. Evy ne fit aucun commentaire. Mais le regard inquiet de Lily sur eux frappa Sirius en pleine poitrine, plus fort encore que si sa petite-amie avait dit quelque chose.

 

En avait-elle parlé avec ses amies ? Avaient-elles parié qu'il oublierait ? Ou qu'il n'aurait pas le courage de le souhaiter ?

 

La boule sembla rebondir à plusieurs reprises sur son estomac, et la petite voix siffla à nouveau.

 

« Je t'avais bien dit que ce n'était pas la seule raison », semblait-elle souffler.

 

Sirius crispa sa main autour de son couteau à confiture et Evy lui lança un regard.

 

« Ça va ? » Demanda-t-elle en fronçant les sourcils.

 

Il hocha la tête, et elle sourit. Mais elle ne se souleva pas légèrement de sa chaise pour venir l'embrasser, comme elle le faisait souvent.

 

Sirius détourna le regard et croisa les yeux de Remus. Par Merlin. Il sentait que cette journée allait être une sacrée journée de merde.

 

***

 

Sirius ne savait pas à quel point il avait raison. Durant toute la matinée, Evy ne fit pas le moindre geste vers lui. Elle ne le repoussa pas lorsqu'il passa une main dans son dos, ou lorsqu'il l'embrassa à nouveau, mais pas une seule fois elle ne prit l'initiative. Au fur et à mesure que les heures passaient, Sirius sentait la boule dans son ventre grossir, grossir encore sans ne jamais s'arrêter.

 

Lorsque midi sonna, il lui semblait qu'il allait bientôt devoir se plier en deux. Il attendit qu'Evy attrape sa main en sortant de la classe de Métamorphose, comme elle le faisait toujours. Mais elle se contenta de suivre ses amis en direction de la Grande Salle. Sirius se rendit alors compte que la boule s'était propagé dans sa gorge. Avant qu'elle ne soit trop devant lui, il attrapa la main d'Evy et la ramena à ses côtés. La jeune fille fit glisser ses doigts contre les siens mais refusa de lui rendre son regard. Il avait remarqué qu'à mesure que la journée avançait, elle le regardait de moins en moins.

 

Lorsqu'ils arrivèrent enfin à leurs places habituelles autour de la table des Gryffondor, après avoir slalomé entre la foule d'élèves affamés, Evy lâcha la main de Sirius pour aller s’asseoir. Il trouva soudain sa peau bien froide.

 

A peine la jeune fille fut-elle assise qu'elle poussa un soupir et se laissa basculer en arrière dans sa chaise.

 

« J'ai oublié mes livres de Botanique et de DCFM.

 

- On ira le récupérer après manger », proposa Lily.

 

Evy secoua la tête.

 

« Non, ça nous ferait un détour et avec la masse de gens qui vont se presser comme des citrons, on n'arrivera jamais à l'heure. »

 

Elle poussa un nouveau soupir et se leva.

 

« Je vais y aller maintenant. »

 

Remus donna un coup de pied à Sirius sous la table et lui indiqua Evy des yeux.

 

« C'est le moment », articula-t-il silencieusement.

 

Mais Sirius se contenta d'un signe négatif discret et ignora les regards tristes qu'échangeaient ses amis. Non, ce n'était pas le moment. Qu'elle soit seule ne signifiait pas qu'il devait soudainement lui souhaiter une joyeuse Saint-Valentin. La boule se déplaça violemment jusqu'à sa poitrine lorsqu'il réalisa que ce ne serait jamais le moment. Il n'arriverait pas à lui souhaiter. Il n'en était pas capable. Un rire amer résonna dans sa tête. Il n'était pas si courageux que ça, après tout.

