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112ème édition des Nuits HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 112e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 22 mai à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt!
De L'équipe des Nuits le 13/05/2021 13:15


Sélections du mois


Félicitations à Amnesie, Guette et Wapa qui remportent la Sélection sur Regulus (aka le meilleur personnage de tous les temps) !

Pour juin 2021, place à la troublante Pansy Parkinson. Vous pouvez dès à présent proposer vos deux fanfictions favorites sur ce personnage en vous rendant ici ou bien en répondant à cette news.

Enfin, durant le mois de mai, suivez les pas d'une Traîtresse-à-son-Sang, la noble et audacieuse Andromeda Black-Tonks. Venez voter pour vos histoires préférées juste ici.

Très belles lectures à vous !


De L'équipe des Podiums le 02/05/2021 16:39


23ème édition des Nuits Insolites


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 23e édition des Nuits Insolites se déroulera le SAMEDI 1er MAI à partir de 20h. N'hésitez pas à venir vous inscrire !
Les modalités de participation sont disponibles sur le même topic.

A très bientôt !
De L'équipe des Nuits le 24/04/2021 16:26


Sélections du mois


À voter !

Les votes pour le thème de juin 2021 sont ouverts ! Venez choisir entre : Pansy Parkinson, Ordre du Phénix, Moldu, Folie ou Merope Gaunt.

Rendez-vous sur ce topic pour voter jusqu'au 30 avril 2021, 23h59.


De L'équipe des Podiums le 15/04/2021 17:37


111ème édition des Nuits HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 111e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 17 avril à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt!
De L'équipe des Nuits le 09/04/2021 16:31


Sélections du mois


Félicitations à Jalea, SourireSmagiqueS et Roxane-James qui nous ont fait rire aux éclats et qui remportent la Sélection Comédie avec leurs pépites !

Pour mai 2021, c'est au tour d'Andromeda Black-Tonks de briller. Vous pouvez dès à présent proposer vos deux fanfictions favorites sur ce personnage en vous rendant ici ou bien en répondant à cette news.

Enfin, durant le mois d'avril, voici le beau, le sombre, le torturé, le noble Regulus Black dans tous ses états. Venez voter pour vos histoires préférées juste ici.

Très belles lectures à vous !


De L'équipe des Podiums le 07/04/2021 23:36


La Dame, le Lord et la Lady par Ocm

[2 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note d'auteur :

Les personnages de cette histoire appartiennent en majorité à J.K Rowling et EmilyTheHorcrux.

Le personnage principal m'appartient, cette histoire est pour moi un exercice.

Note de chapitre:

Cette note est très importante pour comprendre la démarche de l'histoire :)

 

Avant tout, je n'écris pas souvent de fanfics, presque jamais mais là je suis tombée sur une perle de Wattpad : Modification d'EmilytheHorcrux qu'une très bonne amie m'a conseillée. Je vous encourage d'ailleurs fortement à la lire si vous aimez l'avant Poudlard et que vous êtes à l'aise dans la langue de Shakespeare.

Mes personnages ont tendance à lire par-dessus mon épaules et l'un d'entre eux a beaucoup aimé cette histoire. J'aime énormément travailler avec Rayla, car elle à une philosophie complexe sur le Bien et le Mal. Et toutes les deux, nous avons trouvé intéressant de nous projetter dans une histoire avec ces concepts bien plus marqués que dans mon roman. Cette histoire est donc un exercice, pour tester les limites et les concepts de Rayla.

 

Bien sûr, je remercie mille fois les deux auteures de cette histoire qui devient une fanfic d'une fanfic... ça existe ça ? Bref, je vous laisse découvrir ! Une dernière précision ;) l'histoire commence dans le deuxième tome The Dawn of Darkness, après le passage de la voyante. Bonne lecture et merci à vous.

 

C’était le noir total. Elle ne se souvenait pas de grand-chose, seulement d’avoir ouvert un livre. La couverture semblait attrayante et elle avait grandement besoin de divertissement depuis qu’Erna lui avait annoncé son départ. Mais rien ne l’avait vraiment préparée à ça.

Elle se réveilla sur un sol mousseux, visiblement dans un bois. Rayla se leva lentement, s’assurant qu’une migraine ne viendrait pas la reprendre. Il faisait nuit. Elle regarda autour d’elle, tâchant de s’orienter. Elle était déjà hors du Lieu Désert, cette chose-là paraissaient certaine. La jeune femme serra ses bras autour de sa poitrine. D’après le froid ambiant, elle se situait au début de l’hiver. En époussetant son large manteau noir qui lui tombait jusqu’au chevilles, elle chercha quelque chose de vivant aux alentours. Un point lumineux qu’elle trouva bientôt. Devant elle, à la lisière de la forêt, des jardins symétriques avec des haies parfaitement taillées encadraient un sombre manoir. Celui-ci ressemblait aux vieilles demeures terriennes sur lequel Rayla tombait lorsqu’elle étudiait l’architecture.

