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128ème Nuit d'écriture


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De Les Nuits le 12/01/2023 23:25


Sélections du mois


Félicitations à MadameMueller, Lossifovna, CacheCoeur et Juliette54qui remportent la Sélection Fanfictions Longues !

Et pour le mois de janvier, venez lire la Sélection Remus Lupin ! Vous pouvez découvrir ces cinq histoires et voter jusqu'au 31 janvier ici.

Persévérance, loyauté, courage… Les valeurs de Hermione Granger vous inspirent-elles ? Lors du mois de février mettez-les à l’honneur lors la Sélection Hermione Granger ! Vous avez jusqu'au 31 janvier pour proposer des textes (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/01/2023 19:18


31ème Nuit Insolite


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Nous vous informons que la 31e édition des Nuits Insolites se déroulera le vendredi 16 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits pour la dernière de 2022. vous inscrire !


Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.


A très bientôt !



De Les Nuits le 16/12/2022 12:52


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


127ème Nuit d'écriture


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De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Journée Reviews de novembre !


Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?

Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


Black Flowers par Taka

[3 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note d'auteur :

Chaque chapitre de cette histoire se repose sur une chanson de Heathers la comédie musicale, elle même inspirée du film Heathers (Série noire en Français) que je vous conseille vivement. L'intrigue du film(la scolarité des soeurs Black) (l'hypocrisie des gens face au suicide) et de la fanfiction n'ont rien à voir donc vous ne risquez aucun spoil.
Note de chapitre:

Premier chapitre, première chanson, à écouter si vous le souhaitez en même temps ou à côté.
Beautiful de la comédie musicale Heathers, appartient à Yellow Sound Label.
Chapitre 1 : Beautiful

September 1st, 1967 était écrit sur tous les tickets, dans toutes les classes, sur tous les journaux, intimes ou non.
Bellatrix Black avait toujours été une élève exceptionnelle. Sérieuse dans son travail, attentive dans ses relations, sachant se faire respecter de gré ou de force, spirituelle et dotée d'une beauté indéniable. Arrivée en sixième année avec toutes ses BUSE et une réputation inattaquable, elle représentait l'excellence des Sang-Pur. Pourtant, en ce premier septembre 1967, elle était probablement la seule qui ne semblait pas être intriguée par ce qui se produisait à l'extérieur de Poudlard.
Non, pour la deuxième année consécutive, Bellatrix s'interrogeait surtout ce qui se passerait à l'intérieur de l'école.

Car c'était la deuxième fois que les trois sœurs Black faisaient leur rentrée ensemble. Et Bellatrix n'aurait jamais imaginé les choses ainsi.

— Qu'est-ce que tu fais à traîner aussi tard dans les couloirs, Bella ? Fais attention, le couvre feu ne va pas tarder, et avoir une retenue n'est pas digne d'une Lady ! lança sa sœur avec un grand éclat de rire tout en marchant dans la direction opposée à leur salle commune.

Sa petite sœur Andromeda n'était plus la gamine curieuse et attachante qu'elle avait quitté à King's Cross il y a plus de cinq ans. Elle n'était pas non plus l'adolescente malicieuse et dynamique de ses premières années à l'école.
Non, désormais Andromeda était une effrontée, une provocatrice et, Bellatrix se mordit l'intérieur de la joue en le pensant, peut-être bien une dévergondée. Car ce n'était pas un problème de mauvaises notes qui la concernait, bien que ses résultats n'étaient pas aussi exemplaires que ceux de Bellatrix : elle faisait malgré tout partie des meilleurs grâce à son esprit vif. Comme tous les Black, il va sans dire. Le problème était définitivement son comportement. Bellatrix inspira profondément en se rendant compte qu'elle pensait comme un professeur. Mais n'était-ce pas son rôle, en tant qu'aînée ? De veiller à ce qu'Andromeda suive sa route ? Tel était son devoir : être plus responsable que ses parents, plus éducatrice que les enseignants.

Sauf que tout le problème était là : Bellatrix était l'aînée. La première-née, plus belle et plus spirituelle d'un père sans héritier. Elle avait comme devoir de grimper l'échelle sociale, d'être parfaite pour trouver un mari riche et puissant afin de maintenir l'honneur des Black de sa branche. Elle n'avait pas le droit à l'erreur, et encore moins aux fantaisies dans lesquelles Andromeda noyait sa vie.