 

***

 

Evy évita presque inconsciemment le regard de Sirius en sortant de la Grande Salle. Elle ne lui en voulait pas, pas vraiment. Comment aurait-elle pu ? Elle ne lui avait jamais dit que la Saint-Valentin était importante pour elle. Ils ne l'avaient même jamais évoquée. Et puis, elle savait bien que c'était une fête superflue, qu'elle était ridicule de vouloir la fêter. Et pourtant, elle ne pouvait pas s'en empêcher. Elle avait envie d'une soirée spéciale avec son copain. Et savoir que toutes ses amies allaient en profiter, tandis qu'elle ferait Merlin sait quoi, la rendait triste. Cela lui donnait l'impression de ne pas être spéciale. N'était-elle pas suffisamment importante pour qu'il ait envie de partager la Saint-Valentin avec elle ?

 

Evy poussa un soupir énervé. Elle se détestait de penser comme ça. Elle n'avait pas besoin de preuve, se répétait-elle, pas besoin de preuve.

 

Perdue dans ses pensées, elle ne s'était pas rendue compte qu'elle était arrivée dans son dortoir. Elle attrapa le livre de Botanique, chercha un instant celui de Sortilège, sans succès, puis quitta rapidement la chambre et fit le trajet inverse en essayant d’accélérer le pas. Ces histoires ne lui avaient pas encore coupé l’appétit.

 

Malheureusement pour elle, elle fut coupée, elle, par une voix dans son dos. En entendant son nom, elle se retourna et sursauta en se retrouvant face à O'neil. Le Serdaigle avançait vers elle avec un grand sourire sur le visage. Evy gardait un très mauvais souvenir de leur dernière discussion. Elle s'était déroulée un peu moins d'un an plus tôt, en plein mois de mars. Elle avait commencé par une invitation à marcher dans le parc, s'était continuée par un baiser visqueux, et c'était finit par une réaction un peu trop violente d'Evy. Pour ce qu'elle en savait, elle l'avait laissé assommé dans le parc.

 

Elle tenta de sourire, mais tout ce qu'elle réussit à produire fut une grimace.

 

« Salut, sourit-il sans se départir de son assurance.

 

- Salut O'neil », répondit-elle sans trop savoir à quoi s'attendre.

 

Il eut un rictus.

 

« Tu peux m'appeller Valentin. »

 

Elle attendit que le jeune homme arrive à sa hauteur -en pensant « certainement pas »- pour reprendre sa marche vers la Grande Salle. Mais O'neil l'arrêta en attrapant son bras.

 

« Je voulais te parler. »

 

Evy eut une expression surprise, et l'invita à continuer d'un signe de tête.

 

« Je me demandais si tu voudrais venir à Préaulard avec moi cette après-midi. »

 

L'étonnement d'Evy fut tel que sa mâchoire se décrocha. Sa bouche se figea en O, et le garçon en face d'elle eut un petit sourire.

 

« Je savais que ça te surprendrait », dit-il, apparemment très fier de lui.

 

La petite réflexion fit sortir Evy de sa torpeur.

 

« Assez oui, dit-elle d'une voix incrédule. Étant donné que je suis en couple. »

 

Le sourire du jeune homme s'agrandit.

 

« Je sais. »

 

Evy émit un bruit étouffé.

 

« Pardon ?

 

- Mais c'est pas un problème, continua-t-il. Parce que je sais aussi que c'est Sirius, et je suis prêt à parier qu'il n'est pas du genre à t'emmener au resto pour la Saint-Valentin. »

 

Le sang d'Evy ne fit qu'un tour.

 

« Ça ne te regarde pas.

 

- Si, parce que s'il ne le fait pas, ça veut dire que moi je peux. »

 

Evy suffoqua.

 

« Donc si un mec n'emmène pas sa copine fêter la Saint-Valentin, ça te donne le droit de le faire à sa place ?