Ce qui l’intrigua davantage, ce fut une lumière qui jaillit juste devant la bâtisse. Un étrange éclair, semblant provenir d’une personne, d’un instrument que sa main tenait plus précisément. Prudemment, elle resta dissimulée derrière un tronc épais. Dans le noir, elle peinait à distinguer la silhouette. Avec stupeur, elle vit l’étrange lumière percuter quelqu’un d’autre. Rayla fronça les sourcils, tâchant de rester la plus silencieuse possible. Elle frissonna légèrement. Celui qui avait tiré possédait une aura tout à fait unique. Jamais elle n’avait senti pareille présence s’imposer à son esprit. Il se dirigea vers la victime de la lumière. De là où elle était, l’étrangère ne pouvait qu’entendre des bribes, et n’y comprit pas grand-chose. S’il lui parlait, c’était que la personne ne devait être que blessée, déduisit Rayla. 

Elle le vit soudain se relever et tourner la tête dans sa direction. Peut-être l’avait-il senti elle aussi. La jeune femme retint un moment sa respiration. La précaution sembla payer, car il rentra, sans un mot ou un geste. La porte du manoir s’ouvrit, laissant passer une rai de lumière pour que la grande silhouette entre. Lorsqu’elle fut certaine de ne plus voir personne, Rayla s’avança vers le blessé. Ou plutôt la blessée. Une jeune femme de son âge gisait, respirant avec difficulté, du sang souillant sa poitrine. Ses longs cheveux noirs étaient étalés sur le sol, auréolant sa figure pâle. Elle tentait péniblement de garder ses yeux gris ouverts.

Rayla s’agenouilla près d’elle, repoussant les larges pans noirs de son manteau. Elle observait déjà la blessure. En apparence profonde, mais en réalité elle ne paraissait pas si grave.

— Mademoiselle ? Est-ce que vous m’entendez ?         

            L’intéressée cligna des paupières puis plissa les yeux.

            — Qui… qui êtes-vous ?

            L’étrangère prit un air rassurant, sans pour autant se départir de son habituel air assuré.

            — Je m’appelle Rayla. Ne vous en faites pas, ça va aller.

            Avec un geste précis, elle passa sa main juste au-dessus de la coupure. Juste suffisamment pour que la douce chaleur qui venait se dégager de sa paume agisse sur la blessure. En un instant, le sang se trouva effacé, comme s’il ne s’était rien passé. Sa patiente peinait toujours à rester éveillée. Le choc demeurait sans doute. Alors que Rayla allait lui parler doucement, des gouttes se mirent à tomber du ciel. Pas réellement une pluie fine, mais plus épaisse. Et surtout plus susceptible de les rendre malades. La jeune femme détacha sa cape pour en couvrir la blessée en réfléchissant. Si celui qui l’avait laissé là résidait dans ce manoir, hors de question d’y rentrer. Cependant, elle ne voyait pas d’autre maison aux alentours où elles pourraient trouver refuge.

            — Estela !

            Rayla tourna la tête vers un jeune homme, les yeux verts, plus clairs que les siens, encadrés par des boucles blondes. Il ralentit en la voyant, devenant méfiant.

            — Qui êtes-vous ?

            L’étrangère se redressa, certes à genoux mais pas moins impressionnante. Elle vit d’ailleurs son interlocuteur esquisser un mouvement de recul.

            — Rayla Scarlett Marie Andrews. Dame de Cena.

            Son interlocuteur fronça aussitôt les sourcils. Définitivement, elle n’était plus dans son monde. Même si Cena n’était pas connue, il aurait fallu être idiot pour ne pas admettre que sa cité était désormais loin. Aucune importance ; ici ou ailleurs, elle ne se laisserait pas encore dominer par un homme. La lune se positionna à ce moment juste derrière sa tête alors qu’elle se tournait vers lui, la couronnant telle une déesse lunaire. Un signe providentiel peut-être, qui impressionna ostensiblement son interlocuteur. Voyant qu’il restait sans voix, elle prit les devants.

            — Cela n’a aucune importance, éluda-t-elle de la main en se relevant. Cette jeune femme a été blessée, et il faut la mettre à l’abri.

            Le nouvel arrivant resta à la regarder un instant avant de secouer la tête.

            — Oui, j’ai vu ce qu’il s’est passé. C’est pour ça que je suis là.

            Il tendit une main.

            — Je vais tout de même me présenter dans les formes : Alden. Alden Viridian.