Ainsi elle avait quitté l'enfance. Finis les après-midi à se goinfrer de biscuits, à se reposer une fois les devoirs terminés, à jeter des maléfices aux nés-moldus et à rigoler des professeurs et de leur manque de goût en matière vestimentaire ou d'éducation avec les amis.

Bellatrix comprenait très bien quelle était sa tâche cette année. L'année précédente comprenaient les examens et alors que pour beaucoup de ses camarades, cette expérience avait été exténuante, cela avait été pour elle une année de bonheur : la seule chose que ses parents voulaient d'elle était d'excellentes notes, elle pouvait même mettre un peu de côté tout le reste. « Tout le reste » comprenait bien évidemment les relations, les courriers, l'attitude,... Ce que ses parents ignoraient était sa facilité avec les études. Donc, pendant une année, elle put se reposer, expérimenter certains sorts en dehors du cursus, refaire le monde dans sa tête, agacer les ennemis des véritables Sang-Purs, et pire encore pour une fille de bonne famille, s'interroger sur sa vie.

Cette année commençait donc un nouveau périple. Le plus difficile. La recherche d'un fiancé. Bien évidemment elle n'allait pas se marier à seize ans, mais il fallait commencer à vérifier le passé de chacun, leur apparence, leur richesse, leur puissance magique. Tout cela était davantage la tâche des parents, certes, et bien qu'il soit très improbable que son futur mari fut actuellement à Poudlard, elle devait malgré tout être impeccable pour ne pas subir le qu'en dira-t-on. Elle devait donc se faire belle pour quelqu'un qui ne la verrait pas. Être courtoise et amusante pour quelqu'un qui ne l'écouterait pas. Être sage et moins impliquée dans l'objectif des vrais sorciers pour quelqu'un qui ne prendra pas en compte son opinion. Qui n'apprécierait probablement pas non plus ses capacités. Compter les jours jusqu'à sa majorité, tenir le coup jusque là, sans faire de vagues.
Tel était son rôle. Pour cette année et la prochaine.

Une fois mariée, ce serait probablement un peu plus facile. Elle n'aurait plus à s'assurer qu'on ne prenne pas ses sourires pour des flirts ou qu'on ne la voit pas passer trop de temps avec d'autres personnes. Elle n'aurait plus à subir la cour d'adolescents vulgaires et niais, elle ne devrait plus se retenir de jeter des maléfices quand elle le veut aux sang-de-bourbes puisqu'elle n'en verrait plus, elle n’inquiéterait plus ses parents et ne risquera plus de déshonorer son nom. Tout serait plus simple. Ennuyeux mais simple.

Elle serait au paradis. Calme, tranquille.
Elle...
Bien sûr, l'année dernière, durant quelques moments perdus, elle avait rêvé sans sérieux d'un amour fusionnel, d'une passion terrible. Elle savait que tout le monde avait ce souhait. Elle était juste assez intelligente pour ne pas désigner ce rêve comme un objectif.
Surtout pas aujourd'hui, ajouta-t-elle en arrivant devant le mur où était dissimulé l'entrée de la salle commune des Serpentard.

— Bella, fit une voix plaintive.

Bellatrix se retint de soupirer avant de se retourner. Fine, petite, blonde et mal à l'aise comme à son habitude, Narcissa se triturait les doigts, la tête baissée.

— Cissy, regarde les gens dans les yeux quand tu t'adresses à eux. Aussi, parle clairement. Et cesse de faire ça avec tes mains. J'espère que tu ne te ronges plus les ongles, déclara-t-elle assez sèchement en tentant de les distinguer dans l'obscurité.