 

- Mmh, confirma-t-il. Et ça me donne aussi le droit de faire ça. »

 

Sans crier gare, il fit un pas vers la jeune fille et avant qu'elle n'ait pu faire un geste, ses lèvres froides s'étaient collées aux siennes. Elle sursauta violemment et le sentit sourire contre son visage. Elle eut une grimace dégoûtée et agita son bras pour essayer de le faire dégager. Son haleine sentait la menthe et elle eut un haut le cœur. Elle détestait les parfums à la menthe. Elle le sentait qui essayait d'aller plus loin, et elle garda ses lèvres résolument fermée. Elle poussa un petit cri étouffé lorsqu'il passa une main dans ses cheveux, cognant son oreille par la même occasion. Enfin, il se détacha d'elle et lui adressa un grand sourire victorieux.

 

« NON MAIS CA VA PAS ?! Hurla-t-elle.

 

- Quoi ? C'était pas le meilleur baiser du monde ? »

 

Evy s’apprêtait à lui crier que non, ce serait plutôt le pire qu'elle ait jamais connu, lorsqu'un bruit sourd retentit à ses oreilles.

 

Les secondes qui suivirent furent sans aucun doute possible les pires, les plus longues et à la fois les plus courtes de sa vie. Ses cheveux fouettèrent ses oreilles lorsqu'elle tourna la tête. Ses yeux s’accrochèrent un instant à ce qu'elle voyait en bas des escaliers, sans vraiment vouloir l'assimiler. Elle eut le temps de voir le titre du bouquin qui était tombé à terre. Leur manuel de Sortilège. Sûrement le sien, que Sirius avait prit par mégarde et qu'il venait lui rapporter.

 

« Non », souffla-t-elle.

 

L'image immobile de Sirius se mit en mouvement. Evy fit un pas vers lui. O'neil posa une main sur son bras. Sirius disparut dans le parc.

 

« Evy-

 

- TA GUEULE ! »

 

Avant qu'elle n'ait pu le retenir, le livre qu'elle tenait en main s’écrasait sur le visage du jeune homme. Il resta instant debout, vacilla légèrement, puis tituba franchement. Evy le regarda s’écrouler au sol avec des yeux ronds. Décidément, il valait mieux éviter ces petites conversations.

 

La jeune fille se détourna de lui, l'oubliant déjà. Elle devait retrouver Sirius. Rien d'autre ne comptait.

 

***

 

Sirius n'était pas allé très loin. Juste dans un coin tranquille du parc, que personne ne fréquentait. Où il pourrait être seul. Et peut-être, cette fois, se plier enfin en deux sous la douleur qu'il sentait dans son estomac, dans sa gorge, sur sa poitrine. Il la sentait se diffuser le long de ses bras, dans ses doigts, sur ses épaules. Même dans ses jambes. Et la petite voix sifflante ne voulait pas le laisser tranquille.

 

« Je te l'avais bien dit, chantait-elle. J'ai toujours raison. »

 

Sirius poussa un cri rageur et envoya une pierre cogner contre un arbre. Bien sur, qu'elle avait toujours raison. Évidemment. Elle avait raison quand elle lui disait que sa famille le hanterait toujours. Elle avait raison quand elle lui disait qu'il ne savait pas être heureux comme les autres. Et elle avait raison quand elle lui murmurait qu'il avait peur du 14 février.

 

Ce n'était pas la fête en elle-même qui lui procurait ce sentiment. C'était tout ce qu'elle entraînait. Le fait que ce n'était plus comme avant. Le fait qu'il était dans une relation qu'il voyait durer. Le fait que désormais, il était responsable de quelqu'un, et qu'il ne pouvait pas tout foutre en l'air comme il l'avait fait avec son frère, qu'il devait la protéger, qu'il devrait faire tout ce qui était en son pouvoir pour ne pas la perdre, une fois qu'il serait sortit, lâchés au milieu de la guerre qui faisait rage.

 

Un rire cynique monta le long de sa gorge. Ne pas la perdre. Pour ça, il faudrait déjà qu'il arrive à la garder. Il lança un regard haineux à la pierre qui était simplement retombée dans l'herbe et se leva d'un bond. Ses poings s'écrasèrent contre le tronc, encore et encore, jusqu'à ce qu'il se mette à saigner. La douleur transperça ses phalanges, mais il ne s'arrêta pas. Il voulait avoir mal. Il voulait ne sentir plus que la douleur sur ses doigts, pour oublier l'autre, plus vicieuse, plus sournoise.