            La jeune femme eut un moment d’absence. Depuis quand un homme l’avait traité avec galanterie, comme son égale ? Mis à part Erna, quasiment jamais depuis près de neuf ans. Elle refusa cependant de se montrer déstabilisée, d’autant plus qu’il fallait mettre sa patiente en lieu sûr rapidement et accepta sa main. Rayla ne la tint pas bien longtemps, revenant rapidement près de la blessée.

            — Laissez, je vais la porter, déclara Alden.

            Elle le laissa faire, surveillant bien l’état de la jeune femme. Elle était de toute évidence épuisée, et venait de perdre connaissance. Peut-être avait-elle combattu bien avant que Rayla n’arrive, si ce qu’elle avait observé était bien un combat. En tout cas, ce qu’elle avait aperçu avait quelque chose de surnaturel, nul doute sur cela. Rayla observa Alden se diriger vers l’imposante demeure.  

            — Où l’emmenez-vous exactement ?

            — Au manoir.

            Elle se plaça devant lui, l’empêchant de continuer.

            — Attendez, celui qui l’a attaquée est entré ici. Elle risque d’être en danger.

            Alden soupira en secouant la tête. Elle ne sut comment interpréter son expression. Un mélange de tristesse et de désabusement. D’exaspération aussi, mais pas dirigé contre elle.

            — Ne vous en faites pas, je vous assure qu’elle ne risque rien.

            Elle se résolut à lui faire confiance. Après tout, Rayla ne pouvait pas faire grand-chose, ce monde lui était inconnu. Elle se débattait avec ses différentes questions. Elle ne savait comment les poser, et plus important, c’était admettre son ignorance, donc une situation de faiblesse. En grimpant les marches, Alden interrompit le cours de ses pensées et de ses pas par la même occasion. Il semblait hésiter.

            — Je ne pense pas que ce soit une bonne idée que vous entriez.

            Elle croisa les bras, le transperçant de son regard émeraude.

            — Je n’abandonnerais pas cette jeune femme. Elle est ma patiente, je refuse de la laisser seule.

            Elle déconcerta tant son interlocuteur qu’il resta une nouvelle fois muet. Il trouva tout de même le courage de répliquer.

            — Vous ne vous rendez pas compte. Si vous rentrez ici, vous pourriez bien ne plus en sortir.

            Elle lui opposa un regard déterminé.

            — Ca m’est égal. Je ne reviendrais pas sur ma décision.

            Elle devança Alden pour ouvrir elle-même les portes. Le jeune homme hésita un moment, grommelant des bribes incompréhensibles puis suivit finalement Rayla. Cette dernière analysa ce qu’elle voyait dans le grand hall. Heureux propriétaire, songea-t-elle en observant les vases précieux et le luxe des matériaux. Un imposant tapis rouge se déroulait à travers la pièce, remontant ensuit un large escalier de marbre. Rayla se dirigea vers un couloir qui s’ouvrait à sa droite. 

             — C’est par là, moonshine, indiqua Alden.

            Elle haussa un sourcil en observant le jeune homme grimper l’escalier. Celui-ci afficha alors un sourire moqueur qui vint illuminer son visage. Elle réprima rapidement cette audace en le rattrapant.

— Si vous souhaitez m’appeler, dites simplement Dame Rayla.

— Soit, à vos ordres moonshine.

— Pourquoi ce surnom ? interrogea-t-elle avec une apparente sévérité.

— Oh, parce que vous êtes apparu dans une sorte de rayon de lune, comme une reine couronnée par l’astre nocturne. Quoi de mieux pour une mystérieuse inconnue tombée du ciel ?

Curieusement, cela la ferait presque sourire. D’un côté, cette comparaison avait quelque chose de flatteur. Après tout, sa future couronne serait faite d’étoiles. Et puis ce garçon était certes insolent, ce qu’aucun de ses hommes ne pouvait se permettre, mais il avait aussi un côté sympathique. A force de se battre contre des machistes, elle en avait oublié de ne pas se méfier avec une personne du sexe opposé.

 Elle se décida à grimper elle aussi les marches, se déplaça les mains croisées devant elle avec la grâce d’une reine. Rayla sentait bien le regard d’Alden sur elle. Elle songea qu’en exploitant sa curiosité, elle pourrait peut-être obtenir subtilement les réponses à ses interrogations.

— Si une question vous brûle la langue, posez-la donc.

— Commencez par me tutoyer.

Elle lui lança un regard tinté d’une étincelle de surprise, rien qui ne soit cependant trop visible.

— Nous nous connaissons à peine monsieur Viridian.

— Vous avez bien sauvé une jeune femme qui vous était inconnue.