Bellatrix n'avait pas pris la peine de vérifier si d'autres pouvaient l'entendre. Elle ressentait une grande tendresse envers Narcissa qui lui faisait davantage penser à une petite nièce dont elle pouvait s'occuper qu'à une sœur, mais elle savait aussi que ce ton sec et dur était pour son bien. Elle devait se corriger, et mieux valait être un peu gênée par des rires moqueurs de quelques élèves, que de gêner la famille tout entière avec une allure pareille.
Narcissa obéit à sa sœur et, comme si elle avait reçu un sort dans le dos, se redressa, les épaules en arrière et le menton levé. Bellatrix remarqua que son regard semblait défiant et ses joues un peu roses. Elle venait de la vexer. Elle ressentit un léger pincement au cœur : elle n'était qu'en deuxième année après tout... Mais elle devait se reprendre en main rapidement. Sa première année avait été très médiocre.

-Tu as oublié le mot de passe, c'est ça ?

Seul un regard encore plus noir, brûlant d'une colère enfantine, lui répondit. Elle n'avait pas beaucoup d'amis et, à tous les coups, personne de son dortoir n'avait pris la peine de lui donner les informations nécessaires.

-Tour d’éther.

La porte de la salle commune de Serpentard prit forme sous leurs yeux. Narcissa en profita pour se faufiler et sembla hésiter un moment à claquer la porte au nez de sa grande sœur pour lui montrer davantage sa rage mais elle se retint. Il était cependant impossible de savoir si c'était davantage par peur d'un autre sermon ou pour montrer son dédain.

Bellatrix eut un sourire soulagé. Qu'importe ce qui convenait à davantage à Narcissa pour maintenir l'honneur de sa famille, même si cela devait être la rage.


Narcissa se précipita jusqu'à son lit, évitant le regard des autres, surtout celui de ses camarades de classe. Une fois sur les couvertures, elle tira les rideaux et ouvrit un livre. Elle ne pouvait s'empêcher d'être en colère, mais pas de cette colère glaciale et impériale que pouvait projeter sa sœur aînée, ni la colère ardente de sa deuxième sœur. Non, elle avait eut la malchance d'être disposée aux colères humides. Quand ses sœurs faisaient preuve d'élégance ou de force, elle faisait preuve de faiblesse. Elle faisait honte à sa famille.
Et voilà que les larmes commençaient à piquer ses yeux.

Troisième fille. Celle qui aurait dû être un garçon. La dernière chance d'une lignée, une ratée. Une santé fragile quand elle était petite, des difficultés à réaliser de la magie aussi hâtivement que Bellatrix et une incapacité à être naturellement charmante comme Andromeda. Si ses torts s'étaient limités à ça, elle aurait juste pu être ignorée ou ne recevoir que quelques soupirs exaspérés de ses parents. Sauf qu'il y avait bien pire : elle ne ressemblait pas du tout à son père.

On lui avait fait comprendre qu'il était parfois moqué à cause de ça. Sa mère démontrait par tous les moyens qu'elle lui préférait ses deux autres sœurs. Bellatrix ne cessait de lui faire des remontrances sur son attitude ou son allure alors qu'elle faisait de son mieux. Petite, Andromeda s'amusait parfois à lui dire qu'elle avait peut-être un père moldu pour lui faire peur et la faire pleurer.

Elle pensait qu'une fois sa lettre pour Poudlard reçue, tout irait mieux : elle avait vu avec quelle joie ses parents avaient reçu la nouvelle pour sa sœur il y a cinq ans et à quel point les exploits de Bellatrix étaient racontés sans fatigue aux dîners. Leur fierté n'avait pas diminuée pour celle d'Andromeda quelques années plus tard. Narcissa s'était sentie seule et voyait en Poudlard l'opportunité d'être aussi belle, grande et appréciée que le reste de la fratrie. Elle s'était imaginée épater les professeurs, être entourée d'amis en adoration face à sa famille et ses sœurs, et étonner ses parents qui se mettraient alors à dire du bien d'elle aux repas de famille devant ses cousins, Sirius et Regulus. Populaire.

Elle était tombée de très haut.
Poudlard n'attendait pas une troisième Black. Il y en avait déjà deux et elles étaient géniales. Poudlard n'en avait rien à faire de son rang et la mettait dans les mêmes classes que les nés-moldus. Ses camarades de classe s'étaient désintéressé d'elle une fois qu'ils eurent compris qu'elle ne leur permettrait pas de devenir ami avec la populaire Andromeda ou d'obtenir l'aide de l'incroyable Bellatrix.