 

***

 

Evy avait cherché Sirius partout, toute la journée. Impossible de le trouver. Elle avait demandé à James, à Remus, à Peter, à toutes ses amies, à toutes ses connaissances. Rien à faire. Elle avait été obligée de raconter à leur groupe ce qui s'était passé, et les expressions blanches des visages des garçons lui avaient donné l'impression qu'un rocher tombait dans son ventre.

« Je ne voulais pas... Souffla-t-elle. Je n'ai pas répondu...

 

- On sait ça, murmura Lily en passant un main dans son dos. Mais est-ce que lui le sait ? »

 

Evy avait dû faire appel à toute sa maîtrise de soit pour ne pas fondre en larme. Remus s'était assis en face d'elle, lui avait prit les mains, et lui avait proposé une solution.

 

A présent, elle attendait, le cœur battant, les jambes flageolantes, les mains tremblantes, dans le dortoir des garçons. Il n'était que 16h, et le soleil venait encore éclairer les baldaquins rouges. Les Maraudeurs lui avaient promit qu'ils se débrouilleraient pour que Sirius monte dans leur chambre à cette heure là. Tout ce qu'elle avait à faire, c'était l'attendre avec une petite radio moldue et des explications.

 

Lorsque la porte tourna sur ses gonds , Evy crut qu'elle allait sauter de joie. Mais son soulagement retomba bien vite. Le regard que Sirius posa sur elle aurait pu la tuer sur place.

 

« Sirius... » Commença-t-elle en faisant un pas en avant.

 

Le jeune homme fit aussitôt demi tour. Evy se précipita pour le retenir par le bras.

 

« Non, s'il te plaît ! »

 

Sirius s'immobilisa sans se retourner.

 

« Écoute moi », souffla-t-elle d'un ton désespéré.

 

Le jeune homme reste immobile un instant puis, sans dire un mot, referma la porte. Evy soupira de soulagement.

 

« Ce n'est pas ce que tu crois, reprit-elle, et elle se rendit compte à quel point cela sonnait cliché. Je veux dire ce n'est pas... »

 

Sirius se retourna, et elle se tut devant le regard qu'il lui lançait. Colère, déception, désespoir. Elle crut mourir de se plonger dans ses yeux gris si peinés.

 

« Je suis désolée », souffla-telle en s'approchant à nouveau.

 

Sirius eut un rictus.

 

« Je m'en fou.

 

- Non ! S'exclama Evy.

 

- Si, je m'en fou. »

 

Evy retint un sanglot.

 

« Je n'y suis pour rien...

 

- C'est ce qu'ils disent toujours : je n'y suis pour rien, c'était un accident, etc, etc. Quoi, tu es juste tombée sur ses lèvres ?

 

- Plus ou moins, répondit-elle en réfléchissant un instant.

 

- Bien essayé.

 

- Est-ce que tu pourrai juste m'écouter ! S'exclama-t-elle, et Sirius se tut. Il m'a embrassé, pas moi. Il m'a invité à Préaulard, pas moi. Il a suggéré que puisque tu ne m'invitais pas à faire quelque chose pour la Saint-Valentin, il avait le droit de le faire. Pas moi.

- Attend, il a fait quoi ?

 

- Il m'a invité à sortir, soupira Evy. Il avait l'air de dire que c'était son droit, puisque tu-

 

- Ça va, j'ai comprit, puisque je ne fais rien pour la Saint-Valentin ! Est-ce que vous allez finir par me lâcher avec ça ? »

 

Evy encaissa le choc, et fit un pas en arrière.