Un point. Cet Alden commençait à lui plaire. Elle se contenta de continuer à marcher en silence. Les questions ne tarderaient pas à arriver.

— Comment êtes-vous arrivée ici ?

Rayla le laissa mariner un instant, cherchant également le meilleur moyen de présenter les choses.

— Disons que je passais simplement par-là, au bon moment.

— Vous passiez près du manoir Malfoy comme ça ?

Malfoy, un nom enfin. Cela ne lui disait pourtant toujours rien.

— C’est étrange ?

— J’en venais à croire qu’aucun anglais ne pouvait parvenir jusqu’ici.

L’Angleterre. La Terre. Elle se retint de trahir le moindre signe de surprise. Elle était sur Terre !

Un mouvement dans le couloir attira son attention. Un froissement d’étoffe obscur. Alden ne le releva pas mais Rayla savait. Comment un livre qu’elle avait simplement pris pour se divertir avait pu l’attirer plusieurs années en arrière, dans un monde quasiment parallèle au sien ? Car soyons sérieux, elle le saurait si des sorts de sorciers existaient  La seule réponse plausible pour elle : l’ombre voulait l’aider un peu. La femme invisible, le fantôme qui la suivait depuis son enfance, sûrement pour une raison qu’elle n’avait pas encore éclaircie.

Elle souhaitait sûrement qu’elle parvienne à mettre la main sur les couronnes de Starelia. Cela faisait déjà plusieurs années que la Dame et le Général tentait d’accumuler le plus d’indices pour les trouver en premier. Artur, chef autoproclamé de Cena, voulait les obtenir pour paraître légitime en se faisant ainsi passer pour le haut-roi élu par les couronnes légendaires de la planète. Rayla soupira discrètement rien qu’à la pensée de ce plan stupide. Les gens accepteraient un tyran sur la seule foi de reliques anciennes ? Ridicule…

Voilà pourquoi elle trimait pendant des heures, à chercher le moindre indice sur l’emplacement des artéfacts dans ses nombreux livres. Une chose étaient sûre ; elles étaient cachées sur Terre, Rayla en avait la certitude. Elle ne comprenait toujours pas comment l’ombre pouvait se déplacer entre deux mondes alors que toutes les failles avaient été détruites, mais c’était incontestablement ce qu’il s’était passé. Enfin, la Terre restait vaste pour chercher deux couronnes. Cependant, on lui donnait une chance, une longueur d’avance sur Artur. Elle devrait le mettre à profit.

Pour le moment, elle se concentra sur l’instant. Ils parvinrent finalement à ce qui semblait être une chambre. Rayla poussa la porte pour laisser le jeune homme entrer avec la blessée. Celle-ci semblait avoir repris une respiration plus apaisée. Alden la posa délicatement sur un sofa pendant que l’étrangère observait cet endroit inconnu.

— Bienvenue chez moi, annonça-t-il.

Elle observa avec curiosité toutes les fioles, les chaudrons et les erlenmeyers disposés sur différentes tables. Ils recelaient une kyrielle de mixtures, plus ou moins colorées. Des ingrédients parfois farfelus débordaient de grandes étagères. Une chambre ? Un laboratoire plutôt.

— Est-ce votre travail ? interrogea Rayla.

Après tout, montrer de l’intérêt réciproquement à ce garçon ne pouvait qu’encourager de bonnes relations. Elle se méfiait encore de ce lieu, aussi un allié pourrait se révéler utile. Elle était peut-être seule, mais plus pour longtemps. Alden s’approcha.

— En effet, je suis un préparateur de potion.

Rayla se retint encore une fois d’afficher son ignorance. Ne jamais se placer en position de faiblesse ; elle se le répétait sans cesse, contrôlant le moindre de ses gestes pour éviter une erreur. Elle se contenta donc d’hocher la tête. Cependant, dans le regard du jeune homme, elle lut qu’elle ne le duperait pas aussi facilement. Rayla croisa les mains derrière son dos. Prête à toutes les questions.

— Qui êtes-vous exactement ?

Simple, efficace. Ce garçon était intelligent. Elle plongea son regard dans le sien. Devait-elle l’impressionner maintenant ? Peut-être pas immédiatement. Cependant, avant qu’elle puisse répondre, une voix vint mettre fin à leur duel visuel :

— Où est-ce que je suis ?

Ils se retournèrent dans un même mouvement vers Estela. La jeune femme se tenait assise sur le sofa, tentant encore chancelante de se mettre debout. Rayla s’avança vers elle, restant cependant à bonne distance. Elle l’avait peut-être sauvé, mais elle restait une étrangère.

— Vous devriez rester assise, au moins pour quelques minutes.