Et elle ne faisait pas partie de meilleurs. Des nés-moldus étaient mêmes plus doués qu'elle en magie ! Elle se demandait pourquoi, de quelle façon et comment ils avaient réussi à tricher. Elle avait tenté d'expliquer cette manigance à son père, mais il n'en avait rien à faire, comme s'il croyait sincèrement que des sorciers de seconde classe pouvaient la surpasser. Or, on lui avait bien appris que c'était impossible, donc elle avait déduit que, du point de vue de son père, le problème venait d'elle. Qu'elle n'était pas une sorcière de son rang, ni de son sang.

À peine en seconde année et voilà qu'elle voulait déjà tout abandonner, rentrer chez elle, ou plutôt à Londres avec ses cousins et ne plus voir personne de sa famille directe. Ne plus être comparée, ne plus être la déception de la famille. La honte. L'affront.

— Elle est déjà rentrée la peste ? murmura une voix derrière son rideau.
— Pff, quelle snob.

Narcissa serra davantage ses doigts autour des pages de son livre avant de se rendre compte qu'elle le tenait à l'envers depuis le début. Elle devait résister, résister contre cette envie de fuir, ou de tout casser.

— C'est moche la jalousie, sale teigne, s'autorisa-t-elle.
— Qu'est-ce que tu as dit ?!
— Rien, marmonna-t-elle brusquement.

Avant d'entrer à Poudlard, elle se savait faible, mais pas aussi lâche, aussi misérable. Elle avait tant espéré et désormais elle ne pouvait que rejoindre l'opinion de sa famille : elle était une déception pour tous. Une partie d'elle même tentait encore de se débattre, de rejeter cette idée, mais face aux preuves, aux évidences, elle ne pouvait fuir la vérité. Cette partie là devenait donc furieuse et remplie d'injustice, de haine et de désespoir. Tout ça pour devenir tellement laide.

Pourtant, elle savait que la vie pouvait être belle... À condition d'être comme ses sœurs.
Pas comme elle.
Alors elle ferait de son mieux à nouveau. Elle allait travailler pour briller dans ses études jusqu'à ce qu'elle ne soit plus une gêne pour son rang. Elle allait faire attention à son apparence pour qu'on cesse de la critiquer. Elle allait maîtriser ses émotions et ses expressions au point que même les legilimens ignoreront ses véritables pensées. Elle allait être tellement impeccable que ce sera elle qui sermonnera Bellatrix !
Alors ses sœurs seraient à nouveau gentille avec elle, ses camarades cesseraient de se moquer, ses parents seraient plus indulgent.
Et cette partie d'elle-même redeviendrait belle.

Sauf que cela demanderait beaucoup d'effort, et elle n'aurait aucun soutien.
Alors ce soir encore, Narcissa allait se morfondre à se demander pourquoi tous la haïssait, pourquoi elle n'arrivait pas à se rebeller, pourquoi elle agissait de manière aussi indigne, pourquoi n'était-elle pas aussi populaire qu'Andromeda, pourquoi s'abaissait-elle aux insultes et aux colères face à Bellatrix, et pourquoi finissait-elle toujours par pleurer dans son lit ?

Elle voulait juste être ce qu'on attendait d'elle : qu'on lui montre comment réussir, comment réparer l'erreur de sa naissance, que sa vie soit acceptée.
Tout ce que Narcissa voulait c'était une miette de ce qu'Andromeda s'amusait à gaspiller.


Andromeda était la seconde, elle n'avait donc pas à montrer l'exemple. Il lui était donc difficile de décevoir parce qu'elle n'inspirait aucune crainte à ses parents et qu'ils n'étaient pas obligés de la gronder, de la sermonner ou de lui imposer la perfection et rien d'autre... Leur relation était bien plus agréable et légère ! Andromeda avait donc toujours été la préférée.