 

« Je n'ai rien fait de mal, ajouta-t-elle tout de même. Je me fou de lui, je me fou de tous les autres. C'est avec toi que je veux passer ma soirée. »

 

Sirius resta silencieux. Il la croyait. Bien sûr qu'il la croyait. Jamais elle ne lui aurait fait une chose pareil, comment avait-il pu en douter ? Elle était la personne normale dans cette relation, il était celui qui était un bordel sentimental.

 

Sans rien dire, il lui tendit la main. Evy la regarda, et hésita un instant. Elle fit un pas en avant, puis un autre, jusqu'à pouvoir poser sa main dans la paume de Sirius. Un frisson la parcourut, et elle se laissa tirer vers lui. Elle sentit ses bras se refermer autour de son dos, et elle enfouit sans tête dans son torse. Elle fronça les sourcils.

 

« Tu as bu ? Demanda-t-elle.

 

- Juste un peu, mentit-il en haussant les épaules.

 

- Alcoolique.

 

- Pas encore. »

 

Elle eut un petit rire et caressa sa joue.

 

« J'avais préparé quelque chose, se rappela-t-elle en relevant légèrement la tête vers lui. Juste au cas où. »

 

Elle agita légèrement sa baguette, et la petite radio s'alluma d'elle même.

 

 

I'm gonna stay right here by your side,
Do my best to keep you satisfied
Nothin' in the world can drive me away

 

 

Entama le chanteur, et Sirius oublia tout de cette désastreuse journée.

 

***

 

 

« Où est-ce que tu m'emmènes ? S'amusa Evy en regardant autour d'elle.

 

- Tu verras. »

 

La Saint-Valentin était presque passée. Dans un quart d'heure, on serait le 15.

 

Sirius écarta une branche, et Evy eut le souffle coupé.

 

« C'est magnifique », souffla-t-elle.

 

Elle n'avait jamais vu cette clairière auparavant. Et c'était bien dommage. Elle était toute petite, minuscule même. Un immense arbre se penchait pour la recouvrir d'un toit de feuille vertes claires, qui touchaient le sol à l'autre extrémité. Lorsque Evy entra dans le cercle, une douce chaleur l'envahit. En face, par la seule petite ouverture, elle pouvait apercevoir le lac et sa surface étrangement immobile.

 

Sirius n'avait quasiment rien déposé dans la clairière. Juste une couverture rouge, une petite radio moldue, et un courgette. Mais c'était largement suffisant.

 

Elle lança un regard impressionné à Sirius, et celui ci eut un sourire fière. D'un coup de baguette, il activa la petite radio.

 

 

Baby, I'm yours
And I'll be yours until the stars fall from the sky,

 

 

Evy appuya sa tête contre l'épaule de Sirius, allongée sur la couverture.

 

« Je pourrai rester là pour toujours », souffla-t-elle.

 

Le sentiment de panique revint dans la poitrine du jeune homme, mais il le chassa en inspirant profondément l'odeur des cheveux d'Evy.

 

Yours until the rivers all run dry
In other words, until I die

 

 

« Au moins, on ne peut que faire mieux l'année prochaine. »

 

Evy éclata de rire et se retourna contre lui, quittant du regard le ciel.

 

« Ça ne peut qu'être notre pire Saint-Valentin », ajouta-t-elle, et il opina de la tête.

 

Cette soirée n'était pas un moyen de la fêter. Pas vraiment. Et peu importait.

 

Elle se souleva légèrement et déposa un baiser sur sa joue rugueuse. Puis, serrée contre lui, elle porta à nouveau son regard sur les étoiles.

 

Baby, I'm yours

 

Crépitait la petite radio.


And I'll be yours until the sun no longer shines.

Note de fin de chapitre :

Petites explications concernant la courgette :mg: C'est un élément qui vient d'une autre de mes fics, écrite pendant les Nuits et que vous pouvez retrouver juste ici. Je ne sais pas encore trop si ça fait partie à 100/ du canon d'Evy et Sirius, mais j'avais envie d'y faire un petit clin d'oeil.

J'espère que ça vous aura plu, merci de m'avoir lu :hug:
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