Estela lui lança un regard sombre. Rayla leva les mains en signe d’apaisement. L’énervement n’était pas dirigé contre elle, elle pouvait le deviner. L’homme qui l’avait blessé devait être bien plus concerné.

— Qui êtes-vous ? interrogea Estela.

Rayla aurait été tentée de sourire. Cette question était définitivement leur favorite. Mais elle garde son calme impérieux.

— Rayla Scarlett Marie Andrews. Enchantée.

Elle tendit une main, le plus sérieusement du monde. Estela lui lança un regard incrédule passant successivement de la main au visage de son interlocutrice. Elle finit par accepter le salut en le lui rendant. La Dame hocha la tête, laissant cependant la jeune femme dans une total incrédulité.

— Que faites-vous ici ? Comment avez-vous pu entrer ? Comment vous a-t-il laisser entrer ?

Ah, le fameux « il ». Rayla glissa un regard vers Alden qui avait lui aussi baissé la tête. Manifestement, quelque chose clochait ici. Quoi ? Peut-être serait-ce intéressant de le découvrir. Elle se redressa.

— Il me semble qu’un médecin n’abandonne son patient, surtout inconscient. J’ai vu ce qu’il s’est passé.

— Elle m’a aidé à te ramener, énonça Alden.

Ces deux-là se sondèrent mutuellement un bon moment. Une tension se créa dans la pièce. Rayla sentit qu’elle ne devait pas intervenir et laisser les choses se faire. Estela se leva tout à coup, sans faire attention aux deux autres.

— Attends, s’il te plait, implora Alden. La leçon ne t’a pas suffi ?

Les iris grises de la jeune femme s’électrisèrent alors qu’elle rejoignait la porte.

—Je n’ai pas dit mon dernier mot.

Son interlocuteur soupira.

— Tu devrais renoncer. Tu n’as pas vu ce qu’il est capable de faire ? Si tu y retournes, cette fois je ne pourrais rien pour toi.

— Tant mieux, je ne demande aucune aide. Contrairement à vous tous, je ne suis pas prête d’abandonner.

La porte émit un claquement sonore avant de se refermer. Alden secoua la tête en soupirant.

— Elle est têtue.

Rayla appréciait de plus en plus cet endroit. Cette jeune femme avait un tempérament de feu, tout ce qui lui avait cruellement manqué pendant neuf ans. Elle esquissa son demi-sourire alors qu’Alden venait s’avachir sur le sofa.

— Vous devriez partir. Elle va bien maintenant, vous l’avez vu. Alors je vous en prie, partez tant qu’il en est encore temps.

— Pourquoi, ce manoir abrite-il un dragon ?

Elle posa un regard affirmé sur le jeune homme qui lui rendit une mine assombrie.

— Pire qu’un dragon. 

L’intérêt de Rayla s’éveilla davantage. Elle observa le visage d’Alden briller à la lueur des flammes dansant dans la cheminée. Il semblait perdu dans ses pensées. Elle ne parvenait pas réellement à cerner ce à quoi il songeait. Un don de perceptionnisme lui serait bien utile, mais on ne pouvait pas tout avoir. Enfin, elle pouvait toujours lui poser des questions.

— Est-ce l’homme qui l’a attaquée ?

Alden passa une main dans ses boucles blondes en soupirant.

— Vous êtes du genre perspicace.

— J’ai de bons yeux. Qu’est-ce qui se passe exactement ici ?

— Ça dépend. Vous irez courir le rapporter au Ministère de la Magie ?

Ministère. Magie. Les coups de pinceaux s’ajoutaient peu à peu pour former le tableau final. De la magie, voilà qui expliquerait bien l’étrange éclair qu’elle avait aperçu percuter Estela. C’était donc cela qui l’avait blessé. Rien qui ne résiste à ses pouvoirs de guérisseuse en tout cas ; Rayla en retira une petite fierté. Une petite note la fit cependant tiquer : sur Terre, depuis quand cultivait-on des pouvoirs ? Elle pensait s’être suffisamment renseignée pour affirmer que jamais, mis à part celle à laquelle sa grand-mère l’avait initié bien avant qu’elle apprenne à se servir de ses dons.

Elle resta un instant silencieuse, soutenant le regard d’Alden. Comment savoir ? Ses potions déjà, recelaient quelques indices, mais le reste ? Elle replaça son regard devant elle, face aux flammes.

— Je ne pense pas. Mais après tout, je ne sortirai jamais d’ici.

Elle ajouta à sa pique son demi-sourire. Le jeune homme se leva.

— Très honnêtement, je n’en sais rien.

Il se tourna vers elle, tentant de la sonder. Elle resta comme toujours impénétrable et droite. Lui aussi croisa les bras, comme pour montrer une détermination forte.