Tout le monde le savait, Andromeda la première. Elle avait saisi rapidement cette opportunité, comportement digne de tout Serpentard, et l'exploitait jusqu'à la moelle. A Poudlard ou ailleurs, elle pouvait jouer avec qui elle voulait et comme elle voulait tandis que Bellatrix devait surveiller jusqu'au nom des animaux de compagnie de ses amis. Avoir des devoirs en retard et des heures de colle la rendait intéressante, contrairement à ses sœurs si proprettes, et l'amour qu'elle recevait la rendait plus confiante que cette peureuse de Narcissa. Enfin, sa liberté si provocatrice créait une aura envoûtante autour d'elle.
Andromeda, gambadant dans les cachots toute seule, savait qu'elle ne serait jamais isolée. Sans avoir la beauté troublante de sa grande sœur, elle se savait terriblement attirante par son comportement et par sa nature profonde.

— Miss Black ! éclata une voix derrière elle.

Elle ne sursauta même pas, dissimulant une bouteille volée à la cuisine derrière son dos.

— Oui, professeur Slughorn ? demanda-t-elle, avec un sourire chaleureux et cette légère intonation qu'elle savait irrésistible.
— Que faites vous en dehors de votre dortoir ?
— Oh, vous allez vous moquer de moi professeur, mais j'ai oublié le mot de passe et j'espérais rencontrer un autre retardataire, mêlant la plaisanterie à l'excuse.
— C'est « Tour d’éther ». Mais que je ne vous y reprenne plus, la sermonna gentiment son directeur de maison, oubliant volontairement qu'il lui avait dit la même chose une bonne vingtaine de fois l'année précédente.

Elle savait séduire ses parents, ses amis, les professeurs, les prétendants. Andromeda ne connaissait pas la peur. Cela se ressentait autour d'elle.
Il y avait bien eu une période d'essai. D'abord une note un peu moins excellente, puis des mots un peu moins délicats, enfin des amis bien trop bas pour son rang. Tout ce qu'elle avait reçu était quelques incitations de ses parents à faire mieux, rien de plus. Alors elle avait appris à en profiter.
Elle aimait beaucoup ses sœurs, mais elles étaient devenues trop ennuyantes et trop agaçantes. Elle voulait s'amuser ! Pas gâcher sa vie à faire semblant et à prétendre et à être une parfaite poupée immobile en attente d'un mari. Bien sûr, une partie d'elle se doutait que ses sœurs ne vivaient peut-être pas la même chose qu'elle, mais c'était leur faute : elles n'avaient qu'à être plus naturelles, plus sûre d'elles. De toute façon, Andromeda n'était pas leur nourrice ! Elle avait sa vie à vivre, merci bien.

Alors, elle les avait laissées de leur côté. Trop occupée. Et puis, de temps en temps, elle les poussait un peu pour les faire réagir. C'était sa manière de les aider, mais ses idiotes de sœur étaient bien trop coincées en matière d'idéologie, et sensibles émotionnellement pour prendre ses remarques comme des blagues.
Cette année, elle en avait assez. Elle ne voulait plus qu'on les compare. Elle les laisserait de leur côté et, si jamais Bellatrix cherchait à lui faire la morale ou si Narcissa venait chouiner sur son épaule, elle leur ferait regretter.
Andromeda venait d'avoir quatorze ans, il était donc tout naturel qu'elle en ait marre de sa famille.

Elle méritait bien une première gorgée de sa boisson pour sa réussite avec Slughorn. Sauf que, à peine avait-elle ouvert la bouteille au milieu du couloir, une seconde voix bien moins sympathique l'interpella.

— Qu'est-ce que vous avez là ?! s'exclama le très vieux, et agaçant, concierge, Appollon Picott.

Slughorn, c'était du gâteau de le mettre dans sa poche, mais Picott c'était autre chose : il était bien plus attaché au règlement et bien moins sympathique envers elle que le professeur de potion, surtout depuis la blague hilarante qu'Andromeda avait prononcé un peu trop fort il y a deux ans au sujet de sa façon de marcher.

— Je...
— Elle se sentait mal durant le festin et l'infirmière lui a donné une potion à boire avant d'aller dormir. Elle m'a également demandé de la raccompagner jusqu'à son dortoir, déclara précipitamment une voix derrière elle.

Picott et Andromeda eurent le même sursaut avant de se retrouver devant un garçon un peu enrobé et au visage particulièrement benêt aux yeux de la jeune fille. Cependant, elle avait été dans des situations plus délicates que ça, et elle était à Serpentard pour une bonne raison. Sa maison lui avait bien appris qu'il était criminel de ne pas exploiter la naïveté des gens pour s'en sortir.