— Puisque vous êtes visiblement réticente à répondre à notre grande question plus précisément qu’avec votre nom, je vais guider un peu plus l’interrogatoire ; d’où venez-vous ?

Être le plus simple possible, et le moins précise. Elle se félicita d’être née sur Terre. Un mensonge en moins dans la trop rare liste des siens.

— Je suis née en Bretagne. J’ai des origines anglaises et celtes.

— Que venez-vous faire ici ? Je sais que vous ne passiez pas par là par hasard. Ne mentez pas.

— Je ne mens jamais.

Sa franchise parut l’étonner. La flexion qu’elle perçut dans son regard l’intrigua. Son instinct et ses multiples études du langage du corps lui soufflaient que ce jeune homme cachait quelque chose. Il se passait décidément dans ce manoir des évènements bien étranges. En repensant à sa question, elle songea à l’ombre. Les couronnes n’étaient peut-être pas l’unique raison. Après tout, pourquoi ce livre, cette histoire et pas une autre ? Non. Rien n’arrivait jamais par hasard avec elle.  

— On m’a envoyée ici.

Alden plissa encore davantage les yeux.

— Pour quoi faire ? Qui vous envoie ?

— Celle qui me guide n’est pas du genre bavarde. Je sais que je devais être là, et Estela s’en est trouvé bien il me semble.

Il laissa tomber ses bras le long du corps, complètement désappointé.

— Et comment connait-elle exactement cet endroit ? Est-ce une sorcière proche de la famille Malfoy ?

Sorcière ? Sans doute pas le titre dont elle avait pu hériter de son ancêtre. Non. Des potions…. Ce qu’elle avait vu dans la main du mystérieux agresseur, sans doute une baguette… Cela ressemblait à ce qu’on lisait dans les livres d’enfants. Mais en bien plus réel, et sérieux.

— Je ne sais pas. Je vous l’ai dit, elle n’est pas très causante.

— Mais vous… est-ce que vous êtes…

Il n’eut pas le temps d’achever. Un bruit sourd se fit entendre à l’étage. Les deux interlocuteurs se regardèrent. Avant qu’il ne puisse réitérer sa question, Rayla décida de s’échapper, et par la même occasion de jeter un œil là-haut.

 — Attends !

La familiarité ne la gêna pas plus que cela. Qu’il fasse comme ça lui chante, elle avait d’autres chats à fouetter. De plus, ce garçon semblait lui aussi têtu. A ce jeu-là, il serait donc trois.

— Je t’en prie, ne fais pas ça, reprit-il en allant marcher à sa hauteur. Tu mets ta vie en danger inutilement. Rentre chez toi, et dis à ton employeuse de ne plus jamais revenir sur ce territoire.

Le mot lui arracha un léger ricanement.

— Territoire ? Vous êtes donc une meute ? Saches que j’ai dans ce cas hâte de confronter deux alphas.

Elle le sentit ralentir. Visiblement, la moitié des mots de son discours lui échappait. Rien d’inhabituel. La plupart de ses hommes ne captait pas un mot sur deux lorsqu’elle leur adressait une pique. Ses hommes. Cela passa comme une ombre furtive. Curieusement, elle ne ressentait pas la moindre frayeur concernant son retour. Le temps ne s’écoulait pas chez elle. Cela s’imposa tel une certitude, une sorte d’intuition profonde, comme lors de ce voyage dans cet étrange salon. Rien ne lui arriverait, ni à elle, ni à personne à Cena. Lorsqu’elle rentrerait, lorsque ce que voulait l’ombre serait accompli, elle songerait peut-être même à un rêve.

 Après avoir grimpé un grand escalier, encore sombre, éclairé seulement par la pâle figure de la lune, Rayla découvrir un long couloir. D’élégants tableaux ornaient les murs alors qu’un tapis d’un vert clair courrait au sol.

La jeune femme tendit l’oreille, ignorant les avertissements de plus en plus pressants d’Alden. Elle pouvait sentir quelque chose. Une douleur mentale. Une de celles qu’elle avait appris à déceler, pour mieux soigner. De la culpabilité même. Son pas n’en fut qu’accéléré. Elle put alors distinguer deux silhouettes se détacher des ombres. Rayla parvint à reconnaître Estela. L’autre en revanche ne lui disait rien. Ou plutôt si, mais pas son physique. Son aura. Elle sentit de nouveau cette énergie calme et silencieuse. Aussi furtive qu’un serpent, et froide comme une nuit d’hiver. Ils discutaient tous deux, mais tournèrent la tête dans sa direction. Rayla ralentit. Des bribes étouffées et animées lui parvinrent. Elle tendit l’oreille, mais n’eut guère le temps de les entendre. Un bruissement d’étoffe traversa la pièce, avant qu’un éclair rouge ne vienne le suivre.    

Un mur invisible vint interrompre la course effrénée du maléfice, sans que Rayla ait besoin de bouger un cil. Son niveau de précision lui permettait d’activer avec rapidité ses pouvoirs. Elle sentit son pouls s’accélérer un bref moment, mais rien qui puisse la perturber. Elle crut entendre un cri avant qu’un long silence plane sur le couloir. Estela, s’avançant dans la lumière fut la première à briser le silence.

— Que faites-vous ici ?

— Lord, répondit Alden à sa place. J’ai essayé de la retenir, elle n’a rien voulu savoir.

Il ne s’adressait pas à la jeune femme, mais à celui qui se tenait encore dans l’ombre. Un Lord. Tiens donc, un seigneur comme elle, du même rang. Quelle ironie. Elle l’interrogea du regard avant de se tourner de nouveau vers le dragon. Alden reprit :

— Je crois que nous avons deux têtes brûlées.

— Je te dispenserais de commentaires, soupira Estela.

Le jeune homme n’osa pas répliquer. Pas devant lui, devina Rayla. Une bête, se terrant dans l’obscurité. Elle s’avoua curieuse en son for intérieur. Qu’est-ce qui pouvait tant faire trembler le faiseur de potions à la langue si insolente. Elle ne put s’empêcher de penser à Alren. Un synonyme ? La lettre semblait faire une grande différence. Mais ce parallèle qui apparaissait à l’instant lui procura un amusement. Alren lui aussi ne tremblait qu’en la présence d’un seul homme. Artur. Son regard plissa légèrement en tentant de découvrir les traits de son nouvel adversaire. Avait-il lui aussi un regard aussi sombre que la nuit ? Etait-il aussi cruel ? Elle n’était peut-être pas si pressée d’avoir échappé à un tyran pour en retrouver un autre. Mais son instinct et sa connaissance du genre humain la trompait rarement. Elle se prépara à un affrontement, pas aussi frontal que le précédent, mais tout aussi intense. Tous ses sens se tenaient en alerte, à l’affut du moindre signe. 

— Navrée de vous avoir interrompu, j’ai entendu un son étrange. Je voulais m’assurer que ma patiente se portait bien.

Estela décroisa les bras et perdit un instant sa mine fermée. La culpabilité, encore. Faible, mais la jeune femme se sentait sans doute responsable de la situation de duel dans lequel ils se trouvaient. L’étonnement aussi, qu’elle lisait sur son visage. Qu’une simple étrangère se préoccupe à ce point d’une inconnue était sans doute bizarre. Qui pourrait comprendre ? Elle savait que c’était difficile à concevoir.

Le maître des lieux sortit alors des ombres. Le regard émeraude de Rayla répondit au sien, d’une froideur hivernale. Elle ne vit ni pupilles d’encre, ni stature de marbre. Elle vit un homme. C’était cela oui : elle voyait une humanité en lui, qu’elle ne voyait plus depuis longtemps chez Artur. Comment pouvait-elle en être sûre ? Aucune idée. Mais elle le savait. Cette intuition que sa famille tenait de son ancêtre, elle ne la trompait jamais.

— Votre patiente ? énonça l’homme d’une voix lente, profonde et assurée.

Un instant, Rayla crut entendre un écho. Lointain, incertain. Mais elle resta inébranlable. Ce n’était pas le moment de diverger sur ce genre de choses. Elle croisa les mains sagement devant elle.

— En effet. Celle que vous avez blessée puis abandonné sous une pluie torrentielle, rendant son espérance de vie bien moins longue.

Rayla vit Estela pincer les lèvres. Elle ne parvint pas à définir si c’était pour éviter de rire ou pour lui signifier qu’elle était bien stupide de lancer une telle réplique. Probablement un peu des deux. L’homme serra légèrement la mâchoire. Elle put le percevoir de nouveau. La culpabilité. Une pointe, mais forte. Elle se mit à le fixer. Il le remarqua très vite et fit de même. Ils restèrent un instant ainsi, droits, comme cherchant à savoir qui cèderait le premier. Ce ne serait pas elle. Rayla savait qu’elle possédait une prise. Il culpabilisait, sans doute de ce qu’il avait fait. Le bruit sourd entendu. Au vu de la rougeur qu’elle put voir sur sa main, il avait voulu passer ses nerfs sur quelque chose. Il s’en voulait. Il n’avait sans doute pas voulu vraiment la blesser, devina-t-elle, ou s’il l’avait fait, c’était pour prouver quelque chose. Qu’il ne tenait pas à Estela. Ce fut elle qui retint soudain l’attention de Rayla. Cette dernière passa son regard de l’un à l’autre. S’il n’y avait pas quelque chose entre ces deux-là, quoique ce soit, elle n’était plus guérisseuse.