— Tout à fait. Maintenant, j'aimerais vraiment rejoindre ma salle commune, je me sens toujours un peu barbouillée.

Picott était un homme méfiant, mais il conservait une forme d'affection pour les élèves de l'école Poudlard. Il n'était pas souriant, ni même agréable, mais il veillait sur eux et leur bien être comme un grand-père sévère. Il accepta alors de laisser les deux jeunes gens s'éloigner dans les cachots.

— Pourquoi tu est dehors à cette heure-ci ? demanda froidement Andromeda.

Sa question n'avait rien de déplacée. En effet, elle ne lui avait rien demandé, donc elle n'avait pas à le remercier. Il était de toute évidence d'une famille non Sang-Pur, donc elle n'avait pas à lui demander son nom. Enfin, elle n'avait jamais vu son visage à Serpentard, alors elle devait vérifier ses intentions.

— Pour la même raison que toi j'imagine ? tenta-t-il avec maladresse.

La réplique aurait eut son effet s'il ne l'avait pas prononcé avec si peu d'aisance. Il l'avait probablement entendue de la bouche d'un autre et attendait depuis de pouvoir la ressortir.

-Je m'appelle Edward... Tonks. Tout le monde m'appelle Ted.

Au moins, il savait qu'elle ne lui aurait jamais demandé son identité. Bien qu'il devait faire une tête de plus qu'elle, il était évident qu'elle le dominait dans cette conversation, ce qui était parfaitement naturel pour une sorcière comme Andromeda.

— En fait, j'ai quelque chose à te demander en retour.
— Quoi donc ? siffla-t-elle, sa voix devenue glaciale.

Bellatrix ne savait pas être aussi touchante que Narcissa, Narcissa ne savait pas être aussi impériale que Bellatrix. Andromeda, elle, savait. Elle savait tout. Sauf peut-être ce qu'il attendait d'elle, mais elle allait le savoir, alors...

— Laisse moi traîner avec ton groupe une ou deux fois. Au déjeuner, ou durant une pause. Même pas la peine de me parler, je veux juste qu'on me voit dans ce groupe pour qu'on me laisse tranquille. Je peux aider, mon meilleur ami est préfet alors je peux lui demander les horaires des rondes.

L'offre semblait alléchante. Le garçon pas trop nul. Andromeda aimait la flatterie, et savoir que sa présence était recherchée lui plaisait énormément. Mais pourquoi avait-il besoin d'aide ?

— Tu as des amis, alors pourquoi chercher à nous faire subir ta présence ? continua-t-elle sur ce ton si propre à sa famille.
— Je... Je n'ai pas beaucoup d'amis dans mon année, avoua-t-il, tout penaud. Je m'entends bien avec ce préfet parce qu'on aime la même équipe, mais à part lui, il n'y a personne avec...
— C'est bon, pas la peine de m'ennuyer avec le récit de ta misérable vie, coupa Andromeda en ajoutant un geste de la main comme pour chasser une mouche trop insistante.

Elle le dévisagea un instant, profitant de cet instant pour peser le pour et le contre avant de se décider.

— Jeudi prochain, tu pourras traîner avec nous au dîner, et le déjeuner de samedi. Ça devrait être suffisant pour que ta cote remonte. Elle ne pourrait pas être plus bas, pas vrai ? Et ne parle pas.
— D'accord ! Merci beauc...
— J'ai dit ne parle pas, le coupa-t-elle à nouveau en s'éloignant pour de bon cette fois.

Elle s'infiltra dans la salle commune, décidant qu'il valait mieux ne plus tenter le destin.
Andromeda s'allongea au centre de son cercle d'amis près de la cheminée et déboucha la bouteille une seconde fois. Oui, Andromeda était vue comme une fille cool. Et elle avait l'intention de le rester.
Note de fin de chapitre :

Voilà pour le premier chapitre !
Que vous laissiez une review ou non, passez lire les fanfictions de Dedellia qui a eu le courage de bêtater ce chapitre.
Dedellia la Brave
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