— Comment avez-vous fait ?

La question qui brisa le nouveau silence la prit au dépourvu. Rayla ne tressaillit pas mais elle haussa légèrement un sourcil à la question de l’homme. Il voulait peut-être détourner son attention. Cette culpabilité qu’elle sentait : une faiblesse qu’il voulait dissimuler sans doute. Sa voix résonnait entre les murs, grave et suave, ondulant tel un serpent et tonnant comme si elle seule faisait loi. Rayla tâcha de respirer et de ne pas penser à Artur.

— Je vous demande pardon ? articula-t-elle avec autant de maîtrise que possible.

— Je vous ai demandé comment vous avez fait pour arrêter le sort.

Sortilège. Ce mot n’avait pas pour habitude de résider dans son vocabulaire. Elle tenta d’assimiler chaque information gagnée dans la discussion et de toutes les prendre en compte. Rayla fit front aussi bravement qu’elle le put. Le temps qu’elle parlait, elle évalua également ses chances de s’en sortir en combat s’il le fallait.

— J’ai utilisé mes propres pouvoirs.

Employer un vocabulaire aussi neutre que possible. Rayla ignorait comment ils pourraient réagir en apprenant d’où elle venait. A vrai dire, elle doutait que quiconque la croit. Cette fois-ci ce fut Estela qui prit la relève.

— Sans baguette ?

Rayla se mordit la langue. Coincée. Elle se souvint des deux sortilèges qu’elle avait eu l’occasion de voir. En effet, ces objets revenaient entre les mains de ces sorciers. Les sorts ne pouvaient peut-être être exécutés qu’avec ces conditions.  Or, ses dons restaient purement instinctifs et sensoriels, sans avoir besoin d’un quelconque objet. Elle chercha à gagner du temps.

— Je n’en ai pas besoin.

Elle s’autorisa un léger relâchement des épaules. Le regard glace de son interlocuteur brilla avec une lueur de curiosité.

— Vraiment ?

— Je me targue d’être plutôt douée.

Elle le vit osciller entre désappointement et volonté d’en savoir plus. Il s’avança alors. La jeune femme garda tout son calme. Un filet d’électricité lui passa à l’intérieur de la paume, imperceptible, seulement pour se rassurer. Leurs pupilles ne se lâchaient pas. Il lui tourna un instant autour, comme s’il voulait évaluer la concurrence. Elle sentit un soupir lui effleurer le visage avant qu’il ne se recule brusquement.

— Alden ?

— Lord, répondit celui-ci en se redressant.

Il allait peut-être s’endormir si on ne l’avait pas appelé. Rayla sourit intérieurement en songeant qu’à chaque affrontement avec Artur, son protégé observait le décor en cachant mal son air ennuyé. Alren et Alden se ressemblaient plus qu’elle ne l’aurait pensé. Ce n’était malheureusement pas le moment pour ses souvenirs.

— Conduis notre invité dans un endroit où elle pourra se reposer.

Tant de sollicitude cachait quelque chose. Elle plissa les yeux, se dressant davantage pour attendre la suite.

— Et assure toi qu’elle y reste.

Bien entendu. Ses bras se détendirent. Elle ne résisterait pas. Inutile. Elle devait garder ses forces et ses pouvoirs. Alors qu’Alden s’apprêtait à lui prendre le bras, Rayla se dégagea.

— Je n’ai pas besoin d’un soutien, je sais encore marcher.

Elle appuya son regard vers le Lord. Pour bien lui faire comprendre qu’elle ne cèderait pas aussi facilement. Estela tenta d’esquisser un geste mais Rayla lui fit brièvement comme efficacement comprendre que c’était inutile.

Lorsqu’ils furent hors d’oreilles, Alden soupira.

— Tu n’aurais pas dû venir ici. Je t’avais dit de partir quand il était temps.

— Tu as peur pour ma vie ? Comme c’est touchant.

Sa froideur dut le prendre par surprise car il ralentit.

— Comment peux-tu être aussi indifférente ? Tu n’as pas entendu…

— Ce que tu répètes depuis que je t’ai rencontré, la coupa-t-elle. Oh si. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot. Je sortirais. Sois en sûr.

Elle continua à le suivre, en silence, alors qu’ils tournaient dans un couloir sombre. En tendant l’oreille, Rayla percevait quelques bruits derrière les portes. Des chambres, devina-t-elle. Peut-être était-il tout une armée ici. Comme à Cena. Seulement cette fois elle ne se laisserait pas duper. Elle savait dans quoi elle s’engageait. Ce qu’elle faisait sans hésitation.

 

Note de fin de chapitre :

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